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Textes SPPA

Le document aborde l'importance d'oublier son passé pour avancer vers un avenir prometteur, en s'appuyant sur des exemples bibliques comme Moïse et Josué. Il souligne que Dieu peut transformer les échecs en opportunités et encourage à vivre pleinement sa spiritualité en utilisant les dons spirituels. Enfin, il insiste sur la nécessité de travailler avec diligence et responsabilité pour réaliser ses objectifs et honorer ses engagements.

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Le document aborde l'importance d'oublier son passé pour avancer vers un avenir prometteur, en s'appuyant sur des exemples bibliques comme Moïse et Josué. Il souligne que Dieu peut transformer les échecs en opportunités et encourage à vivre pleinement sa spiritualité en utilisant les dons spirituels. Enfin, il insiste sur la nécessité de travailler avec diligence et responsabilité pour réaliser ses objectifs et honorer ses engagements.

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Dimanche 31 - Le passé est fait pour être oublié !

Décembre
“En toute circonstance, exprimez votre reconnaissance...” 1 Th 5. 18
Pensez à Moïse, l’homme qui libéra le peuple d’Israël de son esclavage en Egypte et à qui Dieu donna
les Dix Commandements. Son nom est toujours célèbre à travers le monde, quatre mille ans après sa
B-1 an : Ap 21-22 B-2 ans : Lc 24

mort. Mais souvenez-vous aussi que cet homme était un meurtrier, considéré par la police égyptienne
comme l’ennemi public numéro un ! Traqué par celle-ci, il dut s’enfuir dans le désert pour échapper à
la justice de son pays et vécut quarante ans dans le maquis à jouer les bergers. Pourtant à travers cette
épreuve Dieu allait faire de lui l’homme qui, un jour, se tiendrait dans le palais majestueux de Pharaon
pour déclarer d’une voix ferme : “Laissez partir mon peuple !” Une nation allait naître parce que cet
homme avait accepté de tout faire pour accomplir sa destinée prévue par Dieu. Ne vous laissez pas
paralyser par votre passé. Si Dieu a pu se servir de Moïse, Il peut se servir également de vous. La
phrase la plus importante, lorsque les difficultés s’amoncellent devant vous, est la suivante : “Oubliez
votre passé !” Avez-vous été blessé par la vie ? Oubliez les blessures ! Vous a-t-on trahi ? Oubliez les
trahisons ! Avez-vous échoué dans quelque entreprise ? Oubliez les échecs ! Paul a affirmé : “En toute
circonstance, exprimez votre reconnaissance !” Soyez reconnaissant envers Dieu à travers vos difficul-
tés. Soyez reconnaissant, que vous soyez dans l’abondance ou dans la pauvreté. Dieu est plus grand
que toutes les critiques que vous subirez, plus grand que les géants que vous rencontrerez, plus grand
que les fardeaux que vous aurez à porter. Etudiez la vie de ces hommes et de ces femmes de la Bible
qui choisirent de concentrer leur regard sur les rayons de soleil qui illuminaient leur chemin plutôt que
sur les nuages qui obscurcissaient leur horizon. Au lieu de maudire les orages qui se déployaient devant
eux, ils préférèrent les disperser grâce à la lumière qu’ils portaient en eux, en choisissant la seule attitude
valable, celle de la foi. Alors, faites comme eux, ne craignez pas l’échec. Connaître l’échec ne fait pas
de vous un raté, cela prouve seulement que vous êtes en train d’apprendre. Osez prendre des risques.
Prenez la main de Dieu, faites un pas de foi et accomplissez votre destinée !
Lundi 1 - Ne gaspillez pas votre nouvelle année !
“Dieu accomplira demain des miracles parmi vous !” Jos 3. 5
C’est votre passé qui a fait de vous ce que vous êtes aujourd’hui, mais votre avenir peut vous faire
devenir ce que Dieu attend de vous depuis toujours. Josué s’adressait à une nation dont le passé
B-2 ans : Gn 1

n’était qu’une longue suite d’échecs et de rébellions contre Dieu. Ils avaient été fréquemment
condamnés, jugés, punis et avaient retrouvé les faveurs de ce Dieu contre lequel ils avaient si sou-
vent péché de manière éhontée. Ils méritaient vraiment d’être séparés de Lui et privés de béné-
dictions futures. Pourtant Josué dit au peuple : “Sanctifiez-vous car Dieu accomplira demain des
miracles parmi vous.” Purifiez-vous, remettez votre vie en accord avec les plans divins et vous Le
B-1 an : Gn 1-4

verrez à nouveau à l’œuvre dans votre vie. Au moment précis où l’ennemi semble avoir réussi à
vous convaincre que votre passé pitoyable empêche Dieu de vous accorder le moindre avenir, Lui
vous demande de vous préparer afin de recevoir bientôt Ses bénédictions. Dieu sait pertinemment
de quoi est fait votre passé, mais Il s’intéresse bien plus à votre avenir. Pourquoi gaspillons-nous
nos lendemains alors qu’ils sont si précieux ? Quand Jésus a crié : “Tout est accompli” (Jn 19. 30),
Ses disciples n’ont pas compris ce qu’Il voulait dire et ont conclu que toute leur histoire était ter-
minée. C’est pourquoi ils se sont éloignés en catimini pour aller pleurer ailleurs l’avenir qu’ils étaient
persuadés avoir perdu à jamais ! Mais avec Dieu, toute fin implique un nouveau commencement,
et, trois jours plus tard, l’ange annonçait la résurrection de Jésus et le nouvel avenir qui s’offrait à
eux et qui allait constituer la garantie de l’avenir de tous les croyants. Votre passé est fini ! Tournez
la page et ne gâchez pas votre avenir en édifiant des monuments à la gloire de votre piteux passé.
Votre passé, acceptez-le, confessez-en les fautes, abandonnez-le entre les mains du Christ crucifié.
Puis sanctifiez-vous car, demain, le Seigneur fera pour vous des merveilles ! Au seuil de cette nou-
velle année, prenez la résolution de ne pas gaspiller vos lendemains ! Le temps est trop précieux.
23
Mardi 2 - Dons naturels et dons surnaturels (1)
“À l’un est donnée par l’Esprit, une parole de sagesse ; à un autre, une parole de connaissance, par le
même Esprit.” 1 Co 12. 8
Le chrétien se doit de vivre sa spiritualité aussi totalement que possible et pour cela, il doit se saisir
B-1 an : Gn 5-8 B-2 ans : Gn 2

des dons que Dieu lui accorde pour les faire fructifier à Son service, pour Son service. Mais les dons
spirituels sont-ils des dons naturels revisités et mis au service de Dieu ? La question est importante et
la réponse se doit d’être honnête. On connait aujourd’hui des théologiens érudits sans qu’ils soient
pour autant des chrétiens dans le sens fixé par le Nouveau Testament. Être intellectuellement connais-
seur de la Bible et avoir un ministère fondé sur des talents naturels n’est pas une garantie de spiritualité.
Il est important de noter que Paul, écrivant aux chrétiens de Corinthe, précise que la parole de sagesse
et celle - distincte - de connaissance sont données par l’Esprit. Il s’agit donc de dons de l’Esprit, lesquels
sont attachés à la conversion. Or, quelqu’un peut avoir de grands dons de sagesse et de connaissance,
sans être chrétien pour autant. De grandes œuvres philosophiques ont été écrites par de parfaits
athées. Dans sa lettre, Paul fait allusion à des dons accordés aux croyants par l’opération surnaturelle
de l’Esprit. Cette manière d’envisager la sagesse et la connaissance, est une originalité à ne pas oublier.
Personne ne peut prétendre que le don de guérison, dans le Nouveau Testament, ait un lien avec la
science médicale. Nous sommes donc obligés, logiquement, de reconnaitre que le don de sagesse et
celui de connaissance sont des dons surnaturels et qu’ils font partie d’interventions divines dans et
pour l’Église. Bien qu’ils opèrent à travers des vases d’argile, leurs sources originelles sont divines et
non humaines. Ce ne sont pas seulement des dons naturels augmentés par la conversion. Certes, nos
dons peuvent être réorientés, améliorés et consacrés dès notre conversion, et ils le sont. Mais Dieu
opère également et plus, lorsqu’Il donne à l’Église le don de sagesse et de connaissance, pour le bien
commun. Prions pour que ces dons soient toujours donnés et reçus.

Mercredi 3 - Dons naturels et dons surnaturels (2)


“C'est une sagesse que nous prêchons parmi les parfaits, sagesse qui n'est pas de ce siècle.” 1 Co 2. 6
Dans les deux premiers chapitres de la Première lettre aux Corinthiens, on trouve au moins 24
B-1 an : Gn 9-11 B-2 ans : Gn 3

fois le terme “sophia” traduit par “sagesse”. À chaque fois, il est bien précisé la distinction à
faire entre la sagesse des hommes et celle de Dieu. Paul a expérimenté les deux, et il explique
qu’il laisse de côté la sagesse naturelle qu’il possédait par instruction, en vue de devenir le
canal de la sagesse surnaturelle de Dieu. Il affirme également que cette sagesse est une révé-
lation. De plus, il parle de “parole de sagesse” et non de sagesse abstraite. C’est ici qu’il est
également fait mention du don de sagesse : “J’annonce la sagesse secrète de Dieu, cachée aux
hommes.” Dans le contexte, Paul dévoile la vérité cachée dans la prédication de la croix, du
mystère à saisir dans la signification de cette croix. Une sagesse pleine d’instruction et de dis-
cernement. Jésus l’avait promis : “Je vous donnerai Moi-même des paroles et une sagesse telles
qu’aucun de vos adversaires ne pourra les contredire” (Lc 21. 15). Il s’agit de paroles prononcées
dans un contexte précis, celui de la crise et de l’épreuve. Dans l’Évangile de Matthieu, nous
pouvons reconnaître, au moins à deux reprises, pareilles paroles de sagesse qui désarment l’op-
position. Il y a la question des sacrificateurs à Jésus à propos de Son autorité. La réponse de
Jésus (Mt 21. 25) qui est aussi une question, est si parfaite qu’elle désarçonne et conduit à la
confusion les questionneurs. En second lieu, il y a la réponse de Jésus dans le Temple, à propos
de l’impôt qu’il faut payer à César (Mt 22. 21), réponse si sage qu’elle fait encore l’admiration
des lecteurs d’aujourd’hui, et devient proverbiale. À la lumière de ces “paroles de sagesse”, il
est évident que le plus humble des croyants peut attendre du Saint-Esprit que lui soient don-
nées quelques belles répliques analogues, au moment opportun. Pas besoin d’avoir une maîtrise
en philosophie pour cela ! C’est d’ailleurs ce qui arrive parfois, et qui nous permet de dire : “J’ai
été inspiré ! Je ne sais pas comment je suis parvenu à dire cela, mais…”
24
Jeudi 4 - Dons naturels et dons surnaturels (3) Janvier
“En Lui, vous avez été comblés de toutes les richesses qui concernent la parole et la connaissance.” 1 Co 1. 5
Lorsqu’il écrit aux chrétiens de Corinthe, Paul évoque divers dons et il fait une distinction entre
B-1 an : Gn 12-15 B-2 ans : Gn 4

la parole de sagesse et la parole de connaissance. Ces dons, comme beaucoup d’autres, sont
des dons spirituels qu’il différencie des dons naturels. La parole de connaissance consiste en
une révélation de la vérité d’en haut opérant à travers les facultés intellectuelles du chrétien à
l’écoute de Dieu. Elle s’adresse à la pensée, à la partie rationnelle de l’homme. Elle a pour but
de mettre en évidence la raison profonde de ce qui a été accepté par la foi. C’est en cela qu’elle
diffère de la parole de sagesse, laquelle s’adresse aux facultés intuitives du cœur, laissant de
côté l’intelligence naturelle. Il est très important que la parole de sagesse soit toujours accom-
pagnée ou suivie de la parole de connaissance, en sorte que ce qui a été reçu par intuition et
révélation spirituelle soit ensuite compris par la pensée. L’apôtre Jean, dans ses épîtres, aime à
répéter cette notion de connaissance : “Nous connaissons que nous demeurons en Lui… Nous
connaissons qu’Il demeure en nous…” L’idéal serait que celui qui enseigne la Bible dans les
églises, soit porteur de cette parole de connaissance. Certes, l’éclairage biblique n’empêche pas
les dangers qui résultent de ce que nous ne sommes que des pécheurs ; celui qui reçoit, par
l’Esprit, une lumière intellectuelle au sujet de la Parole de Dieu, peut-être tenté de s’en enor-
gueillir. Dès lors, le don spirituel peut manquer son but. La parole de sagesse et celle de connais-
sance permettent d’affirmer que faire de la publicité pour les dons que l’on possèderait est
totalement suspect. Qui possède - a reçu - un don n’a pas besoin de le publier. Même la connais-
sance dont un chrétien peut être porteur doit maintenir ce dernier dans la plus parfaite humi-
lité. L’apôtre Paul, champion de la connaissance par révélation, pouvait pourtant écrire : “Nous
ne connaissons qu’en partie…” (1 Co 13. 9).

Vendredi 5 - Parvenir jusqu’à Sion !


“Le Seigneur a choisi Sion, Il l’a désirée pour Son habitation”. Ps 132. 13
Avant de gouverner Israël à partir de la citadelle de Sion, David dut prouver, à travers trois si-
B-2 ans : Gn 5

tuations très différentes, que Dieu pouvait lui faire confiance. Examinons chacune d’entre elles,
car vous devrez affronter des épreuves similaires au cours de votre vie : 1- La première corres-
pond à sa propre demeure à Bethléem. C’est là que David découvrit le sens du mot responsa-
bilité, qu’il apprit à soutenir sa famille en gagnant sa vie, à entretenir certaines relations avec
Dieu et à ignorer l’amertume de ceux qui ne voyaient pas d’un bon œil les bénédictions que
Dieu lui accordait. La charité s’exprime d’abord chez soi ! C’est au sein de votre propre famille
B-1 an : Gn 16-19

que vous apprendrez comment gérer plus tard des missions de plus en plus importantes en
demeurant fidèle dans les plus petites choses. C’est là que s’affermit votre caractère et que
s’établit votre fiabilité. 2- La deuxième correspond à la caverne d’Adullam. En vivant en compa-
gnie de parias et de marginaux, David apprit à donner un peu de lui-même sans espérer quoi
que ce soit en échange, à aimer et à se mettre au service des autres, même quand sa propre
vie était dans la balance. Adullam est l’endroit où meurt notre petit royaume pétri d’égoïsme
et où celui de Dieu prend toute son importance. Malheureusement, beaucoup d’entre nous
ne sortent jamais de cette caverne ! 3- La dernière correspond à son établissement à Hébron,
dont le nom signifie “accord” ou “alliance”. Cette ville, située à une altitude d’environ 1000
mètres, est la plus élevée d’Israël et son ascension est pénible, dans le meilleur des cas. Il en va
de même pour toute alliance sérieuse. Impossible d’honorer un quelconque engagement sans
faire preuve d’une loyauté absolue en dépit des difficultés, d’une honnêteté à toute épreuve
et d’une volonté inébranlable de pardonner les pires offenses. Lorsque nous commencerons à
vivre ainsi, le monde tournera les yeux vers Sion (ou l’Eglise) pour trouver des réponses à ses
questions, car il découvrira soudain que Dieu agit à travers nous !
25
Samedi 6 - Dieu récompense le travail pas l’oisiveté !
“Mains paresseuses apportent la pauvreté, mains courageuses apportent la richesse.” Pr 10. 4
La Bible est un manuel de travail ! Dès la Genèse et le jardin d’Eden nous lisons que “Le Seigneur
Dieu prit l’homme et l’établit dans le jardin d’Eden pour cultiver le sol et le garder” (Gn 2. 15).
B-1 an : Gn 20-23 B-2 ans : Gn 6

Même dans un environnement aussi parfait, l’homme avait du travail à accomplir. Il en sera de
même quand une nouvelle terre et de nouveaux cieux seront créés. Ne nous méprenons pas sur le
passage de la lettre aux Hébreux qui parle de repos : “celui qui entre dans le repos de Dieu, se
repose, lui aussi, de son travail, comme Dieu s'est reposé du sien. C'est pourquoi, cherchons de tout
notre cœur à entrer dans ce repos...” (He 4. 10-11). Le repos de Dieu n’est pas l’absence de travail,
mais la situation intérieure de l’âme qui ne souffre pas de stress, c’est un sentiment d’apaisement,
de confiance. L’exemple de Jésus se reposant dans la barque alors que les disciples s’affolent devant
l’ampleur de la tempête nous aide à comprendre que Dieu nous invite à trouver paix et joie en Sa
compagnie. Ensuite Jésus calma la tempête en “apaisant” les flots déchainés. L’éternité sera un repos
parfait car nous serons dans la présence de Celui qui est source de paix et de contentement. Mais
cela ne veut pas dire que nous n’aurons rien à faire, bien au contraire ! En attendant, sur cette terre
nous sommes encouragés à travailler de notre mieux tout en exprimant notre reconnaissance à
Dieu (Col 3. 17). Paul déclare avec fermeté : “Nous n'avons demandé à personne de nous nourrir
gratuitement ; au contraire, acceptant les peines et les fatigues, nous avons travaillé jour et nuit
pour n'être à la charge d'aucun de vous. Nous l'avons fait, non pas parce que nous n'aurions pas le
droit de recevoir votre aide, mais parce que nous avons voulu être un modèle à imiter. En effet,
quand nous étions chez vous, nous vous avons avertis : “Celui qui ne veut pas travailler, qu'il ne
mange pas non plus !” (2 Th 3. 8-10). C’est son exemple que nous devons suivre, pas celui des chré-
tiens oisifs qui prient pour obtenir un emploi sans faire le moindre effort pour en trouver un !

Dimanche 7 - Priez et croyez !


“Dieu a écouté, Il a été attentif à ma prière.” Ps 66. 19
Dieu est toujours prêt à écouter nos prières. Il demeure sans cesse attentif à nos conversations avec
Lui. Mais pour qu’Il nous réponde Il s’attend à ce que nous Lui fassions confiance. Puisque “sans la
foi, il est impossible d’être agréable à Dieu”, nous devons nous approcher de Lui en “croyant qu’Il
B-2 ans : Gn 7

existe et qu’Il récompense ceux qui Le cherchent” (He 11. 6). Foi et prière ne vont pas l’une sans
l’autre. Nous devons croire bien sûr qu’Il existe, mais aussi qu’Il récompense ceux qui Le cherchent.
Le rechercher implique vouloir entrer dans Sa présence, apprécier des moments intimes avec Lui,
et donc passer du temps à lire Sa parole et à en discuter avec Lui. Plus nous nous imprégnons de
Sa parole, plus nous apprenons à Lui faire confiance, car douter nous éloigne, du moins momenta-
B-1 an : Gn 24-26

nément, de Sa présence. Parfois nous prions sans vraiment croire qu’Il va répondre. Nous nous at-
tendons plus ou moins à Son silence ! L’église des Actes avait prié toute une nuit pour la libération
de Pierre emprisonné et devant être exécuté au petit matin. Mais Jacques, peu auparavant, avait
été exécuté, aussi l’église ne croyait peut-être pas vraiment à une issue différente. Quand un ange
vint libérer Pierre et que celui-ci alla rejoindre ses amis encore en prière, Luc nous raconte avec hu-
mour que la servante oublia d’ouvrir la porte à Pierre et se précipita vers les autres disciples pour
leur dire que Pierre était libre, et toujours dans la rue ! N’avaient-ils pas prié pour la libération de
Jacques ? Probablement, mais ce dernier avait été exécuté. Nous touchons ici à la souveraine volonté
de Dieu. Lui seul peut accomplir le miracle demandé ou le refuser. Notre rôle est de ne pas être dé-
stabilisés lorsque Sa réponse n’est pas celle que nous attendons et de continuer à prier et à croire
qu’Il aime “récompenser ceux qui Le cherchent.”
Chers amis chrétiens, nous recherchons un couple chrétien à la retraite ou semi-retraite
intéressé à participer à la gestion du Jardin des Amis. Pour tous renseignements, contactez-
nous par mail (sppa@[Link]) ou téléphonez au 05 53 30 32 81.
26
Lundi 8 - Priez avec passion ! Janvier
“Que seulement le Seigneur accomplisse Sa parole.” 1 S 1. 23
L’atmosphère quotidienne dans la maison d’Elqana devait être pesante pour Anne, sans cesse
en butte aux moqueries de l’autre femme, Pennina, simplement parce qu’elle n’avait pas d’en-
B-1 an : Gn 27-30 B-2 ans : Gn 8

fant alors que cette dernière en avait plusieurs. Oh, la joie de la polygamie ! Anne ne trouvait
aucune consolation auprès de son mari qui ne comprenait pas sa souffrance et qui trouvait
anormal qu’elle ne se réjouisse pas d’être sa préférée (1 S 1. 8) ! Remarquez que pendant toutes
ces années de souffrance, Anne ne se détourna jamais de Dieu. Elle se rendait fidèlement à
Silo où se trouvait alors l’autel de Dieu et recherchait Sa présence, jusqu’au jour où elle osa
adresser une prière à Dieu en y mettant tout son cœur : “ Seigneur de l’univers, si Tu daignes
regarder la misère de Ta servante, Te souvenir de moi, ne pas oublier Ta servante et donner à
Ta servante un garçon, je le donnerai au Seigneur pour tous les jours de sa vie...” (v. 11). Il est
important de noter qu’elle n’avait pas abandonné son pèlerinage annuel pour entrer dans la
présence de Dieu (v. 7). Si vous ne recevez pas de réponse divine à vos prières, ne vous dé-
tournez pas de Lui. Mais continuez à prier avec passion. Lorsque nous traversons des moments
de détresse, de fatigue spirituelle, c’est le moment de nous rapprocher d’autant plus près de
Dieu et de rechercher Sa présence, pas seulement pour ce qu’Il peut nous accorder, mais pour
ce qu’Il est. C’est le moment d’épancher notre amertume ou notre détresse, nos souffrances,
nos peurs et mêmes nos doutes, sans rien retenir. Anne donna l’impression au sacrificateur Eli,
d’être enivrée, alors qu’elle ne faisait qu’exprimer ses sentiments les plus profonds à Dieu et
Dieu “accomplit Sa promesse” ! Alors priez avec passion !

Mardi 9 - Priez en vous appuyant sur Sa Parole !


“Souviens-toi d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, tes serviteurs à qui tu as fait ce serment solennel...” Ex
32. 13
De nombreux passages dans les Ecritures parlent de la Parole de Dieu comme étant puissante,
comme une épée à double tranchant (He 4. 12), comme étant la vérité (Jn 17.17), comme
B-1 an : Gn 31-33 B-2 ans : Gn 9

étant “protégée” par Dieu Lui-même (Jr 1. 12) et toujours efficace (Lc 1. 37). Daniel adressa à
Dieu une longue prière en citant la prophétie de Jérémie selon laquelle 70 ans devaient s’écou-
ler avant que Dieu n’intervienne en faveur de Son peuple. La Bible nous dit que Daniel était
toujours en prière quand l’ange Gabriel lui apparut pour lui apporter la réponse divine et lui
expliquer ce qui allait arriver à son peuple dans les années, voire les siècles à venir. Dieu aime
entendre Ses enfants citer Sa Parole, prouvant ainsi qu’ils la lisent assidument en prêtant at-
tention à ce qu’elle nous enseigne ! Moïse intervint un jour en faveur du peuple hébreu, après
l’épisode du veau d’eau d’or, pour apaiser la colère divine (Ex 32. 11-14). Pour cela il fit remar-
quer à Dieu deux choses : 1- qu’Il avait fait une promesse à Abraham, Isaac et Jacob concernant
leurs descendants : “Je rendrai vos enfants et les enfants de leurs enfants aussi nombreux que
les étoiles du ciel. Je leur donnerai le pays que J'ai promis, et ils le posséderont pour toujours”
(v. 13). Or la Bible déclare que Dieu est fidèle et “ne peut pas se renier Lui-même” (2 Tm 2.
13). Moïse Lui rappelle qu’Il ne peut pas briser Sa promesse ! 2- que la grandeur de Son nom
ne lui permet pas de détruire le peuple. Si Dieu le détruisait ce serait comme un aveu d’im-
puissance à le mener à bon port ! Au contraire Il préfère que Son nom soit honoré pour Sa
sainteté : “Je te célébrerai de tout mon cœur, Seigneur, mon Dieu ; je glorifierai toujours Ton
nom” disait David (Ps 86. 12) Et sa prière fut exaucée !

“Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons un jour n'a pas encore été révélé. Mais
nous savons que, lorsque Christ apparaîtra, nous serons semblables à lui parce que nous le verrons tel qu'il est. Toute
personne qui possède cette espérance en lui se purifie comme lui-même est pur.” 1 Jn 3. 2-3

27
Mercredi 10 - Nos choix ont de l’importance
“Alors, pour les remplacer, le roi Roboam fit fabriquer des boucliers en bronze...“ 1 R 14. 27

Roboam, le fils de Salomon, se détourna vite de Dieu, influencé semble-t-il par la fin de
B-1 an : Gn 34-37 B-2 ans : Gn 10

règne de son père. En conséquence Dieu permit au roi d’Egypte, Shishak d’envahir et Juda
et Jérusalem, emportant avec lui les trésors du temple où Salomon avait entreposé de nom-
breux objets d’or pur. La Bible nous dit : “La cinquième année du roi Roboam, Shishak, roi
d'Egypte, attaqua Jérusalem. Il prit les trésors de la maison du Seigneur et les trésors de la
maison du roi, il prit tout. Il prit tous les boucliers d'or que Salomon avait faits. Le roi Ro-
boam fit à leur place des boucliers de bronze et les confia aux chefs des gardes du corps, qui
gardaient l'entrée de la maison du roi” (1 R 14. 25-28). Une leçon importante pour nous au-
jourd’hui : nous ne pouvons excuser nos mauvais choix en prétendant être influencés par le
comportement de nos parents. Rien n’obligeait Roboam à suivre le mauvais exemple de la
fin du règne de Salomon. Il aurait pu au contraire prendre pour exemple la fidélité de David.
Dès son accession au trône il fut confronté à un problème soulevé par les habitants d’Israël.
Au lieu d’écouter les sages conseils des anciens qui avaient accompagné Salomon, il fit preuve
d’orgueil et de maladresse politique, provoquant la division du peuple en deux royaumes
distincts, souvent en guerre. Quand Dieu envoya le roi d’Egypte pour punir Roboam, celui-
ci perdit tous les boucliers d’or qu’il remplaça par d’autres en bronze. Veillons à ne pas rem-
placer les trésors que Dieu nous a confiés par des produits de peu de valeur. Notez qu’ensuite
ces boucliers demeuraient dans la maison du roi et n’étaient transportés jusqu’au temple
qu’à de rares occasions. Les choix que nous prenons ont de l’importance aux yeux de Dieu
et façonnent notre caractère autant que notre destinée. Et nous devrons rendre des comptes
à Dieu pour tout ce qu’il nous a confié ici-bas !

Jeudi 11 - Quelle version offrez-vous ?


“C'est vous qui êtes notre lettre, écrite dans notre cœur, connue et lue de tous...” 2 Co 3. 2
Paul écrit : “C'est vous qui êtes notre lettre, écrite dans notre cœur, connue et lue de tous.
Il est manifeste que vous êtes une lettre du Christ confiée à notre ministère : une lettre
B-1 an : Gn 38-41 B-2 ans : Gn 11

écrite, non pas avec de l'encre, mais avec l'Esprit du Dieu vivant ; non pas sur des tablettes
de pierre, mais sur des tablettes de chair, sur des cœurs” (2 Co 3. 2-3). Toute lettre a un au-
teur, en l’occurrence Christ, et dans notre cas cette lettre est destinée à être lue de tous. En
d’autres termes la manière dont nous vivons représente une lettre de Christ à l’intention
des non-croyants qui nous côtoient. Nous ne pouvons pas échapper à leurs regards inter-
rogateurs. David Guzik écrit : “Nous ne pouvons pas les blâmer de nous observer. Si Christ
est réel, alors cela devrait se voir dans notre vie.” Puis il pose cette question : “Quelle version
de la Bible offrez-vous aux non-croyants ? La version “J’ai honte de l’Evangile” , ou celle
dite ‘Le péché ne compte pas dans ma vie’, ou encore la version ‘Je suis saint et parfait’, ou
encore ‘La vie chrétienne est misérable’ ? Ou leur offrez-vous la version : ‘L’amour de Dieu
est parfait’ ?” Notez que Paul écrit que cette lettre a été “confiée à notre ministère”. Nous
sommes associés aux chrétiens de notre entourage. Notre vie est liée à la leur. C’est entre
nous que l’amour doit exister au point de dominer “cette lettre” que nous formons. Enfin
cette lettre n’est pas écrite avec de l’encre, mais avec la puissance du Saint-Esprit. Notre
marche avec Dieu reflète-t-elle la présence du Saint-Esprit en nous ou au contraire sommes-
nous sans cesse déchirés par le stress et l’anxiété ? Enfin cette lettre doit être écrite dans
notre cœur, exigeant notre sincérité à présenter la Parole de Dieu comme vivant dans notre
cœur. Alors quelle version croyez-vous représenter aux yeux des autres ?
28
Vendredi 12 - Colère ou péché ? Janvier
“Mettez-vous en colère, mais ne péchez pas...” Ep 4. 26
Nous avons tendance à considérer la colère comme un péché. Si tel était le cas pourquoi Paul aurait-il
écrit : “Mettez-vous en colère mais ne péchez pas” ? Pourquoi la Bible enseigne-t-elle que ce n’est pas un
B-1 an : Gn 42-44 B-2 ans : Gn 12

péché que de se mettre en colère ? Parce que la colère est un élément essentiel de l’amour ! Jésus ne
cacha pas Sa colère en certaines occasions. Par exemple le jour où il guérit la main paralysée d’un homme
un jour de sabbat (Mc 3. 1-6). Marc nous fait comprendre que Jésus est en colère parce qu’Il discerne
l’intransigeance des Pharisiens et leur manque de compassion envers les autres. Parce que l’amour de
Jésus était aussi évident, comment les Pharisiens pouvaient-ils garder leur cœur aussi fermé et dénué de
compassion ? David Powlison a écrit : “Le fait même que Jésus se soit mis en colère nous dit que la colère
peut être juste, appropriée et belle, la seule réponse adéquate face au mal est une réponse pleine d’amour
au nom de toutes les victimes du mal.” Si quelqu’un qui vous est cher est en train de mourir d’un cancer,
il est normal que vous soyez en colère, non pas contre lui, ni contre Dieu, mais contre le mal qui règne
en ce monde et qui est exploité par Satan. Jésus frémit de colère devant la tombe de Lazare, parce qu’Il
voyait la mort pour l’ennemie qu’elle était de tout le genre humain. Mais la colère peut devenir un péché,
si l’amour poursuit les mauvaises causes ou même s’il poursuit une bonne cause mais de façon exagérée
au point de faire naître le péché. Vouloir maintenir une bonne réputation devant les hommes n’est pas
un péché en soi, mais si quelqu’un s’attaque à votre réputation vous risquez de réagir avec colère et cela
débouchera sur un péché. Lorsque vous sentez la colère monter en vous, réfléchissez tout de suite à ce
qui motive votre colère. L’amour que vous voulez montrer à autrui pour le défendre, ou le sentiment de
frustration devant des circonstances qui vous irritent ou devant l’attitude de personnes qui agissent de
manière injuste envers vous ? Comprenez la différence qui existe entre la colère dont vous pouvez faire
preuve devant les mauvais traitements subis par de jeunes migrants et celle que vous pouvez laisser
éclater lorsque des automobilistes cherchent à gagner quelques places dans un embouteillage en se fau-
filant devant vous ? JD Grear écrit : “La colère en elle-même n’est pas un grave problème, mais elle le de-
vient quand notre amour n’est plus concentré sur les bons sujets.” Pour contrôler notre colère nous devons
apprendre à aimer de la même manière que Jésus !
Samedi 13 - Retour à la source !
“Ossements desséchés, écoutez la voix du Seigneur !... Je vais vous ranimer, et vous reprendrez vie...
Et vous saurez que Je suis le Seigneur.” Ez 37. 4-6
Le jour où Ezéchiel, obéissant à Dieu, proclama : “Ossements desséchés, écoutez la voix du Sei-
B-2 ans : Gn 13

gneur... Et vous saurez que je suis le Seigneur” la Bible nous apprend que les os se rapprochèrent
puis reprirent vie et se dressèrent sur leurs pieds. (Ez 37. 7-10). La leçon pour nous aujourd’hui c’est
que seule la Parole de Dieu peut amener l’ordre et la sérénité au sein de nos vies chaotiques et dé-
cousues ; la puissance, l’imagination et l’envergure morale à l’Eglise qui constitue le Corps de Christ
sur cette terre ; et l’unité nécessaire pour rassembler tous ces ossements disparates, rongés par les
divisions et le découragement. Sans elles nous n’avons qu’un squelette sans souffle de vie et sans
B-1 an : Gn 45-47

force. Remarquez qu’au début, quand Ezéchiel commença à prophétiser, les ossements se rassem-
blèrent certes jusqu’à former des corps humains, mais qu’ils “étaient encore inanimés” (v. 8). A ce
moment-là le prophète cessa de prophétiser sur eux et retourna à la source qui était “le souffle de
vie” c’est-à-dire l’Esprit de Dieu avant de proclamer : “Souffle de vie... Souffle sur ces cadavres afin
qu’ils reprennent vie” (v.9). Vous ne recevrez jamais de solution divine à vos problèmes, vous ne
ferez jamais l’expérience d’une délivrance miraculeuse si vous vous appuyez sur la chair et le sang,
vous devez retourner à la source, Dieu Lui-même. Si vous avez besoin de Son aide, retournez sim-
plement à la vraie source. Si, aujourd’hui, vous devez affronter des difficultés financières, émotion-
nelles, des problèmes de santé... Vous avez besoin d’être rempli à nouveau de la puissance du
Saint-Esprit. Job a dit : “C’est le souffle du Dieu Tout-Puissant qui me fait vivre” (Jb 33.4). Isolez-
vous pour prier : “Saint-Esprit, souffle en moi !”
29
Dimanche 14 - Avoir une bonne influence sur les autres
“Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés.” Jn 15. 12
Comment pouvez-vous rassurer ou honorer quelqu’un que vous méprisez dans votre for inté-
rieur ? Quand Jésus a dit : “Aimez-vous lez uns les autres”, Il a utilisé un mot grec qui signifie
B-1 an : Gn 48-50 B-2 ans : Gn 14

nourrir, éduquer, élever, comme une mère désire s’occuper de son enfant dans tous les do-
maines. Son amour ne faiblit jamais. Son désir le plus cher est que son enfant prospère et se
développe bien. Vous vous dites peut-être : “Mais ce genre de soins n’est-il pas réservé à nos
proches ?” En vérité, bien des personnes que vous rencontrez ou que vous connaissez ont dés-
espérément besoin de ce genre de soins et d’amour. Et votre influence sur eux sera bénéfique
si vous les aidez à se sentir mieux dans leur peau. Nourrissez-les, prenez soin d’eux et vous
pourrez les aider à progresser. Mais avant tout évaluez vos intentions. Ne vous conduisez pas
comme ce petit garçon qui a annoncé, un dimanche, de retour de l’église : “Quand je serai
grand, je veux faire comme le monsieur qui se tenait dans la chaire aujourd’hui.” Sa maman,
toute ravie, lui demande : “Tu veux servir le Seigneur ?” “Non, réplique l’enfant, je veux seu-
lement dire à tous ce qu’ils doivent faire !” Ne croyez-vous pas que beaucoup d’entre nous as-
pirent à devenir des symboles d’autorité aux yeux des autres afin de pouvoir les discipliner,
exposer leurs faiblesses et dispenser leurs soit-disant précieux conseils ? John Knox a dit qu’il
était impossible d’avoir de l’influence sur quelqu’un que l’on contrarie. Voilà pourquoi Jésus a
dit qu’Il nous commandait de nous aimer les uns les autres, de la même manière qu’Il nous ai-
mait. Ce genre d’amour ne recherche qu’à faire jaillir le meilleur du cœur de tout homme et
refuse de s’attacher aux faiblesses. Si votre cœur manque d’une bonne dose de cet amour,
parlez-en avec Dieu. Car l’amour est “le fruit de l’Esprit” (Gl 5. 22).

Lundi 15 - Est-ce que je mérite Sa bénédiction ?


“Car nos détresses d’un moment sont légères par rapport au poids extraordinaire de gloire éternelle
qu’elles nous préparent.” 2 Co 4. 17
Lequel d’entre nous, lorsqu’il se trouve en souffrance, ne s’écrie-t-il pas “pourquoi cela m’ar-
rive-t-il ?” plutôt que “cela n’est rien au regard des bénédictions que j’ai reçues de Dieu” ? Et
B-2 ans : Gn 15

nous souhaitons échapper à nos difficultés le plus vite possible. Paul avait traversé en quelques
années plus de crises que la plupart d’entre nous au cours de notre vie. Il écrit ailleurs : “Ainsi,
nous supportons avec beaucoup de patience les malheurs, les souffrances, la peur, les coups,
les prisons, les attaques de la foule. Nous supportons toutes sortes de fatigues, le manque de
sommeil, la faim” (2 Co 6. 4-5). La vie de Paul en tant que missionnaire n’était pas de tout
repos, pourtant il parle de “détresses légères” ! Considérons un moment nos propres “afflic-
B-1 an : Ps 1-4

tions”. Elles sont certainement plus légères que celles endurées par d’autres chrétiens, ne se-
rait-ce que dans les nombreux pays où la persécution sévit contre nos frères et sœurs.
Sommes-nous meilleurs qu’eux ? Méritons-nous une vie plus facile qu’eux ? Soyons honnêtes :
nous ne méritons pas les bénédictions que Dieu nous accorde si nous pensons aux péchés que
nous commettons jour après jour. Et comment comparer nos afflictions avec celles endurées
par Jésus précisément à notre place puisque Lui était sans péché ? Lorsque nous traversons
une période de souffrance nous devrions, au lieu de nous plaindre, dire à Dieu : “pourquoi
m’as-Tu tant béni jusqu’à aujourd’hui ?” Nous ne méritons pas non plus les trésors de grâce
qu’Il nous accorde selon Ses promesses. Pourtant nous savons que nous pouvons nous appro-
cher avec assurance du trône de la grâce et qu’Il prêtera une oreille attentive à nos appels à
l’aide. Et comme Paul l’affirme, ces souffrances ne dureront qu’un temps, alors que les béné-
dictions promises dureront l’éternité. Prions plutôt pour que Sa grâce nous permette d’affron-
ter avec humilité et courage les souffrances que nous devons porter ici-bas, avant d’entrer dans
la gloire qu’Il nous a promise plus tard.
30
Mardi 16 - Dieu est prêt, et vous ? Janvier
“La prière fervente du juste a une grande efficacité.” Jc 5. 16

Avec une certaine audace, Charles Finney, évangéliste américain du XVIIIème siècle, déclare :
B-2 ans : Gn 16

“Il y a deux sortes de moyens nécessaires pour produire un réveil religieux : la vérité pour
agir sur les hommes, et la prière pour agir sur Dieu.” La pensée de Finney est la suivante
quant à l’impact de la prière du croyant sur Dieu Lui-même : Dieu n’est pas changé par la
prière mais la prière produit, chez celui qui prie, un changement qui permet à Dieu de faire
ce qu’Il ne pourrait pas faire sans cela. Quand une personne se repent et se tourne vers
Dieu, ses nouvelles dispositions mettent Dieu dans la possibilité de lui pardonner, puis de
l’accompagner. Dieu est toujours prêt à pardonner, et Il peut le faire dès lors que l’homme
B-1 an : Ps 5-8

pécheur change de sentiment et se donne au Seigneur. Il n’est pas besoin d’un changement
correspondant chez Dieu pour pardonner : Dieu est pardon. C’est ainsi que, lorsque vous
faites monter à Dieu vos prières ferventes, c’est votre état et celui de votre âme qui per-
mettent à Dieu de vous répondre. Lui, Il était déjà prêt, et le sera encore, à vous accorder
Ses grâces, Son secours, Son soutien ainsi qu’à tous ceux qui revêtiraient pareilles disposi-
tions et prieraient selon Sa volonté. Il peut arriver que le chrétien s’active dans le service
de Dieu, parle de Lui, distribue des traités d’évangélisation, annonce la vérité de l’Évangile,
et s’étonne pourtant que tant d’efforts ne contribuent pas à des conversions et à des en-
gagements de la part de toute personne à qui il témoigne avec persévérance. La raison de
ce qui ressemble à un échec ou à l’indifférence, est peut-être dans le fait que ce chrétien
oublie la puissance de la prière. Il a ignoré que la vérité ne produira jamais grand effet à
elle seule parce que pour y croire, il faut l’Esprit de Dieu. Il convient donc de prier aussi
pour que l’Esprit de Dieu prépare les cœurs et fissure les résistances.

Mercredi 17 - Quand “si” est de trop !


“Quoi que ce soit que vous demandiez, quand vous priez, croyez que vous le recevrez et vous l’aurez. “ Mc 11. 24
“Je ne crois que ce que je vois !” disait Thomas qui, ainsi, a fait beaucoup de disciples ! De fait,
B-2 ans : Gn 17

la foi se construit non sur l’invisible, mais sur des preuves que Dieu donne Lui-même. Certes
“heureux celui qui croit sans avoir vu”, mais c’est surtout parce que nous avons vu Dieu à
l’œuvre dans nos vies, que notre foi a pu grandir. Par la prière, nous touchons aux dons de
Dieu pour nous, et ce que nous Lui demandons, Il est prêt à nous l’accorder. Pourtant, si nous
ne recevons pas ce que nous demandons, c’est peut-être parce que nous doutons qu’Il puisse
nous entendre et nous exaucer. Nous savons que Dieu est tout à fait disposé à donner Son
Saint-Esprit à ceux qui le Lui demandent. Il semble même qu’Il soit davantage prêt à cela que
B-1 an : Ex 1-4

des parents ne le sont à donner du pain à leurs enfants (Lc 11. 9-13). Dès lors, vous devez
croire que vous recevrez cet Esprit si vous le demandez. Vous n’avez pas le droit d’y mettre un
“si” et de dire : “Seigneur, donne-moi Ton Esprit, si c’est Ta volonté !” N’est-ce pas Sa volonté
clairement exprimée dans Sa Parole ? Mettre cela en doute, au nom d’une prudence excessive,
c’est finalement insulter Dieu. Vous risquez de L’accuser de manquer de sincérité et de déter-
mination en Lui disant “si” : “Si Tu as réellement l’intention d’honorer la promesse que Tu as
faite, alors accorde-moi …” Puisque Dieu a déclaré Sa volonté pour vous et pour chacun de
nous, Le prier en disant “si Tu le veux” c’est bien mettre en doute Sa Parole pour nous au-
jourd’hui ! Une jeune chrétienne troubla son pasteur lorsqu’elle lui confia : “Pourquoi avez-
vous demandé avec une grande ferveur le Saint-Esprit tout en terminant votre belle prière en
disant “Accorde-nous cette grâce si telle est Ta volonté !” Je ne comprends plus la citation “De-
mandez et vous recevrez”. Faut-il dire “si telle est Ta volonté” ? Ou plutôt “puisque telle est Ta
volonté” ? Posez-vous aussi cette question.
35
Jeudi 18 - Dieu agit souvent en secret
“Quand Tu me formais dans le secret... Tu voyais tout, rien n'était caché pour Toi.” Ps 139. 15
Même si la médecine nous permet de voir les étapes de la croissance d’un embryon dans le
B-2 ans : Gn 18

ventre de sa mère, nous ignorons encore beaucoup du processus qui a lieu “dans le secret”, et
en particulier comment le souffle de vie s’introduit en lui. Ainsi Salomon comparait la manière
d’agir de Dieu avec la formation d’un embryon : “Comment un enfant est-il formé dans le ven-
tre de sa mère et d'où vient le souffle de vie ? Tu n'en sais rien. De même, tu ne peux pas
connaître comment Dieu agit, Lui qui fait toutes choses” (Ecc 11. 5). Souvent nous traversons
des période “anonymes”, quand nous sommes en pause, dans l’ombre, tandis que Dieu travaille
B-1 an : Ex 5-7

en nous, dans le secret, loin des yeux des autres pour nous former afin que nous puissions de-
venir utiles à Son service. L’apôtre Paul ne nous dit presque rien sur les années qu’il passa en
Arabie et en Syrie avant de commencer son ministère public. Nul doute que ses années étaient
nécessaires à Dieu pour le former de manière adéquate. Peut-être vous sentez-vous oublié par
Dieu en ce moment. Vous sentez qu’Il vous a appelé à une mission spécifique, mais qu’ensuite
rien ne s’est passé. Vous êtes toujours dans l’attente. Mettez à profit ces mois ou années à re-
chercher davantage Sa présence, à étudier plus profondément Sa parole, à passer du temps
près de Lui en prière, attendant avec patience qu’Il vous montre la prochaine étape de votre
route. La performance d’un athlète aux Jeux Olympiques est le fruit d’années d’entraînement,
de discipline, de ouffrances et de sacrifice. Pourquoi en serait-il autrement pour les enfants de
Dieu ? Comme l’écrit Lisa Bevere : “Ne vous hâtez pas. De même qu’un enfant né prématuré-
ment est souvent chétif et sous-développé, vous risquez la même chose si vous vous précipitez
dans l’action.” Pensez à Moïse qui fut obligé d’attendre 40 ans, passés au désert, avant d’être
prêt à servir Dieu !
Vendredi 19 - Entrer en résistance
“Prenez toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir résister dans les jours mauvais, et tenir ferme, après
avoir tout surmonté.” Ép 6. 13

À Aigues-Mortes, il y a une tour qui a longtemps été une prison : la Tour de Constance. La pri-
B-1 an : Ex 8-10 B-2 ans : Gn 19

sonnière la plus célèbre de cet endroit était Marie Durand. Arrêtée à 19 ans et emprisonnée
parce qu’elle était protestante et refusait d’abjurer sa foi, elle n’a été libérée que 38 ans plus
tard, en 1768. Elle a gravé, sur une pierre de la tour, le verbe “Résister”. Elle est toujours restée
fidèle à sa foi et encourageait les autres prisonnières à en faire autant. Résister ! Tel est son
message essentiel et nous savons ce que la résistance signifie lorsqu’il s’agit de défendre ses
convictions, sa liberté de penser, de s’exprimer et de croire. C’est également une consigne bi-
blique, mais résister à quoi, à qui ? Pour vivre notre engagement chrétien, il nous faut résister
à toutes les tentations du monde de divertissements qui nous éloignent de la vigilance de
l’âme ; résister contre les vanités matérielles qui réclament de nous nos investissements, lesquels
devraient être pour Dieu que nous aimons ; résister aux activités improductives au regard de
l’essentiel et surtout de l’Éternité qui seule compte vraiment. Résister, c’est ne pas céder aux
pressions qui éloignent de la Vérité en Dieu, c’est se maintenir et tenir malgré l’adversité, c’est
encore une nécessité pour demeurer fidèle jour après jour. Il est si facile, aujourd’hui d’oublier
l’essentiel quand il s’agit de vivre sa foi et les engagements qui en découlent. Trop de croyants
capitulent et acceptent les compromis, tombant ainsi dans la soumission. Il faut du cœur, du
courage et de la volonté pour entrer dans cette résistance. “Tenez fermes” répètent les auteurs
du Nouveau Testament ; l’intégrité est à ce prix. Et fort heureusement, Celui pour qui nous ré-
sistons est aussi Celui qui nous en donne la force. Il y aura, aujourd’hui, bien des occasions pour
résister encore, intérieurement ou (et) publiquement. Que le Seigneur soit à vos côtés à chaque
minute.
36
Samedi 20 - Serviteur, esclave ou assistant ? Janvier
“Après la mort de Moïse, serviteur de l’Éternel…”. Jos 1. 1
Le livre de Josué commence avec la mort de Moïse, “serviteur” de l’Éternel, puis la parole de
B-1 an : Ex 11-13 B-2 ans : Gn 20

Dieu est adressée à Josué “serviteur” de Moïse. Si certaines traductions bibliques proposent
deux fois le terme “serviteurs”, il faut signaler que dans l’original hébreu, il y a deux termes
différents. Moïse est présenté comme “Ebed” de Dieu, c’est à dire “esclave”, tandis que Josué
est “Charat” de Moïse, “assistant”. Le mot “Ebed-esclave” a une connotation très négative à
cause de notre histoire et de la façon dont certains hommes ont maltraité honteusement
d’autres humains. Cependant, la Bible propose une vision différente de l’esclave-serviteur.
Ainsi, Joseph, dans la Genèse, vendu comme esclave, devient l’homme le plus important pour
la gestion des affaires de son maître égyptien. Dans le livre de l’Exode, il est parlé de l’esclave
qui aime tant son maître qu’il renonce au statut d’homme libre pour rester à son service dans
un dévouement remarquable. C’est avec le même souci d’appartenance volontaire et de service
complet que Paul se présente comme “esclave du Christ”. Il nous faut donc ici effacer les images
dégradantes de l’homme enchainé, humilié par un maître bourreau. L’esclave biblique est celui
dont la vie dépend totalement de la bienveillance de son maître. Pareil maître donne sens à la
vie et se ranger à ses côtés, c’est exister. Josué, quant à lui, est serviteur-assistant de Moïse, et
même si son engagement à ses côtés est total, il n’a pas la même dimension. Cependant, Josué
rencontre un jour l’ange de l’Éternel. Il se prosterne devant lui en disant : “Qu’est-ce que mon
Seigneur dit à son serviteur ?” Ici, le terme hébreu est bien celui qui se traduit par esclave.
Josué est alors dans une autre position, laquelle sera reconnue par tous à sa mort. En effet, le
livre de Josué qui s’ouvrait sur la mort de Moïse se termine ainsi : “Josué, serviteur-esclave de
l’Éternel, mourut à l’âge de 110 ans.”

Dimanche 21 - L’animal couché à notre porte (1)


“Le péché est comme un animal couché à ta porte. Il t'attend en cachette...” Gn 4. 7
Après l’expulsion d’Adam et de sa femme du jardin d’Eden, apparemment les choses avaient peu
changé pour eux. Certes ils ne vivaient plus dans l’environnement paradisiaque d’Eden, mais leur
B-1 an : Ex 14-16 B-2 ans : Gn 21

vie continuait normalement. Ils s’aimèrent et eurent des enfants, comme dans la conclusion des
contes de fées. Deux garçons en l’occurrence. Puis nous lisons : “Caïn apporta des produits de la
terre en offrande pour le Seigneur. Abel, de son côté, apporta des agneaux premiers-nés de son
petit bétail, dont il offrit au Seigneur de très beaux morceaux. Le Seigneur accueillit favorablement
Abel et son offrande, mais non pas Caïn et son offrande. Caïn en éprouva une profonde irritation...
Le Seigneur lui dit : ”À quoi bon te fâcher et être abattu ? Si tu agis comme il faut, tu reprendras le
dessus ; sinon, le péché est à ta porte, comme un monstre à l'affût. Il désire te dominer, mais c'est
à toi d'en être le maître.” La famille avait des enfants, du travail, continuait à adorer Dieu et désirait
Lui plaire. Mais soudain ce petit monde encore idyllique bascule : l’un des garçons va tuer l’autre.
Pourquoi ? Parce que Dieu a accepté l’offrande de l’un et rejeté celle du second. Dieu aurait-il fait
preuve de favoritisme en acceptant Abel et en rejetant Caïn ? Bien des suggestions ont été propo-
sées pour expliquer la démarche divine : 1- Abel avait fait un sacrifice où le sang avait coulé, préfi-
gurant ainsi la mort du Christ alors que Caïn n’avait fait qu’arracher quelques plantes et légumes.
Mais la Bible ne nous dit pas que c’était le cas. 2- Abel avait offert les prémices de son troupeau
alors que Caïn n’avait pas fait ce choix. Mais là encore la Bible ne nous dit rien de semblable. L’ex-
plication la plus plausible tient à ces mots : “A quoi bon te fâcher et être abattu...” Caïn exprima sur
le visage ce qu’il avait dans le cœur : il ne cherchait pas vraiment à plaire à Dieu avec son sacrifice.
Dieu, qui lit dans les cœurs savait que le vrai motif de Caïn était ailleurs. A ce stade-là il aurait pu
revenir à Dieu en repentance, mais il choisit la voie du meurtre. Pour nous aussi la meilleure voie
avec Dieu passe toujours par le repentance.
37
Lundi 22 - L’animal couché à notre porte (2)
“Qu'ai-Je à faire de la multitude de vos sacrifices ? dit le Seigneur...” Es 1. 11

Dieu s’adressant à Israël s’écrie : “Qu'ai-je à faire de la multitude de vos sacrifices ? dit le Sei-
gneur... Cessez d'apporter des offrandes inutiles : l'encens est pour moi une abomination...
B-1 an : Ex 17-19 B-2 ans : Gn 22

Quand vous tendez les mains, Je ferme les yeux pour ne pas vous voir ; quand bien même
vous multipliez les prières, Je n'entends pas : vos mains sont pleines de sang. Lavez-vous, pu-
rifiez-vous, ôtez de ma vue vos agissements mauvais, cessez de faire du mal. Apprenez à faire
du bien, cherchez l'équité, redressez l'oppresseur, rendez justice à l'orphelin, défendez la veuve”
(Es 1. 11-17). Voilà l’explication du rejet de l’offrande de Caïn. Dieu voyait dans son cœur
“l’animal couché à sa porte” qui allait le dominer et le pousser au meurtre. Le péché est comme
un animal caché, tapi dans l’ombre qui attend le bon moment pour entrer dans notre cœur.
Sans le soutien divin et la présence du Saint-Esprit nous sommes des proies faciles à cet ani-
mal. Mais Dieu a néanmoins prévu un échappatoire qui s’appelle repentance. Judas, après avoir
dénoncé Jésus déclara qu’il avait trahi un innocent et tenta de se racheter en allant rendre l’ar-
gent de sa trahison aux prêtres du Temple. Mais il rejeta l’unique voie du salut qui était la re-
pentance. Dieu veut que nous Lui donnions notre cœur tout entier. Ce ne sont pas les grands
sacrifices qui L’impressionnent, mais plutôt l’offrande d’un cœur brisé, d’un cœur humble et
obéissant, d’un cœur qui recherche le bien, la justice, qui fait preuve d’amour et de compassion
envers les autres, en résumé, qui cherche à imiter le cœur de Dieu. Dans le cas de Caïn, son of-
frande ne venait pas d’un cœur bien disposé, mais plutôt d’un cœur avide de reconnaissance.
Adorer Dieu en esprit et en vérité est la formule donnée par Jésus pour décrire la vraie adora-
tion au Père. C’est encore la juste formule pour nous tous aujourd’hui !
Mardi 23 - L’animal couché à notre porte (3)
“Ecouter vaut mieux que les sacrifices, prêter attention vaut mieux que la graisse des béliers.” 1 S 15. 22

Ne nous hâtons pas de critiquer Caïn car le même “animal est couché à notre porte”. Certes
nous n’avons pas tué notre frère ou sœur dans la foi... enfin pas à mains nues jusqu’à ce
B-2 ans : Gn 23

que mort s’ensuive comme dans le cas de Caïn, mais n’avons-nous jamais critiqué l’un de
nos frères et de nos sœurs ? Ou colporté des ragots à leur encontre ? Cela est, aux yeux
de Dieu, l’équivalent d’un meurtre. Vous dites : “Vraiment ?” Relisez 1 Jean 3. 15. Exami-
nons notre adoration, notre louange. Est-elle pure et dénuée de tout motif qui ne serait
pas à la gloire de Dieu ? Combien de fois n’avons-nous pas répété notre prière silencieu-
sement avant de l’exprimer à haute voix devant nos frères et nos sœurs avec l’intention
B-1 an : Ex 20-22

de faire impression sur toute l’assemblée ? Dieu qui lit dans nos cœurs avait déjà écouté
la première version de notre prière. Il n’avait pas besoin d’écouter la version améliorée !
Trop de fois nous voulons être écoutés et appréciés des autres et nous ne nous rendons
pas compte que nous volons ainsi la gloire qui revient à Dieu seul. La lutte qui déchira le
cœur de Caïn et qui déboucha sur sa défaite est la même que celle qui se cache sournoise-
ment au fond de nous-mêmes. Reconnaissons avec humilité que Dieu sait tout, lit les mo-
tifs profonds de nos cœurs et rejettera nos prières et nos offrandes de la même façon que
l’offrande de Caïn si nous nous approchons de Lui avec l’attitude d’un Caïn. Samuel a écrit
si justement : “Ecouter vaut mieux que les sacrifices...” Ou l’obéissance simple et directe
plaît davantage à Dieu que tous les sacrifices que nous pourrons faire même ceux que
nous croyons faire pour Sa gloire. Après tout, Lui qui possède tout, en quoi a-t-Il besoin
d’un quelconque sacrifice autre que celui d’un cœur humble et obéissant ?
Un grand merci à tous ceux qui nous soutiennent de leurs dons et de leurs prières. Nous
avons besoin de vous comme au premier jour ! Que Dieu vous bénisse tous richement !
38
Mercredi 24 - Pour ceux qui enseignent Janvier
“Tu as pu m'observer dans mon enseignement, ma conduite...” 2 Tm 3. 10
Si vous voulez que votre enseignement porte ses fruits, vous devez garder à l’esprit ces trois
exigences : 1- Vous devez connaître vos étudiants. Et cela demande des efforts et de la pa-
B-2 ans : Gn 24

tience. Tant d’enseignants négligent cet aspect de leur vocation. Il n’existe aucune formule
magique. Si vous voulez briller par votre enseignement vous devez d’abord être prêt à certains
sacrifices : accepter de donner sa vie pour ses élèves est l’apanage du vrai enseignant. Si vos
étudiants doivent vous faire un croc-en-jambe dans le couloir de l’école afin de vous forcer à
les écouter, ne serait-ce qu’une minute, vous n’avez aucune chance de les influencer ! Personne
n’est intéressé par tout ce que vous savez tant que vous n’avez pas prouvé aux autres que vous
B-1 an : Ps 9-12

êtes concerné par ce qui les intéresse. 2- Vous devez gagner le droit de vous faire écouter d’eux.
Si vous descendez dans la rue et abordez le premier passant venu pour lui dire que vous êtes
à même de comprendre ses problèmes et que vous pouvez l’aider, il y a de fortes chances qu’il
vous dise de vous mêler de vos oignons ! Même en admettant que vous ayez deviné vraiment
ce dont il souffre, vous aurez de grandes difficultés à l’en convaincre. Avant de communiquer
avec lui vous devez gagner vos galons de crédibilité ! Notre société obsédée par le culte de la
célébrité semble avoir oublié ce détail. Apprenez à gagner l’estime des autres avant de commu-
niquer avec eux. 3- Vous devez accepter de vous montrer vulnérable à leurs yeux. Ceux qui
ont le plus souffert, qui ont été le plus souvent sur les genoux, sont ceux qui peuvent le mieux
encourager et relever les autres. N’ayez pas peur de dévoiler aux autres vos luttes et vos dé-
boires. Les gens ont tendance à nous voir sous le jour que nous leur offrons aujourd’hui, plutôt
qu’à travers les années de difficultés qui nous ont façonnés. Ils n’ont pas assisté au spectacle
de nos chutes, ils ignorent ce que nous avons dû traverser pour en arriver à ce que nous sommes
à présent. Parlez-leur du Dieu que vous connaissez personnellement, et dites-leur ce qu’Il vous
a aidé à surmonter. Ils vous écouteront. Et votre enseignement les influencera !

Jeudi 25 - Ce qui se cache derrière les épreuves


“Heureux l'homme qui endure l'épreuve !” Jc 1. 12
“Les épreuves nous enseignent qui nous sommes. Elles retournent la terre et nous mon-
B-2 ans : Gn 25

trent de quoi nous sommes faits.” a écrit Charles Spurgeon. Les épreuves ont pour but de
nous enseigner. Quand nous faisons face à l’une d’elles nous découvrons quel genre d’étu-
diant nous voulons devenir, et le choix nous est donné de devenir à notre tour de bons
messagers des leçons apprises ou au contraire de nous laisser broyer par les événements
et les tribulations. Il est facile d’imaginer que notre foi et notre joie résisteront aux
épreuves futures, mais c’est dans les jours mauvais que nous découvrons vraiment notre
B-1 an : Ex 23-25

capacité à les endurer. Salomon a dit : “Quand tout va bien, sois heureux. Quand tout va
mal, réfléchis. Dieu envoie le bonheur ou le malheur : ainsi, nous ne savons jamais ce qui
va arriver” (Ecc 7. 14). Au lieu de nous plaindre, ce qui est le plus naturel, il nous encourage
à adopter une nouvelle perspective qui est la réflexion. Qu’est-ce qui se cache derrière
l’épreuve ? Quelles leçons pouvons-nous en tirer ? Sur l’île de Ré, et sans doute dans les
villes de la plupart des îles françaises, on peut trouver de petits tableaux avec l’inscription :
“Une mer calme n’a jamais fait une bon marin”. Ce sont les épreuves de la vie qui nous fa-
çonnent, en fonction de la manière de les aborder, et surtout vers qui nous nous tournons.
Spurgeon, encore lui, a écrit : “J’ai appris à embrasser la vague qui me jetait sur le rocher”.
Bien sûr il ne parlait pas d’un rocher sur la côte qui risquait de le déchiqueter, mais “du”
Rocher, de Jésus sur lequel il fondait toute son espérance. Les épreuves sont là pour nous
raffiner et nous préparer à affronter les futurs défis. Elles sont, en ce sens, d’excellents
professeurs. Quel genre d’élèves sommes-nous ?
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Vendredi 26 - Faire preuve de sagesse en tout
“J’ai peur d’être... disqualifié de la course.” 1 Co 9. 27
Considérons la vie de Samson : il ne cessa d’enfreindre les règles établies par Dieu. 1- Il entretint des re-
B-2 ans : Gn 26

lations qui finirent par le détruire. La Bible nous offre cet avertissement : “Ne vous mettez pas avec des
incroyants sous un joug qui n’est pas du Seigneur” (2 Co 6. 14). Un bœuf et un âne sont incapables de
travailler sous le même joug. Pourquoi pas ? Parce que leurs natures sont trop différentes. Si Dieu vous
refuse certaines choses, ce n’est pas parce qu’Il est trop difficile ni exigeant. Il veut simplement vous pro-
téger. Ecoutez donc Ses conseils. 2- Il n’écouta que son instinct. Il se crut amoureux d’une femme alors
qu’il ne pensait qu’à la posséder sexuellement. Le jour où ses parents voulurent le faire réfléchir sur ses
choix, il ne put que répondre piteusement : “Mais c’est celle dont j’ai envie !” (Jg 14. 3). Sa libido fit de
B-1 an : Ex 26-28

lui la risée de tout le monde. Pierre a écrit : “Ne cédez pas aux désirs de l'homme livré à lui-même : ils
font la guerre à votre âme” (1 P 2. 11). La victoire appartient d’habitude à l’armée la plus forte, aussi ap-
prenez à contrôler vos instincts. 3- Il utilisa ses dons à mauvais escient. Samson se servit de la force que
Dieu lui avait accordée afin de satisfaire ses propres appétits. Prêtez attention aux paroles de Samson,
lorsque ses copains Philistins le taquinèrent sur le pari qu’il leur avait lancé : “Alors c’est vous qui me don-
nerez...” (Jg 14. 13). Dieu nous accorde des dons afin que nous les utilisions pour accomplir Ses desseins,
par pour satisfaire nos désirs et nos ambitions. Si nous nous en servons à mauvais escient, nous risquons
d’en souffrir ! 4- Il ne se rendait pas compte de ce qui constituait sa plus grande faiblesse. Peut-être esti-
mez-vous que vos fantaisies secrètes ne regardent personne d’autre que vous, mais n’oubliez pas qu’elles
font partie de vous-même et que vous n’échapperez pas aux conséquences de vos erreurs. Si Satan osa
attaquer Jésus à trois reprises, imaginez-vous qu’il vous laissera tranquille ? Protégez-vous contre ses at-
taques ! Satan aime particulièrement attaquer ceux que Dieu veut bénir. Pourquoi Dieu Se sentit-Il telle-
ment concerné par tout cela ? Parce que nous risquons de souffrir cruellement de nos péchés et qu’Il
déteste tout ce qui risque de faire souffrir Ses enfants !
Samedi 27 - Dieu parvient toujours à Ses fins !
“Là où le péché a abondé, la grâce a surabondé.” Rm 5. 20
Paul était certes un homme profondément religieux dès sa jeunesse, mais sûrement pas un chrétien
B-2 ans : Gn 27

de la première heure. En tant que Juif, il observait la loi de Moïse scrupuleusement et pouvait dé-
battre avec les meilleurs esprits de son temps sur ses interprétations multiples. Orateur doué, versé
dans les moindres détails des règles de sa religion, il s’était, de surcroît, consacré sincèrement à la
défense de sa foi. Et il détestait au plus haut point les chrétiens ! Il assista à la lapidation d’Etienne
et même s’il n’y participa peut-être pas, il était heureux de garder les manteaux des auteurs de ce
crime. Paul était à cent lieux d’imaginer qu’un jour il se retrouverait dans l’autre camp. Si Dieu a
B-1 an : Ex 29-31

prévu quelque chose dans votre vie, Il ne vous demandera ni votre avis, ni votre vote sur la question
! Bien avant le jour où Il mettra Sa main sur votre vie, Il commencera à préparer le chemin par lequel
vous devrez passer afin d’accomplir Ses desseins. Alors que Paul tenait dans ses bras les manteaux
des exécuteurs d’Etienne, Dieu élaborait Ses plans afin d’utiliser ce pharisien orgueilleux pour Sa
seule gloire. De même, Il préparait ses plans pour votre vie, à l’époque même où vous vous imaginiez
n’en faire qu’à votre guise, libre de vivre comme bon vous semblait ou d’entretenir les relations que
vous vouliez. Aucune de vos dérives ne l’intimidait, car “là où le péché a abondé, la grâce a sur-
abondé.” Il est possible que si Paul avait su ce que Dieu préparait pour leur rencontre sur la route
de Damas, il aurait emprunté une toute autre route. Nous lisons qu’il “fut ébloui par une lumière
éclatante et qu’il s’écroula sur le sol” (Ac 9. 3-4 LM). Un rendez-vous très spécial avait été prévu
par Dieu, un rendez-vous dont ce pharisien d’exception n’avait pas été prévenu et qui le fit tomber
rudement de son piédestal. Dieu agira de même s’Il veut vous forcer à Lui obéir, afin d’accomplir
Ses desseins. Soyez donc prévenu ! Quoiqu’il vous en coûte, vous finirez par accomplir les plans
qu’Il a dessinés pour votre vie. Et votre passé, aussi peu reluisant qu’il puisse être, ne sera pas un
obstacle à la réalisation de Ses plans.
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Dimanche 28 - La Bonne Nouvelle Janvier
“Il M'a donné pour mission d'apporter aux pauvres une bonne nouvelle...” Es 61. 1
Esaïe écrit : “ L'Esprit du Seigneur est sur Moi, car Il m'a choisi pour Son service ; Il m'a donné
B-2 ans : Gn 28

pour mission d'apporter aux pauvres une bonne nouvelle et de prendre soin des désespérés ;
Ma mission est de proclamer aux captifs qu'ils seront libres désormais et de dire aux prisonniers
que leurs cachots vont s'ouvrir” (Es 61. 1). Nous employons souvent cette formule pour ex-
primer notre joie à entendre quelque nouvelle intéressante, rassurante ou excitante. Par exem-
ple l’un de nos enfants reçoit ses résultats d’examens qui sont très bons et nous nous écrions
“Quelle bonne nouvelle” ou nous recevons l’annonce de la naissance d’un bébé dans une famille
B-1 an : Ex 32-34

qui nous est proche et nous disons : “C’est une excellente nouvelle”. Mais le mot Evangile, qui
est traduit par La Bonne nouvelle a une signification bien plus profonde. Juste avant l’émer-
gence de la domination romaine en Méditerranée, la Grèce était divisée en de nombreux petits
royaumes constamment en guerre les uns avec les autres. Dans la ville-capitale du royaume
attaqué, la population attendait avec anxiété l’issue de chaque combat, sachant que si leur
armée était vaincue leur ville serait détruite par l’ennemi, les vieillards et les très jeunes enfants
tués, les adolescents valides deviendraient des esclaves et les femmes seraient violées et em-
menées comme butin de guerre. Si par contre leur armée était victorieuse, toute la population
attendait l’arrivée de messagers porteurs d’une “bonne nouvelle”. La course du marathon tire
d’ailleurs son origine dans la course effrénée d’un messager venu dire à la population d’Athènes
que leur armée avait surmonté l’invasion des Perses et qu’ils étaient donc sauvés. Il mourut
d’épuisement juste après sa déclaration. Une bonne nouvelle était donc d’une extrême impor-
tance. C’est la même chose pour nous aujourd’hui : Jésus est venu apporter la bonne nouvelle
du salut, Sa mission étant de proclamer aux captifs la liberté et la vie à ceux qui croiraient en
Lui. Son message était aussi une proclamation de victoire sur l’ennemi et la Mort !

Lundi 29 - Qui place l’obstacle ?


“Ôtez la pierre !” Jn 11. 39
Le récit de la résurrection de Lazare n’est relaté que dans l’Évangile de Jean. La scène se passe
B-2 ans : Gn 29

à Béthanie, quelques semaines avant l’arrestation et la mise à mort de Jésus. Lorsque Jésus ar-
rive sur place, les deux sœurs du défunt accueillent le Seigneur en larmes et en colère. Le re-
proche est exprimé par Marthe qui signale que si Jésus avait été présent à temps, Il aurait guéri
le malade. Le Seigneur parle alors de la résurrection et Marthe reçoit cette information comme
une promesse à venir : “Je sais qu’il ressuscitera au dernier jour !” La réponse de Jésus est trou-
blante : “Je suis la résurrection et la vie.” Marthe y croit… en théorie. Jésus demande alors à
B-1 an : Ex 35-37

voir où est Lazare et, arrivé devant le tombeau, Il demande : “Ôtez la pierre !” Marthe, toujours
elle, s’offusque : “Seigneur, il est là depuis quatre jours et il sent déjà !” Ce à quoi Jésus rétorque :
“Ne t’ai-Je pas dit que si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ? “ Lorsqu’enfin on roule la pierre
et que Jésus ordonne : “Lazare, sors !”, tous voient l’incroyable se réaliser : la résurrection d’un
homme mort depuis 96 heures. Ne sommes-nous pas comme Marthe : nous croyons, mais
nous ne croyons pas ! En théorie, nous avons la foi, mais en pratique, nous ne sommes pas
prêts à ôter la pierre qui empêche encore de voir l’incroyable se réaliser. D’un côté, une connais-
sance théologique, une foi biblique qui croit ; de l’autre, l’implacable réalité qui fait qu’un mort
est mort, qu’un malade condamné est condamné, que les lois physiques sont immuables, qu’on
ne peut marcher sur l’eau ni multiplier du pain… Marthe a raison par la raison, mais elle a
aussi tort par la foi. Si nous croyons, nous ne devrions pas hésiter lorsqu’il est dit “ôte la pierre”.
Nous ne devrions pas contester au nom de la raison quand les raisonnements deviennent des
pierres d’achoppement. C’est parfois parce que nous n’ôtons pas la pierre que nous ne voyons
pas la gloire de Dieu.
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Mardi 30 - Le signe de Caïn
“Dieu dit à Caïn : Qu’as-tu fait ?” Gn 4. 10
L’histoire tragique de Caïn et Abel est troublante à bien des égards. À l’aube de l’humanité,
alors que la Bible nous présente la toute première fratrie, l’un des frères tue l’autre. Il semble
B-2 ans : Gn 30

que la jalousie qui enflamme le cœur de Caïn - sous prétexte que l’offrande d’Abel a été appré-
ciée par Dieu alors que celle de Caïn est banalisée - soit plus forte que les conseils de tempé-
rance de Dieu. Finalement, Caïn tue son frère. Le drame est joué, mais le malheur ne fait que
commencer. Lorsque Caïn prend conscience de la portée de son acte, il mesure qu’il vient de
se priver de fratrie, qu’il perd sans doute la confiance de ses parents (même si le texte n’en dit
rien, pensez à ce que ses parents, toujours vivants, subissent), et qu’il est désormais en insé-
B-1 an : Ex 38-40

curité. En effet, Caïn se met à craindre quiconque pourrait le rencontrer et le tuer pour venger
le sang d’Abel. Car le sang de la victime semble hurler jusqu’à Dieu (Gn 4. 10). L’assassin craint
pour sa vie. Il déclare à Dieu : “Je serai errant et tremblant, et si quelqu’un me trouve, il me
tuera” (Gn 4. 14) Maintenant que Caïn sait que la mort peut venir de n’importe qui, et de ma-
nière violente, il tremble. Face à cette crainte, Dieu affirme que si quelqu’un venait à tuer Caïn,
il serait vengé sept fois. Étrange sanction ! Mais pour éviter cela, Dieu met un signe sur Caïn
pour que soit entendu le message suivant : “Interdit de tuer !” En agissant ainsi, non seulement
Dieu “sauve” Caïn d’un éventuel autre assassinat, mais Il détruit le cercle vicieux de la violence
qui répond à la violence, et dégoupille la bombe de la vengeance. Ainsi s’arrête net l’escalade
qui fait toujours tant de ravages dans nos vies (acteurs ou victimes). Heureux désamorçage
pour l’humanité en péril. Ayez donc cette attitude de Dieu à l’esprit tout au long de cette
journée, et particulièrement lorsque vous aurez envie de répondre du tac au tac, avec les armes
de celui qui est en face de vous.
Mercredi 31 - Ne jugeons pas !
“Tous, en effet, nous comparaîtrons devant le tribunal de Dieu.” Rm 10. 14
Paul écrit : “Dès lors, toi, pourquoi juges-tu ton frère ? Ou bien, toi, pourquoi méprises-tu ton
frère ? Tous, en effet, nous comparaîtrons devant le tribunal de Dieu.” Quand Paul écrit ces
B-2 ans : Gn 31

lignes les chrétiens de l’époque étaient divisés sur beaucoup de questions, comme : “est-il cor-
rect de manger des viandes sacrifiés aux idoles ,” ou “manger de la viande qui n’était pas ka-
sher ?” Ce n’étaient pas des questions fondamentales, mais suffisantes pour provoquer des
discussions et des critiques de la part des uns et des autres. Aussi l’apôtre s’élève-t-il contre
toute forme de critique parmi les communautés de chrétiens. Pour quelle raison ? Parce qu’un
jour nous “devrons comparaître devant le tribunal de Dieu”. Certes ce tribunal ne rendra aucun
B-1 an : Lv 1-4

verdict touchant à notre salut. Nos péchés ont été portés par Christ à la croix, aussi avons-
nous été innocentés une fois pour toutes. Pourquoi donc ce tribunal ? Parce que des récom-
penses seront accordées en fonction de nos actions et pensées ici-bas. Ceux qui auront jugé
leurs frères seront donc moins récompensés. Paul utilise le mot grec “béma” pour définir ce
“tribunal” Le mot “béma” représentait le siège où les vainqueurs des différentes épreuves spor-
tives recevaient leurs récompenses à la fin des jeux comme ceux d’Olympie. Si nous voulons
recevoir la couronne de la victoire, ne jugeons jamais les autres. Seul Jésus-Christ a le droit de
juger et d’accorder les récompenses adéquates à ceux qui Lui ont été fidèles. Si vous êtes un
chrétien strict sur bien des points, vestimentaires ou musicaux, gardez-vous de juger vos frères
plus libéraux dans leurs choix. Si par contre vous sentez que vous avez la liberté de vous habiller
ou d’apprécier de la musique au point de choquer les autres, ne vous moquez pas de ceux-ci
et évitez de les provoquer. Paul nous enseigne à nous conduire de manière à ne choquer per-
sonne, mais à faire preuve d’amour, de compréhension et de patience envers tous. Juger, criti-
quer, mépriser nos frères et nos sœurs ne devraient même pas effleurer notre esprit !
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