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Idir Lyes

Ce mémoire présente une simulation numérique d'une machine frigorifique fonctionnant au dioxyde de carbone (CO2) en mode subcritique et en régime permanent, dans le cadre d'un master en génie mécanique. Il aborde les généralités sur les machines frigorifiques, les méthodes de calcul et les résultats obtenus, en mettant l'accent sur l'impact environnemental des fluides frigorigènes. Le travail est dirigé par M. Rezki NEBBALI et réalisé par M. Lyes IDIR à l'Université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou.

Transféré par

Chris Lumbu Lbk
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Idir Lyes

Ce mémoire présente une simulation numérique d'une machine frigorifique fonctionnant au dioxyde de carbone (CO2) en mode subcritique et en régime permanent, dans le cadre d'un master en génie mécanique. Il aborde les généralités sur les machines frigorifiques, les méthodes de calcul et les résultats obtenus, en mettant l'accent sur l'impact environnemental des fluides frigorigènes. Le travail est dirigé par M. Rezki NEBBALI et réalisé par M. Lyes IDIR à l'Université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou.

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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de L’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Université Mouloud Mammeri De Tizi-Ouzou

Faculté De Génie de la construction


Département Génie mécanique

Mémoire de Fin d’Etudes


En vue de l’obtention du diplôme
de master académique en génie mécanique
Option : Energétique

Intitulé du sujet :

Simulation numérique d’une


machine frigorifique fonctionnant
au co2 en mode subcritique et en
régime permanent

Proposé et dirigé par : Réalisé par :

M. Rezki NEBBALI M. Lyes IDIR

2014/2015
Remerciements
Louange à ALLAH qui m’a comblé de faveurs, et apporté son aide afin de
réaliser le travail exposé tout le long de ce mémoire.

Merci à mes chers parents pour tout.

Je tiens à remercier vivement mon promoteur monsieur Rezki


NEBBALI, enseignant à l’université de Tizi-Ozou UMMTO, je lui exprime
aussi toute ma reconnaissance pour sa compréhension, aide et conseils, ainsi
son dynamisme et sa collaboration tout au long de ce mémoire. Que cet
espace le prenne à témoin tout en lui révélant l’expression de ma profonde
gratitude.

Mes vifs remerciements vont aussi aux enseignants du département


génie mécanique qui nous ont formé, ainsi aux membres de jury qui ont
accepté aimablement d’examiner et de juger mon travail, je leur fais honneur
et respect.

Je tiens également à remercier, ma famille, mes amis et tous ce qui ont


participé de loin ou de près pour la réalisation de ce travail.
 DEDICACES


Je dédie ce travail à …
Je dédie ce modeste travail comme fruit de toutes mes études :
-A ma très chère mère et mon très cher père, qui ont passé des nuits
longues pour mon bonheur et qui se sont fatigués pour mon repos,
qui m’ont encouragé à aller au bout de mes objectifs et qui m’ont
accompagnés durant toutes mes années d’études, et dans les
moments difficiles, qui ont prié pour mon succès et mon bonheur.
Jamais je ne pourrai vous remercies suffisamment pour tout ce que
vous avez fait pour moi…..Que ALLAH LE TOUT PUISSANT vous
préserve, vous donne la santé, le bonheur et une longue vie.
-A mes frères et Sœur,
-A mes confrères et consœurs,
-A tous mes amis, avec lesquels j’ai passé d’agréables moments tout
au long de mon cursus.

Lyes IDIR
Sommaire

Sommaire

Introduction Générale ........................................................................................1


Chapitre I : Généralités sur les machines frigorifiques

1. Introduction .……………………………………………………………………...……2
2. Définition ......…………...………………………………………………………..……2
3. Principe de fonctionnement d’une machine frigorifique .…….………………………3
4. Performance d’une machine frigorifique .……………...……………………...………4
5. Fluides frigorigènes ........………………………………………………………………5
5.1. Critères de choix d’un fluide frigorigène………………………………………………5
5.1.1. Critères thermodynamiques …………………………………………………………6
5.1.2. Critère de sécurité et d’environnement………………………………………………7
5.1.3. Critère physico-chimique.……………………………………………………...…….7
5.1.4. Critèreéconomique.……………………………………………………….……...…..7
5.2. Classification .……………………………………………………………………...…..8
5.2.1. Composés inorganique.………………………………………………………...…….8
5.2.2. Composés organiques..…………………………………………………………..…..8
[Link]. Corps purs.......………………………………………………………………...…..8
[Link]. Les mélanges..………………………………………………………………..……9
[Link]. Hydrocarbures.......…………………………………………………………..……10
5.3. Désignation des fluides frigorigènes……………………………….………………....10
5.4. Impacts environnementaux ………………………………………………………..…11
5.4.1. La couche d’ozone.………………………………………………………………....11
[Link]. Définitions ……………………………………………………………..................11
[Link]. Potentiel de destruction de la couche d’ozone d’un fluide frigorigène
(ODP) .....................................................................................................................12
[Link]. Conséquences.…………….………………………………………..……………..13
5.4.2. L’effet de serre.…………………………………………………………………......13
[Link]. Définition.………………………………………………………………………...13
[Link]. Pourvoir de réchauffement du globe d’un fluide frigorigène (GWP).…………....14
[Link]. Conséquences .……………………………………………………………….…...14

UMMTO/FGC/DGM
Sommaire

5.5. Protection de l’environnement………………………………………….…………….15


5.6. Caractéristiques et évolution des fluides frigorigènes..….…...………………....……15
6. Le comme fluide frigorigène ……………………………………………………...17
6.1. Définition......................................................................................................................17
6.2. Le cycle transcritique du …………………………………….….….…................18
6.3. Les avantages et les incontinents du dioxyde de carbone.........………………………18
7. Conclusion……………………………………………………………………...............19

Chapitre II : Méthodes et organigrammes de calculs

1. Introduction ..................................................................................................................20
1.1. Définition...................................................................................................................20
2. Variables d’entrées du modèle de la machine frigorifique...........................................20
3. Etapes et méthodes de calcul........................................................................................22
3.1. Pour le compresseur...................................................................................................22
3.2. Pour le condenseur.....................................................................................................23
3.3. Pour l’échangeur intermédiaire..................................................................................23
3.4. Pour le détendeur.......................................................................................................23
3.5. Pour l’évaporateur .....................................................................................................23
4. Sous programmes des modèles élémentaires................................................................25
4.1. Modèle du compresseur.............................................................................................25
4.1.1. Etapes et méthodes de calcul..................................................................................25
4.2. Modèle du condenseur...............................................................................................28
4.3. Modèle de l’échangeur intermédiaire.........................................................................35
4.3.1. A la haute pression..................................................................................................35
4.3.2. A la basse pression..................................................................................................35
4.4. Modèle de l’évaporateur............................................................................................38
5. Conclusion....................................................................................................................43

UMMTO/FGC/DGM
Sommaire

Chapitre III : Résultats et discussion

1. Introduction.................................................................................................................44
2. Influence du débit et de la température d’eau ̇ .....................................................44
3. Influence de la température d’air................................................................................48
4. Conclusion .................................................................................................................53

Conclusion générale .........................................................................................................54

Références bibliographiques .........................................................................................55

UMMTO/FGC/DGM
Liste des figures

Chapitre I : Généralités sur les machines frigorifiques

Figure I.1: Schéma descriptif d’une machine frigorifique et cycle frigorifique..…...…..…2

Figure I.2: Le cycle frigorifique dans le diagramme (log p, h) ….………………………...4

Figure I.3: Couche d’ozone...……………………………………………………………..11

Figure I.4: Phénomène de l’effet de serre...….…………………...………………………13

Figure I.5: Cycle transcritique du sur le diagramme de Mollier ..……..……….…...18

Chapitre II : Méthodes et organigrammes de calculs

Figure II.1 Schéma descriptif d’une machine frigorifique.................................................20


Figure II.2 : Variables d’entrée et de sortie du modèle global...........................................21

Figure II.3 Organigramme de fonctionnement de la machine frigorifique........................24


Figure II.4 Organigramme du compresseur .......................................................................27
Figure II.5: Le modèle du condenseur ..….………………………………….…...………28

Figure II.6: Zones de transfert thermique dans le condenseur.…………………..……….28

Figure II.7 Organigramme du condenseur .........................................................................34


Figure II.8 Organigramme de l’échangeur intermédiaire .................................................37
FigureII.9 Modèle de l’évaporateur (tube et ailette) ..........................................................38
Figure II.10 Organigramme de l’évaporateur ....................................................................43

Chapitre III : Résultats et discussion

Figure III.1: Evolution de l’écart de température de l’air en fonction de débit d’entrée


d’eau ̇ pour et .......................................................................44

Figure III.2: Evolution de la température de condensation en fonction du débit


d’entrée d’eau ̇ pour et ............................................................44
Figure III.3: Evolution de la température d’évaporation en fonction du débit
d’entrée d’eau ̇ pour et ........................................................45
Figure III.4: Evolution du débit de ̇ en fonction du débit d’entrée d’eau ̇ pour
et ..................................................................................................45
Figure III.5: Evolution du coefficient de performance en fonction du débit d’entrée
d’eau ̇ pour et .......................................................................46
Figure III.6: Evolution de la température d’évaporation en fonction de la
température d’entrée d’eau pour les débits de ̇ et ̇ .............46
Figure III.7: Evolution du débit de ̇ en fonction de la température d’entrée
d’eau pour les débits de ̇ et ̇ ............................................47
Figure III.8: Evolution du coefficient de performance en fonction de la
température d’entrée d’eau pour les débits de ̇ et ̇ ........47
Figure III.9: cycle décrit par le dans la machine frigorifique pour et
..........................................................................................................................48
Figure III.10: Variation de la différence de température de l’air aux bornes de
l’évaporateur en fonction de la température d’entrée d’air pour un débit de
̇ ..48
Figure III.11: Variation de la température de condensation en fonction de la
température d’entrée d’air pour un débit de ̇ ..................................49
Figure III.12: Variation de la température d’évaporation en fonction de la
température d’entrée d’air pour un débit de ̇ ...................................49
Figure III.13: Variation de la puissance frigorifique en fonction de la température
d’entrée d’air pour un débit de ̇ s ........................................................50
Figure III.14: Variation du débit de en fonction de la température d’entrée d’air
pour un débit de ̇ ............................................................................50
Figure III.15: Variation du coefficient de performance en fonction de la
température d’entrée d’air pour un débit de ̇ .......................................51
Figure III.16: Variation de la température de à la sortie du condenseur en fonction de
la température d’entrée d’air pour un débit de ̇ ..............................51
Figure III.17: Variation du titre à l’entrée d’évaporateur en fonction de la
température d’entrée d’air pour un débit de ̇ .......................................52
Figure III.18 : Variation de la pression d’évaporation en fonction de la température
d’entrée d’air pour un débit de ̇ ...........................................................52
Liste des tableaux

Tableau (I.1): Exemple de désignation des cors purs R1-R22-R134a ..…...………..……..9

Tableau (I.2): Valeurs du PAO de quelques fluides frigorigènes ..…….…………..…….12

Tableau (I.3): Valeurs de GWP100 de quelques fluides frigorigènes ....………..…...…..14

Tableau (I.4): Caractéristiques de quelques réfrigérants .……………...……………..….16

Tableau (I.5): Caractéristiques physique du .…………….…….……………..…….17

Tableau (II.1) : caractéristiques géométriques et thermiques de l’évaporateur .................38


Notations Principales

Notations principales

Symbole Désignation Unité

Cp Chaleur massique à pression constante [J ∙ kg -1. K-1]

C Débit capacitif [J ∙ K-1 ∙ s-1]

D, d Diamètre. [m]

E Efficacité. [-]

G Vitesse massique. [kg∙ m-2 ∙ s-1]

H Enthalpie massique. [J ∙ kg -1]

L Longueur. [m]

Lf Chaleur latente. [J ∙ kg-1]

Débit massique. [kg ∙ s-1]

Nu Nombre du Nusselt. [-]

P Pression [bar]

Pt Pas entre les tubes [mm]

Pr Nombre de prandtl. [-]

Puissance thermique [W]

Re Nombre du Reynolds. [-]

Rth Résistance thermique par conduction à travers l’épaisseur [K ∙ W-1]


d’un tube.
S Surface de passage. [m2]

T Température. [K]

x Titre en vapeur. [-]

z Nombre des tubes. [-]

α Coefficient de transfert thermique par convection. [W ∙ m-2 ∙ K1]

λ Conductivité thermique. [W ∙ m-1 ∙ K1]

μ Viscosité dynamique. [kg ∙ m-1 ∙ s-1]

UMMTO/FGC/DGM
Notations Principales

ρ Masse volumique. [kg ∙ m-3]

ν Viscosité cinématique [m2 . s-1]

GWP Globale warming potentiale [-]

ODP Ozone déplétion potential. [-]

k Coefficient polytropique [-]

Rendement volumètrique . [-]

δ Taux de compression [-]

Indices Signification

amb ambiance

C Relatif à la zone de condensation, chaud.

D Relatif à la zone désurchauffe.

e Relatif à l’entrée, eau, extérieur.

f Relatif au fluide frigorigène, froid.

s Relatif à la sortie, zone de sous-refroidissement.

i Relatif à intérieur.

l Relatif à la phase liquide.

v Relatif à la phase vapeur.

min Relatif au minimal.

max Relatif au maximal.

tub Relatif à tube.

is Relatif à isentropique.

det Relatif au détendeur.

P Relatif à la paroi.

UMMTO/FGC/DGM
Notations Principales

cal Relatif à la calandre.

Relatif au fluide frigorigène.

1 Relatif entrée de compresseur.

2 Relatif au refoulement du compresseur.

UMMTO/FGC/DGM
Introduction
générale
Introduction générale

Introduction générale

La recherche de nouvelles substances chimiques et de nouveaux fluides frigorigènes


pour remplacer les fluides chlorés, principaux responsables de la destruction de la couche
d’ozone, va conduire à une révolution au sein des industries du froid.

Depuis la découverte des fluides frigorigènes, dits naturels, et l’utilisation de par


TWINING. A en 1950, une intense activité de recherche s’est développée autour de ses
propriétés thermodynamiques remarquables. Il constitue ainsi un élément moteur dans les
installations frigorifiques.

En raison de ses excellentes propriétés environnementales, effet de serre négligeable


(GWP=1) et inactif sur la couche d’ozone (ODP nul), surtout quand il est utilisé dans des
circuits fermés, le , non inflammable et non toxique, apparait comme meilleure alternative
proposée par le professeur LORENTZEN pour remplacer les chlorofluorocarbures contenu
dans les circuits frigorifiques actuels.

Cependant, l’un des inconvénients majeurs présenté par ce fluide réside dans sa faible
température critique ( ) qui conduit à des cycles dits transcritiqes qui nécessite
une forte pression de refoulement ( ).

Le présent travail porte sur des simulations numériques d’une machine frigorifique
air/eau fonctionnant au en mode subcritique et en régime permanent. Le premier
chapitre est un aperçu sur les machines frigorifiques et les fluides frigorigènes. Les différents
éléments d’une machine frigorifique ayant déjà fait l’objet de travaux antérieurs [1,2], on
propose un modèle qui couple l’ensemble de ces composants et qui permet de simuler le
fonctionnement de cette machine en régime permanent. Les développements entrepris ont fait
l’objet du deuxième chapitre. L’étude de l’influence de différents paramètres a fait l’objet du
troisième chapitre. Nous terminerons notre travail par une conclusion générale.

UMMTO/FGC/DGM Page 1
Chapitre I

Généralités sur les


machines
frigorifiques
Chapitre I Généralités sur les machines frigorifiques

1. Introduction
Fournir du froid à un corps ou à un milieu, c'est lui extraire de la chaleur, ce qui se traduit
par un abaissement de sa température et aussi, bien souvent, par des changements d'états :
condensation, solidification, etc. Pour cela, des machines thermodynamiques comme, les
climatiseurs, sont utilisées. Ces machines peuvent aussi être utilisées comme systèmes de
chauffage. Il s'agit alors de ce que l'on dénomme communément une pompe à chaleur dont les
principes de fonctionnement, et souvent la technologie, sont semblables à ceux des machines
frigorifiques [3].

2. Définition
Les machines frigorifiques sont des systèmes thermodynamiques qui permettent d'extraire
de la chaleur, aux milieux à refroidir, moyennant un apport énergétique. Elles sont constituées
de quatre composants essentiels à savoir, un compresseur, un condenseur, un détendeur et un
évaporateur.
Pour assurer un bon fonctionnement de ces machines, d’autres organes sont ajoutés, on
cite à titre d’exemple [4,5]:

Bouteille de liquide : C’est une bouteille accumulatrice, placée à la sortie du


condenseur, pour alimenter le détendeur en liquide frigorigène et l’accumulé lors des
variations de charge ou pendant l’arrêt de l’installation.

Echangeur intermédiaire : C’est un échangeur à tubes coaxiaux, il assure


simultanément la surchauffe de vapeur en amont du compresseur par la chaleur cédée du
sortant du condenseur, et par conséquent le sous refroidissement du liquide en
amont du détendeur.

Bouteille anti-coups de liquide : Le principe de fonctionnement est basé sur la


séparation des phases liquide et vapeur, pour protéger le compresseur contre les coups de
liquide à l’aspiration, elle permet aussi d’absorber les variations de la charge entre la basse et
la haute pression et, la vaporisation du liquide piégé qui sert à compenser les micro-fuites qui
peuvent exister dans le circuit.

Figure I.1 : Schéma descriptif d’une machine frigorifique [2]

UMMTO/FGC/DGM Page 2
Chapitre I Généralités sur les machines frigorifiques

3. Principe de fonctionnement d’une machine frigorifique


Le fluide frigorigène parcourant le circuit fermé effectue un cycle en quatre étapes. Lors
de celles-ci, le fluide frigorigène va changer d’état (liquide – vapeur), de pression et de
température. Ses étapes sont décrites comme suit [6] :

1iere étape : En parcourant l’évaporateur, le fluide frigorigène, à l’état liquide et à basse


température, capte l’énergie thermique de la source froide (l'air, l'eau ou le sol). De ce fait, la
température du fluide frigorigène augmente et il s’évapore. Ainsi, le fluide frigorigène sort de
l’évaporateur à l’état vapeur, à basse pression et à basse température.

2ieme étape : Venant de l’évaporateur, le fluide frigorigène est comprimé dans le


compresseur. La hausse de pression entraîne une hausse de température du fluide frigorigène.

3ieme étape : En passant dans le condenseur, le fluide frigorigène à l’état vapeur et à


haute température cède son énergie thermique à la source chaude (chauffage du bâtiment ou
de l’eau sanitaire). De ce fait, la température du fluide frigorigène diminue et il se condense.
Le fluide frigorigène sort donc du condenseur à l’état liquide.

4ieme étape : Lorsque le fluide frigorigène traverse le détendeur, qui permet de régler le
débit de fluide frigorigène parcourant le circuit, sa pression diminue. Cette chute de pression
est accompagnée d’une baisse importante de sa température. Le fluide frigorigène est à
nouveau à l’état liquide et à basse température, et le cycle peut recommencer (étape 1). Le
détendeur.

En général, le cycle frigorifique réel se compose des changements d’état suivants:

1 – 2: compression polytropique sur la pression de condensation


(pour comparaison : 1 – 2’ compression isentropique).

2 – 2’’ : refroidissement isobarique, le refroidissement de la vapeur surchauffée.

2’’ – 3’ : condensation isobarique.

3’ – 3 : refroidissement isobarique, sur-refroidissement du liquide.

3 – 4 : expansion isenthalpique sur la pression de l’évaporation.

4 – 1’ : évaporation isobarique.

1’ – 1 : réchauffement isobarique, surchauffe de la vapeur.

Le cycle thermodynamique simplifié est montré à la Figure 2

UMMTO/FGC/DGM Page 3
Chapitre I Généralités sur les machines frigorifiques

Figure I.2 Le cycle frigorifique dans le diagramme (log p, h)

4. Performance d’une machine frigorifique


La performance d’un système est définie par le rapport de la puissance utile produite
par la machine sous forme de chaleur prise ou rejetée par le réfrigérant sur la puissance
absorbée par la compression sous forme de travail mécanique ou énergie électrique.
Dans le cas des machines frigorifiques, la performance est évaluée par le COP
«coefficient de performance», ce coefficient est défini comme étant le rapport entre la
quantité de chaleur absorbée par l’évaporateur sur l’énergie électrique absorbée par le
compresseur.
(I-1)

• Le premier principe de la thermodynamique permet d’écrire pour une machine frigorifique


fonctionnant selon un cycle réversible et dont les températures des deux sources sont
constantes :

(I-2)

D’où:

(I-3)

Ce qui conduit à :

(I-4)

• Le second principe de la thermodynamique permet d’écrire pour ce même système :

(I-5)

Avec :

Tc : La température de la source chaude.

UMMTO/FGC/DGM Page 4
Chapitre I Généralités sur les machines frigorifiques

Tf : La température de la source froide.

A partir des relations (I-4) et (I-5) l’expression de COP devient :

(I-6)

En raison des écarts de température nécessaires aux transferts de chaleur dans les
échangeurs, des pertes de charges dans tous le circuit, de la compression qui n’est pas
isentropique ainsi que la détente isenthalpique, le coefficient de performance réel reste
inférieur à la valeur théorique.

5. Fluides frigorigènes
Un fluide frigorigène est une substance, ou un mélange de substances, qui évolue dans le
circuit d’une machine frigorifique et qui, grâce au phénomène endothermique, consistant en
un changement d’état faisant passer la substance de l’état liquide à l’état vapeur dans
l’évaporateur, permet de produire du froid retrait de chaleur. Celle-ci étant évacuée hors la
machine par un phénomène exothermique consistant en un changement d’état inverse du
précédent, c’est-à-dire faisant passer la substance de l’état gazeux à l’état liquide dans le
condenseur [7].

5.1. Critères de choix d’un fluide frigorigène :

Parmi le grand nombre de fluide frigorigène existant aujourd’hui, il est évident de


concevoir qu’un frigorigène idéal n’existe pas. En effet, devant la diversité des besoins et
exigences du domaine d’application, un fluide frigorigène qui conviendrait parfaitement à une
condition d’exploitation pourrait ne pas convenir à une autre. Compte tenu de cela, il est
cependant nécessaire d’établir des critères principaux qui permettraient de caractériser et
choisir un fluide frigorigène pour une application donnée.

Afin de réaliser un choix rationnel d’un fluide frigorigène, quatre critères majeurs et
essentiels ont été établis, à savoir :

Le critère thermodynamique (obtention de rendement optimal, température d’évaporation et


de condensation comprises entre le point triple et le point triple.)

Le critère de sécurité (toxicité, inflammabilité) et d’environnement.

Le critère physico-chimique (action sur le milieu à refroidir, les matériaux constitutifs de la


machine et les huiles de graissage).

Les critères économiques.

D’une manière générale les fluides frigorigènes utilisés doivent satisfaire aux critères
suivants :

UMMTO/FGC/DGM Page 5
Chapitre I Généralités sur les machines frigorifiques

5.1.1. Critères thermodynamiques

Parmi les critères thermodynamiques à prendre en considération, on peut retenir entre


autre, la température d’ébullition, la température critique, la chaleur latente de vaporisation,
le taux de compression, l’efficacité des échanges thermiques, l’efficacité frigorifique et la
capacité thermique volumique.

 Température d’ébullition

Le fluide frigorigène doit avoir une température de vaporisation sous la pression


atmosphérique suffisamment basse afin de soutirer la chaleur à une pression légèrement
supérieure à la pression atmosphérique et ainsi éviter la pénétration des contaminants
préjudiciables à la fiabilité des circuits frigorifiques [8].

 Chaleur latente de vaporisation

Le fluide frigorigène doit présenter une chaleur latente élevée dans le domaine des
températures de fonctionnement, et ce en vue de la réduction du débit dans l’installation et de
l’obtention d’un coefficient d’un transfert thermique élevé [9].

 Température critique

La température critique doit être largement supérieure à celle de condensation. A


mesure qu’elle s’approche du point critique, la chaleur latente diminue [10].

 Taux de compression

Le taux de compression, rapport entre les pressions de refoulement et d’aspiration doit


être aussi réduit que possible.

 Efficacité des échanges thermiques

Les coefficients de convection des fluides frigorigènes qui se condensent ou se


vaporisent varient notablement d’un fluide frigorigène à un autre. Cela a donc une influence
directe sur les surfaces des échangeurs donc sur leur prix.

 Efficacité frigorifique

Il est avantageux d’avoir une efficacité frigorifique aussi élevée que possible, ce qui
permet de maximiser le rendement énergétique. Ce dernier ne dépend que du fluide et des
températures des sources.

 Capacité thermique volumique élevée

Elle est définie comme étant la quantité de frigories produite par unité de volume des
fluides aspirés par le compresseur. L’augmentation de cette quantité entraine la réduction du
débit de volume aspiré par le compresseur pour produire une puissance frigorifique donnée,
ainsi que les dimensions du compresseur et les échangeurs de chaleur est donc sur le prix de
l’installation.

UMMTO/FGC/DGM Page 6
Chapitre I Généralités sur les machines frigorifiques

5.1.2. Critère de sécurité et d’environnement

Le critère de sécurité englobe la sécurité du personnel ou de l’usager. Ce critère est


choisi en fonction du danger posé par les caractéristiques physico-chimiques du fluide
frigorigène. Cela concerne :

L’inflammabilité, l’explosibilité, la toxicité, la neutralité et la compatibilité vis-à-vis de tout


ce qui entre en contact avec le frigorigène et la pollution de l’environnement.

En cas de fausse manœuvre ou d’incident fonctionnel tel qu’une fuite accidentelle, le


fluide frigorigène devrait être : ininflammable, non explosif en mélange avec l’air ambiant,
quel que soit sa concentration, neutre et compatible vis-à-vis de l’environnement, en
particulier la machine frigorifique.

5-1-3. Critère physico-chimique

Le Critère physico-chimique concerne essentiellement la nature de la machine et son


interaction avec le frigorigène.

Les aspects pris en compte sont :

 La stabilité chimique qui dépend des conditions d’exploitation de la machine :


température de fonctionnement (refoulement du compresseur), compatibilité avec
différents matériaux (métaux, plastique…etc.).
 La compatibilité avec l’huile de lubrification au niveau de la miscibilité et de la
réaction chimique.
 L’hygroscopie ou l’affinité du frigorigène pour la vapeur d’eau. Les composés
hydratés dérivés de la désintégration d’un fluide frigorigène peuvent exister sous
forme de glace (solide) à basse température dans le circuit basse pression. Ces
hydrates peuvent boucher la section de passage d’un organe de détente et provoquer
ainsi des pannes et des dysfonctionnements.
 La facilité de détection et la susceptibilité à la fuite du frigorigène : au vu du
cout du frigorigène et de l’inconvénient lié à la pollution atmosphérique, il est
important que le circuit frigorigène soit le plus étanche possible à la fuite vers
l’extérieur et doit être facile à détecter en cas de fuites accidentelles.

5.1.4. Critère économique


Avant tout, c’est le critère économique qui pèse plus lourd sur l’ensemble des critères
de choix d’un frigorigène.
Suivant le critère économique, les aspects considérés sont :
 Le cout, bien entendu un prix de revient faible et compétitif.
 La disponibilité et l’approvisionnement facile.
 Le transport aisé et un système de stockage simple.

UMMTO/FGC/DGM Page 7
Chapitre I Généralités sur les machines frigorifiques

5.2. Classification
Les fluides frigorigènes obéissent à une classification qui permet désignation précise
de chaque fluide. Cette classification est effectuée sur la base de critère différent suivant la
famille ou la sous famille de fluides considérés [11].

Les fluides frigorigènes sont divisés en deux grandes familles que sont :

Les composés inorganiques


Les composés organiques

5.2.1. Composés inorganique


Les fluides de cette famille sont ceux de la série700, comme par exemple :

 L’ammoniac (NH3) :R717


 L’eau ( ) : R718
 L’anhydride de carbone ( ) :R744

Où :

 R est le sigle du terme réfrigérant


 Le 7 des centaines désigne la série 700
 Les deux derniers chiffres désignent la masse molaire (M) du corps considéré, ce
qui donne ainsi pour le dioxyde de carbone ( ) R744

5.2.2. Composés organiques


Les composés organiques sont des dérivés halogénés du méthane (CH4) et de l’éthane
(C2H6).Ils se divisent en trois sous familles : les corps purs, les mélanges de corps purs et les
hydrocarbures.

[Link]. Corps purs


Les corps purs se regroupent en trois sous-groupes suivant leur composition
chimiques :Les CFC (chlorofluorocarbone) dont lesquels les molécules des CFC sont
complètement halogénées comme par exemple le R12, les HCFC (hydrochlorofluorocabone)
dans les molécules contiennent du chlore non complètement halogéné : autrement dit
certains atomes de chlore ont été remplacés par des atomes d’hydrogène comme par exemple
le R22 et les HFC (hydrofluorocarbone) dont les molécules ne contiennent aucun atome de
chlore, le R134a par exemple.

Ces corps sont désignés par la lettre R suivie de trois chiffres, principe Redu, dans
laquelle le chiffre des centaines « c » représente le nombre d’atomes de carbone moins 1, le
chiffre des dizaines « d » représente le nombre d’atomes d’hydrogène plus 1 et le chiffre des
unités « u » représente le nombre d’atomes de fluor.

La valence de carbone étant de 4, la molécule sera complétée par des atomes de chlore
si nécessaire.

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Chapitre I Généralités sur les machines frigorifiques

Les lettre minuscule en fin de numérotation désigne asymétrie plus (b) ou moins (a) de
la molécule.

Le tableau (I.1) est une illustration de la désignation des corps purs.

Désignation Chiffre des Chiffre des Chiffre des Nombre Formule


unités dizaines centaines d’atomes de chimique
chlore
R12 2 1 0 2 Chlores CCl2F2
2 fluors 0 hydrogène 1 carbone
R22 2 2 0 1 Chlore CHClF2
2 fluors 1 hydrogène 1 carbone
R134a 4 3 1 0 Chlore CH2FCF3
4 fluors 2 hydrogènes 2 carbones

Tableau (I.1) : Exemple de désignation des corps purs R12-R22-R134a.

A partir de la formule chimique des fluides frigorigènes ci-dessus, les dénominations


de ces fluides sont les suivantes :

 Le dichlorodifluorométhane (CCl2F2) pour le R12.


 Le monochlorodifluorométhane (CHClF2) pour le R22.
 Le tétrafluoroéthane (CH2FCF3) pour le R134a.

La caractéristique des corps purs est qu’ils condensent et s’évaporent à température et


pression constante.

[Link]. Mélanges
Les mélanges de corps purs se regroupent en deux groupes : les mélangés
azéotropiques et les mélanges zéotropiques.

a) Mélanges azéotropiques
Les mélanges azéotropiques sont les fluides frigorigènes de la série 500. Les deux
derniers chiffres indiquent le numéro d’ordre d’apparition sur le marché du fluide considéré.
Ces mélanges se comportent comme des corps purs.

Exemple :
R502 (mélange de 48.8% de R22et de 51.2%de R115)

b) Mélanges zéotropiques
Les mélangés zéotropiques sont les fluides frigorigènes de la série [Link] deux
dernier chiffres indiquent le numéro d’ordre d’apparition du fluide considéré.
Dans le cas de mélange de corps purs indiques mais dans des propositions différentes
(isotropes), on associe une lettre majuscule (A, B, C) en fin de la numérotation dans l’ordre
chronologique d’apparition.

UMMTO/FGC/DGM Page 9
Chapitre I Généralités sur les machines frigorifiques

Ces mélanges se vaporisent et se condensent, non pas à une température constante,


mais sur une plage de températures (glissements dans les zones de changement d’état).

Exemples : R407A, R407B, R407C

R407A (mélange de 20% de R32, de 40% de R125 et de 40% de R134a)

R407B (mélange de 10% de R32, de 25% de R125 de de 52% de R134a)

R407C (mélange de 23% de R32, de 25% de R125 et de 52% de R134a)

Remarque

Parmi ces mélanges, certains ont un intervalle de distillation faible (<3°C), ils se
comportent donc presque comme les mélanges azéotropiques, ils sont appelés
pseudo-azéotropiques.

[Link]. Hydrocarbures
Les fluides frigorigènes de type hydrocarbure proviennent essentiellement du
raffinage du pétrole mais également des dégazolinages (récupération des hydrocarbures
liquides) du gaz naturel. Ce sont essentiellement le R600 (butane), (isobutane) et le R290
(propane) qui sont utilisé certainement aux autres fluides frigorigènes, les hydrocarbures sont
hautement inflammables.

Remarque
Dans certaine classification, les fluides frigorigènes du type HC (hydrocarbures) sont
regroupés avec ceux de la série 700 comme l’ammoniac (R717) ou le dioxyde de carbone
(R744) sous la famille des fluides dits « de synthèses ».

5.3. Désignation des fluides frigorigènes


La désignation des fluides frigorigènes est régie par des règles précises permet ainsi,
dans la plupart des cas, de déduire la nature et même la formule chimique du fluide. Ils sont
désignés par la lettre R suivie de trois chiffres [12], noté où :

x : Représente le nombre d’atomes de carbone moins 1

y : Représente le nombre d’atomes de d’hydrogène plus 1

z : Représente le nombre d’atomes de fluor

Le nombre d’atomes de chlore peut être obtenu en soustrayant le nombre d’atomes


pouvant être connectés à l’atome de carbone :

-4 pour les dérivés du méthane (CH4)

-6 pour les dérivés du l’éthane(C2H4)

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Chapitre I Généralités sur les machines frigorifiques

Lorsqu’il y a la présence du brome, on fait suivre le numéro du fluide de la lettre B, et


s’il y a une symétrie d’importante croissance, il est repéré par l’adjonction des lettres à, puis
b, puis c au numéro, c’est le cas par exemple du R134a.

5.4. Impacts environnementaux


L’ors qu’ils apparurent vers les années 1930, les fluides frigorigènes de la catégorie
des CFC furent considérés comme des substances ne présentant que des avantages. Mais vers
les années 1980, des savants commencèrent à se préoccuper de leurs effets sur
l’environnement puis à faire part de leur inquiétude à propos de deux points bien précis :
l’augmentation de l’effet de serre et la dégradation possible de la couche d’ozone.

5.4.1. Couche d’ozone

[Link]. Définitions
L’ozone est une molécule triatomique ( ), aux propriétés fortement oxydantes
formé par la réaction de la recombinaison d’un atome d’oxygène et d’une molécule
d’oxygène.

C’est un gaz instable et il est particulièrement vulnérable aux attaques des composés
naturels contenant de l’hydrogène, de l’azote et du chlore.

La couche atmosphérique la plus éloignée de la terre est la stratosphère située entre 15


et 50 Km d’altitude. Cette stratosphère contient de l’ozone qui forme un bouclier d’une
extrême minceur (figure I.3) mais d’une remarquable efficacité, car il parvient à filtrer la
quasi-totalité de tous les rayons ultra-violets nuisibles du soleil, réalisant ainsi un écran
protecteur efficace à la vie sur terre.

Figure I.3 : Couche d’ozone.

Le rayonnement ultraviolet est une forme d’énergie électromagnétique classée selon la


longueur d’onde en trois catégories, mesurées en nanomètre :

 UVA, entre 320 et 400 nm


 UVB, entre 280 et 320 nm
 UVC, entre 200 et 280 nm

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Chapitre I Généralités sur les machines frigorifiques

D’une façon générale, plus la longueur d’onde est courte, plus le rayonnement UV peut
être préjudiciable biologiquement s’il atteint la terre en quantité suffisante.

La formation et la destruction de la couche d’ozone est un processus cyclique et naturel


suivant les réactions suivantes :

UV+O3 O2+O (Destruction de la couche d’ozone)


O2 +O O3 (Formation ozone)
Où UV désigne les rayons ultraviolets.

Cependant cet équilibre est rompu par l’effet néfaste de certains frigorigènes qui,
rejetés dans l’atmosphère (molécules contenant du chlore) vont détruire les molécules d’ozone
et par conséquent endommager la couche d’ozone avec comme conséquence une
augmentation des rayons de UVB arrivant sur terre.

En effet, les molécules de certains fluides (principalement les CFC et dans une
moindre mesure les HCFC) subissent une dissociation photolytique sous l’action du
rayonnement ultraviolet et libèrent les atomes de chlore qui vont régir avec l’ozone pour
former de l’oxyde de chlore CIO et de l’oxygène moléculaire O2 et détruisent de cette manière
la couche d’ozone suivant une réaction en chaine.

Exemples : Cas du CFC R12 (CF2CI2)

UV + CF2CI2 CI + CF2 CI +O (Libération des atomes de chlore du CF2CI2)


CI + O3 CIO + O2 (Réaction du chlore libéré avec l’ozone : destruction
de l’ozone)
CIO + O CI + O2 (Réaction du CIO avec O et libération d’un atome de chlore
à nouveau).

[Link]. Potentiel de destruction de la couche d’ozone d’un fluide frigorigène


(ODP) :
C’est pour caractériser la capacité de destruction de la couche d’ozone par les fluides
frigorigènes qu’a été défini le potentiel d’Action sur la couche d’Ozone (PAO), en anglais
connu sous le nom d’Ozone Déplétion potentiel (ODP) dont la valeur est égale à 1 pour le
R11, pris comme valeur de référence. Ce fluide (R11) étant considéré comme celui ayant
l’effet le plus destructeur sur la couche d’ozone.
Le tableau (I.2) donne le PAO de quelques fluides frigorigènes [8].

Fluide R11 R22 R134a R744 R717 R507 R404A R600


frigorigène
Famille CFC HCFC HFC Inorganique Azéotropique zéotropique Hydrocarbure

Le PAO 1 0,05 0 0 0 0 0 0

Tableau (I.2) : Valeurs du PAO de quelques fluides frigorigènes.

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Chapitre I Généralités sur les machines frigorifiques

[Link]. Conséquences
La destruction progressive de la couche d’ozone va probablement aggraver les effets
de l’exposition aux UV sur la santé, car l’ozone stratosphérique absorbe de manière
particulièrement efficace le rayonnement UV. Au fur et à mesure que cette couche d’ozone
s’amincit, le filtre protecteur que constitue l’atmosphère perd progressivement de son
efficacité.

En conséquence, l’homme et l’environnement seront donc exposés à une plus forte


intensité de rayonnements UV, et surtout les UVB qui ont les répercussions les plus
importantes sur la santé de l’homme, sur les animaux les organismes marins et les végétaux
[8].

5.4.2. Effet de serre

[Link]..Définition
L’effet de serre résulte du piégeage par certains gaz de l’atmosphère de rayonnement
infrarouge émis par le sol. Ce phénomène permet de maintenir à la surface de la terre une
température moyenne autorisant la vie. Si l’effet de serre n’existait pas, la température
moyenne à la surface de la terre serait inferieure d’environ 20 K à ce qu’elle est actuellement ;
autant dire que notre planète serait invivable.

Le piégeage du rayonnement infrarouge s’effectue naturellement grâce à la vapeur


d’eau contenue dans l’air et grâce aux nuages Or, autres gaz que l’activité humaine produit
participe à ce piégeage, en particulier l’anhydride de carbone et les fluides frigorigènes du
type CFC. Le rayonnement terrestre IR étant sur piégé par le et les CFC (entre autres), la
température moyenne à la surface de la terre va donc s’élever anormalement produisant un
effet de serre artificiel se surajoutant à l’effet de serre naturel (Figure I.4).

Figure I.4 : Phénomène de l’effet de serre

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Chapitre I Généralités sur les machines frigorifiques

[Link]. Pourvoir de réchauffement du globe d’un fluide frigorigène (GWP)

Pour caractériser l’effet des fluides frigorigènes sur le réchauffement de la planète, il a


été défini le potentiel d’action sur l’effet de serre (PAES), communément désigné par le sigle
GWP (Globale warming potential) qui est un index qui compare l’effet de réchauffement
des déférant gaz au fil du temps par rapport à des émissions équivalentes de (exprimé en
masse).
Etant donné la durée de vie du qui est de l’ordre de 500 ans, il est défini plusieurs
GWP en fonction de la durée d’intégration en années (10, 20, 50, 100, 200,500) mais en
pratique il est adopté le GWP pour une durée de 100 ans (GWP100), par conséquent le GWP100
du est de 1.

Le tableau (I.3) donne le GWP100 de quelques fluides frigorigènes [8].

Fluide R 11 R 22 R134a R744 R717 R507 R404A R600


frigorigène
Famille CFC HCFC HFC Azéotropique Zéotropique Hydrocarbure
Informatique
Le 3500 1500 1200 1 <1 3330 3260 3
GWP100

Tableau (I.3) : Valeurs de GWP100 de quelques fluides frigorigènes.

[Link]. Conséquences
Dans son rapport de décembre 1995. Le GIFC (Groupe Intergouvernemental
d’experts sur l’Evolution du climat) présente plusieurs scenario déterminant les émissions de
gaz à effet de serre el les changement climatique consécutifs en se fondant sur différentes
hypothèses : croissance démographique, croissance économiques, utilisations des serres ,
changements technologique , disponibilité en énergie .

Les scénarios envisagés prévoient pour la fin du 21eme siècle [10] :

 une augmentation de la température moyenne entre 2,5 et 3,5 ° C


 une montée du niveau de la mère entre 50 et 95 cm
 une concentration en dans l’atmosphère correspond à une croissance
des émissions de qui passerait de 7 milliards de tonne en 1990 à
18 milliards de tonnes en 2100.

Les conséquences possible des changements du climat portent sur plusieurs domaine
de l’activité humaine tels que : l’agriculture et la production de nourriture, la santé et la
disparition de certains territoires.

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Chapitre I Généralités sur les machines frigorifiques

5.5. Protection de l’environnement


Les inquiétudes des scientifiques relatives aux effets de CFC sur l’environnement et à
un degré moindre les HCFC ont conduit les pouvoirs publics de nombreux pays à apprendre
des mesures restrictives concernant l’utilisation et la production des fluides frigorigènes
polluant.
L’industrie de froid et aujourd’hui touchée de plein fouet par les directives
consécutives au protocole de Montréal (1987) et aux accords de Kyoto (1997) sur
l’utilisation des fluides frigorigènes.

En effet, l’utilisation des CFC est interdite et celle des HCFC est soumise à une
réglementation de plus en plus sévère du fait de leur contribution diminution de la couche
d’ozone. Les fluides du type HFC sont eux aussi incriminés du fait de leur contribution à
l’effet de serre et doivent être utilisés avec parcimonie. C’est dans ce contexte général que
ce développent des recherches de solutions alternative (les fluides de remplacement). Une
alternative à ces frigorigènes condamnés est l’utilisation des fluides tel que le butane,
l’isobutane, le propane ou encore l’ammoniac.
Malgré une efficacité énergétique intéressante reconnue, ces fluides ont des limites en termes
de sécurité de manipulation. D’autres recherches s’orientent vers le développement de
nouveaux fluides possédant une efficacité énergétique intéressante tout on restant neutres vis-
à-vis de l’environnement tels que le dioxyde de carbone ( ).

5.6. Caractéristiques et évolution des fluides frigorigènes


Le choix du fluide frigorigène est un critère déterminant pour une machine frigorifique
ou une pompe à chaleur. Ce choix a une influence sur les performances, les couts de
conception de fabrication et de maintenance. Chaque famille de fluide est soumise à sa propre
réglementation concernant les risques envers les personnes de l’environnement. L’état actuel
et la possibilité d’évolution de la réglementation sont des paramètres à prendre en compte
dans le choix d’un fluide frigorigène. Il existe aujourd’hui plusieurs familles de réfrigérants :
les CFC et les HCFC et HFC que l’on peut regrouper dans la catégorie des gaz fluorés, les
hydrocarbures et les fluides naturels.

 Gaz fluorés
En Europe, le règlement (CE) N° 2037/2000, les CFC (comme le R12) et les HCFC
(comme le R22), gaz chlorés qui ont impact sur la couche d’ozone, doivent progressivement
être éliminés d’ici 2015. Depuis l’annonce de cette élimination, les HFC (comme le R134a)
sont devenus les réfrigérants les plus utilisés dans les systèmes neufs de climatisation.
Cependant, ces substances sont classées dans la catégorie des gaz à effet de serre dans le
protocole de Kyoto (1997). Ces gaz participent au réchauffement climatique et sont soumis à
la directive européenne sur les gaz fluorés qui risquent à terme d’interdire leur usage. Une
partie de la recherche tente de développer des gaz fluorés offrant de faibles GWP (Global
Warming Potential) mais la tendance mondiale est à l’étude approfondie des fluides naturels
tel que les hydrocarbures, l’ammoniac ou le dioxyde de carbone qui, utilisé en tant que
réfrigérant, ont une incidence nulle si non marginale sur le réchauffement climatique.

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Chapitre I Généralités sur les machines frigorifiques

 Hydrocarbures et l’ammoniac
Les hydrocarbures sont des fluides tout à fait intéressant en tant que frigorigènes.
Cependant, leurs caractères inflammables impliquent une réglementation stricte. L’ammoniac
d’excellentes performances en cycle frigorifique mais à la particularité d’être toxique. Ceci
implique également une réglementation stricte quant à son utilisation dans les secteurs
résidentiels ou commerciaux.

 Dioxyde de carbone
Selon Gustav Lorentzen, auteur en 1994 de « revival of carbone dioxyde as a
réfrigérant », le dioxyde de carbone est le réfrigérant le plus apte à remplacer durablement les
HFC. Le , comme fluide de travail, a un impact négligeable sur l’environnement, non
toxique et non inflammable.

En effet d’une part, il possède des propriétés thermodynamiques et thermo-physiques


remarquables, d’autres parts la molécule du étant l’unité de référence en matière de
réchauffement climatique avec un GWP100 de 1, contre 1300 comme le R134a et 3260 pour le
R404A par exemple, le est un fluide frigorigène garantissant la pérennité des installations
et son utilisation s’inscrit directement dans une politique de développement durable.

Le tableau (I.4) indique les caractéristiques de quelques fluides frigorigènes [11].

Réfrigérants R12 R22 R134a NH3 R717 C3H8 R290 CO2 R744
les plus utilisés
Famille CFC HCFC HFC Fluide HC Fluide
inorganique inorganique
Substance Non Non Non Oui Oui Oui
naturelle
Masse molaire 120,92 86,48 102,03 17,03 44,10 44,01
(g /mol)
Capacité 2740 4344 2860 4360 3870 22600
volumique de
réfrigération à
0°C (KJ/m3)
ODP 1 0,05 0 0 0 0
GWP 7100 1500 1200 0 0 1
(100 ans)
inflammabilitéNon Non Non Faiblement Inflammab Non
inflammabl inflammab inflammabl inflammabl le inflammable
e le e e
Toxicité Faible Faible Faible Haute Faible Faible
Estimation du 1 1 3-5 0,2 0,1 0,1
prix relatif

Tableau (I.4) : Caractéristiques de quelques réfrigérants.

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Chapitre I Généralités sur les machines frigorifiques

6. CO2 comme fluide frigorigène

6.1. Définition
Le dioxyde de carbone (appelé parfois, de façon impropre « gaz carbonique ») est un
corps chimique composé d'un atome de carbone et de deux atomes d'oxygène et dont la
formule brute est : . Dans les conditions normales de température et de pression, le
dioxyde de carbone est un gaz incolore, inodore et à la saveur piquante communément
appelée gaz carbonique ou encore anhydride carbonique [3].
Caractéristiques physiques :

- Formule chimique :
- Masse moléculaire : 44.01 g/mole
- Température critique : 31,1°C
- Pression critique : 7,4 MPa
- Point triple : -56,6°C et 416 KPa
- Chaleur latente de vaporisation (0°C): 234,5 kJ/kg
- Chaleur latente de vaporisation (-16.7° C): 276,8 kJ/kg
- Chaleur latente de vaporisation (-28.9°C): 301.7 kJ/kg
- Chaleur latente de fusion (à -56,6°C) : 199 kJ/kg

Le (R-744) est actuellement redécouvert comme fluide frigorigène. Il est déjà


utilisé entre 1881 et 1960 mais a été ensuite détrôné par les CFC, les HCFC et HFC.

La prise de conscience « environnementale » actuelle fait que le dioxyde de carbone


intéresse à nouveau le monde du génie frigorifique.

Le tableau (I.5) donne quelques caractéristiques physiques du :

Pression température
Point triple 5.18 bar -56.6 °C
Point critique 73.8 bar 31°C

Tableau (I.5) : Caractéristiques physique du

L’allure générale du diagramme enthalpique du est analogue à celui des autres


fluides. Il convient cependant de noter les faibles volumes massiques, les pressions élevées,
les grandes chaleurs latentes du changement d’état physique ainsi qu’une température critique
basse (31 °C).

La plupart des installations actuelles fonctionnant avec du comme fluide


frigorigène ont des cycles de fonctionnement en « sub-critique » ; ces machines doivent alors
fonctionner en cascade. Le fluide basse pression est le . Le fluide haute pression est
généralement le R-717 ou le R-404. Cet étage à compression peut être à compression
mono-étagée ou bi-étagée.

Les petites machines mono-étagées au fonctionnent en supercritique.

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Chapitre I Généralités sur les machines frigorifiques

6.2. Cycle transcritique du


Le est un réfrigérant naturel, ininflammable, a un ODP nul et GWP pratiquement
négligeable. Ses performances sont intéressantes en cycle transcritique (figure I.5),
s’évaporant dans la région sous-critique et rejetant la chaleur dans la région supercritique,
au-dessus du point critique (31°C, 73.8 bar).

Dans ce type de cycle, les pressions de fonctionnement sont très élevées. Lors du
transfert de chaleur dans le domaine supercritique, la pression se trouve au-dessus de sa valeur
critique (73.8 bars). Il n’y a donc pas de changement de phase. Le transfert de chaleur n’est
plus une condensation mais un refroidissement de gaz. Le « condenseur » d’une machine
frigorifique au transcritique est alors appelé « refroidissement de gaz » ou « gas cooler ».

Le cycle transcritique du se fait sur un circuit en boucle fermée, dans lequel le


réfrigérant traverse les principaux composant suivants : un évaporateur, un compresseur et un
détendeur en plus du refroidisseur de gaz.

Dans le domaine supercritique où les conditions de saturations n’existent pas, la


pression et la température ne sont pas liées, comme c’est le cas dans la zone bi-phasique où à
chaque pression correspond une température de saturation. Ainsi lorsque nous nous situons
au-dessus du point critique, la température du fluide va varier au cours du refroidissement et,
pour une pression donnée, le glissement de température va pouvoir atteindre plusieurs
dizaines de Kelvin.

Figure I.5 Cycle transcritique du sur le diagramme de Mollier.

6.3. Avantages et inconvénients du dioxyde de carbone

L’utilisation du comme gaz frigorifique se justifie du point de vue écologique, car


son impact sur la couche d'ozone est nul et son impact sur l'effet de serre est négligeable, en
outre il possède des caractéristiques thermodynamiques intéressantes. [13,14] :

UMMTO/FGC/DGM Page 18
Chapitre I Généralités sur les machines frigorifiques

 Taux de compression faible dû à la pression élevée de vapeur conduit à une


augmentation de rendement volumétrique du compresseur.
 Perte de charge limitée à cause de la faible valeur de la viscosité du .
 Ininflammable, non explosif et non toxique en faible concentration.
 Il est compatible avec les lubrifiants courants.
 Effet de serre faible (GWP=1) et pas d’action sur l’ozone.

Malgré tous ces avantages cités ci-dessus, le a tout de même des inconvénients [13,14]:

 Le principal inconvénient du en tant que fluide frigorigène c’est sa pression de


fonctionnement très élevée que celle des autres frigorigènes. Cette caractéristique
induit une puissance volumétrique beaucoup plus élevée, nécessitant des composants
plus petits et plus résistants, tout particulièrement des compresseurs spéciaux qui sont
plus chers.

 Les cycles frigorigènes mono étagés avec ce fluide sont moins efficaces qu’avec
d’autres frigorigènes, en raison de ce bas point critique. En effet, on constate une
diminution de la puissance et du COP de la machine avec l’augmentation de la
température du puits de chaleur (source chaude).

 La faible température critique 31°C, permet difficilement l’obtention des cycles de


réfrigération habituel, car au-dessus de cette température, le fluide ne se condense
pas, donc il faut le refroidir ce qui engendre un rendement faible.

7. Conclusion

Ce chapitre donne un aperçu sur les machines frigorifique et, aussi, un rappel sur
les fluides frigorigènes en portant une attention spéciale au .

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Chapitre II

Méthodes et
organigrammes de
calculs
Chapitre II Méthodes et organigrammes de calculs

1. Introduction
1.1. Définition

La machine frigorifique est un système thermodynamique qui permet d’extraire de la


chaleur au milieu à refroidir en dépensant de l’énergie mécanique. On parle alors d’un
transfert d’une source froide vers une source chaude [4].

Il existe plusieurs technologies des machines frigorifiques, les plus courantes sont
actuellement les machines frigorifiques à compression.

L’étude thermodynamique des différents éléments a fait l’objet de travaux antérieurs


[1,2]. Des modèles de calculs en étaient élaborés en langage FORTRAN. Ils font appel à une
base de données REFPROP qui fournit les paramètres d’état et thermo-physiques de multiples
fluides frigorigènes. Dans ce travail, il s’agit de coupler tous ces modèles afin de proposer un
programme de calcul d’une machine frigorifique.

Figure II.1 Schéma descriptif d’une machine frigorifique et cycle thermodynamique

2. Variables d’entrées du modèle de la machine frigorifique

Le schéma représenté sur la figure ci-dessous recense les différents éléments d’une
machine frigorifique avec toutes les notations associées aux sommets du cycle que le fluide
frigorigène effectue.

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Chapitre II Méthodes et organigrammes de calculs

Figure II.2 : Variables d’entrée et de sortie du modèle global

Les paramètres d’entrée du modèle principal sont :

- La température et le débit massique de l’eau , ̇ respectivement (source


chaude) ;
- La température de l'air (source froide) ;
- La température d’aspiration ;
- La pression d’aspiration .

Ces variables, modifiables, sont enregistrées dans un fichier pour être utilisées au cours
de l’exécution du programme.

Les paramètres de sortie du modèle principal sont :

- Les températures de sorties de l’eau , de l’air et celle de sortie


de condenseur ;
- Les températures d’évaporation , de condensation , de refoulement ;
- La pression de refoulement ;
- Les puissances cédée et reçue par le condenseur ̇ et l’évaporateur ̇
respectivement ;
- La puissance du compresseur ̇
- Le titre à la sortie du condenseur
- Le débit massique de ̇
- Le coefficient de performance .

L’intérêt de cette manipulation est de montrer l’influence des paramètres d’entrée


du modèle de la machine frigorifique sur celles de sortie.

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Chapitre II Méthodes et organigrammes de calculs

En premier lieu, on a fait varier le débit d’entrée d’eau (source chaude) de la valeur
̇ jusqu’à ̇ en fixant les températures d’entrée d’eau
à et celle d’entrée de l’air à (source froide).

En second lieu, on a fait varier la température d’entrée de l’eau de 10°C à 20°C pour
les deux débits de l’eau ̇ et ̇ en fixant la température d’entrée
de l’air à ,

Afin de voir l’influence de la température de source froide, on a fait varier la


température de l’air de 0 à 10 .

3. Etapes et méthodes de calcul

Afin de réaliser ce programme, celui-ci est basé sur deux tests de convergences, l’un sur
la pression d’aspiration et l’autre sur la température d’évaporation.

On fixe la pression de refoulement à une valeur de et on initialise la pression


d’évaporation (d’aspiration) à une valeur de :

(II.1).

Avec : pression d’aspiration à la première manœuvre.

[Link] le compresseur

Après avoir initialisé la pression d’aspiration, on utilise le fichier SETUP où se trouve le


et on fait appel à la subroutine SATP pour calculer la masse volumique du
correspondant à cette pression.

On a fait deux tests de convergence, le premier sur la pression d’aspiration et l’autre


sur la température , qui sont conditionnés respectivement par :

(II.2)

(II.3)

La température est calculée par la relation suivante après avoir calculé la


température .

Le modèle du compresseur permet de calculer, pour et :

La température, la pression et l’enthalpie à l’aspiration , et respectivement ;

La température et l’enthalpie ;

Le débit massique de ̇ ;

La puissance dissipée ̇ et la puissance électrique d’entrainement du compresseur ̇ .

UMMTO/FGC/DGM Page 22
Chapitre II Méthodes et organigrammes de calculs

[Link] le condenseur

Par la suite, on fait appel au sous-programme du condenseur pour calculer :

La température et l’enthalpie à la sortie du condenseur ;

La température de l’eau ;

La puissance échangée ̇ .

[Link] l’échangeur intermédiaire

Ensuite, on appelle au sous-programme de l’échangeur intermédiaire pour le calcul des


paramètres suivants :

La puissance échangée ̇ ;

La température et l’enthalpie à la sortie, coté haute pression ;

La surchauffe SURCH.

[Link] le détendeur

On utilise le fichier SETUP où se trouve le et on utilise la subroutine PHFL1 pour


calculer à l’entrée, pour la température , la masse volumique .

A la sortie, on utilise la subroutine SATP, pour une pression , pour calculer les
masses volumiques du liquide et de vapeur respectivement, et .
On calcule, en utilisant la subroutine ENTHAL, l’enthalpie massique liquide
et vapeur de

On calcule la chaleur latente de vaporisation comme suit : (II.4)


On calcule le titre à l’entrée de l’évaporateur par la relation : (II.5)

[Link] l’évaporateur

Le sous-programme de l’évaporateur permet de calculer la nouvelle pression , la


nouvelle température et le coefficient de performance COP de l’installation.

L’organigramme ci-dessous résume les différentes étapes suivies dans la résolution du


système d’équations de la machine frigorifique.

UMMTO/FGC/DGM Page 23
Chapitre II Méthodes et organigrammes de calculs

Début

Données relatives aux


éléments de la machine

Pour
Introduction de ,
et ̇

On utilise la subroutine SATP


Initialisation de pour calculer et la
subroutine ENTHAL pour le
calcul de et
En utilisant la subroutine
SATP on calcule

Calcule de

Non
| |<0.01 et
| |<0.01

On utilise la subroutine TPRHO


Oui pour calculer

et

Afficher les résultats

Calcul des paramètres du


compresseur

En utilisant la subroutine
PHFL1 pour calculer D

Figure II.3 Organigramme de fonctionnement de la machine frigorifique

UMMTO/FGC/DGM Page 24
Chapitre II Méthodes et organigrammes de calculs

4. Sous programmes des modèles élémentaires

Le programme principal du modèle de la machine frigorifique se divise en quatre sous


programmes correspondant à chaque élément de celle-ci.

[Link]èle du compresseur

Le compresseur utilisé est le compresseur à piston et le modèle exploité est celui


développé par HABERSCHILL et validé expérimentalement par [Link] [15].

Ce compresseur a une cylindrée de 29,5 qui tourne à une vitesse de N=1500 tr/min.

4.1.1. Etapes et méthodes de calcul

Les étapes à suivre pour déterminer les paramètres de sortie de ce modèle sont les suivantes :

Après la détermination des caractéristiques du compresseur, on a fait nos calculs comme suit :

Etape 1

On utilise le fichier SETUP où se trouve le .

On utilise la subroutine TPRHO pour calculer, La masse volumique et la subroutine


ENTHAL pour calculer avec l’hypothèse que le est sous vapeur saturée. Avec

(II.6)

Etape 2

On calcule le taux de compression, supposée polytropique, avec la relation :

(II.7)

Etape 3

On calcule le taux du volume mort effectif par l’équation :

(II.8)

Où les constantes c et m sont déterminées expérimentalement et égales respectivement


et [15].

Etape 4

On calcule le coefficient polytropique de compression, en utilisant la relation suivante :

(II.9)

Les constantes a, b et n sont déduites des expériences, égales respectivement


, et [15].

UMMTO/FGC/DGM Page 25
Chapitre II Méthodes et organigrammes de calculs

Etape 5

On calcule le volume massique du au refoulement qui est fonction du coefficient


polytropique de compression et donnée par :

(II.10)

Etape 6

On calcule le rendement volumétrique de compression en s’appuyant sur la relation :

(II.11)

Etape 7

On calcule la température de au refoulement . Afin d’évaluer cette température, on a


effectué un test de convergence sur les températures et qui est satisfait si seulement si

(II.12)
Avec : température initiale correspond à la pression .

température à l’entrée du détendeur.

On calcule la différence, à la température moyenne , entre les volumes massiques


à l’aspiration et de refoulement respectivement et après avoir évalué et par
la subroutine TPRHO avec : (II.13)

et : (II.14)

La première différence entre les volumes massique est : (II.15)

La deuxième différence entre les volumes massique est : (II.16)

On utilise la subroutine TPRHO pour calculer la masse volumique avec laquelle on calcule
le volume massique par la relation : (II.17)

On calcule la différence entre les volumes massiques : (II.18)

On pose la condition suivante : si on prend , si non, on prend .

On calcule qu’égale à .

Etape 8

On utilise la subroutine ENTHAL pour calculer l’enthalpie au refoulement .

Etape 9

On calcule le débit massique du fluide frigorigène par la relation suivante :

UMMTO/FGC/DGM Page 26
Chapitre II Méthodes et organigrammes de calculs

(II.19)

Où N : vitesse de rotation du compresseur (tr/mn).

: Cylindrée du compresseur (m3).

Etape 10

On calcule la chaleur dissipée par le compresseur avec la relation :

̇ ( ) (II.20)

Où température du milieu ambiant, et sont des constantes déduites des études


expérimentales leurs valeurs sont : et [15].

Etape 11

On a calculé la puissance électrique d’entrainement du compresseur comme suit :

̇ ̇ ̇ (II.21)

Où, la puissance du compresseurest : ̇ ̇ (II.22)

Les étapes sont résumées dans l’organigramme suivant [2] :

Figure II.4 Organigramme du compresseur

UMMTO/FGC/DGM Page 27
Chapitre II Méthodes et organigrammes de calculs

[Link]èle du condenseur

Le condenseur utilisé est composé de deux échangeurs à tubes et calandres, montés


en série. Sachant que le circule dans les tubes traversant en un seul passage la calandre
dans laquelle circule l’eau à contre-courant.

Figure II.5 Le modèle du condenseur

Ce condenseur a des caractéristiques thermiques et géométriques suivantes :

- La longueur de chaque tube est de 1.2 m.


- Le nombre de tubes, est 19.
- Les diamètres intérieur et extérieur sont respectivement 4 et 6 mm.
- Le pas entre les tubes est 10 mm.
- La conductivité thermique égale à 14.6 W/m k.
Le condenseur assure en premier lieu la désurchauffe du fluide frigorigène vapeur, issu du
compresseur, suivie d’une condensation et enfin d’un sous-refroidissement [2].

FigureII.6 Zones de transfert thermique dans le condenseur .

Le condenseur se divise, selon le comportement du fluide frigorigène quand il le


traverse, en trois zones :
Zone de désurchauffe.

UMMTO/FGC/DGM Page 28
Chapitre II Méthodes et organigrammes de calculs

Zone de condensation.

Zone de sous-refroidissement.

Après avoir déclaré les caractéristiques relatives à ce condenseur, on procède de la


manière suivante

 Zone de désurchauffe 1

On fait nos calculs pour une température de sortie de l’eau, pour cette première itération, à
(17 °C).

On utilise la subroutine STUP où se trouve le fichier de

On calcule l’enthalpie à la température d’entrée de pour une température de la zone de la


désurchauffe égale à la température de à l’entrée de cette zone là où le est
sous forme de vapeur.

On utilise les subroutines TPRHO pour calculer la masse volumique et ENTHAL pour le
calcul de l’enthalpie .

On calcule l’enthalpie au point de saturation là où la température de la zone de désurchauffe


égale à la température de condensation et la pression est celle de condensation.

Avec l’utilisation des subroutines TPRHO, on calcule la masse volumique et ENTHAL on


calcule l’enthalpie au point de saturation .

On calcule le flux de chaleur cédé par le par la relation :

̇ (II.23)

 Côté de l’eau :

On utilise le fichier où se trouve l’eau et on calcule :

La température de sortie par la relation ̇


(II.24)

La température moyenne de l’eau par l’équation : (II.25)

Propriétés thermodynamiques de l’eau à et

On utilise la subroutine TPRHO pour calculer la masse volumique et la subroutine


TRNPRP pour calculer la viscosité et la conductivité thermique .

On calcule :
̇
Le nombre de Reynolds par la relation (II.26)

Le nombre de Prandtl par la relation (II.27)

UMMTO/FGC/DGM Page 29
Chapitre II Méthodes et organigrammes de calculs

Le nombre de Nusselt par la relation (II.28)

Le coefficient d’échange convectif par la relation (II.29)

 Côté

On utilise le fichier où se trouve le et on calcule :

Les propriétés thermodynamique du à la température moyenne


et à

On utilise la subroutine TPRHO pour calculer la masse volumique , la subroutine CVCP


pour le calcul de et la subroutine TRNPRP pour calculer la viscosité
et la conductivité

Le nombre de Reynolds par la relation (II.30)

̇
Avec et (II.31, 32)

Le nombre de Prandtl par la relation (II.33)

Le nombre de Nusselt par la relation (II.34)

Le coefficient d’échange convectif par la relation (II.35)

Le coefficient global par la relation ( ( ) ) (II.36)

La température logarithmique moyenne (II.37)


( )

La longueur du tronçon de la zone (II.38)


avec ̇ et ̇ (II.39, 40)

 Zone de condensation 1

A l’entrée de cette zone, le est à l’état de vapeur saturée à la température de


condensation et on discrétise la zone en ‘10’ nœuds.

On utilise la subroutine SATT pour calculer la masse volumique et pour calculer

les enthalpies, vapeur et liquide , on utilise la subroutine ENTHAL.

On calcule la chaleur latente de condensation (II.41)

UMMTO/FGC/DGM Page 30
Chapitre II Méthodes et organigrammes de calculs

Le flux ̇ (II.42)
et la température ̇
(II.43)

 Côté eau

On calcule, à la température moyenne de condensation et à

On utilise les subroutines TPRHO et TRNPRP pour le calcul de la viscosité


et la conductivité .

On calcule :
̇
Le nombre de Reynolds par la relation (II.44)

Le nombre de Prandtl par la relation (II.45)

Le nombre de Nusselt par la relation (II.46)

Le coefficient d’échange convectif par la relation (II.47)

 Côté

Pour les propriétés thermodynamiques de à une température égale à la température de


condensation, en utilisant les subroutines SATT et TRNPRP, on calcule la viscosité et la
conductivité pour chaque phase (liquide, vapeur)

On calcule :

Le nombre de Reynolds liquide par la relation (II.48)

Le nombre de Reynolds entièrement liquide avec la relation (II.49)

Le nombre de Prandtl liquide par la relation (II.50)

Le nombre de Nusselt par la relation ( )( ) (II.51)

Le coefficient convectif par la relation (II.52)

Le coefficient global par la relation ( ( ) ) (II.53)

La longueur de chaque élément de volume avec la relation (II.54)

La longueur des deux zones précédentes

UMMTO/FGC/DGM Page 31
Chapitre II Méthodes et organigrammes de calculs

 La zone de sous-refroidissement
 Côté eau

Initialisation de la température de sortie de l’eau à

On utilise du fichier STUP où se trouve l’eau.

On calcule les propriétés thermodynamiques à et

On utilise la subroutine TPRHO pour calculer la masse volumique et la subroutine


TRNPRP pour calculer viscosité et la conductivité .

On calcule :
̇
Le nombre de Reynolds par la relation (II.55)

Le nombre de Prandtl par la relation (II.56)

Le nombre de Nusselt par la relation (II.57)

Le coefficient d’échange convectif avec la relation (II.58)

 Côté

On utilise le fichier STUP où se trouve le

On calcule les propriétés thermodynamiques pour .

On utilise TPRHO pour calculer la masse volumique, CVCP pour calculer et TRNPRP
pour le calcul de la viscosité et la conductivité .

On calcule :

Le nombre de Reynolds par la relation (II.59)

Le nombre de Prandtl par la relation (II.60)

Le nombre de Nusselt par la relation (II.61)

Le coefficient d’échange convectif par la relation (II.62)

On calcule le coefficient global par la relation ( ( ) ) (II.63)

Le flux : (II.64)

UMMTO/FGC/DGM Page 32
Chapitre II Méthodes et organigrammes de calculs

On utilise le fichier STUP où se trouve le et on utilise la subroutine PHFL1, pour une


température du et , les températures et .

La langueur de ces trois zones .

Si la condition est satisfaite, on affiche les résultats calculés , sinon


(la condition n’est pas satisfaite ), on refait les calculs.

On refait tous nos calculs pour la température (25 °C) pour une deuxième
itération.

On calcule la différence des températures ,si elle est positive, on calcule


la température moyenne des deux avec laquelle on fera tous nos calculs selon
la procédure précédente.

On calcule, pour une pression et la température , en utilisant la subroutine


PHFL1, le flux de chaleur du par l’équation

̇ ̇ ̇ (II.65)

Et la température de l’eau à la sortie par la relation ̇


(II.66)

UMMTO/FGC/DGM Page 33
Chapitre II Méthodes et organigrammes de calculs

UMMTO/FGC/DGM Page 34
Chapitre II Méthodes et organigrammes de calculs

[Link]èle de l’échangeur intermédiaire

Après avoir précisé les caractéristiques géométriques et thermiques de l’échangeur


intermédiaire, nous avons procédé comme suit:

4.3.1. A la haute pression

On ouvre le fichier où se trouve le et on calcule :

L’enthalpie pour une température et une pression

On utilise la subroutine TPRHO pour calculer la masse volumique et la subroutine


ENTHAL pour calculer

On calcule des propriétés thermodynamique à la température d’entrée égale à la température


moyenne de : et , on utilise les subroutines TPRHO pour calculer la
masse volumique , CVCP pour calculer le et TRNPRP pour calculer la viscosité et
conductivité

On calcule :

Le nombre de Reynolds (II.67)

̇
Avec : (II.68)

et : (II.69)

Le nombre de Prandtl: (II.70)

Le nombre de Nusselt: (II.71)

Le coefficient d’échange convectif (II.72)

4.3.2. A la basse pression

Calcul des propriétés thermodynamique à la température d’entrée égale à la température


moyenne de : et .

On utilise les subroutines, TPRHO pour calculer la masse volumique , CVCP pour calculer
le et TRNPRP pour calculer la viscosité et conductivité et la subroutine
ENTHAL pour calculer

On calcule :

Le nombre de Reynolds (II.73)

UMMTO/FGC/DGM Page 35
Chapitre II Méthodes et organigrammes de calculs

̇
avec : (II.74)

Le nombre de Prandtl: (II.75)

Le nombre de Nusselt : (II.76)

Le coefficient d’échange convectif (II.77)

Le coefficient d’échange global ( ( ) ) (II.78)

( ) ( )
L’efficacité: ( )⁄( ) (II.79)

Le rapport des : (II.80)

Le nombre d’unité de transfert ̇


(II.81)

La température (II.82)

L’enthalpie par la relation pour une température


et une pression , on utilise la subroutine TPRHO pour calculer la masse volumique
et la subroutine ENTHAL pour calculer

On calcule l’enthalpie par la relation (II.83)

On calcule la température par la relation (II.84)

Avec : (II.85)

et : ̇ (II.86)

L’organigramme ci-dessous résume les différentes étapes suivies dans la résolution


du système d’équations de l’échangeur intermédiaire.

UMMTO/FGC/DGM Page 36
Chapitre II Méthodes et organigrammes de calculs

Déclaration des données

Pour Td=T2 et p=p2 avec Kph=1

On utilise la subroutine TPRHO et


pour calculer et la subruotine
ENTHAL pour h

Calcul de

Ttmd=T2

Calcule et

On utilise la subroutine TPRHO pour


calculer , la subroutine CVCP pour
calculer et la subroutie TRNPRP Calcule
pour calculer et

Afficher les
; résultats

On utilise la subroutine TPRHO pour


calculer , la subroutine CVCP pour
calculer , la subroutie TRNPRP
pour calculer et et la subroutine
ENTHAL pour calculer h

Figure II.8 Organigramme de l’échangeur intermédiaire

UMMTO/FGC/DGM Page 37
Chapitre II Méthodes et organigrammes de calculs

[Link]èle de l’évaporateur

FigureII.9 Modèle de l’évaporateur (tube et ailette)

L’évaporateur utilisé de type tube et ailette, qui a les dimensions et propriétés thermiques
suivantes :

Désignation Grandeur Unité


Diamètre extérieur des tubes () 16.10-3 m
Diamètre intérieur des tubes () 5.10-3 m
Nombres des tubes 1 -
Nombres de circuits 6 -
Longueur d’ailette 35.10-2 m
Conductivité thermique du tube 204 W/ K.m
(aluminium)

Tableau (II.1) : caractéristiques géométriques et thermiques de l’évaporateur [1]

Après avoir déclaré toutes les caractéristiques géométriques et thermiques de l’évaporateur,


on procède à :

L’initialisation de : , et pour la première


itération.

On utilise le fichier où se trouve le et en utilisant la subroutine SETUP on calcule :

La longueur totale : (II.87)

La surface latérale : (II.88)

La surface interne : (II.89)


̇
La vitesse massique : ( )
(II.90)

( )
Avec : (II.91)

UMMTO/FGC/DGM Page 38
Chapitre II Méthodes et organigrammes de calculs

 Côté air

Coefficient convectif : (II.92)

On calcule :

La température moyenne : (II.93)

La température de la paroi (II.94)

On fait un test de convergence sur la température de la paroi, celui-là est conditionné par
.Si la condition n’est pas satisfaite, on refait les calculs, si non :

On prend

On calcule la température du film : (II.95)

Les propriétés de l’air sont données par ces relations

La chaleur massique à pression constante :

[ ⁄ ]

La conductivité thermique :

[ ⁄ ]

La viscosité dynamique :

[ ⁄ ]

Le débit : ̇ (II.96)
̇
On calcule la nouvelle valeur de la paroi: (II.97)

 Côté

Initialisation de la température de la paroi à pour une pression


et on utilise la subroutine SATP pour calculer .

On calcule l’enthalpie massique du liquide à la saturation avec un test convergence,


celui-là est conditionné par .Si la condition n’est pas satisfaite, on
refait les calculs, si non ;

On prend .

On la calcule pour et on utilise la subroutine SATT pour calculer la masse volumique


et la subroutine ENTHAL pour calculer l’enthalpie

UMMTO/FGC/DGM Page 39
Chapitre II Méthodes et organigrammes de calculs

On calcule l’enthalpie massique de vapeur à la saturation pour une température


et en utilisant les subroutines, SATT pour calculer la masse volumique et ENTHAL pour
calculer l’enthalpie

On calcule la chaleur latente de vaporisation comme suit (II.98)

On calcule l’enthalpie à l’entrée de l’évaporateur de l’équation (II.99)

On calcule le coefficient d’échange convectif par la corrélation de Bennett Chen modifiée


[16]

(II.100)

On calcule en utilisant les subroutines TRNPRP, CVCP et SURFT : , , et .

On calcule :

Le nombre de Prandtl liquide (II.101)

Le coefficient par : ( ) (II.102)

Calcul de la température de saturation pour une pression en utilisant


la subroutine SAPT.

On pose

Calcule le paramètre de Lockhart-Martnelli par : ( ) ( ) ( ) (II.103)

Initialisation du titre de vapeur pour

On réalise un test sur le titre du premier nœud jusqu’au nœud « n » avec

(II.104)

( ) ( ) ( ) (II.105)

Si on prend

Si on prend .

On calculele nombre Reynolds diphasique

A , avec : (II.106)

Et à avec : (II.107)

On calcule le coefficient de transfert par convection de la phase liquide par

UMMTO/FGC/DGM Page 40
Chapitre II Méthodes et organigrammes de calculs

( ) (II.108)

Calcul de e par l’équation : (II.109)

Et b par l’équation : (II.110)

On calcule le facteur de suppression de l’ébullition par: (II.111)

On calcule le transfert par ébullition nucléée à , en utilisant la subroutine CALL pour


calculer les masse volumiques liquide et vapeur et , respectivement, par l’équation

(II.112)
. (II.113)

On calcule la pression de saturation à la température on utilise la subroutine SATT

On calcule la moyenne des coefficients d’échange par: (II.114)

On calcule la nouvelle valeur de la température de la paroi par :


̇
(II.115)

On calcule le coefficient de transfert global par l’équation :

( ( ) ) (II.116)

On calcule le nombre d’unité de transfert avec (II.117)

On calcule l’efficacité de l’évaporateur par (II.118)

La température de sortie de l’évaporateur (II.119)

Pour , on prend on utilise la subroutine SATT pour calculer

Et avec la subroutine ENTHAL on calcule

Calcul de l’enthalpie massique de vapeur à la saturation, en utilisant la subroutine


SATT.

Calcul de pour en utilisant les subroutines SATT et ENTHAL

On calcule la puissance avec la relation ̇ (II.120)

On calcule la température d’air à l’aval de l’évaporateur :

(II.121)

UMMTO/FGC/DGM Page 41
Chapitre II Méthodes et organigrammes de calculs

(II.122)

̇ (II.123)

On fait un test de convergence sur la température de l’air à la sortie, celui-ci est conditionné
par :

(II.124)

Si la condition n’est pas satisfaite, on refait les calculs, sinon, on affiche les résultats.

UMMTO/FGC/DGM Page 42
Chapitre II Méthodes et organigrammes de calculs

Figure II.10 Organigramme de l’évaporateur

5. Conclusion :

A travers les modèles de calculs des différents éléments d’une machine frigorifique, il
a été possible de concevoir un programme de calcul d’une machine frigorifique air/eau.

Ce programme permet la détermination des paramètres d’états au sommet du cycle pour toute
valeur imposée de température des sources froide et chaude, de la pression de condensation et
des débits d’air et d’eau.

L’étude de l’influence de ces derniers sur le fonctionnement de cette machine


frigorifique a fait l’objet du chapitre suivant.

UMMTO/FGC/DGM Page 43
Chapitre III

Résultats et
discussions
Chapitre III Résultats et discussion

1. Introduction

Les résultats issus du programme et des méthodes de calculs décrits précédemment


sont présentés et analysés dans ce chapitre sous forme graphique afin de montrer l’influence
du débit de l’eau et les températures d’entrée de l’eau et de l’air sur les performances de la
machine frigorifique.

2. Influence du débit ̇ et la température d’eau :

-4

Tsa - Tea
Ecart de température Tsa - Tea (°C)

-4.5

-5

-5.5

-6

-6.5
0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1
Débit d'eau (Kg/s)

Figure III.1:Evolution de l’écart de température de l’air en fonction de débit d’entrée d’eau


̇ pour et

23.5
Tcond

23
temperature de condensation (°C)

22.5

22

21.5

21
0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1
debit d'eau (Kg/s)

Figure III.2:Evolution de la température de condensation en fonction du débit


d’entrée d’eau ̇ pour et

UMMTO/FGC/DGM Page 44
Chapitre III Résultats et discussion

-1

Tev

-1.5
Température d'évaporation (°C)

-2

-2.5

-3

-3.5
0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1
Débit d'eau (Kg/s)

Figure III.3:Evolution de la température d’évaporation en fonction du débit d’entrée


d’eau ̇ pour et

52.5

mCO2

52
Débit de CO2 (g/s)

51.5

51

50.5

50
0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1
Débit d'eau (Kg/s)

Figure III.4:Evolution du débit de ̇ en fonction du débit d’entrée d’eau ̇ pour


et

UMMTO/FGC/DGM Page 45
Chapitre III Résultats et discussion

5.5

COP

5
Coefficient de performance COP

4.5

3.5

3
0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1
Débit d'eau (Kg/s)

Figure III.5:Evolution du coefficient de performance en fonction du débit d’entrée


d’eau ̇ pour et

Figure III.6:Evolution de la température d’évaporation en fonction de la température


d’entrée d’eau pour les débits de ̇ et ̇

UMMTO/FGC/DGM Page 46
Chapitre III Résultats et discussion

51.7
m=0.1
51.65 m=0.7

51.6
Débit de CO2 (g/s)

51.55

51.5

51.45

51.4

51.35

51.3
10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
Température d'entrée d'eau (°C)

Figure III.7:Evolution du débit de ̇ en fonction de la température d’entrée d’eau


pour les débits de ̇ et ̇

4.65
m=0.1
m=0.7
4.6
coefficient de performance COP

4.55

4.5

4.45

4.4

4.35
10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
temperature d'entree d'eau (°C)

Figure III.8:Evolution du coefficient de performance en fonction de la température


d’entrée d’eau pour les débits de ̇ et ̇

A travers les figures (III-1 à 8), il apparait que la température et le débit d’eau
n’affectent pas de façons significatives le fonctionnement de cette machine frigorifique.

Le cycle décrit par le peut alors être schématisé sur la figure ci-dessous.

UMMTO/FGC/DGM Page 47
Chapitre III Résultats et discussion

Figure III.9:Cycle décrit par le dans la machine frigorifique pour


et

3. Influence de la température d’air

-4.4

-4.6 Tsa - Tea


differnce de température de l'air (°C)

-4.8

-5

-5.2

-5.4

-5.6

-5.8

-6

-6.2

-6.4
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
température d'entrée d'air (°C)

Figure III.10: Variation de la différence de température de l’air aux bornes de l’évaporateur


en fonction de la température d’entrée d’air pour un débit de ̇

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Chapitre III Résultats et discussion

23.5

Tcond

23
température de condensation (°C)

22.5

22

21.5

21
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
température d'entrée d'air (°C)

Figure III.11: Variation de la température de condensation en fonction de la


température d’entrée d’air pour un débit de ̇

0
température d'évaporation (°C)

-1

-2

-3

-4

-5

-6
Tev

-7
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
température d'enrée d'air (°C)

Figure III.12: Variation de la température d’évaporation en fonction de la température


d’entrée d’air pour un débit de ̇

UMMTO/FGC/DGM Page 49
Chapitre III Résultats et discussion

10500

10000
puissance frigorifique Qev (w)

9500

9000

8500

8000
Qev

7500
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
température d'entrée d'air (°C)

Figure III.13: Variation de la puissance frigorifique en fonction de la température


d’entrée d’air pour un débit de ̇

62

60

58

56
Débit de CO2 (g/s)

54

52

50

48

46
mCO2
44

42
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Température d'entrée d'air (°C)

Figure III.14: Variation du débit de en fonction de la température d’entrée d’air


pour un débit de ̇

UMMTO/FGC/DGM Page 50
Chapitre III Résultats et discussion

5.6

5.4

5.2
coefficient de performance COP
5

4.8

4.6

4.4

4.2

3.8 COP

3.6
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
température d'entrée d'air (°C)

Figure III.15: Variation du coefficient de performance en fonction de la température


d’entrée d’air pour un débit de ̇

22.018
température de CO2 à la sortie de condenseur (°C)

22.016

22.014

22.012

22.01

22.008
t CO2

22.006
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
température d'entrée d'air (°C)

Figure III.16: Variation de la température de à la sortie du condenseur en fonction de la


température d’entrée d’air pour un débit de ̇

UMMTO/FGC/DGM Page 51
Chapitre III Résultats et discussion

0.29

titre

0.28
le titre à l'entrée d'évaporateur

0.27

0.26

0.25

0.24

0.23
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
température d'entrée d'air (°C)

Figure III.17: Variation du titre à l’entrée d’évaporateur en fonction de la température


d’entrée d’air pour un débit de ̇

3700

3600

3500
pression d'évaporation (Kpa)

3400

3300

3200

3100

3000
Pev

2900
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
température d'entrée d'air (°C)

Figure III.18: Variation de la pression d’évaporation en fonction de la température


d’entrée d’air pour un débit de ̇

Par contre la température de l’air insufflée sur l’évaporateur influe sur le


fonctionnement de cette machine frigorifique.

UMMTO/FGC/DGM Page 52
Chapitre III Résultats et discussion

Cependant, la température d’évaporation, le débit de la pression d’évaporation


et la puissance frigorifique sont les seuls paramètres qui subissent de fortes variations figures
(12,13,14,18).

Par contre, la température de sortie d’air reste insensible.

En effet, en élevant la température de l’air de à , la puissance frigorifique


passe de à soit une augmentation de , ce qui améliore le
de .

4. Conclusion

L’étude de l’influence de différents paramètres sur le fonctionnement d’une machine


frigorifique a permis de montrer que seule la température de l’air insufflée sur l’évaporateur
peut affecter le cycle décrit par le .

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Conclusion
générale
Conclusion générale

Conclusion générale

Dans ce mémoire est présenté un modèle mathématique, basé sur les principes de la
thermodynamique et des corrélations issues de la littérature, qui permet d’évaluer les
paramètres de sortie et les performances d’une machine frigorifique au dans le domaine
subcritique en régime permanent.

Des simulations numériques sont effectuées. Les résultats obtenus ont permis de
mettre en évidence l’influence de plusieurs paramètres externes tels que : Température et
débit d’eau et la température de l’air. On a montré que l’effet de variation de température et
débit d’eau est très faible, alors que toutes variations de température d’air occasionnent des
modifications non négligeables du cycle de fonctionnement du CO2

Ce travail étant un support théorique, pourra être complété par la réalisation


expérimentale.

UMMTO/FGC/DGM Page 54
Références
bibliographiques
Références bibliographiques

Références bibliographiques
[1] Agouar Lynda. « Caractérisation du condenseur et du détendeur d’une Machine
frigorifique fonctionnant au co2 ». Mémoire de master, ummto, 2012.

[2] Hamdadou Siham. « caractérisation du compresseur et de l’évaporateur d’une machine


frigorifique fonctionnant au co2 ». Mémoire de master, ummto, 2012.

[3] Association adilca,

Site internet : [Link].

[4] Pierre Rapin-Patrick Jacquard, « Technologie des installations frigorifiques », 8 édition,


Dunod, Paris, 2004.

[5] [Link], [Link], Jean-Louis Cauchepin,

Le polmann : Manuel technique de froid, Tome 1 (2 édition), octobre 1993.

[6] Site internet : [Link]

[7] P. Dal Zotto, J-M Larre, A Merlet, L Picau, « Mémotech génie énergétique ».

[8] Sempore Jean Francis-Groupe des Ecoles EIER ETSHER (GEF),

Site internet : [Link].

[9] J Bernier, « La pompe à chaleur : Déterminer-Installer-Entretenir »,

PYC Livres, paris 2004.

[10] Michele Mondot, Ahmed bensafi, Christophe Marvillet

L’après R22 : Guide des frigorigènes pour la climatisation, PYC Livres.

[11] Paul Byrne, Jacque Miriel, Yves Lénat, « Etude comparative CO2_R134a ».

[12] Denis LEDUCQ : « froid et environnement » Cemagref 2009.

[13] « L’utilisation du CO2 comme fluide frigorigène », institut international du froid,


organisation intergouvernementale pour le développement du froid, février 2000

[14] Jean Desmons, Aide-mémoire , froid industriel, Dunod, 2006.

[15] [Link], « Etude expérimentale et modélisation d’une pompe à chaleur fonctionnant au


CO2 », thèse de doctorat, institut national des science appliquée de Lyon,2005.

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