DEDICACE
Nous dédions ce travail,
A toute l’équipe de travail : BALLO MOHAMED, TRAORE RAHAMATOULAYE BALLO, KONE
SAFIATOU, TEIMOKO GBATO ARNAUD.
A toute la famille de la licence 3 de Droit.
REMERCIEMENTS
La reconnaissance étant la mémoire du cœur, nous tenons à remercier toutes ces personnes qui,
directement ou non ont participé à la réalisation de ce mini-mémoire.
A travers les lignes qui vont suivent nous tenons à vous témoigner notre gratitude.
Tout d’abord nos premiers mots de remerciements vont à l’endroit du très brillant juriste Dr.
CAMARA
Enfin à toute l’équipe de travail pour l’engagement et la détermination à réaliser ce projet
ensemble.
SIGLES ET ABREVIATIONS
Art : Article
N° : Numéro
P : Page
ULB : Université libre de Bruxelles
OMNS : University Melbourne Network of School
RESUME / ABSTRACT
Depuis plusieurs décennies, l’histoire de la pauvreté et des marginaux s’est en effet enrichie
de nombreux travaux. Pourtant, il a fallu attendre la fin des années 1960 et le mouvement de
Mai 1968 pour voir l’attention des historiens se porter vers de nouveaux sujets d’études. Cette
nouvelle histoire sociale ne se contentait plus de reproduire les discours des représentants du
pouvoir, mais donnait la parole à ces gens ordinaires. Aujourd’hui, cette histoire sociale
présente une multitude de visages. À cet égard, les mendiants et les vagabonds émergent à
nouveau depuis une dizaine d’années comme objets d’histoire. Situés au carrefour de
l’histoire de la pauvreté et de la marginalité. Alors dans ce travail nous étudierons dans un
premier temps l’infraction de la mendicité comme une répression imparfaite, en mettant en
avance les barrières liées à la répression de la mendicité et enfin nous tenterons de proposer
des éventuelles solutions pour la répression effective et l’atténuation de l’expansion de la
mendicité.
SOMMAIRE
DEDICACE…………………………………………………………………. I
REMERCIEMENTS………………………………………………………. II
SIGLES ET ABREVIATIONS…………………………………………… III
RESUME / ABSTRACT…………………………………………………… IV
SOMMAIRE………………………………………………………………... V
INTRODUCTION………………………………………………………….. 1
CHAPITRE I : LA REPRESSION DE l’INFRACTION DE LA
MENDICITE : UNE REPRESSION IMPARFAITE…………………….. 4
SECTION 1 : LA FAIBLE PRESENCE DE DECISIONS DE JUSTICE ET
DE POLITIQUE DE REINSERTION………………………………………5
SECTION 2 : LES BARRIERES LIEES A LA REPRESSION DE
l’INFRACTION DE LA MENDICITE…………………………………….. 8
CHAPITRE 2 : LES EVENTUELLES SOLUTIONS POUR LA
REPRESSION EFFECTIVE ET l’ATTENUATION DE l’EXPANSION DE
LA MENDICTE…………………………………………………………….. 11
SECTION 1 : LES ACTIONS MENEES PAR LE GOUVERNEMENT ET
LES ORGANISATIONS DE LA SOCIETE CIVILE……………………. 12
SECTION 2 : LES PERSPECTIVES……………………………………… 15
CONCLUSION……………………………………………………………… 18
BIBIOGRAPHIE……………………………………………………………. 19
TABLE DES MATIERES………………………………………………….. 20
INTRODUCTION
« Chez nous, ce n’est pas une honte que d’avouer la pauvreté ; ce qui en est une, c’est de ne
rien faire pour en sortir ». Périclès (495-429 AC)1Parmi les figures historiques du monde des
marginaux, les mendiants et les vagabonds ont traversé les siècles sans jamais cesser
d’inquiéter les autorités qui, au gré des perceptions sociales, ont oscillé en permanence entre
assistance et répression2. Comportement infractionnel et droit de punir. Parce qu’il manifeste
son hostilité ou son désintérêt pour les valeurs protégées par la société, le comportement
infractionnel de l’individu autorise cette dernière à y répondre pénalement dans un but
immédiat de répression puis dans un but de prévention générale de commission de nouvelles
infractions. Autrement dit, la société représentée par l’État met concrètement en œuvre son
pouvoir de punir, c’est-à-dire le droit de rétablir l’ordre qu’il s’efforce de protéger et qui a été
troublé. L’État, titulaire de la souveraineté et personnification juridique de la nation, possède
donc ce que Max WEBER a appelé le « monopole de la contrainte ou de la violence légitime
». Cette contrainte étatique est justifiée, car elle est considérée comme l’instrument le plus
adapté à la protection de la société.3
La vieille question posée aux sociétés par la présence de mendiants plus ou moins nombreux a
été appréhendée historiquement de trois manières : par la tolérance, par la répression ou par
l'aide sociale. Toutes les civilisations, semblerait-il, ont connu et connaissent le phénomène. 4
Les gens « sans feu et sans aveu », c’est-à-dire sans foyer et sans possibilité de se référer à
l’autorité d’un suzerain, ont existé par milliers durant le Moyen Age. Durant cette période de
1000 ans, les pauvres et les sans-abris étaient à tout le moins tolérés, et ne faisaient pas encore
l’objet de règles répressives particulières. Philippe le Bon, par ses ordonnances de 1459 et
1461, interdit dans nos régions la mendicité à toute personne en état d’exercer un métier : «
N'ont licence de mendier que les enfants de moins de douze ans, les gens de plus de soixante
ans, les infirmes et les personnes qui, chargées de jeunes enfants réclamant tous leurs soins,
ne pourraient se livrer à l'exercice d'un métier. Les pauvres âgés de plus de soixante ans ont à
porter au cou un morceau de plomb pourvu du nom de leur résidence. Tous ceux qui seront
1
Parlement Jeunesse Wallonie-Bruxelles
[Link]
2
Antony Kitts, Mendicité, vagabondage et contrôle social du moyen âge au XIXe siècle : état des
recherches,P.38
3
Astrid GARRAUD, LA RÉFORME PÉNITENTIAIRE, Thèse pour le Doctorat en Droit présentée et soutenue
publiquement le 4 décembre 2015, [Link]
%C3%A9conomique+des+mendiants+d
%C3%A9tenus&hl=fr&as_sdt=0,5&as_vis=1#d=gs_qabs&t=1735948769801&u=%23p%3DnHlogaxWqM0J
4
27JDJ N°291 janvier 2010 les chasses-coquins mendicité et répression par jacques fierens
trouvés démunis de cet insigne seront condamnés à la prison ou aux galères. ». Dès ce
moment, des pauvres seront reconnus comme tels et autorisés à mendier, sous réserve du port
d’une marque (d’habitude, un collier de plomb), qui atteste qu’ils ont une résidence dans la
ville et qu’ils peuvent y séjourner5. Cette répression des mendiants va s’accompagner de
l’enfermement des vagabonds, pratiqué depuis les ordonnances de Philippe le Bon. Dans nos
régions (Anvers, Gand, Bruges …) sont créés à partir de 1631 les rasphuysen, maisons
d’éducation des pauvres réputés paresseux et destinées à réduire par le travail des jeunes
mendiants, à les habituer à une vie plus vertueuse, tout en imposant une crainte salutaire aux
vagabonds étrangers6. Toutes ces lois ce verront contredire par les nomes internationales,
notamment dans la Déclaration universelle des droits de l’homme du 10 décembre 1948, dans
le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels du 16 décembre
1966, dans la Convention internationale relative aux droits de l’enfant du 20 novembre 1989,
etc. Ces droits sont consacrés, mais ne constituent pas pour autant des droits invocables
directement devant les tribunaux7. Comme dans toutes sociétés la mendicité a existée , la Côte
d’Ivoire interdit la mendicité par toute personne en état d’exercer un métier cela est tributaire
d’une infraction, cela est mentionnée dans le code pénal ivoirien en son art 217
dispose : « toute personne qui est capable d’exercer un travail rémunéré, se livre
habituellement à la mendicité en usant de menace ou en entrant contre gré soit dans une
habitation, soit dans un enclos en dépendant est punie d’un emprisonnement de dix mois à 2
ans8.» Emprunté au latin mendicitas, le terme de mendicité est attesté vers 1278, définissant
un « état d’indigence extrême, état de celui qui demande l’aumône ». Mais le verbe mendier,
« demander l’aumône » (du latin mendicare), est déjà utilisé au début du XIIe siècle, tandis
que le terme de mendiant, « personne qui mendie », lui, n’apparaît qu’à la fin du siècle 9. Selon
le dictionnaire le robert la mendicité peut se définir comme l’action de mendier, c’est-à-dire
demander l’aumône généralement en public10. Le choix d’un tel sujet s’est avéré intéressant
dans la mesure ou De plus en plus, les abords et carrefours des rues de la capitale économique
du pays sont envahis par des mendiants11. Ce fléau s’est amplifié à cause de la non répression
5
Jacques Fierens, Le regard des magistrats sur la pauvreté,
[Link]
Magistrats-pauvret%C3%A9-FR[1].pdf P.5
6
Jacques Fierens, Le regard des magistrats sur la pauvreté, ibid, P.6
7
Jacques Fierens, Le regard des magistrats sur la pauvreté, ibid, P.7
8
Code pénal nouveau 2023,section 8, art 217
9
Antony Kitts, Mendicité, vagabondage et contrôle sociaL du moyen âge au XIXe siècle : état des recherches,
P.42
10
Dictionnaire le robert
11
Si hier, la mendicité était un fait banal de société, aujourd’hui elle est devenue une préoccupation majeure
pour le gouvernement ivoirien, [Link]
de cette infraction. Nous en tant qu’étudiants voyant la situation nous avons décidé de rédiger
ce document a l’effet d’interpeller nos pouvoirs publics à porter une attention particulière à ce
fléau tout en réprimant mais surtout en trouvant des solutions idoines afin de mettre terme à
ce mal. Cela nous amène à pointer du doigt a la non répression de l’infraction de la mendicité,
de cette remarque nait le problème de droit suivant : la répression de l’infraction de la
mendicité est-elle effective en droit ivoirien ?
Outre, qui est sensé réprimer la mendicité ? fait-il réellement son travail ? quelles sont les
obstacles à sa répression ? quelles sont les solutions pour freiner l’expansion de ce mal ?
Autant de questions que nous tenterons de répondre. L’objectif rechercher de ce travail vise à
inviter les autorités à une répression effective de la mendicité, aussi de rechercher un
semblable de résolutions à ce mal ce qui contribuera in fine à éliminer ce fléau qui mine tant
notre société. Afin de répondre à la problématique susmentionnée et les préoccupations y
afférentes, il s’agira pour nous d’examiner d’une part la répression de l’infraction de la
mendicité comme une répression imparfaite (chapitre I) et d’autre part les éventuelles
solutions pour la répression effective et l’atténuation de l’expansion de la mendicité (chapitre
II)
CHAPITRE I : LA REPRESSION DE l’INFRACTION DE
LA MENDICITE : UNE REPRESSION IMPARFAITE
A partir du XIVe siècle, les villes se sont développées, et suite à la prise de pouvoir
progressive des « bourgeois » et des commerçants, au développement du commerce
international par la navigation, et au début du capitalisme (le capital devient plus important
que la possession des terres), le travail économiquement rentable devient la valeur première.
Aujourd’hui, cela n’a pas tellement changé : nos lois d’aide sociale sont fondées sur
l’obligation de travailler, et les commerçants sont ceux qui se plaignent le plus du phénomène
du sans-abrisme et de la mendicité12. C’est à juste titre que Formanoir dans Plus de pauvres!
Plus de mendiants ! affirme ceci : « Dans les plus humbles communes comme dans les
plus belles rues de nos grandes cités, partout la mendicité étale ses haillons et ses plaies !
13
» ce qui met en évidence l’absence de rigueur dans la répression de l’infraction de la
mendicité, dire que la répression de l’infraction de la mendicité est imparfaite reviens à
souligner la faible présence de décisions de justice ( section 1) et de politiques de réinsertion ,
et souligner les barrières liées à la répression de l’infraction de la mendicité ( section 2).
12
Jacques Fierens, Le regard des magistrats sur la pauvreté, ibidem
13
Joseph VIPLE LA RÉPRESSION PÉNALE D E LA MENDICITÉ,
[Link] P.9
SECTION 1 : LA FAIBLE PRESENCE DE DECISIONS DE JUSTICE ET
DE POLITIQUES DE REINSERTION
En Côte d’Ivoire, l’infraction de la mendicité est punie par la loi. Et des sanctions sont
prévues par le code pénal. Notamment, les articles 217, 218 et 219 du code pénal, au niveau
de la section 8, portant sur La mendicité. Par exemple, l’article 217 dispose : « toute
personne qui est capable d’exercer un travail rémunéré, se livre habituellement à la mendicité
en usant de menace ou en entrant contre gré soit dans une habitation, soit dans un enclos en
dépendant est punie d’un emprisonnement de dix mois à 2 ans »14
Malgré toutes ces dispositions prévues par la loi, le phénomène de la mendicité continue de
prospérer sur le territoire ivoirien et à même pris le visage d’un business juteux organisé dans
le District autonome d’Abidjan15.
Sans nul d’autre nous faisons face à la non répression de ce mal d’où la faible présence de
décision de justice (paragraphe 1) et la faible présence de politique de réinsertion
(paragraphe2)
PARAGRAPHE 1 : La faible présence de décisions de justice
La répression de la mendicité est ineffective en côte d’ivoire à tel point qu’il n’y presque pas
de décisions de justice en la matière, même sur le site du Centre National de Documentation
Juridique (CNDJ) il n’y a qu’une seule décision de justice en la matière. Plus loin monsieur
Franklin Kuty, Juge au Tribunal de première instance de Liège, Chargé de cours ULB et
UMons, lors du colloque portant sur Le regard des magistrats sur la pauvreté, soutenait
l’idée selon laquelle : « la répression des justiciables en situation de précarité est éminemment
regrettable.16 » dans la mesure ou leurs situations sociales et financières délicates ne leur
permettent pas d’accéder un procès. Cette position du juge explique la faible présence
décision de justice.
Mais quand n’est-il du suivie de ces personnes en situations de précarité après la répression ?
14
Code pénal nouveau 2023 sections 8
15
Côte d’Ivoire/Mendicité : Après les lois, la sensibilisation, à quand la répression ? (Enquête express),
[Link]
16
Jacques Fierens, Le regard des magistrats sur la pauvreté, ibid. P.12
PARAGRAPHE 2 : La faible présence de politiques de réinsertions
Les personnes mendiantes, une fois réprimés, n’ont souvent pas accès à des programmes de
réinsertion sociale ou de soutien pour sortir de la pauvreté ce qui rend la répression inefficace
et imparfaite. En effet si la raison de la répression de la mendicité était réellement de créer des
voies de sortir travers des politiques de réinsertion sociale ou de soutien pour lutter contre la
pauvreté comme nous l’avons susmentionné plus haut mais force est de constaté que ce n’est
qu’un leurre dans la pratique car ces mêmes personnes finissent à s’adonner à cette pratique.
Michel FOUCAULT dans Surveiller et punir. Naissance de la prison, qui qualifiait la
prison comme « la détestable solution, dont on ne saurait faire l’économie ». L’avenir de la
prison doit donc être envisagé. Ainsi, la resocialisation du condamné doit devenir la clé de
voûte de l’arsenal répressif post-sentenciel, dépassant les objectifs classiques 17. Il parait donc
aujourd’hui, plus que jamais, de continuer à mettre en place des politiques de réinsertion ce
qui permettra à la répression de la mendicité d’avoir tout son sens. En tout état de cause,
malgré la faible présence de politiques de réinsertion d’autres facteurs sont à la base de la
répression imparfaite de la mendicité.
SECTION 2 : LES BARRIERES LIEES A LA REPRESSION EFECTIVE
DE l’INFRACTION DE LA MENDICITE
17
Astrid GARRAUD, LA RÉFORME PÉNITENTIAIRE, Thèse pour le Doctorat en Droit présentée et soutenue
publiquement le 4 décembre 2015, [Link]
%C3%A9conomique+des+mendiants+d
%C3%A9tenus&hl=fr&as_sdt=0,5&as_vis=1#d=gs_qabs&t=1735948769801&u=%23p%3DnHlogaxWqM0J
En marge, parce qu’ils semblent violer deux lois longtemps fondamentales de la vie en société
: le travail, considéré comme la nécessaire contribution de chacun dans la mesure de ses
forces, et, pour certains, la sédentarité et les attaches communautaires. Mendiants et
vagabonds imposent ainsi à la société un jugement (sont-ils responsables ? sont-ils
coupables ?) et un traitement (répressif ou assistanciel ?). Leur appréhension traduit dès lors
indissociablement les recompositions historiques, dans la très longue durée, de ce qu’est le
lien social et des façons de répondre à ses fragilités18. Plusieurs obstacles freinent la
répression de la mendicité depuis les années 1900 à aujourd’hui, dans la suite de, notre
réflexion nous montrerons d’une part les barrières socioculturelles liées à la répression de la
mendicité (paragraphe 1) et d’autre part les barrières religieuses liées à la répression de la
mendicité (paragraphe 2)
PARAGRAPHE 1 : LES BARRIERES SOCIOCULTURELLES
Le phénomène de la mendicité prend de l’ampleur à cause paradoxalement de la prégnance de
ce système de valeurs sociales et culturelles déjà intériorisées. Certaines populations ont
toujours une« mentalité sociale et religieuse d’offrir la charité et qui est bâtie sur la profonde
croyance que l’équilibre social et la paix interne seront largement affectés, voire détruits si les
mendiants arrivaient à cesser de se livrer à cette fonction sociale » (Hamzetta, 2004, p. 6-7).
C’est aussi ce que souligne Gilliard : « la jouissance exclusive d’un bien par son propriétaire
étant proscrit : la part du pauvre doit y être prélevée (…) la mendicité s’inscrit [donc] dans un
système de valeurs approuvé par la communauté » (Gilliard, 2005, p.47). Wane relève
également que dans l’imaginaire des Africains le soutien moral et matériel de l’invalide
incombe à la société qui a la responsabilité de lui procurer les moyens indispensables à sa
subsistance (Wane, 2010). Il appert que la mendicité est une nécessité sociale et culturelle que
la société tolère dans le souci de préserver son propre équilibre19. Les pesanteurs
socioculturelles constituent de véritables obstacles à la répression, tant que cela restera une
pratique normale pour la société alors serait très difficile d’advenir à une répression effective.
18
Axelle Brodiez-Dolino, Socio-) histoires du sans-abrisme à l’époque contemporaine
19
Honorine Ouédraogo Sawadogo, Logiques sociales de la pratique de la mendicité par des « mères de jumeaux
» dans la ville de Ouagadougou (Burkina Faso) Thèse, [Link]
is_thesis=1&oclc_number=1273432680&id=71fe6fae-5eee-42d2-890b-bab708e7fe56&fileName=[Link]
PARAGRAPHE 2 : LES BARRIERES RELIGIEUSES
« On trouve des sociétés qui n’ont ni science, ni art, ni philosophie. Mais il n’y a jamais eu de
sociétés sans religion » dixit Henri Bergson20, la religion étant omniprésente dans toutes les
sociétés il s’en dire qu’elle va influencer le comportement des différentes sociétés mais
surtout en ce qui concerne la mendicité. La religion invite l’individu à se rappeler que les
biens sont éphémères, un don de Dieu qu’il peut à tout moment retirer 21. Le calendrier
coranique est marqué par des périodes donnant des occasions pour multiplier des gestes de
charité. Le vendredi est un jour d’adoration, c’est un rendez-vous hebdomadaire qui réunit
tous les fidèles pour célébrer l’office de la prière. Il est pour les jours de la semaine, ce qu’est
le mois du Ramadan parmi les autres mois. Le vendredi, à l’heure de la prière commune,
l’entrée des mosquées se remplit de pauvres qui espèrent une prière capable de se transformer
en charité22, d’autres au nom de la religion musulmane qui n’autorise pas expressément de
faire de la mendicité un métier en part entière, ils trompent l’opinion publique ce qui fait
qu’ils sont tolérés dans cette pratique. Koffi Roland BINI Chercheur à l’Université Félix
Houphouët Boigny, Abidjan, Côte d’Ivoire une enquête sur la Non Scolarisation Des
Enfants Mendiants De 06 A 14 ANS Dans La Commune D’ADJAME :
La mendicité est généralement associée à la religion musulmane. Il était opportun de
demander l’avis d’un imam. 29 Dans le coran comme dans la bible, dans toutes les religions,
la générosité est mise en avant, mais cela n’a rien à voir avec la mendicité telle que c’est
pratiqué … L’islam ne fait pas la promotion de la mendicité. Il n’est écrit nulle part qu’il faut
obliger les enfants à mendier avant de leur donner à manger. C’est un abus, c’est une faute
grave. Sourate 2, le verset 273 est claire là-dessus. (Entretien avec Imam réalisé en août
2023). Contrairement à ce que soutient l’iman, la mendicité avec les enfants à un encrage
religieux selon les enquêtés qui ont en commun la religion musulmane et le coran. Quoique
20
Henri Bergson, les deux sources de la morale et de la religion, [Link]
[Link]
21
Honorine Ouédraogo Sawadogo, Logiques sociales de la pratique de la mendicité par des « mères de jumeaux
» dans la ville de Ouagadougou (Burkina Faso) Thèse, [Link]
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22
Honorine Ouédraogo Sawadogo, Logiques sociales de la pratique de la mendicité par des « mères de jumeaux
» dans la ville de Ouagadougou (Burkina Faso) Thèse, [Link]
is_thesis=1&oclc_number=1273432680&id=71fe6fae-5eee-42d2-890b-bab708e7fe56&fileName=[Link]
contestés, ils revendiquent une légitimité religieuse de disposer des enfants. « Le coran
autorise la mendicité. L’aumône est une obligation pour ceux qui en ont beaucoup »
(entretien avec le mendiant 1, août 2023). « Il y a des gens qui viennent à nous par
recommandation des marabouts qui sont des guides spirituels » (suite entretien avec le
mendiant 1, août 2023). « Beaucoup de personnes pensent que la pureté et l’innocence des
enfants procurent plus de bénédictions » (entretien avec le mendiant 2, août 2023). En
s’appuyant sur ce genre de croyance, les parents et tuteurs enquêtés trouvent une utilité
sociale à une mendicité qui s’appuie sur la participation des enfants 23.
On remarque les mêmes prescriptions religieuses de la charité dans la religion chrétienne.
Dans l’Ancien Testament, on peut lire “le visage du pauvre (est) le visage du grand…” (Lv
19,15), et dans le Nouveau Testament, “tu aimeras ton prochain comme toi-même” (Matt, 22,
39). Mais qui est le prochain selon le Christ ? C’est tout le monde : le conjoint, le collègue, les
frères et sœurs, les membres de la famille, les ennemis, un inconnu – l’exemple du bon
Samaritain – il s’agit de toute personne que Dieu met sur le chemin du croyant, quelles que
soient ses conditions, et ce, en toutes circonstances (Pidolle, 2013). Le modèle de la vie du
Christ a longtemps servi de référence à l’évaluation de la pauvreté. Selon la définition
chrétienne, être pauvre signifie à la fois pauper et humilis : c’est-à-dire que le pauvre, doux et
affligé, a besoin de Dieu. Les fondements de la charité se trouvent dans la Sainte Bible où le
Christ est un double modèle : modèle de celui qui donne et modèle de celui à qui l’on donne à
travers la figure du pauvre : “Dans la mesure où vous l’avez fait à l’un de ces plus 43 petits de
mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait” (Mt 25, 40). La pauvreté du Christ est
ontologique et existentielle24. En tout état de cause, il appert que les facteurs religieux
empêchent de dénoncer cette pratique mais surtout d’arriver à la punie, alors dans la suite de
notre réflexion nous tenterons d’apporter des solutions a ce mal qui mine tant notre société.
CHAPITRE II : LES EVENTUELLES SOLUTIONS POUR LA
23
Koffi Roland BINI, NON SCOLARISATION DES ENFANTS MENDIANTS DE 06 A 14 ANS DANS LA COMMUNE
D’ADJAME, [Link]
24
Honorine Ouédraogo Sawadogo, Logiques sociales de la pratique de la mendicité par des « mères de jumeaux
» dans la ville de Ouagadougou (Burkina Faso) Thèse, [Link]
is_thesis=1&oclc_number=1273432680&id=71fe6fae-5eee-42d2-890b-bab708e7fe56&fileName=[Link]
REPRESSION EFFECTIVE ET l’ATTENUATION DE
l’EXPANSION DE LA MENDICITE
Si hier, la mendicité était un fait banal de société, aujourd’hui elle est devenue une
préoccupation majeure pour le gouvernement ivoirien et des organisations de la société civile
dans les lignes qui suivront nous montrerons d’une part les actions ménées par les autorités
ivoiriennes ( section 1) et d’autre part celles menées par les organisations de la société civile
( section 2)
SECTION 1 : LES ACTIONS MENEES PAR LE GOUVERNEMENT ET
LES ORGANISATIONS DE LA SOCIETE CIVILE
La mendicité bien qu’étant un véritable dans une société, nous devons chercher des solution
idoines à son éradication, alors Si hier, la mendicité était un fait banal de société, aujourd’hui
elle est devenue une préoccupation majeure pour le gouvernement ivoirien et des
organisations de la société dans les lignes qui suivront nous montrerons d’une part les actions
menées par les autorités ivoiriennes (paragraphe 1 ) et d’autre part les actions menées par les
organisations de la société (paragraphe 2)
PARAGRAPHE 1 : Les actions menées par les autorités ivoiriennes
Dans le cadre de la lutte contre l’anarchie urbaine, le ministre-gouverneur du district
d’Abidjan, Monsieur Ibrahim Cissé Bacongo, interdit le commerce ambulant sur les grandes
artères ainsi que la mendicité. Selon le décret-projet 2010-272 du 30 septembre 2010, la
traite et les pires formes de travail des enfants sont également interdites. De plus, un
communiqué du gouvernement ivoirien du 5 août 2013 établit clairement l’interdiction de
la mendicité aux abords des routes25. Le 5 août 2013, l’ancien ministre d’Etat, ministre
de la Sécurité et de l’Intérieur Hamed Bakayoko, à travers un communiqué, interdisait
« Toutes activités de mendicité au carrefour des grandes rues de la capitale économique
»26. Causée par le chômage et la pauvreté, la mendicité est un fléau grandissant dans les rues
d’Abidjan. On les trouve souvent aux feux tricolores, devant les mosquées ou à chaque arrêt,
quémandant de l’argent malgré toutes les mesures prises par les autorités ivoiriennes. Dans la
commune d’Adjamé, la majorité des individus impliqués dans la mendicité sont des enfants
âgés de 7 à 16 ans. Chaque jour, ces jeunes s’approchent des passants pour demander de
l’argent. Certains tendent leur main en pleurant, tandis que d’autres utilisent des histoires
tristes ou des situations difficiles pour susciter la compassion. Cette mesure, visant à mettre
fin à l’anarchie urbaine dans la capitale économique, suscite de vives interrogations quant à
l’interdiction de la mendicité et du commerce ambulant sur les grandes artères.
Kacou Charles, informaticien, déclare : « Je pense que c’est une bonne idée d’une part,
surtout pour la mendicité. D’autre part, pour le commerce ambulant, je ne soutiens pas l’idée,
25
Koffi Koffi Maryland, Côte d’Ivoire : Fin de la mendicité et du commerce ambulant à Abidjan – LE THEORICIEN
26
[Link]
car le marché du commerce est saturé au point où la clientèle se fait rare. Certains
commerçants se sentent obligés d’aller vers les clients en faisant du porte-à-porte, car étant
assis dans le marché, ces clients, malgré le besoin, n’auraient pas le temps d’y faire un tour
pour se procurer ces marchandises. Bien que cela soit parfois source de désordre, notamment
pour certains vendeurs qui sortent de leur cadre habituel comme les gares et se mettent dans
les rues, empêchant la circulation voire même harcelant les conducteurs. Il serait judicieux de
les cibler et de les limiter à leur périmètre. » Une mendiante, déclare : « Ça me fait mal, moi
et mes enfants, on n’a rien à manger maintenant, et on est ici et on nous chasse encore. » Cette
pratique était déjà interdite depuis 2013, mais une tolérance s’était installée dans les faits.
C’est de nos jours que le district autonome d’Abidjan a décidé d’y mettre fin à travers des
contrôles policier intensifiés.
La création de cette Brigade Spéciale s’inscrit dans un contexte de préoccupations croissantes
concernant l’augmentation de la mendicité et du commerce informel dans les rues d’Abidjan.
Ces phénomènes, bien que souvent motivés par des circonstances économiques difficiles,
posent des défis majeurs en termes de sécurité, d’hygiène et de gestion de l’espace public27.
La répression de la mendicité en tant qu’atteinte à l’ordre public doit si et seulement si être
accompagnés des contrôles des policiers de façon intenses, après quelques mois nous
constatons la présence des mendiants sur les grandes artères ce qui met à mal l’éradication de
ce phénomène. Dans le cadre des actions menées par les autorités ivoiriennes pour de la lutte
contre le phénomène des enfants mendiants, le ministère de la femme, de la famille et de
l’enfant a procédé à la mise en place d’un projet de formation et de réinsertion socio-
économique des enfants en difficulté, en réalité ce projet a été initier afin de retirer et former
ses enfants pour qu’ils soient insérés dans le tissu socio-professionnel à la fin de cette année
2024 au total 32 récipiendaires enfin d’apprentissage, en sont sorties prêts pour intégrer le
tissu social. Ses actions bien que menées dans le but de régler la question de réinsertion social
il faut dire que ses initiatives doivent être multiplier afin d’atteindre l’objectif tant souhaité
qu’est d’avoir un pays qui a de moins en moins de mendiants, jusque-là cela n’est encore une
réalité. Pour soutenir les actions du gouvernement ivoirien afin d’éradiquer ce mal, certaines
organisations de la société ont posées des actions en la matière.
27
Koffi Koffi Maryland, Côte d’Ivoire : Fin de la mendicité et du commerce ambulant à Abidjan – LE THEORICIEN
PARAGRAPHE 2 : Les actions menées par les organisations de la société
civile
Aucun pays ne peut réellement aspirer au développement sans la participation active des
organisations de la société.
L'Association des jumeaux et plus de Côte d'Ivoire (ADJPCI) mène régulièrement des actions
de sensibilisation. "L'objectif principal, c'est de lutter contre le phénomène des enfants
jumeaux qu'on expose pour la mendicité", affirme Jean-Trésor Depari, aux côtés de son
jumeau Jean-Paul. L'ADJPCI compte 1.000 membres et estime à 5.000 "au minimum" le
nombre de jumeaux dans le pays". "Nous sommes vraiment confrontés à une situation très
compliquée en Côte d'Ivoire et en Afrique", explique Jean-Trésor Depari. "La place d'un
enfant se trouve à l'école!". "C'est la pauvreté qui fait ça" "Sortir avec les enfants au bord de la
route ne nous plaît pas. C'est la pauvreté qui fait ça!", reconnait Aicha Cissé, la mère de Salim
et Mamadou. Elle explique que les "jetons" (pièces de 50 ou 100 F CFA) qu'on lui donne
représentent environ 2000 FCFA (3 euros) par jour voire parfois 5000 (7,5 euros). Des
passants offrent aussi des arachides, des légumes ou du manioc en provenance du marché tout
proche. Avant la naissance de ses enfants, elle faisait des lessives pour les particuliers mais
n'a personne pour garder les jumeaux à la maison, explique-t-elle. "Tant qu'ils ne sont pas
scolarisés, c'est la seule solution. Mais dès qu'ils iront à l'école, l'année prochaine ou dans
deux ans, je reprends la lessive. Si Dieu le veut", assure Aicha. De nombreux parents
retardent la scolarité des jumeaux pour bénéficier de la manne qu'ils représentent lorsqu'on les
fait mendier. Ou les privent d'école le vendredi (jour de prière à la mosquée, qui rapporte
gros) et continuent à les exposer les weekends, selon l'ADJPCI et des observateurs. "En
Afrique surtout, les naissances sont un symbole de prospérité, une bénédiction, cela donne
lieu à de nombreux rites, à plus forte raison quand il s'agit de jumeaux28. Ses actions menées
par l’ADJPCI doivent être multiplier par les organisations de la société civile ivoirienne afin
de d’apporter leur aident à ces personnes en situation de précarité afin qu’elles puissent
s’insérer dans le tissu socioéconomique du pays.
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SECTION 2 : LES PERSPECTIVES
Après avoir jeté un regard lucide autour de nous sur la question de la mendicité, nous avons
constaté les nombreux accomplissement de la part de nos autorités, cependant beaucoup reste
à faire afin de pallier à ce phénomène, dans les lignes qui suivront nous tenterons d’apporter
notre pierre à l’édifice en proposant des solutions à travers des politiques de renforcement de
la répression de la mendicité (paragraphe 1) et la mise en place des centres de réinsertions
socio-économique sur tout le territoire ivoirien ( paragraphe 2)
PARAGRAPHE 1 : les politiques de renforcement de la répression de la
mendicité
Il s’agira de mettre en place un plan d’action national qui permettra d’avoir une surveillance
accrue sur les mendiants, c’est tout simplement la mise en place d’une brigade qui sera
installée dans toutes les régions de pays afin de surveiller cette pratique et ceux qui vont poser
des actions qui seront à l’encontre de la loi seront arrêtés aussi tôt selon les dispositions du
code pénal sur la mendicité et la traite des enfants. Nous pensons que le cas du Maroc nous
sera très utile également afin d’éradiquer ce mal. Le plan d’action national pour la lutte contre
l’exploitation des enfants à des fins de mendicité repose sur le renforcement du système de
protection de l’enfant de ce type d’exploitation en se basant sur le travail d’intervention
d’équipes de terrain pluridisciplinaires dans différentes régions au niveau de la protection
judiciaire, de soins de santé, de l’assistance psychologique et sociale, de l’éducation et la
formation, ainsi que du suivi et de l’évaluation. Le plan est lancé d’abord à Rabat, Salé et
Témara dans le but de modéliser l’expérience avant de l’élargir, dans une seconde phase, aux
grandes villes et aux différentes régions du Royaume. Le plan d’action comporte neuf axes
qui prennent en compte le parcours de l’enfant dans le système de protection à partir du
signalement de l’enfant par la police judiciaire en passant par la protection judiciaire
appropriée, puis la prise en charge médicale, clinique et psychologique urgente selon la
situation de chaque enfant. Il s’agit ensuite de réinsérer l’enfant dans sa famille, de
l’accompagner et de le faire bénéficier des programmes de soutien social disponibles, soit par
le biais du Fonds d’appui à la cohésion sociale ou du Fonds Takaful de la famille, ou par
l’accueil de l’enfant dans une institution de protection sociale si son intérêt l’exige 29.
PARAGRAPHE 2 : mise en place des centres de réinsertion socio-
économique
La mise en place des centres de réinsertion socio-économique pour des mendiants est une
initiative majeure qui bien évidemment vise à offrir des opportunités de réintégration dans la
société.
En effet ces centres doivent être disponibles dans toutes les régions du pays ce qui permettra
de pouvoir touché toutes ces personnes en situations de précarités extrêmes, ces centres
peuvent fournir des formations professionnelles, des services de santé, et un soutien
psychologique, permettant ainsi aux personnes concernées de retrouver leur autonomie. En
créant un environnement favorable, ces centres vont aider à réduire la stigmatisation associée
à la mendicité et à encourager l’insertion sur le marché du travail. De plus en collaborant avec
les organisations locales, ces centres peuvent renforcer le tissu social et promouvoir une
solidarité communautaire au vu des tensions politiques présentent actuelle.
CONCLUSION
La mendicité est une stratégie adaptative, une voie de survie, face à des pouvoirs publics
incapables d’offrir des réponses aux plus vulnérables de ses membres. Cette réalité, que nul
ne saurait nier, remet directement en cause les modes de « justice » redistributive de l’État
postcolonial. Plus largement encore, elle exprime le degré de précarisation de certaines
populations dans le nouveau contexte de mondialisation. Des actions politiques sont menées
sans réels succès. Les tentatives de réinsertion économique qu’ils ont engagées n’ont pas
connu grand succès. En outre, l’ancien ministre d’Etat, ministre de la Sécurité et de l’Intérieur
29
[Link]
355440/amp
Hamed Bakayoko, à travers un communiqué, interdisait « Toutes activités de mendicité au
carrefour des grandes rues de la capitale économique », mais le constat est que les rues de la
capitale économique sont encore peuplées de femmes et d’enfants. Tous ces échecs traduisent
la volonté des acteurs de la société civile qui s’implique dans l’éradication de ce fléau à
travers la sensibilisation. Il faut partir de l’expérience propre des enfants de la rue pour
comprendre leurs besoins réels et leur désir de mener des activités génératrices de revenus.
Les sensibiliser ensuite afin qu’ils s’approprient par eux-mêmes l’action souhaitée et ainsi de
s’autonomiser progressivement vis-à-vis des programmes d’aide. Malgré l’arsenal juridique
interdisant la pratique de la mendicité, plus précisément l’exploitation des enfants, on constate
une croissance du nombre des mendiants surtout dans les villes. Il est clair qu’il existe une
inadéquation entre les lois juridiques et le contexte selon des réalités quotidiennes, des
croyances et des cultures. Il y a comme un fossé abyssal entre l’arsenal juridique censé
prévoir et réprimer et les réalités sociales religieuses qui la légitimisent. In fine nous espérions
que nos solutions proposées a travers des politiques de renforcement de la répression de la
mendicité et la mise en place des centres de réinsertions socio-économique sur tout le
territoire national. Cependant la mendicité ne serait-elle pas a l’origine de certains maux qui
mine la société inconnus par la loi ?
BIBLIOGRAPHIE
Table des matières
CHAPITRE II : LES EVENTUELLES SOLUTIONS POUR LA REPRESSION EFFECTIVE ET l’ATTENUATION DE
l’EXPANSION DE LA MENDICITE......................................................................................................- 17 -
PARAGRAPHE 2 : Les actions menées par les organisations de la société civile............................- 20 -