TP n°3: signaux périodiques et sinusoïdaux
Sujets abordés : signaux périodiques, signaux sinusoïdaux
1 Valeurs efficaces, moyenne, fréquence et période
On se propose d’étudier le schéma suivant :
PLUS
V1
VOFF = 0 R1
VAMPL = 5
FREQ = 50 1k
0
Le générateur V1 est l’élément VSIN (ne pas confondre avec VAC) de la bibliothèque « Source ». On
le paramètre en précisant dans l’ordre sa tension de décalage (ou tension d’offset ou valeur
moyenne), l’amplitude crête, la fréquence en Hertz.
Effectuer une analyse temporelle avec les paramètres ci- après :
Remarques importante : comme précisé dans le document « Démarrer avec Orcad Spice », lors
d’une simulation temporelle on précise au calculateur le temps correspondant au début et la fin de la
simulation, mais également la taille maximale du pas de calcul (Maximum step size) qui correspond
à l’écart maximal entre deux points calculés :
- trop important le résultat risque d’être erroné,
- trop faible le temps de simulation est trop long ;
ème
- un bon compromis consiste à prendre 1/10 de la période du signal si on veut faire une
ème
première passe pour valider la simulation, 1/100 si on souhaite être précis.
Afficher la tension V(PLUS).
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Mesurer la période, ainsi que les valeurs maximales et minimales du signal à l’aide des curseurs
(icône « Toggle cursor »). Pour plus de lisibilité, on peut supprimer la grille de l’affichage sur X
comme décrit ci-après (refaire la même chose pour Y).
On pourra utiliser les icônes de placement du curseur pour une meilleure précision : « Cursor Peak »,
« Cursor Slope », « Cursor Min »…
Faire une simulation avec une fréquence de 200 Hz afin d’observer les changements.
Revenir à 50 Hz et refaire la mesure de période et valeurs extrêmes en utilisant les fonctions
d’évaluation (icône « Eval Goal Fonction »)
Rentrer successivement les expressions : Max(V(PLUS)), Min(V(PLUS)) , Period(V(PLUS)).
Le logiciel peut également calculer les valeurs moyenne et efficace :
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Les courbes alors affichées sont calculées point par point à partir des expressions des valeurs
moyenne et efficace vues en cours, à la nuance près que la période est remplacée par l’intervalle
d’observation (c’est à dire de l’origine à l’instant t), ce qui explique les fluctuations observées. Cette
subtilité permet d’étendre la notion de valeur efficace et moyenne à des signaux non périodiques. Les
valeurs ne sont donc exactes que lorsque l’instant correspond à un nombre entier de périodes.
Ajouter maintenant une composante continue de 3 V puis –5 V au signal.
Déterminer par le calcul les nouvelles valeurs moyennes et efficaces. Pour les valeurs
efficaces, on se rappellera qu’il s’agit d’une équivalence énergétique avec le continu (voir
cours). Les puissances et énergies étant proportionnelles au carré de tension, c’est donc les
carrés de valeurs efficaces de chacune des composantes (continue et sinusoîdale) qu’il faut
ajouter (puis prendre la racine carrée).
Vérifier avec le simulateur.
2 Condensateurs et inductances
Remplacer dans le schéma précédent la résistance par un condensateur dont on calculera la
valeur pour avoir un courant crëte de 15 A.
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Attention : nous allons nous intéresser à la phase du courant dans le condensateur, le courant étant
défini arbitrairement comme circulant de la borne 1 vers la borne 2. Il est donc impératif que la borne 1
soit relié au nœud « Plus ». On peut voir le nom des bornes en cliquant deux fois sur celle-ci (ou
encore par clic droit puis « Edit properties… »).
Visualiser les courants et tensions dans le circuit, noter l’avance de 90° du courant par rapport à la
tension. Tracer sur papier le graphe de Fresnel de ces deux grandeurs.
Faire une analyse paramétrique sur la valeur du condensateur de 5 mF à 15 mF par pas de 5 mF.
PLUS PARAMETERS:
C1 = 10m
V1
VOFF = 0 C1
VAMPL = 5
FREQ = 50 {C1}
0
L’affichage sera plus
confortable si on trace
tous les courants sur un
graphique à part en
ajoutant un tracé
supplémentaire comme
indiqué ci-contre.
Pour se repérer dans les
différentes courbes, on
peut effectuer un double
clic sur les symboles sous
l’axe des abscisses pour
savoir à quelle courbe ils
correspondent.
Noter que le courant augmente lorsque la capacité augmente (contrairement aux inductances et
résistances), l’impédance étant inversement proportionnelle à la capacité.
Reprendre ces simulations en remplaçant le générateur de tension par un générateur de courant
sinusoïdal (ISIN de Source) et le condensateur par une inductance (L de Analog) de 3 mH que l’on
fera dans un second temps varie de 1 à 5 mH par pas de 2 mH..
PLUS PARAMETERS:
L1 = 5M
I1 L1
IOFF = 0
IAMPL = 5 {L1}
FREQ = 50
3 Association d’impédances
3.1 Circuit résistif
On considère le circuit suivant :
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R1
GENE SORTIE
50
V1 R2
VOFF = 0
VAMPL = 5 50
FREQ = 100MEG
0
Lancer une simulation et visualiser les tensions aux différents points ainsi que le courant dans le
circuit.
Etablir sur papier le diagramme de Fresnel correspondant à ce circuit. Pour cela, on mesura
l’amplitude de chaque signal, ainsi que la phase par rapport à la tension V(GENE) qui servira de
référence.
Vérifier que si on change la fréquence du générateur (analyse paramétrique sur la fréquence par
exemple), les rapports d’amplitude des tensions et les phases ne changent pas.
3.2 Circuit capacitif
Remplacer R2 par un condensateur dont la valeur permettra d’obtenir la même impédance que R1.
R1
GENE SORTIE
PARAMETERS:
50 C2 = 32p
V1
VOFF = 0
VAMPL = 5 C2
FREQ = 100MEG
{C2}
0
Effectuer une simulation en visualisant les tensions et courant.
On notera le régime transitoire sur la première période.
Etablir le diagramme de Fresnel de ce circuit à partir des signaux observés sur le régime permanent.
Faire varier de +/-50% la valeur de la capacité (par une analyse paramétrique par exemple) et justifier
l’allure des courbes obtenues.
Même question en faisant varier la fréquence.
3.3 Circuit inductif
Même question que pour le chapitre précédent.
3.4 Circuit résonnant série
On considère maintenant le circuit suivant :
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R1
GENE SORTIE
50
C2
V1
VOFF = 0 Vlc 32p
VAMPL = 5
FREQ = 100MEG
L1
79.155n
0
Vérifier que, à la fréquence de travail, les impédances de l’inductance et de la capacité sont
identiques. Cette fréquence est dite de résonance pour le circuit L1 C2.
Simuler ce circuit, visualiser les tensions et le courant sur un graphe différent.
Noter que le courant est en phase avec la tension d’alimentation comme dans le cas d’un circuit
résistif.
Justifier le résultat en vous aidant d’un diagramme de Fresnel. Le plus simple pour établir le
diagramme de Fresnel est dans un premier temps d’écrire la loi de maille (vectorielle) liant les
tensions aux bornes de chaque élément, puis de construire le diagramme en prenant le courant
comme référence.
Expliquer, qualitativement, ce qui se passe ici.
Effectuer une nouvelle simulation sur 200 ms en donnant une valeur de 1 Ω à R1. Noter l’amplitude de
la tension Vlc.
Faire varier la fréquence d’alimentation par une analyse paramétrique avec 90, 100 et 110 MHz et
justifier les résultats.
3.5 Circuit résonnant parallèle
On considère maintenant le circuit suivant :
R1
GENE SORTIE
V1 50
VOFF = 0
VAMPL = 5 L1
C2
FREQ = 100MEG 79.155n
32p
0
Vérifier que, à la fréquence de travail, les impédances de l’inductance et de la capacité sont
identiques.
Simuler ce circuit, visualiser les tensions et le courant sur un graphe différent.
Justifier le résultat en vous aidant d’un diagramme de Fresnel. Le plus simple pour établir le
diagramme de Fresnel est dans un premier temps d’écrire la loi de maille (vectorielle) liant les
tensions aux bornes de chaque élément, puis la loi des nœuds et enfin de construire le diagramme en
prenant le courant comme référence.
Expliquer, qualitativement, ce qui se passe ici.
3.6 Notion de filtrage
On considère maintenant le circuit suivant, où un générateur V1, de résistance interne R1 débite dans
une charge R2 à travers un ensemble de composants LC :
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R1 L2 C2
ENTREE SORTIE
50 3.2u
V1 L1 0.8p
VOFF = 0 C1 L3 R2
VAMPL = 5 4n C3
FREQ = {F} 640p 4n 50
640p
PARAMETERS:
F = 100MEG 0
0 0 0
A l’aide des résultats précédents, prédéterminer le comportement d’un tel circuit en fonction de la
fréquence. Pour cela, on remarquera que toutes les paires de composants réactifs (L1C1, L2C2 et
L3C3 ) résonnent à la même fréquence. On en déduira un schéma équivalent à cette fréquence, puis
en continu (ω=0), puis en très haute fréquence (ω tendant vers l’infini).
Réaliser une simulation paramétrique sur 400 ns pour trois valeurs à +/-10 MHz autour de la
résonance.
Comme on le voit, ce type de circuit permet de sélectionner une fréquence particulière dans un signal.
Par exemple, un récepteur de radiodiffusion reçoit par son antenne les signaux d’un grand nombre
d’émetteurs, et en sélectionne un seul par un filtre de fréquences. Ce signal arrivera au démodulateur,
dont l’entrée est modélisée par la résistance R2.
Le circuit suivant illustre ce fonctionnement :
V2
VOFF = 0
VAMPL = 1m
FREQ = 88MEG R1 L2 C2
ANTENNE SORTIE
0 50 3.2u
V3 V1 0.8p
VOFF = 0 L1
VAMPL = 1m C1 L3 R2
FREQ = 108MEG VOFF = 0 4n C3
VAMPL = 1m 640p 4n 50
FREQ = 100MEG 640p
0 0
0 ANTENNE 0 FILTRE 0 DEMODULATEUR
Les deux sommateurs (symbole « SUM » de la bibliothèque « ABM ») permettent d’additionner les
trois tensions sinusoïdales pour représenter le signal issu de l’antenne.
Effectuer une simulation sur 500 ns et observer le résultat.
On notera que seul subsiste le signal à 100 MHz en sortie du filtre à l’entrée du système de
démodulation. Une simulation avec des fréquences plus rapprochées donnerait cependant des
résultats moins satisfaisants. Dans la pratique, le récepteur est plus complexe que ce qui est décrit ici.
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