Uro Nephro B
Thèmes abordés
Uro Nephro B
Thèmes abordés
Introduction :
Les déterminants immédiats de la filtration glomérulaire :
La barrière de filtration :
o Situation
o Composition :
L’endothélium capillaire
La membrane basale glomérulaire
L’épithélium viscéral podocytaire
o Fonctionnement
o Evaluation de la perméabilité
La pression d’ultrafiltration :
o La pression hydrostatique du capillaire glomérulaire
o La pression hydrostatique de l’espace de Bowman
o La pression oncotique intra-capillaire
Le débit de filtration glomérulaire
o La clairance de la Créatinine
o Les facteurs physiologiques modulant le débit de filtration glomérulaire
Régulation :
Intrinsèque :
o Autorégulation :
Réflexe myogénique
Rétrocontrôle négatif tubulo-glomérulaire
o Les hormones intra-rénales :
Le système rénine angiotensine intra-rénal
Autres systèmes
Extrinsèque :
o Système nerveux sympathique
o Les hormones extra-rénales :
Le système rénine angiotensine systémique
Hormone antidiurétique
Facteur atrial natriurétique
Application clinique
Conclusion
1
Introduction :
La filtration glomérulaire représente la première étape de formation de l’urine
C’est un phénomène d’ultrafiltration du plasma à travers la membrane basale
glomérulaire, sans consommation locale d’énergie et obéissant à la loi de Starling
Il s’agit d’un transfert simultané d’eau et d’électrolytes mais pas de protéines, ni
d’éléments figurés du sang, de la lumière du capillaire glomérulaire vers l’espace
urinaire de la capsule de Bowman, aboutissant à la formation du filtrat glomérulaire ou
urine primitive
L’existence d’une protéinurie ou d’hématurie témoignent d’une atteinte glomérulaire
La fonction de filtration est de l’ordre de 20 % du sang circulant, soit 120 ml/min
environ 180 l/jour
Les déterminants immédiats de la filtration glomérulaire :
La barrière de filtration :
o Situation : entre le secteur plasmatique (lumière de capillaire glomérulaire) et le
secteur urinaire (espace de Bowman)
o Composition : de l’intérieur vers l’extérieur de 3 tuniques :
L’endothélium capillaire :
Tapisse la face interne de la membrane basale glomérulaire
Percé de nombreuses fenêtres arrondies, très perméables au plasma
La face externe de la membrane plasmique est chargée
négativement
La membrane basale glomérulaire :
Sépare les podocytes de l’endothélium
Epaisse, formée de 3 couches et ne présente pas de pores
Elle est aussi chargée négativement
L’épithélium viscéral podocytaire :
Constitué de podocytes, dont les prolongements sont appelés
pédicelles
Deux pédicelles voisins limitent un espace : la fente épithéliale à
travers laquelle passe l’ultrafiltrat plasmatique
Un diaphragme de fente (Slit membrane) est tendu entre les
pédicelles
La face libre de la membrane plasmique des podocytes est chargée
négativement
o Fonctionnement :
Filtre mécanique qui s’oppose au passage des grosses molécules (protéines
et Albumine)
2
Filtre électrique qui s’oppose au passage des molécules chargées
négativement
o Evaluation de la perméabilité : Kf = A × P
Kf = coefficient d’ultrafiltration
A = surface de la filtration glomérulaire
P = perméabilité hydraulique de la paroi capillaire
La pression d’ultrafiltration : PUF = PCG – PCB – π
o La pression hydrostatique du capillaire glomérulaire PCG :
C’est la pression régnante à l’intérieur du capillaire glomérulaire
Favorise le processus de filtration
PCG = 60 mmHg
o La pression hydrostatique de l’espace de Bowman PEB :
Faible et stable, PEB = 10 à 20 mmHg
S’oppose au processus de filtration
o La pression oncotique intra-capillaire :
Exercée par les protéines plasmatiques non filtrées
S’oppose au processus de filtration
π = 32 mmHg
Le débit de filtration glomérulaire : DFG = PUF × Kf
o Il est de l’ordre de 120 ± 15 ml/min/1.73 m² de surface corporelle
o La clairance de la Créatinine :
C’est la quantité de plasma complètement épurée de Créatinine par le rein
par unité de temps
Elle est calculée selon la formule de Cockcroft et Gault :
3
Le but de la régulation de la filtration glomérulaire est de maintenir constant le débit de
filtration glomérulaire malgré les variations de la pression de perfusion rénale
Intrinsèque :
o Autorégulation par 2 mécanismes :
Réflexe myogénique :
L’augmentation de la pression de perfusion entraîne une
vasoconstriction réflexe de l’artériole afférente
Ainsi l’augmentation des résistances de l’artériole afférente permet
de maintenir le débit sanguin rénal et donc le débit de filtration
glomérulaire constants
Ce mécanisme est rapide et transitoire, protège le rein contre les à-
coups tensionnels
Rétrocontrôle négatif tubulo-glomérulaire :
Fait intervenir l’appareil juxta-glomérulaire
L’augmentation de la pression de perfusion entraîne une élévation
du débit du fluide et de NaCl au niveau de la macula densa au niveau
du tube contourné distal qui libère un médiateur non identifié
permettant le retour du débit de filtration glomérulaire à son niveau
initial
Permet une régulation moins rapide mais plus durable
o Les hormones intra-rénales :
Le système rénine angiotensine intra-rénal :
La baisse de la pression de perfusion rénale stimule l’appareil juxta-
glomérulaire qui permet la synthèse de la rénine et puis la libération
de l’angiotensine II
Effets de l’angiotensine II :
Vasoconstriction de l’artériole efférente et donc une
augmentation de pression capillaire glomérulaire
Contraction des cellules mésangiales et donc diminution du
coefficient d’ultrafiltration
A fortes doses :
Vasoconstriction des artérioles afférente et efférente ce
qui provoque une diminution rapide de la pression
d’ultrafiltration et du débit de filtration glomérulaire
C’est le cas des états de choc hypovolémiques
4
Prostaglandines, monoxyde d’azote, système Kinine Kallikréine :
Essentiellement vasodilatateurs : diminution des résistances des
artérioles afférentes et efférentes
Ils s’opposent à l’effet vasoconstricteur de l’angiotensine II ainsi que
celui de la noradrénaline et de l’ADH
Extrinsèque :
o Système nerveux sympathique :
L’innervation rénale est exclusivement sympathique et principalement
noradrénergique. Elle agit par un double effet :
Direct : α1 vasoconstricteur
Indirect : β1 en activant le système rénine angiotensine local
En cas de stimulation :
Modérée : vasoconstriction prédominante sur l’artériole efférente
de sorte à ce que la valeur du débit de filtration glomérulaire reste
stable
Intense : vasoconstriction des artérioles afférente et efférente
o Les hormones extra-rénales :
Le système rénine angiotensine systémique :
La rénine est produite par l’appareil juxta-glomérulaire,
l’angiotensine par le foie et l’enzyme de conversion par les poumons
Effet identique au système intra-rénal
Hormone antidiurétique :
A dose physiologique :
Les effets sont minimes
Elle entraîne une augmentation de la pression d’ultrafiltration
par diminution de la pression hydrostatique dans la capsule de
Bowman et compensée par une diminution du coefficient
d’ultrafiltration par contraction des cellules mésangiales,
maintenant ainsi le débit de filtration glomérulaire stable
A doses élevées : elle est responsable d’une augmentation des
résistances vasculaires et d’une diminution du débit sanguin rénal
Facteur atrial natriurétique :
Possède un effet natriurétique et diurétique puissant
C’est un peptide synthétisé et stocké par les myocytes de l’oreillette
droite
Entraîne :
5
Vasodilatation de l’artériole afférente
Vasoconstriction modérée de l’artériole efférente
Relaxation des cellules mésangiales
Inhibe la sécrétion de Rénine et s’oppose aux effets
vasoconstricteurs de l’angiotensine II
Sa libération est secondaire à une hypervolémie qui étire les parois
auriculaires
Application clinique :
En cas d’hypovolémie, l’hypoperfusion systémique et rénale entraîne une stimulation
du système rénine angiotensine et du système nerveux sympathique :
o L’angiotensine : augmentation de la résistance de l’artériole efférente plus que
l’afférente
o La noradrénaline : augmentation des résistances des artérioles afférente et
efférente et donc une vasoconstriction rénale
Les effets vasoconstricteurs sont limités par la stimulation de la synthèse rénale des
prostaglandines vasodilatatrices, ainsi une ischémie rénale est évitée
Conclusion :
La filtration glomérulaire est le reflet de la fonction rénale, d’où l’intérêt de sa
surveillance au cours de la maladie rénale
Cette filtration glomérulaire est soumise à des mécanismes de régulation locaux et
généraux, hormonaux et nerveux
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Les fonctions tubulaires
Introduction
Mécanismes fondamentaux du transport tubulaire :
Mécanismes actifs :
o Transport actif primaire
o Absorption active secondaire ou co-transport
o Sécrétion active secondaire ou contre-transport
Mécanismes passifs :
o Absorption passive de l’eau ou osmose
o Absorption passive ou diffusion passive
Caractéristiques des différents segments tubulaires :
L’épithélium tubulaire proximal
L’anse de Henlé :
o Segment grêle :
Partie descendante
Partie ascendante
o Segment épais
Le tube contourné distal et le canal collecteur :
o Première moitié du tube contourné distal
o Fin de segment distal et canal collecteur cortical
o Canal collecteur
Paramètres qui influencent le transfert tubulaire des différentes substances :
La charge tubulaire
Le transfert tubulaire maximale ou Tm :
o Seuil pour les substances ayant un Tm
o Substances sans Tm
Conclusion
7
Introduction :
La filtration glomérulaire délivre au tubule rénal l’urine primitive qui est un ultra-filtrat
plasmatique dont la composition est celle du milieu interstitiel à un débit important de
l’ordre de 180 l/24h
Le tubule rénal modifie la composition de l’urine primitive et élabore l’urine définitive
grâce à une double fonction de réabsorption et de sécrétion
o Réabsorption tubulaire : il doit réabsorber la majeure partie de l’eau et des
substances dissoutes essentielles au maintien de la composition du milieu
intérieur (99 % est réabsorbé)
o Sécrétion tubulaire : il élimine les produits de dégradation du métabolisme
Il joue un rôle important dans les mécanismes de concentration de l’urine et l’équilibre
acide-base
Le tubule rénal est composé de 4 segments :
o Tube contourné proximal
o Anse de Henlé
o Tube contourné distal
o Tube collecteur
Mécanismes fondamentaux du transport tubulaire :
Mécanismes actifs :
o Transport actif primaire : Sodium Na+
La pompe Na+/K+ ATPase baso-latérale transporte les ions Na+ de la cellule
vers l’interstitium, ceci entraîne une diminution de la concentration du Na+
intra cellulaire entraînant l’augmentation du gradient urine/cellule
Les protéines de transport du Na+ au niveau apical fixent le sodium à la
surface de la membrane luminale pour l’introduire à l’intérieur de la cellule
réalisant ainsi une diffusion facilité du Na+
Les 2 processus combinés assurent une réabsorption transtubulaire du sodium
8
o Absorption active secondaire ou co-transport :
Il n’y a pas d’utilisation de l’énergie de l’ATP, mais plutôt des protéines de
transport
Le transport du Na+ à travers la membrane luminale favorise le co-
transport d’autres substances (Glucose)
o Sécrétion active secondaire ou contre-transport : le transport du Na+ à travers la
membrane luminale favorise le contre-transport d’autres substances (les ions
d’hydrogène, de potassium et d’urate)
Mécanismes passifs :
o Absorption passive de l’eau ou osmose :
La réabsorption des différentes substances diminue leur concentration
tubulaire
Ceci crée une différence de concentration qui provoque l’osmose de l’eau
vers le sang
o Absorption passive ou diffusion passive :
Un ion négatif tel que le Chlore Cl- est en général transporté avec chaque
ion de sodium Na+ pour préserver la neutralité électrique
Du fait de son faible poids moléculaire, la moitié de l’urée est réabsorbée
passivement avec l’eau et l’autre moitié passe dans l’urine
Caractéristiques des différents segments tubulaires :
L’épithélium tubulaire proximal :
o Possède une activité métabolique intense
o S’y effectuent des transports actifs extrêmement rapides
o 65 % du filtrat glomérulaire y est réabsorbé
o Ceci grâce à une bordure en brosse très développée constituant une surface
d’échange très étendue, riche en protéines de transport vouées au co-transport
pour l’absorption ou au contre-transport pour la sécrétion
L’anse de Henlé :
o Segment grêle :
Ne possède pas de bordure en brosse
Activité métabolique minime
Partie descendante :
Très perméable à l’eau
9
Modérément perméable aux ions et à l’urée
L’osmolalité du fluide tubulaire croît progressivement le long de la
branche fine descendante jusqu’à la pointe de l’anse
Partie ascendante :
Presque imperméable à l’eau
Très perméable au Cl-, Na+ et à l’urée
L’osmolalité du fluide tubulaire décroit progressivement le long de la
branche fine ascendante
o Segment épais :
Bordure en brosse très rudimentaire
Moins de canaux du côté basal et des jonctions intercellulaires plus serrées
Particulièrement adapté au transport actif des ions Chlore et sodium de la
lumière tubulaire vers le liquide interstitiel
Presque entièrement imperméable à l’eau et à l’urée et presque les ¾ de
tous les ions sont transportés vers l’interstitium, le liquide tubulaire devient
donc très dilué
Le tube contourné distal et le canal collecteur :
o Première moitié du tube contourné distal : a presque les mêmes caractéristiques
que le segment épais de l’anse de Henlé
o Fin de segment distal et canal collecteur cortical :
Pratiquement imperméables à l’eau et l’urée, et deviennent perméables en
présence de l’hormone antidiurétique
Réabsorbent fortement le sodium mais sous la dépendence de
l’aldostérone
Contiennent un type particulier de cellules épithéliales appelées « cellules
intercalaires » qui sécrètent de l’Hydrogène H+ par sécrétion active
primaire
o Canal collecteur :
Perméabilité à l’eau modifiée essentiellement par le niveau de l’hormone
antidiurétique circulante
Légèrement perméable à l’urée
10
Capacité de sécréter l’ion H+ contre un fort gradient de concentration
Paramètres qui influencent le transfert tubulaire des différentes substances :
La charge tubulaire :
o C’est la quantité de substance totale filtrée à travers la membrane glomérulaire
par minute
o CT = DFG × concentration sérique (mg/ml)
o Exemples :
Glucose : 125 mg/min
Urée : 33 mg/min
Sodium : 18 mEq/min
Chlore : 13 mEq/min
Le transfert tubulaire maximale ou Tm :
o C’est le débit maximum de substance transférée (réabsorbée ou sécrétée)
activement par le tubule
o Il correspond aux capacités maximales du système de transport spécifique de la
substance, au niveau des cellules épithéliales tubulaires
11
L’eau
Introduction
Répartition :
Eau extracellulaire
Eau intracellulaire
Bilan :
Entrées
Sorties
Métabolisme :
Mouvements de l’eau :
o A travers la membrane intestinale
o A travers la membrane cellulaire
o A travers la membrane capillaire
Transferts néphroniques :
o Glomérule
o Tube contourné proximal
o Partie descendante de l’anse de Henlé
o Partie ascendante de l’anse de Henlé et partie initiale du tube contourné distal
o Partie distale du tube contourné distal et canal collecteur
12
Pouvoir de concentration/dilution des urines
Régulation
Exploration :
Eau totale
Eau extracellulaire
Eau intracellulaire
Conclusion
Introduction :
L’eau est un élément fondamental de l’organisme
Représente 60 ± 5 % du poids du corps
Varie en fonction de :
o L’âge : 75 % chez le nourrisson, 50 % chez le sujet âgé
o Le sexe : diminue chez la femme (adiposité élevée)
o L’adiposité : peut atteindre 90 % chez le sujet maigre
Répartie en 2 compartiments : intra et extra cellulaire
Se présente sous 2 formes :
o Eau libre : circulante
o Eau liée : d’imbibition des colloïdes
Répartition :
Eau extracellulaire : 20 % du poids corporel
o Secteur plasmatique :
5 % du poids corporel
Composition :
Electrolytes
Protéines
Urée
Glucose
o Secteur interstitiel :
15 % du poids corporel
Comprend :
L’eau intercellulaire
La lymphe
L’humeur aqueuse
Liquide céphalo-rachidien
Composition : voisine du secteur plasmatique mais absence de protéines
o Secteur trans-cellulaire :
13
Comporte les sécrétions digestives et ultrafiltrat glomérulaire
Echanges importants
Eau intracellulaire :
o 40 % du poids corporel
o C’est l’eau contenue dans les cellules séparée du compartiment extracellulaire
par la membrane cellulaire
Il existe une iso-osmolarité et électro-neutralité entre les 2 compartiments
Bilan :
Entrées :
o Exogènes : 2 à 2.5 l/j
Boissons : 1400 ml/j
Aliments : 850 ml/j
o Endogènes : eau d’oxydation formé lors du métabolisme des protides, lipides et
des glucides, 350 ml/j
Sorties :
o Rénales : 1.5 l/j
o Poumons : 400 ml/j
o Peau :
Perspiration : 100 ml/j
Transpiration : 400 ml/j
o Pertes digestives : 200 ml/j
Métabolisme :
Mouvements de l’eau :
o A travers la membrane intestinale :
Débit d’absorption : 200 à 400 ml/heure
L’absorption intestinale est passive selon un gradient osmotique
90 % au niveau du jéjunum et 10 % au niveau du colon ascendant
Il existe 2 flux
Entrant (de la lumière vers le plasma) et sortant (du plasma vers la
lumière)
Le flux entrant est supérieur que le flux sortant
Ils peuvent s’inverser en cas de diarrhée
o A travers la membrane cellulaire :
La loi d’osmose : l’eau se déplace du milieu le moins concentré vers le
moins concentré
Le caractère semi-perméable de la membrane cellulaire :
Perméable à l’eau et aux substances de faible poids moléculaire
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Très peu perméable aux électrolytes
o A travers la membrane capillaire :
La loi de Starling :
Les mouvements hydriques se font par différence entre les pressions
hydrostatiques et oncotiques
La pression hydrostatique intra capillaire favorise le phénomène
d’ultrafiltration vers le secteur interstitiel
La pression oncotique intra capillaire dépend essentiellement de
l’albumine, empêche l’eau de quitter le capillaire
Si la pression hydrostatique est élevée et la pression oncotique est
diminuée, on aura cliniquement un œdème
Le gradient de concentration, la nature chimique et la taille des molécules
dissoutes :
Perméable à l’eau et aux électrolytes
Imperméable aux protéines de poids moléculaire supérieur à 65000
daltons (Albumine) et aux molécules chargées négativement
Transferts néphroniques : 0.7 % d’eau filtrée se trouve dans les urines
o Glomérule : filtre chaque jour 180 litres d’eau plasmatique
o Tube contourné proximal :
Réabsorbe 67 % d’eau filtrée
Réabsorption passive et iso-osmotique
Biologiquement :
Hématocrite
Protidémie
o Secteur interstitiel :
Diminution du secteur interstitiel :
Hypotonie des globes oculaires
Cernes péri-orbitaires
Pli cutanée
Augmentation du secteur interstitiel : œdèmes
Eau intracellulaire :
17
o Cliniquement :
Soif
Sécheresse des muqueuses
Fièvre
Signes neurologiques
o Biologiquement :
Hypernatrémie = déshydratation intracellulaire
Hyponatrémie = hyperhydratation intracellulaire
Conclusion :
L’eau est un élément essentiel à la vie
Entre dans la constitution de tout organisme
Répartie en 2 secteurs intra et extra cellulaire
Le maintien de l’équilibre hydrique et donc l’homéostasie du milieu intérieur est capital
Le métabolisme du Sodium
Introduction
Répartition
Bilan :
Entrées
Sorties
Métabolisme :
Absorption intestinale
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Transferts à travers la membrane cellulaire
Transferts néphroniques
Régulation :
Régulation locale/rénale :
o Balance glomérulo-tubulaire
o Le rétrocontrôle glomérulo-tubulaire
Régulation systémique/hormonale :
o Stimuli
o Les effecteurs
Régulation nerveuse/système nerveux sympathique
Exploration :
Clinique
Biologique
Conclusion
Introduction :
C’est le principal cation du compartiment extracellulaire
NaCl et NaHCO3 constituent 95 % des osmolytes du plasma
La quantité totale du sodium dans l’organisme est le déterminant majeur du volume
extracellulaire
Reflète l’osmolarité extracellulaire et l’hydratation intracellulaire
Sa régulation est assurée essentiellement par le rein
Répartition :
Pool total en Na+ dans l’organisme = 60 mmol/Kg
o 66 % échangeable :
61 % dans le compartiment extracellulaire :
49 % dans le secteur interstitiel
12 % dans le secteur plasmatique = 140 ± 2 mmol/l
5 % dans le compartiment intracellulaire
o 34 % non échangeable : fixe sur le cristal osseux
Ce gradient de concentration intra et extracellulaire est due à la pompe Na+/K+ ATPase
membranaire qui expulse 3 Na+ et fait entrer 2 K+
Bilan :
Entrées : alimentaires : 9 à 12 g/j (sel de cuisine 50 %)
Sorties :
o Rénales 90 % : régulées et égales aux apports
o Extrarénales 10 % :
Digestives et cutanées
19
non régulées et négligeables
les sorties extra-rénales deviennent importante au cours de la
mucoviscidose et de l’insuffisance rénale et au cours des diarrhées hydro-
électrolytiques
Métabolisme :
Absorption intestinale :
o Se fait activement au niveau de l’estomac, l’intestin grêle et le colon
o Fait intervenir l’aldostérone
o S’accompagne d’une absorption passive de K+ et Cl-
Transferts à travers la membrane cellulaire :
o A l’état stable, les compartiments intra et extracellulaires sont iso-osmotiques
mais de composition différente :
L’osmolalité intracellulaire est liée au potassium
L’osmolalité extracellulaire est liée au sodium (l’osmolalité efficace
extracellulaire = 2 × [Na+] = 280-300 mosmol/Kg d’eau)
o Les transferts nets d’eau et d’électrolytes à travers la membrane cellulaire sont
nuls
o La sortie du sodium du compartiment intracellulaire vers le compartiment
extracellulaire, en cas d’hypo-osmolalité plasmatique, se fait grâce à la pompe
Na+/K+ ATPase membranaire
Transferts néphroniques :
o Glomérule :
Filtre environ de 25000 mmol/j de Na+
La concentration du Na+ dans l’urine primitive est égale à sa concentration
au niveau plasmatique
o Tube contourné proximal :
Réabsorbe 67 % de Na+ filtré
Réabsorption active (Na+/K+/ATPase) et iso-osmotique (réabsorption
parallèle d’eau) : réduction du volume des urines sans changement de leur
concentration
o Anse de Henlé :
Partie descendante :
Gradient osmotique cortico-papillaire
Diffusion passive de l’eau de la lumière tubulaire vers l’interstitium
Diffusion du Na+ de l’interstitium vers la lumière tubulaire
Partie ascendante :
20
Réabsorbe activement 25 % de Na+ filtré
Grâce à un co-transport apical qui permet le transport d’un Na+ et
d’un K+ et de 2 Cl-
o Tube contourné distal :
Partie initiale : co-transport Na+/Cl-
Partie terminale :
Environ 5 % du Na+ filtré
Grâce aux canaux sodés dont le nombre augmente sous l’influence
de l’aldostérone
o Tube collecteur :
3 % du Na+ est réabsorbée
Canaux sodés
Au total : les urines terminales contiennent moins de 1% du Na+ filtré
Régulation :
Régulation locale/rénale :
o Balance glomérulo-tubulaire : la fraction de Na+ et d’eau réabsorbé au niveau du
tube contourné proximal est toujours constante de 67 % quelque soit les
variations du débit de filtration glomérulaire
o Le rétrocontrôle glomérulo-tubulaire :
Lorsque le débit de filtration glomérulaire augmente de façon importante,
le flot tubulaire et la quantité de NaCl augmente au niveau de la macula
densa ce qui stimule la libération d’un médiateur non identifié
Ceci a pour conséquence de diminuer le débit de filtration glomérulaire et
donc la quantité de Na+ filtré par rétrocontrôle négatif
Régulation systémique/hormonale :
o Stimuli : variation de la volémie efficace
Détectée par les volo ou barorécepteurs
Ceux-ci se trouvent au niveau de :
L’oreillette droite, les sinus carotidiens, la crosse aortique agissant
sur le système sympathique ou le facteur atrial natriurétique
L’artère glomérulaire afférente agissant sur le système rénine
angiotensine et la balance glomérulo-tubulaire
o Les effecteurs :
Système rénine angiotensine :
Stimulé par :
Les barorécepteurs de l’artériole afférente
21
Les variations de la concentraion du NaCl au niveau de la
macula densa
Le système sympathique et les catécholamines
L’angiotensine II :
Puissant vasopresseur
Stimule la synthèse de l’aldostérone
L’aldostérone :
Augmente la réabsorption du Na+ au niveau du tube
contourné distal et canal collecteur couplée à l’excrétion de H+
et K+
En cas d’hypoaldostéronémie = hyponatrémie, hyperkaliémie,
acidose
En cas d’hyperaldosteronémie = hypernatrémie, hypokaliémie,
alcalose
Facteur atrial natriurétique :
Peptide sécrété par les myocytes auriculaires de l’oreillette droite
Suite à l’hypervolémie
Induit une natriurèse par :
Augmentation du débit de filtration glomérulaire
Diminution de la réabsorption du Na+ au niveau du canal
collecteur
Hormone antidiurétique :
Libérée par la post-hypophyse quand :
La volémie diminue d’au moins de 15 %
Lorsque l’osmolalité plasmatique dépasse 300 mosm/Kg
Augmente la réabsorption du sodium au niveau de la branche
ascendante large de l’anse de Henlé et la réabsorption passive de
l’eau au niveau du canal collecteur
Cortisol = Aldostérone
Prostaglandines E2 e A2, progestérone : natriurétiques
Régulation nerveuse/système nerveux sympathique :
o Vasoconstriction de l’artériole efférente
o Sécrétion de la rénine par les cellules épithéloïdes de l’artériole afférente
o Stimulation directe de la réabsorption du sodium au niveau du tube contourné
proximal
Exploration :
Clinique :
22
o Courbe de poids
o Pouls et tension artérielle
o Etat des muqueuses et de la peau
o Etat de remplissage des veines superficielles
Biologique :
o Natrémie = 137 à 151 mEq/l
Si natrémie > 155 mEq/l = hypernatrémie
Si natrémie < 135 mEq/l = hyponatrémie
o Natriurèse = 30 à 300 umol/l
o Hématocrite et protidémie
Conclusion :
Le sodium est le principal cation extracellulaire
Les entrées sont alimentaires et les sorties sont essentiellement rénales
La régulation du bilan de sodium se fait essentiellement par contrôle de l’excrétion
rénale du sodium
23
Le métabolisme du Potassium
Introduction
Répartition
Bilan :
Entrées
Sorties
Métabolisme :
Absorption intestinale
Transferts à travers la membrane cellulaire
Transferts néphroniques :
o Glomérule
o Tube contourné proximal
o Anse de Henlé
o Tube contourné distal et canal collecteur
Régulation :
Variable régulée
Bilan interne
o Facteurs augmentant le transfert de K+ du compartiment extracellulaire vers le
compartiment intracellulaire :
o Facteurs augmentant le transfert de K+ du compartiment intracellulaire vers le
compartiment extracellulaire :
Bilan externe
Exploration :
Clinique
Electrocardiogramme
Biologie
Conclusion
24
Introduction :
C’est le principal cation intracellulaire
Sa quantité totale dans l’organisme est de 50 à 55 mmol/Kg
Reflète l’osmolarité intracellulaire
Sa régulation est assurée essentiellement par le rein
Joue un rôle important dans :
o Le métabolisme cellulaire (respiration cellulaire, activité énergétique, synthèse
des protéines)
o L’excitabilité neuro-musculaire
o La contractilité cardiaque
Répartition :
Pool total en K+ = 50 à 55 mmol/Kg :
o 98 % intracellulaire :
Concentration = 100-150 mmol/l
Muscle, myocarde, globule rouge, cellules osseuses
2 formes : ionisée, liée aux protéines
o 2 % extracellulaire : kaliémie = 3.5 à 5.5 mEq/l
Ce gradient de concentration intra et extracellulaire est due à la pompe Na+/K+ ATPase
membranaire qui expulse 3 Na+ et fait entrer 2 K+
Toute variation de ce gradient aura des conséquences sur l’excitabilité neuromusculaire
Bilan :
Entrées : alimentaires (fruits, légumes et viandes) : 4 à 6 g/j
Sorties :
o Rénales 90 % : régulées et égales aux apports
o Extrarénales 10 % :
Digestives et cutanées
Non régulées et négligeables
Deviennent très importantes en cas de diarrhée
Métabolisme :
Absorption intestinale :
o La totalité du potassium ingéré est absorbé
o Absorption passive selon un gradient électrochimique (suit les mouvements du
Na+)
o Le glucose augmente la perméabilité du K+
o Relation avec les ions H+ par la pompe H+/K+/ATPase
25
Transferts à travers la membrane cellulaire :
o A l’état stable, les compartiments intra et extracellulaires sont iso-osmotiques
mais de composition différente :
L’osmolalité intracellulaire est liée au potassium
L’osmolalité extracellulaire est liée au sodium
o Ce gradient de concentration intra et extracellulaire est due à la pompe Na+/K+
ATPase
o Dans certains états de déséquilibre, le transfert du potassium augmente du :
Secteur extracellulaire vers le secteur intracellulaire : alcalose, hypo-
osmolalité plasmatique
Secteur intracellulaire vers le secteur extracellulaire : acidose, hyper-
osmolalité plasmatique
Transferts néphroniques :
o Glomérule : est librement filtré
o Tube contourné proximal : 70 % du K+ filtré est réabsorbé passivement
o Anse de Henlé :
Partie descendante : sécrétion nette du potassium par diffusion passive
Partie ascendante :
Réabsorbe activement 25 % du K+ filtré
Grâce au co-transport Na+/K+/2Cl-
o Tube contourné distal et canal collecteur :
Sous contrôle de l’aldostérone
Favorise la sécrétion potassique en augmentant l’activité de Na+/K+
ATPase et des canaux sodés et à potassium apicaux
Le nombre des canaux dépend de taux de l’aldostérone
o Au total :
les urines terminales contiennent plus de 90 % des apports quotidiens
le reste (10 %) est éliminé dans les fèces et la sueur
Régulation :
Variable régulée :
o Le rapport des concentrations de potassium de part et d’autre de la membrane
cellulaire (K+ intracellulaire / K+ extracellulaire)
o Le maintien de la concentration plasmatique de K+, malgré l’entrée de K+ dans le
compartiment extracellulaire lors des repas est assuré :
Immédiatement par l’entrée de K+ vers le compartiment intracellulaire
évitant l’hyperkaliémie (bilan interne)
26
Secondairement par l’élimination de l’excès en K+ par le rein (bilan
externe)
Bilan interne :
o Facteurs augmentant le transfert de K+ du compartiment extracellulaire vers le
compartiment intracellulaire (flux entrant) :
Hormonaux : Augmentation de la capture de K+ par pompe NA+/K+/ATPase
Insuline
Minéralo-corticoïdes
Non hormonaux :
Alcalose
Hypo-osmolalité plasmatique
o Facteurs augmentant le transfert de K+ du compartiment intracellulaire vers le
compartiment extracellulaire (flux sortant) :
Hormonaux :
Glucagon
Gluco-corticoïdes
Non hormonaux :
Acidose
Hyperosmolalité plasmatique
Lyse cellulaire
Bilan externe :
o Aldostérone :
Augmentation de la sécrétion du K+ et la réabsorption de Na+ au niveau du
tube contourné distal et canal collecteur
Stimulation de la pompe NA+/K+/ATPase et les canaux apicaux
o Surcharge potassique (hyperkaliémie) :
Augmente la sécrétion du K+
Stimule la sécrétion d’aldostérone
o Surcharge sodée : augmente la sécrétion du K+
o Acidose :
Diminue la sécrétion du K+
Inhibition de la pompe et des canaux apicaux
o Facteurs urinaires : augmentation de la sécrétion du potassium si
Débit urinaire élevé
Concentration urinaire du sodium augmentée
27
Exploration :
Clinique :
o Troubles du tonus musculaire
o Paresthésies des membres
o Iléus paralytique
o Troubles d’excitabilité cardiaque
Electrocardiogramme :
o Reflet du gradient K intracellulaire / K extracellulaire
o Onde T plate : hyperkaliémie
o Onde T ample et symétrique : risque d’arrêt cardiaque
Biologie :
o Kaliémie = 3.5 à 5.5 mEq/l
Mauvais reflet du capital potassique
Kaliémie < 3.5 mEq/l = hypokaliémie
Kaliémie > 5.5 mEq/l = hyperkaliémie (risque cardiaque)
o Kaliurèse = 20 à 120 mmol/l
Conclusion :
Le potassium est le principal cation intracellulaire
Les entrées sont alimentaires et les sorties sont essentiellement rénales
La régulation du bilan potassique est assurée par un bilan interne jugulant
l’hyperkaliémie post-prandiale et un bilan externe intervenant secondairement pour
assurer l’excrétion rénale du potassium
28
La régulation de l’équilibre acido-basique
Introduction
Systèmes régulateurs :
Systèmes tampons :
o Généralités
o Systèmes tampons extracellulaires
Couple bicarbonate/acide carbonique (HCO3-/H2CO3)
Protéine-protéinate
Phophate monosodique/phosphate disodique (NaH2PO4/Na2HPO4)
o Systèmes tampons intracellulaires :
Hémoglobine/hémoglobinate
Les protéines, phosphatese et carbamates osseux
Les organes régulateurs :
o Poumon
o Rein
Mise en jeu de la régulation :
Chronologie :
o Systèmes tampons
o Ventilation pulmonaire
o Régulation rénale
Perturbations métaboliques :
o Acidose
o Alcalose
Perturbations respiratoires :
o Acidose
o Alcalose
Conclusion
Introduction :
29
C’est l’ensemble des mécanismes qui maintiennent à un niveau constant la
concentration des ions H+ du milieu intérieur
Tout écart de cet équilibre entraîne des perturbations graves, incompatibles avec la vie
d’où l’intérêt des systèmes régulateurs
La concentration plasmatique du H+ = 38 – 42 nmol/l (pH = - log [H+] = 7.38 - 7.42)
La concentration intracellulaire du H+ = 100 nmol/l (pH = 7)
Systèmes régulateurs :
Système tampon :
o Généralités :
Première ligne de défense contre l’agression acide
Il s’agit d’un couple d’ :
Acide conjugué donneur d’ions H+
Base conjuguée acceptable d’ions H+
Atténue et retardent la diminution du pH
Permet de compenser un défaut ou de neutraliser un excès en ions H+ afin
de maintenir un pH plasmatique entre 7.38 – 7.42
Le pH d’une solution tampon est donnée par l’équation Henderson
Hasselback : pH = pKa + log [base conjuguée] / [acide conjugué]
Le pouvoir tampon d’un système donné est d’autant plus fort que :
Son pKa est proche ou égale le pH du milieur
Sa concentration globale est élevée
o Systèmes tampons extracellulaires
Couple bicarbonate/acide carbonique (HCO3-/H2CO3) :
C’est le tampon le plus important de l’organisme :
La concentration des bicarbonates est élevée dans le liquide
extracellulaire
Son pK = 6.1 proche du pH sanguin
Il est en relation avec les autres systèmes régulateurs :
Poumon : élimine H2CO3 sous forme de CO2
Rein : réabsorbe et régénére les bicarbonates
Agit selon la réaction
HCO3- + H+ ↔ H2CO3 ↔ H2O + CO2
Catalysée par l’anhydrase carbonique
pH = pKa + log [HCO3-] / [CO2]
30
Toute modification du pH plasmatique :
Par perturbation de la [HCO3-] traduit un trouble métabolique
Par perturbation de la [CO2] traduit un trouble respiratoire
Protéine-protéinate :
C’est un système tampon intra et extracellulaire
Son pouvoir tampon est faible malgré sa concentration élevée
Phophate monosodique/phosphate disodique (NaH2PO4/Na2HPO4) : rôle
important dans les urines (faible dans le plasma)
31
L’augmentation du [HCO3-] et du pH déprime les centres
respiratoires
Hypoventilation alvéolaire avec hypercapnie (l’hypoxie
limite cette hypoventilation et donc l’alcalose
métabolique n’est pas totalement compensée)
o Rein :
3ème ligne de défense d’action très lente (quelques heures à quelques jours)
Son rôle est triple :
La réabsorption + la régénération rénale des bicarbonates :
Le rein réabsorbe la quasi-totalité des bicarbonates filtrés :
80 – 85 % au niveau du tube contourné proximal
10 – 15 % au niveau de l’anse de Henlé
La réabsorption des bicarbonates est limitée par un transfert
tubulaire maximal dont le seuil = 27 mmol/l
Cette réabsorption est rendu possible grâce à une sécrétion
apicale active des ions H+, dont chaque ion H+ sécrété à
travers la membrane apicale génère un ion HCO3- dans la
cellule, qui est expulsé à travers la membrane baso-latérale
La régénération intracellulaire des bicarbonates est facilitée
par l’anhydrase carbonique qui accélère l’hydratation du CO2
intracellulaire
Les facteurs augmentant la réabsorption des bicarbonates :
[HCO3-] < 27 mmol/l
PaCO2 augmentée (hypercapnie)
Hyperkaliémie
Déplétion en Chlore
Les facteurs diminuant la réabsorption des bicarbonates :
Diminution du PaCO2
Hypokaliémie
Administration d’acétazolamide (Diamox) : inhibition de
l’anhydrase carbonique
L’excrétion des ions H+ en excès :
Ce sont les cellules intercalaires de type A au niveau du canal
collecteur qui assurent la sécrétion des ions H+
Pour pouvoir être excrétés, les ions H+ ont besoin d’une
quantité suffisante d’accepteurs de protons
Ainsi, l’excrétion se fait sous 3 formes :
Forme libre :
32
De faible quantité et négligeable
Détermine le pH urinaire = 4.4 – 7.8
Ammoniurie (NH3) :
Dans le canal collecteur l’ammoniac NH3 se
combine à un ion H+ permettant son excrétion
sous forme d’ammonium NH4+
Elle représente la voie prédominante d’excrétion
des ions H+ (2/3)
Acidité titrable (HPO2-4) :
Surtout dans le tube contourné distal, le
phosphate mono-acide se combine à un ion H+
pour former le phosphate di-acide (H2PO4-)
Elle représente normalement 1/3 de l’excrétion
nette d’acide
Le système de phosphates constitue le principal
système tampon urinaire
Déterminants du comportement rénal des ions H+ :
Variations de l’état acido-basique plasmatique : une diminution du
pH sanguin (acidose) stimule l’excrétion urinaire d’ions H+
Aldostérone : stimule la sécrétion d’H+
Volémie extracellulaire : hypervolémie entraîne une diminution de la
réabsorption des bicarbonates
Stock de potassium :
La surcharge de potassium stimule la sécrétion d’aldostérone
Toute hyperkaliémie s’accompagne d’acidose
Toute hypokaliémie s’accompagne d’alcalose
Mise en jeu de la régulation :
Perturbations métaboliques :
o Acidose : diminution de [HCO3-] et du pH
Poumon : une hyperventilation entraînant une diminution de PaCO2 qui
tend à normaliser le rapport [HCO3-] / 0.003 PaCO2
Rein :
Augmente la réabsorption et de la régénération des bicarbonates
Augmente l’élimination des H+ sous forme d’acidité titrable et NH4+
o Alcalose : augmentation [HCO3-] et augmentation du pH
Hypoventilation mais limité par l’hypoxie (non compensée)
C’est le rein qui permet de compenser
Perturbations respiratoires : la compensation n’est que rénale
33
o Acidose : augmentation de PaCO2 et diminution du pH
Augmentation de la réabsorption HCO3-
Augmentation de l’élimination des H+
o Alcalose : diminution de PaCO2 et augmentation du pH
Elimination urinaire des bicarbonates
Conclusion :
La régulation de l’équilibre acido-basique a pour but de maintenir l’homéostasie des H+
et du pH car ils affectent le fonctionnement des protéines intracellulaires, des canaux
membranaires et des enzymes
Ceci par des mécanismes de régulation a court terme (systèmes tampons et ventilation
alvéolaire) et à long terme (le rein)
La physiologie de l’érection
Introduction
Eléments anatomo-physiologiques :
Corps érectiles
Artères
Veines
Nerfs
Neuromédiateurs
Muscles du périnée
La verge
Mécanisme de l’érection
Troubles de l’érection
Conclusion
Introduction :
L’érection résulte d’un processus complexe mais parfaitement équilibré, où
interviennent le cerveau, les vaisseaux sanguins, les nerfs et les hormones
Phénomène vasculo-tissulaire complexe qui requiert la mise en œuvre et la
coordination de divers systèmes de régulation
34
La connaissance des éléments anatomo-physiologiques de l’érection permet de
déterminer les étiologies possibles d’un dysfonctionnement érectile et d’attribuer les
possibilités thérapeutiques
Eléments anatomo-physiologiques :
Corps érectiles :
o Corps caverneux :
Constitué d’un tissu conjonctivo-musculaire organisé en travées qui vont
délimiter de petite alvéoles ou cavernes tapissées de cellules endothéliales
Les muscles lisses, situés au sein de cette véritable éponge peur permettre
par un mécanisme actif l’ouverture des cavernes qui se gorgent de sang
Ce tissu érectile est entouré d’une membrane résistante et peu extensible :
l’albuginée +++, qui joue un rôle important dans le passage de tumescence
à celle de rigidité
o Corps spongieux :
Il a une structure qui s’apparente à celle des corps caverneux
Cependant, il n’est pas tumescent durant l’érection
Ainsi, il ne comprime pas l’urètre qui le traverse
Artères :
o Branches des artères honteuses internes
o Artères caverneuses vascularisent le tissu érectile des corps caverneux
o Elles sont de type terminal
o Les artères bulbaires pour la partie postérieure du corps spongieux
o L’artère urétrale pour la partie antérieure du corps spongieux et l’urètre pénien,
et l’artère dorsale profonde de la verge
Veines :
o Double drainage profond et superficiel par rapport à l’albuginée
o Ce drainage se fait vers le plexus de Santorini, par l’intermédiaire de la veine
dorsale profonde de la verge, et le réseau honteux interne
Nerfs :
o Les centres médullaires de l’érection sont situés au niveau des S2, S3, S4
o L’innervation motrice des muscles annexés aux organes érectiles est assurée par
le nerf honteux interne
o L’innervation neuro-végétative est assurée par les nerfs érecteurs qui convergent
vers le plexus hypogastrique. L’érection est un phénomène neuro-végétatif
parasympathique
35
o Les centres médullaires sont contrôlés au niveau cérébral par des noyaux situés
dans le bulbe rachidien et l’hypothalamus
Neuromédiateurs :
o Les fibres musculaires lisses des corps caverneux et des artères péniennes se
relâchent du fait de l’appauvrissement des cellules en Ca++. Ces mouvements de
Ca++ intracellulaire fait intervenir l’AMPc et la GMPc
o Le monoxyde d’Azote (NO) synthétisé par les fibres parasympathiques est le
principal médiateur non adrénergique non cholinergique. Il augmente la
concentration intracellulaire de la GMPc et favorise donc la survenue de
l’érection
o La GMPc est inactivée par la 5-phospho-diestérase
o A l’opposé, les médiateurs synthétisés par le système sympathique sont à
l’origine d’une contraction des fibres musculaires et donc d’une tumescence
Muscles du périnée :
o Bulbo et ischio-caverneux
o Transverse superficiel du périnée
La verge :
o Eponge active, vasculaire et autonome
o Comprend :
50 % du muscle lisse
40 % de tissu conjonctif : albuginée
10 % de structure vasculaires et nerveux
o Innervation double :
Autonome : sympathique et parasympathique
Somatique : sensitive et motrice
o Erection :
Première phase de l’acte sexuel
Peu être déclenchée par :
Stimuli sexuels, visuels, caresse
Activité purement émotionnelle : fantasme
Mécanisme de l’érection :
Lors de l’érection, 3 phénomènes se succèdent :
o Flaccidité
La relaxation du tissu érectile
Tonus α adrénergique inhibiteur de l’érection
Résistance artérielle et caverneuse augmentées
o Tumescence :
La vasodilatation et l’augmentation du débit artériel
36
Annulation du tonus α adrénergique
Sécrétion de médiateurs pro-érectiles
Effondrement des résistances vasculaires : artères péniennes
Inondation des corps caverneux et spongieux
o Erection :
Le blocage du retour veineux en particulier sous l’albuginée, conséquence
de l’augmentation de la pression intra-caverneuse
Mise en tension de l’albuginée
Diminution du retour veineux
Rigidité de la verge
La verge reprend son état flasque lors de la vasoconstriction des artères
Les mécanismes sur-cités nécessitent sur le plan purement organique :
o Une commande neurologique normale
o Des neuromédiateurs efficaces
o Un apport artériel correct
o Un blocage veineux efficace
o Un tissu érectile souple et fonctionnel
Schématiquement, les corps caverneux se comportent comme une éponge musculaire
lisse en phase de repos :
o C’est l’existence d’un tonus sympathique α adrénergique inhibiteur de la fibre
musculaire lisse qui entraine une flaccidité
o La levée de ce tonus inhibiteur grâce au parasympathique entraine une
myorelaxation avec une vasodilatation artérielle et donc une augmentation du
débit sanguin intra-caverneux
o L’augmentation de la pression intra-caverneuse et à l’origine de la rigidité des
corps caverneux maintenue par le blocage du retour veineux par l’albuginée sous
tension
o Le déclenchement de l’érection peut être d’origine réflexe à partir des stimuli
locaux, ou d’origine psychique par l’intégration cérébrale de stimulus visuel,
auditif et olfactif
Le contrôle hormonal de l’activité sexuelle est médié par les androgènes-testostérone :
o Interviennent dans le système cérébral des érections
o ont un rôle particulier dans la régulation des érections spontanées nocturnes et
matinales
o ont un rôle facilitateur des érections psychogènes
Troubles de l’érection :
causes variées : âge, troubles vasculaires, neurologiques et hormonaux
37
l’approche diagnostique des troubles érectiles a été transformée par les injections intra-
caverneuses et le problème de rigidimétrie pénienne
Conclusion :
l’érection est un des éléments d’un comportement complexe, s’inscrivent dans le cadre
général de la fonction de reproduction
la dysfonction érectile est un phénomène physiopathologique qui peut être considéré
comme un signe d’appel de certaines pathologies (diabète, artérite distale, insuffisance
coronarienne)
La physiologie de la miction
Introduction
Support anatomique
Vessie
Détrusor
Urètre
Innervation
Physiologie de la miction
Miction normale
Neuromédiateurs
38
Récepteurs
Contrôle neurologique de la fonction vésico-sphinctérienne
Physiologie de remplissage
Physiologie de la vidange
Coordination vésico-sphinctérienne
Contrôle volontaire de la miction
Conclusion
Introduction :
la continence et la miction sont le résultat d’un rapport de force de la vessie et l’urètre
l’étude de la physiologie de la miction permet une meilleure compréhension et
approche thérapeutique plus précise des troubles vésico-sphinctériens
Support anatomique :
Vessie
o Réservoir musculo-membraneux
o Constitué de fibres musculaires lisses
Détrusor :
o Muscle évacuateur de l’urine
o Il est structuré de façon à pouvoir alternativement contenir et expulser les urines
Urètre :
o Conduit évacuateur de l’urine
o Comporte des fibres musculaires lisses et striés
o Forment le dispositif sphinctérien de la vessie
o Sphincter lisse ou col vésical
o Sphincter strié double extérieurement le sphincter lisse
Innervation : végétative (sympathique et parasympathique) et somatique
Physiologie de la miction :
Miction normale :
o Remplissage vésical à basse pression et une évacuation complète sans effort
o Cela suppose une coordination entre l’activité du détrusor et celle des sphincters
lisse et strié
Neuromédiateurs :
o Acétylcholine (système parasympathique) : contraction des muscles lisses
o Noradrénaline (système sympathique) :
Soit contraction du muscle lisse
39
Soit relâchement du muscle lisse
Récepteurs :
o Le système sympathique (remplissage) par l’intermédiaire de :
Récepteur β : relâche le détrusor
Récepteur α : contracte le col vésical et le sphincter urétral
o Le système parasympathique (vidange) intervient au cours de la miction en
contractant le détrusor
Contrôle neurologique de la fonction vésico-sphinctérienne :
o Automatique : permet l’alternance de la phase de remplissage et la phase de
vidange vésicale ainsi que la coordination vésico-sphinctérienne
o Volontaire
Physiologie de remplissage :
La pression vésicale reste basse : 15 cm H2O, pour un volume de 300 ml
Ceci est dû aux propriétés vésico-élastiques du détrusor. Le système sympathique
n’intervient qu’près la fin du remplissage
La pression urétrale reste augmentée, activement maintenue par l’activité tonique des
sphincters lisse et strié de l’urètre
Physiologie de la vidange :
Augmentation de la pression vésicale due à la contraction du détrusor sous l’effet du
parasympathique
Vessie distendue, entraine une stimulation des récepteurs du parasympathique au
niveau du détrusor
Il existe d’autres réflexes facilitateurs dont l’origine est une stimulation des récepteurs
cutanés ou muqueux (exemple : périnée)
La décharge parasympathique à deux conséquences :
o Contraction du muscle détrusor
o Relaxation sphinctérienne (inhibition du système sympathique antagoniste)
Coordination vésico-sphinctérienne :
Il existe une inhibition réciproque du système parasympathique d’une part et du
système sympathique et somatique d’autre part
De telle sorte que le détrusor est relâché, quand les sphincters sont contractés et
réciproquement
Cette coordination est organisée dans deux circuits :
o Circuit court :
Coordination sympathique et parasympathique
Centres médullaires + plexus ganglionnaire périphérique
o Circuit long :
Somatico-parasympathique
40
Centres du tronc cérébral
Contrôle volontaire de la miction : deux centres du cortex moteur
Système limbique :
o Rôle important dans le comportement émotionnel et instinctif
o Ainsi les paroxysmes émotionnels peuvent entrainer une perte secondaire et
massive des urines
Néo-cortex :
o Intervient dans la faculté d’autoriser ou de refuser le déclenchement de la
miction
o Permettent ainsi d’uriner alors que la vessie n’est pas encore pleine
Conclusion :
Toute perturbation de l’appareil vésico-sphinctérien ou de sa coordination peut
entrainer des troubles mictionnels variés (vessie neurologique, instabilité vésicale…)
D’où l’intérêt de bien connaître la physiologie mictionnelle pour une prise en charge
adéquate
La physiologie testiculaire
Introduction
Rappel anatomique
Fonction exocrine : spermatogenèse
1. Multiplication
2. Méiose
41
3. Spermiogenèse
Fonction endocrine :
Stéroïdes testiculaires
Fonctions et effets
Composition du testicule endocrine
Mécanismes de régulation :
Régulation hormonale de la spermatogenèse
Régulation de la stéroïdogenèse
Exploration
Conclusion
Introduction :
La glande testiculaire est une glande mixte, comportant un contingent endocrine et un
contingent exocrine impliquant une double fonction endocrine (synthèse d’hormones)
et exocrine (spermatogenèse)
La régulation de la fonction testiculaire est hypothalamo-hypophysaire
Toute perturbation aussi bien de la spermatogenèse ou de la sécrétion de testostérone
est à l’origine d’un grand nombre de pathologies endocriniennes d’où l’intérêt d’étudier
sa physiologie
Rappel anatomique :
Les testicules se développent dans la paroi dorsale de la cavité péritonéale, puis
descendent dans le scrotum pendant la vie fœtale
Leur rôle c’est d’élaborer les spermatozoïdes et de sécréter les hormones testiculaires
Chaque testicule contient à peu près 400 tubes séminifères occupant environ 70 % du
volume testiculaire
Une coupe transversale du testicule nous montre :
o Entre les tubes séminifères, on trouve les cellules interstitielles ou cellules de
Leydig qui élaborent les androgènes dont la testostérone
o La paroi de chaque tube séminifère est constituée d’un épithélium germinatif
séminal qui est constitué de deux catégories cellulaires :
Cellules germinales
Cellules somatiques ou cellules de Sertoli
45
46
Intra-renal hormonal factors, such as the local renin-angiotensin system, regulate GFR by modulating arteriolar resistance and mesangial cell contraction to adapt to changes in blood pressure and volume locally. Extra-renal hormones, including systemic angiotensin II, ADH, and ANP, affect GFR through systemic changes; angiotensin II causes widespread vasoconstriction, while ADH and ANP adjust vascular resistance and sodium excretion more broadly. These hormonal controls ensure homeostasis across different physiological states and environmental pressures .
Different nephron segments handle sodium differently to contribute to renal sodium balance. The proximal tubule reabsorbs about 67% of filtered sodium through active transport mechanisms, maintaining iso-osmotic conditions. In the loop of Henle, 25% of sodium is actively reabsorbed in the ascending limb via the Na+/K+/2Cl- cotransporter, critical for generating the cortico-papillary osmotic gradient. The distal convoluted tubule further reabsorbs sodium via the Na+/Cl- cotransporter, about 5% of the filtered load, with the final adjustments occurring in the collecting duct mediated by aldosterone, which increases sodium channel activity and reabsorbs another 3% .
The kidneys regulate acid-base balance through bicarbonate reabsorption, hydrogen ion secretion, and ammonia production. In acidosis, kidneys reabsorb nearly all bicarbonate, secreted H+ is buffered primarily with ammonia and titratable acids, regenerating bicarbonate in the process. In alkalosis, bicarbonate reabsorption is decreased and H+ secretion reduced. These processes maintain blood pH by ensuring acid excretion and base reclamation adjust to metabolic needs, thus preventing large pH shifts .
Understanding glomerular filtration regulation is crucial in renal disease management as it impacts diagnosis, treatment, and prognosis. Monitoring GFR allows assessment of renal function deterioration, guides medication dosing and choice, and aids in detecting acute kidney injuries or chronic progression. Clinicians tailor interventions like blood pressure management, dietary modifications, and fluid/electrolyte balance based on GFR regulation knowledge, preventing further renal compromise .
The renin-angiotensin system responds to acute decreases in renal perfusion pressure by rapidly releasing renin, leading to increased angiotensin II that constricts efferent arterioles, raises glomerular pressure, and preserves GFR. Chronic decreases prompt sustained renin release, maintaining long-term adjustments in blood pressure and volume via systemic vasoconstriction and aldosterone-mediated sodium retention, assisting in volume restoration .
Potassium balance is maintained by both cellular and renal mechanisms. Intracellular sequestration of potassium is a primary cellular mechanism, relying on the Na+/K+ ATPase pump to transport K+ into cells, maintaining a high intracellular concentration. Renally, 90% of potassium is excreted, predominantly regulated at the distal nephron segments. Here, distal tubules and collecting ducts adjust secretion and reabsorption based on dietary intake and hormonal signals like aldosterone, which promotes potassium secretion. Extrarenal changes are minor but significant during conditions like diarrhea, altering potassium balance .
Prostaglandins modulate renal blood flow by vasodilating renal arterioles, counteracting vasoconstriction from hormones like angiotensin II and sympathetic stimuli. This vasodilation maintains perfusion and oxygenation, especially in states of acute vasoconstriction like hypovolemia, thus preventing ischemic damage to renal tissues and supporting optimal function for glomerular filtration and tubular processes .
The afferent arteriole plays a crucial role in the regulation of the glomerular filtration rate (GFR) by controlling the blood flow into the glomerulus. This regulation is primarily managed through the myogenic mechanism and tubuloglomerular feedback. The myogenic reflex involves the constriction of the afferent arteriole in response to increased perfusion pressure, which maintains stable renal blood flow and GFR . Additionally, the tubuloglomerular feedback involves the sensing of fluid flow and NaCl levels by the macula densa, which adjusts afferent arteriolar resistance to stabilize GFR .
Angiotensin II significantly influences the glomerular filtration process, especially under hypovolemic conditions, by inducing vasoconstriction of the efferent arterioles more than the afferent arterioles. This selective vasoconstriction increases glomerular capillary pressure, sustaining the glomerular filtration rate despite reduced renal perfusion. Under extreme conditions, such as shock, angiotensin II causes vasoconstriction of both arterioles, reducing ultrafiltration pressure and GFR .
The macula densa plays a central role in regulating renal sodium excretion and filtration through tubuloglomerular feedback. It senses NaCl concentrations in the distal tubule fluid, and if excessive, it signals the afferent arteriole to constrict, reducing glomerular blood flow and GFR, thus decreasing sodium and water excretion. Conversely, low NaCl levels trigger dilation, increasing GFR and Na+ excretion. This feedback mechanism ensures stable sodium levels and blood pressure .