Sid Maroua
Sid Maroua
Mémoire
Master Académique
Domaine : Lettres et langues étrangères
Filière : Langue française
Spécialité : Sciences du langage et sémiologie de communication
Titre
L’interférence linguistique en contexte scolaire :
Cas des apprenants de la 4éme année moyenne, établissement de
CHBOUAAT MOUHAMED-OUARGLA
Mémoire
Master Académique
Domaine : Lettres et langues étrangères
Filière : Langue française
Spécialité : Sciences du langage et sémiologie de communication
Titre
L’interférence linguistique en contexte scolaire :
cas des apprenants de la 4ème année moyenne, établissement de
CHBOUAAT MOUHAMED-OUARGLA
Mes vifs remerciement vont également aux membres du jury pour l’intérêt, qu’il s
accompagnement et soutien.
Mon cher papa qui ma énormément aidé et soutenu durant mon parcours.
MAROUA
Table des matières
Introduction …………………………………………………………….. 1
CHAPITRE I : Le cadre conceptuel
1-le concept du bilinguisme…………………………………………………… 4
2- Le concept de l’interférence………………………………………………….. 5
3- Les types de l’interférence……………….………………………………..... 6
3-1 Les interférences syntaxique …..………………………………………. 6
3-2Les interférences lexicale ………………………………………………… 7
3-3 Les interférences phonétiques…………………………………….............. 7
4- le recours à l’interférence ………………………………………….................. 8
5 –Le concept de l’emprunt……………………………………………………... 8
6 –le concept de l’écrit ……………………………………................................. 10
7- La compétence scripturale des apprenants ………………………………… 11
8-les stratégies de l’écrit …………………………………………………………. 12
9-l’apprentissage de l’écrit ………………………………………………………. 14
10- les apprenants et l’écrit ……………………………………………………… 15
11-l’interférence et production écrite…………………………………………… 15
12-les apprenants et l’interférence ……………………………………………… 16
CHAPITRE II:Le cadre pratique
1-Le choix du corpus…………………………………………………………….. 19
2 Analyses des interférences…………………………………………………….. 19
a- Les interférences lexicales…………………………………………….…….. 20
b Les interférences morphologiques (pronoms relatifs) ………………………. 21
C- Les interférences morphologiques (les connecteurs logiques) ………..…… 23
D- Les interférences morphologique (en anglais) 24
E- Les interférences lexicales (en arabe) 25
3-Résultats de l’analyse des interférences commises par les apprenants ……… 27
4-La conclusion………………………………………………………….…….. 29
5-Bibliographie……………………………………………………….……….. 32
Annexe………………………………………………………………….……..
Introduction
Introduction
Ce concept est défini commele résultat réalisé entre ces deux ou plusieurs langues, cet
aspect provoquerades situationslinguistiques hybrides, ce qu'on l’appelle le phénomène
d’interférence, comme l’affirme URIEL WEINRICHE1: « considérantles langues en contact
lorsqu’elles sont utilisées alternativement par la même personne ».
Ce qui nous poussera à entreprendre cetteétude, c’est le fait d’entendreen classe de
langue des phrases en arabe,c'est notamment durant le déroulement de l'activité de production
écrite, il est àremarquer que la plupart des apprenants produisent desphraseshybrides.
Notre sujetde recherche, traitera la question des inférences linguistiques en situation
scolaire à Ouargla, nous avons pris comme échantillon les apprenants de la 4éme
1
URIEL WEINRICHE, langage in contacte, NEWYORK,1963 -1963, p.10.
1
Introduction
Notre recherche se fera dans le cadre d’une démarche qualitative et quantitative, sera
impliquerait un travail de terrain, qui se fait à travers l’analyse des copiés (productionécrite)
des apprenants de la 4éme AM.
Quant ,au deuxième chapitresera réservé à la pratique, nous traiterons comme titre la
description de l’enquête, en basant sur l’analyse des productions écrits dans le but de relever
les interférences réalisées au niveau des productions écrites, on les catégoriserapar types,
nous réserverons une attention particulière auxapprenants de la 4èmeAM, nous terminerons le
chapitre par l’analyse des résultats et une conclusion.
2
Chapitre I:
Le cadre conceptuel
Chapitre I le cadre conceptuel
1- Le concept du bilinguisme
Le contact entre deux langues est vu par une présence de cette pratique dans le paysage
linguistique Algérien, qui engendre de nombreux phénomènes, tel que le bilinguisme qui
donne à son tour à l’apparition des marques transcodiques dans les pratiques langagières des
locuteurs algériens.
Plusieurs définitions ont été données à ce concept, nous adoptons celle de JEAN
DUBOIS figurant dans le dictionnaire linguistique :
Les apprenants ayant des compétences à l’oral et à l’écrit, pouvant utiliser facilement
des formes mixtes dans les pratiques de l'écrit quotidiennement. Pour DUPREZ (1994),
précise que « tout ce qui comprend ou parle quotidiennement et sans difficulté, c’est une
personne bilingue »3.
2
- JEAN DU, BOIS,dictionnaire de linguistique, Janvier 2001,p30.
3
- George LUDI BERNARD, être bilingue, 3éme éd, exploitation recherche en science de l’éducation, ISBN3-
03910-096-3 ? ISS N 0721 – 3700, P.75.
4
-GROSJEAN, op.cite, p. 75.
4
Chapitre I le cadre conceptuel
A ce point, l'étude nous a permet de traiter ce concept selon le point de vue des socio
linguistiques. Comme affirme LOUIS JEAN CALVET7dans son livre de la sociolinguistique,
le concept de l'interférence est définit à la manière suivante :
L'interférence sera réservée à l’utilisation des éléments d’une langue, quand on écrit ou
on parle dansune autrelangue. Le choix des structures est impliqué sur les différentes
structures, il touchele niveau syntaxique, phonétique et lexical.
Une autre définition fournit par le dictionnairelinguistique et science du langage et
comme suit :
5
George LUDI BERNARD, op .cite, p.76.
6
George LUDI BERNARD, op.cite, p.77.
7
LOUIS J .C, (1998). La sociolinguistique, Paris, Hachette, 1998, p.30.
5
Chapitre I le cadre conceptuel
Pour le bien fondé de l'étude, Nous distinguerons trois types d’interférence qui sont :
les interférences phonétiques, les interférences syntaxiques (grammaticales) et lexicales.
8
JEAN DUBOI, Ibid. p 252
9
BLANC Michelle cité par LOUIS Jean Calvet, op-cite. p23
6
Chapitre I le cadre conceptuel
Il s'agit ici de l’emploi d’un mot de la langue maternelle en langue étrangère. Cette
définition est confirmée parMICHEL- BLANC :
Il est important de qualifier l’interférence lexicale comme l'emploie d’un mot d’une
langue dans une autre langue d’une manière inconsciente. Pour cela l’apprenant utilise
machinalement des éléments d’une langue vers la langue cible
A ce point, nous citerons à titre d'exemple, quelques interférences constatées dans les
expressions des apprenants à la manière suivante :
10
-BLANC MICHEL, op-cite, p.25.
11-Ibid, p.26.
7
Chapitre I le cadre conceptuel
4- Le recours à l’interférence
Après un constat, nous trouvons quatre langues en Algérie qui composent le paysage
linguistique, l’arabe, le français, le tamazight. L’utilisation de ces langues met en jeu par les
besoins langagières des apprenants. Cela entraine le phénomène qu’onappelle l’interférence
linguistique. Nous cernonsparmi cescauses :
-L’utilisation de deux langues dans le même territoire de telle sorte que les locuteurs
entendant la langue de l’autre, ilsfinissent d’intégré à leur parlées des traits issus de l’autre
langue.
5- Le Concept de l’emprunt
12
BLANC MICHEL, op-cite, p.24.
8
Chapitre I le cadre conceptuel
Cela signifie le manque d’équivalent dans la langue utilisé, autrement dite : c’est la réalité
transmise par le mot emprunté qui est étrangère à la civilisation de la langue utilisé.
- l'unité ou un trait linguistique d’une langue qui est emprunté partiellement ou intégralement
à une autre langue.
- des formes empruntées d’une langue et transplanté à telles qu’elles sont dans une autre, sans
traduction. Cette forme peut ensuite prendre les marques spécifiques (genre, nombre,
terminaisons …) de la nouvelle langue.
Nous pouvons dire que le concept de l’emprunt ne résulte pas d’interférence passives
entre des systèmes linguistiques, cela est réalisé à travers l’intermédiaire des utilisateurs,
l’échange linguistique peut se faire à la pratique. Les langues empruntent des mots à d’autres
langues. Alors, le recours à ces langues c’est une métaphore peut utile, paraissant
spécifiquement dans une situation d’aménagement linguistique, qualifiant l’emprunt comme
une réalité sociolinguistique.
13
Dictionnaire LAROUSSE encyclopédique
14
Mémoire de master,” L’impacte de la langue maternelle sur l’acquisition du FLE: CAS les
apprenants de 1ére AM du CEM de MOUHAMED ATMANI à M’choune wilaya de BISKRA”,
2014-2015, p13.
9
Chapitre I le cadre conceptuel
lexique d’une langue l’emprunt est plus nombreux, nous pouvons cité à titre
d’exemple :Café, toubib, moudjahid.
6- Le concept de l’écrit
L’écriture est une activité quotidienne de l’élève, cettetâche est réalisée au tableau, sur
l’ardoise, sur les pages de son cahier, de ses classeurs et deson fichier. L'élève écrit des
consignes, des énoncés et des résumés ; il écrit sous la dictée, il rédige des mots, des
phrases et des textes copies sur des livres, il écrit des textes personnels, librement ou à la
demande du maitre.
L’écriture est une simple technique de transcription et de codage, cet acte est une action
prise en charge par le scripteur, argumenté par l’imaginaire, orienté par des consignes et
renforcé par les ratures de brouillon et la réécriture .Dans ce processus l’apprenant organise
ses connaissances , de ses formes de raisonnement et de jugement.
Parmi les définitions qui sont liée à ce terme, nous citons celle de JEAN DUBOIS dans
le dictionnaire de la linguistique
La production écrite est une activité qui vise la construction de sens en didactique des
langues étrangère. L’enseignement de l’écrit a des objectifs efficaces notamment, elle cherche
à développer chez les apprenants la capacité de produire des textes variée respectant la
typologie textuelle.
Dans une visée communicative, l’apprenant écrit pour transmettre leurs idées et
communiquer avec des locuteurs.
15
JACQUE DAURY –RENE DREY, apprendre à rédiger, pour une pratique quotidienne de l’écrit à
l’école, 2, rue Louis BRAILLE, 17028, éd le centre de département pédagogique de CHARENTE
MARTIN, p 18.
16
JEAN DUBOIS, op.cit, P.30.
10
Chapitre I le cadre conceptuel
17
-BOUCHARD, ROBERT, texte, discours, document : une transposition didactique de grammaire de texte, L-e
français dans le monde .p .160
18
JACQUE DAURY –RENE DREY, apprendre à rédiger, pour une pratique quotidienne de l’écrit à
l’école, 2, rue Louis BRAILLE, 17028, éd le centre de département pédagogique de CHARENTE
MARTIN, p 18.
19
VIGNER
20
CHIRLEY CARTER –THOMAS, op, cite, P.119
11
Chapitre I le cadre conceptuel
Apprendre à écrire c’est l’activité qui doit attacheraux différentesdimensions telles que:
saisir la capacité langagière, réduire l’écriture à une strictecompétence de production d’un
texte et de l’envisager dans son hétérogénéité.
Pendant les différentes étapes du processus de rédaction, l’apprenant doit faire appel à
diverses stratégies qui lui permettent de réaliser son projet d’écriture. Par la suite, il utilise les
différentes stratégies qui lui permettent de mettreen texte de sa rédaction en faisantune
révision et unepublication àson texte.
Ensuite, La mise en texte : c’est la deuxième étape qui permet à l'apprenant de chercher
des idées et les organiser à travers l’utilisation du brouillon22.
- Puis, La révision : dans cette étape l’apprenant devrait lancer la lumière sur deux parties,
l’amélioration du brouillon et la mise au point du texte. Concernant la première partie:
21
Propos recueillis par PAOLO GENTILLA et BENCIENI, Pernod Philippe, construire des
compétences, facultés de phycologie et de science de l’éducation, université de GENEVE, p3.
22
Niveau élémentaire, bureau de la mémoire de langue officielle, 155-4, CANADA ,2000.in,
http//:www.ministére de l’éducation de la Saskatchewan, consulté le 25/02/2018 à 12h.
12
Chapitre I le cadre conceptuel
- l’élève doit relit son texte et le modifié pour organiser son idée et faire améliorer le
contenu de son texte.
Lors de la mise en point finale, la prévenance se portera sur les aspects relevant de la
transcription du texte quisont : l’orthographe, la grammaire et la ponctuation.
Enfin, La publication : cette dernière étape permet de transcrit le texte au propre et de
leprésenter en version finale à l’enseignant qu’il essaie d’évaluer les copies et deles corrigés.
L'activité d'écriture se déroule en classe de langue étrangère. Lefonctionnement et sa
réussite reste un objet central de la motivation et la stabilité.
Pendant la science de l’écrit, le maitre explique les objectifs atteindre durant la situation
de l’écrit, il annonce la consigne d’écriture dans le but d’aider l'apprenant à produire.
L’écriture contribueà l’enrichissement des capacités linguistiques et communicativesdes
élèves. Cette dernière peut se faire en deux voix: d’une part, la lecture oraledes
productions.Chaque élève lit son écrit à la classe. Lerôledu maitre c’estd’évaluation les
productions des apprenants, pour traiter les carences syntaxiques, lexicales et d’apprécier la
façon dont l’écrit répond à la consigne. D’autre part, la communicationsilencieuse permet
d’échange les différentes productions écrites entre les élèves, ici le maitredevra choisir la
meilleure production et la présentée au tableau pour l’améliorer.
Laphase de lecture et d’amélioration sera dirigée par le maitre, il devra se
faireprincipalement sur le respect de la consigne, la structure et les mots utilisés et la
pertinence du vocabulaire. Donc, l’élève doit recopier l’écrit choisi qui est lisible, cohérent et
précis.
13
Chapitre I Le cadre conceptuel
9 -L'apprentissage de l’écrit
Le concept de l’écrit en didactique des langues est manifesté comme un objet d’apprentissage.
Il est exercé en particulier dans les situations où la langue enseigné a un statut de langue
maternelle. De la même façon, dans les pays où le français est considéré commelangue
secondeen l’Algérie, l'écrit est souvent l'objet d'apprentissage.
Selon BARRE -DEMINIAC 23
Apprendre à écrire c’est extériorisé la pensée des apprenants, mettre en œuvre ses acquis et
ses connaissances afin de pouvoir communiquer en langue étrangère. L’apprentissage de
l’écrit pour VERDELHAM-BOURGADE(2002)24
Autrement dit, ce concept est traité par plusieurs recherchesavec des rapportsqui
mettentl'apprenant avec l’écrit, à condition quel’apprentissage de l'écrit suppose une meilleure
façon à le dispenser, et àamener les enseignants à réfléchir sur les méthodes efficaces
empêchantle recours à langue maternelle. L’écrit peut se révéler très productif. Lestravaux de
CHARTRAND et BLASER (2006, p. 180-193), nousdonnerons quelques pistes intéressants
portant sur :
1. Axiologique ce qui concerne la valeur que l’on associé à l’écrit, la lecture est importante,
l’écriture permet d’êtreprécis.
2. Praxéologiquese rapport aux lecteurs et aux taches d’écritures que l’on pratique.
3. Cognitif : concerne la lecture et l’écriture, et les fonctions que l’on attribue.
-L’écrit est le miroir de la pensée, c’est une activité qui aide à forger la pensée de l'apprenant.
23
BOUCHARD. Didactique de l’écrit et pratique d’écriture, paris, Hachette,2012, p.30.
24
VERDELHAM-BOURGADE, op. cit , p.30
14
Chapitre I Le cadre conceptuel
L'écrit des apprenants représente une passerelle entre l’école primaire et les autres
cycles. L’apprenant est censé de produire, en faisant des premiers apprentissages ou
L’écriture devient un outil de structuration, ayant pour but la restitution sous forme d'une
dissertation autour de ses savoirs. Des constructions et d’élaboration de ceux - ci.
D’autre part, grâce aux champs d’investigation, les pratiques de l'interférence scolaire et
non- scolaire sont élargies, et reposés sur la notion d’écriture comme pratique sociale. Dans
les pratiques scolaires, l'écriture ne représente qu’une facette, même si à l’école s’étant fait
une spécialité de l’enseignement de l’écriture. Les pratiques scolaires sont devenues la
référence alors, les élèves ont été invités à parler de leur pratique à l’école et extrascolaire.
L’interférence dans cette situation intervient comme un mode de structuration, c’est une
phase intermédiaire au cours de l’apprentissage d’une langue étrangère.
25
JULIE ROBERGE, L’enseignement et représentation autour de l’écrit, Http: // correspond u .CCD MD .qc
.CA/ INDEX. PHP/document haro – sur l’école –collecte rues, volume 19, numéro 2C, 2004. Consulté le
22/03/2018.
15
Chapitre I Le cadre conceptuel
Plusieurs recherches ont montré qu’il ya des locuteurs bilingues qui cherchent parfois
l’interférence et s’amusent avec. Dans ce cas, les interférences jouent un rôle phatique,
poétique, et expressif.
L’interférence est l’un des problèmes d’apprentissage dans lequel l’apprenant fait un
transfert des éléments et des traits d’une langue connue vers la langue cible. Ce phénomène
linguistique est dû par l’irruption de la structure de la langue maternelle vers la langue
étrangère.
En effet, la langue maternelle est utilisée depuis l’enfance. C’est pour cela, nous
trouvons que les productions des apprenants sont basées sur des habitudes langagières, qui
sont influencées par la première langue. La production est liée à la manière de penser qui se
forme depuis l’âge précoce. Le niveau intermédiaire de la langue à des influences sur la
langue cible, d’où les interférences sont manifestées par les apprenants de la langue, dans le
cas spécifique de l'apprentissage du français langue étrangère.
La langue source est le point de départ pour la maitrise de la langue cible, l'interférence
se fait entre deux chemin :
A- Inter langue :
Ce concept est considérer comme une stratégie d’apprentissage utilisé par les apprenants,
elle consiste à crée des règles qui ne s’applique ni à la langue source, ni à la langue cible
tout en aborder quelque fois pour résoudre ses difficultés d’apprentissage. JEANDUBOID
27
(1990 :140) essaie de définir ce concept comme suit :
26
TABOURET – KELLER, op.cit., p.20.
27
CHRISTINE BARRE. DEMINIAC, savoir mieux ; les apprenants à l’écriture, aspect théoriques et
didactique, pp. 112-115
16
Chapitre I Le cadre conceptuel
Dans ce cas, l’apprenant d’une langue étrangère fait un vaet vient entre les deux langues (la
langue maternelle et la langue étrangère) pour mieux comprend ce qui est nouveau pour lui.
Selon SLINKER (1972 :209), l’inter langue est «le niveau intermédiaire entre la langue
source et la langue cible ».
B- Le transfert
Le transfert est le fait d’utiliser des connaissances déjà acquis de la langue maternelle dans la
langue cible, il peut être négatif ou positif.
- Le transfert négatif : dans le contexte de la didactique des langues étrangères est considéré
comme une transmission négative des structures connues de la langue maternelle vers la
langue étrangère. Donc, l’interférence est un type spécifique des réalisations faites par
l’apprenant ayant pour but de faciliter l'apprentissage d'une langue étrangère. Le transfère
pourrait être une rupture d'une norme linguistique causé par d’autre structure, pouvant causer
d’incompréhension ou la confusion. Selon DEBYSER (1970 :31)
Le transfère positif est avantageux car nous ne pouvons pas apprendre une nouvelle structure
de la langue cible sans avoir sa signification en langue maternelle.
17
Chapitre 02:
Le cadre pratique
Chapitre II Cadre Pratique
Dans ce chapitre qui sera consacré à l'étude de différentes pratiques de l'interférence. Nous
allons présenter notre démarche que nous avons suivie. Sur ce point, nous étudieronsles
différents cas d'interférences réalisés par des apprenants en classe du français, ensuite, nous
passerons à l’analyse des résultats collectés au niveau des productions écrites chez les
apprenantsducycle primaire.
Profil de la recherche
Présentation du corpus
Notre corpus d’étude est formé des productions écrites. Nous avons choisi comme méthodes
de collecte des données, l’analyse des copies des apprenants de la 4éme AM, du 2éme
trimestre del’établissement : CHBOUAT MOUHAMED Ouargla, deL’année 2017/ 2018.
Motif de choix
-Notre recherche s’inscrit dans une approche sociolinguistique, alors notre recherche sera
centrée sur les copiés des apprenants dela 4éme AM. Nousfocaliserons notre analyse sur une
perspective qualitative, quantitative, dans le but d’identifier les erreurs commises à cause de
l’interférence entre les deux langues.
-Nous avons choisi ce niveau vu que danscette année, lesapprenantspasseront des examens de
BEM, c’estl’étape fatidique pour eux, qui lui permet de passer vers le cycle secondaire. La
production écrite sera une compétence à réaliser.
-donc, dans cette partie, nous avons collecté 25 copiés des examens du 2éme trimestre, de
différents niveaux.
- la consigne de production est : choisi un métier et justifier dans quelques linges votre choix,
à l’aide de deux ou trois arguments.
Pour analyser les interférences constatées par les apprenants, nous avons procédés une
grille d’analyse, nous l’avons divisés en deux parties, la première partie concerneles
interférenceslexicales et ladeuxièmesera réservéeaux interférences grammaticales, où nous
19
Chapitre II Cadre Pratique
avons travailléles corpus collectés, contenants un nombre des interférences que nous allons les
présenter ainsi :
colon 01
3%
al wathifa
11% 3%
derasa
46% akhtar
11%
mihna
15% abhato
4% 7% fakir
najaha
le reste
Commentaire du tableau n° : 01
A partir dela classification des interférences que nous avons adoptéesdans le tableau ci-
dessus. Ces données retenus, nous les avons représentés sous une grille d'analyse et à travers
d'un graphique. Pour ce faire, nous avons constatés quelques motsqui sont répétées par des
apprenants, ces interférences sont ainsi, nous avons constaté que :
4% des apprenants ont transcrit et utilisé le mot dérasa au lieu d’écrire l’étude
20
Chapitre II Cadre Pratique
le mot Akhtarou a été employé par les apprenants d'un tauxde 4% au lieu d’écrire, je
choisis.
Et 8% des apprenant sont utilisés le mot El mihna au lieu de métier.
Le taux 15% concerne le mot bahth au lieu de je cherche.
Le mot fakir a été utilisé 7% au lieu de réfléchir
48% c’est le reste des apprenants qu’ils n’ont pas interférent en langue arabe.
-La cause de ces interférences est indique que : les apprenants n’ont pas la base solide de
vocabulaire en français (langue étrangère), ce manque indique aussi que les apprenants
incapable de produire d’une manière juste.
- Ce type d’interférence qu’y le plus dominante, c’est à cause de la faiblesse des compétences
linguistique des apprenants.
- Alors, ces interférences sont faites, Car les élèves ne connaissent pas le lexique exigé en
français puis ils les transcrivent en arabe.
Dans ce type d’interférence, nous aborderons deux tableaux ; le premier portesur les pronoms
relatifs (les pronoms démonstratifs, et l’article (défini, indéfini)….)
- concernant le deuxième tableau, nous voudrionsprésenter les connecteurs logiques (qui
sont transcrit en arabe).
21
Chapitre II Cadre Pratique
colon 02
4%
7% anna
14%
50% fi
7% wa
hatha
7%
7% inaho
4%
AW
EL
Le tableau portesur l’interférence de type grammaticale, nous avons constitué une graphique
pour analyser les interférences cité ci- dessus.
- Alors, nous pouvant dire que les apprenants faisant le recours àleur langue maternelle en
cas du manque de vocabulaire en langue française.
22
Chapitre II Cadre Pratique
3/ Tableau n°03
Le tableau ci-dessous représente les interférences grammaticales de type : les connecteurs
logiques
Nombredes Interférence interpretation N° des
interferences grammaticale (les desinterferences apprenants
connecteurs logique)
1 Thom ma Ensuite 2
2 Lakina Mais 5
3 Bainama Cependant 1
4 Minadj.li Pour 3
5 Li ana Parceque 3
6 Fialwakt Au moment 1
Totale 21 / 15
colon 03
7%
18% thom ma
46%
lakina
3%
11% bainama
minajli
4% 11%
lainna
flwakti
23
Chapitre II Cadre Pratique
4/Tableau n° 04
Nous allons montrer dans ce tableau les interférences grammaticales commises par les
apprenants où ils ont intégré quelquesconnecteurs et quelques pronoms de l’anglaisdurant la
rédaction en langue française.
Nombre des Interférencesgrammaticales(en Interprétations N° des
interferences Anglais) apprenants
1 Infuture Aufutur 3
2 But Mais 2
3 I love leballon J’aime le ballon 1
Totale 06 / 06
colone 04
7%
11% 4%
in
futur
but
78%
24
Chapitre II Cadre Pratique
5/Tableau n°05
Colon 05
4%
7%
7%
دﻛﺗور
11% ﯾﻌطﻲ
Commentaire de tableau n° : 05
Ce qui concerne le tableau ci- dessus représente les interférences entre la langue maternelle
(l’arabe) et le français tel que quatre apprenants ont utilisé l’arabe durant la rédaction en
français :
4% des apprenantsontutilisé le mot ﯾﻌﻄﻲau lieu de présente
Et 7% ontemployé le terme دﻛﺘﻮرau lieu de docteur
et 7% concernant le termeأرﯾﺪ أن أﻛﻮنau lieu de je vaudraisêtre.
11% pour le mot ﯾﺠﺐ au lieu de ILfaut.
25
Chapitre II Cadre Pratique
-Nous constatons que les apprenants ne connaissent pas le lexique exigé en français, alors ils
transfèrent vers la langue arabe puisqu’ils considèrent que ce recours comme une aide.
-Dans toutes les copies que nous avons corrigées, nous avons observés que : 29% le nombre
des interférences commissent par les apprenants et qu’ils dérivent vers la langue arabe ; ils
ont mélangés entre deux code (l’arabe et le français).
-Alors, 71% le nombre totale des apprenants qu’ils n’ont pas recourir vers cette dernière.
26
Chapitre II Cadre Pratique
À partir l’analyse des copies des apprenants dela 4éme AM, nous retrouvonsque la majorité
des apprenants font des interférences entre l’arabe et le français. Cela veut dire qu’ils ont
habitué à recourir à la langue maternelle. Cela entraine destransformations négatives en
langue. Française.
En effet, les apprenants n’ontpas acquis une base solide dès le cycle primaire. C’est pour
cela, ils rencontrent des problèmes de production et de rédaction en français.
Toutefois, l’apprenantfait un transfert àla langue arabe, quand il ne sait pas réaliser un écrit
cohérent en langue française.
- dans les autres copies, ils font des interférences anglaisescomme nous les montrons dans le
tableau N°04.
Nous constatons quelquefois, les apprenants ont mal às'exprimer àl’écrit, alors ils jumellent
entre lesdeux codes (l’arabe et le français).
Ces apprenants nesavent pas rédiger en français parce qu’ils n’ont pas du vocabulaire
suffisant qui lui permet de produire en français, donc ils font recours à langue maternelle.
27
Conclusion
Conclusion
Au cours de ce modeste travail, nous avons traité un thème, faisant partie d'un domaine
relatifà lasociolinguistique.Nous avons abordéla question du recours à l’interférence chez les
apprenants de quatrième année moyen. Nous avons choisi l'établissement de BOUR EL
HAICHA à Ouargla comme terrain d'investigation. Dans ce sujet, nous avons envisagé des
apprenants cherchant à construire leurs savoirs et leurs connaissances en langue étrangère.
A travers cette étude, nous avons constaté que la production écrite en FLE constitue une
grande difficulté auxapprenants de cette école, car le fait de rédiger un texte en langue
étrangère paraitre du et parfois difficile.Rédiger en langue étrangère, les apprenants sont
incapables de produire. Donc, ils font recours à l'interférence comme solution à ce genre de
problème.
Par la suite, nous avons observé que les élèvesrencontrent plus de problèmeconcernant
l’apprentissage de la langue française, leurs carences paraissent clairementsur le plan lexical,
syntaxique etmême phonétique. Puisqu’ils utilisent beaucoup plus des structures tirées de la
langue maternelle, quand ils produisenten pratiquant la langue française. En classe, nous
avonsconstaté une forte présence des structures étrangère, cela explique que les apprenants
manifestent un besoin vers l’acquisition de cette dernière.
En effet, l’analyse des interférenceset les productions réaliséespar les apprenants présentent
un intérêt didactique, parce qu'elles constituent l’un des principaux supportsde motivation
dans l'apprentissage du français. Cette recherche permet de cerner les difficultés rencontrées
par les apprenants et de mettre en œuvre des stratégies pédagogiques, tenant en compte
cesdifficultés.
29
Conclusion
Analyser des productions des apprenants, nous amène àtrouver que la plupart des apprenants
font recours àdes expressions tirées de la langue maternelle ou d'autre.Cette attitude est
voulue pour renforcer et expliquer ce qu'il ignore en langue étrangère.
Le travail que nous avons effectué répond à notre problématique que nous l'avons présentée
ainsi : l’interférencelinguistique en situation scolaire chez les apprenants de la4éme année
moyenne à Ouargla serait-elle une stratégie pertinente à la production écrite en langue
étrangère, où résiderait- elle les obstacles qui entravent l’apprentissage du français ?
Les résultats que nousavons obtenus, confirment les hypothèses émises dans l’introduction,
puisque l’interférence devient l’obstacle qui empêche l'apprenant à produire un discours
soutenu en langue étrangère.
Les résultats de l’analyse des productions écrites montrent que les interférences ne
développent pasla compétence linguistique de l'apprenant, et n'améliorent pas la stratégie
rédactionnelle.
Nous avons remarqué aussi que les difficultés de l’acquisition et de l’apprentissage se réfèrent
au facteur du temps et à la pratique de la langue. En plus, le taux des interférences dominants
chez les apprenants est marqué au niveau du lexique et de grammaire.
Cependant, La nature des interférences réalisées par les apprenants dans chaque copieest
principalement diverse.
Les apprenants n’ayant pas des acquis qui leur permettent de produire sans recourir à d'autre
langue. Au niveau du cycle primaire, les problèmes de la production et de compréhension sont
répercutés sur l'apprentissage de l'écritau cycle susvisé.
Donc, pour améliorer la compétence rédactionnelle des apprenants et pour réussir dans
l'apprentissage du FLE, nous devrionsinvestir surl'apprenant en lui offrant des méthodes et
démarches didactiques réussies.
Ainsi, pour éviter lerecours à l’interférence, il est nécessaire de choisir desactivités renforçant
la capacité rédactionnelle de l'apprenant, au niveau de la syntaxe et du lexique. Enfin, Les
enseignants devront sensibiliser les apprenants surl’importance de cette langue, comme ils
devront les pousser à produire sans faire des interférences.
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Références
Bibliographiques
Références bibliographiques
Ouvrage généraux
Articles
Sitographie
10- JOLIE – ROBERT, document haro –sur l’école l’enseignement et représentation autour
de l’écrit, collecte, rue, volume 19 numéro 2.In : Http // corés pot. CC DMD //index. PHP /
JOLIE – ROBERT (2004), consulté le 4/3/2018.
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Références bibliographiques
Dictionnaire
Mémoire
14-Mémoire de master, l’impact de la langue maternelle sur l’acquisition du FLE : cas les
apprenants de 1ére AM de CEM de MOHAMED ATMANI à MCHOUNECHE, wilaya de
BISKRA, 2014-2015.p.13.
15-MOUSSAOUI IMANE, les interférences linguistiques chez les apprenants de 4éme AM,
université d'ABOU BEKR BELKAID, (2016 -2017).
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Annexes