Digestive B
Digestive B
Sécrétion salivaire
Introduction
Rappel histologique
Propriétés physiques
Composition de la salive :
Eau
Electrolytes
Mucus
Ptyaline = amylase salivaire
Lysosomes
Kallikreine
Immunoglobulines
Contrôle de la sécrétion salivaire :
Innervation
Centres salivaires
Mise en jeu des centres salivaires
Troubles de la sécrétion salivaire :
Hypersialorrhée
Hyposialie
Conclusion
Introduction :
La salive est un liquide humidifiant en permanence la cavité buccale
Elle est sécrétée par 2 types de glandes
o Les glandes macroscopiques ou principales :
Les glandes parotides
Les glandes sous maxillaires/sub-mandibulaires
Les glandes sub-linguales
o Les glandes microscopiques ou accessoires :
Disséminées dans la cavité buccale
Produisent 10 % de la salive
Intérêt : fonctions multiples :
o Facilite la phonation, la mastication et la déglutition
o Débute la digestion de l’amidon
o Stimule les organes de goûts
o Rôle antiseptique
1
Rappel histologique :
Les glandes parotides sont constituées essentiellement de cellules séreuses produisant
une salive claire, fluide, dépourvue de mucus et riche en enzymes
Les glandes sublinguales sont constituées de cellules muqueuses produisant une salive
épaisse et visqueuse
Les glandes sous maxillaires sont des glandes mixtes
Propriétés physiques :
Dans l’ensemble la salive est un liquide incolore, sans saveur dont le pH est compris
entre 5.8 et 7.8
Sa production est continue mais à débit variable dans la journée (repos, pendant les
repas, la nuit)
Le volume total est de 1 à 1.5 l/j
Composition de la salive :
Eau : la salive est constituée de 98 % d’eau
Electrolytes :
o Les concentrations salivaires en Na+ et Cl- sont inférieures à leurs concentrations
plasmatiques
o Les concentrations salivaires en HCO3- et K+ sont supérieures à leurs
concentrations plasmatiques
o La salive reste néanmoins toujours hypotonique par rapport au plasma
Mucus :
o Sécrété par les glandes sub-linguales et sous maxillaires
o C’est un gel visqueux fait de glycoprotéines et de mucopolysaccharides
o Assure la lubrification du bol alimentaire
Ptyaline = amylase salivaire :
o Sécrétée par les glandes parotides et sous maxillaires
o Dégrade l’amidon en agissant sur la liaison 1-4 α glucose
o Donnant lieu à du : glucose (16 %), maltose (80 %), dextrine (4 %)
o pH optimal d’action : 6.9
Lysosomes :
o Sont des enzymes qui attaquent les membranes bactériennes
o Rôle antiseptique
Kallikreine : responsable de la vasodilatation des artères glandulaires en période
d’activité sécrétoire
Immunoglobulines :
o Sont de 2 types : plasmatiques et sécrétoires
2
o Essentiellement des IgA
Introduction :
La sécrétion gastrique représente la seconde des sécrétions digestives exocrines
Sa composition est dominée par l’acide chlorhydrique et facteur intrinsèque
Intérêt :
o Etude des influences du système nerveux central sur les fonctions digestives
o Facteur essentiel de l’ulcérogénèse
o Double fonction de l’estomac : exocrine et endocrine (gastrine et somatostatine)
4
Rappel histologique :
Sur le plan sécrétoire, l’estomac est divisé en 2 parties :
o Région fundique :
Comprend :
Cellules bordantes ou pariétales : HCl + facteur intrinsèque
Cellules principales : pepsinogène
Cellules à mucus
Sécrétion essentiellement acide
o Région antrale :
Comprend :
Cellules à mucus
Cellules endocrines : gastrine et somatostatine
Sécrétion essentiellement alcaline
Propriétés physiques :
Aboutit à la formation d’un liquide incolore, inodore, à pH acide, légèrement visqueux
Sa production est rythmée par les repas
Le volume total est de 1.5 à 2 l/j
Composition du suc gastrique :
Acide chlorhydrique :
o C’est le minéral le plus important, responsable du pH acide du suc gastrique
o Sa concentration peut atteindre 150 mEq/l
o Existe sous 2 formes :
HCl libre ionisé en H+ et Cl-
HCl combiné à la mucine et aux protéines alimentaires
o Origine :
Cl- : provient du chlorure de sodium sanguin NaCl
H+ : provient du métabolisme cellulaire :
L’acide carbonique H2CO3 s’ionise en HCO3- et H+
Les ions H+ passent dans la lumière digestive
Les ions HCO3- passent dans le milieu intérieur ce qui est
responsable de la vague alcaline postprandiale
o Rôle :
5
Transforme le pepsinogène en pepsine
Favorise l’absorption intestinale du Fer et du Calcium
Antiseptique (sauf bacille de Koch)
Stimule la sécrétion de la sécrétine qui déclenche la sécrétion exocrine du
pancréas
Participe à la régulation de l’évacuation gastrique
Pepsine :
o Sécrétée par les cellules principales sous forme de pepsinogène (inactive)
o Transformée en pepsine par HCl
o Rôles :
Action protéolytique
Rôle ulcérogène par solubilisation d’une glycoprotéine du mucus
Mucus :
o Produit par les cellules muqueuses
o Formé de 95 % d’eau et 5 % de glycoprotéines
o Rôles :
Gel protecteur de la muqueuse gastrique
Rôle lubrifiant
Rôle tampon
Facteur intrinsèque :
o Glycoprotéine sécrétée par les cellules pariétales fundiques
o Rôle : absorption de la vitamine B12 sous forme combinée (FI-Vit B12)
Contrôle de la sécrétion gastrique :
Phase céphalique :
La sécrétion gastrique commence avant l’arrivée des aliments à l’estomac
o Réflexe :
Le contact des aliments avec les organes du goût induit une information
transmise par le nerf glosso-pharyngien au centre sécrétoire bulbaire
Ensuite le centre bulbaire passe l’information au nerf vague qui stimule la
sécrétion gastrique
o Centrale :
L’hypoglycémie spontanée ou provoquée agit directement sur le centre
sécrétoire bulbaire et entraîne une stimulation vagale
L’activation vagale entraîne :
Une action directe sur les cellules principales : sécrétion importante
du pepsinogène
6
Stimule les cellules G : libération de la gastrine antrale
Sensibilise les cellules pariétales à l’action de la gastrine : synergie
vasogastrinique
Action trophique sur la muqueuse gastrique
o Intercentrale : des stimuli olfactifs, sensoriels, visuels, psychiques ou gustatifs
agissent sur le centre sécrétoire bulbaire grâce aux connections fonctionnelles
Phase gastrique :
Caractérisée par l’activation vagale et la libération de la gastrine par les
cellules endocrines G de l’antre
o Sa sécrétion est stimulée par :
Action vagale directe
Distension mécanique de l’antre
Alcalinité de l‘antre
o Sa sécrétion est inhibée par :
L’acidité et lipides
Sécrétine, somatostatine, glucagon
o Rôle :
Augmentation de la sécrétion d’HCl, pepsine et facteur intrinsèque
Augmentation des sécrétions pancréatiques
Action trophique sur la muqueuse gastrique
Phase intestinale :
o L’acidification duodénale par l’évacuation gastrique entraîne la libération de la
sécrétine qui inhibe la sécrétion acide gastrique
o Autres substances inhibitrices :
VIP : vasoactive intestinal peptide
GIP : gastric inhibiteur peptide
Somatostatine
Régulation cellulaire :
o Sur la membrane des cellules pariétales, il y a des récepteurs qui reconnaissent
spécifiquement les médiateurs de la sécrétion acide :
Histamine
Acétyl-choline
Gastrine
o Cette notion de récepteurs a un intérêt thérapeutique fondamental :
7
Les récepteurs histaminiques de type H2 bloqués par les anti-histaminiques
H2 (Cimétidine, Ranitidine, Famotidine)
Les récepteurs cholinergiques muscariniques M2 bloqués par l’atropine
o Les inhibiteurs des pompes à protons (IPP) bloquent directement la pompe à
protons
Exploration :
Chimisme gastrique :
o Mesure de la sécrétion acide basale (SAB) et la capacité sécrétoire pariétale
maximale (CSPM)
o La SAB suit un rythme nycthéméral avec un max pendant la nuit
o A l’état normal elle représente 10 % de sa CSPM
o Chez l’ulcéreux : la SAB dépasse 10 %
o Intérêt :
Bilan pré-opératoire d’un ulcère duodénal résistant au traitement ou
récidivant
Bilan post-opératoire pour évaluer l’efficacité d’un acte chirurgical
Syndrome de Zollinger Ellison
Gastrinémie :
o Se fait par dosage radio-immunologique
o Valeur normale : 50 pg/ml
o Intérêt : syndrome de Zollinger Ellison
Anomalies de la sécrétion gastrique
Hypersécrétion acide :
o Ulcère gastro-duodénal
o Gastrite
o Syndrome de Zollinger Ellison : tumeur de cellules à gastrine
Insuffisance sécrétoire : gastrite chronique atrophique
Conclusion :
La sécrétion gastrique est fondamentale dans la digestion des aliments
Ses constituants ont chacun un rôle précis :
o Acide chlorhydrique :
Activation de pepsinogène
Absorption du Fer et du Calcium
Rôle bactériostatique
o Pepsine : facteur ulcérogène
o Mucus + bicarbonates : protection muqueuse
o Facteur intrinsèque : absorption de la vitamine B12
Cette sécrétion est soumise à un contrôle
8
Sécrétion pancréatique
Introduction
Propriétés physiques
Composition :
Bicarbonates
Enzymes
Contrôle de la sécrétion pancréatique :
Deux types de sécrétion :
o Basale
o postprandiale
La régulation :
o Hormonale +++
o Nerveuse
Exploration :
Dosages enzymatiques
Testes d’exploration :
o Tests directs
o Tests indirects
Affections pancréatiques :
Conclusion
Introduction :
Le pancréas a une double fonction : endocrine et exocrine
9
Le pancréas exocrine occupe la plus grande partie de la glande, sécrète un liquide alcalin
riche en enzymes déversé dans le duodénum par le canal de Wirsung
Le pancréas endocrine est le lieu de production de l’insuline par les cellules β et du
glucagon par les cellules α
Propriétés physiques du suc pancréatique :
C’est un liquide incolore, visqueux, alcalin pH à 8-8.5, iso-osmotique au plasma
Son débit est de 1.5 à 3 l/j
Composition : Elle est faite de 98 % d’eau, d’électrolytes dont le plus important est HCO3-, des
enzymes et des mucines
Bicarbonates HCO3- :
o Sont responsables de l’alcalinité du suc pancréatique
o Origine :
Plasma
Métabolisme cellulaire : formés activement à partir du gaz carbonique sous
l’influence de l’anhydrase carbonique : formation d’acide carbonique
H2CO3 qui s’ionise en HCO3- et H+
o Rôles :
Neutralise le chyme gastrique acide
Porte le contenu duodénal à un pH optimal pour la digestion enzymatique
Contrôle la sécrétion pancréatique, en inhibant la libération de la sécrétine
Contrôle la vidange gastrique
Les enzymes :
o Enzymes protéolytiques :
Agissent sur les grosses protéines pour la transformer en polypeptides et
en acides aminés
On distingue :
Les endopeptidases :
Agissent en milieu de chaîne polypeptidique
Trypsine et chymotrypsine :
Sécrétées sous forme de précurseurs : trypsinogène et
chymotrypsine
Activées par les entérokinases sécrétées par la
muqueuse de segment proximal de l’intestin
Les exopeptidases :
Agissent en fin de chaîne polypeptidique
Carboxypeptidases A et B :
Sécrétées sous forme de précurseurs :
procarboxypeptidases
10
Activées par la tyrosine et le Zinc
Elastase
o Enzymes lipolytiques : Lipase :
Hydrolyse les triglycérides en acides gras
Nécessite la présente de la bile
o Enzymes glycolytiques : amylase pancréatique :
Similaire à l’amylase salivaire
Hydrolyse l’amidon en maltose, maltotriose et dextrines
o Enzymes nucléolytiques : Désoxyribonucléase (ADNase) + ribonucléase (ARNase)
Exopeptidases
Hydrolysent les ponts phosphodiester qui unissent les nucléotides
Contrôle de la sécrétion pancréatique :
Deux types de sécrétion :
o Basale :
Toutes les une à deux heures
Durant 10 à 15 minutes
o Postprandiale :
La plus importante
Son abondance, sa teneur en enzymes et sa durée de sécrétion sont
fonction des aliments ingérés
Complexe des mécanismes hormonaux et nerveux
Divisée en 3 phases :
Céphalique
Gastrique
Intestinale
La régulation :
o Hormonale +++ :
Sécrétine :
Libérée par les cellules endocrines S des cryptes duodénales
Suite à l’acidification duodénale par le chyme gastrique
Rôles :
Responsable d’une sécrétion pancréatique riche en
bicarbonates, en eau et en mucus et pauvre en enzymes
Stimule la sécrétion biliaire
Stimule les glandes de Brünner (bicarbonates)
Inhibe la sécrétion acide induite par la gastrine
11
Inhibe la motricité gastrique
Cholécystokinine CCK :
Libérée par les cellules I duodénales et jéjunales
Stimulée par les acides aminés aromatiques et les acides gras
contenus dans les repas
Rôle :
Responsable d’une sécrétion pancréatique riche en enzymes
Favorise la vidange de la vésicule biliaire
Augmente le péristaltisme et la sécrétion intestinale
Inhibe la motricité gastrique
Neurotensine :
Libérée par les cellules endocrines iléales, suite à l’arrivée des lipides
non digérés dans l’iléon
Rôle : renforce l’action de la sécrétine et de la CCK sur la sécrétion
pancréatique exocrine
Les substances qui inhibent la sécrétion pancréatique :
Somatostatine
Glucagon
Motiline
o Nerveuse :
Nerf vague :
Effet stimulant sur la sécrétion enzymatique du pancréas
Faible importance comparée aux stimuli hormonaux
Mise en jeu :
Réflexe : la stimulation des organes du goût et la distension gastrique
déclenchent la sécrétion
Intercentrale : la vue, l’odeur, le souvenir d’un repas déclenche la
sécrétion
Centrale :
Diminution du PO2 (anoxie)
Augmentation du PCO2 (hypercapnie)
Hypoglycémie
Exploration :
Dosages enzymatiques :
o Amylasémie :
La plus utilisée en pratique
Non spécifique du pancréas
12
Demandée si suspicion de pancréatite
o Amylasurie :
Diagnostic rétrospectif
Il faut coupler les 2 méthodes
o Lipasémie : grande spécificité pancréatique
Testes d’exploration :
o Tests directs :
Tubage duodénal
Cathétérisme du canal de Wirsung
Dosage de la lactoferine
o Tests indirects :
Dosage fécal des graisse : normal = 5-7 g/j ; stéatorrhée si > 7-8 g/j
Dosage fécal de l’azote : normal = 1 g/j ; créatorrhée si > 1 g/j
Test NBT-PABA :
Explore l’activité de chymotrypsine pancréatique
Une excrétion urinaire de PABA < 50 % de la dose ingérée en 6
heures indique une insuffisance pancréatique
Affections pancréatiques :
Pancréatite aigue : atteinte inflammatoire du pancréas œdémateuse ou nécrotique
Pancréatite chronique : sclérose progressive avec destruction du parenchyme
Cancer du pancréas : exocrine ou endocrine
Malformations ou déficits pancréatiques héréditaires
Conclusion :
80 % de la masse glandulaire du pancréas est responsable de la sécrétion exocrine
La sécrétion exocrine est double : enzymatique et hydrocarbonate
La régulation de la sécrétion exocrine pancréatique est surtout hormonale (sécrétine et
CCK) et accessoirement nerveuse vagale
Une insuffisance pancréatique exocrine survient lorsque de la destruction est supérieur
à 90 % de la glande
Sécrétion biliaire
Introduction
Propriétés physiques
Composition de la bile :
Eau et électrolytes
Sels biliaires
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Pigments biliaires
Cholestérol
Phospholipides
Mucus
Rôles de la bile
Régulation de la sécrétion biliaire (cholérèse) :
Nerveuse
Hormonale
Régulation de l’excrétion biliaire :
Entre les repas
En période digestive
Régulation nerveuse
Régulation hormonale
Exploration de l’excrétion biliaire :
Radiologie
Biologie
Anomalies de la sécrétion et/ou de l’excrétion biliaire
Conclusion
Introduction :
La bile représente la sécrétion exocrine du foie
Sécrétée de façon continue par les hépatocytes
Entre les périodes digestives, elle est concentrée et stockée dans la vésicule biliaire
La bile est indispensable à l’absorption des lipides et permet l’élimination des
substances : cholestérol et pigments biliaires
Propriétés physiques :
Elle a une couleur jaune d’or (bile hépatique) ou verdâtre (bile vésiculaire)
Son pH est neutre ou légèrement alcalin
Son excrétion est en moyenne d’1 litre/jour (250 à 1100 ml/jour)
Composition de la bile :
Eau et électrolytes :
o Principaux cations : Na+, K+, Ca2+
14
o Principaux anions : Cl-, HCO3- (quand le débit de sécrétion biliaire augmente, la
concentration de la bile en HCO3- augmente)
Seles biliaires :
o Synthétisés au niveau des hépatocytes, à partir de la taurine et du glycocolle,
produits de dégradation du cholestérol et d’acides-aminés
o Sont majoritairement absorbé au niveau de l’intestin vers la veine porte pour
revenir au foie : c’est le cycle entéro-hépatique
o 2 à 5 % seulement sont éliminés dans les selles
o Rôles :
Solubilisent les lipides, permettant leur absorption
Déclenchent et maintiennent la sécrétion biliaire
Augmente le péristaltisme intestinal
Inhibe la réabsorption d’eau et des électrolytes dans le colon
Pigments biliaires : Bilirubine :
o C’est déchet métabolique éliminé par la bile
o Provient essentiellement de la dégradation de l’hémoglobine
o Transportée dans le plasma par l’albumine (sinon toxique pour le cerveau)
o Conjuguée dans le foie puis sécrétée dans la bile sous forme de micelles avec le
cholestérol, les sels biliaires et les phospholipides
o Dans l’intestin, elle sera déconjuguée et transformée en urobiline (éliminée dans
les urines), et en stercobiline (éliminée dans les selles)
Cholestérol :
o 6 % des lipides de la bile
o Synthétisé par l’hépatocyte et évacué dans la bile puis dans l’intestin
o La majeure partie sera réabsorbée par le cycle entéro-hépatique
o L’autre partie sera dégradée par les bactéries intestinales et éliminée dans les
selles
o Quand la bile se concentre dans la vésicule biliaire, la concentration du
cholestérol augmente. Ceci peut être responsable de la formation de cristaux de
cholestérol pouvant servir de noyau à la précipitation de pigments biliaires et de
sels de Calcium qui vont former des calculs biliaires
Phospholipides : Lécithines
o 20 % des lipides de la bile
o Leur synthèse et leur excrétion dans la bile dépendent des sels biliaires
Mucus : provient des glandes du col vésiculaire
Rôles de la bile :
Rôle digestif : absorption des lipides
Rôle sécréteur : production de la bile
15
Rôle excréteur : élimination des pigments biliaires, du cholestérol, et des substances
toxiques (médicaments, alcool, ammoniaque…) dans la bile
Régulation de la sécrétion biliaire (cholérèse) :
Nerveuse :
o Stimulation vagale (parasympathique) : augmente la production de la bile
o Stimulation splanchnique (sympathique) : diminue la sécrétion de la bile
Hormonale :
o Sécrétine : stimule la sécrétion d’une bile riche en HCO3-
o Cholécystokinine (CCK) :
Favorise la vidange de la vésicule biliaire
Relâchement du sphincter d’Oddi
o Sels biliaires :
Leur augmentation dans le sang augmente le taux de production de la bile
(sécrétion auto-entretenue)
Effet cholérétique puissant
Régulation de l’excrétion biliaire :
Deux types d’excrétion :
o Entre les repas :
Le sphincter d’Oddi est fermé, la bile reflue et s’accumule dans la vésicule
Celle-ci se dilate sans augmentation de pression : dilatation adaptatrice
Les sels et les pigments biliaires se concentrent (si ce phénomène se
prolonge va entraîner une calcification et donc lithiase vésiculaire)
o En période digestive (postprandiale) :
Evacuation de la bile dans le duodénum, dans les 30 minutes postprandiale
La majeure partie des sels biliaires est réabsorbée, retournant au foie selon
le cycle entéro-hépatique
Les substances favorisant l’excrétion biliaire sites substances cholagogues
(chocolat, huile d’olive, jaune d’œuf, graisses, crème et le lait)
La régulation :
o Régulation nerveuse :
Stimulation vagale (parasympathique) :
Contraction de la vésicule biliaire
Relâchement du sphincter d’Oddi
Stimulation splanchnique (sympathique) :
Relâchement vésiculaire
Spasme du sphincter d’Oddi
o Régulation hormonale :
16
CCK : augmente la contraction vésiculaire
Sécrétine : potentialise l’effet de CCK
Exploration de l’excrétion biliaire :
Radiologie :
o Echographie
o Bili IRM
o Scanner spiralé
o Chlangio-pancréatographie rétrograde endoscopique
o Echo-endoscopie
Biologie :
o Bilirubinémie :
Totale : 3-11 mg/l
Conjuguée : 1-4 mg/l
Libre : 2-6 mg/l
o Phosphatases alcalines : 40-150 UI/l
o Gamma glutamyl-transpeptidase : < 50 UI/l
o Cholestérol sérique : 1.5-2 g/l
Anomalies de la sécrétion et/ou de l’excrétion biliaire :
Ictère apparaît si taux de bilirubine > 30 mg/l
Cholestase : ictère à bilirubine conjuguée :
o Par diminution ou arrêt de la sécrétion biliaire
o Par obstacle à l’excrétion
Principales affections :
o Ictère à bilirubine conjuguée :
Hépatites virales, médicamenteuses, auto-immunes
Lithiase, tumeur des voies biliaires
o Ictère à bilirubine libre :
Hémolyse
Trouble de conjugaison :
maladie de Gilbert
maladie de Griggler Najjar
Conclusion :
La sécrétion biliaire a un rôle important dans la digestion et l’absorption des lipides
Permet l’élimination du cholestérol, de la bilirubine et des substances toxiques
Sa régulation et neuro-hormonale
Les anomalies de sécrétion ou d’excrétion sont dominées par l’ictère
17
Sécrétion intestinale
Introduction
18
Composition du suc intestinal :
Suc duodénal
Suc de l’intestin grêle
Régulation de la sécrétion intestinale :
Dans le duodénum
Dans le reste du grêle
Conclusion
Introduction :
La sécrétion intestinale est divisée en sécrétion duodénale et en sécrétion du grêle
Elle est riche en enzymes permettant ainsi d’achever le processus chimique de la
digestion (dégradation de glucides et de protéines essentiellement)
Composition du suc intestinal :
Suc duodénal :
o Liquide clair visqueux, épais et alcalin
o Produit par les glandes de Brünner
o Riche en :
Mucus et bicarbonates
Enzymes : amylase et utérokinase
Suc de l’intestin grêle :
o Liquide fluide à pH neutre
o Produit par les glandes de Lieberkühn
o Riche en :
Mucus et bicarbonates
Enzymes provenant de la desquamation des cellules intestinales :
Enzymes protéolytiques : peptidases
Enzymes glycolytiques : dissacharidases
L’absorption intestinale
(Nutriments, vitamines, eau et électrolytes)
20
Introduction
Absorption des glucides :
Nature des sucres
Digestion :
o Intra-luminale
o Membranaire
Absorption :
o Siège
o Mécanisme
o Exploration
Absorption des protéines :
Nature des protéines :
o Endogènes
o Exogènes (alimentaires)
Digestion :
o Intraluminale
o Membranaire
Absorption :
o Siège
o Mécanisme
o Exploration
Absorption des lipides :
Nature des lipides
Digestion
Absorption :
o Siège
o Mécanisme
o Exploration
Absorption hydro-électrolytiques :
Eau :
o Origine
o Absorption :
Siège
Mécanisme
Sodium Na+ :
21
o Origine
o Absorption :
Siège
Mécanisme
Potassium K+ :
o Origine
o Absorption
Chlore Cl-
Calcium Ca2+ :
o Origine
o Absorption :
Siège
Mécanisme
Fer :
o Origine
o Absorption :
Siège
Mécanisme
Absorption des vitamines :
Vitamines liposolubles ADEK :
o Digestion intraluminale
o Absorption :
Siège
Mécanisme
Exploration
Vitamines hydrosolubles :
o B2, B6, PP et C
o Acide folique
o Vitamine B12
Conclusion
22
Introduction :
Il s’agit du passage des aliments digérés à travers la cellule intestinale vers la lymphe et
le système porte
Cette absorption se fait à travers les pores de la membrane apicale par 3 mécanismes
différents :
o Diffusion passive : dans le sens du gradient de concentration et le gradient
électrique sans consommation d’énergie
o Diffusion facilitée : dans le sens du gradient de concentration mais plus
rapidement grâce à des transporteurs
o Transport actif : contre le gradient de concentration ou électrique avec
consommation d’énergie
L’absorption est précédée par la digestion intestinale qui s’effectue en 3 étapes :
o Intraluminale : grâce aux enzymes pancréatiques
o Membranaire : grâce aux enzymes de la bordure en brosse
o Intracellulaire : grâce aux enzymes lysosomiales
L’absorption intestinale nette est de 9 l/j
Absorption des glucides :
Ils représentent 60 % des apports caloriques 400 g/j
Nature des sucres :
o Monosaccharides : GGF
Glucose 80 %
Galactose
Fructose
o Disaccharides : LSM
Lactose
Saccharose
Maltose
o Oligosaccharides : dextrines ramifiées
o Les principaux glucides alimentaires sont :
L’amidon (blé, riz, maïs) +++
Saccharose (glucose + fructose)
Lactose (glucose 6 galactose)
Digestion :
o Intra-luminale :
Grâce aux amylases salivaire et pancréatique
Dégradent les glucides alimentaires (amidon) en oligosaccharides
o Membranaire :
23
Grâce aux dissacharidases de la bordure en brosse
Dégradent les oligosaccharides en monosaccharides (la seule forme
absorbable)
Absorption :
o Siège : jéjunum ++
o Mécanisme :
Glucose et galactose :
Entrent en compétition par le même transporteur : l’absorption de
l’un freine celle de l’autre
Le passage à travers la membrane luminale est assuré par un
transporteur actif Na+ dépendant permettant l’entrée du sucre à
l’intérieur de l’entérocyte et la sortie de Na+
Evacuation vers le milieu intérieur : diffusion facilitée par
transporteur Na+ indépendant
Fructose :
Pénétration : diffusion facilitée transporteur Na+ indépendant
Evacuation vers le milieu intérieur : diffusion passive
o Exploration :
Test au D-Xylose
Hyperglycémie provoquée par voie orale
Absorption des protéines :
Ils représentent 10 à 15 % des apports caloriques
Nature des protéines :
o Endogènes :
35 à 130 g/ jour
Proviennent des enzymes des sécrétions digestives, de la desquamation
cellulaire et de la fuite des protéines plasmatiques
o Exogènes (alimentaires) :
70 à 100 g/j
Polypeptides, oligopeptides…
Ils fournissent l’azote indispensable à la croissance et au renouvellement
tissulaire
Digestion :
o Intraluminale :
Les enzymes gastriques (pepsine)
Les enzymes pancréatiques (trypsine, chymotrypsine, carboxypeptidase…)
o Membranaire :
Grâce aux peptidases de la bordure en brosse
24
Ils poursuivent l’hydrolyse des protéines aboutissant aux acides aminés
absorbables
Absorption :
o Siège : jéjunum ++
o Mécanisme :
Pénétration à travers la membrane luminale est assurée par un
transporteur actif Na+ dépendant spécifique pour chaque acide aminé
Evacuation vers le milieu intérieur par diffusion simple pou arriver au foie à
travers le système porte
80 % des protides sont absorbés. Les protides non absorbés subissent une
putréfaction colique
o Exploration :
Dosage de la créatorrhée
Albumine marquée en intraveineuse
Absorption des lipides :
Nature des lipides :
o 60 à 100 g/l
o Exogènes (alimentaires) :
90 % des lipides sont des triglycérides :
Triglycérides à chaîne longue +++
Triglycérides à chaîne moyenne
Cholestérol
Phospholipides
Digestion exclusivement intra-luminale :
o Emulsification : formation des gouttelettes graisseuses flottantes sur une surface
muqueuse sous l’action de lipase gastrique
o Hydrolyse :
Par la lipase pancréatique en présence des sels biliaires
AG AG
TG DG MG Glycérol + AG
o Solubilisation : par la liaison des acides gras (AG) et des monoglycérides (MG) aux
sels biliaires et formation des micelles
Absorption :
o Siège : duodénum et jéjunum proximal
o Mécanisme :
25
Fixation du contenu micellaire sur les récepteurs superficiels de la
membrane luminale pour pénétrer dans la cellule par diffusion passive
Dans l’entérocyte :
Le cholestérol subit une estérification
Les acides gras à courte chaîne + glycérol : diffusent à travers le pôle
basal vers le sang portal puis vers le foie
Sodium Na+ :
o Origine : essentiellement alimentaires : sels de cuisine : 9 à 12 g/l
o Absorption :
Siège : Estomac, Intestin grêle, Colon
Mécanisme :
Absorption active faisant intervenir l’aldostérone
Cette absorption est :
Augmentée par le glucose
Diminuée par l’anoxie cellulaire
Potassium K+ :
o Origine : essentiellement alimentaires (fruits, légumes, viandes) : 4 à 6 g/l
o Absorption :
La totalité du potassium ingéré est absorbé
Elle est passive selon un gradient électrochimique
Relation avec les ions H+ par la pompe H+/K+/ATPase
Le glucose augmente la perméabilité du k+
Chlore Cl- : absorption dans le même sens que celui de Na+ (neutralité électrique)
Calcium Ca2+ :
o Origine : alimentaire : 1g/j
o Absorption :
Siège : duodénum surtout et jéjunum
Mécanisme :
Taux d’absorption : 30 à 50 %
Absorption active sous forme ionisée
C’est la résultante de 2 flux :
Actif : dépendant de la vitamine D qui favorise la liaison du
Ca2+ au transporteur (Ca Binding Protéin)
Passif : selon le gradient de concentration entre le plasma et la
lumière intestinale
27
Elle est :
Augmentée par :
Parathormone
Prolactine
Vitamine D
Diminuée par :
Corticoïdes
Calcitonine
pH alcalin
Fer :
o Origine : alimentaire (vidanges rouges, épinards…) : 10 à 20 mg/j
o Absorption :
Siège : duodénum surtout et jéjunum
Mécanisme :
Dans l’estomac : Fe3+ alimentaire est fixé à un complexe de mucines,
le maintenant à l’état stable
Au niveau du duodénum et des 1ères anses jéjunales :
Fixation aux récepteurs membranaires (intégrines) et passage
à l’intérieur de la cellule
Dans l’entérocyte :
Fe3+ est réduit en Fe2+ au niveau du pôle apical
Transporté vers le pôle basal par la mobilferrine
Dans le sang : repris par la transferrine vers la moelle osseuse
pour l’érythropoïèse
Absorption des vitamines :
Vitamines liposolubles ADEK :
o Digestion intraluminale :
Hydrolyse par enzyme pancréatique
Solubilisation par formation des micelles sous l’action des sels biliaires
o Absorption :
Siège : intestin proximal
Mécanisme :
Fixation du contenu micellaire sur les récepteurs superficiels de la
membrane luminale pour pénétrer dans la cellule par diffusion
passive
28
Dans l’entérocyte : formation des chylomicrons puis passage dans la
lymphe
Exploration : test de Köhler (vitamine K)
Vitamines hydrosolubles :
o B2, B6, PP et C :
Sont de petites tailles
Diffusent passivement dans l’intestin proximal
o Acide folique : absorption active par transporteur Na+ dépendant au niveau
jéjunum proximal surtout
o Vitamine B12 (cobalamine) :
Absorption au niveau de l’iléon terminal sous forme de complexe
cobalamine-facteur intrinsèque
Explorée par test de Shilling
Conclusion :
L’absorption intestinale nécessite une digestion normale préalable
Siège surtout au niveau du duodénum + jéjunum
L’iléon étant le siège d’absorption de la vitamine B12
L’importance de l’absorption intestinale explique la gravité de résection du grêle
29
Les fonctions hépatiques
Introduction
Fonctions métaboliques du foie :
Métabolisme des lipides
Synthèse de la bile (cholérèse)
Métabolisme des glucides
Métabolisme des protéines
Fonction de stockage
Fonction de détoxification
Exploration des fonctions hépatiques :
Radiologie
Biologie
Principales affections hépatiques
Conclusion
Introduction :
Le foie reçoit du système porte les petites molécules résultant de la digestion
Il joue le rôle d’un filtre sur la circulation sanguine avec 2 entrées (2/3 de la veine porte
et 1/3 de l’artère hépatique) et 2 sorties (canaux biliaires et veines hépatiques)
Intérêt :
30
o Joue un rôle dans le métabolisme énergétique en stockant et en distribuant aux
tissus des substances énergétiques
o En pathologie : fréquence des atteintes hépatobiliaires
Fonctions métaboliques du foie :
Métabolisme des lipides :
o Le foie synthétise l’ensemble des lipides :
Acides gras
Triglycérides
Lipoprotéines
Cholestérol
Phospholipides
o Par le système porte, il reçoit :
Acides gras à chaînes moyennes et courtes
Lipoprotéines circulantes : chylomicrons et LDL
o Il dégrade les lipoprotéines en triglycérides et cholestérol :
Les triglycérides sont utilisés en partie à des fins énergétiques (acétyl CoA)
Le cholestérol sert à la formation de bile et à la synthèse des VLDL et HDL
o Métabolise les vitamines liposolubles ADEK qui seront ensuite transportés par les
VLDL
Synthèse de la bile (cholérèse) :
o La bile représente la sécrétion exocrine du foie, sécrétée de façon continue par
les hépatocytes et stocké dans la vésicule biliaire
o Le foie produit une bile composée de :
Eau et électrolytes
Sels biliaires :
A partir de la taurine et glycocolle produits de dégradation du
cholestérol et d’acides aminés
Sont indispensables à l’absorption des lipides et des vitamines
liposolubles
Cholestérol : dont la majeure partie sera réabsorbée par le cycle entéro-
hépatique
Phospholipides
Pigments biliaires ou bilirubine :
Provenant de la dégradation de l’hémoglobine
Conjuguée dans le foie par la glycuronyl transférase puis sécrétée
dans la bile
Va subir une élimination intestinale et urinaire et 10-15 % sera
réabsorbée par le cycle entéro-hépatique
31
Métabolisme des glucides :
o C’est l’organe essentiel de l’homéostasie glucidique
o Le glucose absorbé par le tube digestif est capté par les hépatocytes au niveau
des récepteurs Glut2 qui augmente en présence d’insuline
o Le foie capte aussi le fructose et le galactose
o Dans l’hépatocytes, le glucose est transformé en G6P sous l’action de glucokinase
spécifique du foie
o Dans le foie a lieu :
Glycogénogénèse : polymérisation du glucose en glycogène grâce à
glycogène synthétase
Glycogénolyse : dégradation du glycogène en glucose en cas de besoins
énergétique grâce aux phosphorylases
Néoglucogenèse : formation du glucose à partir des substrats non
glucidiques (acides gras, acides aminés glucoformateurs, acide lactique,
glycérol)
Glycolyse : dégradation du glucose dans les hépatocytes pour fournir
l’énergie nécessaire à leur travail
La transformation de fructose et du galactose en glucose
Transformation du glucose en excès de triglycérides
o La régulation de la glycémie au niveau du foie se fait grâce à :
Insuline : hypoglycémiante
Glucagon : hyperglycémiant
Métabolisme des protéines :
o Les acides aminés sont captés par les hépatocytes grâce à des transporteurs
membranaires, pour être soit dégradés soit utilisés pour la synthèse protéique
o Synthèse :
Des protéines plasmatiques : Albumine +++
Des protéines de l’hémostase :
Fibrinogène
Facteur de Von Willebrand
Tous les facteurs de coagulation sauf 3 et 4
Protéines de transports :
Céruloplasmine pour le cuivre
Transferrine pour le fer
Protéines de l’inflammation :
Histamine
Prostaglandines
Complément…
32
Protéines de structure
Facteurs de croissance
Héparine
Hormones et enzymes nécessaires aux différents métabolismes de
l’organisme
Acides nucléiques
o Dégradation des acides aminés ou la désamination aboutit à la formation de :
Pyruvate kinase nécessaire à la néoglucogenèse
Ammoniac transformé en urée
Fonction de stockage :
o Le fer : sous forme de ferritine et d’hémosidérine
o Vitamine B12 et l’acide folique
o Vitamines hydrosolubles
o Vitamine liposolubles ADEK
Fonction de détoxification :
o Elimination des pigments biliaires : par conjugaison de la bilirubine et son
élimination biliaire
o Epuration plasmatique :
Inactivation des hormones en excès
Conversion de l’ammoniac en urée moins toxique pour être éliminer par le
rein
Conjugaison de nombreuses substances étrangères (médicaments, alcool,
toxines, solvants…) pour leur excrétion
Exploration des fonctions hépatiques :
Radiologie :
o Echographie hépatique
o Scanner abdominale
o Ponction biopsie du foie
Biologie :
o Albumine, cholestérol sérique
o Cholestase : bilirubine libre, bilirubine conjuguée, GGT, PAL
o Dosage de fibrinogène, taux de prothrombine, dosage des facteurs de
coagulation (facteur 5 spécifique du foie)
o Sérologie hépatitique
Principales affections hépatiques :
Hépatites
Maladies métaboliques
Atteintes toxiques et néoplasiques
33
Cirrhose/insuffisance hépatocellulaire
Conclusion
Richement vascularisé, le foie reçoit 25 % du débit cardiaque et assure 3 fonctions :
o Filtration et détoxification par les cellules de Küpffer
o Synthèse et excrétion par les hépatocytes
o Sécrétion biliaire pour la digestion
Exploration facile par plusieurs méthodes radiologiques et biologiques
Fréquence et diversité des pathologies hépatiques (infectieuses, tumorales,
inflammatoires, métaboliques…)
La motricité digestive
Déglutition et motricité œsophagienne
Introduction
Physiologie de la motricité :
La déglutition
Le péristaltisme
Régulation :
Au niveau de l’œsophage supérieur
Au niveau du corps de l’œsophage
Au niveau du sphincter inférieur de l’œsophage
Conclusion
Introduction :
34
L’œsophage est un conduit musculo-membraneux qui joue un rôle mécanique dans la
digestion
Il est fermé à ces deux extrémités par 2 sphincters :
o Le sphincter supérieur œsophagien :
Constitué par du muscle strié
Fermé avec une pression permanente de 60 cm Hg
o Le sphincter inférieur œsophagien :
Constitué par du muscle lisse
Fermé par une pression moyenne de 20 cm Hg qui est supérieure à la
pression gastrique afin d’éviter le reflux gastro-œsophagien
Le corps de l’œsophage :
o Le 1/3 supérieur muscle strié et les 2/3 inférieurs muscle lisse
o Comporte 2 couches musculaires lisses, longitudinale externe et circulaire interne
o Sa pression est égale à la pression intra-thoracique qui est inférieur à 0
Physiologie de la motricité :
La déglutition :
o Ensemble des mouvements coordonnés qui assurent le passage des aliments de
la cavité buccale vers l’estomac
o Comporte 3 temps :
Temps buccal
Temps pharyngien
Temps œsophagien
o Lors de la déglutition :
La pression augmente brusquement dans le pharynx et peut atteindre 120
cm Hg : onde de déglutition
En même temps, le sphincter supérieur œsophagien se relâche : onde de
dépression qui sera en miroir avec l’onde de déglutition
Le péristaltisme :
o La déglutition déclenche une onde péristaltique qui va se propager du muscle
strié vers le muscle lisse
o La vitesse de propagation est en moyenne de 3 à 4 cm/s, elle atteint l’extrémité
inférieure de l’œsophage en 9 secondes
o Il y a 3 types de péristaltisme :
Primaire :
35
L’onde de contact suit l’ouverture du sphincter supérieur
œsophagien après la déglutition
C’est une onde propulsive qui assure la progression du bol
alimentaire le long de l’œsophage vers l’estomac
La vitesse de transit du bol est fonction de la consistance des
aliments
Secondaire :
Survient en absence de déglutition, et ceci en 2 conditions :
Bol alimentaire volumineux
Reflux gastro-œsophagien
Il a pour rôle de vider l’œsophage
Tertiaire :
Se sont des contractions spontanées et simultanées des fibres
musculaires lisses de faible amplitude et non propulsives
Surviennent chez le nouveau né et le sujet âgé
Peuvent gêner la déglutition
o Le sphincter inférieur œsophagien se relâche précocement pendant 8 à 10
secondes, ensuite la pression remonte au dessus du niveau basal : c’est la
pression de verrouillage qui permet d’éviter le reflux gastro-œsophagien
Régulation :
Le péristaltisme et l’activité myogène spontanée du muscle lisse sont contrôlés par
l’innervation :
o Extrinsèque assurée par le nerf vague
o Intrinsèque assurée par 2 plexus : Meissner et Auerbach
Dans l’œsophage supérieur :
o L’innervation vagale est très importante, elle déclenche la contraction et assure
sa propagation
o L’innervation intrinsèque module l’activité
Au niveau du corps de l’œsophage, l’innervation vagale déclenche la contraction mais la
propagation est assurée par l’innervation intrinsèque
La régulation du sphincter inférieur œsophagien est neuro-hormonale :
o Nerveuse :
Assurée par le nerf vague
Lorsque la pression abdominale augmente la pression du sphincter
augmente : c’est le phénomène du réflexe vago-vagale
o Hormonale :
La gastrine et l’histamine augmentent la pression du sphincter
36
La sécrétine, le glucagon, la VIP et les progestérones diminuent la pression
du sphincter inférieur œsophagien
o Autres : la théophylline, la caféine, le chocolat et l’alcool diminuent la pression du
sphincter inférieur œsophagien
Conclusion :
Exploration fonctionnelle :
o Radiologie : TOGD
o Endoscopie : FOGD
o Scintigraphie œsophagienne
o Manométrie
o pH-mètrie
En pathologie :
o Le RGO est le passage du contenu gastrique dans l’œsophage par relâchement
excessif du sphincter inférieur œsophagien
o Le méga-œsophage est caractérisé par une achalasie, cardiospasme,
apéristaltisme et sphincter inférieur œsophagien hypertonique
o Maladie des spasmes étagés chez le sujet âgé surtout
Motricité gastrique
Introduction
Les phénomènes moteurs :
Fundus
Région antro-pylorique :
o Ondes lentes
o Contractions
37
o En post prandial
Remplissage et vidange :
Remplissage
Vidange :
o Sphincter pylorique
o Contrôle de la vidange
Conclusion
Introduction :
L’estomac comprend 2 parties :
o Le fundus : c’est un réservoir qui a comme rôle le stockage des aliments
o L’antre : son rôle est le brassage des aliments avant leur vidange, c’est le moteur
de l’estomac
La paroi de l’estomac est faite de 3 couches musculaires lisses : circulaire, longitudinale
et oblique
Son innervation est double :
o Intrinsèque : par le biais des plexus d’Auerbach et de Meissner
o Extrinsèque : par le biais du nerf vague et le nerf splanchnique
Les phénomènes moteurs :
Fundus = réservoir :
o A jeun, l’estomac est une cavité virtuelle
o Lors des repas, le fundus se distend au fur et à mesure de son remplissage sans
augmenter de pression, c’est le phénomène de la compliance = adaptation au
contenu ou relaxation adaptatrice du fundus
Région antro-pylorique = péristaltisme :
o Ondes lentes = rythme électrique de base :
Ce sont des ondes de dépolarisation qui prennent naissance au niveau de la
grosse tubérosité à partir d’une zone de commande : pace maker
Elles surviennent 1 heure après la prise alimentaire et augmentent de
vitesse vers le pylore
o Contractions :
Type I : mouvement de segmentation qui a pour rôle le mixage et le
brassage des aliments sans aucune action propulsive
Type II : mouvement propulsif qui permet d’éjecter le contenu gastrique
vers le duodénum
38
o En post prandial : l’activité motrice est caractérisée par le complexe moteur
migrant
Il possède 3 phases :
1. Phase de repos
2. Contractions segmentaires
3. Contractions importantes
Son rôle est l’évacuation des particules solides de grandes tailles
(nettoyage)
Remplissage et vidange :
Remplissage passif grâce à la relaxation adaptatrice du fundus
Vidange :
o Commence dés le début du remplissage, les contractions se renforcent en
amplitude, en nombre et en force, aboutissant à une véritable systole antrale qui
va chasser la partie du contenu gastrique vers le duodénum
o Varie en fonction de la nature, du volume et de la consistance de repas :
Rapide pour les repas abondants, liquides et froids
Ralentie pour les lipides, les acides et les solutions hypertoniques
o Les aliments solides se transforment en bouillie avant de traverser le pylore
o Le pylore est un sphincter qui joue un double rôle :
Empêche le passage des gros fragments vers le duodénum
Empêche le reflux du contenu duodénal vers l’estomac
o Contrôle de la vidange :
Contrôle myogénique : assuré par les ondes lentes
Contrôle nerveux :
Le nerf vague et l’acétylcholine : augmente le rythme électrique de
base et l’amplitude des ondes lentes, donc déclenchent le potentiel
de pointe
Le nerf splanchnique et l’adrénaline : diminue la motricité gastrique
Contrôle hormonal :
Les hormones qui augmentent la sécrétion gastrique augmentent la
motricité :
Gastrine
Cholécystokinine CCK
Motricité intestinale
Motricité de l’intestin grêle :
Introduction
40
Mouvements intestinaux :
o Mouvements type 1
o Mouvements type 2
Organisation spatio-temporelle :
o A jeun
o Au cours des repas
Contrôle de la motricité intestinale :
o Contrôle myogène
o Contrôle nerveux
o Contrôle hormonal
Conclusion
Motricité colique :
Introduction
Mouvements segmentaires
Mouvements propulsifs :
o Au niveau du caecum et côlon ascendant
o Au niveau du côlon transverse et descendant
Contrôle de la motricité
Conclusion
Mouvements intestinaux :
o Mouvements type 1 :
41
Leur durée est courte, leur amplitude est variable, et leur fréquence est
constante à un niveau donné de l’intestin
Décroissance par paliers successifs vers l’iléon
Correspondent à des mouvements de segmentation qui assurent le
brassage
o Mouvements type 2 : mouvements péristaltiques qui assurent la propulsion
Organisation spatio-temporelle :
o A jeun :
L’intestin grêle est le siège d’un complexe moteur migrant
Il prend naissance au niveau du Pace maker gastrique qui franchit le pylore
et se propage en 90 à 120 min jusqu’à l’iléon, il ne franchit pas la valvule
iléo-caecale
Cette activité mécanique est bien organisée, propagée et cyclique avec 3
phases différentes :
Phase 1 :
Dure 30 à 60 min
Phase de repos
Phase 2 :
Dure 25 à 60 min
Activité irrégulière
Les contractions sont d’abord faibles et localisées et
deviennent progressivement plus puissantes et propagées
Phase 3 :
Dure 5 à 10 min
Activité régulière
Les contractions sont propagées avec une vitesse plus grande
au niveau du duodénum qu’au niveau de l’iléon
Son rôle est d’assurer l’évacuation des particules solides de grandes tailles :
nettoyage pour recevoir le prochain repas
o Au cours des repas :
Arrêt du complexe moteur migrant
Apparition d’une activité motrice irrégulière à la fois segmentaire et
propulsive
Contrôle de la motricité intestinale :
o Contrôle myogène : représenté par des ondes lentes ou le rythme électrique de
base sur lesquelles se greffent les potentiels de pointe
42
o Contrôle nerveux :
Intrinsèque :
Activité automatique des plexus mésentériques
N’est pas nécessaire pour la segmentation
Indispensable pour le péristaltisme
Extrinsèque :
Ne déclenche pas la motricité mais il va la contrôler
Système parasympathique augmente la motricité
Système sympathique diminue la motricité en diminuant le rythme
de base
o Contrôle hormonal :
Motiline et somatostatine permettent le déclenchement du complexe
moteur migrant
La gastrine et la thyroxine augmente la motricité
La sécrétine et le glucagon diminue la motricité
Conclusion :
o Méthodes d’études :
Electromyographie
Manométrie
Mesure du temps de transit
o En pathologie :
Diminution de la motricité dans le syndrome d’occlusion fonctionnelle ou
iléus paralytique
Augmentation de la motricité en cas de diarrhée
Motricité colique :
Introduction :
o Le côlon assure :
Les dernières transformations de chyme alimentaire en matière fécale
L’échange d’eau et d’électrolytes ainsi que la digestion bactérienne
o Le côlon est un tube de 1.5 m, fermé à ses 2 extrémités par 2 sphincters :
Valvule iléo-caecale à son extrémité supérieure
Sphincter anal à son extrémité inférieure
o Composé par 2 couches musculaires lisses : longitudinale externe, et circulaire
interne
o Son innervation est double :
Intrinsèque par le plexus de Meissner et Auerbach
Extrinsèque : par le système sympathique et parasympathique
43
Mouvements segmentaires :
o Stationnaires non propulsifs
o Ce sont des contractions annulaires rythmiques qui provoquent la segmentation
du contenu intestinal et favorisent les mouvements hydro-électrolytiques à ce
niveau
Mouvements propulsifs : 2 types :
o Au niveau du caecum et côlon ascendant :
Mouvements péristaltiques qui ont la caractéristique d’être rétrograde
Meilleur brassage
o Au niveau du côlon transverse et descendant :
Mouvements segmentaires et annulaires plus puissants, en masse,
survenant 3 à 4 fois / jours permettant la progression du contenu colique
vers le rectum
Les contractions en masse sont déclenchée par :
L’alimentation
L’activité physique/sport
Les laxatifs
Contrôle de la motricité :
o Contrôle myogène
o Contrôle nerveux
o Contrôle hormonal
o Autres facteurs :
Le sommeil inhibe la motricité
Le repas stimule la motricité (réflexe gastro-colique)
Conclusion :
o Méthodes d’étude :
Temps de transit
Lavement baryté
Manométrie
Electromyographie
o En pathologie :
Diarrhée par disparition des mouvements de segmentation
Constipation
44
Motricité ano-rectale
Introduction
La défécation :
Description
Mécanisme
L’incontinence
Conclusion
Introduction :
La motricité ano-rectale assure 2 fonctions physiologiques : la défécation et la
continence
L’arrivée des matières fécales dans le rectum entraîne une distension des parois
rectales ce qui entraîne une perception consciente du besoin d’aller à la selle
Le canal anal est constitué par 2 sphincters : lisse interne et strié externe
La défécation :
Description :
o Contraction des muscles abdominaux et du diaphragme
o Disparition de l’angulation ano-rectale par relâchement des releveurs de l’anus
o Relâchement des sphincters anaux ce qui permet aux contractions de chasser les
matières fécales
o La fin est marquée par des contractions brutales des muscles releveurs de l’anus
Mécanisme :
o C’est un réflexe médullaire sous contrôle cérébral
o L’enchaînement des mouvements est cordonné par le centre médullaire sacré
o Note clinique : incontinence par section médullaire
La continence :
Le tonus sphinctérien permanent dépend de la contraction du sphincter interne, sa
pression est autour de 40 et 60 cm Hg)
L’angulation ano-rectale est maintenue par la sangle des muscles releveurs
Les réflexes recto-sphinctériens : l’augmentation de la pression rectale entraîne :
o Une diminution du tonus du sphincter interne = réflexe recto-anal inhibiteur
o Une augmentation du tonus du sphincter externe
Le besoin d’exonérer survient suite à la stimulation du tensio-récepteurs
Le réflexe recto-anal inhibiteur nécessite l’intégrité des plexus intrinsèque de Meissner
et d’Auerbach
Conclusion :
45
Incontinence anale par défaillance du contrôle sphinctérien
Maladie de Hirschprung par absence de relâchement du sphincter lisse interne =
aganglionie
46