25/06/2025 08:06
1. Quelles sont les étapes du déroulement de tout
1. Quelles sont les étapes du déroulement de toute opération de dépense
dans l'exécution des opérations budgétaires ? (6 pts)
Les quatre grandes étapes sont les suivantes :
1. Engagement : décision de principe prise par l'ordonnateur d’affecter
une dépense à un objectif déterminé (ex. : commande de biens/
services).
2. Liquidation : vérification du montant exact à payer en fonction des
pièces justificatives.
3. Ordonnancement : ordre donné par l’ordonnateur au comptable de
payer la dépense.
4. Paiement : exécution effective du paiement par le comptable public
(trésorier).
> Chaque étape est encadrée légalement pour garantir la régularité, la
sincérité et l’efficacité des finances locales.
Question 1 :
Définition : Une collectivité territoriale est une entité administrative
distincte de l'État, dotée de la personnalité juridique, de l'autonomie
administrative et financière, et gérée par des organes élus. Elle exerce
des compétences propres sur un territoire déterminé.
Exemples :
La commune de Ouagadougou
La région des Hauts-Bassins
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Question 2 :
Définition des documents des finances publiques locales :
Documents budgétaires : Ils prévoient et autorisent les recettes et
dépenses pour une année donnée.
Documents comptables : Ils enregistrent l’exécution réelle des recettes et
dépenses autorisées.
Identification :
Documents budgétaires : Budget primitif, budget supplémentaire,
décisions modificatives.
Documents comptables : Compte administratif, compte de gestion.
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Question 3 :
Principe de légalité : Toute dépense ou recette doit être prévue et
autorisée par un texte légal ou réglementaire (loi, arrêté, etc.). Cela
garantit le respect du droit dans la gestion financière locale.
Principe de publicité : Les actes budgétaires doivent être rendus publics
(affichage, diffusion, publication), assurant la transparence et
l’information des citoyens.
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Question 4 :
Formes de financement des dépenses locales par l'État :
1. Les dotations globales de fonctionnement
2. Les subventions spécifiques (affectées à des projets)
3. La fiscalité transférée ou partagée
4. Les emprunts garantis ou facilités par l'État
5. La compensation financière pour transfert de compétences
1) Principes budgétaires propres aux collectivités territoriales (4 points)
Les principes budgétaires applicables aux collectivités territoriales, bien
qu’inspirés de ceux de l’État, présentent des spécificités :
Principe de l'annualité : Le budget local est voté pour une année civile
(1er janvier au 31 décembre). Cela permet un contrôle régulier des
finances locales par les élus.
Principe de l’universalité : Toutes les recettes et dépenses doivent être
inscrites sans compensation pour garantir la transparence et la sincérité
budgétaire.
Principe de la spécialité : Les crédits budgétaires doivent être affectés à
des dépenses précises, ce qui permet de contrôler l'utilisation des fonds
publics.
Principe de l'équilibre réel : Les dépenses doivent être réellement
couvertes par les recettes, sans recours excessif à l’endettement. Ce
principe assure la soutenabilité financière des collectivités.
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2) Que signifie le budget d'une collectivité territoriale ? (2 points)
Le budget local est un acte juridique et financier par lequel une
collectivité territoriale prévoit et autorise ses recettes et dépenses pour
une période donnée. C’est un instrument de planification, de gestion et
de contrôle de l’action publique locale.
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3) Les règles de l'orthodoxie financière sont-elles nécessaires ? Justifiez.
(4 points)
Oui, elles sont nécessaires car elles assurent :
La discipline budgétaire : éviter les déficits excessifs.
La transparence : par une gestion claire et contrôlable.
La responsabilité financière : renforcer la redevabilité des élus locaux
envers les citoyens.
La pérennité : garantir que les générations futures ne supportent pas des
dettes insoutenables.
Ces règles permettent une gestion efficiente et équilibrée des ressources
publiques locales.
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4) Les deux acteurs de l'exécution du budget local (6
points)
L’ordonnateur (le maire, le président de conseil régional, etc.)
→ Il décide des dépenses et ordonne les recettes. Il initie l’action
publique locale.
Le comptable public (agent de l’État)
→ Il est chargé de recouvrer les recettes et payer les dépenses, en toute
légalité et régularité. Il effectue un contrôle financier rigoureux.
→ Rôles respectifs : L’ordonnateur engage, le comptable exécute avec
contrôle. La séparation assure la sécurité juridique et financière.
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5) Les collectivités territoriales sont-elles financièrement autonomes ? (2
points)
Relativement.
Elles disposent de ressources propres (impôts locaux, taxes,
redevances), mais dépendent aussi des transferts de l’État (dotations,
subventions). Leur autonomie financière est encadrée par la loi pour
éviter les abus et maintenir l’unité budgétaire nationale.
1) Quels sont les principes budgétaires propres aux collectivités
territoriales ? (4 points)
Les collectivités territoriales doivent respecter des principes budgétaires
spécifiques pour assurer la régularité, la transparence et l’efficacité de
leur gestion :
Principe d’annualité : le budget est voté pour une durée d’un an. Chaque
exercice budgétaire correspond à une année civile.
Principe d’unité : toutes les recettes et dépenses doivent être retracées
dans un document budgétaire unique.
Principe d’universalité : aucune recette ne peut être affectée à une
dépense déterminée (non-affectation), et les montants bruts doivent être
inscrits (non-compensation).
Principe de spécialité : les crédits sont affectés à des dépenses précises,
limitant ainsi les possibilités de transferts arbitraires.
> Ces principes permettent de contrôler efficacement la gestion des
finances publiques locales et de prévenir les abus.
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2) Citez deux documents budgétaires d'une collectivité territoriale. (4
points)
Les deux principaux documents budgétaires sont :
Le budget primitif : document prévisionnel voté en début d’exercice, qui
autorise les recettes et dépenses de la collectivité.
Le compte administratif : il retrace l'exécution réelle du budget et permet
de comparer les prévisions aux réalisations. Il est présenté en fin
d’exercice par l’exécutif local.
> Ces documents assurent la transparence et la reddition de comptes
dans la gestion des ressources publiques.
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3) Expliquez succinctement les différentes étapes d'élaboration du
budget d'une commune. (4 points)
Les principales étapes sont :
1. Préparation : par l’ordonnateur (le maire), avec les services
techniques. Elle comprend l’évaluation des recettes et des besoins de
dépenses.
2. Adoption : le projet est soumis au vote du conseil municipal. Le
budget est adopté par délibération.
3. Contrôle de légalité : après adoption, le budget est transmis à
l’autorité de tutelle (préfet ou gouverneur) pour vérification de conformité
à la loi.
4. Exécution : après visa de régularité, le budget peut être exécuté. Les
dépenses sont engagées et mandatées par le maire, les recettes sont
recouvrées par le comptable public.
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4) Quelles sont les catégories d'agents qui interviennent à l'exécution du
budget de la collectivité territoriale ? (4 points)
Deux grandes catégories d’agents interviennent :
L’ordonnateur : généralement le maire ou le président de la collectivité. Il
décide des dépenses et émet les ordres de paiement.
Le comptable public : agent de l’État (trésorier) chargé de manier les
fonds publics (recouvrer les recettes, payer les dépenses) après contrôle
de la régularité.
> Cette séparation vise à renforcer la sécurité financière et la
responsabilité des acteurs.
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5) En quoi consiste l'autonomie financière des collectivités territoriales ?
(4 points)
L’autonomie financière signifie que les collectivités territoriales
disposent de ressources propres (impôts locaux, redevances, dotations,
etc.) et qu’elles peuvent librement élaborer et exécuter leur budget dans
le cadre des lois en vigueur.
> Elle permet aux collectivités de répondre aux besoins spécifiques de
leurs populations locales, sans dépendre entièrement de l’État.
Cependant, cette autonomie est encadrée par la tutelle financière de
l’État pour éviter les dérives.
1) Citez et expliquez deux principes budgétaires applicables aux
collectivités territoriales (6 points)
a) Principe de l’universalité
Ce principe implique que toutes les recettes et toutes les dépenses
doivent être intégralement inscrites dans le budget sans compensation
entre elles (non-compensation), et doivent être inscrites pour leur
👉
montant brut (principe de non-contraction).
Cela garantit la transparence et permet un meilleur contrôle de
l’utilisation des fonds publics.
b) Principe de spécialité
Ce principe signifie que les crédits votés doivent être utilisés
👉
conformément à leur destination prévue.
Ainsi, chaque dépense inscrite dans le budget doit être affectée à un
service déterminé, ce qui permet d’assurer une bonne gestion des fonds
publics.
---
2) Quelles sont les caractéristiques essentielles de l’autonomie
financière d’une collectivité territoriale ? (4 points)
L’autonomie financière d'une collectivité territoriale signifie sa capacité à
disposer librement de ressources suffisantes pour exercer ses
compétences. Elle se manifeste par :
La liberté de définir ses priorités budgétaires, dans le cadre des lois
nationales.
Le droit de percevoir des ressources propres, telles que les impôts locaux
(taxe foncière, patente, etc.).
La possibilité d’emprunter pour financer des investissements, dans les
limites légales.
Le contrôle de ses dépenses selon ses besoins, sans ingérence directe
de l’État, sauf contrôle de légalité.
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3) Que se passe-t-il si le budget d'une collectivité territoriale n'est pas
voté ou adopté en temps utile ? (4 points)
Si le budget d'une collectivité territoriale n'est pas voté dans les délais
légaux, plusieurs conséquences peuvent intervenir :
L’État peut intervenir par le biais du représentant de l’État (préfet ou
gouverneur), qui saisit la chambre régionale des comptes (CRC).
peut arrêter d’office. 👉
La CRC formule des propositions de budget que le représentant de l'État
Cette procédure permet d'assurer la continuité
du service public et de garantir le respect des règles budgétaires.
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4) L'exécution du budget local fait intervenir deux acteurs importants.
Lesquels ? (2 points)
Acteurs :
L’ordonnateur
Le comptable public
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Précisez succinctement le rôle respectif de chaque acteur (4 points)
L’ordonnateur : C’est généralement le président du conseil régional, le
maire ou le président du conseil départemental. Il engage, liquide et
👉
ordonne les dépenses, et constate les recettes.
Il prend les décisions budgétaires, mais ne manipule pas les fonds
publics.
Le comptable public : C’est un agent de l’État nommé par le ministère
chargé des finances. Il est chargé de la réception des recettes et du
👉
paiement des dépenses.
Il vérifie la régularité des ordres de l’ordonnateur et engage sa
responsabilité personnelle et pécuniaire en cas de faute.
Finances publiques (L2 S4) de l’Université Thomas SANKARA – session
de rattrapage 2022-2023 :
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1. Quel principe régit les rapports entre l'ordonnateur et le comptable
public ? Le non-respect de ce principe peut-il être sanctionné ? Justifiez
votre réponse.
Le principe fondamental qui régit les rapports entre l’ordonnateur et le
comptable public est le principe de séparation des fonctions. Ce principe
impose que l’ordonnateur décide des opérations financières
(engagements et ordres de paiement ou de recettes), tandis que le
comptable public exécute matériellement les opérations (encaissements
et paiements), sous sa responsabilité propre.
Le non-respect de ce principe est sanctionné, notamment par la Cour
des comptes ou la Chambre des comptes, qui peuvent qualifier ce
comportement de gestion de fait. En effet, si un ordonnateur s’immisce
dans la fonction du comptable ou inversement, il y a violation de la
légalité financière. Cela peut entraîner une sanction pécuniaire, une mise
en débet du gestionnaire fautif, voire des sanctions disciplinaires ou
pénales en cas de détournement de fonds publics.
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2. Que savez-vous des notions d’« ordonnancement » et de «
mandatement » ?
L’ordonnancement est l’acte administratif par lequel l’ordonnateur
constate la créance d’un tiers sur l’État ou une collectivité publique et
décide de la mettre en paiement. Il s’agit d’une phase juridique
précédant la dépense effective. C’est l’acte qui donne naissance à l’ordre
de paiement à adresser au comptable.
Le mandatement est l’acte matériel qui consiste à émettre un mandat
(ordre de paiement écrit) à l’attention du comptable public pour qu’il
règle la dette constatée. EnEn d’autres termes, le mandatement est la
concrétisation de l’ordonnancement, c’est l’ordre donné de payer.
En résumé, l’ordonnancement est la décision de payer, et le
mandatement est l’ordre de
payer.
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3. Quel(s) rapport(s) la Cour des comptes et l'Assemblée nationale
entretiennent-elles dans le contrôle de l'exécution de la loi de finances ?
La Cour des comptes et l’Assemblée nationale entretiennent des
rapports complémentaires dans le contrôle de l’exécution de la loi de
finances. La Cour des comptes est une juridiction financière
indépendante, chargée de contrôler la régularité, la sincérité et la
conformité de l’exécution budgétaire. À ce titre, elle produit le rapport sur
l’exécution de la loi de finances, qu’elle transmet à l’Assemblée
nationale.
L’Assemblée nationale utilise ce rapport pour exercer son contrôle
parlementaire, notamment à travers la Commission des finances ou la
Commission de contrôle budgétaire. Elle peut demander des auditions,
initier des enquêtes ou refuser la loi de règlement si elle constate des
irrégularités.
Ainsi, la Cour des comptes joue un rôle technique et juridictionnel, tandis
que l’Assemblée joue un rôle politique et démocratique dans le contrôle
budgétaire.
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4. L'Assemblée nationale reste-t-elle à la marge du contrôle de l'exécution
de la loi de finances ? Justifiez votre réponse.
Non, l’Assemblée nationale ne reste pas à la marge du contrôle de
l’exécution de la loi de finances. En vertu de la Constitution et de la loi
organique relative aux lois de finances (LOLF), elle joue un rôle essentiel
dans le suivi et l’évaluation de l’action budgétaire du gouvernement.
Elle examine le projet de loi de règlement présenté par le gouvernement,
qui rend compte de l’exécution de la loi de finances. Elle peut aussi
exploiter les rapports de la Cour des comptes, mener des auditions
parlementaires et adresser des observations ou recommandations au
gouvernement.
De plus, l’Assemblée peut refuser d’adopter la loi de règlement, ce qui est
une forme de sanction politique. Elle peut également créer des
commissions d’enquête pour approfondir son contrôle.
Ainsi, loin d’être marginale, l’Assemblée nationale est un acteur-clé du
contrôle démocratique des finances publiques.
EXAMEN DE FINANCES PUBLIQUES
Université Thomas SANKARA (UTS)
UFR / Sciences Juridiques et Politiques
Licence 2, Semestre 4 (L2 S4)
Année universitaire : 2022–2023
Chargé de cours : Pr. Djibrihina OUEDRAOGO
Durée : 3 heures
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I. Question à Réponse Courte (QRC)
1. Que peut-on retenir de la nature juridique de la Cour des comptes
burkinabè ? (6 points)
Réponse attendue (maximum 12 lignes) :
La Cour des comptes du Burkina Faso est une juridiction financière
prévue par la Constitution. Elle a une double nature juridique :
Elle est à la fois une juridiction, car elle juge les comptes des
comptables publics, sanctionne les fautes de gestion,
Et une institution constitutionnelle, car elle figure dans la Constitution en
tant qu’organe indépendant de contrôle.
Elle exerce une fonction juridictionnelle, administrative (avis, rapports) et
consultative. Elle est également chargée de certifier les comptes publics,
de contrôler l’utilisation des fonds publics, et de présenter un rapport
annuel à l’Assemblée nationale.
---
II. QCM (cocher uniquement les bonnes réponses, sans ratures ni
espaces)
✅
2. L'ordonnateur :
c. Peut être le président d'une institution publique
Explication : L’ordonnateur peut être le président d’une institution ou
toute autorité investie du pouvoir de décider une dépense ou une recette.
---
✅✅
3. Le contrôleur financier :
b. Ne fait que du contrôle a priori
✅ c. Est placé sous l'autorité du Ministre des finances
d. Peut refuser son visa à son ordonnateur
Explication : Le contrôleur financier exerce un contrôle a priori sur les
engagements de dépenses, il relève du Ministère des finances, et peut
refuser son visa si l’opération ne respecte pas les règles budgétaires.
---
✅✅
4. Le Trésor public :
a. Peut recevoir des fonds des personnes privées
✅ c. Fonctionne selon le principe de l’unité de caisse
d. Est le caissier de l’État
Explication : Le Trésor est le caissier de l’État, applique l’unité de caisse
(tous les fonds publics dans un compte unique), et peut recevoir des
fonds extérieurs (ex : caution, taxes, etc.).
---
✅✅
5. L’ASCE-LC :
a. Exerce à la fois un contrôle a priori et un contrôle a posteriori
d. Est une Autorité administrative indépendante
Explication : L’ASCE-LC est une autorité indépendante qui exerce les
deux types de contrôles et rend compte au Président du Faso, mais n'est
pas placée sous son autorité directe.
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✅
6. La Cour des comptes :
d. Est à la fois une juridiction et une Institution constitutionnelle
Explication : Elle juge les comptes, mais elle est aussi une institution
prévue par la Constitution burkinabè.
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✅✅
7. L’Assemblée nationale :
c. Peut demander des informations sur l’exécution du budget
d. Vote la loi de règlement
Explication : Le Parlement vote la loi de règlement qui arrête les
comptes, et il peut exiger du gouvernement des explications sur la
gestion budgétaire.
---
✅
8. L’autorisation parlementaire des opérations financières :
a. Peut être modifiée à la fois par le gouvernement et le
✅
parlement
c. Admet les reports de crédits
Explication : En cours d’exécution, le budget peut être modifié par loi de
finances rectificative, votée par le Parlement à l’initiative du
gouvernement. Les crédits peuvent aussi être reportés d’un exercice à un
autre.
---
✅l'exemple
Résumé des bonnes réponses QCM (présentation conforme à
exigé)
2–C
3 – B, C, D
4 – A, C, D
5 – A, D
6–D
7 – C, D
8 – A, C
1. Qu’est-ce qu’une collectivité territoriale ? Donnez deux exemples.
Réponse :
Une collectivité territoriale est une personne morale de droit public dotée
de l’autonomie administrative et financière, gérée par des organes élus
et exerçant des compétences propres sur un territoire donné.
Exemples : la commune de Bobo-Dioulasso, la région du Centre.
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2. Citez et expliquez deux principes budgétaires propres aux collectivités
territoriales.
Réponse :
Spécialité budgétaire : les crédits sont votés pour des dépenses
précises. Toute utilisation à une autre fin nécessite une autorisation.
Annualité : le budget est établi pour une période d’un an, du 1er janvier
au 31 décembre.
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3. Quels sont les documents budgétaires produits par une collectivité
territoriale ?
Réponse :
Le budget primitif : document de prévision initiale des recettes et
dépenses.
Le compte administratif : document de reddition de comptes produit par
l’exécutif local.
Le budget supplémentaire : document modificatif pour ajuster le budget
initial.
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4. Quelles sont les étapes d’élaboration du budget d’une commune ?
Réponse :
1. Préparation : par l’ordonnateur (ex. : le maire).
2. Examen : par le conseil municipal.
3. Vote : par le conseil municipal.
4. Transmission au représentant de l’État : pour le contrôle de légalité.
5. Exécution : à partir du 1er janvier.
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5. Quelles sont les sources de financement des collectivités
territoriales ?
Réponse :
Ressources propres : impôts locaux, taxes (ex. : taxe de résidence).
Dotations de l’État : Fonds permanent pour le développement des CT
(FPDCT), etc.
Emprunts : sous certaines conditions légales.
Partenariats : coopération décentralisée, aides extérieures.
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6. Qu'est-ce que le potentiel fiscal d'une collectivité ?
Réponse :
C'est une estimation des recettes fiscales qu'une collectivité pourrait
percevoir si elle appliquait les taux moyens nationaux aux bases
d'imposition locales. Il permet de comparer les capacités fiscales entre
collectivités.
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7. Définissez la fiscalité locale.
Réponse :
La fiscalité locale est l’ensemble des impôts, taxes et redevances perçus
par les collectivités territoriales pour financer leur fonctionnement et
leurs investissements. Elle repose sur des textes légaux nationaux.
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8. Quelles sont les grandes catégories de dépenses locales ?
Réponse :
Dépenses de fonctionnement : salaires, entretien, fournitures.
Dépenses d’investissement : construction d’infrastructures, équipements
publics.
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9. En quoi consiste le contrôle budgétaire de l’État sur les collectivités ?
Réponse :
C’est un contrôle de légalité et de conformité exercé par le représentant
de l’État (ex : le gouverneur ou le haut-commissaire), qui vérifie si le
budget voté respecte les lois et règlements. Il peut demander une
révision ou saisir la chambre régionale des comptes.
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10. Quelle est la place des finances locales dans la décentralisation au
Burkina Faso ?
Réponse :
Elles constituent le nerf de la décentralisation car elles permettent aux
collectivités de gérer localement les compétences transférées par l’État.
Une autonomie financière renforcée garantit une décentralisation
effective.
Thème 1 : Notions fondamentales
1. Qu’est-ce qu’une collectivité territoriale ?
> Une collectivité territoriale est une personne morale de droit public,
distincte de l’État, qui bénéficie d’une autonomie administrative,
financière et juridique. Elle est administrée par un conseil élu et exerce
des compétences propres dans les limites du territoire.
2. Citez trois exemples de collectivités territoriales au Burkina Faso.
> La commune
La région
La province (dans certains cas de décentralisation expérimentale)
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📘 Thème 2 : Compétences et principes budgétaires
3. Quelles sont les compétences transférées aux collectivités territoriales
?
> Éducation (construction et gestion des écoles primaires)
Santé (centres de santé)
Aménagement du territoire
Eau et assainissement
Développement économique local
4. Citez et expliquez deux principes budgétaires propres aux collectivités
territoriales.
> Spécialité budgétaire : chaque dépense doit être affectée à un objet
précis.
Équilibre réel : le budget doit être sincère et équilibré en recettes et
dépenses.
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📘 Thème 3 : Ressources financières locales
5. Quelles sont les ressources des collectivités territoriales ?
> Ressources propres : impôts locaux (patente, taxe de résidence), taxes
diverses.
Dotations de l’État : fonds de dotation de fonctionnement, de concours
ou de
péréquation.
Emprunts : pour financer les investissements.
Produits d’exploitation des services publics locaux.
6. Quelle est la différence entre ressources fiscales et non fiscales ?
> Ressources fiscales : issues des impôts et taxes locales.
Ressources non fiscales : produits de location, amendes, subventions,
emprunts, etc.
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📘 Thème 4 : Élaboration et exécution du budget local
7. Quelles sont les grandes étapes d’élaboration du budget d’une
commune ?
> 1. Préparation (par l’exécutif local)
2. Adoption (par le conseil municipal)
3. Transmission au contrôle de légalité
4. Exécution (ordonnancement et paiement)
5. Contrôle (interne, externe, juridictionnel)
8. Quels sont les documents budgétaires d’une collectivité ?
> Le budget primitif
Les budgets supplémentaires
Les décisions modificatives
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📘 Thème 5 : Contrôle et gestion
9. Quels sont les organes de contrôle des finances locales ?
> Inspection générale d’État (IGE)
Cour des comptes
Trésor public
Services techniques de tutelle (ministère des finances, MATDS)
10. Quelle est la place de la Cour des comptes dans la gestion locale ?
> Elle contrôle la régularité, la sincérité et l'efficacité de la gestion des
collectivités territoriales, peut sanctionner les ordonnateurs ou
comptables publics fautifs.