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DM TartineBeurrée

Ce document traite de la chute d'une tartine beurrée posée sur le bord d'une table, en analysant les forces et mouvements impliqués pour déterminer quelle face touche le sol. Il modélise la tartine comme un parallélépipède et explore des concepts de mécanique tels que le moment d'inertie, le frottement et la chute libre. Les questions posées visent à approfondir la compréhension des mouvements et des forces en jeu, ainsi qu'à appliquer des théorèmes physiques pour prédire le comportement de la tartine lors de sa chute.

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Ce document traite de la chute d'une tartine beurrée posée sur le bord d'une table, en analysant les forces et mouvements impliqués pour déterminer quelle face touche le sol. Il modélise la tartine comme un parallélépipède et explore des concepts de mécanique tels que le moment d'inertie, le frottement et la chute libre. Les questions posées visent à approfondir la compréhension des mouvements et des forces en jeu, ainsi qu'à appliquer des théorèmes physiques pour prédire le comportement de la tartine lors de sa chute.

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DM Chute d’une tartine beurrée.

Devoir à la maison n◦ 26 – Bis

Ce problème propose une étude simplifiée de la chute d’une tartine beurrée posée sur le bord d’une table afin de déterminer la face qui
rencontre le sol. Est-ce toujours la face beurrée ?

Figure 2 – Chute d’une tartine

Figure 1 – Tartine sur table


On modélise une tartine par un parallélépipède rectangle droit, homogène, de longueur 2a, de largeur 2b et d’épaisseur e, de centre
de gravité G, de masse m. Cette tartine est posée sur le bord d’une table dans la position de la figure 1.
−→− →− →
On note ( e x , e y , ez ) une base orthonormée directe fixe dans le référentiel de la table.
e
A l’instant initial, la tartine, est horizontale et sa vitesse est nulle. Les coordonnées de son centre de masse G sont donc (δ,0, ). La
2
tartine amorce une rotation autour de l’arête O y du bord de la table.
À l’instant t, la tartine est repérée par l’angle θ de la figure 2.


Le moment d’inertie de la tartine par rapport à l’axe (O y) dirigé par e y est noté JO y .

→ −→ −

L’action de la table est représentée par une force R = T e r + N eθ , orthogonale à l’arête du coin, où T et N sont a priori algébriques.
Pour les applications numériques, on pourra utiliser les données numériques et le formulaire suivant :

Formules trigonométriques Caractéristiques de la tartine


x 1
sin(arctan x) = p ; cos(arctan x) = p ;
1+ x 2 1 + x2 • Largeur : 2a = 20 cm ;
Données et valeurs numériques • Longueur : 2b = 10 cm

• Champ de pesanteur g ≈ 9,8 m.s−2 • Épaisseur : e = 2,0 mm : e  a et e  b

• Hauteur de la table h = 75 cm • Masse : m ≈ 10 g

1
Questions préliminaires

−→ − → − → −

(1) La base ( e x , e y , ez ) est orthonormée directe. En déduire dans quel sens se trouve le vecteur e y .
(2) Le référentiel lié à la table peut-il être considéré galiléen ? Justifier par un ordre de grandeur.
(3) On définit η = δ/a comme le coefficient de surplomb de la tartine. Pour une tartine posée avec un coefficient de surplomb
η = 0,10 sur le bord de la table, justifier la condition δ  e/2. On la supposera vérifiée par la suite du problème afin d’en
simplifier l’étude.

Équation du mouvement lors de la rotation. Condition de glissement.

L’épaisseur e étant négligeable devant les autres dimensions, la tartine est supposée seulement en rotation par rapport à l’axe (O y) lors
de la première partie du mouvement.
a2
On montre que le moment d’inertie (alors constant) de la tartine par rapport à (O y) est JO y = mδ2 + m
3

(4) En détaillant les hypothèses nécessaires et les calculs, appliquer un théorème du moment cinétique à la tartine. En déduire une
équation sur l’angle θ .

(5) En intégrant judicieusement la relation précédente, déduire que la vitesse angulaire ω = s’exprime comme ω2 = ω20 sin(θ ).
dt
On exprimera ω0 en fonction de g, a et η.
(6) Retrouver la relation précédente à l’aide d’un théorème de l’énergie cinétique.

On note µ le coefficient de frottement tartine/table. On rappelle les lois d’Amontons Coulomb du frottement solide :

• Si la tartine ne glisse pas par rapport à la table, |T | < µ |N |


• Si la tartine glisse par rapport à la table |T | = µ |N |

(7) Montrer que, tant que la tartine ne glisse pas,


 ‹2
dθ d2 θ
T = −mδ − mg sin θ et N = −mg cos θ + mδ (1.1)
dt dt 2

(8) En utilisant les résultats précédents, montrer que l’angle limite θ lim à atteindre avant le glissement est
µ
tan θ lim = (1.2)
1 + 9η2

(9) Justifier que pour θ ∈ [0; θ lim ], la tartine ne décolle pas de la table.
(10) Faire l’application numérique de θ lim en degrés pour un léger surplomb de la tartine η = 0,10 , sachant que µ ≈ 1,0 .

Chute de la tartine

La phase de glissement ayant lieu avant le décollage de la tartine, la tartine va glisser sur la table et la quitter rapidement. On peut
raisonnablement estimer que le glissement se fait en gardant un angle et une vitesse angulaire quasiment constantes.
Une fois la table quittée, la tartine est alors en chute libre, soumise uniquement à son poids s’exerçant au centre de gravité du système.
Pour simplifier les notations, on note t = 0 l’instant où la tartine quitte la table. Au vu des considérations précédentes, et en notant
toujours θ l’angle que fait la tartine avec l’horizontale, on a alors θ (0) = θ lim .


(11) Par continuité de la vitesse angulaire, déterminer l’expression de (t = 0) en fonction de η, a, µ et g. Donner sa valeur
dt
numérique (toujours avec η = 0,10 ).

La tartine chute en tournant sur elle même autour de son centre de gravité G. On supposera négligeable la vitesse initiale du point G
dans le référentiel terrestre.

(12) Déterminer, en négligeant les dimensions de la tartine devant la hauteur h de la table, l’expression et la valeur de la durée de
chute de la tartine avant qu’elle ne touche le sol. Commenter.


(13) Que vaut le moment du poids par rapport à l’axe (G, e y ) ? Pourquoi cela n’implique-t-il pas a priori que la vitesse de rotation de
−→
la tartine autour de l’axe (G, e y ) soit constante ?

2/3
Théorème du moment cinétique dans le référentiel barycentrique On aimerait construire, dans le référentiel barycentrique R ?
(référentiel où G est fixe, en translation par rapport au référentiel terrestre R T ) l’équivalent du théorème du moment cinétique.
Le référentiel R ? étant en translation par rapport à R T , on peut écrire, pour un point M quelconque :

→ −→ −→
v (M )RT = v (G)RT + v (M )R ? (1.3)

−→
où v (A)R signifie “vecteur vitesse du point A dans le referentiel R”.
Pour les questions (14) à (18), on suppose la tartine T formée d’un ensemble de N points Mi de masse mi , et on note toujours m la
masse totale du solide. On rappelle que si G est le centre de gravité de la tartine, alors, quelque soit le point K,
N
−→ X −−→
mKG = mi KMi (1.4)
i=1

−→
(14) Donner l’expression du moment cinétique σG (Mi )R ? d’un point Mi dans R ? par rapport au point G. Exprimer alors le moment
−→
cinétique de la tartine σG (T )R ? dans R ? par rapport au point G.
−→
(15) Donner l’expression du moment cinétique σO (Mi )RT d’un point Mi dans R T par rapport à un point O, fixe dans R T . Exprimer le
−→
moment cinétique de la tartine σO (T )RT dans R T par rapport au point O.

(16) En utilisant les équations (1.3) et (1.4) ,ainsi qu’une relation de Chasles montrer la relation

−→ −→ −→ − →
σO (T )RT = σG (T )R ? + mOG ∧ v (G)RT (1.5)

−→ −
→
−→ du du
(17) Comme les deux référentiels sont en translation, quelque soit le vecteur u , on a = . En déduire, en appliquant
dt R dt R ?
T
un théorème du moment cinétique par rapport à O dans R T , l’équation
−→ Œ
dσG (T )R ? −→ − →
X −−→ − →
+ mOG ∧ a (G)RT = M O( F ) (1.6)
dt ? forces ext.
R

−−→ −→ −
→ −→
où M O ( F ) est le moment par rapport à O de la force F , et a (G)RT l’accélération de G dans R T .

(18) En déduire, en utilisant la relation de changement de point d’un moment, le théorème du moment cinétique dans le référentiel
barycentrique :

−→ Œ
dσG (T )R ? X −−→ −

= M G( F ) (1.7)
dt
R? forces ext.

On notera que le théorème précédemment démontré est valable même si R ? n’est pas un référentiel galiléen.

Conclusion de l’étude Pour les questions suivantes, on admettra au besoin le résultat de la question (18), c’est-à-dire l’équation
(1.7).

(19) En appliquant le théorème (1.7)à la tartine, montrer que la vitesse de rotation de la tartine autour de son centre de gravité est
constante.

(20) En utilisant les réponses aux questions (11) et (12), déterminer la valeur de l’angle θ sol quand la tartine touche le sol. Discuter
alors l’hypothèse initiale “Une tartine arrive toujours sur le sol du côté de la face beurrée”.

(21) Comment les considérations de l’étude menée seraient-elles modifiées sur la planète Mars, où le champ de pesanteur est environ
trois fois moindre que sur la Terre ?

(22) Il est raisonnable de penser que la hauteur d’un éventuel organisme humanoïde marchant sur deux jambes est conditionnée par
la valeur du champ de pesanteur de la planète où il vit (par exemple, la hauteur maximale serait celle au-delà de laquelle une
chute sur la tête serait certainement mortelle). Sous l’hypothèse que cet humanoïde aurait la même constitution que les Terriens
(même résistance de la boîte crânienne, même masse totale), quel serait l’ordre de grandeur de sa taille ? Un martien vérifierait-il
lui aussi, sous les mêmes hypothèses, que sa tartine beurrée tombe presque toujours sur le côté tartiné ?

3/3

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