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ÉPIDÉMIOLOGIE

L'épidémiologie est la science qui étudie les maladies au sein des populations, en se concentrant sur leur distribution, les facteurs influençant leur apparition et leur évolution. Elle se divise en plusieurs formes, dont l'épidémiologie descriptive, analytique, expérimentale et évaluative, chacune ayant des objectifs spécifiques pour promouvoir la santé et réduire la maladie. Les méthodes épidémiologiques incluent l'analyse des taux, des ratios et des indices pour mesurer la fréquence et la tendance des maladies dans une population.

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ÉPIDÉMIOLOGIE

L'épidémiologie est la science qui étudie les maladies au sein des populations, en se concentrant sur leur distribution, les facteurs influençant leur apparition et leur évolution. Elle se divise en plusieurs formes, dont l'épidémiologie descriptive, analytique, expérimentale et évaluative, chacune ayant des objectifs spécifiques pour promouvoir la santé et réduire la maladie. Les méthodes épidémiologiques incluent l'analyse des taux, des ratios et des indices pour mesurer la fréquence et la tendance des maladies dans une population.

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ÉPIDÉMIOLOGIE

1
CHAPITRE 1. - GÉNÉRALITÉS DE L’ÉPIDÉMIOLOGIE

I.- GÉNÉRALITÉ ET DOMAINE D’APPLICATION

A.- HISTORIQUE

Le terme épidémiologie est très ancien, il remonte à l’époque Hippocrate soit 500 ans
avant Jésus Christ.

Étymologiquement le mot vient du grec :

“epi”: qui signifie “au-dessus”

“demos” qui signifie “population”

“logos” qui signifie “étude ou science”

Ainsi l’épidémiologie serait la science qui a pour but l’étude des maladies survenant
au sein des populations, qu’elles soient épidémiques, endémiques, transmissibles ou
non transmissibles, de même les facteurs qui influencent leur apparition, leur étiologie
et leur évolution.

Dès lors l’épidémiologie est devenue la science du raisonnement objectif, aussi bien
au niveau de la pratique quotidienne que de la recherche.

B.- DÉFINITIONS DE QUELQUES CONCEPTS

1. - ÉPIDÉMIE
L’épidémie caractérise une maladie qui apparaît brusquement dans la
collectivité et qui touche un grand nombre de personnes pendant une période
bien déterminée.
Ex épidémie de rougeole, méningite, choléra, fièvre jaune “Apollo”

2. - ENDÉMIE
L’endémie est une maladie qui s’observe dans la collectivité de façon
constante, permanente, qui ne disparaît pas complètement, mais sans épisodes
aigus fulgurants
Ex Paludisme, bilharziose, tuberculose, lèpre

3. - PANDÉMIE
L’on parle de pandémie quand la maladie sévit de façon généralisée sur tout
un pays voir tout un continent. Ex le SIDA

NB.- Il faut retenir et classiquement on distingue 2 grands groupes de maladies


transmissibles: l’endémie et l’épidémie

2
II.- MÉTHODES ÉPIDÉMIOLOGIQUES

Le concept actuel de l’épidémiologie repose sur un tripode:


- L’agent causal
- L’environnement
- La population humaine

A.- L’AGENT CAUSAL


L’identification de l’agent causal ou facteur est indispensable à la recherche de
l’étiologie de la maladie étudiée.

B.- L’ENVIRONNEMENT
Les facteurs de l’environnement ou milieu jouent un rôle important dans les études
épidémiologiques, Ils peuvent favoriser ou défavoriser la survie ou la reproduction de
l’agent causal. Ex: du fait de l’absence de moustiques, il n’y a pas de paludisme en
Europe.

C.- LA POPULATION HUMAINE


Les individus atteints par la maladie étudiée seront définis en tant que groupes par
divers caractères :

- L’AGE: L’occurrence d’une maladie ou du décès est associée à l’âge:


Avitaminose A, Maladies diarrhéiques

- LE SEXE: La maladie peut varier avec le sexe: la morbidité et la mortalité péri-


natale maternelle, l’adénome de la prostate chez l’homme.

- LA RACE Dans certains affections, la race constitue un facteur de risque


héréditaire: la drépanocytose, l’albinisme

- AUTRES FACTEURS: L’ethnie, le lieu de naissance, la religion, la profession,


le statut matrimonial

D.- INTERACTION ENTRE LES 3 PÔLES


Ces trois pôles peuvent se combiner de manière très variée et entraîner l’existence et
le développement de la maladie chez l’être humaine.

Population
Humaine

Environneme Agent causal


nt

L’épidémiologie propose ou détermine les mesures de lutte contre la maladie en évaluant les
résultats en voyant si le but visé a été éventuellement atteint, sinon les réajuster.

3
III.- LES PRINCIPES DE L’ÉPIDÉMIOLOGIE

DÉFINITION
L’épidémiologie est l’étude de la distribution de la maladie et des facteurs qui la
déterminent.
Il s’agit d’identifier les individus qui sont atteints d’une maladie et de trouver les
raisons expliquant l’apparition de cette maladie.

OBJECTIFS DE L’ÉPIDÉMIOLOGIE
L’objet de l’épidémiologie est de recueillir, interpréter et utiliser l’information en
vue de promouvoir la santé et réduire la maladie.

LES DIFFÉRENTES FORMES D’ÉPIDÉMIOLOGIE

1. - ÉPIDÉMIOLOGIE DESCRIPTIVE
L’épidémiologie descriptive étudie la fréquence et la répartition des problèmes de
santé et ou de la maladie dans la population.

Ses méthodes consistent à mesurer l’importance des problèmes de santé dans une
population (fréquence de décès dus à une maladie par exemple) et surtout à étudier
leur variation en fonction des phénomènes susceptibles de les influencer selon
l’espace, le temps et les caractéristiques de personnes.
- L’espace: par exemple, les décès dus à cette maladie sont-ils plus fréquents
dans telle région, dans tel pays ?
- Le temps: sont-ils plus fréquent en 2000 qu’en 1999 ?
- Les caractéristiques des personnes: concernent-ils surtout des femmes ? Les
enfants ? , les jeunes ? Les vieux ? Les travailleurs du secteur tertiaires ?

L’épidémiologie descriptive pose les questions suivantes: quel est le problème ? ,


quelle est sa fréquence ? , qui affecte-t-il, où survient-il ? Et quand apparaît-il ?

2. - ÉPIDÉMIOLOGIE ANALYTIQUE OU ETIOLOGIQUE OU À VISÉE


EXPLICATIVE
L’épidémiologie explicative ou analytique ou étiologique a pour but de chercher les
causes des problèmes de santé dans les populations.

Il s’agit d’analyser le rôle des facteurs susceptibles d’influencer l’incidence des


problèmes de santé. Elle fait la comparaison des sujets malades et non-malades.
L’épidémiologie analytique répond aux questions: quelle est la cause et comment ?

3. - ÉPIDÉMIOLOGIE EXPÉRIMENTALE OU D’INTERVENTION


L’épidémiologie expérimentale utilise les essais cliniques pour répondre à des
questions concernant l’efficacité des méthodes de lutte contre les maladies ou
d’amélioration des problèmes sanitaires sous-jacents.

4. - L’ÉPIDÉMIOLOGIE ÉVALUATIVE
L’épidémiologie évaluative s’efforce de mesurer l’efficacité des différents services ou
programmes de santé et de répondre à la question: et alors ? y-a-t-il eu une
quelconque amélioration ?

4
CHAPITRE 2. - ANALYSE DES DONNÉES ÉPIDÉMIOLOGIQUES

On peut avoir différentes manières de décrire les donnés quantitatives.


I.- MESURES ÉPIDÉMIOLOGIQUES DE FRÉQUENCE:
1. - Les taux
2. - Les ratios
3. - Les indices
II.- MESURES DE TENDANCE CENTRALE:
1. - Les moyennes: la moyenne arithmétique, géométrique, harmonique
2. - La médiane
3. - Le mode
III.- LES PARAMÈTRES DE DISPERSION

I.- MESURES ÉPIDÉMIOLOGIQUES DE FRÉQUENCE


1. - LES TAUX
L’épidémiologie décrit la distribution d’une ou plusieurs maladies au sein d’une population,
ainsi que les facteurs qui influent cette distribution.
En épidémiologie, le calcul des taux et rapports est d’une extrême importance. En effet, le
nombre de cas ou de décès ne constitue pas une donnée suffisant pour apprécier le rythme de
morbidité et de mortalité ou sein d’une population. Il faut connaître l’effectif de la population
et de préférence sa structure en fait des paramètres déjà cités: âge, sexe, profession....
Les mesures épidémiologiques font appelle aux indicateurs suivants: morbidité, mortalité,
létalité, accroissement général, accroissement naturel, incidence, prévalence . .

Un TAUX est définit comme un rapport d’unités statistiques, où le numérateur est


représenté par l’information sur les événements que nous voulons étudier dans une
population donnée, à une période donnée, et le dénominateur vient représenter par
l’information démographique concernant la population étudiée pendant cette période.

Le taux exprime la fréquence de survenue d’un événement (décès, naissance, etc)


au sein d’un groupe de personnes définit. .
Le taux s’exprime par l’expression Taux = X x K
Y

5
X=Événement survenu (décès, naissance etc)dans une population pendant une période donnée
Y= population étudiée pendant cette période
K= facteur qui permet d’exprimer les fractions en pourcentages: 100, 1.000, 10.000

Taux = Nombre d’évènements dans une population pendant une période donnée x K
Nombre de population à la même période

Les deux principales mesures de la fréquence des maladies et problèmes sanitaires


sont appelés incidence et prévalence.

L’incidence mesure le nombre de nouveaux cas, épisodes ou événements survenant


au cours d’une période de temps définie.
L’incidence est la mesure de base de la fréquence et elle est le meilleur indicateur de
l’augmentation, la diminution ou la stabilité d’un phénomène. Elle est en conséquence la
mesure de choix pour évaluer l’efficacité des programmes de santé. C’est aussi la mesure
qu’on utilise dans les systèmes de surveillance et pour analyser l’usage que font les gens des
services de santé.

La prévalence mesure le nombre total de cas, épisodes ou événements existant à un


moment donné.
A.- PRÉVALENCE ET TAUX DE PRÉVALENCE

1. - PRÉVALENCE
La prévalence d’une maladie correspond au nombre de cas de cette maladie: anciens +
nouveaux cas à un moment donné. La prévalence est un chiffre absolu

EXEMPLE.-
Dans la classe de troisième année de l’école des infirmières Vicenta Maria, une visite
systématique réalisée par le médecin chef du Centre F.DOUMBIA . Le 22 octobre
2001 a donné les résultats suivants: 9 filles toussent depuis déjà 15 jours et 2 filles ont
commencé à tousser le jour de la visite seulement. Quelle est la prévalence de la toux?
RÉPONSE:
La prévalence de la toux est égale au total des cas soit 11 : 9 anciens + 2 nouveaux cas

2. - TAUX DE PRÉVALENCE
Le taux de prévalence (TP) corresponde au nombre des anciens cas + nouveaux cas
sur l’effectif total de la population à un moment donné, ou au cours d’une période
donnée.

T.P. = X x K = Nombre de cas anciens + nouveaux cas x K


Y Total population à un moment donnée
X= Nombre de cas de la maladie, anciens et nouveaux dans une population déterminée
au cours d’une période ou d’un instant spécifique
Y= Population totale au moment donnée
K= Coefficient généralement pris à 100, 1.000, 10.000, 100.000 habitants

La prévalence est une mesure instantanée, utilisée généralement pour mesurer la fréquence
des maladies chroniques (Tuberculose, lèpre), des maladies endémiques (Paludisme,
Trypanosomiase).
Elle apprécie plus les affections relativement stables que les maladies aiguës.
Elle permet d’estimer l’importance du problème ou de la maladie, permettant ainsi de fixer les
priorités, c’est donc un bon instrument de planification.
EXERCICE 1. -
Quel est le taux de prévalence de la toux dans la classe sus-citée sachant que l’effectif
est de 30 filles ?
RÉPONSE:
TP = X x K = Nombre d’anciens cas + nouveaux cas x K
Y Effectif total de la classe
X = 9-2= 11
Y = 30 TP = 11 x 100 = 36,66%
30
EXERCICE 2. -
Durant l’année 1999 l’ICPM a décelé 257 cas de bilharziose dans le village de
SAMINE. La population totale était de 5545 habitants. Quelle aura été la prévalence
de la bilharziose de l’année 1999 à Samine?. Calculez-en le taux de prévalence.
RÉPONSE:
- La prévalence est égale au total de cas enregistré. Elle est donc égale à 257
- Le taux de prévalence est le rapport du total des cas sur la population totale de
Samine
TP = 257 = 0,046 x 100 = 4,6%
5545
Ce qui signifie que 4,6 personnes sur 100 ou 46 sur 1.000 personnes étaient
atteintes de bilharziose à Saminé en 1999.
B.- INCIDENCE ET TAUX D’INCIDENCE

1. - INCIDENCE
L’incidence corresponde au nombre de nouveau cas qui se présentent pendant une
certaine période d’observation d’une maladie donnée.
Ex. Dans le village de Saminé, l’ICPM a enregistré durant l’année 1995, 43
nouveaux cas de bilharziose.

2. - TAUX D’INCIDENCE
Le taux d’incidence (TI) corresponde au pourcentage des nouveaux cas au sein d’une
population à risque durant une période spécifiée

T.I. = X x K ou T.I. = Nombre de nouveaux cas x K


Y Population à risque

X= Nombre de nouveaux cas de la maladie survenue pendant une période


spécifiée dans une population déterminée.
Y= L’effectif dans la même population, pouvant développée la maladie, donc la
population à risque
K= Coefficient fixé à 100, 1.000, 10.000, 100.000

L’incidence permet d’apprécier la rapidité avec laquelle survient la maladie


EXERCICE 1.- Ex de Saminé. Calcule du TI en sachant que le nombre de nouveaux cas en 1995 est
de 43.
Saminé 1994 Population Population à risque Cas bilharziose
Total 5.495 5.495 257
Saminé 1995 Population Population à risque Cas bilharziose
Total 5.545 5.288 43
En 1994 il y avait 257 cas pour le total des 5545. A présent 5545 – 257 = 5288 personnes
peuvent encore développer la bilharziose. Aussi les 43 noueveaux proviennent des ces 5288
qui constituent la population à risque. Donc le TI = 43/5288 = 0,000 8 x 1000 = 8%o

EXERCICE 2 :Au Mali en 1977 il a été notifié par les centres de santé et les hôpitaux 9000
nouveaux cas de rougeole. Quel est le taux d’incidence de la rougeole au Mali pendant
cette période sachant que le Mali comptait 9 millions d’habitants et que la tranche
d’âge des enfants de 0-6 ans représente 23% de la population ?
Déterminer le taux d’incidence de la rougeole dans cette tranche d’âge par laquelle
5000 nouveaux cas ont été enregistrés les 6 mois suivants.

Mali 1977 Population Population à risque Cas rougeole


Total 9.000.000
Enfants 0-6 ans 23%= 2.070.000 2.070.000 9.000
Six mois après Population Population à risque Cas rougeole
Enfants 0-6 ans 2.070.000 2.061.000 5.000

RÉPONSE.- On calcule d’abord le nombre d’enfants de la tranche d’âge de 0 à 6 ans:


Si 100 = 23 X = 23 x 9.000.000 = 2.070.000 enfants
9.000.000 = X 100
- Après on calcule le TI de la rougeole à partir des 9.000 nouveaux cas:
Taux d’incidence TI = 9.000 / 2.070.000 x 1000 = 4,34 %o

- Pour le deuxième TI, les 5000 nouveaux cas concernent les enfants à risque, n’ayant
encore fait la rougeole, dont Y = 2.070.000 - 9.000 = 2.061.000
Taux d’incidence TI = 5.000 X 1000 = 2,4 %o
2.061.000

NB.- Ainsi la détermination du TI exige l’enregistrement de tous les nouveaux cas et


la connaissance de toute la population à risque.

C.- RELATION ENTRE TAUX DE PRÉVALENCE ET TAUX D’INCIDENCE


Quand la durée de la maladie est stable, il existe une relation entre la prévalence et
l’incidence. TP = TI x D (D = durée moyenne de la maladie)

Décès
Incidence Guérison

Prévalence

Marmite de la prévalence

D.- TAUX D’INCIDENCE CUMULATIVE (tic)


L’incidence cumulative évalue globalement, le risque encouru par un sujet de
développer la maladie, au sein d’une population étudiée.

E.- TAUX D’ATTAQUE


Le taux d’attaque est un cas particulier du taux d’incidence.
Il s’agit du taux d’incidence pour une maladie durant la phase épidémique.

Taux d’attaque = X x K ou Taux d’attaque = Nombre de nouveaux cas x K


Y Effectif de la population exposée

X= Nombre de nouveaux cas d’une maladie donnée, au sein d’une population déterminée
pendant une période spécifiée.
Y= Effectif de la population exposée, c’est-à-dire des sujets susceptibles d’être victimes
de la maladie, au cours de la période spécifique
K= Habituellement 100

EXEMPLE.- dans une poussée épidémique de méningite, que a fait 26 victimes , on a


constaté que 7 d’entre elles étaient de sexe féminin et 19 de sexe masculin. Dans la population
où cette épidémie s’est déclarée, on compte au total 9 femmes et 87 hommes. Quel est le taux
d’attaque pour chacun des deux sexes et pour l’ensemble du groupe ?

SOLUTION Avant d’entreprendre les calculs, il est bon de présenter les données sous
forme de tableau.
SEXE Nombre de cas Effectif de la TA hommes = 19/87 x 100= 21,8 %
de méningite population exposée TA femmes = 7/9 x 100 = 77,8 %
Hommes 19 87 TA globale =26/96 x 100 = 27,1%
Femmes 7 9
Total 26 96
On notera que le taux d’attaque global s’obtient en divisant le nombre total de cas par le
nombre total de sujet et NON PAS en ajoutant les taux d’attaque calculés pour chacun des
deux sexes.
F.- MORTALITÉ ET TAUX DE MORTALITÉ

1. - TAUX BRUT DE MORTALITÉ: TBM


La notion de mortalité va de paire avec la notion d’espérance de vie.
L’indice de mortalité est l’espérance de vie à la naissance. Quand le niveau de
mortalité baisse dans une population, l’espérance de vie augmente.

Le taux de mortalité (TBM) est le rapport du nombre annuel de décès sur la


population moyenne ou à mis-année.

Le taux brut de mortalité (TBM) de l’année t est égal au nombre de décès survenus
durant l’année t divisé par la population à mi-année, ou population moyenne.
Il est exprimé par mille habitants.

TBM année t = Total de décès année t x 1.000 = %o


Population moyenne année t

2. - TAUX DE MORTALITÉ NÉONATALE (TMNéo)


Le taux de mortalité néo-natale correspond au pourcentage de décès durant le premier mois de
la vie, c’est-à-dire entre 0 et 28 jours et le nombre de naissances vivantes.

TMNéo = Nombre annuel de décès d’enfants de 0 – 28 jours x 1.000 = %o


Nombre annuel de naissances vivantes

3. - TAUX DE MORTALITÉ POST-NÉONATALE


Le taux de mortalité post-néonatale correspond au pourcentage de décès avant l’âge de 1 an et
après l’âge de 1 mois (décès entre 1 mois et 1 an) et le nombre de naissances vivantes.

TM Post Néo = Nombre annuel de décès d’enfants de 1 mois – 1 an x 1.000 = %o


Nombre annuel de naissances vivantes

4. - TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE (TMI)


Le taux de mortalité infantile est le rapport entre le nombre annuel de décès d’enfants de
moins d’un an et le nombre annuel de naissances vivantes. Il est exprimé par 1000 habitants.

Le TMI est la probabilité de décéder durant la première année de vie, c’est-à dire entre la
naissance et le premier anniversaire

TMI = Nombre annuel de décès d’enfants de moins d’un an x 1.000 = %o


Nombre annuel de naissances vivantes

5. - TAUX DE MORTALITÉ JUVÉNILE (TMJ)


Le taux de mortalité juvénile est le pourcentage de décès survenu entre 1 et 4 ans rapportés à
l’effectif de ce groupe d’âge.

TMJ = Nombre annuel de décès d’enfants de 1 – 4 ans x 1.000 = %o


Effectif d’enfant de 1 à 4 ans
6. - TAUX DE MORTALITÉ INFANTO-JUVÉNILE (TMIJ)
Le TMIJ est le rapport entre le nombre annuel de décès d’enfants de 0-4 ans sur l’effectif
d’enfants de 0-4 ans.
TMIJ = Nombre annuel de décès d’enfants de 0 – 4 ans x 1.000 = %o
Effectif d’enfants de 0 – 4 ans

7. - TAUX DE MORTALITÉ MATERNELLE (TMM)


Le taux de mortalité maternelle est le rapport entre le nombre annuel de décès des femmes liés
à la grossesse, à l’accouchement, à la suite de couches sur le nombre annuel de naissances
vivantes.

Le taux de mortalité maternelle (TMM) reflète le risque pour une femme de mourir de
complications de la grossesse.

TMM = Nombre annuel de décès de femmes dus à la grossesse x 1.000 =%o


Nombre annuel de naissances vivantes

G.- MORBIDITÉ
La morbidité se définit par le passage de l’état de bonne santé à l’état de maladie.
La morbidité s’exprime en terme de personnes malades et/ ou “d’épisodes de maladies”

Le taux brut de morbidité est égal au nombre total de malades pendant une période donnée sur
la population totale à la même période. Il s’exprime en pourcentage.

Taux brut de morbidité = Nombre total de malades durant une période donnée x 100
Total population à la même période

H.- LÉTALITÉ
La létalité mesure la sévérité ou la gravité d’une maladie donnée.
Elle mesure le nombre de décès dus uniquement à cette maladie.
Ainsi le taux de létalité est le pourcentage des personnes qui meurent de cette maladie sur le
total de cas de la maladie, c’est-à-dire le total de personnes ayant contracté la même maladie
dans le même temps.

Taux de létalité = Nombre total de décès dus à la maladie M pendant une période donnée x 100
Nombre total de cas de malades M diagnostiqués durant la même période

Exercice: Durant le dernier trimestre de l’année 1999, 200 cas de paludisme ont
été admis à la pédiatrie de l’Hôpital N. Fomba de Ségou et 20 enfants sont décédés.
Calculer le taux de létalité due au paludisme

Taux de létalité = 20 x 100 = 10%


200

Le calcule du taux de létalité est très utile dans les situations d’épidémie. Il indique le degré de
sévérité de l’épidémie.
DÉMOGRAPHIE

A.- DÉFINITION
Etymologiquement, le mot “démographie” vient du grec : “Demos” qui veut dire
population. “Graphe” qui veut dire décrire.
La démographie est donc la science qui décrit, qui étudie les populations humaines.
Les composantes qui en permettent cette étude sont les suivantes: âge, sexe, natalité,
mortalité, migration.

B.- CONCEPTS
1. - GÉNÉRATION
La génération est constituée par l’ensemble des individus nés la même année civile.

2. - COHORTE
La cohorte regroupe les individus ayant connu un même événement au cours d’une
même période: les filles ayant commencé la première année en 1999 constituent une
cohorte.

3. - INTERVALLE PROTOGENETIQUE
C’est l’intervalle entre le mariage et la première naissance qui est en moyenne de 18
mois au Mali.

4. - INTERVALLE GENESIQUE
C’est l’intervalle entre 2 naissances, qui est en moyenne de 15 mois au Mali.

C.- SOURCES DES DONNÉES DÉMOGRAPHIQUES


La démographie repose sur des données statistiques, provenant des trois sources
suivantes:
- L’état civil
- Le recensement
- Les enquêtes démographiques

1. - L’ÉTAT CIVIL
C’est une institution légale qui fournit théoriquement les informations les plus
complètes, dès l’instant qu’il a pour mission d’enregistrer toutes les naissances,
tous les décès, tous les mariages, tous les divorces, tous les nouveaux résidents.
Ainsi ces données permettent de connaître l’état de la population à chaque
moment, c’est un système d’observation continue.
L’un de ses inconvénients majeurs est la complexité de son exploitation.

2. - RECENSEMENT DE LA POPULATION
Le recensement de la population donne également l’état de la population à un
moment donné, c’est une vaste opération très coûteuse, réalisée à peu près tous
les dix ans.

Les données démographiques en sont: sexe, âge, lieu de naissance, statut


matrimonial, ethnie, nationalité, niveau d’éducation, profession, habitat.
3. - ENQUÊTES DÉMOGRAPHIQUES
L’enquête constitue aujourd’hui une source importante d’informations
démographiques et surtout peu onéreuses comparées au recensement. Elles
portent sur une partie de la population dite échantillon, pour les besoins d’une
étude déterminée : nutrition, natalité.... Le questionnaire sera élaboré en
fonction du sujet d’étude.
Par exemple, une étude sur la fécondité inclura des questions sur l’éducation, la
religion, l’activité professionnelle, la connaissance utilisation/disponibilité des
contraceptifs, nombre d’enfants désirés, la date du premier mariage, la date du
premier accouchement.... toutes informations que ne peut fournir le
recensement.

D.- STRUCTURE DE LA POPULATION PAR AGE ET SEXE


Les structures de la population par âge et par sexe, constituent avec le nombre total de
la population, des données démographiques de base:

- Population active/inactive

- Population jeune/âgée

- Population masculine/féminine

1. - STRUCTURES PAR SEXE


Elle permet de déterminer la proportion des hommes et des femmes, c’est-à-dire le
taux de masculinité et le taux de féminité.

Taux de masculinité = Nombre d’hommes x 100


Nombre de femmes

Le taux de masculinité détermine le nombre d’hommes par rapport au nombre de


femmes. Il est de 98 hommes pour 100 femmes au Mali.

Taux de féminité = Nombre de femmes x 100


Nombre d’hommes

Le taux de féminité est de 102 femmes pour 100 hommes au Mali.

2.- STRUCTURE PAR AGE

Dans toute étude démographique, le critère âge est très important. Il est estimé en âge
révolu, ou l’âge au dernier anniversaire.
L’étude d’une population par âge permet de mettre en évidence:
- La population active/inactive
- La population jeune/âgée
3.- STRUCTURES PAR AGE ET PAR SEXE
La configuration habituelle de la pyramide des âges, correspond grossièrement à un
triangle:

- Les âges sont gradués par classes de 0 à 100 ans sur l’axe vertical

- Les effectifs des classes d’âges sont sur l’axe horizontal de part et d’autre de l’axe
vertical, les hommes à gauche, les femmes à droite.

Avec la mortalité, le nombre de personnes diminue au fur et à mesure que l’âge


avance. Les populations, ayant une forte fécondité ont une base de la pyramide large,
c’est le cas de pays en voie de développement, les pays à faible fécondité ont une base
étroite, c’est le cas des pays d’‘Europe.

HOMMES FEMMES

80-85
75-79
70-74
65-69
60-64
55-59
50-54
45-49
40-44
35-39
30-34
25-29
20-24
15-19
10-14
5-9
0-4
150 100 50 0 50 100 150

POURCENTAGE DE LA POPULATION TOTALE DANS CHAQUE GROUPE D’AGE

E.- INDICATEURS DÉMOGRAPHIQUES


1. - ESPÉRANCE DE VIE A LA NAISSANCE
L’espérance de vie à la naissance correspond au nombre moyen d’années que vivra
probablement un nouveau-né, si le taux actuel de mortalité ne change pas.

2. - AGE MOYEN
La tendance de l’âge de la population peut être donnée en calculant l’âge moyen.

3. - DENSITÉ
La densité d’une population s’exprime généralement par le nombre moyen de personnes par
kilomètre carré (Km2)

4. - AUTRES STRUCTURES
En démographie on utilise d’autres indicateurs tels que:
- Le statut matrimonial
- La fréquentation scolaire
- L’activité économique
- La taille de ménage.

5. - TAUX DE NUPTIALITÉ
La nuptialité se définit comme la probabilité de se marier.
Ici, on utilise les concepts suivants:
a) Le célibat
b) Le mariage
c) La séparation
d) Le divorce
e) Le veuvage

Ainsi, après un premier mariage on ne redevient pas célibataire, quand on cesse d’être marié
on devient séparé, divorcé ou veuf.

En démographie, la nuptialité, tout comme la mortalité, est traitée comme un événement non
renouvelable, quand bien même qu’une personne peut se marier plus d’une fois, ceci du fait
que les études se concentrent sur le premier mariage. Il est à noter qu’avec la modernisation
l’âge moyen au premier mariage a augmenté, tout comme les cas d’union libre.

Le taux brut de nuptialité TBNup est le rapport entre le nombre annuel de mariages et l’effectif
moyen de la population. Il est exprimé pour 1000

TBNup = Nombre Annuel de mariages x 1.000


Population moyenne
6. - TAUX DE FÉCONDITÉ
En démographie, la fécondité se définit par rapport à certains phénomènes qui sont liés à la
reproduction, à la notion de naissances vivantes. Ainsi la fécondité générale est l’étude de la
fécondité de toutes les femmes à même de procréer. La fécondité est un processus duquel
dépend la survie de l’espèce humaine.

 FERTILITÉ la fertilité se définit comme la probabilité de concevoir pendant un cycle


menstruel. Les femmes ayant déjà conçu sont fertiles

 FÉCONDITÉ La fécondité est la capacité de concevoir, ainsi une femme apte à la


GÉNÉRALE conception est dite féconde.
Le Taux Global de Fécondité (TGF) est le rapport entre le nombre de
naissances vivantes et le nombre moyen de femmes en âge de procréer
de 15 à 49 ans. Il est exprimer pour 1000 femmes.

TGF = Nombre de naissances vivantes x 1.000


Nombre moyen de femmes de 15 à 49 ans

 FÉCONDITÉ La fécondité naturelle est la fécondité des populations qui n’utilisent


NATURELLE aucun moyen de contrôle des naissances, pour limiter le nombre de
leur descendance.

 FÉCONDITÉ Ici les populations pratiquent le contrôle des naissances.


CONTRÔLÉE

 FÉCONDITÉ est la fécondité limitée aux femmes mariées


LÉGITIME

 FÉCONDITÉ C’est la fécondité qui traite de la fécondité des femmes non mariées
ILLÉGITIME

7. - INDICE SYNTHÉTIQUE DE FÉCONDITÉ (ISF)

L’indice synthétique de fécondité correspond au nombre moyen d’enfants auxquels une femme
donnera naissance pendant sa période de fécondité, c’est-à-dire durant sa vie reproductive,
donc de 15 à 49 ans. Au Mali, il est de 6,8 enfants par femme, alors que pour renouveler une
population, un ISF de 2 suffit.
F.- TAUX BRUT DE NATALITÉ TBN

Le taux brut de natalité de l’année t est égal au nombre de naissances vivantes survenues
durant l’année t par la population à mi-année (population moyenne)

TBN année t = Total naissances vivantes année t x 1.000


Population moyenne année t

G.- TAUX DE CROISSANCE

1. - MIGRATION
La migration se définit principalement par un changement de résidence d’une unité
administrative à une autre (excluant le nomadisme, ou les migrations saisonnières).

Il existe deux sortes de migrations: la migration interne et la migration externe:

 La migration interne concerne les migrations à l’intérieur du pays

 La migration externe implique un changement de territoire, il se fait d’un pays à


un autre:
o Premier cas, l’émigration où la destination est à l’extérieur du pays
d’origine. Ex quand un Marka quitte le Mali pour un autre pays, la France
ou le Congo, il émigre.
o Deuxième cas, l’immigration signifie que l’origine est en dehors du pays
d’accueil.
Ex. Un Togolais qui vient s’installer au Mali, immigre.

2. - TAUX D’ACCROISSEMENT GÉNÉRAL

En règle générale, l’accroissement de la population dépend de l’équilibre entre le


nombre de naissances et de personnes immigrantes d’une part, et le nombre de décès et
de personnes émigrantes d’autre part.

La vitesse à la quelle il se fait est appelé taux de croissance (r) il est donc fonction de:
- taux de natalité (b)
- taux de mortalité (d)
- taux de migration (m)

r=b-d+m

m=i–e (i = immigration, e=émigration)

TAUX DE CROISSANCE = Taux de natalité - Taux de mortalité + taux de migration


3. - TAUX D’ACCROISSEMENT NATUREL (TAN)

Le taux d’accroissement naturel est la différence entre le taux de natalité et le taux de


mortalité, il ne tient pas compte du flux (solde) migratoire. Le TAN est donc le rapport
entre le solde naturel sur la population moyenne. Il est exprimé en pourcentage.

Solde Naturel = Naissances - Décès

TAN = Solde naturel x 100


Population moyenne

Autrement dit, le TAN est égal aussi à la différence entre le taux brut de natalité et le
taux brut de mortalité.

TAN = TBN - TBM


Ex.- Pour le mali à l’année 1999 on a:
TBN pour 100 = 4,7%
TBM pour 100 = 1,6%

TAN = 4,7 - 1,6 = 3,1%


2. - LES RATIOS
DÉFINITION
Un ratio est un rapport de deux ensembles d’éléments ou d’événements différents à un
moment donné ou pendant une période donnée.
Le ratio est la fraction X
Y
Exemple. Dans un échantillon on trouve qu’il y avait 4.000 hommes et 2000 femmes. Calculer
le ratio homme/femme de cet échantillon
Ratio homme/femme = 4000/2000 = 2

LES DIFFÉRENTS RATIOS LES PLUS UTILISÉS EN ÉPIDÉMIOLOGIE


1. - LE SEX-RATIO DES NAISSANCES D’UNE POPULATION
Rapport du nombre de naissances d’enfants masculin sur le nombre de naissances
d’enfants féminin. (Masculin/féminin)

2. - LE SEX-RATIO DE MORTALITÉ
Nombre de décès masculin sur le nombre de décès féminin

3. - LE RATIO DES ACTIFS DANS UNE POPULATION


Nombre de personnes mâles actives (travaillant sur le nombre de personnes femelles
non actives (ne travaillant pas). Mas. travaillant / Fem. Non travailleuses.

Exemple. Soit le quartier de Lassa (en commune III du district de Bamako) qui compte
en 1998, une population en age de travailler de 5000 habitants parmi laquelle, on
dénombre comme travailleurs: 150 hommes pour 22 femmes.
Le sex-ratio des actifs dans cette population est de 150/22 = 6,81. Ce ratio signifie que
dans le quartier de Lassa, il y a 6,81 plus d’hommes actifs que de femmes.

3. - LES INDICES
DÉFINITION
C’est le rapport de 2 ensembles d’éléments ou d’événements analogues se rapportant à une
même population à des époques différentes, soit à des populations différentes que l’on veut
comparer entre elles

LES DIFFÉRENTS INDICES


1. - INDICE DU NOMBRE D’AGENTS AU MALI
L’indice du nombre de médecins au Mali en 1994 par rapport à 1998
- En 1994: 1 médecin pour 20.000 habitants
- En 1998: 1 médecin pour 15.000 habitants
L’indice du nombre de médecin par habitants recommandé par l’OMS est de 1 médecin pour
10.000 habitants.
On peut également calculer les indices suivants
- L’indice du nombre de sages femmes par habitants
- L’indice du nombre d’infirmiers d’état par habitants
- L’indice du nombre de dentistes par habitants
- L’indice du nombre de pédiatre par habitants

2. - L’INDICE SYNTHÉTIQUE DE FÉCONDITÉ (ISF)


C’est le nombre d’enfants sur le nombre de femmes en âge de procréer.
Au Mali l’ISF pour une femme est égal à 6,8
II.- MESURES DE TENDANCE CENTRALE
En épidémiologie trois paramètres sont couramment utilisés pour estimer la tendance centrale,
c’est-à-dire qui permettent de localiser le centre de distribution de fréquences: la moyenne, la
médiane et le mode.
Ils permettent de rendre compte de la grandeur du phénomène étudié en donnant des
informations sur la localité des valeurs centrales. Les paramètres de positions sont :
- les moyennes - les quartiles - et le mode.

1.- LA MOYENNE ARITHMÉTIQUE

1.- LA MOYENNE ARITHMÉTIQUE SIMPLE


La moyenne arithmétique m ou x est la somme de toutes les observations divisées par le
nombre d’observations. Elle s’exprime avec la même unité que les observations elle-même.

m= ∑X
n

m = moyenne arithmétique
 = somme de
X = ème observation
n = nombre d’observations

Exemple.- La moyenne arithmétique des fréquences cardiaques des 29 filles de la


troisième année: 80, 60, 70, 80, 50, 80, 80, 80, 80, 50, 60, 80, 90, 80, 50, 70, 80, 70,
80, 50, 80, 60, 90, 80, 80, 80, 70, 60, 80, 70.

m = 80 + 60 + 70 + 50 ......80+70 = 2110 = 72,758


29 29
Observation Nb Somme
50 4 200
60 3 180
70 5 350
80 15 1200
90 2 180

2.- LA MOYENNE ARITHMÉTIQUE PONDÉRÉE


Il s’agit ici de calculer la moyenne, les observations étant groupées. On prend la valeur
centrale de chaque classe et on la multiplie par le nombre d’observations de la classe.
Exemple.- Les notes d’épidémiologie en composition du premier trimestre de la troisième
année sont classées comme suit:

Notes observées Valeur Nb. cas


centrale
0 - 5 2,5 1
5 - 10 7,5 10
10 - 15 12,5 15
15 – 20 17,5 2

m pondérée = (2,5 x 2) + (7,5 x 10) + (12,5 x 15) + (17,5 x2) = 5+75+187,5 + 35 = 10,43
29 29
m pondérée = 10,4/20
2.- LA MÉDIANE
La médiane est la valeur de la variable telle que la moitié des observations lui sont inférieure
et l’autre moitié supérieure. La médiane partage la distribution en deux parties égales.
La position de la médiane (pos Me) correspond à l’observation que se trouve au milieu des
observations rangées.

Elle se calcule par la formule suivante:

Pos Me = n + 1
2
n = nombre des observations

Exemple.- pour le calcul de la médiane des 29 observations des fréquences cardiaques, il faut:
a.- ordonner les observations: 50, 50, 50, 50, 60, 60, 60, 70, 70, 70, 70, 70, 80, 80, 80,
80, 80, 80, 80, 80, 80, 80, 80, 80, 80, 80, 80, 90, 90,

b.- La position de la médiane est donnée par la formule:


Pos Me = 29 + 1 = 15
2
NB.- Si au lieu de 29 observations, nous avions 28, la pos Me = 28 + 1 = 14,5
2
Pour avoir la médiane on prend la moyenne entre la valeur de l’observation No 14 et
celle No 15.
La valeur de l’observation No 14 : 80 et celle du No: 80
soit Pos Me = 80 + 80 = 80
2

3.- LE MODE

Le mode correspond à la valeur de la distribution la plus fréquemment observée, la classe qui


compte le nombre le plus élevé d’observations, c’est la classe “modale”

Exemple.- dans l’exemple des fréquences cardiaques, nous classons les observations, puis on
identifie la valeur la plus fréquente:

Observation Nb
50 4
60 3
70 5
80 15
90 2

Ici, la classe modale ou le mode est la classe 80


III.- LES PARAMÈTRES DE DISPERSION
Ils permettent d’apprécier la dispersion des valeurs autour des valeurs centrales
(moyennes, quartiles).
La dispersion peut s’établir soit de façon absolue, soit de façon relative.

1.- La mesure absolue de la dispersion


a) L’étendue : c’est la différence entre la plus grande valeur et la plus petite valeur du
caractère étudié:
- Variable discrète : W = xk - x1
- Variable continue : W = xk - xo
b) L’intervalle interquartile : c’est la différence du 3è et le 1er quartile. Iq = Q3-Q1
Elle est faible lorsque les observations sont groupées autour de la moyenne.
Elle est dispersée lorsque l’intervalle interquartile a une valeur élevée.
c) La variance : On la détermine en utilisant les formules suivantes :
- Variable discrète :

- Variable continue

= moyenne arithmétique
= valeur centrale

d) L’écart-type : c’est la racine carrée de la variance

e) L’écart absolu moyen par rapport à la moyenne :


Il se calcule en utilisant la formule suivante :

N.B. Lorsqu’on remplace dans la formule la moyenne ( ) par la médiane ou le


mode, on obtient l’écart absolu moyen par le rapport au mode.

2.- La mesure relative de la dispersion


a) Le coefficient de variation
Il permet de relativiser l’écart type par rapport à la moyenne arithmétique et
rend plus aisé la comparaison entre les séries de natures différentes.

Plus le coefficient de variation est élevé, plus la dispersion est forte.


b) Le coefficient interquartile relatif :
Il est égal au rapport entre l’intervalle interquatile et la somme des 3ème et 1er
quartile.
CHAPITRE 3.- LA PRÉSENTATION DES DONNÉES

I.- SOUS FORME DE TABLEAUX STATISTIQUES

Les tableaux statistiques sont des instruments utilisés très fréquemment en épidémiologie pour
classer et représenter les différentes informations recueillies pour les permettre d’être plus
facilement exploitables et lisibles. .
Un tableau statistique est un tableau dans lequel toutes les unités statistiques faisant partie de
la population étudiée sont classées en divers groupes appelés “classes” et à partir des
différentes valeurs prises par le caractère observé. Mais à l’intérieur de chaque classe, les
unités statistiques représentent la même valeur. Le nombre d’unités statistiques comprises
dans chaque classe constitue la fréquence de la classe.

Nombre Nombre
de garçons de Exemple: une enquête statistique ayant porté sur 53.680
familles familles comportant chacune 8 enfants veut établir la
0 215 proportion des garçons dans chaque famille. Les classes ici
donc sont les suivantes: familles ayant 0 garçons, familles
1 1.485 ayant 1 garçon .... jusqu’aux familles ayant 8 garçons.
2 5.331
3 10.649
4 14.959
5 11.929
6 6.678
7 2.092
8 342
TOTAL 53.680

LES DIFFÉRENTS TYPES DE SÉRIES STATISTIQUES


Il existe 4 types de séries statistiques
 La série géographique
 La série chronologique
 La série qualitative
 La série quantitative
En réalité, les séries géographique et chronologique constituent des cas particuliers de séries
qualitatives.

1.- LA SÉRIE GÉOGRAPHIQUE

Dans la série géographique, les unités statistiques sont classées d’après leur distribution dans
l’espace. En général le classement est établi sur la base de subdivisions administratives telles
que village, zones communes, villes, régions, provinces.

Ex le classement des étudiants de la classe par provenance.

2.- LA SÉRIE CHRONOLOGIQUE


Dans la série chronologique, les unités statistiques sont classées d’après leur position dans le
temps: heure, jour, semaine, mois, année.

Ex.- Le classement des naissances par année

3.- LA SÉRIE QUALITATIVE


Dans la série qualitative, les unités statistiques sont classées d’après un caractère qualitatif,
qui ne peut être mesuré ni compté.

Ex. - Le classement des étudiantes par le teint


- Le classement des étudiants en Terminales Bio du Lycée A. Cabral par sexe
- Le classement des militaires selon le grade.
- Le classement des étudiantes de la 3 année de l’école Vicenta Maria par état civil

4.- LA SÉRIE QUANTITATIVE


Dans la série quantitative, les unités statistiques sont classées d’après un caractère quantitatif.
Celui-ci peut être discontinu ou continu.

A.- LA SÉRIE QUANTITATIVE DISCONTINUE


Dans cette série le caractère est discontinu. Les valeurs qui constituent les différentes
classes sont exprimées par des nombres entiers

Exemple 1.- Si le nombre des classes n’est pas trop grand, la classe est simple
Le classement des familles selon le nombre de garçons

Exemple 2.- Si le caractère prend un grand nombre de valeurs, on est obligé de les
regrouper: le classement des hôpitaux d’après le nombre de lits:
- Hôpitaux de moins de 100 lits
- Hôpitaux de 100 à 199 lits
- Hôpitaux de 200 à 299 lits
- Hôpitaux de 300 à 399 lits
- Hôpitaux de plus de 400 lits

B.- LA SÉRIE QUANTITATIVE CONTINUE


Dans cette série le caractère est continu, ses valeurs qui constituent les différentes
classes sont exprimées par des nombres décimaux.

Exemple : la taille des filles du Vicenta Maria.

Taille (m) Nombre


1,55 - 1,60 4
1,60 - 1,65 3
1,65 - 1,70 5
1,70 - 1,75 15
1,75 - 1,80 3
1,80 - 1,85 2
Total 29
II.- SOUS FORME DE GRAPHIQUES

I.- DÉFINITION
Les représentations graphiques permettent de visualiser la distribution des données, elles
rendent les renseignements statistiques plus expressifs et plus parlants. Les représentations
graphiques utilisées sont fonction du caractère étudié et sont très variées.

II.- CONCEPT GÉNÉRAL


Les graphiques des coordonnées sont constitués de deux axes perpendiculaires: axe des
abscisses en horizontal, axe des ordonnées en vertical

III.- PRINCIPES GÉNÉRAUX


La représentation graphique est faite en fonction des objectifs de l’étude, objectifs connus
avant la collecte des données.
 elle doit être facile à lire
 elle doit comporter un titre
 elle doit contenir des informations se suffisant à elle même
 lorsque plusieurs variables sont représentées sur un même graphique, elles doivent
être clairement différenciées par des légendes ou des symboles
 sur chaque axe, les divisions sur l’échelle de mesure doivent être clairement indiquées
et l’unité précisée.

LES DIFFÉRENTS TYPES DE GRAPHIQUES


Les différents types de graphiques sont:
1.- Les histogrammes
2.- Les polygones de fréquence
3.- Les diagrammes

1.- LES HISTOGRAMMES


Un histogramme représente une distribution de fréquence à l’aide de barres verticales contiguës.
L’aire de chaque barre est proportionnelle à l’effectif de la classe, c’est-à-dire la fréquence
(les amplitudes sont égales).
L’histogramme n’est pas à confondre avec un diagramme en barre pour lequel un espace est conservé
entre les barres.
Histogramme des fréquences
cardiaques chez 29 filles de
la troisième année de l’école
Vicenta Maria de Ségou le 22
février 2002

Fréquence Nombre

50 4
60 3
70 5
80 15
90 2

2.- LES POLYGONES DE FRÉQUENCE


Le polygone de fréquence permet de représenter les données sous forme de distribution de
fréquence. On le construit en joignant les milieux des sommets de chaque barre. Cette
méthode à l’avantage de permettre de représenter plusieurs séries de données

Polygone des fréquences cardiaques


chez 29 filles de la troisième année
de l’école Vicenta Maria de Ségou le
22 février 2002

Fréquence Nombre

50 4
60 3
70 5
80 15
90 2

3.- LES DIAGRAMMES


Les diagrammes permettent de représenter des données quantitatives distribuées sur une seule
coordonnée. Il existe 4 types de diagrammes
- Le diagramme en barres
- Le diagramme en barre composé
- Le diagramme en forme de secteur ou de cercle ou de camembert
- Le pictogramme

A.- LE DIAGRAMME EN BARRE


Il est composé de différentes barres ayant la même largeur mais, à la différence d’un
histogramme, il existe des espaces entre les barres.
Ce type de diagramme est utilisé pour représenter des donnés comparatives.
Représentation graphique de
la quantité des oeufs de
Schistozoma Haematobium
dans les urines de 90 patients
de 7 à 15 ans du village de
Sanando.

Q/oeufs Nb %
+ 50 56%
++ 26 29%
+++ 14 15%

B.- DIAGRAMME EN BARRE COMPOSÉ

Il est utilisé pour des sous-groupes, tel la distribution du SIDA par groupes de
transmission (homosexuel, hétérosexuel, transfusion, toxicomane...)

SIDA: Distribution des cas cumulés par groupe de transmission et par pays au 31/12/1988

C.- LE DIAGRAMME EN FORME DE SECTEUR


Le diagramme en secteur est le mieux adapté pour illustrer la division d’un ensemble
en plusieurs sous-groupes.
Exemple: le diagramme circulaire de l’état matrimonial de 100 femmes du quartier de
la mission

- Célibataire : 60
- Mariées : 20
- Divorcées : 15
- Veuves : 5

D.- LE PICTOGRAMME

C’est une variante du diagramme en barres utilisant une série de symboles pour
représenter une unité particulière, mais un même symbole représente un nombre fixe
d’unités statistiques.

Exemple: Délais entre consommation et symptômes chez les cas, pique-nique.


Echantillonville, septembre 1990
CHAPITRE 4.- LES DIFFÉRENTS TYPES D’ENQUÊTES ET
D’ÉCHANTILLONNAGE

A.-LES DIFFÉRENTS TYPES D’ENQUÊTES EN ÉPIDÉMIOLOGIE


I.- GÉNÉRALITÉS
En épidémiologie à défaut d’avoir l’information recherchée au niveau de la base des données
de routine (information sanitaire, état civil),on a recours à la réalisation d’étude ou enquête
pour récolter une information spécifique. Cette information peut s’obtenir en pratiquant des
enquêtes épidémiologiques. La méthode de base du choix des unités statistiques ne fait
intervenir que le hasard. Il existe plusieurs types d’enquêtes épidémiologiques ou d’études:
descriptive, analytique et expérimentale.

II.- ÉPIDÉMIOLOGIE DESCRIPTIVE


L’épidémiologie descriptive fournit l’information sur l’état de santé de la population. Elle
permet d’établir au niveau national ou international une hiérarchie des problèmes de santé,
donc à guider les choix médicaux ou politiques (implantation d’hôpitaux, équipement
lourds...) Elle aide ainsi à la planification et à la recherche.

1.- ENQUÊTE EXHAUSTIVE


Une enquête est dite exhaustive, lorsqu’elle porte sur l’ensemble des unités
statistiques, c’est-à-dire que tous les éléments qui composent la population vont
entrer dans l’étude.
Exemple.- Etude du mal-voyance des élèves du Lycée A. Cabral de Ségou. Une
telle étude portera sur l’ensemble des élèves du Lycée. Tous les
élèves seront examinés, ici la mesure de l’acuité visuelle. Les
résultats ainsi obtenus sont supposés dénués de toute erreur sauf, celle
qui sera liée à la méthode de collecte de l’information.
2.- ENQUÊTE TRANSVERSALE
L’enquête descriptive transversale va se dérouler à un moment donné pendant une
période de courte durée. Elle va donner une image instantanée, telle une
photographie de la maladie observée (étudiée)
Exemple.- Une enquête pour étudier la prévalence de la hernie inguino-scrotale
dans la population de SAMA-MARKALA chez tous les hommes
adultes a été réalisée les 25,26 et 27 novembre 2001. Sur les 364
sujets examinés, 86 présentaient l’affection ou une cicatrice
d’intervention.

L’enquête transversale fournit principalement des prévalences et des taux de


prévalence globaux et spécifiques

3.- ENQUÊTE LONGITUDINALE (PROSPECTIVE)


Contrairement à l’enquête transversale, c’est une étude qui va durée dans le temps
et qui va donner une série d’images successives des faits de santé étudiés dans la
population. Elle permet d’étudier l’évolution du problème de santé dans le temps.

Exemple.- Le suivi des femmes enceintes de Sebougou de 1999 à 2001 a permis


de déterminer le taux de mortalité maternelle au sein de cette
population. C’est une étude longitudinale.

4.- ENQUÊTE RÉTROSPECTIVE


L’enquête rétrospective est une étude qui va s’intéresser à des événements
antérieurs au moment de l’étude.
Exemple.- L’étude des maladies nosocomiales contractées au sein de l’Hôpital N.
Fomba de 1990 à 2000 va concerner les dossiers médicaux et registres de 1990 à
2000.
III.- ÉPIDÉMIOLOGIE ANALYTIQUE
L’épidémiologie analytique cherche à établir statistiquement les relations entre la maladie
étudiée et les facteurs étiologiques.
Elle va donc recueillir des informations sur chaque sujet: sur la maladie et sur les facteurs.

1.- ETUDE ANALYTIQUE PROSPECTIVE OU ETUDE DE COHORTE


L’étude de cohorte porte sur un ensemble d’individus ayant un événement d’origine
commun. Elle va se préoccuper de ce qui va arriver dans la cohorte ou dans la
population.

Exemple.- On suit la mortalité par rougeole pendant 5 ans chez enfants A-B-C- D-E
nés en 1998. L’étude se passe au Centre de Référence Famory Doumbia de Ségou.

A = 5 ans
B = 1 ans, meurt d’AVP
C = 3 ans, rougeole
D = 2 ans, décès par rougeole
E = 4 ans, décès par diarrhée

R = cas de rougeole
O = décès

Ce type d’enquête est long et coûteux et les sujets perdus de vue en cours d’étude perturbent
beaucoup l’analyse des résultats.

2.- ETUDE CAS-TÉMOINS


L’étude cas-témoins fait la comparaison entre 2 groupes de personnes:
 le premier groupe est constitué des personnes atteintes par la maladie, ce sont les cas.
 le deuxième groupe est constitué de personnes non atteintes par la maladie, ce sont les
témoins

Exemple.- L’étude des cas de diarrhées dans le quartier de médine chez les
personnes buvant l’eau de robinet (groupe non exposé - groupe
témoin) et chez les personnes buvant de l’eau non potable (groupe
exposé=cas)

L’étude cas-témoins permet de déterminer la probabilité d’avoir été exposé au risque


lorsqu’on a la maladie.

Le choix des témoins constitue un problème car chaque cas doit être apparié à un témoin de
même âge, sexe, statut social.

IV.- ETUDE EXPÉRIMENTALE


C’est le domaine de l’épidémiologie de vérification d’hypothèse étiologique, des essais
thérapeutiques, d’évaluation. Ainsi au sein d’une population, le groupe A reçoit le
traitement expérimental et le groupe B reçoit le placebo. Exemple: Ivermectine,
Azithoromycine.
B.- ECHANTILLONNAGE
Pour des raisons logistiques (temps, espace) ou financières l’enquête exhaustive n’a pas de
raison d’être. L’observation va porter sur un petit groupe d’unités statistiques, c’est
l’échantillon qui devra être représentatif de la population. Le tirage aléatoire, c’est-à-dire au
hasard, doit garantir à chaque unité statistique la possibilité d’avoir la même chance de faire
partie de l’échantillon. L’unité statistique peut être l’individu, le ménage, la concession, le
quartier, le village.

I.- BASE DE L’ÉCHANTILLONNAGE


Dans la planification d’une enquête il faut:
 Déterminer les objectifs et les renseignements à recueillir
 Déterminer la taille de l’échantillon et la méthode de sondage
 Etablir la méthodologie qui explique comment les renseignements doivent être
collectés conformément aux questionnaires
 Former le personnel
 Dresser les cartes de la région
 Etablir un calendrier approprié
 Assurer un appui logistique et un encadrement adéquats
 Analyser les renseignements et rédiger un rapport.

II.- SONDAGE EN GRAPPE


Pour le sondage en grappe, il faut d’abord définir le type de grappe: famille, quartier, village...
ensuite dresser la liste des grappes et à partir de cette liste procéder au tirage au sort des
grappes.
Toutes les unités statistiques de chaque grappe retenue seront étudiées dans l’enquête.

Exemple Un village peut être considéré comme un ensemble de quartiers, qui lui-même
rassemble de nombreuses concessions; dans chaque concession vit un ou
plusieurs ménages, comprenant chacun un certain nombre d’individus: père,
mère, enfants.
Chaque habitant du village représente une unité statistique.

Le sondage en grappe peut se faire à l’aide d’un tirage direct à 1 degré ou à plusieurs degrés.

1.- LE SONDAGE EN GRAPPE À 1 DEGRÉ : ici le tirage se fait à un seul degré


Exemple.- On veut réaliser l’étude de l’état de santé de la population de Katiana. Nous
devons alors procéder à une enquête par sondage. La population de Katiana est de 6'’‘
habitants repartis entre six quartiers. Chaque quartier regroupe une vingtaine de
concessions, abritant environ 600 habitants. Le chef de village possède la liste
complète des 300 familles de Katiana. L’objectif est de composer un échantillon
représentatif de 300 individus pour faire cette enquête sur l’état de santé de la
population de Katiana.

Nous avons plusieurs possibilités de composer l’échantillon.

 Le sondage aléatoire simple: à partir de la liste nous attribuons à chaque individu


un numéro inscrit sur un bout de papier. Tous les bouts de papier sont rassemblés
dans une boîte et l’on demande à un enfant de tirer 300 bouts de papier. Cet
échantillon est représentatif du village.

 Etant donné que chaque concession compte environ 20 individus, on tire au


hasard 15 familles parmi les 300 familles, soit 15 x 20 = 300 individus

 Pour ne pas avoir à courir tout le village, nous optons de tirer au sort un seul
quartier, qui comprend 15 familles. L’on tire au sort une famille sur deux pour
avoir nos 300 individus. Ce genre d’enquête n’est pas recommandé.
2.- LE SONDAGE EN GRAPPE À PLUSIEURS DEGRÉS
On tire des sous-ensembles de la population, et dans ces sous-ensembles on tire les
unités statistiques qui composeront l’échantillon.
Exemple.- Pour constituer un échantillon de 1200 individus à partir de la population
du Mali (hors Bamako), on peut envisager les étapes suivantes
 Premier degré: tirage au sort de 2 régions sur les 8
 Deuxième degré: tirage au sort de 3 cercles dans chacune de 2 régions
 Troisième degré: tirage au sort de 2 communes dans chacun des 6 cercles
retenus
 Quatrième degré: tirage au sort de 5 villages dans chacun des 12 communes
 Cinquième degré: tirage au sort de 20 individus dans chacun des 60 villages
Soit au bout de compter 1200 individus sélectionnés en 5 étapes ou degrés.

Pour réaliser cette enquête il a fallu disposer de:


- La liste des régions
- La liste des cercles des 2 régions tirées
- Les listes des communes des 6 cercles tirés
- La liste des villages des 12 communes tirées
- Les listes des habitants des 60 villages tirés

En conclusion, le tirage ainsi effectué reste totalement aléatoire, car avant, le premier
tirage tout malien, hors Bamako avait la même chance d’être inclus dans l’enquête

III.- SONDAGE STRATIFIÉ


Le sondage stratifié consiste à constituer des groupes distincts, appelés “strates, qui doivent
être identiques entre elles, mais hétérogènes les unes les autres.

Exemple: pour étudier la prévalence des maladies diarrhéiques au sein d’une population
donnée, on peut opter pour un échantillonnage en 3 strates:
- La strate des riches - La strate des moyens - La strate des pauvres

__________________________________________________________________________________
I.- SONDAGE ALÉATOIRE SIMPLE
On veut déterminer la prévalence de la Schistosomiase parmi les 1000 habitants de Sansading
(N=1000). Pour ce faire, on recherche la présence de la maladie chez 100 habitants ( n=100).
On dresse une liste de tous les habitants, puis à l’aide d’une table de nombres au hasard, on
constitue un échantillon de 100 personnes (n/N), chacun ayant une chance sur 10 d’être choisi.

II.- SONDAGE ALÉATOIRE STRATIFIÉ


Ici avant de tirer l’échantillon des 100 personnes, on divise toute la population en groupes
d’âge (stratification par âge). On tire ensuite un échantillon aléatoire simple dans chaque
groupe/strate d’âge. Le nombre total d’examens sera encore de 100, mais la prévalence de la
maladie pourra être étudiée par groupes d’âge et la précision de l’estimation globale de la
prévalence sera donc améliorée.

III.- ECHANTILLONNAGE MULTISTADE


Avec toujours le même exemple, les enquêteurs décident d’utiliser la liste des unités
d’habitations, parce qu’ils ne disposent pas de la base de la population. On commence donc
par tirer un échantillon aléatoire simple d’unités d’habitations, puis un échantillon aléatoire
simple des individus vivant dans chacune des unités d’habitations choisies.

IV.- SONDAGE PAR GRAPPES


Toujours avec le même exemple, si l’on ne dispose pas d’une base de la population, on peut
réaliser le sondage comme suit:
- dresser une liste des unités d’habitations
- tirer ensuite un échantillon d’unités d’habitations par sondage aléatoire simple
- et examiner ensuite tous les individus de chaque unité tirée

EXERCICE 1.-
Pour étudier le taux de prévalence de la tuberculose chez les singes du parc zoologique de
Koulouba, un test à la tuberculine est pratiqué chez tous les 41 singes. Le test est positif chez 3
singes.
Quel est le type d’étude mené?

EXERCICE 2
Une étude sur la fréquence du cancer du poumon est réalisée chez un premier groupe de
fumeurs, en même temps que chez un deuxième groupe de non fumeurs
Quel est le type d’étude mené?

EXERCICE 3
Une étude sur les MST dues au Neisseria Gonorrheae est menée sur 256 prostituées, qui
examinées 2 fois par semaine et cela pendant 12 mois
Quel est le type d’étude?

EXERCICE 4.-
De janvier 1996 à janvier 1997, on fait le relevé des nouveaux cas d’avitaminose A qui se
présentent au centre de santé de Dioro.
Quel est le type d’étude réalisé ici?

EXERCICE 5
Pour étudier la prévalence du taenia on tire au sort 250 musulmans, 250 catholiques et 250
animistes
Quel est le type de sondage?

EXERCICE 6
Vous voulez déterminer la prévalence de la Schistosomiase au sein de la population de
Sassanding. Le village comprend 1.000 habitants répartis entre 50 familles. Le chef de village
possède la liste de tous les habitants. La taille de votre échantillon est de 100 individus.
Comment allez-vous procéder pour mener votre étude?
CHAPITRE 4.- RÉSUME
LES DIFFÉRENTS TYPES D’ENQUÊTES ET D’ÉCHANTILLONNAGE
En épidémiologie, on a recours à la réalisation d’étude ou enquête pour récolter une
information spécifique. Il existe plusieurs types d’enquêtes épidémiologiques

I.- ÉPIDÉMIOLOGIE DESCRIPTIVE


1.- ENQUÊTE EXHAUSTIVE
Une enquête est dite exhaustive, lorsque tous les éléments qui composent la
population vont entrer dans l’étude.
2.- ENQUÊTE TRANSVERSALE
L’enquête descriptive transversale va se dérouler à un moment donné pendant une
période de courte durée. Elle va donner une image instantanée, telle une
photographie de la maladie observée (étudiée)
3.- ENQUÊTE LONGITUDINALE (PROSPECTIVE)
Contrairement à l’enquête transversale, c’est une étude qui va durer dans le temps et
qui va donner une série d’images successives des faits de santé étudiés dans la
population. Elle permet d’étudier l’évolution du problème de santé dans le temps.
4.- ENQUÊTE RÉTROSPECTIVE
L’enquête rétrospective est une étude qui va s’intéresser à des événements
antérieurs au moment de l’étude.

II.- ÉPIDÉMIOLOGIE ANALYTIQUE


6.- ETUDE ANALYTIQUE PROSPECTIVE OU ETUDE DE COHORTE
L’étude de cohorte porte sur un ensemble d’individus ayant un événement
d’origine commun. Elle va se préoccuper de ce qui va arriver dans la cohorte ou dans
la population.
Ce type d’enquête est long et coûteux et les sujets perdus de vue en cours d’étude
perturbent beaucoup l’analyse des résultats.
7.- ETUDE CAS-TÉMOINS
L’étude cas-témoins fait la comparaison entre 2 groupes de personnes:
 le premier groupe est constitué des personnes atteintes par la maladie, ce sont les
cas.
 le deuxième groupe est constitué de personnes non atteintes par la maladie, ce sont
les témoins

III.- ECHANTILLONNAGE
Par des raisons logistiques (temps, espace) ou financières l’enquête exhaustive n’a pas de
raison d’être. L’observation va porter sur un petit groupe d’unités statistiques, c’est
l’échantillon qui devra être représentatif de la population. Le tirage aléatoire, c’est-à-dire au
hasard, doit garantir à chaque unité statistique la possibilité d’avoir la même chance de faire
partie de l’échantillon.

8.- ENQUÊTE PAR SONDAGE EN GRAPPE


Pour le sondage en grappe, il faut d’abord définir le type de grappe: famille,
quartier, village... ensuite dresser la liste des grappes et à partir de cette liste
procéder au tirage au sort des grappes.
Le sondage en grappe peut se faire à l’aide d’un tirage direct à 1 degré ou à plusieurs
degrés.
9.- ENQUÊTE STRATIFIÉE
Le sondage stratifié consiste à constituer des groupes distincts, appelés “strates,
qui doivent être identiques entre elles, mais hétérogènes les unes les autres.
CHAPITRE 5.- LA SURVEILLANCE ÉPIDÉMIOLOGIQUE

I.- DÉFINITION
La surveillance épidémiologique se définit comme un processus de collecte, de compilation et
d’analyse des données sur la morbidité et la mortalité (numérateur) au sein de la population
(dénominateur),ainsi que leur diffusion à l’ensemble de ceux qui ont besoin d’être informés.

LA SURVEILLANCE ÉPIDÉMIOLOGIQUE APPORTE DES INFORMATIONS


APPELANT L’ACTION.

II.- OBJECTIFS DE SURVEILLANCE


La surveillance épidémiologique a pour but:
 d’estimer l’importance des maladies en tant que problèmes de santé publique
 définir des priorités d’action en vue d’établir des plans de contrôle
 de déterminer des objectifs quantifiés de prévention, de lutte ou de contrôle
 de choisir une stratégie d’action
 d’évaluer l’impact des programmes de santé
 d’identifier les axes de recherche épidémiologique.

III.- MÉTHODOLOGIE DE LA SURVEILLANCE ÉPIDÉMIOLOGIQUE


La méthodologie de la surveillance épidémiologique repose sur six étapes successives et
complémentaires.

1.- L’ENREGISTREMENT DES DONNÉES


D’une manière générale les données sont recueillies par le personnel de santé au
niveau du premier échelon: CSA, CSAR, CSCOM, Dispensaires; au niveau des
deuxième et troisième échelon. Il est important que les renseignements fournis soient
aussi précis que possible. Ils seront transcris exactement et complètement dans les
registres de consultation, cahiers de consultation, fiches. A ce propos, le Règlement
Sanitaire International (RSI) exige la déclaration des maladies quarantenaires, ainsi
que les maladies à déclaration obligatoire (MDO) aux autorités sanitaires.
La surveillance épidémiologique pourra ainsi faire appel aux données statistiques sur
la morbidité des maladies à déclaration obligatoire, des maladies infectieuses; sur la
mortalité (dans les PVD) tous les décès ne sont pas enregistrés); sur d’autres donnés
telles la surveillance nutritionnelle (anthropométrie); des facteurs de risque
(tabaqisme)

Dans le cadre du recueil des données, il faut faire cas:


 Du système de surveillance par les laboratoires d’analyses biologiques et
médicales: la surveillance des intoxications par des produits chimiques, apparition
de nouvelles souches, chimie-résistance.
 Du système de surveillance hospitalière: en plus des MDO, les données peuvent
concerner d’autres problèmes de santé, tels les maladies cardio-vasculaires, les cas
de suicide, les infections nosocomiales, c’est-à-dire les infections contractées à
l’hôpital
 Les réseaux sentinelles constitués par les généralistes privés.

2.- LA DÉCLARATION DE L’INFORMATION ENREGISTRÉE


Elle constitue avec l’enregistrement la phase du recueil des informations. Il s’agit des
rapports mensuels, trimestriels, annuels... ou voire même le RAC. Les informations
seront portées sur des imprimés qui seront envoyés au niveau central.
3.- LA COLLECTE ET L’ANALYSE DE L’INFORMATION DÉCLARÉE
Les informations des différents acteurs périphériques seront collectées, compilées à
l’échelon supérieur, c’est-à-dire la synthèse.

L’analyse de toutes ces données visualisera les taux des maladies, les taux de
mortalité, permettant ainsi d’apprécier les tendances de morbidité et de mortalité des
maladies dans le temps et dans l’espace.

4.- LA RETRO-INFORMATION
Au terme de l’analyse, un rapport de synthèse est systématiquement établi. Ce rapport
fera l’objet d’une diffusion la plus large possible à toutes les personnes impliquées.
Notons les deux formes de rétro-information suivantes:
 sous forme de bulletins périodiques, à intervalle choisi
 présentation des résultats (mise en page) utilisant les techniques de
communication attrayantes: commentaires, tableaux, graphiques,
diagrammes, cartes...

La rétro-information permet de comparer les différentes formations sanitaires et


constitue un facteur de motivation essentiel pour les intervenants.

5.- L’EVALUATION DU SYSTÈME DE SURVEILLANCE ÉPIDÉMIOLOGIQUE


L’EVALUATION sera réalisée par une équipe de supervision extérieure:
 Elle appréciera le degré d’atteinte des objectifs fixés au départ;
 Elle évaluera les ressources allouées au fonctionnement du système par
rapport aux résultats obtenus.

TABLEAU RÉCAPITULATIF
DU SYSTÈME DE SURVEILLANCE ÉPIDÉMIOLOGIQUE
-
MORBIDITÉ

+
IDENTIFICATION
DES CAS

+
DÉCLARATION

ANALYSE

ACTION

RETRO-INFORMATION
SUPERVISION
RÉSUME. LA SURVEILLANCE ÉPIDÉMIOLOGIQUE
DÉFINITION
La surveillance épidémiologique se définit comme un processus de collecte, de compilation et
d’analyse des données sur la morbidité et la mortalité (numérateur) au sein de la population
(dénominateur),ainsi que leur diffusion à l’ensemble de ceux qui ont besoin d’être informés.
La surveillance épidémiologique apporte des informations appelant l’action.

II.- OBJECTIFS DE SURVEILLANCE


La surveillance épidémiologique a pour but:
 d’estimer l’importance des maladies en tant que problèmes de santé publique
 définir des priorités d’action en vue d’établir des plans de contrôle
 de déterminer des objectifs quantifiés de prévention, de lutte ou de contrôle
 de choisir une stratégie d’action
 d’évaluer l’impact des programmes de santé
 d’identifier les axes de recherche épidémiologique.

III.- MÉTHODOLOGIE DE LA SURVEILLANCE ÉPIDÉMIOLOGIQUE


Elle repose sur six étapes successives et complémentaires.

1.- L’ENREGISTREMENT DES DONNÉES


Les données sont recueillies par le personnel de santé au niveau du premier échelon: CSA,
CSAR, CSCOM, Dispensaires; au niveau des deuxième et troisième échelon.

Dans le cadre du recueil des donnés, il faut faire cas:


A.- Du système de notification obligatoire des maladies
La déclaration des maladies quarantenaires, ainsi que les maladies à
déclaration obligatoire (MDO)
B- Du système de surveillance par les laboratoires d’analyses biologiques et
médicales:
La surveillance des intoxications par des produits chimiques, apparition de
nouvelles souches, chimie-résistance.
C- Du système de surveillance hospitalière:
en plus des MDO, les données peuvent concerner d’autres problèmes de
santé, tels les maladies cardio-vasculaires, les cas de suicide, les infections
nosocomiales, c’est-à-dire les infections contractées à l’hôpital
D- Les réseaux sentinelles constitués par les généralistes privés.

2.- LA DÉCLARATION DE L’INFORMATION ENREGISTRÉE


Il s’agit des rapports mensuels, trimestriels, annuels... ou voire même le RAC.

3.- LA COLLECTE ET L’ANALYSE DE L’INFORMATION DÉCLARÉE


Faire la synthèse.
L’analyse de toutes ces données visualisera les taux des maladies, les taux de mortalité,
permettant ainsi d’apprécier les tendances de morbidité et de mortalité des maladies dans le
temps et dans l’espace.

4.- LA RETRO-INFORMATION
Au terme de l’analyse, un rapport de synthèse est systématiquement établi
Deux formes de rétro-information :
- sous forme de bulletins périodiques, à intervalle choisi
- présentation des résultats: commentaires, tableaux, graphiques, diagrammes, cartes...

5.- L’EVALUATION DU SYSTÈME DE SURVEILLANCE ÉPIDÉMIOLOGIQUE


CHAPITRE 6.- LES INDICATEURS DE L’ÉTAT DE SANTÉ

I.- DÉFINITION
Les indicateurs sont des mesures simples qui permettent de décrire une situation complexe et
de mesurer les changements intervenant au cours d’une période donnée.

II.- RÔLE DES INDICATEURS


Les indicateurs de santé servent à
 Définir la situation présente
 Faire des comparaisons
 Mesurer les changements dans le temps.

III.- LES DIFFÉRENTS TYPES D’INDICATEURS


1.- INDICATEURS DE POLITIQUE DE SANTÉ
Donnent le niveau d’engagement politique dans les soins de santé.

2.- INDICATEURS SOCIO-ÉCONOMIQUES


Ils sont utiles pour analyser les facteurs sous-jacents aux problèmes de santé. Ex le niveau et la
répartition des ressources économiques, le taux d’emploi et la répartition par profession, le
taux de fréquentation scolaire et le taux d’alphabétisation.

3.- INDICATEURS SOCIO-DÉMOGRAPHIQUES


Ils se rapportent à la structure par âge et par sexe, la densité, la répartition de la population et
les mouvements migratoires.

4.- INDICATEURS DE PRESTATION DE SOINS


Les indicateurs de prestation de soins de santé concernent surtout l’accès aux programmes de
prestation de soins de santé et la couverture des éléments essentiels des SSP:
 Education sanitaire
 Nutrition
 Approvisionnement en eau et assainissement
 Santé maternelle et infantile, y compris PF, vaccinations
 Prévention et lutte contre les maladies endémiques
 Traitements appropriés et disponibilité en médicaments et matériels essentiels.

5.- LES INDICATEURS DE L’ÉTAT DE SANTÉ


Ils concernent plus particulièrement l’état nutritionnel, la morbidité et la mortalité.

A.- L’ÉTAT NUTRITIONNEL : L’état nutritionnel peut être estimé de différentes façons:
 Le pourcentage de nouveau-nés ayant un poids faible à la naissance (inférieur à
2.500 grammes)
 Les mesures anthropométriques: telles que les rapports poids/âge, poids/taille, et
le périmètre brachial.
B.- INDICATEURS DE MORBIDITÉ
Les indicateurs de morbidité sont généralement basés sur les taux d’incidence ou de
prévalence spécifiques de maladies sévères ou fréquentes comme le paludisme, la
diarrhée ou la lèpre
C.- INDICATEURS DE MORTALITÉ
Ce sont le taux brut de mortalité, le taux de mortalité infantile, le taux de mortalité des
enfants de 1 à 4 ans, le taux de mortalité maternelle, l’espérance de vie à la naissance
et le taux de mortalité spécifique par maladie.
EXERCICES ÉPIDÉMIOLOGIE
1.- La population d’une ville se compose de 100.000 personnes (45% hommes). Au total, 1.000
personnes décèdent chaque année (600 hommes et 400 femmes). Il y a 50 cas de cancer du poumon
par année (40 hommes et 10 femmes) parmi lesquels 45 meurent (36 hommes et 9 femmes).
Calculer
a.- Le taux brut de mortalité
b.- Le taux spécifique de mortalité selon le sexe
c.- Le taux de mortalité pour le cancer du poumon
d.- Le taux de létalité pour le cancer du poumon
e.- Le taux de mortalité proportionnel pour le cancer du poumon

2.- Régionville est une communauté de 100.000 personnes. En 1985 ont a enregistré 1000 décès.
Tous les cas de tuberculose durant cette année ont été recherchés, au total 300 cas dont 200
hommes et 100 femmes. Pendant la même année, 60 décès dus à la tuberculose ont été
rapportés dont 50 hommes
a.- Le taux de mortalité brut de Regionville
b.- La mortalité proportionnelle due à la tuberculose
c.- Le taux de létalité pour la tuberculose
d.- Le taux de mortalité pour la tuberculose

3.- Une épidémie de fièvre jaune s’est déclarée dans une région peu peuplée comptant 5 villages
et quelques petits campements. Au total, cette maladie a fait 82 victimes au cours de
l’épidémie; un recensement porte-à-porte effectué le jour de l’enquête a montré que la
population de 5 villages et des campements s’élevait au total 625 habitants. Calculer le taux
d’incidence par fièvre jaune, lors de cette épidémie.

4.- Dans une poussée épidermique de méningite, qui a fait 26 victimes, on a constaté que 7 d’entre
elles étaient de sexe féminin et 19 de sexe masculin. Dans la population où cette épidémie
s’est déclarée, on compte au total 9 femmes et 87 hommes. Quel est le taux d’attaque pour
chacun de deux sexes et pour l’ensemble du groupe?

5.- Dans la classe de troisième année de l’école des infirmières Vicenta Maria, une visite
systématique réalisée par le médecin chef du Centre F.DOUMBIA . Le 22 octobre 2001 a
donné les résultats suivants: 9 filles toussent depuis déjà 15 jours et 2 filles ont commencé à
tousser le jour de la visite seulement. Quelle est la prévalence de la toux?
Quel est le taux de prévalence de la toux dans la classe sus-citée sachant que l’effectif est de
30 filles.

6.- Durant l’année 1994 l’ICPM a décelé 257 cas de bilharziose dans le village de SAMINE. La
population totale était de 5545 habitants. Quelle aura été la prévalence de la bilharziose de
l’année 1994 à Samine?. Calculez-en le taux de prévalence.
Durant l’année 1995, a enregistré 43 nouveaux cas de bilharziose. Calcule le Taux d’incidence

7.- Au Mali en 1977 il a été notifié par les centres de santé et les hôpitaux 9000 nouveaux cas de
rougeole. Quel est le taux d’incidence de la rougeole au Mali pendant cette période sachant
que le Mali comptait 9 millions d’habitants et que la tranche d’âge des enfants de 0-6 ans
représente 23% de la population..
Déterminer le taux d’incidence de la rougeole dans cette tranche d’âge par laquelle 5000
nouveaux cas ont été enregistrés les 6 mois suivants.
8.- La population moyenne du Mali en l’année 2000 était de 10.000.000 habitants. Le taux de
prévalence du SIDA était respectivement de 3,1% chez les hommes, et de 3,3% chez les
femmes.
1.- Sachant que la proportion des femmes était de 51,2%, calculez le nombre de malades chez
les hommes et chez les femmes.
2.- Quels étaient la prévalence globale et le taux de prévalence du sida pour l’ensemble du
Mali en 2.000?
3.- Au cours de la même année on a enregistré 250 cas de décès chez les hommes et 280 chez
les femmes: - Quel est le taux de létalité chez les hommes?
- Quel est le taux de létalité chez les femmes?
- Quel est le taux de létalité global?
9.- Dans un village du cercle de Bafoulabé une épidémie de méningites a fait 80 victimes, dont
50 de sexe masculin et 30 de sexe féminin. Dans la population où s’est déclarée cette maladie,
on compte au total 60 hommes et 40 femmes.
Le village dans lequel s’est déclaré cette épidémie compte une population de 500 habitants
dont 55% de femmes
Calculez: A.- Le taux de mortalité spécifique par sexe
B.- Le taux de mortalité général au sein de la population de cette localité
C.- Le taux de létalité par sexe
D.- Le taux de létalité général dans la localité

10.- La quatrième Région du Mali, Ségou, comptait d’après le recensement de 1998, 1.678.201
habitants. La Région a connu la même année une épidemie de Méningite cerebro-spinale
MCS. Le nombre de cas notifiés pour les mois de mars et avril s’élevait à 95.000 cas.
A.- Calculez le taux de prévalence de la MCS pour toute la Région.
B.- Sachant que le taux brut de mortalité a été de 210%o, quel est le nombre total de décès dus
à l’épidémie de MCS?
C.- Sachant que dans la population totale de la Région, la tranche d’âge de 0 à 14 ans
représente les 48,9% et que le taux de létalité dans la tranche d’âge considérée est de 310%o,
combien d’enfants de 0 à 14 ans sont-ils morts de MCS?

11.- Au sein de la population de Douga qui compte 2.000 habitants, l’ICPM a dépisté à la date du
31/12/98, 200 cas de malnutrition protéine-calorique (MPC). Du 01/01/99 au 31/12/99, il a
enregistré 50 nouveaux cas
A.- Quelle est la prévalence de la MPC à Douga à la date du 31/12/98?
B.- Par rapport à l’année 1999, calculez le taux d’incidence de la maladie étudiée.
C.- Quelle est le taux de prévalence de la MPC au 31/12/99 à Douga?
Durant l’année 1999, sur 10 décès dans le village, 2 étaient dûs à la MPC
D.- Quel est le taux brut de mortalité à Douga, sachant que 20 naissances vivantes ont été
enregistrées?
E.- Quel est le taux de létalité de la MPC à Douga?

12.- Une enquête épidémiologique sur la prévalence du trachome, menée au mois de juin 1997 par
l’équipe ophtalmologique de l’Hôpital N. Fomba, et qui a couvert tout le cercle de San, a
donné les résultats suivants:
- Population totale à mi-année: 280.000 habitants
- Taux de prévalence du trachome: 23,1%
A.- Quel est le nombre total de sujets atteints de trachome dans le cercle de San?
B.- Sachant que le nombre des enfants de 0 à 10 ans correspond à 25% de la population
totale, calcule le total des enfants de 0 à 10 ans dans le cercle, ainsi que le nombre de
cas de Trachome attendus dans la dite tranche d’âge.
C.- Quel est le nombre de malades du trachome dans la population des plus de 10 ans?
D.- De janvier 1999 à décembre 1999 300 nouveaux cas de trachome ont été enregistrés
au niveau des 27 formations sanitaires du cercle. Les 300 cas concerne les 1.500
enfants nés après le passage de l’enquête. Quel est le taux d’incidence au sein de cette
population d’enfants?
E.- Quelle est à présent la prévalence du trachome pour l’ensemble du cercle à la date du
31 décembre 1999?
EPREUVE D’EPIDEMIOLOGIE. SANTÉ PUBLIQUE
Juin 2000
I.-
1.- Pour déterminer les relations entre le tabac et le cancer de poumon, on a suivi des fumeurs et des
non-fumeurs pendant des années- Quel type d’étude a-t-on réalisé ? Justifier votre réponse.

2.- Cochez la bonne réponse


2.1.- L’incidence d’une maladie se définit comme étant :
a) Le nombre de cas d’une maladie à une période donnée
b) Le nombre total de cas d’une maladie pendant la moitié de la période considérée
c) Le nombre de cas observé durant une période donnée divisé par la population

2.2.- Le prévalence de la tuberculose au sein de la population de Farasso en 1999 se définit comme


étant
a) Le nombre d’anciens cas de tuberculose en 1999 divisé par la population de Farasso exposée
au risque multiplié par 100
b) Le nombre de nouveaux cas + les anciens cas de tuberculose observée au cours de l’année
1999 à Farasso
c) Le nombre absolu de nouveaux cas observé en 1998 à Bamako

2.3.- Une maladie est dite endémique quant :


a) Elle sévit tout au long de l’année
b) Elle se manifeste à une période bien donnée de l’année, puis disparaît le reste de l’année
c) La maladie a totalement disparue de la zone en question.

II.- Exercices pratiques


1. La répartition des notes d’épidémiologie de sortie du premier cycle infirmiers de la session de juin
1999 donne les résultats indiqués dans le tableau suivant

Sexe/élèves 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Total

Garçons 7 - - 20 - - - 12 - 39

Filles - 10 6 - 18 3 9 - 18 64

1.- Calculez la moyenne arithmétique obtenue par la classe en épidémiologie


2.- Calculez la moyenne obtenue par les filles
3.- Quelle est la moyenne obtenue par les garçons ?
4.- Quelle est la note modale ?
5.- Quelle est la note médiane ?

2. Dans une population de 10.000 habitants, la situation d’une maladie M a été la suivante en 1999
f) au 31 décembre 1998 il reste 3 cas
g) 9 cas ont été dépisté en 1999
h) 2 sujets sont décédés par suite de cette maladie en 1999
i) 4 cas de guérison ont été constatés au cours de la même année.

Calculer : a) Les taux de prévalence et d’incidence de cette maladie en 1999


b) Le taux de prévalence instantanée de cette maladie aux dates de 31712/98 et 31/12/99
c) Le taux de guérison et de létalité de la maladie M

3. Dans une région de 1.000.000 d’habitants, il a été enregistré en une année 45.340 naissances dont
340 mort-nés. Parmi les naissances vivantes, 420 sont décédés avant leur premier anniversaire.
Calculer : a)le taux de natalité de cette région
b)le taux de mortalité infantile de cette région

III.- Définir le paquet minimum d’activités


Septembre 2000

1. Citer les trois fonctions du paquet minimum d’activités (P.M.A.) d’un centre de santé
opérationnel.
2. Donner une définition de la santé communautaire, donner les noms de deux exemples
au Mali.
3. Expliquez ce que c’est une approche communautaire.

Juin 2001

1. Donner les définitions des concepts suivants en épidémiologie


- Taux de mortalité maternelle (2 pts)
- Taux de mortalité infantile (2 pts)
- Taux de prévalence (2 pts)
- Taux d’incidence (2 pts)
- Taux de létalité ( 2 pts)
- Taux d’attaque (2 pts)

2. Exercice
Dans l’aire de santé de Bara, éclate au mois de mars 2001 une épidémie de méningite
cérébro-spinale qui a fait 20 victimes parmi lesquels 4 décès. La population de l’aire
est estimée à 5.400 habitants pendant la période.

a) Quel est le taux d’incidence de la méningite cérébro-spinale au niveau de l’aire


de santé ?
b) Quel est le taux de létalité du à la méningite ?

En considérant que les 4 décès enregistrés se répartissent comme suit : 3 filles et 1


garçon, et que les filles et les garçons de 0 – 15 ans représentent respectivement une
proportion de 25% et de 10% de la population totale de l’aire, calculer

c) Le taux d’attaque de la méningite cérébro-spinale chez les filles


d) Le taux d’attaque de la méningite cérébro-spinale chez les garçons
e) Le taux d’attaque de la méningite cérébro-spinal chez les deux sexes.
EPREUVE D’EPIDEMIOLOGIE. SANTÉ PUBLIQUE
Septembre 2001

1. Pour déterminer les relations entre le tabac et le cancer des poumons, on a suivi des
fumeurs et de non-fumeurs pendant des année. Quel type d’étude a-t-on réalise ?
Justifier votre réponse

2. Choisir une ou plusieurs réponses parmi celles proposées en encerclant la lettre


correspondante.

A.- Le taux d’incidence d’une maladie est :


a) Le rapport entre le nombre de nouveaux cas au corus de la période et
l’ensemble des sujets atteints par cette maladie
b) Le rapport entre le nombre de nouveaux cas au cours de la période et la
population totale à risque
c) La proportion des cas de malades hospitalisés pour cette raison
d) La proportion de sujets atteints à un moment donné
e) L’effet de la maladie sur cette population.

B.- La prévalence instantanée d’une maladie est :


a) La proportion de sujets positifs
b) La proportion de sujets atteints par la maladie pendant une année civile
c) La proportion de sujets atteints par la maladie à un moment donnée
d) La proportion des cas de malades hospitalisés pour cette raison à un moment
donnée
e) Le rapport entre le nombre de nouveaux et d’anciens cas au cours d’une
période et la population totale

3. Quelles sont les différences entre un taux et un ratio ?

4. Dans une population de 10.000 habitants, la situation d’une maladie M a été la


suivante en 1999
a) au 31 décembre 1998 il reste 3 cas
b) 9 cas ont été dépisté en 1999
c) 2 sujets sont décédés par suite de cette maladie en 1999
d) 4 cas de guérison ont été constatés au cours de la même année.

Calculer :
a) Les taux de prévalence et d’incidence de cette maladie en 1999
b) Le taux de prévalence instantanée de cette maladie aux dates de 31712/98 et
31/12/99
c) Le taux de guérison et de létalité de la maladie M

5. Dans une région de 1.000.000 d’habitants, il a été enregistré en une année 45.340
naissances dont 340 mort-nés. Parmi les naissances vivantes, 420 sont décédés avant
leur premier anniversaire.

Calculer :
a)le taux de natalité de cette région
b)le taux de mortalité infantile de cette région
EPREUVE D’EPIDEMIOLOGIE. SANTÉ PUBLIQUE
Juin 2002

1. Expliquez les différentes branches de l’épidémiologie


2. Quelles sont les différences entre les démarches d’un clinicien et celles d’un
épidémiologiste ?
3. Dans une région de 1.000.000 d’habitants , el a été enregistré en une année 45.340
naissances dont 340 mort-nés. Parmi les naissances vivants, 420 sont décédés avant
leur premier anniversaire. Calculer :
a) Le taux de natalité de cette région
b) Le taux de mortalité infantile de cette région

Dans une autre région de 100.000 habitants, le nombre d’enfants de moins 12 mois est
estimé à 4% de la population générale. Les services de santé de cette région ont
enregistré 3.000 enfants vaccinés au B.C.G.
c) Calculer le taux d’utilisation de la vaccination au B.C.G. dans cette région
4. Qu’est-ce que la létalité ?
5. Vous voulez choisir un échantillon de 10 sujets dans une population 100 personnes par
la méthode de l’échantillonnage systématique. Expliquez comment vous allez
procéder.
6. Dans une région, il existe 600 cas (nouveaux et anciens cas confondus) d’une
maladie M. En sachant que la région est peuplée de 1.000.000 d’habitants, calcule le
taux de morbidité de cette maladie. Ce taux est-il une incidence, une prévalence ?
Justifiez vos réponses
7. Dans cette région il s’est produit 3.000 décès dont 30 liés à la maladie M
a) Calculer le taux brut de mortalité de cette région
b) Calculer la mortalité proportionnelle liées à cette maladie
c) Calculer le taux de létalité de cette maladie
8. Quelles différences y-a-t-il entre un histogramme et un diagramme en bâton ?
9. Comment obtient-on un polygone de fréquence d’une distribution ?

Septembre 2002

1. Donner les définitions des concepts suivants en épidémiologie


a) Epidemie
b) Prévalence
c) Incidence
d) Taux de mortalité infantile
e) Taux de mortalité maternelle
f) Endémie
g) Pandemie
h) La moyenne arithmétique
i) La médiane
j) Le mode

2. Exercice
Dans un village de 3.500 habitants , éclate une épidémie de méningite cérébro-spinale
qui a fait 4 victimes parmi lesquels 2 filles et 2 garçons.
La population du village comprend 2.000 personnes de sexe féminin et 1.500
personnes de sexe masculin
a) Quel est le taux d’attaque de la méningite cérébro-spinale chez les filles et chez
les garçons ?
b) Calcule le taux de létalité de la méningite dans le village en question.
EPREUVE DE ÉPIDÉMIOLOGIE / SANTÉ PUBLIQUE
Juin 2003

1.- Exercice ( 8 pts)


Barouely est une communauté de 100.000 personnes. En 1985 ont a enregistré 1000
décès. Tous les cas de tuberculose durant cette année ont été recherchés, au total 300
cas dont 200 hommes et 100 femmes. Pendant la même année, 60 décès dus à la
tuberculose ont été rapportés dont 50 hommes
a.- Le taux de mortalité brut de Barouely
b.- La mortalité proportionnelle due à la tuberculose
c.- Le taux de létalité pour la tuberculose
d.- Le taux de mortalité pour la tuberculose

1.- Donner les définitions des concepts suivants


- Taux d’attaque ( 2 pts)
- Taux de mortalité néonatale ( 2 pts)
- Taux de mortalité maternelle ( 2 pts)
- Taux de létalité ( 2 pts)
- Taux de morbidité ( 2 pts)

3.- Citez les activités curatives, préventives et promotionnelles du Paquet Minimum


d’Activités PMA d’un Service de Santé du premier échelon (2pts)

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