AL1
TD4
Année 2023-2024
X-ENS
Exercice 1. Soient E = RN et f l’endomorphisme de E défini par
∀(un )n≥0 ∈ E, f (un )n≥0 = (un+1 )n≥0 .
k−1
X
k
ci X i et F = Ker P (f ) .
Soient P = X −
i=0
1. Montrer que f est linéaire, déterminer Ker (f ) et Im(f ).
2. Montrer que f (F ) ⊂ F . On note ϕ l’endomorphisme induit par f sur F .
3. Soit Q ∈ Rk−1 [X]. Montrer que Q(ϕ) 6= 0. En déduire une condition nécessaire et suffisante
pour que ϕ soit inversible.
4. Montrer qu’il existe une base de F telle que la matrice de ϕ dans cette base soit la ma-
trice compagnon de P . En déduire une condition nécessaire et suffisante pour que ϕ soit
inversible.
5. Montrer que : ∀(un ) ∈ F, (un ) est k-périodique ssi det(Xid − φ) = X k − 1
Exercice 2. Soit n ≥ 2. On appelle pseudo-inverse de A ∈ Mn (R) toute matrice B ∈ Mn (R)
vérifiant AB = BA, A = ABA et B = BAB. Pour toute matrice A ∈ Mn (R), on note a
l’endomorphisme canoniquement associé.
1. Soit A ∈ Mn (R) telle que rg (a2 ) = rg (a). Montrer que Rn = Ker a ⊕ Im a.
On poser = rg (a). Montrer qu’il existe C ∈ GLr (R) et P ∈ GLn (R) telles que A =
C 0 −1
P P .
0 0
2. Montrer que A ∈ Mn (R) admet un pseudo-inverse si et seulement si rg (a2 ) = rg (a).
3. Soient A ∈ Mn (R) admettant un pseudo-inverse B ∈ Mn (R) et a, b les endomorphismes
canoniquement associés.
(a) Montrer que a ◦ b est un projecteur dont on précisera l’image et le noyau.
(b) Montrer que A admet un unique pseudo-inverse que l’on notera A+ .
(c) Montrer que A+ est un polynôme en A.
Exercice 3. Soit A ∈ Mn (R). Notons V = M ∈ Mn (R), AM = M AT .
1. Montrer que dim V > n.
2. Donner un exemple de matrice A telle que dim V = n.
Exercice 4. Soient n un entier impair et A ∈ Mn (Z). Pour (a, b) ∈ Z2 , on pose M = aA + bAT .
Montrer que le déterminant de M est un entier divisible par a + b.
1
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n
(
X
d
Exercice 5. Si P = a0 +a1 X+· · ·+ad X ∈ R[X], on définit l’application fP : Q 7−→ ak Q(k)
k=0
1. à quelle condition sur le polynôme P l’application fP est-elle un isomorphisme ?
2. L’application Φ : P 7−→ fP est-elle un isomorphisme ?
Exercice 6. Soient A et B dans Mn (C) telles que rg (A) = rg (B) et A2 B = A.
1. Montrer que Ker (A) = Ker (B) = Ker (A2 ).
2. Montrer que Cn = Im (A) ⊕ Ker (A) = Im (B) ⊕ Ker (B).
3. Montrer que B 2 A = B.
Exercice 7. 1. Soient E un C-espace vectoriel de dimension finie et f un automorphisme de
E. On suppose que, pour tout x ∈ E, l’ensemble {f n (x) ; n ∈ N} est fini. Montrer qu’il
existe k ∈ N∗ tel que f k = idE .
2. On reprend la même question mais sans supposer que f est bijectif. Montrer qu’il existe
k, p ∈ N∗ tels que f k+p = f k .
Exercice 8. Déterminer toutes les matrices A ∈ M2 (C) qui sont semblables à leur carré.
Exercice 9. Soient E, F et G trois espaces vectoriels de dimension finie, u ∈ L (E, F ) et v ∈
L (F, G). Montrer que rg (v ◦ u) = rg u si et seulement si Im u ∩ Ker v = {0}.
Exercice 10. Soient E et F deux espaces vectoriels de dimension finie et u ∈ L (E, F ).
1. Montrer qu’il existe v ∈ L (F, E) tel que u ◦ v ◦ u = u.
2. Peut-on avoir la condition supplémentaire v ◦ u ◦ v = v ?
Exercice 11. Soit Φ ∈ L (Mn (R), R).
1. On suppose que ∀(A, B) ∈ Mn (R)2 , Φ(AB) = Φ(BA). Montrer que Φ est proportionnelle
à la trace.
2. On suppose que ∀A ∈ Mn (R), ∀P ∈ GLn (R), Φ(P −1 AP ) = Φ(A). Montrer que Φ est
proportionnelle à la trace.
Exercice 12. Soient E et F deux K–espaces vectoriels de dimension finie. Soient x ∈ E et y ∈ F .
Donner une condition nécessaire et suffisante sur (x, y) pour qu’il existe f ∈ L (E, F ) tel que
f (x) = y.
Exercice 13. On considère la suite de fonctions (Jn ) définie par :
4
sin((n + 1)t/2)
Jn (t) = cn ,
sin(t/2)
Z π
avec cn tel que Jn (t) dt = 1. Soit g une fonction continue sur R et 2π–périodique. On pose,
−π
pour h > 0,
ωg (h) = max |g(t) − g(s)|.
|t−s|<h
Z π
Enfin, on définit, pour n ∈ N et x ∈ R , Tn,g (x) = Jn (x − t)g(t) dt.
−π
Z π
a
1. Montrer qu’il existe a > 0 tel que : ∀n ∈ N, |t| Jn (t) dt 6 . Ind. On pourra
−π n+1
π 2t
utiliser le résultat suivant : ∀t ∈ [0, ], 6 sin t 6 t.
2 π
2
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2. Montrer qu’il existe b > 0 tel que :
b
∀n ∈ N, ∀h > 0, sup |Tn,g (x) − g(x)| 6 ωg (h) + ·
x∈R (n + 1)h
3. Soit (vn ) une suite convergeant vers 0. Montrer que ωg (vn ) tend vers 0 quand n → +∞.
4. Montrer que la suite (Tn,g )n∈N converge uniformément vers g sur R.
Exercice 14. Soit n ∈ N avec n > 2. Soit Φ un automorphisme de Mn (C) tel que ∀A, B ∈
Mn (C), Φ(AB) = Φ(A)Φ(B).
1. Déterminer Φ(In ).
2. Soit i ∈ {1, . . . , n}. Montrer que Φ(Ei,i ) est un projecteur de rang 1.
3. Soit Ui ∈ Im Φ(Ei,i ) \ {0}. Montrer que (U1 , . . . , Un ) est une base de Cn .
Exercice 15. Pour quels n ∈ N∗ existe-t-il deux matrices A, B ∈ GLn (R) telles que AB + BA =
0?
Exercice 16. Si M = (mi,j )16i,j6n est dans Mn (C), on pose M = (mi,j )16i,j6n .
1. Soit M ∈ Mn (C). Montrer que det(M ) = det(M ).
2. Existe-t-il une base de Mn (C) constituée de matrices inversibles ?
3. Soit M ∈ Mn (C). Montrer que det(In + M M ) appartient à R.
Mines-Ponts
Exercice 17. Soit n ∈ N. Pour tout j ∈ {0, 1, . . . , n}, on pose Sj = X j (1 − X)n−j .
1. Exprimer P , la matrice de la famille (Sj )06j6n dans la base canonique de Rn [X].
2. Montrer que la famille (Sj )06j6n est une base de Rn [X].
3. Calculer P −1 .
Exercice 18. Soit u un endomorphisme dun espace vectoriel E.
1. On suppose u ◦ u = 0. Montrer que Im u ⊂ Ker u. La réciproque est-elle vraie ?
2. On sintéresse au cas particulier où E = R2 . Déterminer toutes les matrices vérifiant A2 = 0.
Exercice 19. Existe-t-il M ∈ M3 (C) telle que
0 0 0
M 2 = 1 0 0 ?
0 1 0
Exercice 20. Soit f : Mn (R) → R une fonction. Montrer léquivalence des deux assertions sui-
vantes :
i) il existe ϕ : R → R croissante telle que ∀A ∈ Mn (R), f (A) = ϕ(rg (A)) ;
ii) pour toutes matrices A et B appartenant à Mn (R), f (AB) 6 min(f (A), f (B)).
Exercice 21. Soient E un espace vectoriel sur K = R ou C, et u et v deux endomorphismes de
E qui commutent. On suppose que Ker (u) ∩ Ker (v) = {0}.
1. Pour (a, b) ∈ K2 tel que a 6= b, montrer que Ker (u − av) ∩ Ker (u − bv) = {0}.
2. Si a1 , . . . , an sont des scalaires distincts, montrer que la somme des sous-espaces vectoriels
Ker (u − ak v) pour k ∈ {1, . . . , n} est directe.
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Exercice 22. Soient E un R–espace vectoriel et f ∈ L (E). Montrer que Im f = Im f 2 si et
seulement si E = Im f + Ker f .
Exercice 23. Soit E un K-espace vectoriel de dimension n ∈ N∗ . Soit (ek )k∈[[1,n]] une famille de
vecteurs de E et Φ : u ∈ L(E) 7→ (u(ek ))k∈[[1,n]] ∈ E n .
1. Montrer que Φ est linéaire.
2. Montrer que Φ est un isomorphisme si et seulement si (ek )k∈[[1,n]] est une base de E.
Exercice 24. 1. Soit C ∈ Mn (K). On suppose que ∀M ∈ Mn (K), det(C + M ) = det(M ).
Montrer que C = 0.
2. Soient A et B dans Mn (K). On suppose que ∀M ∈ Mn (K), det(A + M ) = det(B + M ).
Montrer que A = B.
3. Soient A et B dans Mn (K). On suppose que ∀M ∈ Mn (K), det(A + M ) = det(B + M > ).
Montrer que A = B > .
Centrales
Exercice 25. Soit F un sous-espace vectoriel de Mn (K) tel que toute matrice non nulle de F
soit inversible.
1. On suppose K = C. Montrer que pour tout couple de matrices (A, B) avec A inversible, il
existe un scalaire α tel que αA − B ne soit pas inversible. En déduire que dim(F ) ≤ 1.
2. On suppose K = R. Que peut-on dire de F si n est impair ? Pour n = 2, donner un exemple
avec F de dimension 2. Montrer que, si n est pair, la dimension de F ne peut excéder n.
Exercice 26. 1. Soit Q ∈ R[X] tel que Q(X) + Q(X + 1) = 0. Montrer que Q = 0.
2. Soit n ∈ N. Montrer quil existe un unique Pn ∈ R[X] tel que Pn (X) + Pn (X + 1) = X n .
3. Soit n ∈ N∗ . Déterminer une relation entre Pn0 et Pn−1 .
4. Soit n ∈ N∗ . Exprimer Pn (X + 1) à laide de P0 , P1 , . . . , Pn−1 . En déduire une relation de
récurrence entre P0 , P1 , . . . , Pn .
Exercice 27. Soient E un espace vectoriel de dimension n > 1 et S l’ensemble des sous-espaces
vectoriels de E.
1. Soient F et F 0 dans S \ {E}. Montrer que F ∪ F 0 6= E.
2. Soient H et H 0 deux hyperplans de E. Montrer qu’il existe D ∈ S tel que H ⊕D = H 0 ⊕D =
E.
3. Soit d : S 7→ N vérifiant : d(E) = n et ∀F, F 0 ∈ S, F ∩ F 0 = {0} =⇒ d(F + F 0 ) =
d(F ) + d(F 0 ). Montrer que ∀F ∈ S, d(F ) = dim(F ).
Exercice 28. Soient A ∈ Mn (R) telle que A2 = A et ϕ l’endomorphisme de Mn (R) défini par :
∀M ∈ Mn (R), ϕ(M ) = AM + M A. Déterminer la trace et le déterminant de ϕ.
Exercice 29. Soient A et X dans Mn (C). On suppose que A est de rang 1.
Montrer que det(A + X)det(A − X) 6 det(A)
Exercice 30. Soit A ∈ Mn (R) antisymétrique. Montrer que, pour tout α ∈ R, det(In +αA2 ) > 0.
Exercice 31. 1. Soit C ∈ Mn (K). On suppose que ∀M ∈ Mn (K) det(C + M ) = det(M ).
Montrer que C = 0
2. Soient A et B dans Mn (K). on suppose que ∀M ∈ Mn (K) det(A + M ) = det(B + M )
Montrer que A = B.
3. Soient A et B dans Mn (K). On suppose que ∀M ∈ Mn (K) det(A + M ) = det(B + M T )
Montrer que A = B T .
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Autres
Z x+a 32. Soient a > 0 et Sa : C (R, R) → C (R, R) l’application qui à f associe Sa (f ) : x 7→
0 0
Exercice
1
f (t) dt.
2 x−a
πt
1. Soit f : t 7→ sin( ). Calculer Sa (f ).
a
2. Soit f ∈ C 0 (R, R). Montrer que Sa (f ) est de classe C 1 .
3. Montrer que Sa n’est ni injective ni surjective.
4. Soit n ∈ N. Montrer que Sa induit un endomorphisme sur Rn [X], noté sa .
5. Montrer que sa est un automorphisme.
6. Montrer que dans une base bien choisie, la matrice de sa est triangulaire supérieure.
Exercice 33. Soient E un espace vectoriel de dimension finie, V1 , . . . , Vn des sous-espaces vec-
Xn Xn−1
toriels de E. Montrer que la somme Vk est directe si et seulement si Vk est directe et
k=1 k=1
Xn−1
( Vk ) ∩ Vn = {0}.
k=1
Exercice 34. Soient E un K–espace vectoriel et f ∈ L(E).
1. On suppose que f est surjective. Montrer que f 2 est surjective.
2. On suppose que f 3 = f . Montrer que si f est injective alors f est surjective. Montrer que
si f est surjective, alors f est injective.
Exercice 35. Soient A et X dans Mn (C). On suppose que A est de rang 1.
Montrer que det(A + X)det(A − X) 6 det(A)
Exercice 36. Soit A ∈ Mn (R) antisymétrique. Montrer que, pour tout α ∈ R, det(In +αA2 ) > 0.
Exercice 37. 1. Soit C ∈ Mn (K). On suppose que ∀M ∈ Mn (K) det(C + M ) = det(M ).
Montrer que C = 0
2. Soient A et B dans Mn (K). on suppose que ∀M ∈ Mn (K) det(A + M ) = det(B + M )
Montrer que A = B.
3. Soient A et B dans Mn (K). On suppose que ∀M ∈ Mn (K) det(A + M ) = det(B + M T )
Montrer que A = B T .
Exercice 38. Déterminant de Hurwitz Soit (a1 , ..., an , x) ∈ Rn+1 , calculer
x + a1 x ... x
.. ..
x x + a2 . .
.. .. ..
. . . x
x ... x x + an
Exercice 39. Soit (a1 , ..., an ) ∈ Rn , calculer
1 2(1 + a1 ) . . . n(an−2
1 + an−1
1 )
n−2 n−1
1 2(1 + a2 ) . . . n(a2 + a2 )
.. .. .. ..
. . . .
1 2(1 + an ) . . . n(an + an−1
n−2
n )
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Exercice 40. Déterminant tridiagonal Calculer pour z ∈ C∗
1
z+ 1 0 ... 0
z
1 .. ..
1 z+ 1 . .
z
.. ..
0 1 . . 0
.. .. .. ..
. . . . 1
1
0 ... 0 1 z+
z
Exercice 41. Soit (a1 , ..., an ) ∈ Rn et A = (ai,j )(i,j)∈J1,nK où ai,j = sin(ai + aj )
Calculer le det(A).