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La loi du 13 juillet 1983 reconnaît divers droits aux agents territoriaux, incluant le droit à une rémunération, à la protection fonctionnelle, et à la formation tout au long de leur carrière. Les agents bénéficient également de droits liés à leur statut de citoyen, tels que la non-discrimination, le droit syndical, et le droit de grève, bien que ce dernier soit encadré par des conditions spécifiques. Des lois récentes ont élargi ces droits et introduit des mécanismes pour assurer la continuité des services publics en cas de grève.

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La loi du 13 juillet 1983 reconnaît divers droits aux agents territoriaux, incluant le droit à une rémunération, à la protection fonctionnelle, et à la formation tout au long de leur carrière. Les agents bénéficient également de droits liés à leur statut de citoyen, tels que la non-discrimination, le droit syndical, et le droit de grève, bien que ce dernier soit encadré par des conditions spécifiques. Des lois récentes ont élargi ces droits et introduit des mécanismes pour assurer la continuité des services publics en cas de grève.

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Vidéo 18

Les droits des agents territoriaux

Mise à jour : août 2019

La loi du 13 juillet 1983 reconnaît aux agents territoriaux, qu’ils soient fonctionnaires ou
contractuels, différents droits. Ces droits ont trait à l’exercice de leurs fonctions et à leur
articulation avec leur qualité de citoyen.

Au titre des droits reconnus dans l’exercice des fonctions, figure le droit à rémunération. Les
agents publics ont droit, après service fait, à une rémunération comprenant le traitement,
l’indemnité de résidence, le supplément familial de traitement, la nouvelle bonification
indiciaire uniquement pour les fonctionnaires et, enfin, les diverses primes et indemnités
qu’une collectivité peut prévoir dans le cadre du régime indemnitaire.

Il s’agit d’une garantie fondamentale reconnue par l’article 20 de la loi du 13 juillet1983.

Parmi les autres droits accordés aux agents territoriaux, figure le droit à la protection prévu à
l’article 11 de la loi du 13 juillet 1983. Les agents publics bénéficient d’un droit à la protection
fonctionnelle contre les tiers et l’arbitraire de l’administration. La collectivité publique est
tenue de les protéger contre les menaces, violences, voies de fait, injures, diffamations ou
outrages dont ils pourraient être victimes à l’occasion de l’exercice de leurs fonctions et
réparer le préjudice qui en résulte.

Il est important de noter que la loi du 20 avril 2016, relative à la déontologie et aux droits et
obligations des fonctionnaires a élargi le champ de la protection fonctionnelle non plus
simplement aux seuls agents territoriaux, mais aussi à leur entourage proche.

Troisième droit, c’est le droit à la formation prévu aux articles 22 et suivants de la loi du 13
juillet 1983. Les agents publics ont le droit à une formation tout au long de leur vie
professionnelle. Ce droit favorise leur développement professionnel et personnel, facilite leur
parcours professionnel, leur mobilité et leur promotion ainsi que l'accès aux différents niveaux
de qualification professionnelle existants. Il permet l'adaptation aux évolutions prévisibles des
métiers. Il concourt à l'égalité d'accès aux différents grades et emplois, en particulier entre
femmes et hommes, et à la progression des personnes les moins qualifiées. Les fonctionnaires
peuvent également bénéficier de périodes de professionnalisation comportant des actions
de formation en alternance et leur permettant soit d'exercer de nouvelles fonctions au sein
d'un même cadre d'emplois, soit d'accéder à un autre cadre d'emplois. Tout agent peut
bénéficier, à sa demande, d'un accompagnement personnalisé destiné à l'aider à élaborer
et mettre en œuvre son projet professionnel, notamment dans le cadre du conseil en
évolution professionnelle.

Au titre des garanties apportées agents publics en tant que citoyens, ceux-ci bénéficient du
principe de non-discrimination. Ainsi, la liberté d’opinion est garantie pour les agents publics,
aucune distinction directe ou indirecte ne peut être opérée entre les agents en fonction de
leur sexe, de leur opinion politique, syndicale, philosophique ou religieuse, de leur origine, de
leur orientation sexuelle, de leur âge, de leur patronyme, de leur état de santé, de leur
apparence physique, de leur handicap ou de leur appartenance ou de leur non-
appartenance vraie ou supposée à une ethnie ou à une race. Ce sont les articles 6 et 6 bis
de la loi du 13 juillet 1983 qui le garantissent.

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Vidéo 18
Les droits des agents territoriaux

Mise à jour : août 2019

Autre droit essentiel dont disposent les agents publics, c’est le droit syndical et la liberté
syndicale garantis par les articles 8 et 8 bis de la loi du 13 juillet 1983. Les agents publics
peuvent créer des syndicats et y adhérer librement. En particulier, les organisations syndicales
de fonctionnaires ont qualité pour participer au niveau national à des négociations relatives
à l'évolution des rémunérations et du pouvoir d'achat des agents publics avec les
représentants du Gouvernement. Au niveau local ils défendent les intérêts matériels et
moraux des agents.

Les agents territoriaux se voient garantir l’exercice du droit de grève, par l’article 10 de la loi
du 13 juillet 1983. La jurisprudence Dehaene du 7 juillet 1950 a reconnu en effet le droit de
grève aux fonctionnaires. Ce droit doit cependant s’exercer dans certaines limites légales.
Ainsi, l’administration peut imposer le maintien, dans certains cas, d’un service minimum. A
noter que, si les agents territoriaux peuvent exercer ce droit, une retenue sur salaire
proportionnelle à la durée de la grève doit leur être appliquée au nom du service non fait.

La loi du 6 août 2019, dite de transformation de la fonction publique, entend encadrer


davantage l’exercice du droit de grève, paradoxalement uniquement au sein de services
publics locaux non régaliens. Pour ce faire, elle a introduit un article 7-2-1 dans la loi du 26
janvier 1984.
Celui-ci prévoit que l’autorité territoriale et les organisations syndicales qui disposent d’au
moins un siège dans les instances au sein desquelles s’exerce la participation des
fonctionnaires peuvent engager des négociations en vue de la signature d’un accord visant
à assurer la continuité des services publics dans les secteurs des déchets, transport, personnes
âgées, petite enfance, périscolaire, restauration.

A défaut d’accord, pour instaurer, dans ces services, un service minimum, l’organe
délibérant détermine les conditions de ce service minimum.

Les agents concernés ont, désormais, de déclarer :


- leur intention d'être grévistes au plus tard 48 h avant leur participation ;
- leur décision de reprendre leur service ou de se désister 24h avant la reprise ou le
désistement.
En outre, des sanctions disciplinaires peuvent être prises en cas de manquement à leurs
obligations de déclaration.

Parmi les droits liés au caractère de citoyen des agents publics, ces derniers bénéficient de
droits sociaux, d’un droit à la participation par l’intermédiaire de leurs délégués élus dans les
organes consultatifs, à l’organisation et au fonctionnement des services publics, à
l’élaboration des règles statutaires et à l’examen de certaines décisions individuelles relatives
à la carrière. C’est ce qui fonde, notamment, l’existence d’instances telles que les
commissions administratives paritaires ou les comités techniques, ainsi que les futurs comités
sociaux territoriaux, prévus par la loi du 6 août 2019, précitée.

A noter enfin la loi du 20 avril 2016, précitée a reconnu aux agents territoriaux, le droit de
consulter un référent déontologue lorsqu’ils s’interrogent sur des problématiques liées à leur
activité et au rapport de cette activité avec les règles déontologiques. La même loi ayant,
par ailleurs, créé des règles destinées à protéger, à l’instar des victimes de harcèlement, les
lanceurs d’alerte.

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