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Continuation Cession Liquidation

Le document traite des solutions possibles à la fin d'une procédure judiciaire pour une entreprise, notamment le plan de redressement (continuation ou cession) et la liquidation judiciaire. Il détaille les mesures à prendre pour le plan de continuation, y compris les modifications de l'activité, du capital social et les obligations envers les créanciers, ainsi que les modalités de cession d'actifs. Enfin, il aborde les conséquences de la cession sur les créanciers et les obligations du cessionnaire.

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Continuation Cession Liquidation

Le document traite des solutions possibles à la fin d'une procédure judiciaire pour une entreprise, notamment le plan de redressement (continuation ou cession) et la liquidation judiciaire. Il détaille les mesures à prendre pour le plan de continuation, y compris les modifications de l'activité, du capital social et les obligations envers les créanciers, ainsi que les modalités de cession d'actifs. Enfin, il aborde les conséquences de la cession sur les créanciers et les obligations du cessionnaire.

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SOLUTIONS DE LA PROCEDURE

Introduction
La procédure peut prendre fin sur deux solutions possibles prononcées par le tribunal. Si l’entreprise a de
grandes chances de survie elle pourra obtenir un plan de redressement. Ce plan peut prendre deux formes,
très différentes, soit un plan de continuation, soit un plan de cession totale ou partielle de l’entreprise
(art.545, [Link]). Si aucun redressement n’est possible et qu’il n’est pas possible de maintenir l’activité, le
tribunal ne pourra que prononcer la liquidation judiciaire.
Plan de redressement : Plan de continuation ou plan de cession

Section I : Plan de continuation


L’article 624 alinéa 1er du Code de commerce prévoit que le tribunal décide, sur le rapport de l’syndic, la
continuation de l’entreprise lorsqu’il existe des possibilités sérieuses de redressement et de règlement du
passif pour une durée qui ne dépasse pas 10 ans.
Cette continuation ne se fera pas sans une série de mesures qui vont toucher au patrimoine de l’entreprise,
aux statuts de l’entreprise sociale, aux créanciers.

§/I : Mesures touchant au patrimoine de l’entreprise

A-L’inaliénabilité de certains biens


Le tribunal a la possibilité, dans le jugement arrêtant le plan de continuation, de décider que certains biens
qu’il estime indispensables à la continuation de l’entreprise ne pourront être aliénés pendant une durée qu’il
fixe (C. com. art. 626, al. 1er).
Cette inaliénabilité, doit-faire l’objet d’une publicité afin d’avertir les tiers au registre de commerce du greffe
du tribunal (C. com., art. 626, al. 3).
Si le débiteur ne respecte pas ces dispositions, la sanction est la nullité absolue, car à la demande de tout
intéressé, présentée dans le délai de trois ans à compter de la conclusion de l’acte ou de sa publicité s’il y est
soumis (C. com., art. 626, al. 2).

B- Les modifications de l’activité


L’article 624 du Code de commerce prévoit, dans son alinéa 4, que le tribunal peut aménager l’activité de
l’entreprise soit en arrêtant, soit en ajoutant, soit en cédant certaines branches d’activité.

§/II : Mesures touchant aux statuts de l’entreprise


A-Mesures touchant le capital social
L’article 599 du code de commerce précise que : « Lorsque le syndic envisage de proposer au tribunal un
plan de continuation prévoyant une modification du capital, il demande au conseil d'administration, au
directoire ou au gérant, selon le cas, de convoquer l'assemblée générale extraordinaire ou l'assemblée des
associés. En cas de besoin, le syndic peut convoquer lui-même l'assemblée dans les formes prévues par les
statuts.

B- Mesures touchant les dirigeants sociaux


L’article 600 indique que : « Lorsque la survie de l'entreprise le requiert, le tribunal sur la demande du
syndic ou d'office peut subordonner l'adoption du plan de redressement de l'entreprise au remplacement d'un
ou plusieurs dirigeants.
A cette fin, le tribunal peut prononcer l'incessibilité des actions, parts sociales, certificats de droit de vote
détenus par un ou plusieurs dirigeants de droit ou de fait, rémunérés ou non, et décider que le droit de vote y
attaché sera exercé pour une durée qu'il fixe par un mandataire de justice désigné à cet effet
C-Mesures touchant aux créanciers
a-Paiement des créanciers
D’après l’article 630 al.1, le tribunal donne acte des délais et remises accordés par les créanciers au cours de
la consultation. Ces délais et remises peuvent, le cas échéant, être réduits par le tribunal.
Pour les autres créanciers, le tribunal impose des délais uniformes de paiement sous réserve, en ce qui
concerne les créances à terme, des délais supérieurs stipulés par les parties avant l'ouverture de la procédure.
Ces délais peuvent excéder la durée du plan. Le premier paiement doit intervenir dans le délai d'un an (art.
630 al.2).

b-Paiement en cas de vente d’un bien grevé d’inscriptions


Article 632 : En cas de vente d'un bien grevé d'un privilège spécial, d'un nantissement ou d'une hypothèque,
les créanciers bénéficiaires de ces sûretés ou titulaires d'un privilège général, sont payés sur le prix après le
paiement des créanciers qui les priment.

§/III : Inexécution du plan de continuation


Résolution du plan
L’article 634 précise que: Si l'entreprise n'exécute pas ses engagements fixés par le plan, le tribunal peut
d'office ou à la demande d'un créancier et après avoir entendu le syndic, prononcer la résolution du plan et
décider la liquidation judiciaire de l'entreprise.

SECTION II : PLAN DE CESSION


§/I : Fondements et origines
Article 635 : La cession a pour but d'assurer le maintien d'activités susceptibles d'exploitation autonome, de
tout ou partie des emplois qui y sont attachés et d'apurer le passif. Elle peut être totale ou partielle.

§/II : Modalités de la cession


A-Procédure de la cession
Art 598 Dès l’ouverture de la procédure collective, les tiers à l’entreprise peuvent proposer des offres pour
assurer le maintien de l’activité. Ces offres, une fois déposées, ne peuvent être modifiées ni retirées après
le dépôt du rapport du syndic, et Elle lie son auteur jusqu'à la décision du tribunal arrêtant le plan à condition
que cette dernière intervienne dans le mois du dépôt du rapport. Le syndic annexe ces offres à son rapport et
en fait l’analyse.

Les dirigeants de l’entreprise et leurs proches parents (jusqu’au 2ᵉ degré) ne peuvent pas présenter
d’offre, même par personne interposée.

1-Délai de dépôt de l’offre


L’offre doit avoir été reçue par le syndic dans le délai qu’il a fixé (C. com., art. 604, al. 1er). Ce délai est
porté à la connaissance du représentant des créanciers et des contrôleurs.
Mais, le délai de dépôt de l’article 582 du code de commerce ne 144 fait pas obstacle aux modifications des
offres déposées dans un sens plus favorable aux objectifs de la loi.
Afin d’assurer le sérieux de l’examen des offres, le législateur de a prévu qu’un délai de quinze jours au
minimum doit s’étendre entre la réception d’une offre par le syndic et l’audience au cours de laquelle le
tribunal examine cette offre, sauf en cas d’accord entre les parties, c’est-à-dire le débiteur, et les contrôleur
2-Contenu de l’offre
Le contenu de l’offre a été minutieusement prévu par le législateur. L’offre doit comporter un minimum
d’indication qui sont les suivantes :
Toute offre comporte l'indication :
1) des prévisions d'activité et de financement ;
2) du prix de cession et de ses modalités de règlement ;
3) de la date de réalisation de la cession ;
4) du niveau et des perspectives d'emploi justifiés par l'activité considérée ;
5) des garanties souscrites en vue d'assurer l'exécution de l'offre ;
6) des prévisions de vente d'actifs au cours des deux années suivant la cession

B-Rôle du tribunal
La décision est prise par le tribunal et son rôle est important.
Une fois suffisamment éclairé, il doit, aux termes de l’article 637 retenir « l’offre qui permet dans les
meilleures conditions d’assurer le plus durablement l’emploi attaché à l’ensemble cédé et le paiement des
créanciers ».
C-Rôle du syndic
En ce qui concerne la réalisation de la cession, elle est laissée aux soins de le syndic qui acquiert, dans le
jugement, les pouvoirs nécessaires à la conclusion des actes de cession. Dans l’attente de cette réalisation, le
syndic peut, sous sa responsabilité, confier au cessionnaire la gestion de l’entreprise cédée

§/III : Objet de la cession


Actifs cédés
La cession porte sur un ensemble d’actifs destinés à l’exploitation. Cet ensemble comporte des biens et des
contrats.
1-Biens cédés
Le tribunal doit déterminer la liste des biens dont il ordonne la cession au repreneur Il s’agit des biens
affectés à l’exploitation et à l’activité cédée, à l’exclusion de tout autre
2-Contrats cédés
En principe, en application de l’effet relatif des contrats, le cessionnaire n’est pas tenu de respecter les
contrats passés par le débiteur. Néanmoins, par une innovation remarquée, le législateur a prévu la cession
forcée au repreneur des contrats nécessaires au maintien de l’activité (C. com., art.606, al. 2).

§/IV : Situation des créanciers


A-Conséquences de la cession
Le prononcé de la cession va entraîner certaines conséquences sur la situation des créanciers.

B-Situation générale des créanciers


1-Exigibilités des créances
Le jugement qui prononce le plan de cession rend exigibles toutes les créances non échues (C. com.,
art.647), ce qui est une mesure logique, les créanciers n’ayant aucune raison d’attendre leur paiement.

2-Situations des créanciers inscrits


Article 648
Lorsque la cession porte sur des biens grevés d’un privilège spécial, d’un nantissement ou d’une hypothèque,
une quote-part du prix est affectée par le tribunal à chacun de ces biens pour la répartition du prix et
l’exercice du droit de préférence.

3-Traitement de faveur
Certains créanciers bénéficient toutefois d’un traitement de faveur. Il s’agit des créanciers titulaires de
sûretés réelles spéciales lorsque leur sûreté garantit le crédit qui a servi au financement du bien inclus dans la
cession. En ce cas, la charge future des dettes garanties est transmise au cessionnaire, qui devra l’assumer en
plus du prix de cession.

§/V : Obligations du cessionnaire et sanctions


Plusieurs obligations pèsent sur le cessionnaire. Il a tout d’abord celle de payer le prix.

A-Obligations du cessionnaire
Article 642
Tant que le prix de cession n’est pas intégralement payé, le cessionnaire ne peut, à l’exception des stocks,
aliéner, donner en garantie ou donner en location-gérance les biens corporels ou incorporels qu’il a acquis.
Leur aliénation totale ou partielle, leur affectation à titre de sûreté, leur location gérance peuvent être
autorisées par le tribunal sur rapport du syndic. Le tribunal doit tenir compte des garanties offertes par le
cessionnaire.
Article 643
Le tribunal peut assortir le plan de cession d’une clause rendant inaliénable pour une durée qu’il fixe tout ou
partie des biens cédés.
Article 644
Tout acte passé en violation des deux articles précédents, est annulé à la demande de tout intéressé présentée
dans le délai de trois ans à compter de la conclusion de l’acte ou de sa publication lorsque celle-ci est requise
par la loi

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