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MARXISME

Le marxisme, fondé par Karl Marx et Friedrich Engels, est une théorie socio-économique et politique qui critique le capitalisme et prône la propriété collective des moyens de production. Il repose sur des concepts clés tels que la lutte des classes, le matérialisme historique et la plus-value, et envisage une révolution du prolétariat pour établir une société sans classes. Bien qu'il ait inspiré de nombreux mouvements et révolutions, le marxisme a également été critiqué pour ses échecs historiques et son approche parfois réductrice des phénomènes sociaux.

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MARXISME

Le marxisme, fondé par Karl Marx et Friedrich Engels, est une théorie socio-économique et politique qui critique le capitalisme et prône la propriété collective des moyens de production. Il repose sur des concepts clés tels que la lutte des classes, le matérialisme historique et la plus-value, et envisage une révolution du prolétariat pour établir une société sans classes. Bien qu'il ait inspiré de nombreux mouvements et révolutions, le marxisme a également été critiqué pour ses échecs historiques et son approche parfois réductrice des phénomènes sociaux.

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LAZEEZ OYINDAMOLA HALIMAT

228781
EUROPEAN STUDIES
ESF 413

Question: Qu’entendez-vous par le Marxisme?


Le Théorie du Marxisme
Quel est le marxisme?

Le marxisme est une théorie socio-économique et politique fondée au


XIXe siècle par Karl Marx et Friedrich Engels. Elle repose sur une
critique radicale du capitalisme et propose une nouvelle organisation
sociale basée sur la propriété collective des moyens de production. Le
marxisme est à la fois une philosophie, une théorie économique et une
idéologie politique.

Marx et Engels ont développé leur pensée dans un contexte


d’industrialisation rapide, d’inégalités croissantes et de luttes ouvrières
en Europe. Leur ouvrage le plus célèbre, Le Manifeste du Parti
communiste (1848), résume les grandes lignes de leur pensée
révolutionnaire. Le marxisme ne se limite cependant pas à cet ouvrage :
Le Capital (1867), œuvre majeure de Marx, développe une critique
approfondie de l’économie capitaliste.

Le marxisme repose sur plusieurs concepts centraux : la lutte des


classes, la dialectique, le matérialisme historique, la plus-value,
l’aliénation et la révolution. Ces notions seront examinées dans les
pages suivantes.
Le Matérialisme Historique.
Le matérialisme historique est la méthode développée par Marx pour
analyser l’évolution des sociétés humaines. Contrairement aux
idéologies idéalistes (comme celles de Hegel), qui pensent que l’histoire
est guidée par les idées, Marx affirme que ce sont les conditions
matérielles (économie, technologie, rapports de production) qui
déterminent l’évolution des sociétés.

Chaque société est fondée sur une infrastructure économique (les forces
productives et les rapports de production) qui conditionne la
superstructure (les institutions politiques, le droit, la culture, la religion).
Lorsque les forces productives se développent au point de devenir
incompatibles avec les rapports de production existants, une
transformation sociale s’impose : c’est la lutte des classes qui provoque
cette révolution.

Par exemple, la fin du féodalisme et l’émergence du capitalisme ont été


rendues possibles par des transformations économiques et des conflits
sociaux profonds. De même, Marx prédit que le capitalisme engendrera
sa propre fin en raison de ses contradictions internes.

La Lutte des Classes


Pour Marx, l’histoire de toute société jusqu’à nos jours est l’histoire de la
lutte des classes. Cette lutte oppose deux groupes fondamentaux : ceux
qui possèdent les moyens de production (terre, usines, capital) et ceux
qui ne possèdent que leur force de travail.
Sous le capitalisme, les deux classes principales sont :

● La bourgeoisie : La classe dominante qui possède les moyens de


production.

● Le prolétariat : La classe dominée qui vend sa force de travail pour


survivre.

Le capitalisme fonctionne grâce à l’exploitation du travail du prolétariat


par la bourgeoisie. Cette exploitation est source d’inégalités, de misère
sociale, mais aussi de contradictions économiques. Le marxisme
considère que cette opposition finira par engendrer une révolution du
prolétariat, qui renversera la bourgeoisie et instaurera une société sans
classes.

La lutte des classes ne se manifeste pas uniquement par des


révolutions. Elle peut aussi prendre la forme de grèves, de luttes
syndicales, de mouvements sociaux, ou encore de réformes
progressistes arrachées par la pression populaire.

La Théorie de la Valeur et de la Plus-Value


Au cœur de la critique économique de Marx se trouve la théorie de la
plus-value. Marx reprend la théorie de la valeur-travail (développée par
Adam Smith et Ricardo), selon laquelle la valeur d’un bien est
déterminée par la quantité de travail nécessaire à sa production.

Selon Marx, les capitalistes paient aux ouvriers un salaire équivalent à la


valeur de leur force de travail, mais extraient d’eux une quantité de
travail supérieure à ce qu’ils paient. Cette différence constitue la plus-
value, qui est la source du profit capitaliste.

Exemple : un ouvrier produit pour 100 € de marchandises en une


journée, mais son salaire journalier n’est que de 30 €. La plus-value
extraite est donc de 70 €, captée par le capitaliste.
Cette exploitation crée une accumulation du capital dans les mains de
quelques-uns, tout en appauvrissant les masses. Le système tend à la
concentration des richesses et à l’instabilité économique (crises de
surproduction, chômage, etc.), ce qui contribue à préparer les conditions
de son effondrement.

L’Aliénation et l’Humanisme de Marx


Marx développe aussi une critique philosophique du capitalisme à
travers le concept d’aliénation. Dans le système capitaliste, les
travailleurs sont aliénés parce qu’ils sont séparés :

● Leur produit (qui ne leur appartient pas).

● Leur acte de travail (répétitif, déshumanisant).

● Leur essence humaine (créativité, autonomie).

● Les autres hommes (la concurrence remplace la solidarité).

Le travail, qui devrait être une activité libre et épanouissante, devient


une contrainte, une souffrance. Le capitalisme transforme les relations
humaines en rapports marchands, où tout — y compris le travail humain
— est réduit à une marchandise.

Pour Marx, le communisme est une libération de cette aliénation. Dans


une société sans classes, les individus pourront s’épanouir pleinement,
développer leurs talents, et participer collectivement aux décisions
économiques et politiques.

La Révolution et la Dictature du Prolétariat

Marx ne croyait pas à un changement pacifique du capitalisme vers le


communisme. Il considérait que seule une révolution pouvait abolir les
rapports de production capitalistes. Cette révolution devait être dirigée
par le prolétariat organisé, souvent à travers un parti révolutionnaire.
Après la révolution, une période de dictature du prolétariat serait
nécessaire : non pas une dictature au sens tyrannique, mais un pouvoir
politique transitoire destiné à écraser la résistance de l’ancienne classe
dominante et à organiser la nouvelle société. L’objectif final est la
disparition progressive de l’État et des classes sociales.

Le communisme selon Marx est une société sans État, sans classes, où
les moyens de production sont détenus collectivement et où chacun
contribue selon ses capacités et reçoit selon ses besoins.

Héritage et Critiques du Marxisme.


Le marxisme a profondément marqué le XXe siècle, inspirant de
nombreuses révolutions (Russie, Chine, Cuba) et mouvements
politiques. Il a donné naissance à diverses écoles de pensée :
marxisme-léninisme, trotskisme, maoïsme, marxisme occidental, etc.

Cependant, le marxisme a aussi été largement critiqué, tant par des


penseurs libéraux que par des intellectuels de gauche. Parmi les
critiques :

● L’échec des régimes communistes, souvent autoritaires et


répressifs.

● La surestimation du rôle de l’économie dans l’explication des


phénomènes sociaux.

● La sous-estimation des libertés individuelles.

● L’absence de prise en compte de certaines dominations (genre,


race, écologie).

L’influence Du Marxisme D’aujourd’hui


1.Dans la pensée critique et universitaire
Le marxisme continue d’être une grille de lecture puissante pour
analyser les injustices sociales, les rapports de domination, et les effets
du capitalisme.
Exemples :

● Sociologie critique : Beaucoup de sociologues s’appuient sur des


concepts marxistes (classe sociale, domination, capital).

● Études culturelles : Les penseurs marxistes analysent comment la


culture sert à maintenir les structures de pouvoir (cf. Antonio
Gramsci et l’hégémonie culturelle).

● Philosophie contemporaine : Des philosophes comme Slavoj


Žižek, David Harvey ou Alain Badiou utilisent des outils marxistes
pour critiquer le néolibéralisme, le capitalisme globalisé, ou les
mécanismes d’aliénation modernes.

2. Dans les mouvements sociaux et politiques

Même si les partis communistes classiques ont décliné, les idées


marxistes sont réactivées dans les mouvements sociaux contemporains.

Ante-capitalisme

● Critiques du FMI, de la Banque mondiale, de la mondialisation


libérale.

● Réclament une répartition plus équitable des richesses, un


contrôle des multinationales, etc.

Mouvements pour la justice économique

● Lutte pour un salaire minimum, contre la précarité, pour les droits


des travailleurs.

● Grèves, syndicats radicaux et collectifs se réfèrent parfois


explicitement à Marx.

Intersectionnalité
● Certains courants féministes, antiracistes ou LGBTQ+ intègrent
une analyse marxiste des classes pour comprendre les
oppressions croisées : race, genre, classe sociale.

3. Dans l’analyse du capitalisme contemporain

Des penseurs marxistes continuent de critiquer la nature évolutive du


capitalisme, notamment :

● Le néolibéralisme (privatisation, dérégulation, austérité)

● La financiarisation de l’économie

● La crise écologique : certains parlent d’éco-marxisme, qui lie


l’exploitation des ressources naturelles à celle des travailleur

Malgré ces critiques, le marxisme reste un outil analytique puissant


pour comprendre les mécanismes d’exploitation, les inégalités sociales
et les contradictions du capitalisme. Il continue d’inspirer les
mouvements sociaux, les chercheurs en sciences humaines et les
critiques du néolibéralisme.

Le marxisme est bien plus qu’un projet révolutionnaire : c’est une


grille de lecture du monde. Il propose une vision globale et radicale de
l’histoire humaine, centrée sur les conflits économiques et les rapports
sociaux. Même si ses prédictions ne se sont pas toujours réalisées, il
demeure une référence majeure dans les sciences sociales et la critique
du capitalisme contemporain.

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