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Oeil Rouge Douleureux - FIFI

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L’ŒIL ROUGE DOULOUREUX Ophtalmologie – FARAH HOUKAN

L’œil rouge douloureux 1. Introduction


La survenue d'un œil rouge et/ou douloureux est un des
motifs les plus fréquents de consultation en
1. Introduction
ophtalmologie ; nécessitant un examen soigneux, et une
2. Orientation Diagnostic
thérapeutique adaptée.
3. Etiologies
On distingue plusieurs types de rougeur oculaire, qu'elle
 OEil rouge, douloureux, avec baisse d'acuité
soit massive, étendue ou localisée a la conjonctive
visuelle :
bulbaire comme dans l'hémorragie sous-conjonctivale,
 Les kératites :
pré-dominant au limbe cornéen : c'est le cercle
 Uvéites antérieures périkératique, ou encore dans les culs-de-sac
 La crise aigue de fermeture de l’anale irido- conjonctivaux. La rougeur oculaire peut rester isolée ou
cornéen. n'être qu'un symptôme associé a d'autres signes
 Œil rouge, douloureux sans BAV cliniques ophtalmologiques, voire généraux.
 Episclérite
 sclérite 2. Orientation Diagnostic
 Interrogatoire
Au cours de l'interrogatoire, on doit s'efforcer de faire
préciser :
- les antécédents ophtalmologiques et généreux, les
traitements éventuels (atropiniques, Aspirine,
anticoagulants) ;
- L'âge et la profession
- Les antécédents personnels généraux (HTA,
diabète...) et ophtalmologiques (crise aiguë par
fermeture de l'angle irido-cornéen, uvéite, kératite..)
- Les antécédents familiaux généraux et
ophtalmologiques
- Présence de signes associés : douleurs, baisse
d'acuité visuelle (signe alarmant devant un ORD),
larmoiement, photophobie, sécrétions.
- un contage (conjonctivite. kératoconjonctivite), une
récurrence (kératite herpétique), une pathologie
intercurrente;
- Les traitements habituels
- Le mode de vie : tabagisme, alcool, drogues
- Les allergies
- Le caractère unilatéral ou bilatéral
- Le mode de survenue (brutal ou progressif)
- Les facteurs déclenchant (accident de travail,
traumatisme oculaire...) : la notion de traumatisme
doit faire rechercher un corps etranger.
- La date d'apparition des troubles
- Le mode d'évolution
- La présence de signes associés
- Le retentissement socio-professionnel
- Dernier examen ophtalmologique
 Signes fonctionnels :
 Baisse de l'acuité visuelle
 Œil rouge
 Douleur+++
 Blépharospasme
 Larmoiement
 Examen clinique
‫ و هت هع َّو ُذوا بالله من علم ال ينف ُع‬،‫نافعا‬
ً ‫سلُوا للاه عل ًما‬
L'examen clinique ophtalmologique est complet,
bilatéral et comparatif.
1
L’ŒIL ROUGE DOULOUREUX Ophtalmologie – FARAH HOUKAN

 Inspection : - Examen général selon le contexte.


Recherche d'une rougeur oculaire et sa topographie. Au terme de l'examen, on retient comme critères de
Recherche du cercle périkératique. gravité devant un œil rouge :
 la mesure de l'acuité visuelle o baisse d'acuité visuelle (le plus alarmant en cas ORD)
Mesure de l'acuité visuelle de près et de loin aux deux o douleur ;
yeux o cercle périkératique (hypervascularisation du limbe)
 La mesure du PIO o test à la fluorescéine positif ;
 L'étude des réflexes photomoteurs directs et o effet Tyndall ;
consensuels o hypertonie oculaire ;
 L'examen à la lampe à fente : o anomalie de la pupille (myosis ; mydriase) ;
- Examen de la cornée pour rechercher: o anomalie du fond d'œil.
 Une perte de transparence localisée ou diffuse
 Une ulcération cornéenne observée au test à la 3. Etiologies
fluorescéine
oeil rouge douleureux
 Un signe de Seidel (issue d'humeur aqueuse lorsqu'il
existe une plaie cornéenne transfixiante)
 Une présence de précipités rétro-cornéens (PRC)
témoin d'une inflammation de chambre antérieure
avec BAV sans BAV
(uvéite antérieure aiguë)

Sclérite
Crise aiguë de fermeture de
Episclérite
l'angle irido-cornéen (CAFA)
Figure 1: kératite aprés instillation de fluoréscine Uvéite antérieure aiguë
- Examen de l'iris pour rechercher: Kératite aiguë
 Une semi-mydriase aréflexique témoin d'une crise Glaucome néovasculaire
aiguë par fermeture de l'angle irido-cornéen Endophtalmie
Traumatisme
 Des synéchies irido-cristalliniennes témoin d'une
inflammation de la chambre antérieure (Fig. 94)
 Un myosis
 OEil rouge, douloureux, avec baisse d'acuité
 Une rubéose irienne (néovascularisation irienne)
visuelle :
- Examen du cristallin pour rechercher: Une opacité
Une sub-luxation ou une luxation
- Examen de la chambre antérieure pour rechercher:
 Un phénomène de Tyndall (présence de cellules
inflammatoires en suspension en chambre
antérieure témoignant d'une inflammation)
 Un hyphéma (présence de sang en chambre
antérieure) ou un hypopion (présence de pus dans
chambre antérieure)
 Une athalamie (aplatissement total de la chambre
antérieure) ou une hypothalamie (aplatissement
partiel de la chambre antérieure)
- Examen de la conjonctive pour rechercher : Une
rougeur ; Une plaie oculaire
 fond d'œil :
 Examen du vitré
 Examen de la rétine : œdème/ pâleur / excavation Figure 2: urgence devant un oeil rouge douleureux
papillaire ; déchirure/ décollement/ hémorragie  Les kératites :
rétinienne La kératite aiguë est une inflammation (superficielle/
 Examen de la vascularisation rétinienne : occlusion profonde) de la cornée le plus souvent d'origine
de la veine centrale de la rétine (OVCR) / occlusion infectieuse
de l'artère centrale de la rétine (OACR)/ Des C'est une atteinte cornéenne unique ou multiple à type
néovaisseaux ; rétinopathie diabétique / d'altération épithéliale, d'ulcération superficielle ou
hypertensive d'infiltration tissulaire de survenue brutale ou rapide et
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L’ŒIL ROUGE DOULOUREUX Ophtalmologie – FARAH HOUKAN

très symptomatique dans sa présentation aiguë, ou plus - Cercle rouge périkératique


torpide et aux conséquences optiques souvent majorées - ulcération cornéenne (kératite épithéliales) au test à
au cours des formes chroniques la fluorescéine
- lnfiltrat stromal en cas d'abcès de cornée
- La localisation de l'ulcération oriente le diagnostic :
 En supérieur, on évoquera un corps étranger
sous-palpébral supérieur (bien retourner la
Figure 3: kératite pnctuée superficielle/ abcés de la cornée paupière supérieure)
 En inférieur, une insuffisance lacrymale, un
syndrome sec, une toxicité aux collyres
 Si l'ulcération est centrale, interpalpébrale, on
s'orientera vers une lagophtalmie (malocclusion
palpébrale)
 ulcération cornéenne superficielle = kératite
épithéliale
- La kératite herpétique présente des ulcérations
typiques dendritiques ou en carte de géographie

Figure 4: Représentation schématique des principales formes de


kératite

 Clinique :
 Interrogatoire :
- Port de lentilles
- Traumatisme conjonctival mal-soigné Figure 6: Kératite dendritique
- Syndrome sec (diminution →de larmes diminution de la - le test à la fluorescéine est négatif dans les kératites
lubrification)
interstitielles; l'examen biomicroscopique retrouve
- Syndrome grippal des opacités stromales plus ou moins associées à un
 Signes fonctionnels œdème cornéen sans perte de substance épithéliale
- La douleur est le principal motif de consultation :  Le fond d'œil pour éliminer d'autres pathologies
vive (dont l’absence fait évoquer une atteinte du V, qui est un associées
signe de gravité)
 Examen systématique de l'oeil controlatéral
- Photophobie.  Les kératites épithéliales :
- Blépharospasme : le patient ne peut pas ouvrir son  kératite herpétique :
œil. - La kératite herpétique est à rechercher en premier ;
- un larmoiement grave et récidivante, elle peut mettre en jeu le
- BAV sans effondrement. pronostic visuel.
 Examen clinique - Une kératite herpétique se présente classiquement
 Inspection : sous la forme d'une ulcération cornéenne
- Recherche d'une rougeur oculaire. unilatérale d'aspect typique, de forme arborescente
- Corps étranger dite « en feuille de fougère » qui correspond à
- L’état des paupières (notamment en les retournant) l'ulcère herpétique dendritique, ou est parfois plus
étendue et moins spécifique évocatrices d'une
infection herpétique dites «en carte de géographie»
- Les ulcérations peuvent laisser place à des opacités
séquellaires pouvant être responsables d'une baisse
de l'acuité visuelle
- Traitement :
Figure 5:Lid everted, exposing foreign body which may then be
 antiviraux en collyre ou en pommade (acyclovir)
wiped off
 Mesure de l'acuité visuelle : pendant 10j
- Baisse de l'acuité visuelle  collyre antibiotique pour éviter les surinfections
pendant 7J,
 L'examen à la lampe à fente :
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L’ŒIL ROUGE DOULOUREUX Ophtalmologie – FARAH HOUKAN

 un cycloplégique (atropine) a visée antalgique, - elles sont favorisées par une infection de voisinage
pendant une semaine. (lacrymale, (ORL);
Devant toute suspicion de kératite herpétique, la - caractérisées par la présence d'une plage blanchâtre
prescription de corticoïdes est contre-indiquée : les d'infiltration cornéenne donnant un tableau d'abcès
kératites herpétiques sont susceptibles de s'aggraver de façon
de cornée. Une ulcération est retrouvée à son
majeure sous l'effet d'une corticothérapie locale inappropriée,
pouvant aboutir à une perforation cornéenne. contact et se colore après instillation de fluorescéine.
Sous traitement adéquat, la kératite herpétique évolue Elle est parfois aussi accompagnée d'un hypopion
favorablement dans la majorité des cas ; avec un risque réactionnel, témoin d'une inflammation
non négligeable de récidives virales et d'évolution vers intraoculaire de contiguïté
une kératite plus profonde avec atteinte stromale - en l'absence de traitement, l'évolution se fait vers la
inflammatoire disciforme perforation cornéenne, voire la panophtalmie
 Kératite zostérienne - le traitement repose sur l'antibiothérapie locale voire
Elle est quasi constante lors du zona par atteinte de la générale guidée par les résultats bactériologiques des
branche nasale du nerf ophtalmique (V1). prélèvements locaux, repos (dilatation max).
Classiquement précédée par l'apparition d'une - Les corticoïdes sont contre-indiqués.
anesthésie cornéenne, elle peut se présenter sous trois  Les kératites mycotiques :
formes cliniques : - surviennent sur une lésion préexistante (ulcère
 ulcérations superficielles traumatique par un végétal, herpes) et sont favorisées par
 kératite interstitielle ou disciforme survenant vers le l'antibiothérapie
15ème jour. - elles sont unilatérale, d'évolution traînante, voire
récidivante ; résistant aux traitements habituels;
- l’ulcère est typiquement terne aux bords décollés
avec infiltration blanchâtre +/- hypopion.
- le diagnostic est aidé par l'analyse mycologique des
produits de raclage qui retrouve des filaments
mycelien
- le traitement est difficile et fait appel aux collyres
fortifiés antifongique (amphotéricine)
Figure 7: Herpes Zoster with Probable Keratitis  les kératites traumatiques
 ou kératite neuroparalytique dystrophique tardive  Kératites interstitielles
Le traitement repose sur la prescription par voie Les signes cliniques des kératites interstitielles sont
générale d'un traitement antiviral type Valaciclovir dans identiques à ceux des kératites épithéliales ; la douleur
les 72 heures après la survenue des signes fonctionnels est moins importante ; mais la BAV est plus marquée.
associé à un traitement antalgique. Le test à la fluorescéine est négatif puisque l'épithélium
Durée du traitement : 7 jours est intègre avec des opacités blanches infiltrant le
Le principal risque du zona est la survenue d'algies stroma cornéen.
postzosteriennes Les causes sont le plus souvent immuno-allergiques, soit
Comme dans l'herpès, des complications inflammatoires virales (herpes, zona et varicelle) réalisant un aspect de
stromales post-zostériennes sont possibles kératite disciforme, soit bactériennes (syphilis congénitale,
 Les autres kératites virales : tuberculose et lèpre), soit filarienne ;
S’intègrent dans le cadre de kérato-conjonctivites et On en rapproche le syndrome de Cogan associant en
donnent des kératites ponctuées superficielles. plus des signes vestibulo-auditifs.
Ces kératites infectieuses surviennent le plus souvent sur Le traitement comporte la prescription de collyres
un terrain fragilisé. corticoïdes.
Kératites virales à Adenovirus :  Autres formes de kératites
- Compliquant souvent une conjonctivite à adénovirus. On citera les kératites immunologiques comme dans
- Clinique :
La kératite est ponctuée superficielle fluorescéine positive. - la conjonctivite printanière
Elle se complique d'opacités sous épithéliales séquellaires à
l'origine d'une BAV - l'ulcère de Mooren
Le traitement est symptomatique : lavages oculaires, larmes - les ulcères des-maladies de système (polyarthrite
artificielles, antiseptiques +/- corticoïdes si signes de gravité
(pseudo-membranes, hémorragie sous-conjonctivale, opacités chronique, lupus érythémateux disséminé,
sous-épithéliales responsables d'une baisse de l'acuité visuelle) périartérite noueuse, granulomatose de Wegener).
Les ulcérations d'origine trophique rassemblent
 Les kératites bactériennes : - la kératite neuroparalytique;
- sont secondaires à une ulcération traumatique ou - les kératites de la lagophtalmie, du syndrome de
une conjonctivite microbienne Riley-Day, de l'avitaminose A.

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L’ŒIL ROUGE DOULOUREUX Ophtalmologie – FARAH HOUKAN

NB :
Etiologies des kératites ponctuées superficielles : ASTECK
Allergie, Sèche, Traumatisme, Exophtalmie des neiges,
Chlamydiae (trachome), Kérato-conjonctivite

 Uvéites antérieures
 Définition :
Les uvéites antérieures sont les formes les plus
fréquentes d'uvéites ; également appelées iridocyclites
par ce qu'elles touchent la partie antérieure de l'uvée
composée de l'iris (iritis) et du corps ciliaire (cyclite).
C’est une urgence thérapeutique
 Clinique :
 Interrogatoire :
- Les antécédents médicaux : spondylarthrite
ankylosante, polyarthrite rhumatoïde, lupus,
- un phénomène de Tyndall : présence de protéines et
sarcoïdose, maladie de Behçet, tuberculose, herpès...
de cellules inflammatoires circulant dans l'humeur
- Le mode de vie : présence de chien, chat, balades en
aqueuse donnant un aspect de phare dans le
forêt. ..
brouillard à la projection d'un faisceau lumineux de
- La présence de signes associés la lampe à fente ;
- Notion d'épisode infectieux récent (syphilis…)
 Signes fonctionnels
Au cours d'une uvéite antérieure aiguë, le patient
présent:
- un œil rouge
- une baisse d'acuité visuelle variable
- des douleurs profondes d'intensité modérée qui
irradient vers la région sus-orbitaire (temporale ou Figure 9: effet tyndall
frontale). - hypopion
L'atteinte peut être uni- ou bilatérale, parfois récidivante
- précipités retro-descemetiques (PRC) : dépôts de
et à bascule.
cellules inflammatoires sur la face postérieure de la
 Examen clinique : cornée
L'examen à la lampe à fente retrouve:
- hyperhémie conjonctivale prédominant autour du
limbe (cercle périkératique)

Figure 10:précipités rétro-cornéens granulomateux :disposition


triangulaire À Base inférieure
- on peut retrouver, des nodules iriens qui ont une
Figure 8: cercle péri-kératique valeur d’orientation étiologique.
- une transparence cornéenne normale ; - Mesure du tonus oculaire qui est habituellement
- une pupille en myosis relatif (provoqué par les synéchies abaissé mais une hypertonie oculaire est possible
irido-cristalliniennes) ; avec absence du reflex photo- Le fond d'œil est obligatoire (si on peut dilater), il peut
moteur. retrouver des lésions postérieures associées permettant
- synéchies secondaire à l’inflammation de l’iris : une orientation diagnostique
 synéchies iridocristalliniennes ou synéchies - un foyer de chorio-rétinite,
postérieures : des adhérences inflammatoires entre la face - des signes de vascularite,
postérieure de l'iris et la capsule antérieure du cristallin)
- un œdème maculaire
responsables d'une déformation pupillaire qui se dévoile surtout
à la dilatation - tyndall vitréen
 synéchies irido-cornéennes (synéchies antérieures) : NB :
des adhérences inflammatoires entre face antérieure de l'iris et Toujours rechercher des signes d’uvéite postérieure : FO
face postérieure de la cornée ; visibles en gonioscopie; + OCT maculaire
 les synéchies peuvent persister après levée de Examen systématique de l'œil controlatéral
l’inflammation
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L’ŒIL ROUGE DOULOUREUX Ophtalmologie – FARAH HOUKAN

Une cataracte de survenue rapide peut compliquer toute uvéite. Les


deux causes principales sont l’inflammation intra-oculaire prolongée
et l’utilisation répétée des collyres à base de corticoïdes
Le traitement est le même que celui de la cataracte liée à l’âge
Un glaucome chronique peut compliquer toute uvéite, surtout en cas
d’hypertonie intra-oculaire associée
 Traitement :
Traitement médical en ambulatoire
Figure 11: signes cardinaux de l'uveite antérieure - En urgence
 étiologies :
L'enquête étiologique est indispensable, même si elle - Traitement symptomatique :
reste fréquemment négative (60 à 81%) ; l faut toujours  collyres corticoïdes: gouttes horaires durant les
rechercher une maladie générale surtout 48 premières heures puis décroissance
granulomateuse. Les principales causes d'uvéites progressive
antérieures sont :  corticoïdes en pommade
 causes inflammatoires/rhumatismales :  collyres mydriatiques (dilatation irienne) pour
o la spondylarthrite ankylosante et le terrain HLA- prévenir ou lever les synéchies : Mydriaticum®,
B27 + : c'est la première cause d'uvéite antérieure Néosynéphrine®, Atropine®
aiguë synéchiant, souvent à hypopion, de caractère - Traitement antalgique par voie orale
récidivant et fréquemment à bascule, mais de bon - Traitement étiologique
pronostic. Le diagnostic repose sur l'enquête clinico- - Durée : 6 semaines
radiologique à la recherche d'une sacro-iléite, ou de - Surveillance de manière régulière et rapprochée
manifestations des autres maladies inflammatoires jusqu'à l'arrêt des corticoïdes et disparition des
associées au même terrain génétique (MICI, signes cliniques
psoriasis, syndrome de Feissinger Leroy-Reiter),
- En cas de récidives ; il faut rechercher l’étiologie.
o l'arthrite juvénile idiopathique : principale cause
d'uvéite antérieure chez l'enfant, uvéile sévére
chronique avec des complications fréquentes
(cataracte, kératite en bandelette aux dépôts calcifiés
blanchâtres ou grisâtres et glaucome) ;
o la sarcoïdose : la plus régulièrement retrouvée au
cours des uvéites, donnant un tableau de panuvéite
(atteinte antérieure et postérieure).
o la maladie de Behçet : donne classiquement une
uvéite antérieure récidivante à hypopion, souvent
associée à une hyalite (panuvéite) ;
 les étiologies infectieuses :
Dont l'uvéite herpétique qui est la cause d'uvéite
antérieure infectieuse la plus fréquente
o bactériennes (tuberculose, syphilis, brucellose,
leptospirose, lèpre),
o virales (herpes, zona, Cytomégalovirus, rougeole,
oreillons...),
o parasitaires (toxoplasmose, toxocarose...)
o mycosiques (Candida, Aspergillus, histoplasmose...)
 causes métaboliques :
Représentées par la goutte et le diabète
 Evolution
L'évolution se fait par poussée régressant sous
traitement, mais laissant à chaque fois un peu plus de se
quelles (synéchie, trouble cornéen, cataracte) Figure 12: résumé des signes à rechercher en cas d'uveite

 Glaucome aigu par fermeture de l'angle irido-


cornéen : Voir cours Glaucome
- Crise aigue de fermeture de l'angle irido-cornéen
(CAFA) correspond a une augmentation brutale de
la tension oculaire par fermeture de l'angle irido-
cornéen par obstacle prétrabéculaire du à un

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L’ŒIL ROUGE DOULOUREUX Ophtalmologie – FARAH HOUKAN

blocage pupillaire survenant chez des sujets  mesure du tonus oculaire : hypertonie oculaire
prédisposés à l'occasion d'une circonstance majeure > 50 mmhg
déclenchante  étude des reflexes photomoteurs : semi-
- C'est une urgence thérapeutique qui engage le mydriase areflexique (non réactive à la
pronostic visuel. lumière).
- il existe un risque de bilateralisation si aucun  l'examen a la lampe a fente:
traitement préventif n'est réalise - œdème cornéen (diminution de la transparence
- l'hypertonie oculaire peut atteindre 80 mmhg et est cornéenne)
due a un accolement de l'iris a la face postérieure de - une hyperhémie conjonctivale avec un cercle
la cornée au niveau de l'angle irido-corneen périkératique
empêchant ainsi l'élimination de l'humeur aqueuse, - hypothalamie (aplatissement partiel de la chambre antérieure)
comprimant ainsi le nerf optique et entraine une - angle irido-cornéen fermé a la gonioscopie
souffrance du nerf optique responsable d'une  une acuité visuelle diminuée
destruction irréversible des fibres nerveuses  le fond d'œil :
visuelles
- Permet d'éliminer d'autres pathologies associées
 examen systématique de l'œil controlatéral :
L'examen de l'œil adelphe montre généralement une
chambre antérieure peu profonde et un angle irido-
cornéen étroit. La pupille de l'œil adelphe ne doit pas
être dilatée pour l'examen
CAFA+ photophobie + larmoiement + BAV = urgence
- les facteurs de risque : chirurgicale
 l'hypermétropie (petits yeux) Le traitement :
 angle irido-corneen etroit - C’est est une urgence, et nécessite souvent une
 gros cristallin hospitalisation.
 antecedent de crise aiguë de fermeture de - La PIO est réduite rapidement par l'administration
l'angle de collyres réduisant la PIO (les quatre classes thérapeutiques
 asiatiques disponibles peuvent être utilisées), combinée avec

 sexe feminin l'administration par voie générale d'agent entraînant


- les facteurs déclenchant : Une dilatation pupillaire une déshydratation du globe oculaire :
physiologique ou pharmacologique  acétazolamide [Diamox®] par voie IV ou orale,
 le stress  et mannitol par voie IV).
 les collyres mydriatiques - Après cette prise en charge, un collyre myotique est
 la prise de médicaments parasympatholytiques utilisé de façon à ramener la pupille en myosis et à
 l'obscurité faciliter l'écoulement de l'humeur aqueuse de la
chambre postérieure vers la chambre antérieure
- le diagnostic est clinique :
(pilocarpine collyre).
 interrogatoire : motif de consultation :
- Une fois la PIO normalisée et l'œdème de cornée
 baisse brutale de l'acuité visuelle
réduit, une iridotomie bilatérale au laser est réalisée
 douleurs +++ (profondes, intenses, oculaires, peri-
oculaires irradiant le territoire du trijumeau)
de façon à éviter la bilatéralisation et la récidive
 œil rouge (iridotomie préventive de l'œil controlatéral)
 céphalées
 nausées et/ou vomissements (syndrome oculo-  Œil rouge, douloureux sans BAV
digestif)  Episclérite
 le plus souvent unilatéral mais peut être - inflammation de l'episclere située entre la tenon et la
bilatéral sclere
 les facteurs déclenchant - œil rouge avec douleurs oculaires
 les signes associés - clinique: rougeur conjonctivale localisée
 examen ophtalmologique : disparaissant après instillation d'un
L’examen clinique ophtalmologique est complet, vasoconstricteur: la neosinephrine®
bilatéral et comparatif. - traitement local :
 inspection : recherche d'une rougeur oculaire  collyres AINS
 mesure de l'acuite visuelle : baisse de l'acuite  collyres corticoïdes
visuelle
- la récidive est fréquente et nécessite de rechercher
une maladie de système
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L’ŒIL ROUGE DOULOUREUX Ophtalmologie – FARAH HOUKAN

 sclerite :
- douleurs oculaires importantes insomniantes
majorées par la mobilisation du globe oculaire avec
œil rouge, un nodule de couleur rouge violace,
parfois centre par un point jaune, siégeant sur la
conjonctive bulbaire
- Rougeur localisée en secteur ou diffuse, douloureuse
a la palpation ne disparaissant pas après instillation
d'un vasoconstricteur : la neosinephrine®
- nécrose sclérale possible
Episclérite : œil rouge, douleurs modérées
sclerite : œil rouge, douleurs importantes insomniantes
On recherche une maladie générale associée :
rhumatisme inflammatoire, sarcoïdose, tuberculose.

Figure 13: test à la néosynéphrine

NB :
- Hypopion aseptique= Inflammation
- Hypopion septique= infection (pus au niveau de
la chambre antérieure
- Hématocorné : infiltration hématique
irréversible de la cornée
- Chémosis : œdème/ épanchement conjonctival
- Endophtalmie : c’est une urgence thérapeutique,
le pronostic fonctionnel est en jeu. C'est une
infection oculaire soit d'origine exogene par
inoculation directe du germe(chirurgie, injection
intra-vitréenne, post-traumatique ... ) soit d'origine
endogène (sepsis, bactériémie, endocardite ... )
- Entropion : inversion de la paupière inférieure
mettant en contact les cils avec la cornée il en
résulte une kératite d’exposition inférieure
- Ectropion éversion du bord libre de la paupière
inférieure, souvent compliquée d'une irritation
conjonctivale (La paupière inférieure est enroulée ; il en
résulte un frottement des cils sur la cornée appelé
trichiasis).

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