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Introduction Au Concept D'éthique

L'éthique est une discipline morale empirique qui s'applique à tous les domaines de la vie humaine, cherchant à définir le comportement socialement acceptable basé sur les normes et traditions. Elle est essentielle dans des contextes variés tels que la guerre, l'économie, la démocratie et le marketing, et soulève des questions sur les inégalités, la pauvreté et les relations de genre. L'éthique évolue avec le temps et est influencée par des réflexions philosophiques, tout en étant confrontée aux défis de la mondialisation et des valeurs matérialistes.

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Introduction Au Concept D'éthique

L'éthique est une discipline morale empirique qui s'applique à tous les domaines de la vie humaine, cherchant à définir le comportement socialement acceptable basé sur les normes et traditions. Elle est essentielle dans des contextes variés tels que la guerre, l'économie, la démocratie et le marketing, et soulève des questions sur les inégalités, la pauvreté et les relations de genre. L'éthique évolue avec le temps et est influencée par des réflexions philosophiques, tout en étant confrontée aux défis de la mondialisation et des valeurs matérialistes.

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Introduction au concept d’éthique

Jacques Fontanel

To cite this version:


Jacques Fontanel. Introduction au concept d’éthique. Jacques Fontanel. Question d’éthique : guerre,
démocratie, économie, éducation, marketing, sport, genre, l’Harmattan, pp.7-8, 2007, Les Idées et les
théories à l’épreuve des faits, 978-2-296-02850-0. �hal-03241324�

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Introduction au concept d’éthique.
Guerre, démocratie, économie, éducation, marketing,
sport, genre

Jacques Fontanel

In
Questions d’éthique (J. Fontanel, Ed.)
L’Harmattan, Paris, 2007.

L’éthique est une discipline morale empirique, conceptualisée


et appliquée dans un contexte social déterminé. Elle s’applique à
tous les domaines de la vie des hommes. Il s’agit de déterminer
les lectures spécifiques de la notion d’éthique concernant les
questions relatives aux guerres militaires, civiles ou
économiques, à la démocratie, au processus de globalisation
économique, à la condition humaine, à la pauvreté et aux
inégalités, à l’économie de marché et au marketing, aux
solidarités et aux relations de genre et à l’éducation aux
compétences éthiques.

Ethics is an empirical moral discipline, conceptualised and


applied in a specific social context. It applies to all areas of
human life. The aim is to determine the specific readings of the
notion of ethics with regard to issues concerning military, civil or
economic wars, democracy, the process of economic
globalisation, the human condition, poverty and inequality, the
market economy and marketing, solidarity and gender relations
and education in ethical skills.

Ethique, guerre, économie de marché, globalisation,


marketing, genre, inégalités sociales

Ethics, war, market economy, globalisation, marketing, gender,


social inequalities
L’éthique est une discipline morale empirique,
conceptualisée et appliquée dans un contexte social déterminé.
La morale exprime l’ensemble des normes propres à un groupe
social ou à un peuple à un moment précis de son histoire. En
revanche, l’éthique est souvent adaptée à une situation, à un
objet (éthique des affaires, par exemple), à un rapport avec soi et
avec la société qui nous entoure ou aux réflexions métaphysiques
ou philosophiques concernant le fondement de la vie collective
(religions, traditions ou système idéologique). En règle générale,
si le concept éthique est synonyme de celui de morale,
notamment quand il définit une manière de vivre et de se
comporter eu égard aux impératifs définis par la société, il se
réfère plus rigoureusement aux réflexions théoriques portant sur
les conditions et l’exercice de ces pratiques.

L’éthique a pour fonction de définir le comportement


« correct », socialement acceptable, des individus, sur la base des
coutumes, des traditions, de leurs habitudes et de décisions
jugées rationnelles. Elle fixe le caractère normal ou anormal
d’une action et elle porte un jugement sur les motifs et les
conséquences des actes qui relèvent de ses attributions. Il ne
s’agit pas d’une science du comportement, mais de
l’apprentissage d’un savoir destiné à agir de manière socialement
responsable. On parle ainsi de comités d’éthique, notamment
dans les instances scientifiques. Le caractère normatif de ce
savoir est bien affirmé, souvent sanctionné par le droit, mais
parfois seulement recommandé collectivement.

L’éthique est une branche de la philosophie morale, à


laquelle la méta-éthique ; dont l’objet est d’analyser la nature des
énoncés, des normes et des procédés de l’éthique, permet une
réflexion sur son propre contenu. Dans ce contexte, elle
interpelle la philosophie politique qui fixe certaines entités
comme cadres spécifiques des règles de comportement
collectivement acceptées. L’éthique n’est donc pas immuable, elle
a été dans l’histoire, fondée sur les notions de vertu, de bonheur
ou de responsabilité au regard des valeurs divines. Ce n’est qu’à
partir d’Emmanuel Kant que l’éthique « déontique » s’est
engagée dans une voie critique des conditions de la morale et a
retenu la notion de devoir. Au niveau professionnel, il en
résultera le développement de déontologies, propres à chaque
corps de métier. Ainsi, la déontologie financière impose des
règles qui interdisent les délits d’initiés ou toute opération
créant des conditions déloyales de la concurrence.

Cette conception sera critiquée par l’éthique téléologique


qui insiste fondamentalement sur les objectifs et les résultats des
actions. Dans ce cas, une action n’est jugée éthiquement correcte
que si les conséquences sont satisfaisantes, faisant ainsi le lit à
l’utilitarisme cher à la pensée anglo-saxonne. Enfin, la
casuistique, qui traite des cas particuliers, cas par cas, répond à
une éthique individuelle, appliquée, qui ne prétend pas à la
généralisation. Cependant, ces distinctions ne sont pas toujours
utiles dans la pratique de l’éthique. La question est plutôt de
savoir en quoi les règles éthiques seraient plus fortes que les
lois ? Les questions actuelles sur l’euthanasie mettent en
évidence les ambiguïtés des concepts.

Dans le domaine de la science, l’éthique s’applique à la


médecine (notamment à la chirurgie, au risque endémique et
pandémiques ou à la vaccination), au décryptage du génome
humain, à l’euthanasie, au clonage ou à l’avortement, aux cellules
souches, au traitement des troubles mentaux et du handicap, aux
médicaments marchands ou génériques, aux risques
technologiques collectifs, comme les risques industriels,
l’utilisation dangereuse des technologies de l’information ou le
développement des réseaux.

En économie, les questions d’éthique ont concerné les


questions des inégalités, de la pauvreté, de la faim dans le
monde, des brevets ou de la pollution. L’idée du développement
durable rentre partiellement dans la recherche éthique en faveur
de la protection des générations futures. Peu d’ouvrages ont été
consacrés à l’éthique par les spécialistes de disciplines autres
que la philosophie, la sociologie ou la psychologie. Il a été
demandé à des économistes, gestionnaires ou sportifs de nous
faire part de la prise en compte de l’éthique dans leurs
disciplines. Les bases du raisonnement sont hétérogènes. Il en
résulte que les définitions des sciences sociales expriment elles-
mêmes des valeurs éthiques dont l’ambiguïté, eu égard à la
morale communément admise, ne manque pas de mettre en
évidence l’absence d’une réflexion collective sur ce thème. Il sera
abordé successivement
1) la question économique de l’éthique d’une guerre qu’elle
soit économique ou militaire,
2) Les ingrédients éthiques du processus de mondialisation de
l’économie,
3) L’importance de la condition humaine dans un système
d’économie de marché mondialisé,
4) La remise en cause éventuelle des valeurs démocratiques
dans la globalisation,
5) La recherche de solidarités comme valeur éthique dans un
système d’économie de marché ouvert,
6) La lutte contre la pauvreté comme sujet de réflexion éthique
dans le monde moderne,
7) Les limites éthiques à fixer aux techniques du marketing,
8) L’importance du sport dans l’acquisition ou le déni de la
morale,
9) l’éthique dans les relations de genre, et enfin
10) L’éducation aux compétences éthiques.

A l’origine, la guerre a été perçue comme un mode naturel


d’acquisition de richesses ou de pouvoir. La guerre ne constituait
donc pas en elle-même une faute éthique (Sun Zi, 1990).
Aujourd’hui, la violence et les conflits armés sont contestés par la
communauté internationale, sauf quand le droit et la justice sont
bafoués. Le droit à la guerre fixe les conditions de son exercice.
Pour les économistes, la guerre est un élément indispensable de
contrôle des désaccords sociaux et internationaux, parfois
suscité par la violence de la concurrence industrielle mondiale.
Les opérations militaires sont justifiées pour défendre les
intérêts vitaux d’un pays, pour développer des opérations de
maintien de la paix ou pour défendre les valeurs démocratiques
et des droits de l’homme. La menace de guerre est aussi un
élément indispensable du contrôle des désaccords sociaux et des
tendances antisociales (Galbraith, 1968). Pour l’Islam, la guerre
est détestable sauf pour combattre les injustices, protéger la
liberté religieuse et repousser les agressions (El-Tinay, 1995).
Pour l’Eglise (Duquoc, C. 1995), la légitime défense et la « guerre
juste » peut justifier la guerre. Il n’empêche que les acteurs
internationaux sont normalement soumis à des règles éthiques
internationales, lesquelles ne sont pas toujours respectées.
Si l’économie ne peut se passer d’une réflexion
philosophique, elle ne peut pas non plus la monopoliser. La
notion de besoin immatériel est peu présente dans la science
économique, alors qu’elle constitue un élément essentiel de la vie
des hommes. Dans ce contexte, la globalisation ne peut
constituer en soi une réponse à l’ensemble des conditions de vie
des individus et des collectivités (Allais, 1999 ; Brown, Schweke,
2001, Fontanel, Henriques, 2007). Le libéralisme n’est pas une
panacée. La théorie économique cultive sa propre version de la
réalité, une relation qui n’entretient pas de relation nécessaire
des valeurs éthiques.

L’économie mondialisée favorise une domination


excessive des valeurs matérialistes, elle accroît les inégalités et
elle réduit paradoxalement les solidarités. La concurrence entre
les hommes et la recherche de maximisation de la consommation
comme fondement du bien-être s’opposent parfois aux droits de
l’homme, non pas dans leurs objectifs mais dans leurs effets. Les
analyses économiques ne mettent jamais en évidence l’homme
dans toutes ses dimensions, elles l’incitent à ne valoriser que
l’utilitarisme (Engelhard, 1996), Sen, 2001, Galbraith, 2003)..
Dans ces conditions, les comportements illégaux, la corruption
ou la criminalité se développent et l’homme se trouvent
confronté à de nouvelles vulnérabilités (environnementales,
écologiques, terroristes, réchauffement climatique, sécurité et
liberté de pensée).

Historiquement, les pays industrialisés ont souvent été plutôt


favorables aux valeurs démocratiques. La question de la
corrélation se pose, mais elle ne suppose pas non plus un lien de
cause à effets. Dans les faits, le pouvoir économique devient la
clef du pouvoir politique. Il existe même des contradictions entre
la démocratie politique et le capitalisme (Meiksins Wood, 1995 ;
Fitoussi, 2004 ; Sen, 2003), lequel a été compatible avec
l’esclavage ou le colonialisme. Le développement économique
sans démocratie est possible, notamment dans le cadre d’un
système autoritaire éclairé, souvent plus efficace qu’une
démocratie corrompue. Cependant, la démocratie est un système
de contrôle qui endigue plus structurellement le militarisme,
l’autoritarisme et les effets de domination. Le respect des droits
de l’homme permet un débat sur le type de croissance et
l’élargissement de ses fruits aux citoyens. Cependant, la
mondialisation réduit le potentiel démocratique face aux forces
de l’argent. Elle est encore aujourd’hui dominante, alors que
l’universel est en voie de disparition. Le politique doit réinvestir
l’économique, en refusant les visions technocratiques,
utilitaristes et égoïstes d’un capitalisme très avare d’expression
des valeurs collectives, contrairement à aux incitations des
valeurs démocratiques.
Les solidarités s’estompent derrières les lois, lesquelles sont
souvent le résultat de compromis qui privilégient, in fine, les
intérêts personnels de ceux qui gravitent autour des pouvoirs
économiques et politiques (Stiglitz, 2002 ; Rosanvallon, 1995 ;
Passet, 2000)).. Les ONG se développent et défendent une
perception humaniste du monde du travail, laquelle est négligée
par les économies de marché. Elles luttent pour une meilleure
intégration de tous et contre la précarité croissante. Enfin, les
solidarités sociales font l’objet d’un fort soutien de ces
associations qui proposent de nouvelles formes d’organisation
solidaire.
La pauvreté est un concept difficile à cerner, avec des
représentations évolutives dans le temps et dans l’espace. La
pauvreté existe partout, à ces degrés divers (Sen, 1981 ;
Valtriani, 1993 ; Forrester, 1996).. S’agit-il d’un avatar du
système libéral, fondé sur l’intérêt individuel ? Les grands
organismes nationaux et internationaux ont souvent privilégié
les performances économiques aux nécessités sociales. Il est
incontestable cependant que la lutte contre la misère extrême est
moins prégnante aujourd’hui qu’hier. L’indice de développement
humain donne une meilleure image de la pauvreté moyenne
selon les pays. La pauvreté naît de l’accroissement des inégalités
sociales, des conflits et guerre toujours bien présents, de
l’insuffisance des biens et services publics disponibles.
L’éthique du marketing est, de fait, gérée par le marché,
mais aussi par les réglementations en vigueur. Certes, le
libéralisme se propose souvent de déréguler, mais cela implique
aussi le respect de certaines règles (Sen, 1993). Le mythe de
l’homoeconomicus conduit à la destruction des cultures et de la
morale, avec un homme robotisé, intelligent et informé à l’infini
Dans le cadre du marketing, il s’agit à la fois de vendre, tout en
conservant des fonctions sociales qui ne lèsent pas le
consommateur, l’actionnaire et le citoyen. Dans ce cadre, la
définition d’une éthique peut se présente comme un cadre trop
étroit pour le marketing, car le vendeur est toujours en quête du
profit. C’est pourquoi dans le marketing tout est souvent permis
pour les extrémistes, qui peuvent fournir des informations
erronées à cette fin (Baldaracco, 1997). Dans ce cas, l’éthique
doit être protégée par les législations. Les contrôles sur les
cigarettes ou l’alcool en sont un exemple parmi d’autres. Dans
certains cas, l’éthique peut être au service de l’entreprise,
notamment lorsque celle-ci se propose de protéger
l’environnement ou la qualité de la consommation (information
sur les composants des produits) ou la production (commerce
équitable). Cependant, l’éthique des entreprises dans l’économie
de marché se limite à respecter les demandes des actionnaires.
La marché ne prend pas en compte les droits politiques de la
société civile. L’éthique dépend des règles qui sont fixées par les
autorités publiques pour rendre le marché plus clairement
informé, respectueuses des valeurs et du respect des
consommateurs, des producteurs et des citoyens. Le marketing
peut aussi prendre la défense d’intérêts collectifs, comme les
campagne d’information sur les risques des produits
alimentaires, sur les pandémies ou sur les économies d’énergie.
Le sport, activité noble, qui a valorisé le « fair play » joue
un rôle social d’intégration dès les plus jeunes âges. En revanche,
avec la professionnalisation et l’importance pour
l’accomplissement personnel des personnes, de nombreux effets
pervers sont apparus, concernant l’arbitrage, la corruption, le
dopage, autant de facteurs qui viennent remettre en cause les
valeurs traditionnelle du sport (Fontanel, M. (2006). On assiste à
une importance médiatique excessive des sportifs riches, à une
circulation de financements plus ou moins occultes, notamment
par le canal des paris et du jeu des transferts de joueurs,. En
outre, le sport se présente parfois aussi comme un facteur, une
cause ou une conséquence de la violence.. Les instances sportives
mateurs sont contrôlées par des associations, mais au niveau
professionnel, la recherche du profit est prégnante. Le sport
devrait valoriser une éthique et il le fait dans maintes occasions
de la vie des personnes. Il constitue aussi un instrument
d’éducation aux autres, à la concurrence et aux solidarités. Mais
les effets pervers existent toujours, quelles que soient les
structures économiques qui contrôlent les activités sportives.
L’éthique dans le traitement des questions concrète du
genre est plus difficile à mettre en place qu’il ne semble l’être
avec l’évolution des meurs. Si la Déclaration universelle des
Droits de l’Homme reconnaît l’égalité homme-femme, dans la
pratique et les us et coutumes, il n’en va pas de même.. Il s’agit
d’une part de prendre en compte les comportements, les besoins
et les situations des deux sexes sans les confondre pour ensuite
faire de l’équité entre eux une règle de fonctionnement des
sociétés (Hofmann, 2006 ; Méda, 2001 ; Meulders, Plasman,
2003) . Il s’agit de rendre la citoyenneté des femmes à l’égale de
celle des hommes. Les inégalités existantes sont fondées sur la
violence morale faites aux femmes et aux filles, lesquelles sont
sous représentées dans les instances de pouvoir.. Il convient de
développer l’apprentissage de la différence et de l’unité des
sexes, que seules les institutions peuvent faire respecter dans
l’ordre actuel du monde.
Enfin, l’éducation des compétences aux éthiques n’est pas
encore bien formalisée. Peut-on s’entendre sur ce qu’est un
enfant adapté dans une société plurielle et multiforme ? Est-ce
que la famille est bien le lieu privilégié pour imposer une
éducation sans contrôle des valeurs nécessaires à respecter dans
une société de droit ? Quelles compétences éthiques peut-on
attendre des personnes pour un apprentissage coordonné aux
enfants ? (Bouchard, 2004 ; Canto-Sperber, 1996 ; Habermas,
1992). Se posent alors plusieurs interrogations sur ce qu’est une
« bonne éducation », existe-t-il une éducation de référence ? Il
faut engager une forme d’éducation au comportement social, en
rappelant cependant que les formes sociétales évoluent en
fonction des nouvelles compétences scientifiques et des
évolutions de croyances. D’un point de vue éthique, comment
maintenir un équilibre entre un objectif social d’éducation et les
libertés familiales et individuelles ? Un enseignement
d’instruction civique ou un enseignement moral ne sont sans
doute pas suffisants. Il n’y a pas de savoir-faire unilatéral dans le
respect de l’éthique collective.. La formation des compétences
sociales doit s’inspirer d’une morale de la réciprocité et d’une
éthique de la responsabilité.

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