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1) Le Territoire, Élément Essentiel de L'état

Le territoire est un élément fondamental et indispensable de l'État, car il constitue la base spatiale de sa souveraineté, englobant l'espace terrestre, maritime et aérien. Cependant, un territoire seul est insuffisant pour définir un État, qui nécessite également une population et un gouvernement effectif pour fonctionner pleinement. La compétence territoriale de l'État, bien que souveraine, est également limitée par le droit international et des réalités pratiques.

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1) Le Territoire, Élément Essentiel de L'état

Le territoire est un élément fondamental et indispensable de l'État, car il constitue la base spatiale de sa souveraineté, englobant l'espace terrestre, maritime et aérien. Cependant, un territoire seul est insuffisant pour définir un État, qui nécessite également une population et un gouvernement effectif pour fonctionner pleinement. La compétence territoriale de l'État, bien que souveraine, est également limitée par le droit international et des réalités pratiques.

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1)Le territoire, élément essentiel de l’État

Le Territoire : Un Fondement Indispensable de l'État

Le territoire est bien plus qu'une simple surface géographique pour un État
; il en est une composante fondamentale et indispensable. Sans territoire,
la notion même d'État perd sa substance. Il constitue la base spatiale sur
laquelle s'exerce la souveraineté de l'État et où réside sa population.

Définition et Caractéristiques

Le territoire d'un État comprend généralement :

* L'espace terrestre : Il s'agit de la superficie du sol délimitée par des


frontières, qu'elles soient naturelles (montagnes, fleuves) ou artificielles
(marques géométriques). C'est sur cette portion de terre que se déploient
les activités humaines, les infrastructures et les ressources naturelles.

* L'espace maritime : Pour les États côtiers, cela inclut les eaux
intérieures (ports, baies), la mer territoriale (généralement 12 milles
marins depuis la ligne de base), la zone contiguë, et souvent une zone
économique exclusive (ZEE) où l'État détient des droits souverains
d'exploration et d'exploitation des ressources.

* L'espace aérien : Il s'étend verticalement au-dessus des espaces


terrestre et maritime de l'État, jusqu'à une certaine altitude
conventionnelle. L'État y exerce une souveraineté pleine et exclusive,
régulant le trafic aérien et protégeant son espace.

Le Territoire, Symbole de Souveraineté et d'Identité

Le territoire est le lieu où l'État exerce sa souveraineté. C'est là qu'il


détient le monopole de la contrainte légitime, c'est-à-dire le droit exclusif
de faire appliquer ses lois et de maintenir l'ordre public par la force si
nécessaire. Cette souveraineté s'exprime par le contrôle des frontières, la
gestion des ressources naturelles, l'aménagement du territoire et la
défense de son intégrité.

Au-delà de son aspect juridique et fonctionnel, le territoire revêt


également une dimension identitaire et symbolique forte. Il est le lieu où
se construisent l'histoire, la culture et l'identité d'un peuple. Les frontières,
bien que parfois contestées, définissent l'appartenance et le sentiment
national.

Les Implications de l'Absence ou de l'Instabilité Territoriale

Un État sans territoire défini ou dont le territoire est contesté fait face à
des défis majeurs :
* Absence de souveraineté effective : Sans un espace géographique sur
lequel exercer son autorité, l'État ne peut pas garantir la sécurité de sa
population, ni fournir les services publics essentiels.

* Reconnaissance internationale difficile : La reconnaissance d'un État par


la communauté internationale est souvent conditionnée par l'existence
d'un territoire clairement délimité et contrôlé.

* Vulnérabilité et conflits : L'instabilité ou la contestation territoriale sont


des sources fréquentes de conflits internes et internationaux.

En somme, le territoire n'est pas un simple accessoire de l'État, mais un


pilier essentiel de son existence, de sa légitimité et de sa capacité à
fonctionner comme une entité souveraine.

2)Le territoire ,élément insuffisant de l’État

Le Territoire : Nécessaire, Mais Insuffisant pour un État

S'il est incontestable que le territoire est un élément essentiel et


fondamental de l'État, il est tout aussi crucial de comprendre qu'il est
insuffisant à lui seul pour constituer un État pleinement fonctionnel et
reconnu. Un territoire, aussi vaste et bien délimité soit-il, n'est qu'un cadre
physique. Pour qu'un État existe et prospère, d'autres composantes vitales
doivent s'y ajouter.

Les Autres Piliers Indispensables de l'État

Outre le territoire, deux autres éléments sont classiquement reconnus


comme essentiels à l'existence de l'État selon le droit international et la
théorie politique :

* Une Population : Un État n'est pas une terre déserte. Il nécessite un


ensemble de personnes qui résident de manière stable sur son territoire et
qui, souvent, partagent un certain degré de cohésion, qu'elle soit
ethnique, culturelle, linguistique ou historique. Cette population est le
sujet et l'objet de l'action de l'État, bénéficiant de ses services et
contribuant à sa vitalité. Sans population, le territoire reste un espace
vide, sans vie ni finalité politique.

* Un Gouvernement Effectif et Souverain : C'est le cœur battant de l'État.


Le gouvernement doit être capable d'exercer un pouvoir politique organisé
et effectif sur la population et le territoire. Cela implique :

* L'exercice de la souveraineté interne : Le gouvernement doit être en


mesure d'imposer ses lois, d'assurer l'ordre public, de collecter l'impôt et
de fournir les services essentiels (justice, éducation, santé) sans ingérence
extérieure majeure. Un territoire occupé ou contrôlé par des factions
rivales, même s'il est formellement délimité, ne permet pas l'existence
d'un État stable.

* L'exercice de la souveraineté externe : Le gouvernement doit avoir la


capacité d'agir de manière indépendante sur la scène internationale, de
conclure des traités, de représenter son peuple et de défendre ses intérêts
sans être subordonné à une autre puissance.

Pourquoi le Territoire Seul Ne Suffit Pas

Imaginons un État qui aurait un territoire parfaitement défini, mais sans


population ou sans gouvernement capable d'y exercer son autorité. Un tel
"État" serait une coquille vide :

* Absence de Volonté Collective : Sans une population organisée et un


gouvernement pour la représenter, il n'y a pas de volonté politique
collective, pas de lois ni de décisions à appliquer sur ce territoire.

* Incapacité à Assurer la Sécurité et les Services : Un territoire sans


gouvernement effectif ne peut garantir la sécurité de ses habitants (s'il y
en a) ni leur fournir les infrastructures et services de base. Il serait
rapidement le théâtre de l'anarchie ou de l'intervention extérieure.

* Manque de Reconnaissance Internationale : La communauté


internationale ne reconnaît pas un simple espace géographique comme un
État. La reconnaissance est conditionnée par l'existence de ces trois
éléments constitutifs. Par exemple, des territoires contestés où un
gouvernement n'exerce pas de contrôle effectif sont rarement considérés
comme des États souverains.

En conclusion, si le territoire est la base matérielle de l'État, la population


lui donne sa dimension humaine et sociale, et le gouvernement effectif et
souverain lui confère sa capacité d'agir, de se réguler et de s'insérer dans
le concert des nations. C'est l'imbrication et l'interaction harmonieuse de
ces trois éléments qui façonnent un État véritable.

Le territoire, compétence territoriale

Le Territoire : Le Fondement de la Compétence Territoriale de l'État

Le territoire est indissociable de la notion de compétence territoriale de


l'État. En fait, le territoire est le champ d'action spatial sur lequel un État
exerce son autorité souveraine. C'est sur cette portion de la planète,
délimitée par des frontières, que les pouvoirs de l'État s'appliquent de
manière exclusive et plénière.

Qu'est-ce que la Compétence Territoriale ?


La compétence territoriale est le pouvoir juridique qu'un État détient
d'exercer ses fonctions (législative, exécutive et judiciaire) sur son
territoire et sur toutes les personnes et les choses qui s'y trouvent. C'est le
principe selon lequel la loi et l'autorité d'un État s'appliquent à l'intérieur
de ses frontières.

Cette compétence se caractérise par :

* Son Exclusivité : En principe, seul l'État territorial peut exercer ses


pouvoirs sur son territoire. Aucun autre État ne peut intervenir ou
appliquer ses propres lois sans le consentement de l'État souverain. C'est
un corollaire direct de la souveraineté de l'État. Par exemple, la police
sénégalaise n'a pas le droit d'opérer sur le territoire d'un pays voisin sans
une autorisation formelle.

* Sa Plénitude : L'État peut exercer toutes les fonctions nécessaires à la


vie en société : édicter des lois, rendre la justice, maintenir l'ordre,
collecter des impôts, gérer les ressources, etc. Il dispose de la liberté de
choisir son système politique, économique et social, pourvu qu'il respecte
le droit international.

Les Manifestations de la Compétence Territoriale

La compétence territoriale se manifeste de diverses manières concrètes :

* Application des Lois : Toutes les lois adoptées par un État s'appliquent
sur l'ensemble de son territoire, aux citoyens comme aux étrangers y
résidant ou s'y trouvant temporairement. Que ce soit le code pénal, le
code civil, le droit fiscal ou les réglementations environnementales, toutes
ont une portée territoriale.

* Pouvoir de Police et de Coercition : L'État détient le monopole de la


contrainte légitime sur son territoire. Cela signifie que seules ses forces de
l'ordre (police, gendarmerie, armée) sont habilitées à faire respecter la loi
et à user de la force si nécessaire.

* Compétence Judiciaire : Les tribunaux d'un État sont compétents pour


juger les infractions commises sur son territoire et les litiges impliquant
des personnes ou des biens qui s'y trouvent, même si les parties sont
étrangères.

* Gestion des Ressources : L'État a le droit exclusif d'exploiter et de


réguler l'utilisation des ressources naturelles (terres arables, minerais,
ressources hydriques, pétrole, gaz, etc.) présentes sur son sol, son sous-
sol, ses eaux intérieures, sa mer territoriale et sa Zone Économique
Exclusive (ZEE).
* Contrôle des Frontières : L'État régule l'entrée et la sortie des personnes
et des biens de son territoire. Il délivre les visas, effectue les contrôles
douaniers et décide des conditions d'immigration.

Territoire, Compétence Personnelle et Exceptions

Il est important de distinguer la compétence territoriale de la compétence


personnelle de l'État. La compétence personnelle concerne l'application
des lois de l'État à ses ressortissants (nationaux), même s'ils se trouvent à
l'étranger (par exemple, un crime commis à l'étranger par un citoyen peut
être jugé dans son pays d'origine). Cependant, c'est la compétence
territoriale qui reste la règle générale et fondamentale.

Bien que la compétence territoriale soit très vaste, elle connaît quelques
exceptions et limites découlant du droit international :

* Immunités : Les agents diplomatiques et consulaires, ainsi que les chefs


d'État étrangers, bénéficient d'immunités de juridiction et d'exécution sur
le territoire de l'État hôte, les soustrayant aux lois locales dans certaines
circonstances.

* Droit International Humanitaire : En cas de conflit armé, l'exercice de la


compétence territoriale peut être limité par les règles du droit
international humanitaire.

* Traités Internationaux : Un État peut volontairement limiter l'exercice de


sa compétence territoriale par la signature de traités internationaux (par
exemple, accorder des droits de pêche à un autre État dans sa ZEE, ou
permettre le survol de son espace aérien).

En définitive, le territoire n'est pas seulement le support géographique de


l'État ; il est le fondement même de son autorité et de sa capacité à
fonctionner comme une entité souveraine. La compétence territoriale est
l'expression concrète de cette souveraineté.

Limite à la compétence

Les Limites à la Compétence de l'État : Quand la Souveraineté Rencontre


le Réel

Bien que l'État exerce une compétence souveraine, pleine et exclusive sur
son territoire, cette compétence n'est pas illimitée. Elle est encadrée et
restreinte par diverses règles, principes et réalités, principalement issues
du droit international public. Ces limites sont essentielles pour maintenir
l'équilibre des relations internationales et protéger certains droits
fondamentaux.

1. Le Droit International Public


C'est la source la plus significative des limites à la compétence de l'État.
Un État est lié par les engagements qu'il a volontairement souscrits et par
les normes coutumières du droit international.

* Les Traités et Conventions Internationales : Lorsqu'un État signe et


ratifie un traité (par exemple, la Charte des Nations Unies, des
conventions sur les droits de l'homme, des accords commerciaux ou
environnementaux), il accepte de limiter l'exercice de sa souveraineté
dans les domaines couverts par ces accords. Le Sénégal, en tant qu'État
partie à de nombreux traités, s'engage à respecter leurs dispositions,
même si cela peut restreindre son pouvoir législatif ou exécutif sur son
propre territoire.

* Exemple : Les conventions de Genève imposent des règles de conduite


en cas de conflit armé, limitant l'action de l'État belligérant sur son
territoire ou sur un territoire occupé.

* Exemple : Les traités sur la protection de l'environnement peuvent


imposer des normes de pollution ou de gestion des ressources naturelles
que l'État doit respecter.

* Les Règles du Droit International Coutumier : Ce sont des pratiques


générales acceptées comme étant le droit par les États. Elles lient les
États même sans traité spécifique.

* Exemple : Le principe de la non-ingérence dans les affaires intérieures


des autres États est une règle coutumière fondamentale. Un État ne peut
pas envoyer ses forces de police ou d'autres agents pour opérer sur le
territoire d'un autre État sans son consentement.

* Exemple : L'immunité de juridiction et d'exécution des États étrangers,


de leurs chefs d'État, de leurs diplomates et de leurs consulats. Cela
signifie qu'un État ne peut pas, en principe, juger un autre État ou ses
représentants officiels devant ses tribunaux, ni saisir leurs biens
diplomatiques. Si un diplomate étranger commet une infraction au
Sénégal, il ne peut être jugé par les tribunaux sénégalais qu'après la levée
de son immunité par son État d'origine.

* Le Droit International Humanitaire et les Droits de l'Homme : Ces


branches du droit international imposent des obligations à l'État
concernant le traitement de sa propre population et des personnes sous
son contrôle, y compris en période de conflit. La torture, les détentions
arbitraires ou les traitements inhumains sont interdits, même si l'État agit
sur son propre territoire.

2. Les Limites Liées à la Compétence Personnelle d'Autres États


Si la compétence est d'abord territoriale, elle est aussi personnelle. La
compétence territoriale de l'État peut rencontrer les limites posées par la
compétence personnelle d'autres États, notamment en matière de
nationalité :

* Protection Diplomatique : Un État a le droit de protéger ses


ressortissants à l'étranger si leurs droits sont violés par l'État territorial,
même si ce dernier agit sur son propre sol.

* Nationalité : Certains États peuvent exercer une compétence sur leurs


nationaux même lorsque ceux-ci se trouvent à l'étranger (principe de la
personnalité active ou passive). Cela ne signifie pas une ingérence sur le
territoire étranger, mais une extension de la juridiction de l'État d'origine.

3. Les Limites Imposées par des Réalités Géographiques et Pratiques

Bien que moins juridiques, ces limites sont tout aussi réelles :

* Incapacité Matérielle : Un État, en particulier un pays en développement


ou un État fragile, peut ne pas avoir les moyens matériels ou les capacités
administratives d'exercer pleinement sa compétence sur l'ensemble de
son territoire, notamment dans les zones reculées, frontalières ou sous le
contrôle de groupes non étatiques. Au Sénégal, bien que l'État exerce sa
souveraineté partout, le degré de présence et d'effectivité de
l'administration peut varier entre les grandes villes et certaines zones
rurales éloignées.

* Contrôle de Facto : Parfois, des zones du territoire d'un État peuvent être
sous le contrôle effectif de groupes rebelles, de milices ou même de forces
étrangères sans le consentement de l'État. Dans ces cas, la compétence
de jure de l'État ne correspond plus à un contrôle de facto.

* Transfrontalier des Phénomènes : La pollution, les pandémies, les


mouvements de populations ou le crime organisé ne respectent pas les
frontières. L'efficacité de la compétence territoriale de l'État est alors
limitée par la nature même de ces phénomènes, nécessitant souvent une
coopération internationale.

En conclusion, la compétence de l'État sur son territoire, bien que


fondamentale, n'est pas absolue. Elle est constamment modelée et limitée
par les impératifs du droit international, les interactions entre États et les
réalités pratiques. Comprendre ces limites est essentiel pour appréhender
la complexité des relations internationales et le fonctionnement de l'ordre
juridique mondial.

Avez-vous un exemple spécifique de limite à la compétence que vous


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