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Droit ECT

Le document traite de la compétence matérielle et territoriale des juridictions en droit civil, en précisant les différents types de juridictions et les critères pour déterminer leur compétence. Il aborde également les contrats, en expliquant leur qualification juridique et les différents types selon divers critères tels que le nombre de signataires et l'étendue des obligations. Enfin, il souligne l'importance de citer des articles de droit pour appuyer les réponses lors des épreuves.

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Le document traite de la compétence matérielle et territoriale des juridictions en droit civil, en précisant les différents types de juridictions et les critères pour déterminer leur compétence. Il aborde également les contrats, en expliquant leur qualification juridique et les différents types selon divers critères tels que le nombre de signataires et l'étendue des obligations. Enfin, il souligne l'importance de citer des articles de droit pour appuyer les réponses lors des épreuves.

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DROIT SOFIA DJOHAR HEC PARIS

DROIT CIVIL
I . COMPETENCE MATERIELLE ET TERRITORIALE DES JURIDICTIONS

Une question récurrente qu’on retrouve dans la plupart des épreuves de droit (ECRICOME, ESC et
ESSEC) .Quand on vous demande de déterminer la juridiction compétente devant laquelle sera porté le
litige, il faut traiter les deux volets :

 Identifier la juridiction ou les juridictions matériellement compétentes

Identifier clairement la ou les juridictions territorialement compétentes

Compétence matérielle :

Notons que les cas envisageables sont :



Une juridiction civile :

 Tribunal
 d’instance (que je noterai TI)
 Tribunal de grande instance (que je noterai TGI)
 



Des juridictions spécialisées :

 Tribunal
 de commerce
 Conseil de prud’hommes (CPH)

Comment déterminer la juridiction matériellement compétente ?

L’idéal est de se poser les questions suivantes (dans l’ordre que je définis ci-contre)

1) S'agit-il d’une compétence exclusive ?


Vous serez confrontés à cette situation en deuxième année.
Retenez pour l’instant que le TGI est la SEULE ET UNIQUE JURIDICTION compétente pour traiter
des litiges relatifs à la propriété intellectuelle (c’est-à-dire les litiges concernant les MARQUES et
les BREVETS) quels que soient les parties du litige et le montant estimé.

Ainsi si on est face à un litige entre un salarié et un employeur qui concerne la propriété de
l’invention (=détenteur du brevet) et conformément à l’article 615-17 du CODE DE LA PROPRIETE
INTELLECTUELLE, l’affaire sera porté devant le TGI et non le CPH. La compétence exclusive passe
avant la qualification juridique des parties.


Art 615-17 du CPI : Les actions civiles et les demandes relatives aux brevets d’inventions y compris le cas
prévu aux 611-7 (l’inventeur est un salarié) ou lorsqu’elles portent une question connexes de concurrence
déloyales sont EXCLUSIVEMENT portées devant le TGI

De la même manière, si on est confrontés à un litige entre deux commerçants et que ce litige
porte sur une action en contrefaçon (=litige autour de la marque), l’affaire sera portée devant le
TGI (conformément à l’article 716-3 du CPI) et non le tribunal de commerce.

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Article 716-3 du CPI : Les actions civiles et les demandes relatives aux marques y compris lorsqu’elles
portent sur une question connexe de concurrence déloyale sont EXCLUSIVEMENT portées devant des TGI.

2) Quelle est la branche de droit applicable ou alors quelle est la qualification juridique des
parties ?

Si le litige qui vous est soumis ne porte ni sur LES MARQUES NI SUR LES BREVETS, il faut
s’interroger sur un autre aspect pour pouvoir répondre à la question. Vous devez vous
intéresser à la branche de droit applicable, ce qui revient à s’interroger sur la qualification
juridique des parties.


Si le litige concerne un employeur et un salarié, le tribunal compétent est le CPH.
(conformément à l’Article L1411-1 du Code du travail)

NB : le litige ne doit pas mettre en jeu l’inventeur salarié sinon on est en présence d’une
compétence exclusive (voir plus haut).


Si le litige concerne deux commerçants, le tribunal compétent est le tribunal de
commerce. (conformément à l’Article L721-3 du Code de commerce)


Si le litige concerne deux particuliers, la juridiction compétente est une juridiction
civile (TI ou alors TGI)


En présence d’un litige dit mixte (soit un litige entre un commerçant et un
particulier), il faut déterminer lequel des deux est demandeur.

 Cas 1 : Le commerçant est demandeur.


L’affaire doit être portée devant une juridiction civile (TI ou TGI)

Cas 2 : Le demandeur est un particulier et désire ester en justice contre un


 commerçant.
Le cas échéant, le demandeur particulier peut porter l’affaire devant :

 Une juridiction civile (TI ou TGI)

Le tribunal de commerce
DEMANDEU
R
COMMERCANT PARTICULIER
DEFENDEUR

TRIBUNAL DE TRIBUNAL DE COMMERCE


COMMERCANT COMMERCE OU JURIDICTION CIVILE

JURIDICTION CIVILE JURIDICTION CIVILE


PARTICULIER

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3) Quel est le montant de la demande ?

Ce critère est utilisé pour déterminer la compétence matérielle des juridictions CIVILES.
Autrement dit, on ne se posera cette question que si on est face à un litige entre particuliers
(ou alors un litige mixte) et qu’il n’est pas question de compétence exclusive. On sait
d’emblée que l’affaire sera portée devant une juridiction civile.
Il faut maintenant déterminer si c’est le TGI ou le TI qui traitera de l’affaire.

Litiges > 10 000 euros  TGI


Article L211-3 du code de l’organisation judiciaire : Le tribunal de grande instance connaît de toutes
les affaires civiles et commerciales pour lesquelles compétence n'est pas attribuée, en raison de leur
nature ou du montant de la demande, à une autre juridiction.

Litiges < 10 000 euros  TI



Article L221-4 du code de l’organisation judiciaire : Sous réserve des dispositions législatives ou
réglementaires fixant la compétence particulière des autres juridictions, le tribunal d'instance
connaît, en matière civile, de toutes actions personnelles jusqu'à la valeur de 10 000 euros.

NB : Le montant retenu comme seuil (10 000 euros) est nommé taux de ressort.

Autre question : On peut en effet vous demander quelles sont les voies de recours du
 demandeur.
 Il existe deux voies de recours :
- Le demandeur peut interjeter appel et contester la décision rendue en première instance.
- Le demandeur peut se pourvoir en cassation et former un recours contre une décision
rendue en dernier ressort (décision en première instance inférieure à 4000 euros ou décision
rendue par la cour d’appel).

Si le montant est inférieur à 4000 euros, la décision rendue en première instance est une
décision rendue en dernier ressort, elle n’est pas susceptible d’appel. La seule voie de
recours est le pourvoi en cassation

Si le montant est supérieur à 4000 euros, la décision rendue en première instance est une
décision rendue en premier ressort, elle est susceptible d’appel. Il existe donc deux voies de
recours : un recours ordinaire (interjeter appel) et un recours extraordinaire (le pourvoi).

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Compétence territoriale :

1) Le TI ou le TGI territorialement compétent :



Le principe général = Juridiction du lieu du domicile du défendeur

Article 42 du nouveau code de procédure civile (noté CPC ensuite)

La juridiction territorialement compétente est celle du lieu où demeure le défendeur.



Les dérogations :
Article 46 du CPC :

Le demandeur peut saisir à son choix, outre la juridiction du lieu où demeure le défendeur :

- en matière contractuelle (en présence d’un acte juridique), la juridiction du lieu de la


livraison effective de la chose ou du lieu de l'exécution de la prestation de service.

- en matière délictuelle (en présence d’un fait juridique), la juridiction du lieu du fait
dommageable ou celle dans le ressort de laquelle le dommage a été subi

NB : Un arrêt de la Cour de Cassation précise que le lieu de livraison effective s'entend de celui où
la livraison a été ou doit être effectuée.

Nous reviendrons sur la distinction entre acte et fait juridique dans le cours suivant)

2) Le CPH territorialement compétent :

Article R1412-1 du Code du travail :

Le CPH territorialement compétent est :

1° Soit celui dans le ressort duquel est situé l'établissement où est accompli le travail (Lieu du siège
social)

2° Soit, lorsque le travail est accompli à domicile ou en dehors de toute entreprise ou établissement,
celui dans le ressort duquel est situé le domicile du salarié. (Lieu du domicile du salarié si le travail
est accompli hors établissement)

Le salarié DEMANDEUR peut également saisir OUTRE LES CPH CITES, les conseils de prud'hommes du
lieu où l'engagement a été contracté (lieu où le contrat de travail a été signé) ou celui du lieu où
l'employeur est établi.

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3) Le tribunal de commerce territorialement compétent :

Le demandeur à l'instance peut assigner le débiteur devant le :

• Tribunal du lieu du domicile du défendeur. Pour une personne physique il faut


prendre en considération le lieu de son établissement principal, et pour une personne morale le lieu
du siège social (articles 42 et 43 du CPC)

• Tribunal du lieu de la livraison effective de la chose ou du lieu de l'exécution de la


prestation de service, s'il y a eu un contrat (article 46 du CPC)

• Tribunal du lieu du fait dommageable ou du lieu où le dommage a été subi, en cas


d'absence de contrat entre les deux parties (article 46 du CPC)

• La clause attributive de compétence : (ATTENTION LES DEUX CONDITIONS DOIVENT


ETRE RESPECTEES)

Tribunal expressément désigné comme compétent par une clause du contrat (clause
attributive de compétence).

Cette clause est valable uniquement entre des personnes ayant la qualité de commerçant, et
si elle est spécifiée de façon très apparente

(Article 48 du CPC : Toute clause qui, directement ou indirectement, déroge aux règles de
compétence territoriale est réputée non écrite à moins qu'elle n'ait été convenue entre des
personnes ayant toutes contracté en qualité de commerçant et qu'elle n'ait été spécifiée de
façon très apparente dans l'engagement de la partie à qui elle est opposée.)

NB : Rappelons que la clause attributive de compétence ne concerne que la compétence


territoriale. La compétence matérielle ne peut guère faire l’objet d’une clause
conventionnelle entre les parties. De surcroît, cette clause n’est valable qu’entre
commerçant, elle détermine donc le tribunal de commerce TERRITORIALEMENT compétent.

Remarque :
Ce cours est exhaustif et fait état de tous les cas de figure susceptibles d’être traités dans
une épreuve de DROIT.
Rappelons que c’est un concours  Une copie différenciée est une copie appréciée.
Pour cela, appuyez vos réponses avec des articles de droit (citer un article implique la
précision, donner son numéro et le nom du code). Enfin, il est inutile de rappeler que vous
devez être en mesure d’utiliser la terminologie et le vocabulaire juridique adaptés.

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II – Les contrats :

Le contrat :

Le contrat est une convention par laquelle une ou plusieurs personnes s’obligent envers une ou plusieurs autres à
donner, à faire ou à ne pas faire quelque chose.

Qualification juridique du contrat :

Quel intérêt ?

– L’analyse du contrat pour l’épreuve Ecricome. En effet, il faut qualifier le contrat et essayer d’être exhaustif.

- Qualifier le contrat, objet du conflit repris dans la mineure. Pas d’exhaustivité requise.

Suivre le questionnement suivant :

1 -Nombre de signataires  unilatéral/synallagmatique ?

Une donation est un contrat unilatéral dans la mesure où il n’y a qu’une seul partie qui appose sa signature sur le
contrat et qui s’engager à donner quelque chose.

Un contrat de vente est un contrat synallagmatique car il engage plus d’une personne. Les deux signataires
s’engagent à aire ou ne pas faire quelque chose.

2- Le contrat engage-t-il des parties autres que les signataires  individuel/collectif ?

Un contrat unilatéral est toujours un contrat individuel. Il n’y a qu’un seul signataire qui s’engage vis-à-vis d’une
ou plusieurs personnes. Cependant, un contrat individuel n’est pas systématiquement un contrat unilatéral.

Un contrat synallagmatique peut être individuel ou collectif. Une convention signée par exemple entre un
employeur et le représentant des salariés est un contrat synallagmatique car plus d’une signature est apposée sur
le contrat et plus d’une personne (physique ou morale) s’engage mais les clauses de la convention concernent
aussi le reste des salariés n’ayant pas signé le contrat mais qui sont représenté par le délégué syndical. C’est donc
un contrat collectif dans la mesure où il concerne et engage des parties autres que les signataires.

Un contrat de travail est un contrat synallagmatique mais il est individuel car il ne produit d’effet qu’à l’égard
des deux signataires : l’employeur et l’employé.

3 - Etendue des obligations  commutatif/aléatoire ?

Un contrat est commutatif si l’étendue des obligations des parties qui s’engagent est similaire. Un contrat de
vente en est un exemple, l’acheteur a l’obligation de payer le bien et le vendeur a l’obligation de remettre le bien.
Il y a donc une contrepartie reçue systématiquement pour chacune des parties.

En revanche, le contrat d’assurance est un contrat aléatoire. L’assureur et l’assuré n’ont pas les mêmes
obligations. Si le contrat oblige l’assuré à verser mensuellement ou annuellement une prime d’assurance quelque
soient les circonstances, l’assureur ne devra accomplir son obligation que si un aléa se réalise. Lorsque
l’exécution d’une obligation d’une des parties dépend de la concrétisation d’un aléa, il s’agit d’un contrat
aléatoire.

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4- Durée du contrat  à exécution successive/à exécution instantanée ?

Un abonnement avec un opérateur téléphonique est un contrat à durée successive car les obligations des parties
s’étalent sur une période temporelle.

Un contrat de ventre par exemple d’un téléphone avec ce même opérateur est un contrat à exécution instantané,
la remise du téléphone et le paiement du contrat induisent la résolution du contrat de plein droit. (Attention
distinguée la résolution de plein droit qui a lieu à la suite de l’exécution même du contrat et des obligations vs. la
résolution comme sanction juridique qui pénalise la non-exécution des obligations prévues au contrat.)

5 - Encadrement juridique du contrat  nommé/ non nommé ?

Si le contrat est encadré juridiquement par le législateur, on parle de contrat nommé. Le contrat de travail par
exemple est régi par les dispositions du Code du travail, le contrat de vente par celles du Code civil.

Le contrat de franchise par exemple est un contrat non nommée car il n’existe pas actuellement de textes de loi
qui encadrent ce contrat et les clauses y figurant.

6 - Condition de validité du contrat  solennel/consensuel/réel ?

Normalement, un contrat est consensuel car seul le consensualisme suffit pour établir l’existence et la réalité du
contrat.

Cependant, il existe certaines conditions pour faciliter la vie juridique, une donation par exemple est un contrat
solennel car le législateur ne reconnaîtra son existence que si un écrit est dressé.

Certains contrats pour être « scellés » nécessitent la remise d’une chose réelle valant pour caution ou garantie.

7 -Rapport de force entre les parties et clauses  négocié/d’adhésion ?

On est en présence d’un contrat négocié ou un contrat de gré à gré lorsque les parties ont librement convenu des
clauses. C’est en quelque sorte un rapport d’égal à égal.

En revanche, un contrat d’adhésion renvoie à un rapport inégalitaire dans lequel l’une des parties a la faculté
d’imposer certaines restrictions et conditions auxquelles le co-contractant adhère.

Le contrat de travail est un contrat négocié lorsque l’employé a la possibilité au vu de ses compétences, de son
expérience professionnelle ou de son diplôme de « négocier » les clauses du contrat (rémunération, congés,
etc..). Dans d’autres cas, le contrat de travail est un contrat d’adhésion.

Etablir la réalité du contrat (et non pas la validité dont l’étude vient après), càd répondre
à la question : est-ce que le contrat existe ?

 C’est le consensualisme qui régit l’existence et la réalité du contrat

 Principe du consensualisme. Contrat formé au moment de la rencontre de deux volontés : une


pollicitation acceptée.
NB : Pour les contrats conclus à distance, la jurisprudence retient le système de l’expédition (important
pour le délai de rétraction dans les contrats de consommation)

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Droit de la preuve.

-Article 1315 du CC : la charge de la preuve pèse sur le demandeur

-Article 1341 du CC : nécessité d’établir un écrit pour les actes juridiques dépassant 1500 euros. (Preuve
parfaite)

- Article 1325 du CC :

Conditions de validité pour les actes synallagmatiques, si l’une n’est pas respectée : l’écrit devient alors un
commencement de preuve par écrit.

Formalité du double (le nombre d’originaux à établir = le nombre de cocontractant) + Mention du double
(nécessité de mentionner sur chaque original produit le nombre d’originaux établis)

-Article 1326 du CC : Signature + montant en chiffres et en lettres (conditions de validité pour les actes
unilatéraux : ex. reconnaissance de dette)

- Loi du 21 juin 2004 sur l’économie numérique introduit l’article 1369-4 du code civil et consacre la modalité
du double-clique (pour s’assurer du consentement des parties, condition de validité du contrat).

- Loi du 10 mars 2003 : étend la preuve par écrit au support électronique

Les dérogations à l’exigence de preuve parfaite posée à l’article 1341 du Code Civil :

- Article 1347 : existence d’un commencement de preuve par écrit, si les 3 conditions sont respectées :

1. un écrit
2. émanant de la personne contre laquelle il s’adresse
3. rendant vraisemblable le fait allégué

- Article 1348 : impossibilité morale ou matérielle d’établir un écrit

- Article L110-3 du Code du commerce : Acte entre commerçants  Preuve libre

- Acte mixte : preuve libre contre le commerçant, l’art.1341 régit la recevabilité de la preuve produite par le
commerçant

Etablir la validité d’un contrat


Article 1108 :

4 conditions cumulatives :

1. Protection du consentement (exempt de vice art.1109)


2. Capacité à s’engager
3. Licéité et certitude de l’objet
4. Licéité et certitude de la cause

Les conditions généralement traitées par les questions du concours portent sur la protection de consentement
et la certitude de la cause

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Article 1110 : Conditions pour établir l’existence d’une erreur

- Erreur grave et déterminante (sans laquelle le contrat n’aurait pas été conclu)
- Portant sur la substance (càd sur les qualités essentielles de l’objet du contrat)

Article 1111 : Violence grave et illégitime

Article 1112 : Il y a violence lorsqu'elle est de nature à faire impression sur une personne raisonnable, et qu'elle
peut lui inspirer la crainte d'exposer sa personne ou sa fortune à un mal considérable et présent. On a égard, en
cette matière, à l'âge, au sexe et à la condition des personnes.

Article 1116 : dolus malus ou réticence dolosive avec intention de nuire

Article 1131 : Une obligation sans cause ne produit aucun effet

Les limites posées à la liberté contractuelle :

- Les clauses abusives entre professionnels et consommateur. Selon l’arrêt du 8 décembre 2011, ch. Civil, le
régime des clauses abusives n’est pas applicable en présence d’un contrat de fourniture de biens et services entre
deux sociétés commerciales.

- Les clauses attributives de compétence territoriale ne peuvent figurer que dans les contrats entre professionnels

- Les clauses exonératoires de responsabilité tombent dans les cas suivants :

 Contrats de consommation
 Dommage corporels causés par un produit défectueux (porte sur l’obligation de sécurité)
 Porte sur une obligation principale et prive le contrat de cause : (réduit l’obligation à néant) 
Arrêt Chronopost du 22 octobre 1996

- La rupture abusive et brutale des pourparlers. Sanctionnée sur le fondement de la responsabilité délictuelle
(Art.1382 du Code civil) mais l’arrêt Manoukian du 26 novembre 2003 limite la possibilité d’obtenir une
réparation relative à la perte de chance

La responsabilité contractuelle :

La force obligatoire du contrat :

Selon l’article 1134, les conventions légalement formées tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faites. Dès lors
que les conditions de validité sont réunies, le contrat a une force obligatoire.

Les sanctions de l’inexécution :

L’inexécution d’une obligation contractuelle expose le débiteur défaillant aux sanctions de l’article 1184 du
Code Civil :

La partie envers laquelle l'engagement n'a point été exécuté, a le choix ou de forcer l'autre à l'exécution de la
convention lorsqu'elle est possible, ou d'en demander la résolution en justice avec dommages et intérêts.
(Remarque : la mise en œuvre de la clause résolutoire nécessite une mise en demeure préalable)

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L'article 1147 prévoit la condamnation du débiteur à des dommages et intérêts à raison de l'inexécution
de l'obligation, excepté le cas d'inexécution provenant d'une cause étrangère non imputable au débiteur.

Pour engager la responsabilité contractuelle du débiteur défaillant, il faut la réunion de trois conditions :

- La faute : s’agit d’une obligation de résultat ou de moyens ?

Obligation de résultat  inexécution = faute présumé. (Présomption irréfragable)

Obligation de moyen  Le créancier lésé doit apporter la preuve de non diligence, d’imprudence et de non
respect des règles professionnelles.

- Le dommage : perte éprouvée ou gain manqué (art.1149)

 Article 1150 : Le débiteur n'est tenu que des dommages et intérêts qui ont été prévus ou qu'on a pu
prévoir lors du contrat
 Article 1151 : les dommages et intérêts ne doivent comprendre à l'égard de la perte éprouvée par le
créancier et du gain dont il a été privé, que ce qui est une suite immédiate et directe de l'inexécution de
la convention.
 Article 1152 : Lorsque la convention porte que celui qui manquera de l'exécuter payera une certaine
somme à titre de dommages-intérêts, il ne peut être alloué à l'autre partie une somme plus forte, ni
moindre. Néanmoins, le juge peut modérer ou augmenter la peine qui avait été convenue, si elle est
manifestement excessive ou dérisoire.
 Article 31 du code de la procédure civile : atteinte à un intérêt légitime, nul ne peut se prévaloir d’un
avantage indu

-Le lien de causalité (cf article 1151)

Les causes d’exonération :

Article 1147 :

Le débiteur est condamné, s'il y a lieu, au paiement de dommages et intérêts, soit à raison de l'inexécution de
l'obligation, soit à raison du retard dans l'exécution, toutes les fois qu'il ne justifie pas que l'inexécution provient
d'une cause étrangère qui ne peut lui être imputée, encore qu'il n'y ait aucune mauvaise foi de sa part.

Article 1148 : cas fortuit, force majeure (irrésistible, imprévisible, extérieur)

Article 1152 : clause limitative de responsabilité (clause pénale)

- Clause exonératoire de responsabilité entre professionnels ou entre particuliers qui ne réduit pas l’engagement à
néant.

Remarque : Si l’inexécution de l’obligation contractuelle est dommageable à un tiers du contrat, il doit agir sur le
fondement de la responsabilité délictuelle en application de l’effet relatif des contrats posé à l’article 1165 du
Code civil.

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La responsabilité délictuelle :
Responsabilité du fait personnel :
Article 1382 : Tout fait quelconque qui cause à autrui un dommage oblige celui par la faute duquel il est arrivé à
le réparer.

Article 1383 : Chacun est responsable du dommage qu'il a causé non seulement par son fait, mais encore par sa
négligence ou par son imprudence.

Faute : ce que n’aurait pas fait le bon père de famille du code civil attentif aux conséquences de ses actes +
Dommage : certain, personnel, direct et légitime + Lien de causalité

Causes exonératoires : cause étrangère ou cas fortuit

Responsabilité du fait d’autrui :


Article 1384 alinéa 1 : On est responsable non seulement du dommage que l'on cause par son propre fait, mais
encore de celui qui est causé par le fait des personnes dont on doit répondre, ou des choses que l'on a sous sa
garde.

Responsabilité du fait des choses : dommage causé par la chose dont on a la garde (usage, direction et contrôle)

Responsabilité des parents du fait des enfants (art 1384 al.4) : Dommage + lien de filiation + cohabitation

Responsabilité des commettants du fait de leur préposé (art 1384 al.5) : Dommage résultant du fait fautif du
préposé lors de l’exercice de ses fonctions + lien de subordination (définition jurisprudentielle du contrat de
travail)

Cause exonératoire : abus de fonctions constaté si le salarié a agit à des fins étrangères à ses attributions sans
l’autorisation préalable de son employeur

Responsabilité du fait des produits défectueux :

Article 1386-1 : Le producteur est responsable du dommage causé par un défaut de son produit, qu'il soit ou non
lié par un contrat avec la victime.

Article 1386-3 propose une définition large du produit : tout bien meuble

Article 1386-4 : Un produit est défectueux lorsqu’il n’offre pas la sécurité à laquelle on légitimement s’attendre

Article 1386-5 : Un produit est mis en circulation lorsque le producteur s'en est dessaisi volontairement

Article 1386-7 :Si le producteur ne peut être identifié, le vendeur, le loueur, ou tout autre fournisseur
professionnel, est responsable du défaut de sécurité du produit, dans les mêmes conditions que le producteur, à
moins qu'il ne désigne son propre fournisseur ou le producteur, dans un délai de trois mois à compter de la date à
laquelle la demande de la victime lui a été notifiée.

Article 1386-9 : Le demandeur doit prouver le dommage, le défaut et le lien de causalité entre le défaut et le
dommage.

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Article 1386-11 : Le producteur est responsable de plein droit à moins qu'il ne prouve :

1. Qu'il n'avait pas mis le produit en circulation ;


2. Que, compte tenu des circonstances, il y a lieu d'estimer que le défaut ayant causé le dommage n'existait
pas au moment où le produit a été mis en circulation par lui ou que ce défaut est né postérieurement ;
3. Que le produit n'a pas été destiné à la vente ou à toute autre forme de distribution ;
4. Que l'état des connaissances scientifiques et techniques, au moment où il a mis le produit en circulation,
n'a pas permis de déceler l'existence du défaut ;
5. Ou que le défaut est dû à la conformité du produit avec des règles impératives d'ordre législatif ou
réglementaire.

Article 1386-15 : Les clauses qui visent à écarter ou à limiter la responsabilité du fait des produits défectueux
sont interdites et réputées non écrites.

Article 1386-16 : Sauf faute du producteur, la responsabilité de celui-ci, fondée sur les dispositions du présent
titre, est éteinte dix ans après la mise en circulation du produit même qui a causé le dommage à moins que,
durant cette période, la victime n'ait engagé une action en justice.

Article 1386-17 : L'action en réparation fondée sur les dispositions du présent titre se prescrit dans un délai de
trois ans à compter de la date à laquelle le demandeur a eu ou aurait dû avoir connaissance du dommage, du
défaut et de l'identité du producteur.

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Le contrat de travail
Convention par laquelle une personne physique met son activité à la disposition d’une autre
personne, physique ou morale, sous la subordination de laquelle elle se place, moyennant une
subordination.

Selon l’Art.1221-1 du Code du travail, Le contrat de travail est soumis aux règles du droit
commun. Il peut être établi selon les formes que les parties contractantes décident
d'adopter.

Il est possible d’insérer des clauses tant


qu’elles respectent les conditions de
validité prévues par la jurisprudence.
Article 1121.1: Si la nature de la tâche le justifie et qu’un critère de proportionnalité est
respectée, une restriction peut être apportée aux libertés individuelles du salarié.
Article 1222-1 du code du travail : Le contrat de travail est exécuté de bonne foi.

- La clause de non-concurrence :

 Elle doit être écrite


 Elle doit être limitée dans le temps et dans l’espace
 Elle doit être justifiée par les intérêts légitimes de l’entreprise
 Elle doit prévoir une indemnité de non-concurrence

- La clause de dédit-formation :

 Effet dissuasif réduit


 Rédigée et conclue avant le début de la formation
 Elle doit préciser la date, la nature, la durée et le coût de la formation ainsi que les modalités
de remboursement
 Non remboursée par l’Etat et son coût doit être supérieur aux dépenses prévues par la loi
 La durée de l’engagement et le remboursement doivent être proportionnel à la formation
suivie et le salarié doit bénéficier d’un abattement en fonction du temps déjà passé au sein
de l’entreprise

- La clause de variation de rémunération:

 Objectivité
 Garantie des minimas sociaux
 Absence de risque d’entreprise à la charge du salarié

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- La clause d’exclusivité:

 Justifiée par la nature de la tâche à accomplir


 Protège les intérêts de l’entreprise
 Proportionnel au but recherché

- La clause de mobilité géographique:

 Définie de façon précise dès le départ


 Justifiée par les intérêts de l’entreprise et mise en œuvre de façon loyale (délai de
prévenance, ne porte pas atteinte à la vie privée du salarié art.9 du Code Civil et art.8 de la
CEDH)
 La clause de mobilité définissant de façon suffisamment précise sa zone géographique
d’application peut désigner le territoire français. Elle ne confère pas à l’employeur le pouvoir
d’en étendre unilatéralement la portée. (Arrêt du 09 juillet 2014)

- La période d’essai : (CDI)

Art 1221.19 : Le contrat de travail à durée indéterminée peut comporter une période d'essai dont la
durée maximale est :

 Pour les ouvriers et les employés, de deux mois ;


 Pour les agents de maîtrise et les techniciens, de trois mois ;
 Pour les cadres, de quatre mois.

Art 1221.20: La période d'essai permet à l'employeur d'évaluer les compétences du salarié dans son
travail et au salarié d'apprécier si les fonctions occupées lui conviennent.

Art 1221.21 : La période d'essai peut être renouvelée une fois si un accord de branche étendu le
prévoit. Cet accord fixe les conditions et les durées de renouvellement. La durée de la période
d'essai, renouvellement compris, ne peut pas dépasser :

 Quatre mois pour les ouvriers et employés ;


 Six mois pour les agents de maîtrise et techniciens ;
 Huit mois pour les cadres.

Art 1221.23: La période d'essai et la possibilité de la renouveler ne se présument pas. Elles sont
expressément stipulées dans la lettre d'engagement ou le contrat de travail.

Art 1221.25: Pour les contrats stipulant une période d'essai d'au moins une semaine, le salarié est
prévenu dans un délai qui ne peut être inférieur à :

 24 H en deçà de huit jours de présence


 48 H entre huit jours et un mois de présence
 2 semaines après un mois de présence
 Un mois après trois mois de présence.

Lorsque le délai de prévenance n'a pas été respecté, son inexécution ouvre droit pour le salarié, sauf
s'il a commis une faute grave, à une indemnité compensatrice égale au montant des salaires et
avantages que le salarié aurait perçus s'il avait accompli son travail jusqu'à l'expiration du délai de
prévenance, indemnité compensatrice de congés payés comprise.

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Art 1221.26: Lorsqu'il est mis fin à la période d'essai par le salarié, celui-ci respecte un délai de
prévenance de 48 h, ramené à 24 H si la durée de présence du salarié dans l'entreprise est inférieure
à huit jours.

Le CDD (cas de recours, durée


maximale, période d’essai, rupture
anticipée, délai d’attente, délai de
carence, indemnité de fin de précarité)
Art 1242.1 : Un contrat de travail à durée déterminée, quel que soit son motif, ne peut avoir ni pour
objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l'activité normale et permanente de
l'entreprise.

Article L1242-2 : Un CDD peut être conclu que pour l'exécution d'une tâche précise et temporaire, et
seulement dans les cas suivants :

- Remplacement d’un salarié absent ou d’un chef d’entreprise ou d’une profession libérale (18 mois
ou fin de l’absence)

- Attente de l’entrée en service d’un salarié sous CDI (9 mois date à date, ou à terme incertain)

-Remplacement d’un salarié dont le départ définitif précède la suppression du poste (Date à date <24
mois)

- Survenance d’une commande exceptionnelle à l’étranger (Date à date avec durée minimale de 6
mois et maximale de 24 mois)

- Accroissement temporaire de l’activité (Date à date < 18 mois)

- Emploi saisonnier : L’arrêt du 13 octobre 2011 rappelle qu’il s’agit de tâches normalement appelées
à se répéter chaque année à des dates fixes selon le rythme de saison ou des modes de vie collectif.

Article L1242-8 : durée maximale du CDD renouvellement inclus (art.1243 .13)

Article L1242-10 : Le contrat de travail à durée déterminée peut comporter une période d'essai.

CDD =< 6mois  1 mois maximum

CDD > 6 mois  1 jour/semaines dans la limite de deux semaines

Lorsque le contrat ne comporte pas de terme précis, la période d'essai est calculée par rapport à la
durée minimale du contrat.

Remarque : délai de prévenance, même articles qui régissent le CDI

Article L1242-11 : Les dispositions relatives à la rupture anticipée du contrat et à l’indemnité de fin de
contrat ne sont pas applicables durant la période d’essai.

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Article L1242-12 : Le contrat de travail à durée déterminée est établi par écrit et comporte la
définition précise de son motif. A défaut, il est réputé conclu pour une durée indéterminée.

Il comporte notamment : La date du terme et, le cas échéant, une clause de renouvellement lorsqu'il
comporte un terme précis. La durée minimale pour laquelle il est conclu lorsqu'il ne comporte pas de
terme précis.

Article L1242-13 : Le contrat de travail est transmis au salarié, au plus tard, dans les deux jours
ouvrables suivant l'embauche.

Article L1242-14 : même dispositions légales sauf celles concernant la rupture du contrat de travail

Article L1242-15 : même rémunération

Article L1242-16 : indemnité compensatrice de congés payés >= 1/10 rémunération totale brute
perçue par le salarié pendant la durée de son contrat.

Article L1243-1 : Sauf accord des parties, le contrat de travail à durée déterminée ne peut être
rompu avant l'échéance du terme qu'en cas de faute grave, de force majeure ou d'inaptitude
constatée par le médecin du travail.

Article L1243-2 : Par dérogation aux dispositions de l'article L. 1243-1, le contrat de travail à durée
déterminée peut être rompu avant l'échéance du terme à l'initiative du salarié, lorsque celui-ci
justifie de la conclusion d'un CDI.

Sauf accord des parties, le salarié est alors tenu de respecter un préavis (ne peut excéder deux
semaines) dont la durée est calculée à raison d'un jour par semaine compte tenu :

1. De la durée totale du contrat, renouvellement inclus, lorsque celui-ci comporte un terme


précis ;
2. De la durée effectuée lorsque le contrat ne comporte pas un terme précis.

Article L1243-3 : La rupture anticipée du contrat de travail ouvre droit pour l'employeur à des
dommages et intérêts correspondant au préjudice subi.

Article L1243-4 : La rupture anticipée du contrat de travail à durée déterminée qui intervient à
l'initiative de l'employeur ouvre droit pour le salarié à des dommages et intérêts d'un montant au
moins égal aux rémunérations qu'il aurait perçues jusqu'au terme du contrat.

Article L1243-5 : Le contrat de travail à durée déterminée cesse de plein droit à l'échéance du terme.

Article L1243-8 : Lorsque les relations contractuelles de travail ne se poursuivent pas par un CDI, le
salarié a droit, à une indemnité de fin de contrat destinée à compenser la précarité de sa situation.
Cette indemnité est égale à 10 % de la rémunération totale brute versée au salarié.

Article L1243-10 : L’indemnité de précarité n’est pas due si : rupture à l’initiative du salarié, faute
grave, emploi saisonnier, refus d’une embauche sous CDI avec rémunération équivalente

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Article L1243-11 : Lorsque la relation contractuelle de travail se poursuit après l'échéance du terme
du contrat à durée déterminée, celui-ci devient un contrat à durée indéterminée.

Article L1244-1 : Les dispositions de l'article L. 1243-11 ne font pas obstacle à la conclusion de CDD
successifs avec le même salarié lorsque le contrat est conclu dans l'un des cas suivants :

1. Remplacement d'un salarié absent ou dont le contrat de travail est suspendu


2. Emplois à caractère saisonnier

Article L1244-3 : A l'expiration d'un contrat de travail à durée déterminée, il ne peut être recouru,
pour pourvoir le poste du salarié dont le contrat a pris fin, ni à un contrat à durée déterminée ni à un
contrat de travail temporaire, avant l'expiration d'un délai de carence calculé en fonction de la durée
du contrat, renouvellement inclus.

Ce délai de carence est égal :

 CDD < 14 jours : la moitié de la durée du CDD précédent


 CDD >= 14 jours : le tiers de la durée du CDD précédent

Article L1244-4: Le délai de carence n'est pas applicable : emploi saisonnier, rupture à l’initiative du
salarié, le salarié refuse le renouvellement, nouvelle absence.

Article L1245-1 : Est réputé à durée indéterminée tout contrat de travail conclu en méconnaissance
des dispositions des art L. 1242-1 L.1242-2 (cas de recours), L. 1242-8 (durée maximale), L. 1242-
12(contrat solennel + notification du motif), L. 1243-11 (relation contractuelle perpétuée) , L. 1244-3
(non respect du délai de carence)

Article L1248-1 et suivants : une amende de 3 750 euros. Récidive punie de 7 500 euros et d'un
emprisonnement de six mois.

Remarque 1 : CDD à objet défini

Mis en place à titre expérimental par la loi du 25 juin 2008 « portant modernisation du marché du
travail », le dispositif a été pérennisé par la loi du 20 décembre 2014.

Ce contrat est réservé au recrutement d’ingénieurs et de cadres. (Art 1242-2)

Il doit respecter une durée minimum de 18 mois, et une durée maximum de 36 mois. Il ne peut pas
être renouvelé. (Article L1242-8-1)

Le CDD à objet défini peut être rompu à l'initiative de l'une ou l'autre des parties pour un motif réel
et sérieux 18 mois après sa conclusion puis chaque année à la date anniversaire du contrat. (Article
L1243-1)

La durée du CDD dépend de la réalisation de l'objet pour lequel il a été conclu. Il prend fin lorsque la
mission est terminée. Un délai de prévenance, fixé à 2 mois minimum avant la date de fin du contrat,
doit être respecté. (Article 1243-5)

Indemnité : À l'issue du contrat, le salarié a droit à une indemnité d'un montant égal à 10 % de sa
rémunération totale brute. L'indemnité n'est pas due si le CDD à objet défini se poursuit par un
contrat de travail à durée indéterminée (CDI).
Remarque 2 : Le contrat de mission = CDD conclu entre le salarié intérimaire et l’agence d’intérim.

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Différence  Période d’essai

 Contrat =< 1 mois : 2 jrs ouvrés


 Contrat entre 1 et 2 mois : 3 jrs ouvrés
 Contrats > 2 mois : 5 jrs ouvrés

Article 1251-44 : Toute clause interdisant l’embauche à l’issue de la mission est nulle

La modification du contrat de travail

Arrêt 10 juillet 1996 : Distinguer entre modification d’un élément essentiel du contrat de travail qui
équivaut à une modification du contrat de travail nécessitant l’accord préalable du salarié, et entre
un simple changement des conditions du travail du salarié qui fait partie du pouvoir de direction de
l’employeur

Arrêt 28 janvier 1998 : la rémunération et le mode de rémunération = éléments essentiel du contrat

Les horaires de travail : (considérés généralement comme étant des conditions de travail)

- Arrêt du 10 mai 2007 : travail de nuit = modification du contrat de travail

- Modification des horaires du travail prévue dans un contrat à temps partiel : (force obligatoire du
contrat sauf si non respect de délai de prévenance)

Article L3123-21 : Toute modification de la répartition de la durée du travail est notifiée au salarié
sept jours au moins avant la date à laquelle elle doit avoir lieu.

Article L3123-22 : Une convention ou un accord collectif peut faire varier ce délai en deçà de sept
jours, jusqu'à un minimum de trois jours ouvrés

-Modification des horaires du travail non prévue dans un contrat à temps partiel :

Article 3123-24 du Code du travail : la modification éventuelle des horaires de travail non prévue au
contrat ne peut être imposée au salarié sans son accord. + Lorsque l'employeur demande au salarié
de changer la répartition de sa durée du travail selon les modalités préalablement définis dans le
contrat de travail, le refus du salarié d'accepter ce changement ne constitue pas une faute ou un
motif de licenciement dès lors que ce changement n'est pas compatible avec des obligations
familiales impérieuses, avec le suivi d'un enseignement scolaire ou supérieur, avec une période
d'activité fixée chez un autre employeur ou avec une activité professionnelle non salariée.

La durée du travail (élément essentiel du contrat mais dérogations légales)

Aménagement du temps de travail

Loi du 22 mars 2012, article 3122-6 du code du travail : l’aménagement de la durée du travail (prévue
dans un contrat à temps plein) prévu par un accord collectif ne constitue pas une modification du
contrat de travail.

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Heures supplémentaires

Article 3121-11 du code du travail : Heures supplémentaires peuvent être accomplies dans la limite
d’un contingent annuel : 220 h/an

Heures supplémentaires licites (non dépassement du contingent ou des limites conventionnelles+


délai de prévenance + rémunérées avec majoration)  Prérogative de l’employeur.

Heures complémentaires :

Nb : Article L3123-14-1 La durée minimale de travail du salarié à temps partiel est fixée à 24h par
semaine

Article L3123-17 : Le nombre d'heures complémentaires accomplies ne peut être supérieur au


dixième de la durée hebdomadaire ou mensuelle de travail prévue dans son contrat. (exemple : 30
heures par semaine  3 heures complémentaires maximum)

Les heures complémentaires ne peuvent avoir pour effet de porter la durée du travail accomplie par
un salarié au niveau de la durée légale du travail ou celle fixée conventionnellement.

Article L3123-20 : Le refus d'accomplir les heures complémentaires proposées par l'employeur au-
delà des limites fixées par le contrat ne constitue pas une faute ou un motif de licenciement. Il en est
de même, à l'intérieur de ces limites, lorsque le salarié est informé moins de 3 jrs avant la date à
laquelle les heures complémentaires sont prévues.

Durée quotidienne maximale

Article L3121-34 : La durée quotidienne du travail effectif par salarié ne peut excéder 10h

Article L3121-35 : Au cours d'une même semaine, la durée du travail ne peut dépasser 48h

Article L3121-36 : La durée hebdomadaire de travail calculée sur une période de douze semaines
consécutives ne peut dépasser 44 h.

Le lieu du travail

En l’absence de mention expresse prévoyant que le salarié exécutera son travail EXCLUSIVEMENT
dans un lieu PRECIS

En l’absence de changement de secteur géographique

 Le changement du lieu du travail = changement des conditions de travail

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Récap :

Si Le salarié refuse :

- Un changement des conditions de travail  Licenciement personnel pour faute professionnelle

-Une modification de son contrat de travail pour cause économique  Licenciement économique
(art 1233-3 du Code du travail) :

 Art. 1222-6 : La lettre de notification informe le salarié qu'il dispose d'un mois à
compter de sa réception pour faire connaître son refus.
Absence de réponse = acceptation
 Arrêt du 25 juin 2008 : L’inobservation du délai de réflexion prive de cause réelle et
sérieuse le licenciement

- Une modification d’un élément essentiel de son contrat  Refus légitime

Important : L’accord des salariés protégé est toujours nécessaire même pour un simple changement
des conditions de travails. En cas de refus, l’accord préalable de l’inspecteur du travail est nécessaire
avant d’entamer la procédure du licenciement personnel ou économique.

Le licenciement économique

Art 1233- 2 : Le licenciement économique doit être motivé par une cause réelle et sérieuse

Art 1233-3 : Constitue un licenciement pour motif économique le licenciement effectué par un
employeur pour un ou plusieurs motifs non inhérents à la personne du salarié résultant d’une
suppression ou transformation d’emploi ou d’une modification, refusée par le salarié, d’un élément
essentiel du contrat de travail, consécutives notamment à des difficultés économiques ou à des
mutations technologiques. + Loi de sécurisation de l’emploi du 14 juin 2013

Arrêt Pages Jaunes du 11 Janvier 2006 ont consacré comme motif de licenciement économique : la
réorganisation de l'entreprise nécessaire à la sauvegarde de sa compétitivité.

En cas de contentieux prud'homal, l'employeur doit fournir tout élément de preuve attestant de la
nécessité de supprimer le ou les postes en cause.

Art 1233-4: Adaptation et reclassement

Art 1233-5 : Ordre des licenciements

Art 1132-1: Aucun salarié ne peut être licencié ou faire l'objet d'une mesure discriminatoire

Art 1132-2: ni en violation de ses droits

Art 1132-4: Le licenciement est abusif

Art 1233-11: Convocation à un entretien préalable

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Art 1233-13: possibilité de se faire assister

Art 1233-15: envoi de la lettre de notification

Art 1233-16: mentionner le motif du licenciement

Art 1233-45: la priorité de réembauchage du rune durée d’un an

Loi Florange du 29 mai 2014  Art 1233-57-14

La loi fait obligation aux entreprises d’au moins 1 000 salariés, ou appartenant à un groupe d’au
moins 1 000 salariés, de rechercher un repreneur en cas de projet de fermeture d’un établissement
entraînant un licenciement collectif

Le volet portant sur les sanctions à l’égard des employeurs respectant pas l’obligation de recherche
d’un repreneur a été censuré.

Art 1233-61 : PSE : entreprises de plus de 50 salariés qui licencient plus de 10 salariés sur une période
de 30 jours

Art 1233-62 : actions et mesures relatives au PSE

Art 1233-65 : convention de reclassement personnalisé + Arrêt du 12 juin 2012

Art 1233-71 : Congé de reclassement

Le licenciement personnel

Art 1232-1 : motivé par une cause réel et sérieuse

Art 1232-2 : convocation à un entretien préalable

Art L1232-4 : La lettre de convocation à l'entretien préalable adressée au salarié mentionne la


possibilité de recourir à un conseiller du salarié et précise l'adresse des services dans lesquels la liste
de ces conseillers est tenue à sa disposition.

Art 1232-6 : envoi de la lettre de notification

Arrêt du 5 mai 2011 : le vol = faute grave

Arrêt du 29 mai 2001 : la perte de confiance ne peut pas constituer un motif de licenciement

Arrêt du 20 novembre 1990 : motif précis sinon licenciement injustifié

Arrêt du 26 juin 2013 : la surveillance des salariés

Conséquences du licenciement justifié et régulier pour le salarié :

Article L1234-1 : Exécution du préavis

Lorsque le licenciement n'est pas motivé par une faute grave, le salarié a droit :

1. S'il justifie chez le même employeur d'une ancienneté de services continus inférieure à six
mois, à un préavis dont la durée est déterminée par la loi, la convention ou l'accord collectif
de travail ou, à défaut, par les usages pratiqués dans la localité et la profession ;

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2. S'il justifie chez le même employeur d'une ancienneté de services continus comprise entre
six mois et moins de deux ans, à un préavis d'un mois ;
3. S'il justifie chez le même employeur d'une ancienneté de services continus d'au moins deux
ans, à un préavis de deux mois.

Article L1234-5

Lorsque le salarié n'exécute pas le préavis, il a droit, sauf s'il a commis une faute grave, à une
indemnité compensatrice.

Article L1234-7

La cessation de l'entreprise ne libère pas l'employeur de l'obligation de respecter le préavis.

Article L1234-9 : Versement d’indemnité de licenciement

Le salarié titulaire d'un CDI licencié alors qu'il compte une année d'ancienneté ininterrompue au
service du même employeur, a droit, sauf en cas de faute grave, à une indemnité de licenciement.

Article L1235-1 : Il appartient au juge d'apprécier la régularité de la procédure suivie et le caractère


réel et sérieux des motifs invoqués. Si un doute subsiste, il profite au salarié.

Article L1235-2 Si le licenciement d'un salarié survient sans que la procédure requise ait été observée,
mais pour une cause réelle et sérieuse, le juge impose à l'employeur d'accomplir la procédure prévue
et accorde au salarié, à la charge de l'employeur, une indemnité qui ne peut être supérieure à un mois
de salaire.

Article L1235-3 Si le licenciement d'un salarié survient pour une cause qui n'est pas réelle et sérieuse,
le juge peut proposer la réintégration du salarié dans l'entreprise, avec maintien de ses avantages
acquis. Si l'une ou l'autre des parties refuse, le juge octroie une indemnité au salarié qui ne peut être
inférieure aux salaires des six derniers mois.

Article L1235-5 : Ne sont pas applicables au licenciement d'un salarié de moins de deux ans
d'ancienneté dans l'entreprise et au licenciement opéré dans une entreprise employant
habituellement moins de onze salariés, les dispositions relatives :

1° Aux irrégularités de procédure, prévues à l'article L. 1235-2 ;

2° A l'absence de cause réelle et sérieuse, prévues à l'article L. 1235-3 ;

3° Au remboursement des indemnités de chômage, prévues à l'article L. 1235-4.

Le salarié peut prétendre, en cas de licenciement abusif, à une indemnité correspondant au préjudice
subi.

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La démission

Arrêt du 09 mai 2007 rappelle que la démission est un acte unilatéral par lequel le salarié manifeste
de façon claire et non équivoque sa volonté de mettre fin au contrat de travail + l’absence de griefs
formulés dans la lettre de démission n’interdit pas au salarié de se prévaloir de la possibilité de faire
requalifier, par le juge prud’homal, la démission en une prise d’acte de rupture aux torts de
l’employeur avec les conséquences d’un licenciement abusif.

Article L1237-1 : L'existence et la durée du préavis sont fixées par la loi ou par convention

La rupture conventionnelle

Article L1237-11 : L'employeur et le salarié peuvent convenir en commun des conditions de la rupture
du contrat de travail qui les lie.

La rupture conventionnelle ne peut être imposée par l'une ou l'autre des parties. Elle résulte d'une
convention signée par les parties au contrat.

Article L1237-12 : Les parties au contrat conviennent du principe d'une rupture conventionnelle lors
d'un ou plusieurs entretiens au cours desquels le salarié peut se faire assister par une personne de son
choix

Article L1237-13 : Le montant de l'indemnité spécifique de rupture conventionnelle ne peut pas être
inférieur à celui prévu à l’art L. 1234-9. + Délai de rétractation.

Article L1237-14 : délai d’instruction

La prise d’acte de la rupture du contrat de travail

Arrêt du 09 juillet 2014 : La prise d’acte et l’exécution du préavis ne sont pas incompatibles.
L’exécution du préavis (prise d’acte  cessation immédiate) n’a aucune incidence sur l’appréciation
de la gravité des manquements invoqués.

Arrêt du 29 octobre 2014 : La démission (consécutive aux manquements graves de l’employeur)


même si elle a été donnée sans réserve eu qu’elle n’a pas été précédée d’aucune réclamation de la
part du salarié, peut être requalifiée en prise d’acte aux torts de l’employeur.

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Droit de la concurrence – Code de


commerce
Les pratiques anticoncurrentielles :(Sanctionnées par l’autorité de la
concurrence)

Les ententes: L’Article 101 du TFUE + L’article 420-1 du code de commerce

Sont prohibées les actions concertées ayant pour objet ou pour effet de fausser le jeu de la
concurrence sur un marché, lorsqu'elles tendent à :

1. Limiter l'accès au marché ou le libre exercice de la concurrence


2. Faire obstacle à la fixation des prix par le libre jeu du marché en favorisant artificiellement
leur hausse ou leur baisse
3. Limiter ou contrôler la production, les débouchés, les investissements ou le progrès
technique ;
4. Répartir les marchés ou les sources d'approvisionnement.
Les abus de positions dominantes : L’Art 102 du TFUE + L’art 420-2 du code de commerce

Est prohibée, l'exploitation abusive par une entreprise d'une position dominante sur le marché
intérieur. Ces abus peuvent consister en refus de vente, en ventes liées ou en conditions de vente
discriminatoires ainsi que dans la rupture de relations commerciales établies, au seul motif que le
partenaire refuse de se soumettre à des conditions commerciales injustifiées.

Est en outre prohibée, l'exploitation abusive par une entreprise de l'état de dépendance économique
dans lequel se trouve à son égard une entreprise cliente ou fournisseur.

Article L420-3 : Est nul tout engagement, convention ou clause contractuelle se rapportant à une
pratique prohibée par les arts. 420-1, L. 420-2

Article L420-4 : Ces pratiques sont autorisées si :

Elles ont pour effet d'assurer un progrès économique, y compris par la création ou le maintien
d'emplois, et qu'elles réservent aux utilisateurs une partie équitable du profit qui en résulte, sans
donner aux entreprises intéressées la possibilité d'éliminer la concurrence.

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Les structures anticoncurrentielles (sanctionnées par l’autorité de la


concurrence)

Article L430-1 : Une opération de concentration est réalisée :

1. Lorsque deux ou plusieurs entreprises antérieurement indépendantes fusionnent ;


2. Lorsqu'une ou plusieurs entreprises acquièrent le contrôle de l'ensemble ou de parties d'une
ou plusieurs autres entreprises.
3. La création d'une entreprise commune accomplissant de manière durable toutes les
fonctions d'une entité économique autonome
Article L430-2 :

I. Est soumise aux dispositions des articles L. 430-3 toutes opérations de concentration, lorsque sont
réunies les trois conditions suivantes :

-le CA HT mondial de l'ensemble des entreprises ou groupes de personnes physiques ou morales


parties à la concentration est > 150 millions d'euros (75 millions commerce de détail)

-le CA HT réalisé en France par deux au moins des entreprises ou groupes de personnes physiques ou
morales concernés est supérieur à 50 millions d'euros (15 millions commerce de détail)

-l'opération n'entre pas dans le champ d'application du règlement (CE) n° 139/2004 du Conseil, du 20
janvier 2004, relatif au contrôle des concentrations entre entreprises

Article L430-3:L'opération de concentration doit être notifiée à l'Autorité de la concurrence avant sa


réalisation.

Article L430-4: La réalisation effective d'une opération de concentration ne peut intervenir qu'après
l'accord de l'Autorité de la concurrence

Article L. 430-7-1: Le ministre chargé de l'économie peut évoquer l'affaire et statuer sur l'opération
en cause pour des motifs d'intérêt général autres que le maintien de la concurrence : le
développement industriel, la compétitivité des entreprises en cause au regard de la concurrence
internationale ou la création ou le maintien de l'emploi.

Article L430-8

Si une opération de concentration a été réalisée sans être notifiée, l'Autorité de la concurrence
enjoint sous astreinte aux parties de notifier l'opération, à moins de revenir à l'état antérieur à la
concentration.

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Les pratiques restrictives de concurrence (Sanctionnées par le juge)

Article L442-2

Le fait, pour tout commerçant, de revendre ou d'annoncer la revente d'un produit en l'état à un prix
inférieur à son prix d'achat effectif est puni de 75 000 euros d'amende.

Article L442-4

L’interdiction ne s’applique pas :

 Aux ventes volontaires ou forcées motivées par la cessation ou le changement d'une activité
 Aux produits dont la vente présente un caractère saisonnier marqué
 Aux produits qui ne répondent plus à la demande en raison de l'évolution de la mode ou de
l'apparition de perfectionnements techniques
 Réapprovisionnement à la baisse
 Aux produits alimentaires commercialisés dans un magasin d'une surface de moins de 300
mètres carrés et aux produits non alimentaires commercialisés dans un magasin d'une
surface de moins de 1000 mètres carrés, dont le prix de revente est aligné sur le prix
légalement pratiqué pour les mêmes produits par un autre commerçant dans la même zone
d'activité
 A condition que l'offre de prix réduit ne fasse l'objet d'une quelconque à l'extérieur du point
de vente, aux produits périssables
 Aux produits soldés
Article L442-6

I-Engage la responsabilité de son auteur et l'oblige à réparer le préjudice causé le fait, par tout
commerçant :

 D'obtenir ou de tenter d'obtenir d'un partenaire commercial un avantage quelconque ne


correspondant à aucun service commercial effectivement rendu ou disproportionné
 De soumettre ou de tenter de soumettre un partenaire commercial à des obligations créant
un déséquilibre significatif dans les droits et obligations des parties
 D'obtenir ou de tenter d'obtenir, sous la menace d'une rupture brutale totale des relations
commerciales, des conditions abusives concernant les prix, les délais de paiement
 De rompre brutalement une relation commerciale établie, sans préavis écrit tenant compte
de la durée de la relation commerciale et respectant la durée minimale de préavis
II-Sont nuls les clauses ou contrats prévoyant pour un producteur, un commerçant, la possibilité :

 De bénéficier automatiquement des conditions plus favorables consenties aux entreprises


concurrentes par le cocontractant

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Veille juridique  De nouvelles pratiques abusives introduite par la loi Hamon

- La garantie de marge exigée par un distributeur et qui est amené à baisser les prix de revente pour
écouler ses produits et fait porter ainsi son risque commercial à son fournisseur.

- La facturation à un prix différent du prix convenu aux CGV.

 Encadrement des relations B to B : Rééquilibrer les rapports entre professionnels et plus


précisément entre fournisseurs et distributeurs car la protection des consommateurs passe aussi par
une concurrence saine et loyale.

 L’article Art 441-6 du Code du commerce :


La loi a rajouté le terme « unique » à l’expression de « socle de la négociation » introduite par la LME
du 4 août 2008. Ceci n’interdit en outre pas aux parties de négocier les termes de leur accord, et ainsi
de s’écarter des CGV, notamment pour se rapprocher des conditions générales des acheteurs.

Certaines précisions ont été apportées sur les clauses ou pratiques consistant à retarder le point de
départ des délais de paiement elles sont interdites si elles retardent abusivement le point de départ
des délais de paiement.

 Une nouvelle obligation la charge du distributeur, posée à l’article L. 441-7:


Répondre de manière circonstanciée à toute demande écrite précise du fournisseur portant sur
l’exécution de la convention unique/récapitulative, et ce dans un délai qui ne peut dépasser deux
mois.

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L’action en concurrence déloyale

Elle est régie par les principes généraux de la responsabilité civile délictuelle (Art.1382 et 1383)

La faute :

- L’imitation :  Risque de confusion entre produits ou entre entreprises

L’Arrêt du 9 juillet 2013 rappelle que la copie servile d’un produit commercialisé par une entreprise
susceptible de créer un risque de confusion dans l’esprit de la clientèle constitue un acte de
concurrence déloyale.

- Le dénigrement : Concurrent nommément désigné ou facilement identifiable + La diffusion doit être


publique et atteindre des clients actuels ou potentiels

Arrêt du 24 septembre 2013 : La divulgation d’une information de nature à jeter le discrédit sur un
concurrent constitue un dénigrement même si la critique est avérée (absence d’exception de vérité)

- Le parasitisme : tirer profit de la réputation ou du résultat du travail d’un concurrent

Arrêt de 26 janvier 1999 : comportement par lesquels un agent économique s’immisce dans le sillage
d’un autre sans rien dépenser pour tirer profit de ses efforts.

Arrêt du 4 février 2014 : La victime de parasitisme commercial doit rapporter la preuve que son
auteur a bien eu la volonté de s’inscrire dans son sillage

1. Preuve d’investissements et efforts intellectuels et financiers ou d’une réputation


particulière
2. Recherche de volonté fautive et intention de nuire

-La désorganisation de l’entreprise :

Démarchage :

 Arrêt du 26 octobre 2010 : le détournement de la clientèle n’est fautif que s’il résulte de
manœuvres déloyales
Débauchage :

 Arrêt du 5 novembre 2002 : Le débauchage est fautif s’il résulte de manœuvres déloyales.
Une manœuvre déloyale s’entend de :

1. Octroi de conditions anormalement favorables d’embauche (Arrêt du 10 novembre 2009)


2. Dénigrement de l’employeur actuel
3. Buts poursuivis : secret de fabrique
4. Débauchage sélectif
5. Débauchage massif

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 Arrêt du 20 septembre 2011 : Le transfert d’employés doit avoir eu pour effet une véritable
désorganisation de l’entreprise et non une simple perturbation

Le dommage : perte de clientèle, baisse du chiffre d’affaire, dégradation de l’image, risque de


confusion...

Le dommage doit être direct, certain

Le lien de causalité

Remarque :

 Qui peut agir ? Les professionnels


 Contre qui ? Un autre professionnel ou un salarié
 Quelle juridiction ?
- Compétence matérielle :

Le litige oppose des commerçants.  Tribunal de commerce

Commerçant à l’encontre d’un non commerçant (profession libérale)  TGI

Action dirigée contre un commerçant par un non-commerçant  Choix entre TGI et Tribunal de
commerce

Dans le cadre d’une clause de non-concurrence ou dans le cadre de la divulgation du secret


professionnel  CPH

- Compétence territoriale :

 Art 42 du NCPC
 Art 46 du NCPC : En matière délictuelle, tribunal du lieu où le dommage a été commis, ou du
lieu où le dommage a été subi
 Art R 1412-1 du Code du travail

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Droit de la Consommation :
La loi Hamon a procédé à la transposition de la définition prévue par la directive 2011/83/UE relative
aux droits des consommateurs.

« Toute personne physique qui agit à des fins qui n’entrent pas dans le cadre de son activité
commerciale, industrielle, artisanale ou libérale »

Cette définition aussi claire soit-elle ne met pas fin au questionnement sur le champ d’application
des dispositions liées à la notion interne de non-professionnel.

Arrêt du 3 décembre 2013, Ch. Commerciale exclue l’application de la réglementation des clauses
abusives dès lors que le contrat est conclu entre sociétés commerciale.

 L’obligation d’information

Veille juridique : Renforcement des informations précontractuelles. Avant la conclusion des contrats sur les
lieux de vente, le professionnel doit communiquer au consommateur des informations relatives à la date ou au
délai de livraison des biens ou d’exécution des services et les informations concernant son identité et ses
coordonnées.

Art 111-1 du Code de la consommation : le professionnel communique au consommateur avant la


conclusion du contrat, de manière lisible et compréhensible, les informations suivantes :

1. Les caractéristiques essentielles du bien ou du service, compte tenu du support de


communication utilisé
2. Le prix du bien ou du service
3. En l'absence d'exécution immédiate du contrat, la date ou le délai auquel le professionnel
s'engage à livrer le bien ou à exécuter le service
4. Les informations relatives à son identité, à ses coordonnées ainsi que, s'il y a lieu, celles
relatives aux garanties légales

Art 111-3 : Le fabricant ou l'importateur informe le vendeur professionnel de la disponibilité (période


ou date) des pièces détachées indispensables à l'utilisation des biens. Cette information est délivrée
au consommateur par le vendeur de manière lisible avant la conclusion du contrat et confirmée par
écrit lors de l'achat du bien.

Le fabricant ou l'importateur fournit, dans un délai de deux mois, aux vendeurs professionnels ou aux
réparateurs, qui le demandent les pièces détachées indispensables à l'utilisation des biens vendus.

 Développement des modes de consommation responsable.

Article L111-4 : En cas de litige, il appartient au professionnel de prouver qu'il a exécuté ses
obligations.

Article L111-6 : Tout manquement est passible d'une amende administrative qui ne peut excéder
3 000 € pour une personne physique et 15 000 € pour une personne morale.

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Article L120-1

Les pratiques commerciales déloyales sont interdites. Pratique contraire aux exigences de la diligence
professionnelle et t susceptible d'altérer le comportement économique du consommateur
normalement informé et raisonnablement attentif et avisé, à l'égard d'un bien ou d'un service.

II.-Constituent, en particulier, des pratiques commerciales déloyales les pratiques commerciales


trompeuses définies aux articles L. 121-1 et les pratiques commerciales agressives définies aux
articles L. 122-11

Article L121-1

I. Une pratique commerciale est trompeuse si elle est commise dans l'une des circonstances
suivantes :

 Lorsqu'elle crée une confusion avec un autre bien ou service, une marque, un nom
commercial, ou un autre signe distinctif d'un concurrent
 Lorsqu'elle repose sur des allégations, indications ou présentations fausses ou de nature à
induire en erreur

Le I est applicable aux pratiques qui visent les professionnels.

II. Une pratique commerciale est également trompeuse si, compte tenu des limites propres au
moyen de communication utilisé et des circonstances qui l'entourent, elle omet, dissimule ou fournit
de façon inintelligible, ambiguë ou à contretemps une information substantielle

Article L121-6 : Les pratiques commerciales trompeuses sont punies d'un emprisonnement de deux
ans et d'une amende de 300 000 €.  Pratique des clients mystères et alourdissement des sanctions
pénales pour renforcer la protection et la confiance des consommateurs.

 Article L213-1 : Sera puni d'un emprisonnement de deux ans au plus et d'une amende de
300 000 euros quiconque, qu'il soit ou non partie au contrat, aura trompé ou tenté de
tromper le contractant
 Article L213-2 : Même sanctions prévues en cas de falsification

Article L121-8 : Toute publicité qui met en comparaison des biens ou services en identifiant,
implicitement ou explicitement, un concurrent ou des biens ou services offerts par un concurrent
n'est licite que si :

1. Elle n'est pas trompeuse ou de nature à induire en erreur ;


2. Elle porte sur des biens ou services répondant aux mêmes besoins ou ayant le même objectif
3. Elle compare objectivement une ou plusieurs caractéristiques essentielles, pertinentes,
vérifiables et représentatives de ces biens ou services, dont le prix peut faire partie.

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Article L121-9 : La publicité comparative ne doit pas s’apparenter au dénigrement

 Contrats conclus à distance et hors établissement

Article L121-17 : Préalablement à la conclusion d'un contrat à distance ou hors établissement, le


professionnel communique au consommateur les informations prévues aux articles L. 111-1 et
lorsque le droit de rétractation existe, les conditions, le délai et les modalités d'exercice de ce droit
ainsi que le formulaire type de rétractation.

Article L121-18-2: Le professionnel ne peut recevoir aucun paiement la part du consommateur avant
l'expiration d'un délai de sept jours à compter de la conclusion du contrat hors établissement.

Article L121-21 : Le consommateur dispose d'un délai de quatorze jours pour exercer son droit de
rétractation d'un contrat conclu à distance, ou hors établissement, sans avoir à motiver sa décision.
Toute clause par laquelle le consommateur abandonne son droit de rétractation est nulle.

 Bénéficier d’un temps de réflexion plus long

Article L121-21-1 : Lorsque les informations relatives au droit de rétractation n'ont pas été fournies
au consommateur, le délai de rétractation est prolongé de douze mois à compter de l'expiration du
délai de rétractation initial

Article L121-21-4 : Lorsque le droit de rétractation est exercé, le professionnel est tenu de
rembourser le consommateur de la totalité des sommes versées, y compris les frais de livraison (sauf
les frais de retour, remboursé uniquement en cas de démarchage), sans retard injustifié et au plus tard
dans les quatorze jours à compter de la date à laquelle il est informé de la décision de rétractation

Loi Hamon et les contrats à distance :

 La loi prévoit que le professionnel doit communiquer aux consommateurs, outre les
informations obligatoires prévues lorsqu’un contrat est conclu sur les lieux de vente, le
montant des frais de renvoi ainsi que les modalités d’exercice du droit de rétractation. +
L’instauration d’une obligation de communication d’un formulaire type de rétractation au
consommateur.

 L’indication d’une date limite de livraison ou d’exécution est obligatoire. Si la date n’est pas
respectée, le consommateur peut annuler l’achat et être remboursé. La loi Hamon a instauré
un délai maximal de 30 jours à compter de l’achat en ligne et interdit de faire peser les
risques du transport sur l’acheteur en ligne.

 La loi Hamon interdit le précochage automatique des options par les sites de e-commerce.
 Protéger le consommateur des ventes forcées

Article L121-35 : Les ventes avec primes sont interdites dès lors que la pratique en cause revêt un
caractère déloyal

Article L121-36 : Les loteries publicitaires sont licites dès lors qu'elles ne sont pas déloyales

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 L’obligation de ne pas forcer la vente

Article L 122.1 du Code de la consommation : Refus de vente et vente liées

Il est interdit de refuser à un consommateur la vente d'un produit ou la prestation d'un service, sauf
motif légitime, et de subordonner la vente d'un produit à l'achat d'une quantité imposée ou à l'achat
concomitant d'un autre produit ou d'un autre service ainsi que de subordonner la prestation d'un
service à celle d'un autre service ou à l'achat d'un produit dès lors que cette subordination constitue
une pratique commerciale déloyale

Article L122-3 : Il est interdit d'exiger le paiement de biens ou de services, d'exiger leur renvoi ou leur
conservation, sans que ceux-ci aient fait l'objet d'une commande préalable du consommateur.
Tout contrat conclu consécutivement à cette pratique est nul et de nul effet.

Article L122-6 : Les ventes pyramidales sont prohibées

Article L122-8 : Quiconque aura abusé de la faiblesse ou de l'ignorance d'une personne pour lui faire
souscrire, par le moyen de visites à domicile, des engagements sera puni d'un emprisonnement de
trois ans et d'une amende de 375 000 euros ,lorsque les circonstances montrent que cette personne
n'était pas en mesure d'apprécier la portée des engagements qu'elle prenait ou de déceler les
artifices déployés pour la convaincre à y souscrire, ou font apparaître qu'elle a été soumise à une
contrainte.

Lorsqu'un contrat est conclu à la suite d'un abus de faiblesse, celui-ci est nul et de nul effet.

Article L122-9 : Les dispositions de l'article L. 122-8 sont applicables, dans les mêmes conditions, aux
engagements obtenus :

1. A la suite d'un démarchage par téléphone

2. A la suite d'une sollicitation personnalisée, sans que cette sollicitation soit nécessairement
nominative

3. Lorsque la transaction a été faite dans des lieux non destinés à la commercialisation du bien
ou du service proposé ou dans le cadre de foires ou de salons

4. Lorsque la transaction a été conclue dans une situation d'urgence ayant mis la victime de
l'infraction dans l'impossibilité de consulter un ou plusieurs professionnels qualifiés, tiers au
contrat.

Article L122-11 : Une pratique commerciale est agressive lorsque du fait de sollicitations répétées et
insistantes ou de l'usage d'une contrainte physique ou morale, et compte tenu des circonstances qui
l'entourent :

1. Elle altère de manière significative la liberté de choix d'un consommateur.


2. Elle vicie ou est de nature à vicier le consentement d'un consommateur.

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Article L122-12 : Le fait de mettre en œuvre une pratique commerciale agressive est puni d'un
emprisonnement de deux ans et d'une amende de 300 000 € au plus.

Article L122-15 : Lorsqu'une pratique commerciale agressive aboutit à la conclusion d'un contrat,
celui-ci est nul et de nul effet.

Les garanties légales :

 La garantie de conformité :

Article L211-4 : Le vendeur est tenu de livrer un bien conforme au contrat et répond des défauts de
conformité existant lors de la délivrance.

Article L211-5 : Pour être conforme au contrat, le bien doit :

1° Etre propre à l'usage habituellement attendu d'un bien semblable et, le cas échéant :

- correspondre à la description donnée par le vendeur et posséder les qualités que celui-ci a
présentées à l'acheteur sous forme d'échantillon

- présenter les qualités qu'un acheteur peut légitimement attendre eu égard aux déclarations
publiques faites par le vendeur notamment dans la publicité ou l'étiquetage

2° Présenter les caractéristiques définies d'un commun accord ou être propre à tout usage spécial
recherché par l'acheteur, porté à la connaissance du vendeur et que ce dernier a accepté.

Article L211-7 : Les défauts de conformité qui apparaissent dans un délai de six mois à partir de la
délivrance du bien sont présumés exister au moment de la délivrance, sauf preuve contraire. Le
vendeur peut combattre cette présomption si celle-ci n'est pas compatible avec la nature du bien ou
le défaut de conformité invoqué.

Version à venir le 18 mars 2016 : Les défauts de conformité qui apparaissent dans un délai de vingt-
quatre mois à partir de la délivrance du bien sont présumés exister au moment de la délivrance, sauf
preuve contraire. C’est au professionnel de rapporter la preuve de la mauvaise utilisation.

Pour les biens vendus d'occasion, la durée mentionnée au premier alinéa du présent article est
ramenée à six mois  Lutter contre l’obsolescence programmée

Article L211-8 : L'acheteur ne pas contester la conformité en invoquant un défaut qu'il connaissait ou
ne pouvait ignorer lorsqu'il a contracté.

Article L211-9 : L'acheteur choisit entre la réparation et le remplacement du bien.

Article L211-10 : Si la réparation et le remplacement du bien sont impossibles, l'acheteur peut rendre
le bien et se faire restituer le prix ou garder le bien et se faire rendre une partie du prix.

Article L211-12 : L'action résultant du défaut de conformité se prescrit par deux ans à compter de la
délivrance du bien.

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NB : garantie commerciale

Article L211-15 : La garantie commerciale s'entend de tout engagement contractuel d'un


professionnel à l'égard du consommateur en sus de ses obligations légales visant à garantir la
conformité du bien.

Il précise qu’indépendamment de la garantie commerciale, le vendeur reste tenu de la garantie


légale de conformité de celle relative aux défauts de la chose vendue

Loi Hamon et La lutte contre le surendettement : Les hypothèques rechargeables autorisées depuis 2007 sont
interdites à compter du 1 er juillet 2014, mesure qui n’est pas rétroactive. La loi responsabilise les prêteurs. Un
crédit amortissable devra être systématiquement proposé pour les achats > 1000euros.

 La garantie légale des vices cachés :

Article 1641 : Le vendeur est tenu de la garantie à raison des défauts cachés de la chose vendue qui la
rendent impropre à l'usage auquel on la destine.

Article 1642 : Le vendeur n'est pas tenu des vices apparents

Article 1643 : Il est tenu des vices cachés, quand même il ne les aurait pas connus, à moins que, dans
ce cas, il n'ait stipulé qu'il ne sera obligé à aucune garantie.

Article 1644 : L’acheteur a le choix de rendre la chose et de se faire restituer le prix, ou de garder la
chose et de se faire rendre une partie du prix.

Article 1645 : Si le vendeur connaissait les vices de la chose, il est tenu, outre la restitution du prix
qu'il en a reçu, de tous les dommages et intérêts envers l'acheteur.

Remarque :

- L’acheteur professionnel ne peut pas invoquer la garantie de conformité. Il doit agir sur le
fondement de la garantie légale des vices cachés.

- Le point de départ de délai de prescription (2ans) est fixé au jour de la découverte du défaut et non
pas de la délivrance du bien.

Recours des consommateurs :

Art 421-1 : Les associations régulièrement déclarées ayant pour objet statutaire explicite la défense
des intérêts des consommateurs peuvent, si elles ont été agréées à cette fin, exercer les droits
reconnus à la partie civile relativement aux faits portant un préjudice direct ou indirect à l'intérêt
collectif des consommateurs.

Art 421-2 : L’action en suppression des clauses abusives.

Les associations de consommateurs mentionnées à l'article L. 421-1 peuvent demander à la


juridiction d'ordonner au défendeur toute mesure destinée à faire cesser des agissements illicites ou
à supprimer dans le contrat ou le type de contrat proposé aux consommateurs une clause illicite.

 La loi Hamon permet de demander de déclarer la nullité d’une clause abusive dans tous les
contrats identiques conclus par le défendeur y compris ceux qui ne sont plus proposés et ordonner

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d’informer à ses frais les consommateurs par tous moyens. Une seule décision de justice permettra
d’agir sur différents contrats et va bénéficier à plusieurs consommateurs.

Article L421-7 : Ces associations peuvent intervenir devant les juridictions civiles et demander
l'application des mesures prévues à l'art. 421-2, lorsque la demande initiale a pour objet la
réparation d'un préjudice subi par un ou plusieurs consommateurs à raison de faits non constitutifs
d'une infraction pénale.

Art L422-1 : Action en représentation conjointe assortie de conditions qui rendent son usage difficile.

L’action de groupe : introduite aux nouveaux articles L.423.1 et suivants.

- voie de recours collective de consommateurs prise en charge par des associations de


consommateurs agréée et engagée en cas de manquements au règles prévues par le code de la
consommation et en cas de pratiques anticoncurrentielles. Compétence : TGI

- Rééquilibrer les pouvoirs entre consommateurs et professionnels :

1. Soulager les consommateurs des frais et de l’accomplissement de formalités


2. Garantir une meilleure efficacité du Droit en prévenant les manquements au droit de la
consommation et au droit de la concurrence

Article 423-5 : L’adhésion au groupe vaut mandat aux fins d’indemnisation et n’implique pas
l’adhésion à l’association.

Art 42 3-1 : Une association de défense des consommateurs représentative au niveau national et
agréée peut agir devant une juridiction civile afin d'obtenir la réparation des préjudices individuels
subis par des consommateurs placés dans une situation similaire ou identique et ayant pour cause
commune un manquement d'un ou des mêmes professionnels à leurs obligations légales ou
contractuelles :

1-A l'occasion de la vente de biens ou de la fourniture de services


2-Ou lorsque ces préjudices résultent de pratiques anticoncurrentielles

L'action de groupe ne peut porter que sur la réparation des préjudices patrimoniaux résultant des
dommages matériels subis par les consommateur

Les limites de l’action de groupe

Le texte prévoit des limitations supplémentaires tant au niveau du fait générateur qu’au niveau du
préjudice réparable

 Le texte ne vise que deux fautes susceptibles de justifier l’introduction de l’action :

- Le cas d’un manquement d’un ou plusieurs professionnels à leurs obligations légales ou


contractuels à l’occasion de la vente de biens ou de la fourniture de services. Ce texte vise donc le cas
de l’inexécution contractuelle mais plus généralement toutes les fautes pouvant être commises à
l’occasion du processus contractuel.

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NB : Le texte ne distingue par entre responsabilité contractuelle et délictuelle, les consommateurs
qui n’ont pas directement contractés avec les professionnels pourront bénéficier de l’action de
groupe si le manquement contractuel leur a causé un dommage personnel

-Le cas de l’entente d’un abus de position dominante commis par le professionnel l’action sera alors
ouvert aux consommateurs victimes de ces pratiques anticoncurrentielles mais cela nécessite que le
manquement aux règles de concurrence soit constaté par la décision de l’autorité ou des juridictions
compétentes (article 423-17)

Or litiges relatifs à un contre de consommation ou à une pratiques anticoncurrentielles, l’action n’est


pas ouverte dans d’autres domaines (santé, environnement)

 La loi énonce que l’action de groupe ne peut porter que sur la réparation des préjudices
patrimoniaux subis par les consommateurs placés dans une situation similaire ou identique
 Limitation de l’initiative de l’action par l’encadrement de la qualité pour agir.

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La propriété industrielle
La marque

Article 711-1 : la marque est signe distinctif d’un bien ou d’un service. Marque nominale, figuratives,
tridimensionnelle ou alors sonores

Les conditions de protection de la marque :

Article 711-2 : Distinctivité du signe

Article 711-3 : Licéité du signe

Article 711-4 : Disponibilité du signe

Article 712-1 : La propriété de la marque s’acquiert par l’enregistrement qui produit ses effets pour
une durée de dix ans indéfiniment renouvelable

Article 712-7 : Respect des conditions de protection de la marque sinon rejet de la demande faite
auprès de l’INPI

Article 712-9 : Le renouvellement est accordé tant que le signe n’a pas été modifié et que la liste des
produits ou services désignés n’a pas été étendue.

Les droits conférés par l’enregistrement :

Article 713-1 : L’enregistrement de la marque confère à son titulaire un droit de propriété sur cette
marque pour les produits et services qu’il a désignés.

Article 713-2 : La reproduction rigoureusement identique de la marque (sans retrait ni ajout) pour
désigner des produits ou des services identiques à ceux désignés dans l’enregistrement est prohibée.
NB : Cette contrefaçon existe indépendamment de tout danger de confusion

Article 713-3 : Prohibe l’imitation d’une marque pour des produits ou des services identiques
susceptible de créer un risque de confusion dans l’esprit du public

 L’arrêt du 4 février 2004, Ch. Commerciale a estimé qu’en l’absence de reproduction à


l’identique, la contrefaçon de la marque nécessitait la démonstration d’un risque de
confusion (Evolution jurisprudentielle à la suite de l’Arrêt du 20 Mars 2003 de CJCE)

 La Cour de Cassation a jugé dans un arrêt du 25 mars 2014 que l’existence du risque de
confusion doit faire l’objet d’une appréciation globale. Il s’apprécie par rapport aux
ressemblances d’ensemble et non aux différences de détails, en imaginant l’appréciation
d’ensemble nécessairement imparfaite fardée en mémoire par un consommateur d’attention
moyenne

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Article 713-5 : dispose que la preuve de l’emploi injustifié de la marque notoire suffit pour que
l’atteinte soit constituée.

Faute = emploi injustifié de la marque notoire


Dommage = Atteinte au caractère distinctif et banalisation de la marque (Arrêt du 11 mars 2008)

-Les limites :

Article 713-6 : L’enregistrement de la marque ne fait pas obstacle à l’utilisation du même signe lors :

 Utilisation antérieure à l’enregistrement


 Un tiers de bonne foi employant son nom patronymique
 Référence nécessaire pour indiquer la destination d’un produit ou d’un service

- Transmission des droits :

Article 714-1 : Les droits attachés à la marque sont transmissibles : licence de marque, cession de
marque, mise en gage

- Perte des droits :

Article 714-3 : La tolérance de l’utilisation de la marque par un tiers de bonne foi pendant 5 ans en
connaissance de cause

Article 714-5 : La déchéance et perte de droit en cas de défaut d’exploitation de la marque pendant
une durée ininterrompue de 5 ans

Article 714-6 : Autres cas de déchéance: le signe devient trompeur ou générique.

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- Action en contrefaçon

 Article 716-1: Les atteintes prévues aux articles 713-2 et 713-3 constituent une contrefaçon
engageant la responsabilité civile de son auteur

 Article 716-3 : Les actions civiles et les demandes relatives aux marques y compris
lorsqu’elles portent sur une question connexe de concurrence déloyale sont EXCLUSIVEMENT
portées devant des TGI.

 Article 716-5 : Délai de prescription porté à 5 ans et irrecevabilité de l’action en contrefaçon


d’une marque tolérée pendant 5 ans

 Article L716-7 : La contrefaçon peut être prouvée par tous moyens. + La saisie de documents
comptables n’est pas subordonnée à la constatation de la présence sur les lieux des objets
argués de contrefaçon

 Article L716-7-1 A (créé par la loi du 11 mars 2014)  La juridiction peut ordonner toutes les
mesures d'instruction légalement admissibles même si une saisie-contrefaçon n'a pas
préalablement été ordonnée.

 Article L716-7-1 (modifié) : La loi supprime toute liste limitative des documents dont le juge
peut ordonner la production. Cependant, elle n’a pas clarifié la notion d’empêchement
légitime (exception que peut invoquer le détenteur d’information pour s’opposer à l’exercice
du droit d’information)

 Le droit d’information devient autonome, la loi permet de l’ordonner en référer + extension à


tout document :

La réforme de 2007 a institué le droit à l’information qui permet aux titulaires de solliciter d’un juge
qu’il ordonne la communication de renseignements sur l’origine et les réseaux de distribution des
produits argués de contrefaçon. Ce droit a été peu exercé

Pour obtenir la permission de recourir au droit a l’information le demandeur devait démontrer qu’il
avait préalablement utilisé tous les moyens mis à sa disposition pour obtenir des informations
souhaiter y compris donc la saisie-contrefaçon.

Cette réforme permet aux victimes de contrefaçon qui ne disposent pas de moyens financiers
nécessaires pour procéder aux procédures coûteuses de saisie-contrefaçon de pouvoir recueillir les
informations pertinentes pour l’évaluation du préjudice subi et pour enrayer le circuit commercial
des produits contrefaisants.

 Article L716-14 : La fixation des dommages et intérêts par poste de préjudice. (se rapporter à
l’action cumulée)

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Le brevet

Article L611-1 : Toute invention peut faire l'objet d'un titre de propriété industrielle délivré par l’INPI
qui confère à son titulaire un droit exclusif d'exploitation.

Article L611-2 : Les titres de propriété industrielle protégeant les inventions sont :

1. Les brevets d'invention, délivrés pour une durée de vingt ans à compter du jour du dépôt de
la demande
2. Les certificats d'utilité, délivrés pour une durée de six ans à compter du jour du dépôt de la
demande

Article L611-7  L’inventeur est un salarié :

- Les inventions de mission :

1. Les inventions faites par le salarié dans l'exécution soit d'un contrat de travail comportant une
mission inventive qui correspond à ses fonctions effectives, soit d'études et de recherches qui lui
sont explicitement confiées (missions ponctuelles), appartiennent à l'employeur.
Les conditions dans lesquelles le salarié bénéficie d'une rémunération supplémentaire sont
déterminées par les conventions collectives et les contrats individuels de travail.

Tout litige relatif à la rémunération supplémentaire est soumis à la commission de conciliation


instituée par l'article L. 615-21 ou au tribunal de grande instance.

Les inventions hors mission :

2. Toutes les autres inventions appartiennent au salarié. (Inventions hors mission non attribuables)

Toutefois, lorsqu'une invention est faite par un salarié soit dans le cours de l'exécution de ses
fonctions, soit dans le domaine des activités de l'entreprise, soit par la connaissance ou l'utilisation
des techniques ou de moyens spécifiques à l'entreprise l'employeur a le droit de se faire attribuer la
propriété ou la jouissance des droits attachés au brevet protégeant l'invention de son salarié.
Le salarié doit en obtenir un juste prix qui, à défaut d'accord entre les parties, est fixé par la
commission de conciliation instituée par l'article L. 615-21 ou par le TGI

Les conditions de brevetabilité :

Article 611-10 : Sont brevetables, dans tous les domaines technologiques, les inventions nouvelles
impliquant une activité inventive et susceptibles d'application industrielle.

Article 611-11 : La nouveauté doit être absolue et l’invention ne doit jamais avoir été porté à la
connaissance du public

Article 611-14 : L’invention ne doit pas découler de manière évidente de l’état de la technique

Article 611-15 : L’invention doit donner naissance à une innovation est son objet peut être fabriqué
ou utilisé dans tout genre d'industrie.

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NB :
Ne sont pas brevetables :
- Les méthodes de traitement chirurgical ou thérapeutique du corps humain ou animal et les
méthodes de diagnostic appliquées au corps humain ou animal.
-Les inventions dont l'exploitation commerciale serait contraire à la dignité de la personne humaine,
à l'ordre public ou aux bonnes mœurs
- Les procédés de clonage et de modification de l'identité génétique de l'être humain

Article 612-19 : Tout brevet donne lieu au paiement de redevances

Les droits conférés par le brevet

Article 613-3 : Les actes d’exploitation d’un produit breveté et d’utilisation d’un procédé breveté sont
interdits

- Les limites :

Articles 613-5 : Il n’y pas atteinte aux droits du breveté que lorsque les actes qui lui sont réservés
sont effectués dans un cadre commercial

Article 613-6 : Le breveté ne peut pas s’opposer à la libre circulation du produit une fois introduit
licitement dans un Etat de l’UE et mis en circulation.

Article 613-7 : Cas de la PPA : Toute personne pouvant apporter la preuve qu’elle était en possession
de l’invention à la date du dépôt peut l’exploiter à titre personnel

- Transmission des droits :


Article 613-8 : Les droits attachés au brevet sont transmissibles.

- Perte des droits :


Article 613-11 : Possibilité d’obtention d’une licence obligatoire lorsque le breveté n’a pas exploité
l’invention 3 ans après l’obtention du brevet (absence de préparatifs effectifs et sérieux) ou lorsqu’il
n’a pas commercialisé le produit, objet de l’invention en quantité suffisante pour satisfaire aux
besoins de marché français. Ou encore une exploitation ou commercialisation abandonnée depuis
plus de 3ans.
Art 613-12 : Demande formée auprès du TGI : justification de la non-obtention d’une licence
d’exploitation et capacité d’exploiter l’invention

Art 613-22 : La déchéance prend effet à la date d’échéance de la redevance annuelle non acquittée.

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- Action en contrefaçon

 Art 615-1 : Toute atteinte portée aux droits du breveté constitue une contrefaçon qui engage
la responsabilité civile de son auteur

 Article L615-5 : La contrefaçon peut être prouvée par tous moyens. + La saisie de documents
comptables n’est pas subordonnée à la constatation de la présence sur les lieux des objets
argués de contrefaçon

 Article L615-5-1-1 (Créé) : Le droit à l’information est indépendant de la saisie-contrefaçon

 Article L615-5-2 (modifiée par la loi du 11 mars 2014) : Extension à tout document

 Art 615-7 : Dommages et intérêts par poste de préjudice :

Pour fixer les dommages et intérêts, la juridiction prend en considération distinctement :


1. Les conséquences économiques négatives de la contrefaçon, dont le manque à gagner et la
perte subis par la partie lésée ;
2. Le préjudice moral causé à cette dernière
3. Et les bénéfices réalisés par le contrefacteur, y compris les économies d'investissements
intellectuels, matériels et promotionnels que celui-ci a retirées de la contrefaçon.  Un
nouveau poste d’indemnisation

 Art 615-8 : Les actions en contrefaçon sont prescrites par cinq ans. Cette modification assure
une meilleure protection et prise en compte des intérêts des titulaires de droit.

 Art 615-17 : Les actions civiles et les demandes relatives aux brevets d’inventions y compris
le cas prévu aux 611-7 ou lorsqu’elles portent une question connexes de concurrence
déloyales sont EXCLUSIVEMENT portées devants le TGI

NB : Les articles du CPI relatifs à l’action en contrefaçon concernant les marques et les brevets ont
été pour la plupart modifiés par la loi N° 2014-315 du 11 mars 2014 renforçant la lutte contre la
contrefaçon

-L’action en contrefaçon portée devant le TGI sur le fondement de la responsabilité délictuelle.

-L’action en contrefaçon en violation d’un droit de propriété industrielle

Remarque : Les droit doivent donc être valides : en vigueur, protégé dans le pays concerné et
réguliers.

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- Action cumulée

 La cour de Cassation a rappelé dans un arrêt du 20 mars 2007 le principe classique selon
lequel peuvent se cumuler une action en contrefaçon et une action en concurrence déloyale
sous réserve que chacune d’elle s’article sur des faits distincts.

 Un arrêt de la Chambre commerciale du 19 janvier 2010 :

Le fait de copier un produit ayant fait l’objet d’importants investissements publicitaires (parasitisme)
ne constitue pas un fait distinct de l’action en contrefaçon.  Pas de distinction entre le fait de
copier un produit, sanctionné par la contrefaçon et le fait de copier un produit ayant fait l’objet de
nombreux investissements, sanctionné pour parasitisme.

Veille : La loi du 29 octobre 2007 de lutte contre la contrefaçon oublie le parasitisme. En effet,
l’agissement parasitaire se matérialisant toujours par la réalisation d’un gain et/ou d’une économie,
nous pouvons regretter l’absence de prise en considération consacrée pour les bénéfices réalisés par
le parasite.

Loi du 11 mars 2014 introduction d’un nouveau poste d’indemnisation : Et les bénéfices réalisés par
le contrefacteur, y compris les économies d'investissements intellectuels, matériels et promotionnels
que celui-ci a retirées de la contrefaçon. (Article 615-7 concernant les brevets et Article 716-14
concernant les marques)  Amélioration des dédommagements civils.

1. L’évolution rapide des techniques de contrefaçon, la dématérialisation des moyens de


communications et l’essor des offres de produits contrefaits nécessitent des mécanismes de
lutte plus efficaces.
2. Une absence se fait sentit, celle des mesures « anti-cyber contrefaçon ».

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