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Les Deux Qualités Essentielles Que Boileau Reconnaît À Malherbe

Boileau loue Malherbe pour sa rigueur formelle et la pureté de sa langue, tout en minimisant la créativité d'autres poètes. Il propose des conseils didactiques sur la poésie, insistant sur la clarté, la correction et le travail assidu. Son approche valorise la discipline et la sobriété, en opposition aux excès baroques, illustrée par des métaphores et des images concrètes.

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Les Deux Qualités Essentielles Que Boileau Reconnaît À Malherbe

Boileau loue Malherbe pour sa rigueur formelle et la pureté de sa langue, tout en minimisant la créativité d'autres poètes. Il propose des conseils didactiques sur la poésie, insistant sur la clarté, la correction et le travail assidu. Son approche valorise la discipline et la sobriété, en opposition aux excès baroques, illustrée par des métaphores et des images concrètes.

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1.

Les deux qualités essentielles que Boileau reconnaît à Malherbe

Boileau reconnaît à Malherbe :

 La rigueur formelle : « Enfin Malherbe vint, et, le premier en France, / Fit


sentir dans les vers une juste cadence ». Il a imposé une cadence correcte et
régulière.
 La pureté de la langue : « Par ce sage écrivain la langue réparée / N’offrit plus
rien de rude à l’oreille épurée ».

Exemples dans "Beauté, mon beau souci..." :


Dans ce poème de Malherbe, on retrouve :

 Une grande régularité métrique et rythmique.


 Un lexique épuré, une syntaxe classique, sans excès baroques.

Ce jugement est-il équitable ?


Oui et non. Il est vrai que Malherbe a contribué à discipliner la langue poétique, mais
Boileau minimise la richesse imaginative d'autres poètes plus libres, comme Ronsard.
C’est une vision classique, rigoureuse, qui exclut des formes plus baroques et
inventives.

2. Transition du point de vue historique au point de vue didactique

Boileau passe de l’éloge de Malherbe à ses propres conseils en utilisant une transition
naturelle :
« Marchez donc sur ses pas ; aimez sa pureté ; / Et de son tour heureux imitez la clarté.
»
Il invite directement le lecteur à suivre l’exemple de Malherbe, amorçant ainsi son
discours normatif.

3. Exigences de Boileau pour le travail poétique

 Clarté de l’expression : « Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement ».


 Correction de la langue : éviter les solécismes, barbarismes, enjambements.
 Travail constant : « Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage ».
 Structure cohérente : début, milieu, fin doivent être harmonisés.
 Respect du sujet, sans effets brillants hors de propos.

4. Comment Boileau rend son exposé vivant

 Images concrètes : ruisseau tranquille vs torrent boueux.


 Antithèses et contrastes : lenteur utile vs rapidité creuse.
 Impératifs rythmés : « Travaillez à loisir », « Hâtez-vous lentement ».
 Répétitions et parallélismes : mémorisation facilitée, ton solennel.

5. Paradoxe au vers 35
« Hâtez-vous lentement » : oxymore qui exprime l’idée que la précipitation nuit à la
qualité ; la lenteur méthodique est plus efficace que la rapidité bâclée.

6. Opposition esprit/jugement (vers 38)

« Marque moins trop d’esprit que peu de jugement » : trop d’esprit (volonté de briller)
nuit à la clarté et à la profondeur ; le jugement (la raison) est plus précieux. Il valorise la
rigueur intellectuelle sur l’esbroufe.

7. Images implicites aux vers 44-46

Ces vers comparent l’écriture à un artisanat :

 L’écrivain est un ouvrier qui façonne son œuvre.


 La poésie demande patience, retouches, discipline. Conception de la poésie :
c’est un travail plus qu’une inspiration divine. Contrairement à la vision
romantique ou baroque, l’inspiration seule ne suffit pas : elle doit être domptée
par la raison.

8. Le dernier vers et l'idéal classique

« N’aille chercher trop loin quelque mot éclatant » : Rejet du spectaculaire inutile, du
mot rare ou brillant hors sujet.
Idéal classique : sobriété, mesure, unité, clarté.
Par contraste avec le baroque : flamboyant, chargé, complexe.

Illustrations dans d’autres arts :

 Architecture classique : Versailles (symétrie, proportions).


 Sculpture : œuvres de Houdon (équilibre, réalisme mesuré).
 Jardins à la française : Le Nôtre (ordonnancement rigoureux, maîtrise de la
nature).

Pastiche sous forme de notes à la Boileau

 Écris peu, mais écris clair.


 Ce que tu penses mal, tu l’écriras mal.
 L’inspiration n’excuse pas le désordre.
 Ne brille pas, éclaire.
 Retiens ton mot s’il te flatte trop.
 Cent fois relis ; mille fois corrige.
 Ton lecteur te suit si ta pensée est droite.
 L’élégance est fille de l’ordre.
 Un vers solide vaut mieux qu’un feu d’artifice.
 Écris lentement, pour durer longtemps.

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