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Support de Cours de TM

Le module d'artisanat vise à former les apprenants à diverses compétences pratiques telles que la vannerie, la sculpture, le dessin, la peinture, la poterie et la fabrication de bracelets. L'artisanat est défini comme la transformation de matières premières en produits finis, intégrant des techniques traditionnelles et artistiques. Les leçons abordent également l'importance de l'artisanat dans la culture camerounaise, en mettant l'accent sur la vannerie comme une forme d'art qui préserve les traditions tout en répondant aux besoins contemporains.

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Le module d'artisanat vise à former les apprenants à diverses compétences pratiques telles que la vannerie, la sculpture, le dessin, la peinture, la poterie et la fabrication de bracelets. L'artisanat est défini comme la transformation de matières premières en produits finis, intégrant des techniques traditionnelles et artistiques. Les leçons abordent également l'importance de l'artisanat dans la culture camerounaise, en mettant l'accent sur la vannerie comme une forme d'art qui préserve les traditions tout en répondant aux besoins contemporains.

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Module: ARTISANAT

Competences : à la fin de cette année, l’apprenant devra être capable de Confectionner des
balais, des paniers, des corbeilles, des nattes, des chaises en bambou, spatules, pilons…en
rotin, en osier ou en jonc etc; Tisser des paniers en fibres végétales; Élaborer des balaie avec
des nervures (fibres végétales); Sculpter un masque en bois; Dessiner et Peindre un portrait :
à l’huile, à la gouache, à l’aquarelle …; Modeler et Sculpter un Pot en Argile; fabriquer des
bracelets avec les matériaux adequats

CONTENUS PRATIQUES

 Sur la vannerie

- Sélectionner le matériel et les outils et les travailler


- Tresser les lianes de rotin, d’osier ou de jonc
- Manipuler et vernir les lianes, les tiges, les baguettes de rotin ou d’osier ainsi que des fibres
végétales entrelacées (nervures de feuilles de palmier ou de cocotier)
- Confectionner les objets
- Tisser des paniers ou des corbeilles
- Dégager les nervures des feuilles de palmier et de cocotier pour élaborer avec ces nervures, des
balais, des chasse-mouches et autres …

 Sur la scupture

- Sélectionner le matériel et le travailler


- Bois, roches, le bronze
-Tailler et creuser le bois
- Dégager les formes et les volumes
- Modeler, ciseler
-Sculpter

 Sur le dessin et la peinture

-Représenter le croquis sur du papier canson


- Procéder aux mélanges des couleurs
- Peindre le Portrait
-Transférer le croquis ou le dessin sur la toile
-Tonalité du teint, carnation de la peau
- Peinture plan par plan du visage
- Eclairer les ombres pour marquer les reliefs

 Sur la poterie

- Préparer les argiles


- Mélanger les matériaux
- Modeler et mouler les objets
- Décorer, sculpter
- Réaliser les finitions
- Sécher les objets

 Sur la fabrication des bracelets

- Regrouper les matériaux et materiels


- Selectionner le materiau
- Monter les bracelets
GÉNÉRALITÉS SUR L’ARTISANAT

Compétence: l’apprenant devra maîtriser toutes les généralités sur l’artisanat en vue de
mieux se préparer à la pratique.

1- Définition d’artisanat

L’artisanat est l’ensemble des activités qui consistent en la transformation par des techniques
rudimentaires les matières premières en produits semi-finis ou finis. Il est constitué de petits
métiers tels que: cordonnerie, forge, vannerie, etc.

Dans le cadre du Travail Manuel, l’artisanat est un module qui vise à initier, à inciter les apprenants
à réaliser des œuvres d’arts plastiques et de vannerie.

2- Les Arts Plastiques

2.1. Definition d’arts plastiques

Les Arts Plastiques sont une forme d’expression de la pensée qui produisent ou reproduisent des
formes et des volumes à travers le dessin, la peinture, la sculpture, la sérigraphie, la vannerie etc. Ils
visent l’esthétique.

2.2. Les realisation en arts plastiques

L’objectif à atteindre en Arts Plastiques est de voir à la fin d’un niveau scolaire, un apprenant
capable de produire un croquis, un dessin, une peinture, une sculpture ou toute œuvre qu’il aura
appris à réaliser au cours de l’année. Il s’agit pour lui d’être capable d’assimiler les notions de base

en Arts Plastiques telles que dessiner, manipuler les couleurs, peindre sur toile ou sur papier, tailler
des formes, cuire une poterie, organiser une unité de sérigraphie ou de sculpture, présenter les
œuvres sur châssis, organiser un vernissage, etc.
3. Vannerie

3.1. Définition de vannerie

La vannerie est une activité artisanale qui consiste à transformer les fibres végétales en objets
utilitaires ou décoratifs comme les paniers, le petit mobilier de maison, etc.

3.2. Les productions en vannerie

L’objectif visé ici est de voir à la fin d’un niveau scolaire, un apprenant capable de produire une
création en rotin, en osier ou en jonc. Il faudra qu’il soit capable d’assimiler les notions élémentaires
de vannerie telles que tisser une corbeille en osier, fabriquer un tabouret en bambou ou en rotin
chasse-mouches ou un balai, organiser et installer une unité de production en vannerie.

4. Les différents artistes plasticiens

Il existe de nombreux types d’artistes plasticiens, chacun ayant sa propre approche et son propre
style unique. Voici quelques exemples:

- Peintres : Les peintres utilisent des pigments et des supports pour créer des œuvres d’art sur des
surfaces telles que la toile, le papier ou le bois. Ils peuvent travailler avec des techniques telles que
l’huile, l’acrylique, l’aquarelle, le pastel, etc.

- Sculpteurs : Les sculpteurs travaillent avec des matériaux tels que la pierre, le bois, le métal, la
céramique, le verre, etc. pour créer des formes tridimensionnelles.

- Photographes : Les photographes utilisent une caméra pour capturer des images, qu’il s’agisse de
paysages, de personnes, d’objets ou d’événements.

- Graphistes : Les graphistes utilisent des logiciels de conception graphique pour créer des designs
visuels pour des publications, des affiches, des sites web, etc.

- Artisans : Les artisans utilisent des techniques manuelles pour fabriquer des objets tels que des
meubles, des bijoux, des vêtements, des produits de décoration, etc.
- Artisans en céramique : Les artisans en céramique utilisent de la terre cuite pour fabriquer des
objets tels que des pots, des vases, des plats, etc.

- Artisans en verre : Les artisans en verre utilisent du verre pour fabriquer des objets tels que des
vitraux, des lampes, des sculptures, etc.

- Artisans en métal : Les artisans en métal utilisent des métaux pour fabriquer des objets tels que
des bijoux, des sculptures, des objets décoratifs, etc.

- Artisans en bois : Les artisans en bois utilisent du bois pour fabriquer des objets tels que des
meubles, des sculptures, des objets décoratifs, etc.

- Artisans en textile : Les artisans en textile utilisent des fibres textiles pour fabriquer des objets
tels que des vêtements, des tissus, des tapis, etc.

Ces différents types d’artistes plasticiens ont chacun sa propre approche et son propre style unique,
ce qui les rend intéressants et diversifiés.

5. Comment devenir artiste plasticien

Devenir un artiste plasticien nécessite souvent une combinaison de talent naturel, de formation et
de pratique régulière. Voici quelques étapes que vous pouvez suivre pour devenir un artiste
plasticien:

- Développez votre passion pour l’art : Commencez par explorer différents médias et techniques
pour découvrir ce qui vous plaît le plus. Prenez le temps de développer vos compétences et de
perfectionner votre style.

- Suivez une formation : Envisagez de suivre des cours d’art ou une école d’art pour acquérir une
formation formelle. Cela peut vous aider à apprendre les techniques de base et à vous familiariser
avec les outils et les matériaux.

- Pratiquez régulièrement : La pratique régulière est essentielle pour améliorer vos compétences
et développer votre propre style. Consacrez du temps chaque jour ou chaque semaine pour
travailler sur vos projets artistiques.

- Étudiez l’histoire de l’art : Familiarisez-vous avec les mouvements artistiques, les styles et les
techniques qui ont façonné l’histoire de l’art. Cela vous aidera à comprendre les influences qui ont
façonné votre propre style.

- Montrez votre travail : Partagez votre travail avec d’autres artistes et le public. Cela peut se faire
en exposant votre travail dans des galeries, des salons d’art ou en utilisant les réseaux sociaux.
- Élargissez vos horizons : Continuez à explorer de nouveaux médias, techniques et styles pour
continuer à développer votre propre style.

- Soyez persévérant : Devenir un artiste plasticien peut prendre du temps et de la patience. Ne


renoncez pas et continuez à travailler sur votre technique et votre style.

En suivant ces étapes, vous pouvez développer vos compétences et votre style artistique, et devenir
un artiste plasticien compétent et accompli.

Consclusion

L’artisanat est une activité qui consiste à fabriquer des objets de main-d’œuvre, souvent à l’aide de
techniques traditionnelles. Les artisans utilisent des matériaux tels que le bois, le métal, le verre, la
céramique, le textile, etc. pour créer des objets uniques et personnalisés.

L’artisanat peut prendre de nombreuses formes, allant de la poterie et de la bijouterie à la


menuiserie et à la couture. Il peut également inclure des activités telles que la fabrication de
meubles, de vêtements, de produits de décoration, de jouets, de produits de soins personnels, etc.

L’artisanat est souvent considéré comme une activité créative et artistique, mais il peut également
être une activité économique importante pour de nombreuses personnes dans le monde. De
nombreux artisans travaillent à partir de leur propre atelier ou de leur boutique, et certains se
spécialisent dans des techniques ou des matériaux traditionnels qui sont propres à une région ou à
une culture particulière.

En somme, l’artisanat est une activité qui combine créativité, compétences techniques et
savoir-faire manuel. Il peut être une source de joie et de satisfaction personnelle, ainsi qu’une
activité économique importante pour de nombreuses personnes.
leçon 1: La vannerie
compétence: à la fin de cette leçon, l’apprenant devra maîtriser les matières en vannerie, le
conditionnement et la transformation des matières et les fonctions de la vannerie.

Introduction

Au Cameroun, la vannerie apparaît comme une forme d'artisanat qui, outre la satisfaction des
besoins du marché contemporain, conserve des traditions artistiques et des savoir-faire locaux
enracinés dans le patrimoine camerounais. La vannerie africaine est pourtant peu étudiée, en
histoire comme en ethnologie. La vannerie fait l'objet de variations selon les groupes sociaux et,
comme tous les domaines plastiques partout en Afrique, la vannerie tient une place importante
dans les sociétés. Dans son contexte de création, la vannerie est un travail d’hommes et de femmes.
Ils produisent une variété d’objets regroupés en plusieurs catégories : les objets de conservation et
de transport ; les objets de service, de parure et de musique ; les objets d’ameublement et les objets
de décoration d’espace. Dans la fabrication des objets, leur art repose sur une multiplicité des
techniques de réalisations. Aussi, dans cette étude, les objets sont analysés selon les méthodes
d’analyse formaliste, fonctionnaliste et sémiologique. Ces méthodes ont permis d'établir une
typologie des différentes réalisations, de révéler les fonctionnalités des objets, de décrypter
certaines décorations à travers une analyse esthétique des objets. Elles sont constituées de motifs
géométriques, zoomorphes et d'éléments cosmiques. D’une part, il est question pour les artisans
camerounais de continuer à véhiculer des représentations liées aux croyances traditionnelles.
D’autre part, une partie des objets sont réalisés et décorés pour une esthétique profane.

1. Définitions

- La vannerie: est une activité artisanale qui consiste à transformer les fibres végétales en objets
utilitaires ou décoratifs comme les paniers, le petit mobilier de maison, etc.

- Osier : Plante de la famille des graminées, dont les tiges et les rameaux sont utilisés pour
fabriquer des objets de vannerie.

- Tressage : Technique de vannerie où les tiges d'osier sont entrelacées ou tressées pour former des
structures solides et résistantes.

- Tissage : Technique de vannerie où les tiges d'osier sont tissées ensemble pour former des motifs
et des structures plus complexes.

- Motif : Design ou motif répété sur la surface de la vannerie, qui peut être simple, complexe,
géométrique, naturel, etc.
- Assemblage : Processus de montage des différents éléments de la vannerie pour les rendre
fonctionnels et esthétiques.

- Finition : Processus d'ajout de détails ou de retouches pour améliorer l'apparence ou la


fonctionnalité de la vannerie.

- Entretien : Techniques de nettoyage et de protection pour maintenir la vannerie en bon état et la


protéger des éléments extérieurs.

2. les matières de la vannerie (cas du rotin)

Au Cameroun, le rotin est le matériau prédominant dans l’art et l’artisanat de la vannerie, mais on y
trouve aussi d’autres matériaux tels que le bambou (Poaceae), le raphia (Arecaceae) et les lianes.
Les rotins sont des plantes lianescentes appartenant à la famille des palmiers (Palmae Arecaceae) et
à la sous-famille des galamoideae. Parmi les treize genres recensés, trois poussent en Afrique, neuf
en Asie et un se retrouve sur les deux continents. Les rotins poussent dans les zones marécageuses,
groupés ou solitaires. Les espèces en bouquet possèdent parfois plus de 50 tiges d’âges différents.
La plupart des genres de rotin sont des lianes avec des tiges monocles. À maturité, elles atteignent
des longueurs variables : entre 150 à 155 mètres de long, et 2 à 3 centimètres de diamètre. Ces tiges
portent des feuilles engainantes. Les gaines de la majorité des espèces portent de nombreuses
épines et aiguillons, sont fortement enracinées dans le sol ou grimpant sur les arbres et s’élançant
de l’un à l’autre. Leur aire de répartition s’étend de l’Asie tropicale et subtropicale, au Pacifique
ainsi qu’à l’Afrique équatoriale.

3. méthodes de conditionnement et de transformation de la matière (cas du

rotin)

3.1. Méthodes de conditionnement

3.1.1. Le procédé traditionnel

Pour conditionner traditionnellement le rotin, les artisans ruraux disposent d’un outillage simple
constitué d’une machette et de quelques couteaux, d'un banc et d'une lime au maximum. Ce procédé
nécessite donc peu de moyens financiers.

À l’aide d’un petit couteau, l'artisan racle les épines, les aiguillons et les épidermes silicifiés des
rotins filets dès leur arrivés au village à l’atelier de transformation. C’est avec un grand couteau que
l’artisan nettoie également les épidermes silicifiés et fend les rotins maraca, parce qu’ils sont durs.
Cette opération doit s’effectuer le deuxième ou troisième jour après la récolte ; après le raclage, le
rotin est placé verticalement et séché pendant 3 jours quand il fait très chaud, voire durant 5 à 7
jours quand le soleil brille moins, afin de réduire la teneur en eau. L’évacuation de l’eau empêche
probablement la pourriture du rotin et permet le prolongement de sa conservation, allant jusqu’à
deux mois. Le rotin de gros diamètre peut déjà être utilisé pour la fabrication des cadres de
meubles et les rotins de petit diamètre seront fendus afin d’en tirer des lamelles qui serviront plus
tard dans les attaches ou dans le tissage. L’atelier des vanniers ruraux se trouve dans la cour, où ils
travaillent à ciel ouvert ou sous une véranda, devant l’habitation.

3.1.2. Le procédé moderne

Pour conditionner le rotin de façon moderne, en plus des outils utilisés dans le procédé traditionnel,
il faut acheter des bacs d’ébouillantage en toile mesurant 12 à 13 m de long sur 1 m (entre 150 000
et 250 000 francs CFA pour l’achat d’un bac15), des bidons de 20 à 50 litres de gasoil, des mètres
rubans, une gamme de pinceaux à vernis, une paire de gants, un important tas de bois pour
entretenir l’ébullition. Pour la protection de la tête, il faut avoir un casque et des masques faciaux.
Ce procédé comporte 5 étapes:

- La première consiste à séparer, comme les artisans ruraux, les tiges de rotin en fonction des
espèces différentes. Après ce premier tri, l’artisan doit procéder au tri des tiges en tenant compte
des classes des diamètres, et également à la sélection des tiges de bonnes qualités ;

- Après cette sélection, dans la deuxième phase, le rotin subit un traitement d’ignifugation dans le
liquide chaud du gasoil en ébullition. Pour son déroulement, a) il faut allumer le feu sous le bac de
gasoil et attendre l’ébullition ; b) enchaîner un paquet de rotin ; mettre le masque facial et les gants
avant d’introduire le rotin dans le gasoil. Le temps d’ignifugation nécessaire dépend de l’espèce, du
diamètre et de la teneur en eau des tiges. Le rotin fraîchement récolté mettra 15 à 30 minutes, celui
récolté plus de trois jours auparavant nécessitant quant à lui 12 à 20 minutes. De même, la liane
fraîchement récoltée mettra 8 à 10 minutes au feu alors qu’il faut 6 à 8 minutes si elle est récoltée
depuis plus de trois jours ; c) ressortir le rotin et le maintenir au bord du bac pendant 30 secondes
afin de récupérer l’excédent d’huile. Pendant cette opération, il faut faire extrêmement attention à
ne pas renverser de gasoil sur le sol : pour cela, mieux vaut installer le bac à gasoil sur une surface
bétonnée. Le rotin à gros diamètre aura une couleur dorée et un aspect verni. À la sortie du bac, il
faut le nettoyer avec un chiffon et de la sciure pour enlever l’excédent d’huile. Cette méthode
comporte des avantages qui sont l’élimination des insectes et des larves. Elle favorise la réduction
des attaques fongiques et augmente le prolongement de la durée de conservation d’un minimum
d’un mois et demi à six mois quand la matière première n’est pas encore exploitée ou quand elle
reste exposée aux intempéries (humidité, poussière). De plus, ce traitement particulier donne au
rotin une meilleure coloration, permet d’identifier et d’éliminer au couteau les tiges ayant des
défauts internes et d’éviter la nécessité de racler le rotin avant son utilisation pour l’utilisation ;

- Après l’ignifugation, le rotin est placé verticalement et séché durant une semaine ;

- Lorsque le rotin est sec, les tiges présentant des défauts sont éliminées ou réparées, et le reste
regroupé en catégories en fonction de la présence ou non de taches sur la peau ;
- Le rotin filet est raclé à la main et fendu pour obtenir des lamelles qui servent à faire les attaches,
et au tissage. Dans la transformation des rotins en objets, d’autres traitements chimiques peuvent
être appliqués aux rotins comme l’application des vernis et des insecticides.

3.2. La transformation de la matière

Les possibilités d’utilisation du rotin sont très diversifiées : construction des habitations, vannerie,
filets de pêche, etc. La transformation du rotin intègre toutes les techniques qui sont appliquées au
rotin brut, traité ou semi-traité, de manière à le convertir en produits finis prêt à la
commercialisation ou à la consommation (meubles, paniers, etc.).

3.2.1. L’outillage (matériels)

Il convient tout d’abord de se former et d'acquérir le matériel nécessaire à cette transformation. Au


Cameroun, la formation en vannerie peut s’effectuer de manière informelle en tant qu’apprenti chez
un vannier expérimenté pendant une durée de six mois à un an, pour acquérir le savoir-faire, la
connaissance des outils et de leur rôle. Pour son travail le vannier doit disposer : des chalumeaux
qui permettent de tordre le rotin dur (maraca) et de brûler les rotins, des briquets pour brûler les
ficelles, d'un mètre ruban, d'une règle graduée qui permet de prendre les mesures, d'un compas à
bois pour dessiner les figures circulaires, de scies à bois et à métaux pour couper les rotins, d'une
pince permettant de saisir les clous et vis mal fixés, de couteaux pour racler les rotins, d'un cutter
pour tailler les bouts des lamelles de bambou et lanières, d'une machette qui permet de découper
facilement les rotins durs, de pinceaux utilisés pour appliquer soigneusement le vernis ou la
peinture émail, d'une lime afin d’affûter couteaux et machettes, d'un poinçon permettant de percer
les trous sur le rotin, le bambou et le raphia, et enfin de marteaux pour percuter les clous dans la
matière première. Le vannier doit en outre disposer d’un stylo pour dessiner sur le contreplaqué en
bois, d’une vrille pour percer le bois, de diluant, et de vernis transparent pour rehausser la beauté
naturelle du rotin.

22Ces dernières décennies, d’autres vanniers utilisent aussi des peintures pour revêtir les objets de
patines brillantes ou colorées, utilisent des insecticides comme le Xylamon pour lutter contre les
attaques fongiques et des charançons, de la colle pour faire adhérer les différentes parties d’un
objet, des sécateurs pour tailler les bouts des rotins, des tenailles destinées à tenir fortement serrés
et à arracher les clous et les vis mal enfoncées, et des aimants pour éviter la dispersion des clous et
pointes [Photo 4]. Certains artisans garnissent les fauteuils en rotin avec de la mousse de
polyuréthane ou d'éponges recouvertes avec le cuir ou les tissus locaux. D’autres équipements se
sont récemment ajoutés pour rendre le travail plus facile et de meilleure qualité. C’est le cas de
l’agrafeuse, de la scie électrique, du serre-joint, ou encore des papiers de verre qui servent à polir
les surfaces des objets. De nos jours, il est possible de démarrer un petit atelier de vannerie avec
une somme de 100 000 francs CFA, soit 150 euros environ pour l’équipement de base.

3.2.2. La sélection des tiges, le raclage et le séchage


Dès qu’il a un nouveau projet à l’esprit, le vannier commence premièrement à déterminer le modèle
à fabriquer. Certains vanniers font des esquisses croquées au stylo sur papier ou consultent des
catalogues de meubles pour trouver l’inspiration. C’est en fonction du projet qu’ils sélectionnent les
tiges. C’est alors que suit l’étape du raclage.

Le raclage se fait au couteau de cuisine ; le vannier tient avec une main la canne du rotin, avec
l’autre main qui tient le couteau il enlève la cuticule ou l’épiderme dur du rotin. Ce travail peut se
faire selon deux attitudes : soit l’on est assis sur un tabouret, soit l’on se tient debout. L’artisan racle
le rotin filet et ressort des lamelles, des lanières, des brins d’attache. Si nécessaire, le rotin maraca
est aussi raclé. Les produits débités obtenus sont exposés à l’air pour le séchage. Le séchage se fait à
l’air libre et ne dure que quelques heures selon la nature du rotin, la température, l’insolation et le
vent. Il aboutit à une certaine rétractabilité du matériau au niveau de sa grosseur. Au cours de cette
étape, l’artisan dispose suivant le cas, de cinq produits, à savoir : le rotin maraca et le filet, les
lamelles, les brins, les lanières relativement secs. Après cette étape, l’artisan peut envisager la
coupe des baguettes de rotin.

3.2.3. La coupe et le cintrage

Quand le rotin est choisi, l’artisan mesure à la règle avec précision les points d’inflexion des courbes
et les parties qui resterons droites dans l’ouvrage, par exemple dans la fabrication des chaises, des
tabourets, ou des fauteuils. Il coupe à la scie à métaux ou à bois les tiges de rotins aux dimensions
requises pour son projet et redresse le gros rotin coupé afin qu’il soit bien droit (illustration c). À
l’aide d’un crayon, il coche les points de cintrage sur chaque tige ou marque aussi les endroits où
seront placés les clous. Certains vanniers tracent un plan schématisé de l’œuvre à réaliser sur une
feuille, ils coupent les tiges aux mensurations requises. D’autres opèrent par intuition, une sorte
d’improvisation lors de l’élaboration des tâches. En quelque sorte l’objet semble présent dans leur
mémoire. Le mesurage dans ce cas intervient toujours après le dressage du rotin maraca. Le
vannier coupe les rotins aux longueurs déterminées. C’est à la fin, quand l’objet est fini, que certains
vanniers procèdent au traitement des matériaux pour lutter contre les insectes et les charançons en
appliquant les produits chimiques antifongiques.

Illustration c. La coupe des tiges de rotin


Le cintrage ou arcadage consiste à donner au morceau de rotin maraca une forme préalablement
définie. Les cannes doivent passer sous la flamme chaude (illustration d). Les vanniers utilisent
pour cela la flamme du chalumeau et leur force musculaire pour donner la forme cintrée des
meubles. Pour rendre visible et existante leur création, les vanniers appliquent les techniques de
fabrication proprement dites.

Illustration d. Le cintrage à la flamme du chalumeau

4. Techniques de réalisation des objets de la vannerie

Dans l’art de la vannerie, les vanniers réalisent les principales tâches de fabrication des objets en
utilisant le matériau qu’ils ont apprêté. Le processus suit différentes étapes selon le type d’objet à
réaliser. Par exemple, la technique du cannage pour les meubles et les fauteuils ; la technique du
tressage pour les corbeilles ; la technique du brodage pour réaliser les différents motifs qui
décorent les vanneries ; la technique du tissage pour réaliser les couvercles, les sous plats, les
corbeilles plates, etc.

4.1. Armature et cannage

La technique de l’armature vise à former l’ossature, la structure de l’objet comme les armoires,
chaises, fauteuils, lits, etc. Le vannier commence par découper à l’aide d’une scie l’ensemble des
cannes qui formeront l’armature. Il monte le châssis de l’objet en rassemblant les différents axes
qui le constituent avec des clous ou des vis, voir avec des agrafes. Les lamelles de petit rotin sont
trempées dans l’eau pendant deux à cinq minutes, puis il utilise ces lamelles pour attacher les joints.
Le vannier veille à une bonne présentation des attaches et à recouvrir toutes les pointes.

La technique du cannage consiste à passer suivant le sens croisé des diagonales, les fils d’attache
sur des brins de maraca préalablement placés dans le sens orthogonal, les uns parallèles par
rapport aux autres. Cette technique produit des motifs de lignes et tirets. Des montants verticaux et
horizontaux associés au tressage oblique produisent des figures losangiques et carrées (illustration
e).

Illustration e. Motif lignes et tirets.

Il est emprunté à la technique du cannage. Des montants verticaux et horizontaux associés au


tressage oblique, produisent des figures losangiques et carrées.

4.2. Tressage et brodage

La technique du tressage, également appelée nattage, peut se faire avec un, deux, trois, ou plus, fils
selon l’objet à réaliser. Elle demande toujours une position assise. Elle se pratique de la manière
suivante : le fil passe entre deux montants à l’intérieur bien maintenus par la main gauche. La main
droite saisit le fil tout près du montant et le conduit devant, l’un à l’extérieur, l’autre à l’intérieur
derrière l’autre et ainsi de suite. Après le premier tour de l’objet, le fil de tresse passe en croisant le
point de départ (illustrations f et f’). Cette technique se résume en deux méthodes : « le croisement
et l’enroulement ». La première sert surtout à la construction des grandes surfaces planes. Quand
elle est simple, elle fait alterner un à un les fils longitudinaux et les fils transversaux. Quand elle est
complexe, le nombre de fils alternés varie de façon à former des motifs ou dessins géométriques. La
deuxième méthode, celle de l’enroulement, est semblable à la technique de spirale.

Illustration f. Étape de tressage des brins


Illustration f’. Détail de la technique de tressage des brins

La technique du brodage permet à travers le tressage, d’inscrire des motifs qui décoreront la
surface des objets. Le vannier dans son atelier ne prépare presque jamais de maquette de ce qu’il
fera sur l’ornement mais les a en mémoire. En même temps qu’il natte avec deux fils ou plus une
surface de l’objet, il introduit de façon subtile un point fixe qui crée le motif, qui évoluera pendant le
tressage, et sur un même objet les formes d’ornement peuvent varier ainsi que les matériaux
(illustration g). Il combine parfois les rotins de différentes couleurs ou des fils synthétiques
artificiels, ou encore du raphia.
Illustration g. Brodage d’un motif avec des brins de teinte claire et de teinte sombre.

4.3. Spirale et tissage

Des lamelles détachées des branches de bambous-raphia et du rotin filet, le vannier, à partir d’un
point central, construit le fond de l’objet à l’aide des spires enroulées les unes aux autres qui se
développent par un jeu avec des fils de différentes couleurs. Cette technique permet de réaliser de
très riches décors pour les chapeaux, corbeilles circulaires, etc.

Comme pour la technique en spirale, la technique du tissage se fait aussi avec les fibres de raphia et
du rotin filet. Les fibres de raphia s’obtiennent à partir des feuilles de palmier raphia arrachées et
séchées. Dans la technique du tissage, on peut distinguer trois types : le tissage à larges bandes,
souvent peu fines, qui réalisent les grandes nattes pour sécher les denrées alimentaires ; le tissage à
moyennes bandes appréciables qui réalisent divers sacs ; le tissage à bandes étroites souvent très
fin, tissées dans un système horizontal permettant de réaliser les toiles nattées utilisées par
exemple pour la confection des caisses et des valises (photo 4). Les techniques du tissage et de la
spirale sont les deux méthodes qui semblent les plus importantes en vannerie fine.

Photo n°4. Valise en vannerie


4.4. Placage et attache des brins

La technique du placage est fréquente. Elle intervient quand le vannier a terminé de former
l’armature ou le châssis de l’objet à réaliser. Le vannier fixe à l’aide d’un marteau et de clous les
cannettes fendues sur le cadre de la structure. Ensuite, pour couvrir et cacher les brins montants,
voire les jonctions des différentes parties de la structure, ainsi que certains points où il a fixé les
clous, le vannier procède à l’attache des brins à l’aide du rotin filet et pour obtenir une bonne
adhérence, il renforce parfois l’action par des fils d’attache en appliquant la colle à bois sur les
différentes jonctions réunies (photo 5).

Photo n°5. Vannier en atelier.


5. Fonctions de la vannerie au Cameroun

5.1. La fonction sociale

Les objets se présentent tout d’abord comme des outils au service de la société. Les ustensiles de
cuisine (plateaux, paniers, etc.), le mobilier (armoires, chaises, lits, etc.), les objets de décoration
(pots à fleurs, abat-jours, etc.) sont utilitaires à différents niveaux. En outre les meubles (lits,
chaises…), à l’origine, sont nés du choix culturel de s’asseoir, dormir au-dessus du sol et non plus
par terre. De ce point de vue, ce n’est pas tant la caractéristique esthétique de l’objet qui compte
mais l’usage pratique que l’on fait de ce dernier. Nous constatons alors que les vanniers en
travaillant accordent de l’importance à ces objets qui deviennent des outils d’usage courant,
accessibles à toute la société. Certains partent d’une fonction, de l’idée, qu’ils modifient et
perfectionnent ensuite progressivement en cours d’élaboration. La qualité des articles (solidité et
aspect esthétique) dépend de plusieurs facteurs dont les plus déterminants sont la qualité de la
matière première et les outils utilisés

5.2. La fonction économique

La plupart des objets produits sont exposés sur leur lieu de fabrication ; quand elles sont produites
au village, les productions sont exposées près des bas-côtés des axes routiers pour qu’elles puissent
être vues par les passants. Certains vanniers qui produisent en ville vendent leurs articles dans les
marchés de la ville. Ceux qui fabriquent de la vannerie essentiellement fine, se livrent à la vente
ambulante car elle se vend mieux ainsi. Ils se chargent de faire eux-mêmes la promotion de leurs
productions.

Conclusion

En conclusion, la vannerie est une activité ancienne et importante au Cameroun. Elle joue un rôle
crucial dans la vie quotidienne des populations locales, en fournissant des matériaux de
construction, des objets utilitaires et des articles décoratifs. La vannerie est également un
témoignage de la richesse et de la diversité culturelle du Cameroun, avec ses différentes techniques
et motifs [Link] est important de reconnaître et de valoriser l'importance de la vannerie au
Cameroun, non seulement comme activité économique, mais aussi comme expression artistique et
patrimoine culturel. Il est essentiel de soutenir et de promouvoir les artisans vanniers locaux, en
leur fournissant les ressources et les opportunités nécessaires pour développer leur activité.En fin
de compte, la vannerie au Cameroun est bien plus qu'une simple activité d'artisanat ; c'est une part
intégrante de l'identité culturelle et du patrimoine du pays. Elle mérite donc d'être préservée,
valorisée et transmise aux générations futures, afin que les techniques et les savoir-faire
traditionnels ne se perdent pas.
Leçon 2: La sculpture

Compétence : l’apprenant devra à la fin de cette leçon maîtriser les différents types de
sculptures, les matériaux et matériels utilisés, les techniques de base de la sculpture et ses
fonctions en vue d’en réaliser.

Introduction

La sculpture est une forme d'art qui remonte à l'Antiquité et qui a évolué au fil des siècles. Son
origine peut être retracée dans les premières civilisations humaines qui ont laissé des traces de
sculptures [Link] premières formes de sculpture remontent à la Préhistoire, lorsque les
premiers humains ont commencé à façonner des objets en argile, en pierre, en os et en bois. Ces
premières sculptures étaient principalement des représentations de figures humaines et animales,
souvent associées à des rituels religieux ou à des croyances [Link] lors, la sculpture
a continué à se développer et à évoluer, explorant de nouvelles techniques, matériaux et concepts
artistiques. Aujourd'hui, la sculpture peut prendre de nombreuses formes, de l'abstrait au figuratif,
de l'artisanat traditionnel à l'art contemporain, et être réalisée avec une variété de matériaux tels
que la pierre, le bois, le métal, le verre et même des matériaux non conventionnels.

1. Définitions

- Sculpture: la sculpture est par définition un mode d’expression artistique qui consiste
à représenter des formes ou des personnages en trois dimensions (ronde-bosse) ou en relief à la
surface d’un plan (bas-relief, haut-relief). Elle peut désigner à la fois le fait de tailler une matière
dure et à la fois le fait de façonner et d’assembler des matériaux entre eux.
- Sculpter : est l'art de retirer de la matière ou d'assembler ou de donner une forme à un objet,
quelle que soit la taille de cet objet ou le matériau utilisé.

- Matériau : Substance utilisée pour sculpter, telle que la pierre, le bois, le métal, la céramique, etc.

- Outil : Instrument utilisé pour sculpter et modeler les matériaux, tels que les ciseaux, les chisels,
les pioches, etc.

- Modelage : Technique de sculpture où le sculpteur travaille la pâte ou la masse pour créer des
formes et des détails.

- Finition : Processus d'ajout de détails et de retouches pour améliorer l'apparence et la précision


de la sculpture.

- Assemblage : Technique de sculpture où différents éléments sont assemblés pour former une
œuvre unique.

- Patine : Processus de vieillissement ou de traitement de la surface de la sculpture pour lui donner


une texture ou une couleur spécifique.

- Exposition : Présentation de la sculpture dans un contexte public, tel qu'un musée, une galerie
d'art ou un jardin public.

- Interprétation : Processus de création d'une œuvre de sculpture basée sur une idée, une émotion
ou un concept.

- Restoration : Processus de réparation et de réparation de la sculpture endommagée ou détériorée


pour la restaurer à son état d'origine.

2. Les différents types de sculptures

Il existe différents types de sculptures:

- Ronde-bosse

La ronde-bosse est une sculpture totalement réalisée en trois dimensions, observable sous
n’importe quel angle. On peut tourner [Link] sculpture, la ronde-bosse est une technique de
modelage où le sculpteur crée une forme en relief en utilisant des mouvements circulaires et des
pressions de la main. Cette technique est souvent utilisée pour créer des figures en bois ou en
pierre, et est caractérisée par des surfaces lisses et des contours doux. La ronde-bosse est une
technique traditionnelle dans l'art du bois et est souvent utilisée pour créer des figures de saints ou
de personnages religieux.
Michel-Ange, David, 1501-1504, Marbre de Carrare, Académie des beaux-arts de Florence.

- Bas-relief

Sculpture dont les figures se détachent légèrement d’une surface incontournable (on ne peut en
faire le tour).

Phidias et son atelier, Détail de la frise du Parthénon, entre 442 et 438 av. J.-C., Acropole
d’Athènes, Grèce
- Haut-relief

Sculpture présentant un relief très saillant sans toutefois se détacher du support dans toute son
épaisseur. C’est l’intermédiaire entre le bas-relief et la ronde-bosse.

Auguste Rodin, La Porte de l’enfer, 1880-1917.


- La sculpture éphémère

C’est un nouveau genre qui a vu le jour à notre époque. Comme son nom l’indique, c’est un
modèle éphémèreet peut être détruit à la fin d’une exposition par exemple. Pour réaliser un
œuvre de ce genre, le sculpteur va travailler avec du sable, de la pierre, de la glace ou encore
des végétaux. L’ouvrage ne va donc pas être relié pour rester en place. L’artisan va utiliser s on
savoir-faire, ses expériences et ses connaissances afin de permettre à la sculpture de rester
debout pendant toute l’exposition. Vous pouvez d’ailleurs assister à ce type d’exposition
pendant le festival de Valloire. Il a lieu pendant la saison estivale où en plus de pouvoir
admirer de magnifiques sculptures éphémères. Vous allez pouvoir apprécier de la bonne
musique. En effet, c’est un festival de musique annuel en Savoie. Et si vous avez la possibilité de
partir au Japon. Ne ratez pas le Festival de la neige de Sapporo où vous allez découvrir
de belles sculptures en glace.

3. Les matériels utilisés en sculpture

3.1. Les outils pour la sculpture sur bois

- Ciseaux à bois et gouges

Au cœur de la sculpture sur bois se trouvent les ciseaux à bois et les gouges, qui sont utilisés pour
enlever le bois et créer des formes dans le matériau. Les ciseaux à bois ont des lames droites et sont
principalement utilisés pour faire des coupes droites, tandis que les gouges ont des lames courbées,
idéales pour creuser et faire des détails arrondis. Ces outils viennent en différentes tailles et formes,
permettant une grande variété de techniques de coupe.

Pour les sculpteurs débutants, un ensemble de base comprenant une gouge à veiner, une gouge
moyenne et une large, ainsi qu'un ciseau plat, peut couvrir la plupart des besoins initiaux. Il est
crucial de maintenir ces outils bien affûtés, car un outil émoussé peut rendre le travail plus difficile
et moins précis.

- Râpes et limes

Les râpes et les limes sont utilisées pour affiner les formes créées avec les ciseaux et les gouges, et
pour lisser les surfaces rugueuses. Ces outils sont essentiels pour les finitions, permettant aux
sculpteurs de parfaire leur travail avec une grande précision. Les râpes sont disponibles en
différentes grossièretés, des plus grosses pour enlever rapidement le bois à des versions plus fines
pour des finitions lisses. Utiliser une râpe après avoir sculpté avec des gouges peut
considérablement réduire le temps de ponçage nécessaire et améliorer la qualité de la surface
finale.
- Scies

Les scies sont également importantes dans la boîte à outils du sculpteur sur bois, particulièrement
pour découper des pièces de bois avant de commencer à sculpter. Les scies à chantourner et les
scies à ruban sont particulièrement utiles pour couper des courbes complexes et des formes
précises qui serviront de base pour des sculptures plus détaillées. Choisir la bonne lame de scie est
crucial pour obtenir les meilleurs résultats et minimiser l'effort de coupe.

- Outils électriques

Pour ceux qui souhaitent gagner du temps ou pour des projets nécessitant l'enlèvement de grandes
quantités de bois, les outils électriques peuvent être très utiles. Les meuleuses d'angle équipées de
disques spéciaux pour le bois peuvent enlever rapidement le matériau et sont excellents pour les
travaux de dégrossissage. Les Dremels ou autres outils rotatifs sont parfaits pour le travail détaillé
et la finition. Ces outils demandent toutefois une certaine pratique pour être utilisés de manière
efficace et sécuritaire.

- Papier de verre pour la finition des sculptures

Le papier de verre, ou papier abrasif, joue un rôle crucial dans les dernières étapes de la sculpture
sur bois, servant à lisser la surface du bois après l'utilisation des râpes et limes. Ce processus de
finition est essentiel pour préparer l'œuvre à la peinture, à la teinture, ou simplement pour obtenir
un fini naturel impeccable. Le papier de verre se décline en une large gamme de grains, allant des
plus grossiers, parfaits pour éliminer rapidement les marques de coupe grossières, aux grains fins,
idéaux pour obtenir une finition douce et soyeuse.

Pour utiliser efficacement le papier de verre, commencez avec un grain plus gros pour enlever les
imperfections majeures et les traces laissées par les outils plus gros. Passez ensuite
progressivement à des grains plus fins pour affiner la surface. Cette méthode graduelle évite
d'endommager le bois et aide à créer une surface uniformément lisse. Pour les courbes et les détails
délicats, des blocs de ponçage ou même des morceaux de papier de verre enroulés autour de doigts
ou d'outils adaptés peuvent être utilisés pour atteindre les zones difficiles d’accès. En fin de compte,
le ponçage est une étape patiente et minutieuse, mais essentielle pour valoriser la beauté naturelle
du bois et garantir une finition de qualité professionnelle.

3.2. Les outils pour la sculpture sur pierre

Les outils indispensables pour sculpter la pierre:


- les ciseaux

Les ciseaux sont actuellement l’outil principal pour sculpter la pierre. Utilisés depuis les premiers
hommes, ils ont certes été améliorés au fil des siècles. Les ciseaux sont un outil manuel qui, grâce à
des impacts, enlève de petits morceaux de pierre, afin que l’artiste puisse donner peu à peu à
celle-ci la forme qu’il souhaite. Pour cela, on les utilise avec d’autres outils de support, tels que
des marteaux ou des massettes, dont nous parlerons plus tard. L’utilisation des ciseaux est
étendue à diverses tâches et il existe des ciseaux pour la sculpture, des ciseaux de gravure et des
gouges.

Les ciseaux sont composés de quatre parties : la tête, le manche, la cale et l’arête. La grande
diversité des modèles peut entraîner des interrogations sur le choix à faire dans chaque cas. Les
ciseaux de qualité ont un manche assez long pour être tenus correctement dans la main, mais le
manche ne doit pas être trop long pour ne pas plier et être difficile à utiliser.

- Massettes et marteaux

Comme nous l’avons déjà indiqué, les massettes et les marteaux sont des outils indispensables pour
travailler la pierre, car ils transmettent le coup et la force nécessaires pour frapper la pierre.
Comme beaucoup d’entre vous le savent, les marteaux se composent d’une tête métallique et d’un
manche pour diriger l’impact (généralement fabriqué en bois). Les sculpteurs connaissent bien tous
les marteaux dont ils disposent : les massettes portugaises, les marteaux bouchardés, les massettes
à tête carrées, les masses à trancher, les marteaux taillants à dents, les massettes droites, les
marteaux polka ou les peignes à grès. Mais, bien évidemment, nous fournissons toujours toutes les
informations nécessaires à ceux d’entre vous qui ne connaissent pas encore tous les outils à leur
disposition.

- Pointes

Grâce aux pointes, la pierre peut être travaillée de façon beaucoup plus précise et de meilleures
finitions peuvent être obtenues. Les pointes de Widia, par exemple, offrent une résistance maximale
pendant le processus de taille, un faible niveau de déformation et une plus grande durabilité, en
permettant ainsi d’effectuer des travaux de finition et/ou de détail à fort impact. Chez Rock & Tools,
nous avons différents types de pointes pour que vous ayez toujours à votre disposition celle qui
convient le mieux au travail que vous voulez réaliser.

- Disques de découpes en diamant


Les disques diamantés sont spécialement conçus pour découper différents types de pierres. Ils sont
fabriqués avec précision à partir de particules en diamant, un matériau connu pour sa grande
dureté et son abrasion, et avec eux, on obtient des coupes rapides et précises. Le bord de ces
disques peut être segmenté (pour la pierre, la brique ou le granit), continu (pour les carreaux, la
faïence ou le marbre) ou turbo (pour la tuile, le marbre ou la pierre entre autres).

4. Les techniques de base en sculpture

On peut cependant distinguer 4 techniques de sculpture de base, utilisant soit un procédé


soustractif, soit un procédé additif pour ajouter de la matière :

• La taille : consiste à supprimer de la substance dans une masse de pierre ou autre matériau dur
en la sculptant à l’aide de marteau, burin, grattoir ou lime.

La taille est la technique utilisée pour travailler principalement le marbre et le bois. Il s’agit d’un
processus durant lequel la matière est enlevée de l’extérieur vers l’intérieur par l’usure et le
polissage.

Dans le cas de la sculpture du bois, il faut savoir que le type de bois est vraiment un facteur clé. En
effet, les bois de cèdre ou de pin, qui sont plus tendres, sont plus faciles à sculpter que le chêne ou le
noyer. Cependant, ces derniers sont plus durables et permettent de créer des détails plus fins. C’est
précisément pour cette raison qu’une connaissance précise des matériaux et des techniques est
toujours un élément crucial pour un sculpteur.

• Le modelage (le moulage) : consiste à façonner une matière malléable, comme l’argile ou la
cire,pour créer une forme. Comme son nom l’indique, le moulage est une technique grâce à laquelle on donne
forme à un matériau mou ou malléable par le biais d’un moule. L’argile est l’un des matériaux les plus utilisés pour
ce type de technique, bien qu’il ne soit pas le seul. L’argile est un matériau très bon marché, facile à obtenir et que
l’on peut aussi mouler sans difficulté. L’un des points forts de cette technique est qu’elle permet de réaliser de
multiples copies.

• L’assemblage : consiste à assembler des matériaux, pouvant être constitués de différentes


matières, afin de créer une forme finale.

• La fonte : consiste à utiliser du matériau fondu (généralement du métal, comme le bronze) pour le
couler dans un moule que l’on retirera après durcissement de la matière.

• Le polissage
Le polissage est une technique avec laquelle l’artiste cherche à améliorer l’ultime finition de la
statue qu’il a créée, en retouchant son aspect visuel et son toucher. Il s’agit donc d’effectuer une
opération mécanique sur la surface. La technique du polissage sur le bois est aussi connue sous le
nom de ponçage, qui peut être réalisé des machines à poncer ou à la main. Dans d’autres matériaux
tels que le cuivre, l’argent ou l’or, le polissage est généralement effectué à des fins purement
décoratives, ce qui permet d’obtenir des matériaux plus brillants, plus nets et d’améliorer leur
toucher, comme nous l’avons vu plus haut.

5. Les fonctions de la sculpture

- La sculpture offre une forme d'expression artistique unique. Elle permet aux artistes de donner
vie à leurs idées et de communiquer des émotions, des concepts et des histoires à travers des
formes tridimensionnelles.

- Elle permet également l'exploration de nouveaux matériaux, tels que la pierre, le bois, le métal,
l'argile, le verre, etc. Chaque matériau a ses propriétés distinctes et ses défis, ce qui permet aux
artistes de développer leur maîtrise technique et d'expérimenter de nouvelles techniques.

- Elle permet l'exploration de la forme et de la structure, notamment de la structure


tridimensionnelle d'une manière unique. Les artistes peuvent étudier l'anatomie humaine,
les proportions, les lignes, les textures et les volumes, en cherchant à capturer l'essence même
de leur sujet.

- La sculpture peut également être utilisée pour embellir des espaces intérieurs ou extérieurs, des
jardins, des parcs, des places publiques, des bâtiments et même des objets utilitaires. Elle peut
apporter une dimension esthétique, symbolique ou narrative à un lieu ou à un objet.

- elle est aussi souvent utilisée pour commémorer des événements, des personnes ou des moments
historiques. Des monuments et des mémoriaux sont érigés pour honorer des personnalités
importantes ou pour rappeler des événements significatifs.

- beaucoup de gens font de la sculpture simplement parce qu'ils aiment ça. Cela peut être une
activité créative et gratifiante qui permet de se détendre, de se concentrer et de trouver de la
satisfaction dans la création d'œuvres tangibles.

- Patrimoine culturel : La sculpture est une forme d’art qui est étroitement liée à la culture et au
patrimoine du Cameroun. Elle permet de préserver et de transmettre les traditions et les valeurs
culturelles du pays.

- Développement économique : La sculpture peut contribuer au développement économique en


offrant des opportunités d’emploi et de revenus aux artistes. Elle peut également attirer des
touristes et stimuler le commerce local.

- Éducation et sensibilisation : La sculpture peut être utilisée pour sensibiliser le public à des
questions sociales, politiques et environnementales. Elle peut également être utilisée pour
promouvoir l’éducation et la sensibilisation à des sujets tels que la santé, l’environnement et les
droits de l’homme.
Conclusion

La sculpture est une forme d'art qui consiste à créer des formes et des figures en utilisant des
matériaux tels que la pierre, le bois, le métal, le verre, etc. Elle est une forme d'expression artistique
qui peut être abstraite ou figurative, et qui peut être utilisée pour raconter une histoire, exprimer
une idée ou simplement pour créer une œuvre d'art esthétique. La sculpture peut être réalisée à
l'aide de différentes techniques, telles que le modelage, la taille, la fusion, la fabrication, etc. Elle est
souvent exposée dans des galeries d'art, des musées et des espaces publics. La sculpture est une
forme d'art qui a évolué tout au long de l'histoire, et qui continue de se développer et d'innover
aujourd'hui.
Leçon 3: la poterie
Compétence: l’apprenant devra être capable Comprendre les bases de la poterie, y compris
les matériaux, les techniques de fabrication et les formes courantes, Apprécier la diversité et
la richesse de la poterie à travers l’histoire et les différentes régions du monde; Explorer les
différentes fonctions de la poterie, tant dans la vie quotidienne que dans les contextes
artistiques et culturels.

Introduction

La poterie est une forme d’art et de technique de fabrication qui consiste à modeler et cuire des
objets en argile ou en autres matériaux céramiques. Depuis les premières civilisations, la poterie a
joué un rôle essentiel dans la vie quotidienne des peuples, en fournissant des ustensiles de cuisine,
des contenants, des objets décoratifs et des symboles culturels. Aujourd’hui, la poterie continue de
se développer et d’innover, en intégrant de nouvelles matières, des techniques de fabrication et des
approches artistiques. Elle reste une forme d’art et de technique importante dans le monde entier,
témoignant de la créativité et de la diversité des artisans et des artistes céramistes.

1. Définitions

- Poterie : L'art ou la technique de fabriquer des objets en céramique, tels que des pots, des
jardinières, des plats, etc.

- Céramique : Matériau non métallique, durable et résistant à la chaleur, fabriqué à partir d'argile et
de sable, utilisé pour fabriquer des objets tels que des pots, des plats, des tuiles, etc.

- Potier : Personne qui fabrique de la poterie, c'est-à-dire qui modelle et cuit la céramique.

- Poterie sur poteau : Technique de poterie où le potier modelle la poterie sur un poteau tournant.

- Poterie sur la roue : Technique de poterie où le potier modelle la poterie sur une roue tournante.

- Frittage : Processus de cuisson de la poterie à haute température dans un four spécial appelé
friteuse.

- Glacage : Application d'une couche de glaise sur la surface de la poterie pour la protéger et lui
donner une finition brillante.

- Modelage : Technique de poterie où le potier modelle la pâte d'argile à l'aide de ses mains ou
d'outils pour créer des formes et des motifs.

- Tournage : Technique de poterie où le potier utilise un tournant à la main ou un tournant


mécanique pour façonner la poterie tout en la faisant tourner.
- Décoration : Processus d'ajout de motifs, de dessins ou de décorations sur la surface de la poterie
pour la rendre plus esthétique.

2. Les sources de matière de la poterie

Les sources de matière de la poterie sont les matériaux utilisés pour fabriquer les objets en
céramique. Voici quelques-unes des principales sources de matière de la poterie :

- Argile : Matériau principal utilisé pour fabriquer la poterie. L'argile est une substance fine et
blanche qui est modelée et cuite pour créer des objets céramiques.

- Sable : Utilisé en combinaison avec l'argile pour renforcer la résistance et la durabilité de la


poterie.

- Limon : Matériau utilisé pour blanchir et purifier l'argile, en enlevant les impuretés.

- Eau : Utilisée pour mélanger l'argile et le sable afin de former une pâte homogène.

- Additifs : Substances ajoutées à la pâte d'argile pour améliorer ses propriétés, telles que des
pigments pour les couleurs, des agents de liage pour renforcer la solidité, des agents de forme pour
modeler la poterie, etc.

- Fonge : Matériau utilisé pour fabriquer des objets céramiques spécifiques, tels que les fonge à
soupe ou les fonge à eau.

- Mousse de verre : Matériau utilisé pour fabriquer des objets céramiques légers et résistants, tels
que les verreries ou les objets décoratifs.

- Matériau de remplissage : Substances utilisées pour remplir les cavités d'une forme céramique,
telles que des paillettes, des bulles de plastique ou des particules de verre.

Ces sources de matière sont utilisées de différentes manières pour créer une grande variété d'objets
en poterie, allant des ustensiles de table aux objets décoratifs en passant par les tuiles ou les
structures architecturales.

3. La transformation et conditionnement des produits de la poterie

La transformation et le conditionnement des produits de la poterie sont des étapes cruciales dans la
chaîne de valeur de l'industrie céramique. Voici quelques-unes des principales étapes de cette
transformation et de ce conditionnement :

- Modelage : La transformation de la pâte d'argile en forme commence par le modelage, où le potier


utilise ses mains ou des outils pour façonner la pâte en différentes formes et motifs.
- Frittage : Une fois la forme modelée, la pâte est placée dans un four spécial appelé friteuse pour
être cuite à haute température. Ce processus de frittage durcit la pâte et lui donne sa forme
définitive.

- Glacage : Après le frittage, une couche de glaise est appliquée sur la surface de la poterie pour la
protéger et lui donner une finition brillante.

- Décoration : Des motifs, des dessins ou des décorations peuvent être ajoutés à la surface de la
poterie pour la rendre plus esthétique.

- Conditionnement : Une fois la poterie transformée et décorée, elle est conditionnée pour la
commercialisation. Cela peut inclure l'emballage dans des cartons, des boîtes ou des sacs, ainsi que
l'étiquetage avec des informations sur l'origine, la marque, la composition, etc.

- Stockage : Les produits de poterie transformés et conditionnés sont ensuite stockés dans des
entrepôts ou des magasins pour être distribués ultérieurement.

- Distribution : Les produits de poterie sont distribués aux différents canaux de distribution, tels
que les supermarchés, les magasins spécialisés, les marchés, les restaurants, etc.

- Utilisation : Les produits de poterie conditionnés sont utilisés par les consommateurs pour
diverses applications, telles que la préparation de nourriture, le stockage, la décoration, etc.

Ces étapes de transformation et de conditionnement sont essentielles pour garantir la qualité, la


durabilité et l'apparence des produits de poterie, ainsi que leur conformité aux normes de sécurité
et d'hygiène.

Quelques images

4. Les fonctions de la poterie

La poterie a de nombreuses fonctions et usages dans la vie quotidienne. Voici quelques-unes des
principales fonctions de la poterie:

- Contenir et stocker : La poterie est utilisée pour contenir, stocker et conserver divers produits
alimentaires, boissons, produits ménagers, etc. Elle permet de préserver les aliments et les liquides
frais.
- Cuire et réchauffer : Les ustensiles de cuisine en poterie, tels que les casseroles, les poêles, les
gratins, sont utilisés pour cuire et réchauffer les aliments.

- Boire et savourer : Les ustensiles de table en poterie, tels que les tasses, les gobelets, les verres,
les bols, sont utilisés pour boire et savourer les boissons et les aliments.

- Décorer et embellir : La poterie peut être utilisée pour décorer et embellir les espaces, que ce
soit dans les foyers, les jardins, les restaurants, etc.

- Transmettre et préserver : La poterie peut être utilisée pour transmettre et préserver les
traditions, les histoires et les héritages culturels à travers les objets décoratifs, les figurines, les
vases, etc.

- Éduquer et inspirer : La poterie peut être utilisée dans les contextes éducatifs et artistiques pour
enseigner et inspirer les élèves, les artistes et le grand public.

- Rassurer et apaiser : Certains objets de poterie, tels que les statuettes, les figurines, les bijoux,
peuvent apaiser l'esprit et procurer un sentiment de sécurité et de bien-être.

- Écologiser et réduire : La poterie peut être utilisée pour promouvoir l'écologie et la durabilité,
par exemple à travers les produits recyclables, les objets éco-responsables, les techniques de
fabrication respectueuses de l'environnement, etc.

Ces différentes fonctions de la poterie témoignent de sa polyvalence et de son importance dans la


vie quotidienne.

Conclusion

En conclusion, la poterie est une forme d'art et de technique de fabrication qui a joué un rôle
essentiel dans l'histoire de l'humanité. Elle combine la créativité artistique, la maîtrise technique et
la fonctionnalité pratique. La poterie est utilisée pour une multitude de fonctions, allant de la
cuisine et du stockage à la décoration et à la transmission culturelle. Elle continue de se développer
et d'innover, en intégrant de nouvelles matières, des techniques de fabrication et des approches
artistiques. La poterie reste une forme d'art et de technique importante dans le monde entier,
témoignant de la créativité et de la diversité des artisans et des artistes céramistes.
Leçon 4: le Dessin d’Art
Compétence: Comprendre les bases du dessin d’art; Maîtriser les techniques de base; Utiliser
les outils de dessin ; Appliquer les principes de composition ; Explorer les différentes
techniques de dessin; Développer une vision personnelle; Évaluer et critiquer le travail.

1. Définitions

- Dessin : Le dessin est l'acte de tracer ou de dessiner avec un crayon, un stylo, un fusil de chasse,
un pinceau ou d'autres outils sur un support, tels que le papier, le carton, le bois, etc.

- Dessin d’art: le dessin d’art est une technique artistique qui permet aux artistes de communiquer
des idées, des émotions et des visions esthétiques à travers des images ou des formes.

- Esquisse : L'esquisse est une première étape de dessin rapide et approximative, souvent utilisée
pour planifier une œuvre d'art ou pour capturer une idée.

- Croquis : Un croquis est un dessin rapide et succinct, généralement utilisé pour capturer une
forme ou une pose de manière très approximative.

- Schéma : Un schéma est un dessin simplifié qui représente les éléments essentiels d'une forme ou
d'une structure, souvent utilisé dans les études et les conceptions.

- Contour : Le contour est la ligne qui délimite la forme d'un objet ou d'une figure, en mettant en
évidence ses bords et ses lignes.

- Proportion : La proportion est l'étude des rapports de taille et de dimensions entre les
différentes parties d'une forme ou d'une composition.

- Perspective : La perspective est une technique de dessin qui permet de représenter les objets et
les espaces dans une représentation bidimensionnelle, en prenant en compte les angles de vue et la
distance.

- Composition : La composition est l'arrangement et l'organisation des éléments d'une œuvre d'art,
tels que les lignes, les formes, les couleurs, les textures, etc.

- Étude : L'étude est une série de dessins ou d'esquisses qui permettent à l'artiste de comprendre
une forme, une composition ou une idée de manière approfondie.

- Gouache : La gouache est une teinte liquide à base d'acide acétique, de colorants et d'émulsion de
blanc d'œuf, utilisée pour le dessin et la peinture.

- Gravure : La gravure est une technique d'impression qui consiste à inscrire des images ou des
textes sur un support, tel que le papier ou le cuivre, à l'aide de poinçons, de grattes ou d'autres
outils.
- Hatching : Le hatching est une technique de dessin qui consiste à tracer des lignes parallèles ou en
chevron pour créer des ombres et des volumes.

- Lavis : Le lavis est une technique de dessin à l'encre de chine ou à l'encre de sable, caractérisée
par des traits fluides et continus.

- Montage : Le montage est l'assemblage de différents éléments, tels que des photographies, des
dessins ou des objets, pour créer une nouvelle composition ou une œuvre d'art.

- Pinceau : Le pinceau est un outil de dessin ou de peinture, composé d'une poignée de bois ou de
plastique et d'une brosse en fibre naturelle ou synthétique.

- Pointillisme : Le pointillisme est une technique de peinture qui consiste à former des images à
partir de petits points ou de touches de couleur.

- Sanguine : Le sanguine est une teinte à base de sang séché, utilisée pour le dessin et la peinture.

Ces définitions complètent les concepts de base du dessin artistique et permettent de mieux
comprendre les différentes techniques, matériaux et approches utilisés par les artistes.

2. Les différents types de dessins d’art

Il existe divers types de dessins d’art désignant des œuvres sur la nature, le minimalisme, le
portrait, l’humour, etc. Ci-après quelques types de dessin courants.

- L’architectural

Les dessins architecturaux représentent des dessins techniques d’un projet de construction,
correspondant à ce qu’est l’architecture.

Le dessin architectural constitue un style différent mais tout aussi artistique. Souvent utilisées pour
le design, les personnes non spécialisées en architecture emploient ce type de dessin, permettant de
créer des créations artistiques. Cet art requiert d’ailleurs une grande minutie et une attention
particulière aux composants spécifiques. Non seulement cette approche s’applique lorsqu’il s’agit
de produire des structures historiques mais aussi lorsqu’il s’agit de reproduire une composition
unique.
- Dessin au crayon

Elle offre de nombreux avantages par rapport aux autres perspectives comme le triangle et l’ellipse.
Alors que les crayons ne peuvent pas quitter la forme, vous pouvez dessiner avec votre main libre.
Le résultat final est également plus attrayant que toute autre technique

- Le dessin de mode

Les croquis de mode sont souvent employés par des artistes pour mieux donner forme à leurs
approches ou leurs concepts. Ces illustrations de mode consistent en esquisses exécutés avec une
certaine célérité, pouvant capturer l’essence même d’un vêtement.

- Le dessin au trait

Certains artistes utilisent le dessin au trait. Tandis que les lignes constituent le socle même de tout
style d’illustration, le dessin au trait se concentre sur l’utilisation des contours sans ombres,
pouvant former des esquisses incroyables.

Pour un défi en matière de talents et de compétences, tout artiste peut essayer le dessin linéaire
continu. Il s’agit d’un style où le crayon ne se détache pas du papier, concevant ainsi une pièce
élaborée en une seule ligne.

- L’impressionnisme

Des artistes comme Picasso et Manet y ont largement contribué. Les artistes impressionnistes
utilisent des coups de pinceau vifs et doux. En ce qui concerne le dessin de cercles et de carrés, ce
style de dessin s’applique mieux aux personnes et aux objets qui sont proches de l’œil. En effet, les
détails seront plus faciles à voir si le spectateur se rapproche du sujet.

- Le pointillisme

Le pointillisme est souvent associé aux œuvres postimpressionnistes. Ce type de dessin est aussi
une technique efficace dans le domaine du dessin. Il s’agit d’accumuler des points de différentes
couleurs tout en ne mélangeant pas la couleur.

- L’hyperréalisme

L’hyperréalisme consiste à reproduire une image de façon réaliste de sorte à ce que l’auditoire se
demande si la création artistique est réelle ou non. En le pratiquant, chaque artiste doit être patient
pour obtenir un résultat incroyablement réaliste. Ce type de dessin requiert énormément d’heures
de travail. Certains artistes comme Jono Dry, Ernest Pignon Ernest ou encore Alain Josseau, se sont
inspirés du photoréalisme afin de créer des pièces uniques.
- L’anamorphose

L’anamorphose présente une technicité prononcée et assez différente. Il s’agit de modifier des
images déformées en illustrations qu’on peut considérer de normal sous un angle précis. Ce type
d’illustration demande en effet de la pratique et du temps pour être bien maîtrisé. Les résultats sont
étonnants lorsqu’on se situe au bon endroit pour l’observer. De même, ce style de dessin est associé
à des réalisations 3D.

- La Perspective

Ce style de dessin utilise la perspective volumétrique. Il a été utilisé par de nombreux artistes et
est particulièrement démocratisé aujourd’hui. Il consiste à utiliser la perspective pour créer des
dessins à grande échelle tout en gardant un rythme visuel cohérent. C’est une excellente option
pour les artistes qui aiment dessiner comme une forme de « peinture » ou qui ont un sens aigu du
détail. Outre la perspective, les artistes qui développent ce style utilisent également la ligne droite,
les formes irrégulières et les croquis à main levée.

- Le gribouillage

Le gribouillage est souvent associé aux enfants ou à une occupation futile. Néanmoins, il constitue
une manière différente de laisser libre cours à son subconscient. Le griffonnage permet en effet de
capter le monde de manière instantanée. Certains des artistes de renom se sont d’ailleurs adonnés à
cette forme d’expression, comme Léonard de Vinci, Bellini ou Michel-Ange.

3. Les traits en dessin

Il existe de nombreux types de traits qui, lorsque utilisés ensemble, offrent un éventail de
possibilités en matière de dessin au trait (2). On distingue :

o Les traits réels : des lignes concrètes ayant une existence physique
o Les traits implicites : lignes que vous voyez dans votre esprit et qui comblent les
espaces entre les objets. Par exemple, vous pouvez voir un trait implicite dans les espaces
entre les lumières d’un plafond ou encore dans le regard entre deux personnes.
o Les traits géométriques : lignes définies mathématiquement, avec une régularité et
des bords aiguisés.
o Les traits organiques : lignes irrégulières, courbes ou fluides. Alors que les traits
géométriques sont rarement observés dans la nature, les traits organiques quant à eux y
sont fréquents.

Chacun de ces traits peut alors être vertical, horizontal ou diagonal. Par ailleurs, les traits peuvent
exister sous des formes différentes en termes de largeur, de poids ou de texture.

Il existe également de nombreuses techniques de dessin au trait qui peuvent être utilisées seules ou
combinées selon l’effet souhaité par l’artiste. Par exemple, les hachures croisées ( traits parallèles
rapprochés ) peuvent créer des ombres ou des motifs. Certains artistes choisissent d’utiliser un seul
trait continu pour achever leur œuvre, en évitant de soulever leur instrument de dessin de la page.
Certes, le dessin au trait peut être considéré comme élémentaire ou basique, mais sa gamme de
techniques offre aux artistes une panoplie d’options complètes pour exprimer leur créativité.

4. Étude des couleurs

4.1. Les types de couleurs en dessin artistique

Il existe plusieurs façons de classer les couleurs, mais l’une des méthodes les plus courantes est de
les diviser en trois catégories principales : les couleurs chaudes, les couleurs froides et les couleurs
neutres.

- Les couleurs chaudes : Ce sont les couleurs qui évoquent de la chaleur, de l’énergie et de la
passion. Elles sont souvent associées au soleil, au feu et à la nature. Les couleurs chaudes
comprennent le rouge, l’orange, le jaune et le brun.
- Les couleurs froides : Ce sont les couleurs qui évoquent de la fraîcheur, de la calme et de la
sérénité. Elles sont souvent associées à l’eau, au ciel et à la glace. Les couleurs froides comprennent
le bleu, le vert, le violet et le rose.

- Les couleurs neutres : Ce sont les couleurs qui ne sont ni chaudes ni froides et qui sont souvent
utilisées pour créer un équilibre visuel. Les couleurs neutres comprennent le blanc, le gris et le
beige.

4.2. Signification des couleurs

Les couleurs ont une signification universelle qui peut varier selon les cultures et les contextes.
Voici quelques exemples de signification courante des couleurs :

- Le rouge : Le rouge est souvent associé à l'amour, à la passion, à l'énergie et à la chaleur. Il peut
également évoquer des émotions fortes telles que la colère ou l'agitation.

- Le bleu : Le bleu est souvent associé à la calme, à la sérénité et à la stabilité. Il peut également
évoquer des sentiments de tristesse ou de mélancolie.

- Le vert : Le vert est souvent associé à la nature, à la croissance et à l'espoir. Il peut également
évoquer des sentiments de fraîcheur ou de fraîcheur.

- Le jaune : Le jaune est souvent associé à la joie, à l'optimisme et à la lumière. Il peut également
évoquer des sentiments de chaleur ou de gaieté.

- Le violet : Le violet est souvent associé à la royauté, à la spiritualité et à la créativité. Il peut


également évoquer des sentiments de mysticisme ou de sophistication.

- Le noir : Le noir est souvent associé à la mort, à la tristesse et à la souffrance. Il peut également
évoquer des sentiments de mystère ou de danger.

- Le blanc : Le blanc est souvent associé à la pureté, à la lumière et à la simplicité. Il peut


également évoquer des sentiments de neutralité ou d'innocence.

Conclusion

En conclusion, le dessin d'art est une discipline artistique qui consiste à créer des images à l'aide
d'outils tels que le crayon, le papier et d'autres matériaux. Il est une forme d'expression artistique
qui permet aux artistes de communiquer des idées, des émotions et des concepts [Link] dessin
d'art peut prendre de nombreuses formes, allant du dessin technique et réaliste à l'art conceptuel et
abstrait. Il peut être utilisé dans de nombreux domaines, tels que l'illustration, la publicité, la
conception graphique, la bande dessinée et la [Link] dessin d'art est une discipline qui
nécessite une grande créativité, une attention aux détails et une compréhension des principes de
base de la composition, de la perspective et de la lumière. Il est également une discipline qui peut
être pratiquée par les personnes de tous niveaux de compétence, du débutant au professionnels
expérimenté[Link] somme, le dessin d'art est une forme d'art qui permet aux artistes de
communiquer visuellement et de donner vie à leurs idées et à leurs émotions. Il est une discipline
qui peut être appréciée par les personnes de tous âges et de tous niveaux de compétence, et qui
peut être pratiquée dans de nombreux contextes artistiques et professionnels.
Leçon 5 : La maroquinerie
Compétence: L’apprenant devra à la fin de cette leçon :
- Comprendre l'histoire et les origines de la maroquinerie.
- Apprendre les différentes techniques de décoration et de finition utilisées dans la
maroquinerie.
- Connaître les avantages de la maroquinerie sur le plan social et économique.
- Acquérir des connaissances sur les produits en cuir fabriqués à l'aide de la maroquinerie.
- Apprécier la valeur artistique et culturelle de la maroquinerie.

Introduction

Les origines de la maroquinerie remontent à l'Antiquité, où le cuir était utilisé pour fabriquer des
objets utilitaires et décoratifs. Cependant, le terme "maroquinerie" lui-même est d'origine
médiévale et fait référence à la région de Marrakech, au Maroc, où cette activité a connu un
développement important. Au Moyen Âge, les artisans marocains ont développé des techniques de
décoration du cuir qui ont contribué à faire de la maroquinerie une activité importante dans la
région. Au fil des siècles, la maroquinerie a continué de se développer et de se diversifier, avec
l'introduction de nouvelles techniques de décoration et de finition. Elle est devenue un élément
important du patrimoine culturel du Maroc et est aujourd'hui reconnue pour sa qualité et son
artisanat exceptionnels.

1. Définitions

- Maroquinerie : L'art de travailler le cuir pour fabriquer des objets tels que des sacs, des
portefeuilles, des ceintures, des gants, des chaussures, des meubles et des décorations.

- Maroquin : Le cuir utilisé pour la maroquinerie. Il peut être de différentes couleurs et textures.

- Maroquinier : Un artisan spécialisé dans la maroquinerie.

- Chapeau : Une pièce de cuir utilisée pour fermer un sac ou une pochette.

- Fer : Une pièce de métal utilisée pour fermer un sac ou une pochette.

- Rivet : Une pièce de métal utilisée pour fixer deux morceaux de cuir ensemble.

- Cordon : Une corde utilisée pour fermer un sac ou une pochette.

- Fermeture éclair : Une fermeture utilisée pour fermer un sac ou une pochette.

- Dentelle : Un motif décoratif utilisé dans la maroquinerie.

- Vernis : Une substance utilisée pour protéger et décorer le cuir.

- Teinture : Une substance utilisée pour colorer le cuir.


- Marquage : Un processus utilisé pour marquer le cuir avec des motifs décoratifs.

- Parement : Le processus de superposition de plusieurs couches de cuir pour former un matériau


plus épais et durable.

- Finition : Le processus de traitement du cuir pour lui donner une finition spécifique, telle que
brillante, mat ou satinée.

- Accessoires : Des objets décoratifs ajoutés à un sac ou à une pochette pour améliorer son
apparence, tels que des boucles, des cadenas et des poignées.

2. Les matériaux utilisés en maroquinerie

La maroquinerie utilise principalement le cuir, mais d'autres matériaux peuvent également être
utilisés pour créer des objets décoratifs ou utilitaires. On peut citer :

- Cuir : Le cuir est le matériau le plus couramment utilisé en maroquinerie. Il peut être de
différentes couleurs et textures, et peut être traité pour lui donner une finition spécifique.

- Velours : Le velours est un tissu doux et moelleux qui peut être utilisé pour les intérieurs des sacs
ou des pochettes.

- Laine : La laine est un matériau doux et moelleux qui peut être utilisé pour les intérieurs des sacs
ou des pochettes.

- Satin : Le satin est un tissu lisse et brillant qui peut être utilisé pour les intérieurs des sacs ou des
pochettes.

- Coton : Le coton est un matériau couramment utilisé pour les intérieurs des sacs ou des pochettes.

- Fils métallique: Le fil métallique peut être utilisé pour créer des motifs décoratifs ou pour
renforcer les fermetures éclair.

- Perles : Les perles peuvent être utilisées pour ajouter des motifs décoratifs aux objets de
maroquinerie.

- Cadenas: Les cadenas peuvent être utilisés pour ajouter des motifs décoratifs aux objets de
maroquinerie.

- Boucles: Les boucles peuvent être utilisées pour ajouter des motifs décoratifs aux objets de
maroquinerie.

- Poignées: Les poignées peuvent être utilisées pour ajouter des motifs décoratifs aux objets de
maroquinerie.

- Rivets : Les rivets peuvent être utilisés pour fixer deux morceaux de cuir ou de tissu ensemble.

- Fermetures éclair : Les fermetures éclair peuvent être utilisées pour fermer les sacs ou les
pochettes.

- Vernis : Le vernis peut être utilisé pour protéger et décorer le cuir.


- Teinture : La teinture peut être utilisée pour colorer le cuir ou le tissu.

- Marqueur : Le marqueur peut être utilisé pour marquer le cuir ou le tissu avec des motifs
décoratifs.

3. Les outils utilisés pour des fabrications en maroquinerie

Les outils de coupe

Pour commencer, un couteau à lame trapèzefera l'affaire. Par la suite, un couteau à lame rotative
ou mieux encore un couteau demi lune permettrons des coupes plus aisées notamment dans les
courbes.

D'autres outils de coupe existent tels que les coupe-ceintures appelés


également coupe-lanières qui permettent de couperdes bandes de cuir, idéal pour la
réalisation de ceinture ou sangles. On oubliera pas un tapis de découpe pour protéger votre table
et vos outils de coupe et emporte pièces.

Les alênes et les griffes de couture

Une alêne, sorte d'aiguille emmanchée ou non, est nécessaire pour percer le cuir, car ce n'est pas
l'aiguille qui perce le cuir (la couture sellier étant réalisée avec des aiguilles émoussées, dit à
bout ronds). Il existe une multitude d'alêne par leur forme mais surtout par le poinçon qui peut
être rond, plat ou de profil dit diamant mais également courbé ou droit.

Les griffes de couture permettent de percer le cuir rapidement et facilement avant la couture.
Le fil et les aiguilles

On ajoutera 2 aiguilles pour cuir à bout rond et du fils de lin poissé ou nylon poissé (on appelle
également le fil poissé, fil ciré, celui-ci étant ciré le plus souvent à la cire d'abeille)
(le poissage permet au fil de devenir imputrescible et de coller au cuir). Choisissez
du filsd'environ 1 mm de diamètre pour une couture manuelle. Cette épaisseur de fil permet une
bonne résistance de la couture à la main.

Des aiguilles aiguisées, droites ou courbes, pour percer le cuir sont également proposées mais se
limitent au cuirs fins pour de petites coutures.

Les outils de couture

La roulette à marquer ou molette à marquer les points (petite roulette qui sert à faire une
petite marque indiquant l'endroit ou percer avec l'alène) est un outil indispensable pour une
belle couture

La rainette qui est utilisée pour creuser une gorge dans le cuir épais pour noyer le fildans
le cuir ou pour plier le cuir.

Les outils de finition

L'abat-carre ou abat-carré (gouge en forme de V permettant d'abattre la carré du cuirpour


émousser les tranches pour une belle finition), les lissettes pour lisser les bords du cuir et
obtenir une belle finition.
Les matoirs

Les matoirs servent à repousser le cuir afin de dessiner sur celui-ci des motifs. Il existe
les matoirs classiques dit matoirs sur manche, mais également des matoirs 3D et
des transferts permettant de créer des dessins sur le cuir très facilement.

On utilise, pour mettre en valeur les dessins fait aux matoirs, un couteau à ouvrir permettant
d'inciser le cuir et faire ressortir le repoussage du cuir.

Les autres outils bien pratiques

- Des emporte-pièces pour percer des trous (1;2;3;4;5 mm pour commencer) pour passer
des lacets ou mettre des rivets.

- Un pose-rivets et boutons pressions ainsi qu'un pose-oeillets

- Un maillet, coupe-fils et pince de couture ou valet de couture pour faciliter


la couturepourront vous être utile.

De la colle spéciale cuir vous permettra decoller les doublures par exemple et facilitera
la couture. Celle-ci doit être adapté au cuir et flexible afin de supporter les torsions, pliage,
mouvement du cuir.
4. Les fonctions de cette activité

La pratique de la maroquinerie peut avoir des avantages significatifs sur le plan social et
économique. Sur le plan social, elle peut contribuer à la création d'emplois et à la transmission des
savoir-faire artisanaux d'une génération à l'autre. Elle peut également favoriser l'inclusion sociale
en offrant des opportunités d'emploi à des personnes vulnérables, telles que les femmes ou les
jeunes issus de milieux défavorisés.

Sur le plan économique, la maroquinerie peut contribuer à la croissance d'une économie locale en
créant des entreprises et des industries spécialisées dans la production de produits en cuir. Elle
peut également favoriser le commerce et l'exportation de produits artisanaux, ce qui peut stimuler
l'économie d'un pays. De plus, la maroquinerie peut contribuer à la préservation de l'identité
culturelle et du patrimoine artisanal d'une région, ce qui peut attirer les touristes et renforcer
l'image d'une destination.

Conclusion

En conclusion, la pratique de la maroquinerie est une activité importante sur le plan social et
économique. Elle peut contribuer à la création d'emplois, à la transmission des savoir-faire
artisanaux, à l'inclusion sociale, à la croissance économique et à la préservation du patrimoine
culturel. Il est donc important de soutenir et de promouvoir cette activité pour en favoriser la
pérennité et son développement durable.
Leçons 6: Etude des bracelets
Compétence: l’apprenant à la fin de cette leçon devra être capable de:
- Comprendre les différentes définitions de bracelets
- Apprendre les différents types de bracelets
- Comprendre le rôle des bracelets
- Connaître les matériaux utilisés dans la fabrication des bracelets
- Apprendre les outils utilisés dans la fabrication des bracelets
- Comprendre les avantages liés à la fabrication des bracelets

Introduction

La pluralité des bracelets est expliquée en grande partie par sa riche histoire. Découverts depuis
l’histoire de l’humanité, ils auraient plus de 2,5 millions d’années. Fait d’os d’animaux, de bois et
de pierres, il protégeait son propriétaire lors de ses combats des coups qu’on pouvait lui
[Link] était aussi utilisé pour des rites religieux. Principalement porté par l’homme, seules des
femmes de pouvoir le portaient comme ornement.C’est à l’époque du Moyen-âge que les premiers
bijoux faits à partir de métaux sont apparus. Discret et peu répandu, il n’a pas marqué cette
période de l’[Link] grand tournant du bracelet, s’est passé dans le XVIème siècle. Très
répandu, il s’est développé sous de nombreuses formes et a intégré des perles, des pampilles, des
breloques et des pierres précieuses. Porté par les nobles, ils se multipliaient sur leurs
poignets, symbolisant leur richesse.

1. Définitions

- Un bracelet: est un bijou porté au poignet et généralement porté par les femmes. Il peut être
fabriqué à partir de différents matériaux tels que le métal, le plastique, le verre, le bois, le fil, le cuir,
etc. Il peut également être fabriqué à partir de pierres précieuses ou de perles.

- Matériau : substance à partir de laquelle un bracelet est fabriqué, telle que le métal, le plastique,
le verre, le bois, le fil, le cuir, les pierres précieuses, les perles, etc.

- Design : disposition ou motif de bracelets, qui peut varier en forme, en taille, en couleur, en
texture, etc.

- Bijou : objet porté pour sa beauté ou son symbole, qui peut être porté au cou, aux oreilles, au
poignet, etc.

2. Types de bracelets et significations


Il existe de nombreux types de bracelets, tels que les bracelets en métal, les bracelets en plastique,
les bracelets en verre, les bracelets en bois, les bracelets en fil, les bracelets en cuir, les bracelets en
pierres précieuses, les bracelets en perles:

- Le Shamballa

Le bracelet shamballa : très populaire il y a quelques années notamment par la viralité des stars
du monde de la musique. D’origine tibétaine et du royaume mythique de l’Himalaya, il est
symbole d’une ethnie bantou et marque la culture bouddhiste.

- Le bracelet à perles

Le bracelet à perles : toujours très populaire et répandu dans le monde, ce bracelet est depuis
toujours associé à une forme d’énergie bienfaisante. Fait de pierres naturelles pour la plupart, il
porte en lui les vertus de ses pierres.
- Le bracelet Charms

Le bracelet charms : très populaire, notamment grâce à une grande marque de bijoux, ce bracelet
est considéré comme porte-bonheur. Personnalisable selon ses envies et ses besoins, il
est élégant tout en ayant une symbolique forte et personnelle à chacun.

- Le bracelet à ficelle

Le bracelet ficelle : composé d’une ou deux ficelles, ce bracelet renferme un vœu que vous
formulez en le nouant. Au fil du temps, le nœud peut se défaire et l’on dit alors que votre vœu est
arrivé au bout de son chemin et qu’il vous a apporté tout ce que vous avez souhaité.

- Le Jonc

Le bracelet jonc : très ancien, ce bracelet est présent dans de nombreux pays. Plus classique, il
symbolisait la classe sociale de celui qui le portait. Il est de nos jours plus fantaisie et intemporel
dans une collection de bijoux.
- La Manchette

Le bracelet manchette : d’origine romaine, ce bracelet avait des objectifs et des fins
d’identification, notamment pour les esclaves. Une forme différente s’est développée en Inde avec
une symbolique très différentes, considéré comme le bracelet de l’amour, les hommes les
offraient pour séduire ces dames.

- Le bracelet à chaîne

Le bracelet classique à chaîne : très fin, avec une chaîne en maillons et des
petites breloques, médaillons ou pendentifs, il est un indispensable pour tous les amoureux
des bijoux. Il ne porte pas dans son histoire une symbolique particulière, il est depuis toujours
unaccessoire discret et chic.

- La gourmette

Le bracelet gourmette : utilisé pour les soldats à l’origine, il s’est popularisé dans les pays
développés et a pris une place particulière dans certaines religions notamment comme cadeau
lors de baptême.
- Le bracelet Mantra

La dernière tendance de ce printemps et de cet été 2021 est le bracelet mantra. Originaire
également de la culture bouddhiste, il s’est popularisé pour devenir celui qu’on connaît
aujourd’hui. Très coloré et porteur de message, il dégage une énergie positive.

3. Rôle des bracelets

Les bracelets peuvent avoir différents rôles, tels que le décor, le symbolisme, la protection, la
guérison, etc. Ils peuvent également être utilisés comme accessoires de mode ou comme bijoux de
valeur.

4. Les matériaux utilisés dans la fabrication des bracelets

Les matériaux utilisés pour la fabrication des bracelets peuvent varier en fonction du style et de la
qualité souhaités. Voici quelques exemples de matériaux couramment utilisés:
- Métal : Les bracelets en métal, tels que l'or, l'argent, le platine et le nickel, sont très populaires.
Ils peuvent être fabriqués à partir de métaux précieux ou de métaux moins coûteux.

- Pierres précieuses: Les bracelets ornés de pierres précieuses, comme les diamants, les rubis,
les saphirs et les perles, sont souvent utilisés pour des accessoires de luxe.

- Cuir : Les bracelets en cuir sont fabriqués à partir de peaux naturelles et sont souvent utilisés
pour des designs minimalistes et décontractés.

- Verre: Les bracelets en verre sont fabriqués à partir de verre coloré ou transparent et sont
souvent utilisés pour des accessoires de mode.

- Plastique : Les bracelets en plastique sont fabriqués à partir de matériaux synthétiques et sont
souvent utilisés pour des designs colorés et vibrants.

- Fil de soie: Les bracelets en fil de soie sont fabriqués à partir de fils fins et sont souvent utilisés
pour des designs délicats et fins.

- Fibres synthétiques : Les bracelets en fibres synthétiques, comme le nylon ou le polyester, sont
souvent utilisés pour des designs abordables et durables.

- L’acrylique: Perles, strass, boutons, paillettes, sequins… l’acrylique s’affiche dans toutes les
couleurs, mais aussi toutes les formes. Ces pièces caractéristiques des bijoux fantaisie vous
permettront de donner libre cours à votre imagination.

- Les matériaux naturels: Ces matières insolites donneront une petite touche d’originalité à votre
bijou. Bois, corne, os, coquillages, graines, nacre, pierres naturelles, résine, plumes, laine, feutrine
sont autant de matériaux permettant de personnaliser une création. Si les perles d’eau douce et les
pierres naturelles sont des classiques indétrônables, les os et les coquillages constituent des
éléments beaucoup plus atypiques. De même, les plumes apporteront volume et légèreté à une
boucle d’oreille.

- Les apprêts pour bijoux: Les apprêts sont tous ces petits éléments indispensables à la
composition d’un bijou fantaisie. On retrouve les différents fermoirs, les anneaux, les chaînes, les
cordons, les tiges de boucles d’oreilles, les supports, les multi rangs, les connecteurs, les fils, les
épingles, etc. Le terme d’apprêt regroupe également les accessoires de finition tels que les pompons
ou les calottes. Le bijou est effectivement fabriqué sur une base (support, fil ou chaîne par exemple)
qui accueille les matériaux sélectionnés.

- Le fil ou le cordon: Ils peuvent être tressés ou servir à enfiler des perles. En fonction de votre
projet, vous pourrez opter pour du fil métallique, du ruban souple, du fil en nylon (ou fil de pêche),
du fil dentelle à motifs ou encore du fil pour bracelet brésilien. Le fil à mémoire de forme offre une
incroyable résistance et, comme son nom l’indique, il garde sa forme !
- La chaîne: Plus traditionnelle, la chaîne constitue une excellente base pour les bracelets et les
colliers.

- Les multi rangs: Généralement métallique, ce petit support permet d’associer divers accessoires
pour créer un bracelet ou un collier des plus originaux.

- Les anneaux: Ces accessoires de finition sont extrêmement importants. On s’en sert notamment
pour poser le fermoir ou pour installer une breloque ou un pendentif sur un support. L’anneau
s’ouvre et se ferme à l’aide de pinces plates.

- Les connecteurs: Ils permettent tout simplement de connecter les supports (cordon, ruban…) au
fermoir. Le choix du connecteur dépend du support sur lequel on travaille. Il existe par exemple des
connecteurs à ruban ou des connecteurs à plumes.

- Les tiges: On y enfile des billes puis on forme un œillet à l’extrémité.

- Les perles à écraser: Également appelées crimps, ce sont de petites billes en métal qui s’écrasent
sur le fil d’acier et agrippent le nylon pour fermer le bijou.

- Les fermoirs: On trouve une multitude de fermoirs différents (à vis, crochet, papillon, cache nœud,
à mousqueton, coulissant…). Le choix dépend du support et du type de bijou réalisé. Si le crochet
est idéal pour les boucles d’oreilles, on préférera une attache à mousqueton pour un collier. De
même, pour un bracelet, privilégiez un fermoir qui peut s’attacher et se défaire d’une seule main.

Ces matériaux peuvent être utilisés seuls ou combinés pour créer des bracelets uniques et
personnalisés.

5. Les outils utilisés

Les outils utilisés dans la fabrication des bracelets peuvent varier en fonction du matériau utilisé.
Certains outils couramment utilisés sont:

- La pince plate: Cet outil est indispensable et ne vous quittera plus ! La pince plate sert
notamment à ouvrir et à fermer les anneaux, à saisir des accessoires de petite taille et à plier les
tiges. Il est plus pratique d’en posséder deux, notamment pour manipuler les anneaux.
- La pince coupante : Essentielle pour créer des bijoux fantaisie, la pince coupante est utilisée pour
couper les fils d’acier et les tiges. Vous pouvez également utiliser une paire de ciseaux en acier.

- La pince ronde: La pince ronde permet de former des œillets sur les tiges en métal. Cet accessoire
reste donc indispensable pour créer des breloques ou des maillons.

- La pince pour perles à écraser: Cet outil possède des encoches spéciales permettant d’y fixer les
éléments à écraser (perles ou tubes).

- La colle spéciale: Il existe plusieurs types de colle, à prise rapide ou pas. Elle sert évidemment à
coller certains accessoires comme des cabochons, mais peut aussi être utilisée pour solidifier des
nœuds.

- Les aiguilles: Flexibles ou rigides, les aiguilles seront nécessaires si vous faites du tissage ou de
l’enfilage de perles.

- La table de travail graduée: Pratique, mais pas indispensable, cette table correspond à une
surface de travail pour agencer les billes et visualiser leur positionnement en fonction de leur
teinte.

6. Les avantages liés à la fabrication des bracelets

La fabrication des bracelets peut avoir de nombreux avantages, tels que la création d'emplois, la
promotion de l'artisanat, la préservation des traditions culturelles, la stimulation de la créativité, la
promotion de l'esthétique, etc.

Conclusion

En conclusion, les bracelets sont des bijoux portés au poignet qui peuvent être fabriqués à partir de
différents matériaux et qui peuvent avoir différents types et designs. Ils peuvent avoir différents
rôles et être utilisés comme accessoires de mode ou comme bijoux de valeur. La fabrication des
bracelets peut avoir de nombreux avantages, tels que la création d'emplois, la promotion de
l'artisanat, la préservation des traditions culturelles, la stimulation de la créativité, la promotion de
l'esthétique, etc.

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