Corrige 3
Corrige 3
Chapitre 1
+ +
Exercice 1 : Principe de la balance de Coulomb
− −
1) Repérer les différents de plans de symétrie du - Plan supposé infini et chargé uniformément en
Les plans ( ⃗, , ⃗) et
⃗
( ⃗, , ⃗) sont des plans de
⃗
symétrie de la distribution
de charges : ⃗( ) =
( ) ⃗
On repère les plans de symétrie (d’antisymétrie) du
champ électrique : également plans de symétrie
(d’antisymétrie) des charges ! Et il faut évoquer la
divergence des lignes de champ à partir des charges Les plans ( ⃗, , ⃗) et
⃗
positives pour identifier leur signe. ( ⃗, , ⃗) sont des plans de
symétrie de la distribution
de charges : ⃗( ) =
⃗ ⃗
( ) ⃗
Révisions Electromagnétisme TSI2
Exercice 3 : Etude d’une distribution continue de contrôlé des électrons présents sur la structure.
charges Applications possibles pour les écrans phosphorescents :
Le calcul précédent va nous permettre, en utilisant le A l’aide d’un générateur de tension, on charge un
principe de superposition, d’exprimer le champ électrique
nanotube caractérisé par ≈ 10 , ∗
≈ 10 , =
créé par un nanotube de carbone. Un nanotube de
( ℎ éé ). On donne ≈ 10 / et 4 ≈
carbone est une structure tubulaire en carbone.
10.
On a donc :
∗
⃗( ) = ⃗
4 ′
∗
⃗( ) = − ⃗ = = Chapitre 2
( )
En posant =
On va poser = = ′ On rappelle que le champ disruptif de l’air est l’intensité
= minimal du champ électrique permettant d’ioniser le gaz
= =− ∗
⃗( ) = ⃗ baignant dans ce champ (c’est donc le seuil d’apparition
d’un arc électrique).
∗
⃗( ) = ⃗
( )
⃗( )
∗
1 1 Exercice 4 : Pouvoir des points
= ⃗
4 1
A) Champ au voisinage d’une petite sphère
∗
⃗( ) = ⃗
4 On considère une sphère métallique de rayon , de
∗ ∗ ⃗
Après intégration : ⃗( ) ≈ [ ] ⃗≈ centre et dont la surface est portée à un potentiel
= 1000 . Cette sphère porte une charge
On trouve alors un champ intense (mais très local) en uniformément distribuée en surface.
sortie de tube : = = 10 /
×
En posant = or ∫ = ln √1 + + +
√
∗ ∗
( )=− =− ln 1+ +
4 √1 + 4 /
On admettra que le champ électrique et le potentiel
électrique observés à l’extérieur (et à la surface) de
∗
( )= ln 1+ + ≈ ( ) 2 cette sphère sont identiques à ceux produits par une
4
charge ponctuelle rassemblant toute la charge au
centre (le potentiel est pris nul à l’infini). On donne le
( ) ≈ 10 × 10 × 10 ≈ 100
champ disruptif de l’air ≈ 10 . .
A noter que l’émission électronique à froid s’effectue
Quel est la valeur du rayon à partir duquel l’ionisation
pour des champs de l’ordre de 10 / donc 10V sont
de l’air situé à proximité immédiate de la sphère est
alors suffisants !
possible ?
A noter que l’émission d’électrons s’obtient par analyse
On a donc ( )= = donc = =1
quantique : l’électron est émis à froid par effet tunnel
car le champ électrique annule le potentiel d’extraction
B) Equipotentielles au voisinage d’un obstacle
de l’électron sur une longueur d’une distance typique de
0,5nm. Estimons le potentiel nécessaire pour que
On considère une région de l’espace (étudiée dans le plan
l’électron possède cette longueur d’onde :
( )) se situant sous un cumulonimbus (nuage orageux).
1 1 ℎ
= = → ≈ 10
2 2
10
par ballon sonde permettent d’apprécier le potentiel 2e situation : on considère maintenant la présence d’un
électrique ( , ) (on supposera une invariance par obstacle (arbre, bâtiment, paratonnerre…) dans les
rapport à la variable ). On peut alors tracer quelques mêmes conditions orageuses que précédemment. Le sol
équipotentielles. et l’obstacle sont au même potentiel et les
équipotentielles sont encore séparées de ∆ = 100 .
1e situation : La région est parfaitement plane et aucun
− 500
obstacle n’est présent. On obtient le réseau
d’équipotentielles suivant :
− 400
− 500
− 300
− 400
− 200
− 300
− 100
− 200
− 100
On a :
On sait que le champ électrique est perpendiculaire aux
équipotentielle, donc :
Exercice 5 : diffraction de particules* (question ouverte diagramme polaire suivant donnant l’intensité du courant
de Benjamin F.) électronique collecté par le capteur en fonction de l’angle
. Ce dispositif permet d’observer ici l’ordre 1
On considère le dispositif ci-dessous dans lequel un
d’interférence.
faisceau d’électrons monocinétiques est envoyé sur un
réseau cristallin de nickel. Chaque électron, de masse ,
est initialement émis au potentiel avec une vitesse
négligeable. Chaque électron est ensuite accéléré
rectilignement à la vitesse (dans le référentiel de
l’enceinte à vide) à l’aide d’un potentiel > . On impose
expérimentalement − = 54,0 . Dans ces conditions
chaque électron est un quanta présentant un caractère
ondulatoire et est alors associé à une longueur d’onde
= (avec ℎ constante de Planck).
S’APPROPRIER :
Donc : =
Or = = =ℎ
Observation de l’ordre 1 :
et =
Donc :
- ± aux électrodes
- = 0 sur les parois du réacteur
( , ) ( , )
+ =0
é é
= |( [ , ] − [ , ])| <
3) Python est un langage interprété qui n’est pas Avec la formule des différences finie centrée :
Paschen donnant la tension à appliquer entre deux assuré d’avoir un champ électrique uniforme
électrodes distantes de ( ) en fonction du produit
où est la pression du gaz en (1 = 133 ) Avec = 800 :
Exercice 7 : Du potentiel au champ électrique (*) On considère une ligne THT ayant les caractéristiques
suivantes :
Dans cet exercice, on va étudier l’intensité du champ
électrique à proximité d’une ligne électrique très haute = 400 , =3 , =3 , ℎ = 10
tension. La ligne ici décrite est constituée de deux câbles Depuis mai 2001, un arrêté fixe les limites d’exposition
et cylindriques parallèles, supposés de longueurs du public aux champs électromagnétiques provoqués par
infinies, de rayon et séparés d’une distance ≫ . On le réseau d’alimentation électrique : la position des
modélise la ligne d’un point de vue électrostatique et les ouvrages par rapport aux lieux normalement accessibles
tensions dans les deux câbles sont opposées. On note aux tiers doit être telle que le champ électrique
le potentiel du câble . L’air est associé à une résultant en ces lieux n’excède pas 5kV/m dans les
permittivité diélectrique identique à celle du vide et conditions de fonctionnement en régime de service
notée ≈ 10 / . permanent.
Donc ∝
1) ⃗= ⃗+ ⃗ donc = + − et à
l’ordre 1 : = (1 − )
2) ⃗= ⃗+ ⃗ donc = + + et à
Dans ces conditions le potentiel mesuré au point est
l’ordre 1 : = (1 + )
donné par :
( )
3) ( )= ln = ln ≈
( )
( )= ( )+ ( )= ln
- (1 + ) ≈ 1 +
- ln(1 + ) ≈
1) Donner une expression approchée de =
en fonction de , et en négligeant les
infiniment petits d’ordre 2.
Aide : On pourra remarquer que ⃗ = ⃗+
⃗
2) Donner une expression approchée de = à
l’ordre 1 en fonction de , et .
3) Montrer alors que le potentiel total est donné
par : ( )≈ .
1
⃗ ( , )= ⃗+ ⃗
Exercice 8 : Les standards (1e partie) ! Déterminer la capacité des condensateurs plan,
cylindrique et sphérique dessinés ci-dessous. On
Déterminer, après avoir effectué les analyses de négligera tout effet de bords ; le milieu interstitiel
symétries et d’invariances nécessaires, le champ entre les armatures aux potentiels > a une
électrostatique ⃗ ainsi que le potentiel électrostatique permittivité diélectrique et les armatures sont des
associés aux distributions suivantes (on note la conducteurs chargés en surface (avec une répartition
permittivité diélectrique) : uniforme). La charge portée par l’armature au potentiel
est et la charge portée par l’armature au potentiel
- Un fil supposé infini chargé avec une densité est − :
linéique uniforme . A une distance radiale = , on
choisit ( ) = 0.
- Un cylindre supposé infini, de rayon , chargé en
surface avec une densité uniforme . On choisit
( )= .
- Un cylindre supposé infini, de rayon , chargé en
volume avec une densité uniforme . On choisit
( )= .
- Une sphère de rayon , chargée en surface avec une Condensateur Condensateur Condensateur
densité uniforme . On prendra (∞) = 0. plan cylindrique sphérique
2 4
- Une sphère de rayon , chargée en volume avec une = = =
ln ( − )
densité uniforme . On prendra (∞) = 0.
- Une plaque d’épaisseur négligeable, chargée en
surface avec une densité surfacique supposée
Exercice 10 : Sondage par gravimétrie (question
uniforme. On néglige les effets de bords et on
ouverte*)
impose un potentiel à toute la plaque.
Les phénomènes électrostatiques et gravitationnelles
Fil infini ⃗= ⃗, ( ) = ln( ) vérifient le principe de superposition et présentent
Cylindre < : = 0, = également d’autres d’analogies. On donne le tableau de
chargé en > ∶ correspondance suivant :
⃗= ⃗, ( ) = + ln( )
surface
Cylindre - ( )= pour ≤ Effet électrique Effet gravitationnel
chargé en Champ électrique ⃗( ) Champ gravitationnelle
- ( )= pour ≥ d’une charge ℊ⃗( ) d’une masse
volume
( ) ponctuelle : ponctuelle :
- ( )= + pour ≤
⃗( ) = ⃗ ℊ⃗( ) = − ⃗
- ( )= ln + pour ≥ 4
→
Donc : →−
Force électrique Force gravitationnelle
Sphère - ( ) = 0 pour ≤
s’exerçant sur une s’exerçant sur une masse
chargée pour
- ( )= ≥ charge d’essai : d’essai :
en ⃗= ⃗( ) ⃗=
- ( )= pour ≤ ℊ⃗( )
surface
Théorème de Gauss : Théorème de « Gauss »
- ( )= pour ≥ ⃗. ⃗ = de la gravitation :
ℊ⃗. ⃗ = −4
Sphère - ≥ : ⃗( ) = ⃗
Equation locale : Equation locale :
chargée
- ≤ : ⃗( ) = ⃗ ⃗= ℊ⃗ = −4
en volume Avec [ ] = .
On trouve ensuite les potentiels :
Avec [ ] = .
- ≥ : ( )= En prenant un La gravimétrie est l’étude et la mesure très fine des
potentiel nul à l’infini variations du champ gravitationnel de la Terre. Cette
- ≤ : ( )= 1− analyse permet d’apprécier la présence de cavités dans
le sol. Cette information est en effet nécessaire lors de
Plaque =± et ( ) = ∓ + la construction de grandes structures (ponts, immeubles,
chargée …). On note ∆ℊ⃗ la variation du champ gravitationnel entre
en la situation sans cavité et la situation avec cavité.
surface
Révisions Electromagnétisme TSI2
S’APPROPRIER :
STRATEGIE :
ℊ ⃗=ℊ ⃗−ℊ é⃗
Pour le 2 e spectre : le plan vertical perpendiculaire à la
∆ℊ⃗ = ℊ ⃗−ℊ ⃗=ℊ ⃗é feuille est un plan de symétrie pour B et donc
d’antisymétrie pour le courant. Il s’agit de deux fils
Le champ gravitationnel créé par « la cavité » à la traversés par des courants en sens opposés.
surface de la Terre et à sa verticale est :
é
ℊ ⃗é = − ⃗
ℎ
Donc :
4
∆ℊ( . )=−
3ℎ
4
∆ℊ( . )=− × 100
3ℎ
On peut retrouver ces résultats à l’aide de la règle du
4
∆ℊ(µ )=− × 100 × 10 ≈ −125µ tire-bouchon et donc le sens d’enroulement des lignes
3ℎ
de champ
Cette cavité est détectable !
Révisions Electromagnétisme TSI2
Fil infini µ
⃗= ⃗
2
Cylindre
µ
- ≥ : ⃗= ⃗
infini - ≤ : ⃗=
µ
⃗
Solénoïde On a des lignes de champ parallèle et,
infini en dehors des sources, un rotationnel
nul et une divergence nulle
1) Exprimer le champ électromoteur ⃗ créé par le
également : donc B est uniforme. En,
solénoïde dans le conducteur.
appliquant TA sur un contour à cheval
avec l’extérieur : = µ ∗ 2) Ce champ électromoteur est responsable d’un
Tore ⃗=µ ⃗ dans le tore et nul ailleurs courant dans le disque caractérisé par son vecteur
densité de courant ⃗. Donner l’expression de
vecteur en fonction de ⃗.
Chapitre 5 3) Exprimer la puissance moyenne < > donnée au
conducteur d’épaisseur en fonction de
Exercice 13 : Couplage parfait
, , , , , .
Sur un tore de section carré (côtés de longueur ) sont
bobinés deux circuits comportant respectivement et Le champ électromoteur possède donc les symétries et
spires jointives. recouvre toute la surface du tore invariances de la distribution de courant du solénoïde :
⃗ = ( , ) ⃗, en choisissant un contour circulaire, on
et recouvre intégralement (on néglige l’épaisseur de
la distribution de courant qui présente également une obtient ⃗=− ⃗ et donc un vecteur densité de
invariance par rotation autour de l’axe du tore). est courant ⃗ = − ⃗ responsable d’un courant et donc
parcouru par un courant d’intensité > 0 et est
d’un effet joule. =∭ =∭ =
parcouru par un courant d’intensité > 0. Montrer que
l’inductance mutuelle et les inductances propres , 2 ( ) < >= ln
( )
= =
2µ
⃗( , ) = , + , + ,
cos( + ) × sin( + )× ( + )
= sin( + ) × cos( + )× ( + ) cos( ) ∶ = + +
sin( + ) × sin( + )× ( + ) 2
On trouve donc = = =0
Et :
≠0
⃗( = , , , ) = 0
0
cos( ) × sin( )× ( )
= sin( ) × cos( )× ( )
sin ( ) × sin( )× ( )
0
⃗( , = , , )= ≠0
0
cos( ) × sin( )× ( )
= sin ( ) × cos( )× ( )
sin( ) × sin( )× ( )
0
⃗( , , = 0, ) = 0
≠0
cos( ) × sin( )× ( )
= sin ( ) × cos( )× ( ) cos( )
sin( ) × sin( )× ( )
Donc = , = et =
cos( , ) × sin( , )× ( , )
⃗( , ) = sin( , ) × cos( , )× ( , ) cos( )
sin( , ) × sin( , )× ( , )
+ +
⎛ ⎞ ⎛ ⎞
⎜ ⎟ 1⎜ 0
⎟= 0
⎜ + + ⎟− ⎜ ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟ 0
+ + ⎝ ⎠
⎝ ⎠
− , − , − , 0
1
− , − , − , + = 0
− − − 0
, , ,