Cours DC S2-1
Cours DC S2-1
Vème République : “Course à la meilleure formule”. C’est un régime atypique qui n’entre pas dans les
codes habituels.
C’est un régime parlementaire, mais atypique. Il n’est pas un régime présidentiel, qui renvoie plutôt
au système américain où il n’y a pas de gouvernement solidaire.
2e semestre : également étude de l’actualité, surtout à cause des élections (immunité du président,
question des parrainages, extension du référendum...)
Il y a un certain attachement à la Vème qui ne doit pas être sous-estimé, lié à l’ancrage historique de
celle-ci. Enfin, elle a prouvé sa longévité et sa capacité d’adaptation par rapport à l’histoire de la
France, ayant connu beaucoup de changements : Il y a une crainte symbolique à l’idée de la modifier
totalement.
Faut-il renforcer les référendums ? Il n’est pas du tout mis en œuvre malgré les intentions de le
faire. Certains considèrent le référendum comme un simple plébiscite altéré, et d’autre comme
quelque chose de démocratique.
Volonté de rupture, mais toujours une continuité avec la 5e République traduite par l’attachement au
régime parlementaire.
Debré « un régime parlementaire rationnalisé »
L’AN se réunit à Bordeaux puis sera transféré à Versailles en 1871 régime provisoire que l’on peut
appeler « l’assemblée nationale »
Doubles tâches : gouverner le pays en attendant la nouvelle Constitution et son adoption
et aussi préparer cette nouvelle constitution
Les monarchistes étaient partisans de la paix / aux Républicains qui étaient des résistants.
Domination des monarchistes à l’assemblée car le peuple de province voulait la paix.
Quelques textes sont adoptés le 17 février 1871 : résolution qui prévoit que Thiers nommé chef de
l’exécutif exerce ses fonctions sous l’autorité de l’Assemblée avec le concours des ministres qu’il
aura choisi.
Mais en pratique la personnalité de Thiers fera que c’est sous son autorité que la Commune de Paris
sera réprimée.
Loi du 31 aout 1871 constitution Rivet => confère à Thiers le titre de PDLR sans que cette formule
n’implique une décision définitive sur le régime qui sera appliqué. Elle cherche à limiter l’ascendant
de Thiers sur l’assemblée, donc elle spécifie qu’il sous l’autorité de l’Assemblée et responsable
devant elle
Loi du 13 mars 1873 constitution Broglie => la loi rivet n’a pas produit les effets attendus, donc à
nouveau l’assemblée tente de réduire en silence la personnalité de Thiers et prévoit une procédure
très formalisée pour limiter sa présence physique au sein de l’Assemblée. S’il veut participer à un
débat, il devra d’abord informer l’assemblée par message.
Plus tard il sera interpelé par l’assemblée et mis en minorité il démissionnera le 24 mai 1873.
Le Maréchal Mac Mahon (monarchiste) est donc élu par l’assemblée comme PDLR => toujours dans
un contexte d’attente, un contexte provisoire, en attendant la fin du débat de l’héritier au Trône.
C’est dans ce contexte que naissent les 3 lois de 1875, dans un contexte voulu comme provisoire,
alors qu’en pratique elles formeront plus tard la constitution de la 3e République
Lois adoptées à la suite de débat, et de la commission des 30 qui a réfléchi à ces nouvelles
institutions. Les débats furent très académiques, et le vote de ces lois n’a pu être acquis qu’en vertu
d’un compromis entre monarchistes et républicains, qui révèle un accord tacite sur le caractère
provisoire de ces lois
Le pouvoir législatif s’exerce par deux assembles : la chambre des députés et le Sénat
⇒ 24 février 1875, relative à l’organisation du Sénat (votée avant, mais mise en application après,
d’où le fait qu’elle soit écrite après celle du 25)
Elle n’est également pas une constitution dogmatique. Elle ne contient pas de grands principes
généraux ou de philosophie politique. Elle ne contient pas de déclaration des droits également.
Révision de la constitution Désormais, le siège des pouvoirs publics sera à Paris (avant :
Versailles, changement mineur)
14 août 1884 : Révision importante de la constitution qui prévoit que “la forme républicaine du
gouvernement ne peut pas faire l’objet d’une révision de la constitution”. => continuité dans la Ve
République avec le dernier alinéa de l’article 89 de la constitution
B. L’organisation des institutions
Constitution brève mais pas vide
Parlement = bicamérisme égalitaire. Le pouvoir législatif est exercé par la Chambre des députés et
le Sénat
Chambre des députés => loi du constitutionnel du 23 février 1874 pose les principes du suffrage
universel masculin. La durée du mandat est fixée à 5 ans
Sénat => condition des monarchistes. Ils voulaient qu’elle soit la deuxième chambre susceptible de
freiner l’excès du suffrage universel, donc freiner la chambre des députés.
Assemblée âgée et peu nombreuse (condition d’éligibilité : 40 ans pour le Sénat et 25 ans pour la
CDD). En outre, certains sénateurs échappaient à l’élection car ils étaient inamovibles, nommés pour
la vie (75 sur 300)
1884 => loi constitutionnelle qui vient supprimer les sénateurs inamovibles
Égalité de principe entre le CDD et le Sénat, ils ont le même pouvoir en matière législative, que ce
soit des lois ordinaires ou constitutionnelles.
Une exception en matière financière : Les lois de finance doivent toujours, en 1 er lieu être présentées
à la CDD.
PDLR : loi du 25 février 1875, refus d’un suffrage populaire, il est élu par l’Assemblée nationale en
majorité absolu, pour 7 ans, irresponsable, car la constitution prévoit qu’il ne pourra être poursuivi
qu’en cas de crimes de haute trahison. => actes du PDLR contresigné par les ministres (ils devront
rendre des comptes à l’assemblée)
A partir de 1877 (crise du 16 mai 1877), le chef de l’Etat sera en retrait de la vie politique. Simple
énumération de ces pouvoirs, car en pratique il ne les exerce pas
Moniste : le gouvernement est uniquement responsable devant l’assemblée. Le chef de l’Etat est
plutôt en retrait, il ne peut exercer son ascendant sur le Parlement (ex : Angleterre)
Mac-Mahon : Veut un système dualiste, mais la crise de mai 1877 le forcera à passer au
parlementarisme moniste.
Rapports entre les institutions : l’exécutif est responsable devant le parlement et l’assemblée
dispose de plusieurs moyens de contrôle :
- Pouvoir d’enquête : pourra étudier des faites à la suite d’une crise
L’assemblée procède à un vote par lequel, elle prend position. Ce vote s’appelle « L’ordre du jour »
vote qui suit une procédure d’interpellation.
⇒ Motion de censure, à l’initiative de la chambre. Texte par lequel la chambre déclare qu’elle
censure le gouvernement. Si ce texte est adopté par la majorité de la chambre ⇒ Obligation de
démissionner.
PDL est d’une importance capitale ⇒ impossible de réaliser sa politique si ce PDL n’aboutit pas,
une question de confiance quand il estime que l'adoption d’un
importance majeure.
⇒ Pose une question de confiance, qui lie le respect du texte au maintien de la fonction de l’exécutif.
⇒ S’il est rejeté, ce serait interprété comme une marque de défiance ⇒ Conséquences.
Art 5 de la loi du 25 février 1875 ⇒Prévoit que le président de la République peut dissoudre la CDD à
RÉCIPROQUEMENT : Droit de dissolution, arme de l’exécutif en cas de conflit important.
tout moment, mais à double tranchant, car cela entraîne de nouvelles élections, ce qui peut
renforcer la majorité.
Ex : 1997, Chirac a raté sa dissolution
La dissolution doit retenir l’avis conforme du Sénat
A la suite de cette lettre de désaveu il nomme De Broglie (de droit) ainsi le lendemain la majorité de
l’assemblée menée par Gambetta refuse de donner sa confiance a au nouveau gouvernement.
Mac mahon ajourne les chambres, les députés républicain signe un manifeste des trois 363 qui
manifeste l’opposition des républicains à l’usage de Mac Mahon et des prérogatives, ainsi le 16 juin
1877 Mac mahon demande l’avis conforme du Sénat pour dissoudre la chambre des députés.
Dissolution qui entraine la convocation des électeurs pour élire une nouvelle chambre des députés.
Pierre avril « le dernier mot revient au peuple »
A la chute de Mac Mahon Grévy est élu PDLR par l’assemblée nationale, il adresse un message le 6
février 1879 « soumis avec sincérité a la grande loi du régime parlementaire je n’entrerai jamais
en lutte contre la volonté nationale exprimée par ces organes à valeurs constitutionnelles »
=> il n’utilisera jamais le droit de dissolution, car associé à cette crise : les présidents successifs ne
souhaiteront donc pas l’utiliser. Le chef de l’Etat sera en retrait de la vie politique.
Le PDLR ne peut s’opposer à la volonté nationale, exprimée par ses représentants => ne veut
pas utiliser le droit de dissolution
Cette crise du 16 mai ira plus loin. La doctrine considère que le régime dérive d’un régime moniste
vers un régime d’assemblée
2ème explication : Le régime de la Dispersion des partis politiques, on ne peut compter que sur des
coalitions politiques, car c’est instable à cause de l’hétérogénéité des partis.
3ème explication : Naissance des décrets de loi : Ancêtre des ordonnances. Au départ, c’est une
pratique, ils ne sont pas prévus. Ils caractérisent une extension du pouvoir du gouvernement.
Le Parlement peut voter une loi d’habilitation par laquelle il autorise le gouvernement à adopter
durant une période délimitée des décrets de lois dans une matière donnée : Ils permettent au
gouvernement d’intervenir pour modifier la loi.
A la fin de la durée : ils devaient faire valoir leur valeur législative auprès du
Parlement en déposant un projet de loi.
⇒ Vu comme une atteinte à la séparation des pouvoirs, car permettrait au gouvernement de “faire
⇒ Constitution de la IVème République interdira la pratique des DDL, mais réapparaîtra sous la
la loi”.
A. Le régime de Vichy
De 1940 à 1944, la France ⇒ Pas un gouvernement constitutionnel. Régime autoritaire, les
institutions de la IIIème République cessent d’être en vigueur au moment de la guerre.
Pétain veut faire un gouvernement autoritaire, mais dans la légalité déjà existante :
quand il ne s’agissait pas de réviser la constitution mais une “révolution nationale” ⇒ Donne
Emprunte la procédure formelle de révision de la Constitution comme prévu par les lois de 1875,
Procédure de Révision de la Constitution : Les deux chambres doivent voter à l’identique le même
texte, une fois adopté, les deux chambres se réunissent en assemblée nationale et doivent adopter
la Constitution.
En application à l’article 8, une résolution sera adoptée ⇒ Assemblée nationale qui se réunit le
lendemain à Vichy, et adopte un article unique (Loi du 10 juillet 1940)
“L’assemblée nationale donne tous les pouvoirs au gouvernement de la république sous l’autorité
et la signature du maréchal Pétain à l’effet de promulguer par un ou plusieurs actes (...) Cette
⇒ Débat sur la nature du pouvoir de révision pour qualifier ce qui est une révision et ce qui n’en est
pas (abrogation).
1958 ⇒ Article 89 alinéa 4 interdit d’engager une procédure de révision constitution quand il est
porté atteinte à l’intégrité du territoire.
Une série d’institutions seront créés dans le but de maintenir une république hors du territoire
français et de maintenir les institutions.
Il y a le Conseil de défense de l’Empire, puis en 1941 et créé le Comité national français sous la
présidence du Général De Gaulle. Ce comité est composé de six civils et six militaires nommés par De
Gaulle. En 1943, il prend le nom de Comité français de libération nationale. Ce comité durera
jusqu’au dernier changement de dénomination quelques jours avant le débarquement de Normandie
en 1944 pour devenir le Gouvernement provisoire de la République française.
À la fin de la guerre, la question qui est posée est celle de la transition constitutionnelle vers la IVe
République qui se produit en plusieurs étapes. Premièrement, il faut attacher de l’importance à
l’ordonnance du 9 août 1944 relative au rétablissement de la légalité républicaine. C’est le premier
acte solennel adopté dans le cadre de la transition constitutionnelle. Elle contient deux articles
extrêmement connus.
Article 2 de l’ordonnance « Sont, en conséquence, nuls et de nuls effets tous les actes
constitutionnels législatif ou règlementaires, ainsi que les arrêtés pris pour leur exécution, sous
quelque dénomination que ce soit, promulgués sur le territoire continental postérieurement du 16
juin 1940 et jusqu’au rétablissement du Gouvernement provisoire de la République française. Cette
nullité doit être expressément constatée .»
La nullité en droit signifie l’absence d’effet dans le passé, la non-existence juridique. Ces
actes n’ont pas et n’ont jamais eu de valeur juridique.
La deuxième étape de cette transition : Savoir quelles sont les nouvelles institutions à donner à la
France ?
Puisque la république n’a jamais cessé d’exister, une des solutions est de maintenir les institutions de
la 3e République qui n’ont jamais cessé d’exister ou alors adopté une nouvelle constitution, celle de la
4e République. La première option n’emportait que très peu d’adhésion.
La réponse à cette question devait revenir au peuple. Ordonnance du 21 avril 1944, qui
créait une organisation en attendant les nouvelles institutions avait établie que c’est le
peuple français de décider souverainement de ces futures institutions.
Le peuple devait se prononcer sur 2 questions : par quelles institutions, qui devait être faites la
future constitution ? Il devait aussi décider de l’organisation du pouvoir public pendant le temps
durant lequel sera élaborer la nouvelle constitution.
=> questions soumis au peuple par référendum du 21 octobre 1945 : « Voulez-vous que l’assemblée
élue à ce jour soit constituante ? » et « Approuvez-vous que les pouvoirs publics soient jusqu’à la
mise en vigueur de la nouvelle constituante organisé conformément aux dispositions du projet de
loi ci-joint ? »
La première question avait pour objet de décider s’il était nécessaire de faire une nouvelle
constitution. En cas de réponse négative, l’Assemblée élue à ce jour n’aurait pas été constituante
mais tout simplement la Chambre des députés de la IIIe République. Le « non » à la première
question était préconisé par de très rares politiques. Le « oui » était défendu par de très nombreuses
forces politiques en présence, dont le Général de gaulle qui avait déjà en tête la constitution qu’il
souhaitait pour la France. Les socialistes, la SFIO, les communistes et le MRP (démocrates-chrétiens),
qui avaient participé à la résistance, y étaient favorables. Le Oui obtient 96% des suffrages, les
électeurs disent au revoir à la 3e République
La deuxième question, plus complexe, portait sur l’étendue des pouvoirs de l’Assemblée
constituante. Le projet appelé au référendum prévoyait de limiter ce pouvoir constituant, ce qui
est assez original dans la tradition constitutionnelle française puisque traditionnellement on
considère que le pouvoir constituant des assemblées constituantes est souverain. Le Parti
communiste, assez important au moment de la libération du fait de sa participation à la résistance,
préconisait le « non » à cette question. La SFIO, et le MRP qui craignaient l’influence du PC à
l’Assemblée préconisaient le « oui » de manière à limiter, encadrer le pouvoir de cette Assemblée
constituante.
Le Oui obtient 2 tiers des suffrages
Ces pouvoirs ont été d’abord limités dans le temps en prévoyant une période de 7 mois au-delà de
laquelle les pouvoirs de l’Assemblée expiraient de manière à limiter son emprise sur la durée. De
plus, il était prévu que le projet de constitution une fois adopté par l’assemblée constituante devra
être soumis au corps électoral, à l’approbation du peuple, par référendum. En 1946, c’est la première
fois qu’une Assemblée constituante n’est pas investie de la totalité du pouvoir constituant.
À ce référendum, le peuple répond « oui » aux deux questions, et tout en y répondant, il élit
l’assemblée constituante. Elle contient 588 députés. La SFIO (socialistes), le MRP (démocrates-
chrétiens), et le PC domineront l’Assemblée. L’élection de cette assemblée constituante se fait au
suffrage universel, l’ordonnance du 21 avril 1944 a accordé le droit de vote aux femmes. Cette
élection se fait au scrutin proportionnel qui a pour avantage d’introduire une proportion entre le
nombre de voix exprimées et le nombre de sièges.
Le scrutin majoritaire renforce la majorité. L’adoption d’un scrutin majoritaire aurait potentiellement
contribué à ce que le PC soit surreprésenté à l’Assemblée.
L’Assemblée constituante nouvellement élue est donc chargée de rédiger la nouvelle constitution.
Pour la première fois dans l’histoire constitutionnelle française, ce projet sera rejeté par le peuple.
Référendum du 5 mai 1946 et le NON l’emporte à 53 %. Adopté par l’assemblée constituante le 19
avril 1946. C’est un projet pour la France, mais aussi pour le MONDE, ce qui expliquent que ce projet
suscitait le rejet des autre forces politiques, notamment de Gaulle. On est entré dans la GUERRE
FROIDE.
Il comportait une nouvelle déclaration des droits, il s’agissait de renouer avec la tradition
républicaine française, et réaffirmer la dignité de la personne, cette déclaration des droits insistait
sur l’importance de la démocratie sociale
De Gaulle, leader d’une force politique influente, mena campagne contre ce projet. Il avait quitté le
gouvernement auparavant ne parvenant pas à imposer sa vision personnelle au regard des forces
politiques présentes à l’Assemblée.
C’est le deuxième projet qui sera adopté par référendum le 13 octobre 1946.
Cette constitution retient le caractère démocratique des institutions plus accentué. Elle est fidèle au
principe représentatif. C’est un texte qui se divise en deux parties.
Il est très important pour une raison historique parce qu’il réaffirme les droits et libertés essentiels
(droit sociaux, dignité humaine) et pour une raison juridique puisque depuis le 16 juillet 1971, le
Conseil constitutionnel, dans sa décision Liberté d’association, a conféré une valeur juridique au
préambule de la Constitution de 1958 lequel renvoie au préambule de la Constitution de 1946.
Formellement, ce préambule n’est pas une déclaration des droits qui figure dans un texte détaché de
la Constitution mais d’alinéas qui forment le préambule. Ils consacrent des droits importants,
notamment sociaux.
Jusque-là, les droits de l’homme de 1789 étaient conçus comme des droits inhérents à la nature
humaine pour se préserver contre l’action du pouvoir. Marx dénonce le caractère abstrait du concept
d’homme, de la nature humaine, énoncé dans la DDHC. L’assertion selon laquelle « les hommes
naissent libres et égaux en droit » est fausse au regard des disparités des conditions socio-
économiques pour Marx.
Les droits sociaux visent à garantir des libertés de l’ « homme situé » : droit à la santé, à l’éducation,
au travail, à un minimum de loisirs, etc. Les premières lignes du préambule, sorte de prologue,
insistent sur la dignité humaine.
La IVe République instaure un régime parlementaire. Cette tradition parlementaire en France naît
avec les Chartes de 1814 et 1830 et se consolide sous la IIIe République.
Le Parlement est composé de l’Assemblée nationale élue pour 5 ans, le scrutin est à forte dose
proportionnelle mais complexe car pas identique sur tout le territoire. Le système de la
proportionnelle a pour objet d’établir une bonne proportion, répartition, entre les voix et les sièges
attribués. La difficulté de ce scrutin est la difficulté de constituer des coalitions, et donc à former des
majorités à l’Assemblée. Quand on s’intéresse aux pouvoirs de l’Assemblée, il faut se rappeler que le
Parlement à deux missions principales : voter la loi et contrôler le gouvernement. La question de
l’égalité des chambres s’évalue au regard de ces deux missions. L’Assemblée nationale a un pouvoir
important, elle est à l’initiative des lois, les vote et ne peut pas déléguer ce pouvoir. Il s’agit donc
d’interdire la pratique des décrets-lois.
En matière financière et budgétaire, elle joue un rôle fondamental car elle examine et vote les lois
budgétaires et de finances.
Elle contrôle l’exécutif. Elle participe à l’élection du Président la République élu par le Parlement dont
il tire sa légitimité. Aussi, l’AN peut attribuer ou refuser sa confiance au gouvernement, au Président
du Conseil, en mettant en œuvre la responsabilité politique ministérielle.
Le Conseil de la République a des pouvoirs moins importants. Ses membres sont élus au suffrage
universel indirect, par les collectivités départementales et les communes. Il y a eu tout un débat à
l’Assemblée constituante autour de cette seconde chambre. Les débats des constituants se
cristallisent souvent autour de la seconde chambre. La crainte est le gouvernement d’assemblée, il
s’agit de modérer le pouvoir. Ceux qui y sont favorables avançaient l’idée que si la IIIe République n’a
pu se maintenir, si elle a échoué au moment du régime de Vichy, c’est parce que l’Assemblée n’avait
pu se canaliser. Il s’agit de rationaliser le Parlement. Ceux qui y sont hostiles estiment que la seconde
chambre peut être un péril pour la démocratie si les adversaires de la République s’y introduisaient.
Le Conseil de la République est bien institué mais il est essentiellement présenté comme une
chambre de réflexion au départ. Son rôle en matière d’adoption des lois est moins important, il ne
peut s’opposer à l’AN, il n’y a pas de navette égalitaire. La Constitution de l’IVe ne permet pas au
Conseil de la République de renverser le gouvernement. Il faut mettre cela en perspective avec
1958. Le Général De Gaulle était très favorable à une seconde chambre importante pour canaliser les
excès de l’Assemblée nationale.
Sous la IVe République, le Conseil de la République parviendra à reconquérir sa place qui lui avait été
contestée. Une grande réforme constitutionnelle de 1954 redonne du pouvoir au Conseil de la
République. L’initiative des lois lui est attribué de nouveau. La navette est rétablie entre les deux
chambres.
L’exécutif est bicéphale comme dans tout régime parlementaire. Le chef du gouvernement prend le
nom de Chef du Conseil, comme sous la IIIe République, mais il est cette fois consacré par la
Constitution.
Le Président de la République est élu pour 7 ans par le Parlement dont il tire sa légitimité.
Pour être élu il doit obtenir la majorité des suffrages exprimés. Comme sous la IIIe
République, il est politiquement irresponsable sauf en cas de haute trahison. Cela suppose le
système du contreseing, les ministres endossent la responsabilité des actes du Président.
Formellement, ses pouvoirs sont plus limités que ceux qui figuraient dans la Constitution de 1875. Au
plan strictement formel, ils sont plus limités. Il peut nommer à certains emplois, il est le chef des
armées, promulgue les lois (pas réellement un pouvoir, lié), il peut adresser des messages au
Parlement.
Le Président du Conseil est nommé par le Président de la République. Sous la IIIe République, Mac
Mahon avait prétendu par ce pouvoir de nomination jouer un rôle politique extrêmement important.
Sous la IVe République, la crise du 16 mai 1877 avait conduit à limiter ce pouvoir en pratique
puisqu’à la suite de cette crise, les présidents n’avaient pu revendiquer le rôle que revendiquait Mac
Mahon. Ils nommaient un Président du Conseil qui avait la confiance du Parlement. Après la crise du
16 mai 1877, le pouvoir de nomination du président de la République est limité en fait.
Sous la IVe République, le pouvoir de nomination du Président de la République est limité en droit
par la Constitution. Le Président de la République à l’obligation de tenir compte de la majorité
parlementaire. La Constitution prévoit que le Président du Conseil ne pourra être nommé que s’il
aura été investi de la confiance de l’Assemblée à laquelle il aura préalablement soumis le programme
de sa politique. C’est seulement si l’Assemblée donne son investiture au scrutin public et à la
majorité absolue de ses membres que le Président du Conseil pourra être investi. Le pouvoir de
nomination du président de la République est donc contraint. C’est la raison pour laquelle ce droit de
nomination s’apparente à ce que l’on a appelé un droit de présentation. Cette figure du Président du
Conseil est la figure émergente de la IVe République. L’intention des constituants est de consacrer
cette fonction de Président du Conseil et lui donner les moyens de gouverner en évitant l’instabilité
ministérielle.
En dépit de ces efforts des constituants sur les institutions, la IVe République fonctionnera mal. Cette
instabilité gouvernementale se traduit en chiffres : en 12 ans, 21 gouvernements se succèdent.
Comment expliquer ces difficultés ?
• Le retour des décrets-lois : La Constitution de la IVe République en 1946 en son article 13 avait
formellement interdit la délégation des pouvoirs législatifs à l’exécutif, ce qui revient à interdire la
pratique des décrets. En réalité, dans un régime parlementaire, pour être efficace dans certains cas la
délégation peut être utile, surtout en l’absence de majorité stable. En pratique, cette interdiction
freine certains aspects de la politique gouvernementale. Elle réapparaît sous le nom de loi-cadre. Le
système est à peu près similaire. Le gouvernement dans un délai déterminé pourra modifier telle ou
telle loi à condition que ces modifications soient ratifiées ensuite par le Parlement. Avant son
rétablissement, la IVe République s’est retrouvée bloquée faute d’utiliser cet outil.
La Constitution avait encadré le droit de dissolution d’une manière assez rigide en prévoyant qu’il
était interdit durant les 18 premiers mois d’une nouvelle législature. Pour qu’elle fut possible, il fallait
que deux crises ministérielles soient intervenues sur un même période de 18 mois. Une crise
ministérielle était définie comme une crise ayant entrainé l’adoption d’une motion de censure à la
majorité absolue. Cette condition a été difficile à satisfaire au regard du multipartisme. L’unique cas
est la dissolution de 1955 prononcée à l’initiative du Président du Conseil Edgar Faure.
En résumé, la dissolution soulève des difficultés pour 3 raisons. D’abord pour des raisons historiques
avec le discrédit qui l’entoure depuis la crise du 16 mai 1877. Puis pour une raison d’efficacité, les
crises politiques qui parsèment la IVe République ne tiennent pas tant à un conflit qui oppose
l’exécutif au législatif qu’à des conflits internes aux partis. La dissolution n’est donc pas
nécessairement l’outil le plus efficace pour régler les crises. De plus, formellement le droit de
dissolution est constitutionnellement contraint dans un but de rationalisation du parlementarisme.
Il était prévu que pour qu’elle soit possible que deux crises gouvernementales soient intervenues
dans une même période de 18 mois. La notion de crise était ici définie par un vote de défiance, une
motion de censure. Ce vote était difficile à obtenir car il requiert la majorité absolue.
La question de confiance ne peut être posée que par le Président du Conseil. Il dépose un projet de
loi sur le bureau de l’AN et engage la responsabilité du gouvernement sur ce texte. Cela signifie
qu’il s’engage à démissionner au cas où le texte est rejeté. C’est une manière pour le
gouvernement de rallier la majorité. Cette confiance peut être refusée seulement à la majorité
absolue.
La motion de censure est à l’initiative de l’Assemblée. Par la motion de censure, elle prend
l’initiative de mettre en cause la responsabilité du gouvernement. Le vote de cette censure
intervient un jour franc après le dépôt de cette motion de censure. Elle ne peut aboutir que si une
majorité absolue de l’Assemblée des députés la vote. Sous la IVe, on observe la pratique des votes
calibrés. La majorité absolue = majorité des voix + 1.
Cette technique permettait aux députés de s’assurer d’une majorité simple mais non absolue. Les
députés ont cherché à calibrer leur vote pour qu’une majorité simple soit obtenue. Le gouvernement
n’était pas contraint de démissionner, mais en pratique, il ne pouvait se maintenir faute d’une
majorité suffisamment stable. Le but du vote calibré est d’éviter la dissolution provoquée par une
crise. Les gouvernements démissionnaient faute de pouvoir gouverner même s’il n’y avait pas de
vote question de confiance ou de motion de censure à la majorité absolue. Les votes calibrés
s’opéraient par le jeu de l’abstention.
On distingue deux grands modes de scrutin. Le mode de scrutin proportionnel et le mode de scrutin
majoritaire.
Le scrutin proportionnel est un scrutin de liste par parti. Il conduit à ce que dans chaque
circonscription il faudra élire un certain nombre de représentants par liste. Chaque liste, formées
par les partis, remporte un nombre de siège proportionnel au nombre de voix. Le but du scrutin
proportionnel est de faire en sorte que la représentation du nombre de siège soit proportionnelle
entre le nombre de siège et le nombre de voix. Ce scrutin a l’avantage de pouvoir refléter une
représentation à peu près en miroir de la société. Mais il a l’inconvénient potentiel de l’instabilité
politique faute de pouvoir créer une majorité stable. Il favorise le multipartisme, et non pas le
bipartisme.
Il est prévu dans un scrutin majoritaire que dans chaque circonscription, la délimitation
administrative du territoire, soit élu le candidat qui recueille le plus de voix. Ce scrutin majoritaire
ne peut pas être de liste, il est uninominal. Il peut être à un seul tour ou à deux tours. En GB, le
scrutin est majoritaire à un tour, en France il est majoritaire à deux tours. Si aucun candidat
n’obtient la majorité absolue au premier tour, un second tour est organisé avec moins de candidats.
Ce scrutin majoritaire à tendance à renforcer le poids du parti en tête et à l’Assemblée produire des
majorités stables, favoriser le bipartisme ou le tripartisme, ou en tout cas une forme de
bipolarisation.
Pour les partisans de la proportionnelle, l’argument principal consiste à dire que le mode de scrutin
doit permettre de donner une image fidèle de la situation politique.
Les partisans du scrutin majoritaire, l’argument central est de dire qu’il permet de désigner une
majorité d’élus permettant à l’exécutif de gouverner. Ce choix a très bien fonctionné, voire trop
bien puisqu’on se pose aujourd’hui la question de réinjecter une dose de proportionnelle. Macron
avait prévu une réforme en ce sens, laissée tombée aujourd’hui. La loi constitutionnelle est restée
à l’état de projet.
B. L’affirmation de la rationalisation du
parlementarisme
Debré est un gaulliste, mais se détache de ses idées tout de même en fervent défenseur du régime
parlementaire. Il insiste beaucoup sur la rationalisation du parlementarisme qui conduit à établir des
règles constitutionnelles visant à canaliser, encadrer le Parlement. Elle peut passer par plusieurs
voies : l’encadrement du domaine de la loi, l’encadrement de la procédure législative et
l’encadrement des modes d’engagement de la responsabilité politique. Ce thème émerge déjà en
1946, les constituants sont conscients de cette nécessité d’encadrer le Parlement au regard des
écueils de la IIIe République et de la dérive autoritaire du régime de Vichy.
Discours de Debré devant le Conseil d’État, le 27 août 1958. Il y défend le projet d’une
Constitution pour la Ve République. Il s’exprime de la manière suivante : « le gouvernement a voulu
rénover le régime parlementaire. Je serai même tenté de dire qu’il veut l’établir car pour de
nombreuses raisons la République n’a jamais réussi à l’instaurer ». Cette formule montre
l’attachement au régime parlementaire, une continuité avec la tradition parlementaire mais aussi
une rupture car il dit qu’il faut l’établir. Il sous-entend que les régimes de la IIIe et de la IVe n’étaient
pas de réels régimes parlementaires mais des régimes d’assemblées, les équilibres entre les pouvoirs
n’étant pas assurés. Debré est un fervent défenseur du régime britannique et du mode de scrutin à
un tour.
Dans la perspective de Debré, il faudrait un exécutif suffisamment fort pour pouvoir gouverner. Sa
direction est un peu différente de celle de De Gaulle qui insiste beaucoup sur le rôle du chef de l’État,
la nécessité de restaurer l’État. La conclusion est la même mais pas la direction.
Debré dira que le Président de la République doit être la « clef de voûte » du régime parlementaire.
Le gouvernement doit pouvoir compter sur le Président de la République.
Il envisage la fonction présidentielle en lui donnant une importance, il considère qu’en cas de
querelle il permettra d’assurer un soutien au gouvernement. À propos du Président de la République,
il dira aussi que ces pouvoirs présidentiels sont des « pouvoirs de sollicitation », selon lui, le
Président de la République n’a pas d’autres pouvoirs que de solliciter, solliciter le Parlement, le
suffrage universel (référendum). Selon lui, cette possibilité de solliciter les autres organes est
fondamentale.
P. 2 : L’empreinte du GDG
Ses idées sont en grandes parties concrétisées mais pas toutes. L’idée de l’élection du Président de la
République au suffrage universel direct rencontre l’hostilité des parlementaires et ne sera pas
concrétisée en 1958. Ses idées sont connues en 1958 puisqu’il les a déjà exprimés à la Libération au
lendemain de la Seconde Guerre mondiale.
Les projets de Constitution de 1946 ont rencontré son hostilité de sorte qu’il s’est retiré. Il écrira dans
ses mémoires à propos de 1958 que « ce qui va être fait c’est en somme ce que l’on appelée la «
Constitution de Bayeux » parce que là le 16 juin 1946 j’ai tracé celle qu’il faut à la France ». Il
s’attribue la paternité de la Constitution de 1958.
Il prononce le discours de Bayeux le 16 juin 1946. La date n’est pas neutre, le premier projet de
constitution est daté du 19 avril, le vote de la nouvelle constitution sera adopté le 27 octobre. Ce
discours intervient dans ce moment de transition constitutionnelle. Il évoque très clairement ses
idées en termes institutionnels.
A. Restaurer l’Etat
Il est très attaché au principe de restauration de l’État, de son autorité. C’est une obsession claire qui
ressort de ces discours qu’il faut comprendre à travers de cette méfiance vis-à-vis du jeu des partis
qu’il juge en partie responsable de l’incapacité à gouverner et de la dérive autoritaire du régime de
Vichy. Il considère qu’il faut une nouvelle constitution en mesure d’assurer cette finalité de
restauration de l’État. Il écrira « l’État est la plus haute des réalités politiques et constitutionnelles
». Il faut donc un État fort qui s’impose au-delà des partis politiques.
Par quels moyens constitutionnels ? L’un des moyens qu’il présente est l’institution d’un chef d’État
garant de la continuité de l’État. Il considère que le chef d’État par son arbitrage, notion importante
figurant dans le discours de Bayeux et consacrée à l’article 5 de la Constitution de la Ve
République : « le chef de l’État assure par son arbitrage le fonctionnement régulier des pouvoirs
publics ainsi que la continuité de l’État. Il est le garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité
du territoire, du respect des accords et des traités ».
Les constitutionnalistes ont beaucoup écrit sur cette notion d’arbitre. On fait souvent référence à
Benjamin Constant qui évoquait l’idée d’un pouvoir neutre. Cette image de l’arbitre national
concorde assez peu avec la pratique politique. Dans l’esprit du général de Gaulle, il faut la
comprendre de la manière suivante : le chef de l’État se situe au- dessus des partis politiques. Il n’est
pas mêlé aux luttes partisanes qu’il a tendance à mépriser. En pratique, le rôle du Président de la
République va au-delà de ce rôle d’arbitre. De plus, il est mêlé à la vie des partis politiques.
Aussi, le chef de l’État ne doit procéder du Parlement, ne doit pas tirer sa légitimité de celui-ci. Il
refuse ainsi qu’il soit élu par les parlementaires. Puisque le chef de l’État a cette haute mission, il ne
peut pas être mêlé au jeu des partis politiques. Il propose l’élection par un collège électoral ainsi, le
chef de l’État ne procède plus du Parlement mais d’un collège électoral. Collège électoral composé
par les parlementaires mais aussi les élus locaux. De Gaulle sera favorable au principe du suffrage
universel direct. Cette idée sera largement définie par le juriste René Capitant. C’est un gaulliste,
constitutionnaliste. Il est l’inspirateur sur le plan technique, constitutionnel, des idées du général de
Gaulle. Il critique l’usurpation représentative des IIIe et IVe Républiques. Pour y mettre fin, il est aussi
favorable au suffrage universel direct.
Le chef de l’État disposera de pouvoirs importants. Dans le texte de la Constitution, ils sont
destinés à lui permettre de résoudre des crises graves. L’importance de ces pouvoirs doit être
corrélée à cette haute mission de maintien de la continuité de l’État. Ainsi, dans le discours de
Bayeux, il insiste sur l’idée qu’en cas de péril de la nation, le chef de l’État doit disposer de
pouvoirs importants en vue de restaurer l’État face aux crises. Le pouvoir de référendum se
comprend dans cette perspective. Il doit pouvoir en appeler directement au peuple si la nation est
péril. Le pouvoir du chef de l’État est pensé pour pouvoir faire face aux crises.
Le pouvoir de dissolution doit aussi permettre de résoudre les crises. L’article 16 permet aussi, dans
des circonstances particulières, de conférer certains pouvoirs au chef de l’État, dont la fonction
législative. On parle parfois de pleins pouvoirs.
Des débats récurrents en 1958 mettent en avant le thème de la dyarchie exécutive qui consiste à
dénoncer l’ambiguïté, l’entremêlement des rôles entre le chef de l’État et le chef du gouvernement.
Dans l’esprit de De Gaulle, il n’y a aucune ambiguïté. Il refuse la critique de la dyarchie exécutive.
Selon lui, cette distinction très nette se traduit de la manière suivante : le chef de l’État est un arbitre
entre les partis : « le Président est évidement seul à détenir l’autorité de l’État ». Il ne peut pas être
mêlé à la politique ordinaire. Pour accomplir cette tâche spécifique, il ne doit pas être mêlé au jeu
entre parlement et gouvernement. Il dit dans une conférence de presse en 1964 : « mais,
précisément la nature, l’étendue, la durée de sa tâche impliquent qu’il ne soit pas absorbé sans
relâche et sans limites par la conjoncture politique, parlementaire, économique et administrative.
Au contraire, c’est là le lot du Premier ministre français. Aussi complexe et méritoire qu’essentielle
».
B. Canaliser le parlement
Dans l’esprit de De Gaulle, s’il faut canaliser le Parlement, c’est toujours dans l’idée de restaurer
l’État. La canalisation du Parlement doit passer par l’émancipation du pouvoir exécutif de la tutelle
parlementaire. Ainsi, le chef de l’État ne procède pas du Parlement. Concernant le Premier ministre,
les choses sont plus ambiguës. De Gaulle maintien le principe du régime parlementaire dont le
critère principal est la confiance accordée par le Parlement à l’exécutif. Il dira dans son discours de
Bayeux : « un chef d’État digne de ce nom de qui seul procéderait le pouvoir exécutif ». Cette
formule est ambiguë, car si le chef du gouvernement procède du chef de l’État cela suppose la
concurrence de la légitimité du chef de l’État et de la légitimité du chef du gouvernement comme
sous la IIIe République. Dans le texte de la Constitution, il n’est pas prévu que le chef de l’État
révoque le chef du gouvernement, ce dernier peut présenter sa démission.
Cette idée a vocation à émanciper le gouvernement de la tutelle parlementaire.
De Gaulle insistera beaucoup sur un régime d’incompatibilité selon lequel les membres du
gouvernement ne peuvent pas demeurer parlementaires.
Concernant le parlementarisme en lui-même, il se prononce en faveur d’une seconde chambre aux
pouvoirs importants. Il a une idée originale selon laquelle elle doit comporter toutes les voies socio-
professionnelles du pays. Il ne parviendra pas à imposer cette idée en 1958 puis essaiera de la faire
passer en 1969, ce qu’il ne parviendra pas non plus à faire.
Ressort de ces différentes idées qui émergent en 1958 une certaine ambiguïté. À la lecture du texte
de 1958, on peut mettre l’accent sur les éléments essentiels du parlementarisme, à commencer par
la responsabilité politique. On peut aussi placer l’accent sur le rôle important du chef de l’État mais
aussi sur l’ambiguïté de la répartition des rôles entre chef de l’État et chef du gouvernement. On
observe qu’elle est un certain compromis, qui se traduit par l’ambiguïté entre la dimension
parlementaire et la dimension du rétablissement du pouvoir de l’État, bien que les idées du Général
de Gaulle soient très présentes.
De Gaulle adresse un discours à la presse après un silence de 3 ans, le 15 mai 1958 : il signifie qu’il est
prêt à « assumer les pouvoirs de la république ».
Le gouvernement Pflimlin est sous tension et contraint de démissionner. René Coty fera appel à de
Gaulle pour constituer un gouvernement : Il propose au parlement, la présidence du conseil « aux
plus illustres des Français ». Il ajoute au Parlement que si De Gaulle n’obtient pas l’investiture, René
Coty démissionnera = il engage sa responsabilité devant le gouvernement. Il sera investi par
l’Assemblée le 1er juin 1958, investit par 329 voix contre 224.
Pierre Mendes-France se prononce contre l’investiture.
De Gaulle lit une déclaration puis, se retire de l’assemblée. Il précise qu’il demandera les pleins
pouvoirs pour résoudre la crise => il demandera une délégation du pouvoir législatif exceptionnelle +
son gouvernement s’il est investi entreprendra dans les formes constitutionnelles, une révision de la
Constitution. Il refuse d’assister au débat.
En tant un dernier président du conseil, il parviendra à faire adopter une résolution dont les chambre
se mettent en congés + une loi lui attribuant les pleins pouvoirs + une loi constitutionnelle dont le but
est de préparer la transition constitutionnelle vers la Ve rep.
Article 90 : procédure de révision à la IVe Rep, de Gaulle adoptera une loi constitutionnelle prévu
par cet article une autre procédure pour adopter une autre Constitution.
Le gouvernement adopte 2 lois du 3 juin 1958 : une loi de plein pouvoir notamment de prendre par
ordonnances « toute dispositions nécessaires au redressement de la nation ». Et une loi
constitutionnelle dont le titre est « loi portant dérogation transitoire aux dispositions de l’article 90
de la Constitution de 1946. » —> révisions de la C° qui concerne la procédure de révision elle-même.
Elle sera donc adoptée.
2) Par un organe politique qui est le comité interministériel. Discussion autour du régime
d’incompatibilité et du parlementarisme. L’influence de De Gaulle est prépondérante
puisque ses idées constitutionnelles sont connues depuis le discours de Bayeux mais il doit
composer avec les idées des parlementaires avec Debré et les anciens responsables de la IVe
Rep qui eux sont critique envers d’autre aspect.
4) Et puis par un avis du Conseil d’état dont aura lieu le discours de Debré le 27 aout 1958 —> il
va défendre le projet de constitution. Il distingue le régime d’assemblée et le régime
présidentielle. Il condamne le régime d’assemblée comme « attentatoire à la séparation des
pouvoirs » car source de crise et considéré que le régime présidentiel est inadapté car le
risque = c’est la personnalisation du pouvoir. Adopté par le gouvernement le 3 septembre
De Gaulle lors de la conférence de presse du 31 janvier 1954 : « une Constitution c’est un esprit, des
institutions, une pratique ». Cette pratique gaullienne doit être isolée par rapport au présidence
successif.
Comment le constitutionnalise peut rendre compte sous un même texte il existe 2 régime politique
très distinct ?
Pas eu de révision de manière à avoir un texte pour avoir un régime de cohabitation ou un régime
présidentialisme.
L’actuelle présidence dispose d’une majorité à l’assemblée. Enjeu => Comment la Ve Rep a permis de
structurer un régime présidentialisme.
P. 1 : Un équilibre recherché
• Le texte prend une place importante à ce pouvoir d’état que traduit le chef de l’état rappelé à
l’article 5, dissolution, article 11 referendum, et l’article 16. Ces pouvoirs présidentiels sont exercés
sans contreseing => on les appelle les pouvoirs propres du chef de l’état car ils sont dispensés du
contreseing du 1er ministre.
• Une répartition cohérente entre président et 1er ministre : car le chef de l’état à la mission
d’assurer le pouvoir de l’état tandis que le chef du gouvernement est celui qui gouverne.
L’article 20 de la Constitution : « le gouvernement détermine la politique de la nation » sachant que
selon l’article 21, c’est le 1er ministre.
• Rationalisation du parlementarisme : le domaine de la loi est encadré, limité —> tout ce qui ne
relève pas de ce domaine, ne relève pas de la loi mais du domaine réglementaire.
P. 1 : Le phénomène majoritaire
A. La notion
L’expression « phénomène majoritaire » —> capacité d’un régime à dégager régulièrement des
majorités de gouvernement.
Le choix du mode de scrutin est fondamental. En régime parlementaire le chef du gouvernement doit
avoir la confiance de l’assemblée, il est issu de la même majorité politique.
1er cas de figure : « l’alignement parfait » des majorités entre président, gouvernement et
parlement. —> on parle de fait majoritaire. Dans cette situation, le président peut compter sur les
majorités parlementaires du même parti politique et d’un gouvernement qui a sa confiance.
2eme cas de figure : Le phénomène majoritaire parvient à dégager une majorité mais l’alignement
des majorités est essentiellement entre le gouvernement et le parlement et le Président deviens le
chef de l’opposition en période de cohabitation.
Si le mode de scrutin est majoritaire va permettre de dégager des majorités.
La cohabitation : le mandat du président était de 7 ans, l’élection législative intervenait au cours de
ce mandat. Donc possible qu’au bout de 5 ans les élection législatif amené au pouvoir un parti hostile
à la politique du président.
Le scrutin majoritaire est dit uninominal ce qui veut dire que ça n'est pas un scrutin de liste : c'est
une première distinction on distingue les scrutins de listes qui sont les scrutins propres à la
proportionnelle les modes de scrutin proportionnel fonctionne par liste de candidats tandis que le
mode de scrutin majoritaire dit uninominal qui signifie que les électeurs vont désigner un
représentant par circonscription ( ce sont des délimitations territoriales autrement il s'agit de
prendre la carte de la France et de délimiter ces circonscriptions administratives dans l'optique d'une
élection )
Uninominales = les électeurs vont désigner un représentant par circonscription autrement dit il y a
un siège à pourvoir par circonscription c'est ainsi que fonctionnent les législative. Ce scrutin a pour
effet une forme de personnalisation de l'élection puisqu'il conduit à établir un lien entre l'élu et sa
circonscription.
Le mode de scrutin majoritaire à deux tours tendrait à une forme de multipartisme tempéré par des
alliances pour le 2e tour et ce système conduirait à une bipolarisation de la vie politique
Charles de gaule voudrait de tous les futurs chefs d’état ait une grande légitimité puisque il est
probable que ses successeurs n'auraient pas la même légitimité historique que lui donc De Gaulle
craignait que ses successeurs ne profitent de la même stabilité du régime il craignait ainsi leur
potentielle faiblesse par rapport à l'influence de de l’assemblée, des députés
Car ces députés élus directement par la nation pourraient en quelque sorte exercer une influence
trop importante et ramener la 5e république à un régime de parti donc son but c'était de asseoir la
stabilité de la 5e république après la fin de son mandat.
En 1962 les parlementaires sont toujours hostiles à une telle réforme qui viendrait encore une fois
potentiellement court-circuiter la légitimité parlementaire
En 1962 Charles de gaule se sépare de Debré en tant que premier ministre et prend Pompidou pour
le remplacer, de gaule va adresser un discours dans laquelle il va déclarer son projet de révisons
constitutionnel
Gaston Monnerville qui est président du Sénat à l'époque à une première réaction officielle hostile
(concernant ce projet de révision de la constituions) qu'il adresse le 27 février 1962, il adresse à tous
les sénateurs une lettre qui rappelle que la seule voix pour réviser la constitution est l’article 89 et
non l’article 11.
Le 20 septembre lors d’une allocution radio télévisé il va justifier cette réforme aux niveaux du fond
(maintenir la continuité de l'état à ses successeurs) mais aussi de la forme (dans sa procédure et en
conséquence ici l'article 11)
Le conseil d’état rend un avis négatif sur la révisons de la constituions et de l’utilisation de l’article
11, le conseil constitutionnel rend aussi un avis négatif sur l’utilisation de cet article.
Charles de gaule fait quand même un referendum et le peuple vote oui à 62%
A la suite du referendum le président du Sénat Saisi le Conseil constitutionnel pour lui demander de
censurer cette loi au nom de la Constitution, le Conseil constitutionnel est saisi sur la question de
savoir si cette loi référendaire ( avant la promulgation ) est conforme à la constitution.
(A l'époque en 1962 les saisines du Conseil constitutionnel peuvent être faite par président de la
République, le Premier ministre et les présidents des 2 assemblées c'est seulement plus tard en 1974
qu'une révision constitutionnelle conduira à étendre les hauteurs de saisine un groupe d'opposition
60 députés ou 60 sénateurs)
Le conseil constitutionnel rend Une décision du 6 novembre 1962 une décision officielle dans
laquelle il s'estime incompétent c’est une décision très connue dans laquelle Le Conseil
constitutionnel estime que la constitution ne lui donne pas compétence pour se prononcer sur des
lois qui sont issus de la souveraineté nationale.
A partir de 1962 la configuration du fait majoritaire sera acquise puisqu’au moment des élections
présidentielles le peuple désigne un président de la République donc un président de la République
et une fois élu par le peuple il peut utilisez ce mandat pour espérer peser de sa personne au moment
des élections législatives et compter sur une majorité de soutient qui permettrait au gouvernement
de gouvernée de la meilleure des façons
Son mandat commence par la question de la crise algérienne il se présente comme la personne qui
peut résoudre des crises
La naissance d'une responsabilité politique informelles le chef du gouvernement (du premier
ministre) envers le président de la Republique
De Gaulle conduira à ce que le chef du gouvernement soit responsable politiquement devant lui ce
qui veut dire que le chef du gouvernement peut être en place être en fonction tant qu'il a la
confiance du président
On pense le général De Gaulle aurait demandé à Debré au moment même de son entrée en fonction
de lui déposer une lettre blanche de démission au moment même de sa nomination de manière à ce
que De Gaulle puisse l'utiliser à tout moment qu’il le souhaite
Selon Chaban-Delmas le domaine réservé serait le domaine dans lequel le président de la République
fixe les grandes orientations politiques tandis que le gouvernement ne serait qu'un exécutant alors
que dans le domaine dit ouvert et bien c'est le gouvernement qui est à l'origine de la fixation des
grandes orientations.
Et c’est pour ça qu’en 1969 lorsqu’il veut reformer le Sénat avec un révisons constitutionnel avec l’art
11, cela ne va pas marcher alors il démissionnera
Le référendum du 18 mars 1962 relatif cette fois à l'indépendance de l'Algérie c'est un oui à 91%
Le dernier référendum qui celui-là sera en échec c'est le référendum du 28 avril 1969 à propos de
la réforme du Sénat et donc cette fois le peuple répondant non à la réforme proposée par le général
De Gaulle il en tirera les conséquences en démissionnant
Pompidou :
En 1972 le Premier ministre de Pompidou Chaban Delmas sera contraint à la démission par le
président de la République qui n'apprécie pas vraiment son projet de nouvelle société il serait trop
progressiste et nomme Messmer pour le remplacer
Valérie Giscard :
Valérie Giscard nommera comme Premier ministre Jacques Chirac il choisira Jacques Chirac alors il
sera contraint de nommer un Premier ministre de la famille gaulliste puisque les gaullistes ont la
majorité à l'assemblée Valéry Giscard d'Estaing arrive enfin et élu président de la République dans le
cadre d'une assemblée à majorité gaulliste il nomme donc Jacques Chirac comme Premier ministre et
sa vision des institutions confortera cette lecture présidentialiste
Jacques Chirac va démissionner car « il ne dispose pas des moyens nécessaires pour conduire son
action » à la suite Valérie Giscard d’estain va choisir Raymond barre
P.1 : Notions
Cohabitation à ce moment-là les constitutionnalistes avaient envisagé cette possibilité qui est
tout à fait envisageable à partir du moment où le mandat présidentiel de 7 ans et les élections
législatives ont lieu tous les 5 ans il est donc tout à fait possible qu’au moment des élections
législatives elles conduisent à la victoire d'un parti politiques majoritaires opposé au parti
présidentiel
La première cohabitation a lieu en 1986 et durera 2 ans de 1986 à 1986. En effet à la suite des
élections législatives de 86 qui conduisent à une majorité de droite François Mitterrand sera donc
contraint de nommer un Premier ministre qui a la confiance de l'assemblée nouvellement élue et ce
sera Jacques Chirac.
A la fin de la première cohabitation ont lieu les élections présidentielles qui confirment la victoire le
renouvellement de la présidence de François Mitterrand pour un 2nd septennat de 1988 et 1995.
Au cours de ce septennat aura lieu la 2eme cohabitation à la suite des élections législatives de 1993
François Mitterrand en 1993 sera à nouveau contraint de nommer un Premier ministre de la couleur
politique de l'assemblée et ce sera Balladur de 1993 à 1995.
En 1995 c’est fin du mandat présidentiel de François Mitterrand, le président de la République qui
succédera à François Mitterrand c'est Jacques Chirac
Jacques Chirac fera un septennat et un quinquennat tout simplement parce qu'en 2000 eu lieu la
réforme constitutionnelle du quinquennat, le premier à faire un quinquennat est jacques Chirac de
2002 à 2007.
Durant le septennat de Jacques Chirac, c’est dans son premier mandat de 1995 à 2002 que naîtra la
3eme et dernière cohabitation.
En 1997 Jacques Chirac va dissoudre l’assemblé national non pas parce qu'il y avait une crise de
régime mais pour conforter encore les rentes sa majorité donc c'était une dissolution stratégique qui
avait complètement échoué ici car les législatives vont entraîner la victoire de la gauche ce qui
conduit à ce que de 1997 à 2002 on a une longue cohabitation (5ans).
Jacques Chirac aura comme Premier ministre Lionel Jospin ensuite se succèderont les quinquennats
que vous connaissez récents bien sûr donc de 2007 à 2012 ce sera le quinquennat de Nicolas Sarkozy
sans cohabitation, de 2012 à 2017 le quinquennat de François Hollande et de 2017 à 2022 le
quinquennat de Emmanuel Macron avec la naissance du parti la République en marche
Aussitôt élu PR, Mitterrand va dissoudre l’assemblée en 81 car il vient d’être élu. Or, l’assemblée en
place est tjr celle de la maj antérieure (maj de droit). Par conséquent, il dissout l’assemblée de
manière à provoquer des élections législatives qui sont concomitants à élection présidentielle. Il
espère que le vote du peuple se confirme au moment des leg.
=> Cet usage est intéressant car ne vise pas à répondre à une situation de crise comme 62 ou 68 mais
plutôt vol de faire coïncider les élections présidentielles et leg.
Il l’avait évoqué avant son élection car considère que c’est l’esprit de la C de lui donner tous les
moyens pour accomplir sa mission. C’est un usage présidentialiste = conforme à la lecture
présidentialiste.
Dès son élection, il nomme PM et déclare dès 81 : « nul n’ignore au sein du gouvernement que le PR
pt à tt moment faire prévaloir l’opinion qu’il a de l’intérêt général ». Il laisse un gouvernement une
marge de manœuvre et exercera dans « leur plénitude mes pvrs que lui confère la C, je laisse le PM
d’agir à sa guise pour les pbs de la vie quotidienne, j’agis et j’interviens pour ce qu’on appelle les
grandes orientations ». Il affirme qu’il peut s’imposer de l’intérêt général et ajoute qu’il va utiliser la
plénitude des pvrs tt en laissant une certaine autonomie au gouvernement mais sous réserve que ce
soit le PR qui fixe les grandes orientations.
Première cohabitation (86-88) : le PR ne sera pas totalement inexistant, en retrait de la vie politique.
Il conserve ses pvrs constitutionnels.
Ex : PR préside le Cl des ministres, or les décrets ou ordres qui st deux actes qui relève du pvr
règlementaire et des actes délibérés pdt le Cl des ministres. Le PR dispose de ses pvrs propre
(référendum, dissolution etc) il pt convoquer une session extraordinaire et a un pouvoir important en
ce qui concerne la révision de la C puisqu’il décide s’il utilise la voix du référendum ou Congrès,
dispose du domaine réservé.
Le climat est assez conflictuel. Donc, il n’y a pas encore de règles même informelles.
La première question posée concerne la démission du PR. Une partie de la doctrine pensait que le
PR devait démissionner car interprétation de ce vote = vote-sanction. Plus tard, ni FM, ni JC ne va
démissionner.
L’autre question concerne la composition du gouvernement. Dans ce cas ci-contre, c’est le PM qui
va décider de la composition de son gouvernement. FM et JC sont candidats à l’élection
présidentielle alors encore en fonction. En 88 ont lieu les élections. A cette occasion, débat télévisé
des deux candidats du second tour. FM lance à son PM alors que tous les deux candidats : « je vous
ai observé pdt deux ans, je continue de vous appeler Monsieur le PM » et JC dit : « permettez-
moi .... Monsieur Mitterrand » et FM dira : « mais vs avez tt à fait raison monsieur le PM ».
Sur le plan institutionnel, c’est une période intéressante : PR nomme JC ms laisse entendre qu’il
conserve une lib de choix. Le PR prend acte de la nvlle situation en adressant un mess célèbre le 8
avril 86 sur la question des fonctionnements nv des instits. Il dira : « la C, rien que la C, toute la C ».
Donc il ne fera qu’appeler cette C qui lui confère des pvrs importants. En pratique, FM considère qu’il
n’a pas à intervenir dans les affaires en Parlement et gouvernement. Néanmoins, qlq moment de
tensions.
Ex : signature des ordres en 86. En effet, la C prévoit (art 13) que : « le PR signe les ordres qui sont
délibérées en conseil des ministres ». Sachant que ces ordres st des sortes de délégations du pvr leg.
Elles sont formellement des actes de matière règlementaire alors même qu’elles interviennent
matériellement dans le domaine de la loi (art 34). Ce système repose sur une loi d’habilitation =
souvent un projet de loi dont le but est de permettre à l’exécutif de légiférer par ordres. Ces ordres
doivent être ratifiées par le leg.
Quoi qu’il en soit, en 86, JC souhaite privatiser certaines entreprises. Or, pour mener cette politique,
il décide de passer par les ordres. Or, FM refuse de signer ces ordres. En refusant de les signer, il
freine une politique gouvernementale qui a le soutien à la maj. En pratique, ce refus n’aura pas bcp
de conséquence car suffit de faire adopter cette politique par un projet de loi. Il signifie sa présence
politique.
On peut parler d’un « retour au texte » (même si relativement indéterminé) car les art 20 et 21
reprennent tt leur sens. En 88, réélu, il dissout l’assemblée car depuis 86 à maj de droite. Par
conséquence, il vt provoquer les élections législatives anticipées qui conduira à une maj de gauche.
Il nommera alors Rocard comme PM. En 91, nomme Édith Cresson (première et dernière femme PM)
mais reste PM 1 an. Ensuite, FM nomme Pierre Bérégovoy. En 93, ont lieu les élections législatives
qui conduisent à une nvlle alternances car la droite abstient la maj. Ensuite, entre 93 et 95, FM
nomme Balladur. JC se prépare pour la prochaine élection présidentielle. Cette deuxième
cohabitation appeler « de velours » en comparaison de la première car moins conflictuelle. FM, en
95, n’est plus candidat et durant cette cohabitation, il se montre moins combatif surtout que la
gauche est très affaiblie.
=> ECHEC car victoire de la gauche cad à une troisième et dernière cohabitation de 5A.
Durant cette période, réforme du quinquennat. Elle sera meo pdt les élections présidentielles de
2002.
Climat plutôt apaisé car est une situation déjà connue. On observe néanmoins un affaiblissement de
la position présidentielle à cause de la dissolution ms aussi par rapport à la question de l’immunité
pénale du PR cad :
Peut-on mettre en cause la responsabilité présidentielle alors même qu’il est en fonction pour des
faits antérieurs à la fonction ?
Néanmoins il arrive à prendre partis, en ce qui concerne prérogative dans le domaine internationale
même si Jospin se montre bcp plus combatif en période de cohabitation que les autres PM.
Là encore, en fin de cohabitation le climat se tend car tous les deux s’apprêtent à être candidats pour
les élections présidentielles. JC sera réélu pour un quinquennat.
Depuis cette réforme adoptée en 2000, le mandat du PR est de 5A. Une difficulté s’est posée qi a
conduit à une réforme leg qui a eu pour objet le renversement du calendrier électoral. Car selon l’art
25 de la C (mandat des députés) prévoit que c’est une loi organique qui fixe la durée exacte des pvrs
de chaque assemblée. Or, cette loi organique a été adoptée et prévoyait que les pvrs de l’Assemblée
expiraient le 1er mardi d’avril de la cinquième année qui suit son élection.
Cependant, en 2002, en vertu de cette loi organique les élections allaient précéder l’élection
présidentielle de qlq semaine parce que la C prévoit que les élections présidentielles ne peuvent
avoir lieu qu’en avril ou en mai. = situation insatisfaisante car fait faire en sorte que les élections du
PR doivent se faire avant.
Donc, si élection du PR ont lieu après, on pt imaginer que l’offre en mat de parties politique soient
plus hétérogènes, variés et non pas calqués sur élection présidentielle. Une fois élu, le PR, comptera
sur une Assemblée qui n’aura ptet pas sa maj. On pt se demander si la place du PR serait la même. Ss
doute que la leg parlementaire serait plus importante que celle du PR.
Le 15 mai 2001, une loi organique a été adoptée pour modifier la date d’expiration des pvrs de l’AN.
Les députés ont adopté cette nvlle loi et désormais, cette loi prologue de deux mois le mandat
actuels.
Ainsi, les élections leg auront lieu après celles du PR. Les pvrs expirent le 3e mardi de juin.
Un député socialiste a dit que ce rétablissement du calendrier électoral était nécessaire au bon
fonctionnement de nos instits = stabilité et lecture présidentialistes.
- Réduire le mandat présidentiel parce que 7A, c’est très long. Ct une concession monarchiste
de la IIIe rep. Or, la longueur de ce mandat n’était plus justifiée au regard de la pratique du
PR qui n’est pas juste un arbitre irresponsable mais véritablement en gouvernant et prenant
part à la vie politique de la nation. Donc, pdt 7A, il était irresponsable alors même que sa
fonction dépassait ses prérogatives.
Question reposée au moment de la mise en place du partie La République En Marche. Les élections
leg allait être structurée autour de ce nv parti ou allait retrouver la configuration de base ?
Révision de 2008 portant « modernisation des instits de la Ve rep ». Importante car son but est de
dérationaliser le parlementarisme et limiter la fonction présidentielle. Cette révision a permis de
mise en place la QPC.
A la suite de ce Quinquennat, a eu lieu celui de F. Holland de 2012 à 2017 sachant que lors de son
investiture en 2012, il déf de manière à faire une rupture avec le quinquennat de son prédécesseur, il
envisageait une présidence normale cad en respect de la C. Sa conception des rapports entre son PM
(Jean-Marc Ayrault) et lui : « j’assurerais pleinement les responsabilités exceptionnelles de cette
haute mission, je fixerais les priorité ms je ne déciderais pas de tout ni à la place de tous.
Conformément à la C, le gouvernement déterminera et conduira la politique de la nation ». C’est en
accord avec l’art 20 de la C. En pratique, chaque présidence apporte sa teinte personnelle. A noter
que son quinquennat est tout de même une lecture présidentialiste malgré plus soft que celle de ses
prédécesseurs. Il ne se contente pas être un président arbitre en fixant les directives.
Affaire Cahuzac, réforme importante puisque deux lois ont été adoptée pour assurer la transparence
de la vie politique et lutter contre conflits d’intérêt (obligation de déclaration de patrimoine) le 11
octobre 2013.
Loi du 14 février 2014 qui porte sur l’interdiction des cumuls de mandats entre cx de parlementaire
et la fonction d’un exécutif local. Ensuite, l’état d’urgence qui est une loi qui date de 55. C’est un état
d’exception (aux lib) ms justifiée par des circonstances de crises à vocation provisoire. Il y a deux
types de lois :
- état d’urgence sanitaire qui trouve sa base juridique dans une loi adoptée pdt la crise du
covid en mars 2020
En réalité, cela n’a pas été le cas donc pas de grande rupture puisque les élections leg ont permis de
dégager une maj de députés issu de ce parti.
=> les élections présidentielles exercent une réelle influence dans les élections leg.
E. Macron voulait faire une rupture avec Holland en affirmant : « la Fr a besoin d’un Psdt Jupitérien
».
Le but est de s’inspirer du modèle des présidences gaulliennes. Concernant les évènements qui ont
ponctués son mandat, il y a eu la crise des Gilets jaunes qui a conduit à un « Grand débat national ».
Puis, l’état d’urgence face à la crise du covid qui a conduit à créer un nv reg d’exception du 23 mars
2020. Le Cl de défense est une institution qui joue désormais un rôle essentiel notamment avec la
crise sanitaire. Ensuite, une réforme constitutionnelle a été déposée sous forme de projet. Il
s’agissait de renforcer la démocratie participative qui vise à associer davantage les citoyens à la prise
des décisions.
=> Cette réforme n’a pas eu lieu face aux autres évènements.
Puis, la réforme sur la diminution du nombre de parlementaires. Et, la réhabilitation de la
proportionnelle en injectant une dose de proportionnel dans les élections législatives.
=> la cohabitation n’est pas une situation impossible aujourd’hui mais qui tt de même à peu de
chance de se
produire du fait du quinquennat.
Il y a qlq voix qui regrettent la cohabitation mais qui sont minoritaire. Concernant la question de la
responsabilité politique, il y a une sorte d’affaiblissement de la responsabilité politique du
gouvernement. Il est lié au phénomène de fait majoritaire. La question se répercute donc sur la
responsabilité présidentielle.
C’est une initiative concurrente car appartient soit au PR, sur proposition du PM, soit relève des
parlementaires.
Cela vaut pour les lois ordinaires. Lorsqu’elle vient de l’exercice, on parle de « projet de loi ». Sinon, si
vient de parlement, on dira « proposition ». Le plus souvent, il s’agit de projet.
En pratique, quand on dit que ça vient de proposition du PM, c’est une info détournée car le PR peut
demander au PM de faire cette proposition pour lui. Ensuite, toutes les révisions abouties st des
projets. Ensuite, il y a la discussion du projet et le vote dans le cadre des deux Assemblée (AN+
Sénart) par des votes séparés. Ce projet doit être voté en terme identique. Ici, on retrouve la
procédure habituelle car à ce stade, aucune maj qualifiée (ex : maj abs, 2/3 etc.) n’est imposée.
Dernière étape, le texte est soumis à la ratification du peuple (référendum). Si le peuple dit OUI, le
projet sera promulgué par le PR.
=> cette procédure dite normale n’a été mise en place qu’une fois en 2000, pdt la réforme du
Quinquennat.
L’autre procédure dite « alléguée » envisage un vote du Congrès (Assemblée + Sénat) se réuni à
Versailles. Il y a qlq cas rare où figure le Congrès dans la C. Le projet est adopté si le vote recueil les
3/5.
Choix par le PR qui décide d’utiliser la procédure du Congrès. Cette décision est ouverte seulement
pour les projets et non pas pour les propositions sachant que cette décision doit être contresignée
par le PM. Il n’est pas un obstacles pdt une période fait maj.
Il existe des périodes où la révision de la C est interdite : période durant lesquelles il y a atteinte à
l’intégrité du terr (souvenir de 40 où la C a été profondément modifiée), durant un intérim
présidentiel, puis, durant la mise en œuvre de l’art 16 de la C (concerne un rég d’exception).
=> on vt éviter qu’on touche à la norme suprême lorsque le régime est instable. C’est une façon de
protéger la C d’une altération grave.
Autre limite de fond, il est interdit de remettre en cause par une révision constitutionnelle à la forme
républicaine du gouvernement. A ce sujet, une question se pose : Que signifie la forme républicaine
du gouvernement ?
Si lecture étroite, on considère que ne concerne que la forme choisie (rep ou monarchie). Mais on pt
aussi avoir une approche plus large en considérant que cette limite touche à la fois l’optique de la
forme du gouvernement mais aussi des libertés fondamentales ou valeurs considérées comme
inhérentes de la conception française de la république.
Peut-on réviser la procédure de révision de la C de manière abroger ces limites et permettre une
révision qui reviendrait sur ses valeurs ?
Certains considèrent qu’on ne peut pas, d’autres disent que c’est possible car pas de ctrl pour les
révisions.
L’art 11 a pu être utilisé pour réviser la C. Il prévoit que le PR de soumettre au référendum tout projet
relatif à l’organisation des pp.
Peut-on dire que l’usage de l’art 11 par CDG a donné lieu à une coutume constitutionnelle ?
Sentiment de son caractère obligatoire par la pratique répétée. En ce qui concerne la pratique
répétée, c’est pour un usage gaullien, deux fois. FM a considéré que du fait de cet usage antérieur, la
voix de l’article 11 restait ouverte. Sous-entendu, cela donnait lieu à une coutume.
Puis, en ce qui concerne l’abs de ctrl des lois constitutionnelle, cela concerne les projets
constitutionnels. En effet, le Conseil constitutionnelle a tjr refusé de ctrl. En 1992, ratification du
traité de Maastricht, on se demande s’il fallait modifier la constitution française pour ratifier ce
traité, il considère que le pvr de révision en Fr est souverain mais limiter. Il utilise deux termes
antagonistes qui donnent lieu à une ambiguïté. Il a fallu attendre 2003, pour que la question soit
définitivement close. En effet, on savait déjà que le Conseil refusait de ctrl toute loi référendaire car
en 62, il s’était déclaré incompétent pour ctrl l’expression directe de la souveraineté nationale.
Autrement dit, même s’il s’agit d’un référendum pour l’adoption d’une loi référendaire, ou
constitutionnelle, il se déclare incompétent. Mais la question restait ouverte s’agissant du Congrès.
L’art 89 ne peut pas faire l’objet d’un ctrl si émane du peuple mais est-ce la même chose si cela
provient de la voix représentative ? En 2003, pour la révision constitutionnelle portant sur la
décentralisation, le Conseil constitutionnelle est saisi à nv sur la question du ctrl. Il s’estime qu’il est
incompétent.
Théoriquement, il est possible d’utiliser cet article pour remettre en cause des aspects de la révision.
- Ensuite, touchent sur des domaines importants. Par ex : la ratification des traités de l’UE. Le
Conseil constitutionnelle par le biais de l’art 54 pt être saisi pour vérifier la conformité d’un
traité à la C. Mais c’est une mesure facultative. Parfois la C n’est pas modifiée mais pour les
traités européens, la C a été modifiée à la suite laquelle le même traité a été ratifié.
- Puis, très largement menée par le PR. Ex : la réforme du Quinquennat a été mise en œuvre
par une situation de cohabitation mais la plupart du temps, cela émane QUE du PR.
- On remarque par ailleurs, que les PR changent la C pour laisser leur empreinte. Ex : sous JC,
la révision portait sur l’immunité du PR. Cette révision de 2007 a conduit à la modification de
l’art 68 de la C. En ce qui concerne Sarkozy, c’est celle de 2008, pour Macron, deux projets
ont été proposés mais n’ont pas aboutis. La dernière est celle du 21 juillet 2008. Plus
précisément, c’est la date de la réunion du Parlement au Congrès. Parfois, si elle n’aboutit
pas, cela se traduit comme un échec pour le Quinquennat présidentiel.
Ex : une révision proposée sous le mandat de Holland. C’est M. Valls qui était au centre du débat. La
proposition était d’inscrire le reg de l’état d’urgence (terrorisme) et la déchéance de nationalité.
C’est une question importante car l’état d’urgence qui est exceptionnel et provisoire, a une base
législative et non constitutionnelle. Donc, ne faut-il pas constitutionnaliser l’état d’urgence car c’est
un rég d’exception ?
La question se base de la banalisation. Sachant qu’il existe déjà dans la C des regs d’exception (art 16
et 36 portants sur l’état de siège).
Le projet de loi constitutionnelle pour un renouveau de la vie démocratique puis, projet de loi
constitutionnelle de la participation citoyenne. Ce projet mis de côté proposait de nvlles réformes
avec intégration d’une démocratie citoyenne plus affirmée puis la diminution du nbr de
parlementaires.
- Ces révisions ont tjr emprunté la voix représentative et non pas celle du référendum. Le seul
cas c’est celui du Quinquennat de 2000. Il y a un cas où la voix du Congrès a été contesté.
C’est lorsqu’il s’agissait de changer la Constitution pour ratifier le traité de Lisbonne. En effet,
ce traité ratifié après la révision de 2009, a eu lieu par la voix du Congrès mais, ce traité
reprenait en gde partie le contenu du traité de constitution européenne qui avait fait l’objet
de référendum : Approuvez- vous le projet de loi qui autorise la ratification du traité
établissement une Constitution pour l’Europe ? Le Non a recueilli environ 54% des suffrages.
Or, plus tard, le traité de Lisbonne reprenant les mêmes dispositions sous un autre nom.
Certains auteurs considèrent que la révision devait emprunter la voie du référendum.
Section 2 : La Ve République
Comme tout les régimes politiques, elle connait des failles qui sont plus ou moins prise en compte
par les réformes
P. 1 : Le présidentialisme majoritaire
Effectivement, ce qui est assez reconnu, cette place accordée au PR pose des questions importantes.
Il faudrait trouver des moyens de tempérer cette prépondérance présidentielle qui pose deux
difficultés :
- personnalisation du pvr
- responsabilité politique de l’exécutif
Certains disent que l’omnipotence de l’Assemblée qui caractérise la IVe rep serait remplacée par
celle du PR. Ce phénomène de fait maj conduirait à affaiblir le Parlement puisque sa législation est
moins importante que celle du PR. Pr la tempérer, on pt envisager plrs voies :
- établir davantage de contre pvrs présidentiels ex : contre pvr juridictionnel avec la réforme
de la QPC qui permet une forme de contre-pvr vis-à-vis de l’exécutif car aujourd’hui on pt
censurer une loi contraire à la C puisqu’elles sont d’initiative de l’exécutif.
Ex : c’est le cas pour les EUA, ou pour les régimes de type moniste comme RU qui mise en avant les
deux, trois leaders du pays et dc conduit à une personnalisation.
On observe ici un affaiblissement du Parlement qui est la conséquence du fait maj et rationalisation
du parlementarisme. Ce st deux causes distinctes mais qui ont les mêmes effets.
Elles sont connues et c’est pourquoi le thème de la revalorisation du Parlement n’a rien de nv. Cette
perspective est mise en avant dans la loi constitutionnelle du 23 juillet 2008 : loi de modernisation
des instits de la Ve rep.
- réforme de la QPC pour contrôler les lois après la promulgation dans le cadre d’un procès
- revalorisation du Parlement
A l’origine de cette réforme, il a eu un Comité d’expert réunis composés en maj de prof de droit. Il
était unanime sur l’importe de la revalorisation du Parlement. En dehors de la rédac des arts
proposés, ce projet de loi est précédé d’un exposé des motifs (argumentaire qui le justifie). Le but est
de « desserrer l’étaux du parlementarisme rationnalisé ». Par ex : valoriser davantage les travx leg
des Assemblées avec le renforcement des commissions parlementaires ; renforcer le pvr de ctrl du
Parlement, renforcer les garanties d’opposition.
Le Quinquennat en cours, le projet de loi constitutionnelle envisageait une autre réforme à savoir la
diminution du nbr de parlementaires. En diminuant le nbr des députés et sénateurs pourrait valoriser
le Parlement et renforcer la qualité du travail législatif. Il y a eu bcp d’opposition. Plus précisément,
état envisagé un projet de lois organiques dont le but est de permettre une réduc de 30% des
effectifs parlementaires.
=> Cad que désormais il y aurait 404 députés au lieu de 577 actuels et 244 sénateurs au lieu de 348.
En outre, envisage une part de proportionnel pour valoriser la qualité de la représentation. Avec
deux cas : cx choisi par un scrutin maj dans une circonscription électorale agrandie et puis, cx
désignés à partir d’une liste nationale à la proportionnelle.
Les arguments pour : une réduction des parlementaires donnerait davantage de moyens pour
permettre un travail de qualité. Ensuite, renforcerait la qualité des débats, discussions, délibération.
De plus, éviterait un « phénomène d’absentéisme parlementaire » (ce pb serait posé par le cumul
des mandats).
Si la diminution permettrait des débats de meilleure qualité ? L’objectif n’est pas d’améliorer la
rapidité des débats ?
S’ils sont moins nombreux, on imagine qu’ils sont plus rapides. Mais plus rapide ne veut pas dire de
meilleure qualité. Elle fait conduire à affaiblir le Parlement car les débats seraient écourtés mais pas
forcément de meilleure qualité.
Args contre : risque du populisme ou plébiscite ; manque d’info et éclairage des citoyens (autrement
dit, inutile si on n’explique pas suffisamment aux citoyens des buts, csq, etc.).
Args pour : certains parlent d’un bon référendum. Eviter de poser une question trop technique et
envisager une question suscitant un rel intérêt pour les citoyens. Ainsi, les référendums seraient une
sorte de troisième chambre réunies à la demande des citoyens.
Il y a un paradoxe entre ces reformes ayant eu pour objet de renforcer le référendum, il existe plrs
formes de référendum : art 89, art 11, mais il en existe d’autres :
2005, art 88-5 : « Tout projet de loi autorisant la ratification d'un traité relatif à l'adhésion
d'un État à l'Union européenne est soumis au référendum par le PR » Autre cas, en 2003,
référendum décisionnel local désormais en vigueur mais rarement utilisé.
Il existe une consultation locale qui pt être décidée au niveau national en désignant qu’une
partie de la population. (Affaire aéroport Notre dame des landes).
Il est prévu que l’organisation d’un referendum peut être fait par le gouvernement ou par les 2
assemblées mais le président et lui seul peut donner suite à cette proposition. = article 11 —>
« seul » = pas de contreseing et c’est pourquoi on parle du pouvoir propre du Président.
Selon cette procédure, un referendum peut être organisé par 1/5 du parlement (185 parlementaires)
et soutenu par 1/10 des électeurs inscrits. —> l’organisation du référendum reste subordonnée à
une autre condition : le referendum aura lieu que si la proposition de loi référendaire n’a pas été
examiné par les 2 assemblées dans un délai de 6 mois.
Cette procédure peut être empêcher si les parlementaire devant l’inscription à l’ordre du jour, il suffit
de demander l’inscription de cette proposition et de faire en sorte qu’elle soit rejetée.
le 6 aout 2021 : loi référendaire qui concernait le service public hospitalier dans le but de garantir
la qualité du service public hosp. Le Conseil const a été saisi et considérer que c’était contraire à la
constitution d’une tel proposition de loi : car selon lui, elle remettait en cause le pouvoir
réglementaire.
Le projet de loi constitutionnelle pour un renouveau démocratique a été laisser sur le côté sous la
présidence actuelle. = témoigne de renforcer le projet de referendum —> donner la parole des
citoyens pour trancher de grandes question.
Les propositions : l’organisation des pouvoirs public territoriaux et les questions de société. +
assouplir les conditions du RIP. = il s’agit d’abaisser ses seuils à 1/10 des parlementaires et 1
millions d’électeurs mais aussi proposer d’introduire une autre dispositions pour empêcher que
cette procédure soit utilisée pour déstabiliser les institutions représentatives.
+ ce projet de loi prévoit que le RIP ne pourra avoir pour objet l’abrogations d’une dispositions
législatives promulgué depuis moins de 3 ans et ne peut pas porter sur une dispositions en cours
d’examen.
Pdv formelle : écrire un nouveau titre dans la Constitution : « de la participation citoyenne » qui
figurerait ce RIP
+ autre réforme : procédure qui inverserait l’initiative : il s’agirait de créer une procédure de
recueillir d’abord des initiative citoyennes puis recevoir le soutien des parlementaires.
Exemple : le grand débat lors de cela mise en œuvre des gilets jaunes : la convention climat =>
dispositif annoncé par Macron en 2019 : cette initiative reprenait une dispositions qui se trouvais
dans les grand débat national. Cette convention a regroupé 150 citoyens tiré au sort parmi la
pop. dans le but de formuler des propositions destinés à lutter contre le réchauffement climatique.
(Réduire la production de gaz à effet de serre) 149 propositions ont été adoptés.
Le chef de l’état voulait donner suite à des propositions telle que la réforme constitutionnelle : la
convention climat avait proposer une réforme constitutionnelle : 1-, modifier l’article 1 de la C° et
d’ajouter « la République garantit la préservation de la biodiversité, de l’environnement et la lutte
contre le dérèglement climatique » + modifier le Préambule de la C° : le président a refusé. La
Convention climat avait proposé de modifier le préambule « la conciliation es droits et libertés
opéré par le Conseil constitutionnelle, devrait dans tous les cas respecter le principe de protection
d’environnement comme patrimoine commun de l’humanité. » selon le président : mettre une
hiérarchie tel que le droit de la nature est au-dessus des droits et libertés.
Article 3 « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par
la voie du référendum. »
Dès le début de la Ve République les opposant ont pointé le risque d’une diarchie exécutif, qu’il
ressemblait trop à un régime présidentielle (exécutif à deux têtes dont les compétences ne seraient
pas suffisamment réparties, claires) pour répondre à cette critique GDG dans une conférence de
presse de 1964 il précise la distinction des rôles entre le PDLR et le PM « Le PDLR est l’homme de la
Nation mis en place par elle-même pour répondre à son destin, il est seul ç détenir l’autorité de
l’Etat. Mais précisément le PDLR pour faire face à une taches d’une telle nature, d’une telle étendu,
d’une telle durée, ne doit pas laisser la conjoncture politique parlementaire économique et
administrative l’absorber sans relâche et sans limites, cela c’est le lot du PM français. »
Section 1 : Le PDLR
Titre 2 de la constitution est consacré au PDLR, également le plus long, intervient avant les titres
consacré au Parlement ordre qui n’a rien d’anodin
P. 1 : La désignation du PDLR
B. L’élection présidentielle
1. Les conditions d’éligibilité
Elles sont d’abord de droit commun (avoir la nationalité française, la capacité électorale, condition
d’âge) + le système de parrainage = condition qui concerne la présentation d’une candidature.
Ce parrainage est dans le but de filtrer les candidatures trop nombreuses, il a été pensé en 1958
dans le cadre du collège électorale. Il a été souvent réformer dont la réforme de 2016.
Nul ne peut être candidat à l’élection présidentielle si il n’a pas été présenté par un nombre
d’élus.
Le nb retenus était de 100 signatures de département différents = multiplication des candidats a
l’élection —> réforme de 1976 pour contraindre le nb de signature (500)
Paris les élus : 40 000 élus potentielle qui peuvent être sollicité pour parrainer un candidat a
l’élection présidentielle (élu locaux, maire...) chaque élu ne peut parrainer 1 seul candidat.
En 2017, environ 34% des élus habilités à apporter leur signature ont parrainer un candidat.
Depuis la réforme de 2016, c’est le Conseil constitutionnel qui reçoit les formulaire de
présentations des candidats et vérifie ses parrainage, les rend public.
Certains considère qu’elle constitue un obstacle à certains candidats qui ne parviennent pas au 500
signatures.
Exemple : Une QPC datant de 2012 posé par Marine Le Pen = conformité a la constitution de la
disposition prévoyant la publicité des parrainage : cette publicité serait contraire au principe du
secret du vote. (22 février 2012)
Ce système de parrainage : 1er défaut : multiplication des échecs des candidatures à l’élection.
2eme défaut : son caractère archaïque depuis le passage de l’élection du président au SUD. Autre
défaut : pression sur les élus pour récolter ses parrainages.
—> empêcher qu’il y est trop de candidat, en 2012, au moment d’une comité de réflexions sur les
institutions présidé par Jospin un parrainage citoyen a été présenté pour la présentation d’un
candidat.
Le scrutin est uninominal et majoritaire à 2 tour —> large expression des courants politique au 2 tour
et aussi un rassemblement autour de 2 candidats au 2nd tour.
Ce système permet de configurer la formation d’une majorité présidentielle ou d’opposition.
Cette élection doit avoir lieu dans un délai précis : 20 jours et 35 jours au + avant la fin du mandat.
Il peut être avancée dans certains cas : cas de décès, ou empêchement.
Elle peut être repoussé en cas de force majeure, en 2017, le scandale de Fillon. La suite de l’examen a
l’élection présidentielle était une cause suffisante pour repousser l’élection.
=> l’article 7 prévoit un cas particulier : si dans les 7 jours précédant la date limite de présentation
de candidature, un candidat décède ou se trouve empêcher, le conseil constitutionnelle peut
décider de repousser l’élection » un empêchement devait être caractériser par une maladie, ou
cause extérieur au candidat.
La campagne officielle est ouverte 15 jours avant le 1er tour et 15 jours avant le 2nd tour.
Pour le financement, il a été renforcé pour éviter l’absence de contrôle et les ruptures d’égalité. Il
y a des financements privé (dons plafonner).
Des conditions fixer : 4600€ de dons pour chaque électeurs. + règle de plafonnement pour garantir
l’indépendance de l’élection et de l’égalité. Ces conditions de non-dépassement : plafond de
dépenses dont le montant est fixé à 16,8 millions d’euros pour chaque candidats. En pratique =
inégalité persistante car les moyens financier ne sont pas les mêmes. Les commissions nationales
compte des campagnes = elle va examiner et faire le calcul + L’état rembourse une partie de ces
dépenses : 1- elle rembourse 4,75% du plafond des dépenses.
2- tous candidats qui a franchi la barre des 5% des suffrages exprimés, obtient 47,5% des dépenses.
Affaire Bygmalion : entreprises mise en place à des fausses factures et des évènements qui servait de
rassemblement pour l’ancien président ( au-dessus du plafond des dépenses)
- L’arbitrage du président : peut fonder des compétences qui sont prévus par la C° : son rôle
dans la procédure de révision ou nomination du 1M, article 16 c°, dissolution = certains nb de
pouvoir présidentielles
- Garant de l’indépendance national, intégrité du territoire + respect des traité : rôle réservé
du Président, rôle en matière de protection national, les intérêts de la nation sont en jeux.
- Les actes dispensé du contreseing des ministres = innovation de 1958 par rapport au régime
parlementaire. Cette dispense est contraire à la logique parlementaire dans lequel le chef de
l’état étant irresponsable, le gouvernement par le contreseing endosse la responsabilité
politique de ses actes.
a. Article 8 al.1
La dissolution est l’acte par lequel le président met fin prématurément au fonction de l’AN, et par
lequel il provoque de nouvelles élections législatifs. La dissolution est précédée par l’avis du 1M et
des présidents des assemblées.
C’est le président qui apprécie souverainement les décisions de la dissolution. Elle est exclue durant
l’intérim présidentielle et durant la mise en œuvre de l’article 16 et ne peut intervenir que dans un
délai d’1 ans après une autre dissolution.
Depuis 1958, l’assemblée a été dissoute 5 fois : il existe la dissolution a l’origine d’une crise (comme
en 1962), la dissolution au moment d’une l'alternance politique (Mitterrand en 1981 dissous
l’assemblée pour provoquer de nouvelle élections législatifs), la dissolution stratégique (1997 qui
visait à améliorer la majorité parlementaire)
c. Le droit de message
d. L’article 11
f. Article 16
L’article sur les « pleins pouvoirs présidentiels » => il crée un régime d’exception au principe du
constitutionnalisme car si cet article est enclenché, il y aura une confusion des pouvoirs entre les
mains du président de la République et de limité les libertés si les circonstances l’exigent. Par
définition, un État d’exception est nécessairement provisoire car il peut durer que tant que les
circonstances le justifient.
Le but est de rétablir ma situation normale.
Il crée une concentration des pouvoirs : pour que l’art.16 soit déclenché, il faut que :
*l’existence d’une menace grave et immédiate affecte soit les institutions de la république, soit
l’intégrité du territoire, soit l’exécution des engagements internationaux.
Par la réforme de 2008, l’art.16 est modifié : il est prévu qu’après 30jours d’exercice, le conseil
constitutionnel peut être saisit par le président de l’Assemblée nationale, soit par le président du
Sénat, soit par 60 sénateurs ou 60 députés pour vérifier si les deux conditions sont réunies.
Au bout de 60 jours il se prononce si les conditions sont réunies.
Durant la période de mise en œuvre de l’art.16, les mesures adoptées doivent permettre de conjurer
les menaces qui ont justifié son enclenchement et de restaurer l’ordre constitutionnel normal. Les
pouvoirs présidentiels deviennent donc très importants : ils peuvent intervenir dans le domaine de la
loi (le président peut prendre toutes mesures y compris celles qui relèvent du parlement =>
confusion des pouvoirs entre législatif et exécutifs + retrait du pouvoir juridictionnel).
Cependant, l’art.16 prévoit des limites : interdiction de dissoudre l’Assemblée nationale.
Cet article a été utilisé qu’une fois : dans le cadre de la guerre d’Algérie ; aujourd’hui, il existe
plusieurs types de régimes d’exceptions qui ont un fondement législatif.
g. L’article 19
« les actes du président de la république autres que ceux prévues aux article 8 al.1, 11, 12, 16, 18, 54,
56, et 61 sont contresigné par le 1er ministre et le cas échéant par les ministres responsables ».
Ce mécanisme est propre au régime parlementaire : certains de ces pouvoirs concernent les rapports
entre le parlement et le gouvernement.
- La présidence du conseil des ministres (art.9) => institution présidée par le président de la
République qui approuve l’ordre du jour par les questions discutées au sein du conseil.
C’est au sein du conseil des ministres que les décisions sont prises => projet de lois (art.39), actes
réglementaires (il existe deux types de pouvoirs réglementaires : d’exécution des lois et autonome
prévu à l’art.37 de la constitution : ces règlements autonomes peuvent être adoptés même en
absence de loi), mesures de nomination, mise en œuvre de l’État d’urgence d’exception, décisions
relatives à l’engagement de la responsabilité politique du gouvernement.
Art.13 « le président signe les ordonnances et les décrets délibérés en conseil des ministres » => les
ordonnances sont prévues à l’art.38 de la constitution, ce sont des actes de nature règlementaire
MAIS elles relèvent du domaine de la loi. En effet, elle suppose en amont l’adoption d’une loi
d’habilitation (voté par le parlement, fixe le domaine concerné et l’objet est d’autoriser l’exécutif à
adopter des ordonnances qui relèvent du domaine de la loi, une fois signé elles ont une valeur
réglementaire). Cela permet au parlement de retrouver sa fonction par la loi de ratification.
Un décret est un acte réglementaire signé par le président de la République, quels sont les décrets
qui doivent être délibéré en conseil des ministres ?
=> si les décrets sont délibérés en conseil, c’est le président qui aura compétence pour le signé : le
champ de ces décrets a été étendu, il suffisait au président d’évoquer une question/le décret pour
que le décret soit délibéré en conseil des ministres => cette pratique a été validé par le conseil
administratif dans « l’arrêt Meyet » en 1992 par le Conseil d‘État.
« Le président nomme aux emplois civils et militaires de l’État » => pouvoir partager avec le premier
ministre.
L’alinéa 3 de ce même article dresse une liste des fonctionnaires pouvant être nommé au conseil des
ministres : au total ce pouvoir de nomination concerne près d’1M d’emploi.
Exemple : cas où le président utilise cette faculté => 1985 et en 2003. Le président promulgue la loi.
- Les compétences présidentielles qui concernent l’autorité judiciaire => le président est le garant de
l’indépendance judiciaire, il est assisté par le conseil supérieur de la magistrature : depuis 2008, le
président de la République n’est plus le président du conseil supérieur.
Le président dispose du droit de grâce consacré par l’art.17 de la constitution : il peut intervenir pour
modifier les conditions d’exécutions des peines prononcé par les juges => la révision de 2008 a limité
les conditions en prévoyant qu’il pouvait s’utiliser que de manière individuelle.
Au titre des fondements constitutionnels : l’art.16 et l’art.36 qui est relatif à l’État de siège (article
jamais mis en œuvre). L’art.36 prévoit que « l’État de siège est décrété en conseil des ministres. Sa
prorogation au-delà de 12jours ne peut être autorisé que par le parlement »
=> garantit politique sur les actes exécutifs. Au départ l’État de siège trouve sa source dans le code de
la défense dans son art. L2121-1 : l’État de siège peut être déclaré sur toutes parties du territoire
français en cas de péril imminent, d’une guerre étrangère ou d’une insurrection armée. Les
conséquences sont les suivantes : une fois enclenché ce régime permet le transfert des pouvoirs civils
à l’autorité militaire (pas d’État de siège depuis 1939).
Le régime de l’État d’urgence se distingue du régime de l’État d’urgence sanitaire.
L’État d’urgence a été définit par une loi du 3 avril 1955 => mis en œuvre dans la guerre
d’Algérie, et modifié plusieurs fois pour être adaptés aux circonstances de l’époque. Elle a
été déclenchée à la suite des attentats de 2015 pour être adapté à la lutte contre le
terrorisme : les conditions de déclenchements sont les suivantes :
*en cas de péril imminent résultant d’une atteinte grave à l’ordre public
*en cas d’évènements présentant par leur nature et gravité le caractère de calamité publique.
La procédure est la suivante : il suffit de déclarer l’État d’urgence en conseil des ministres, au-delà de
12jours, la prorogation doit être autorisé par une loi.
Le gouvernement à choisit de faire adopter un autre régime sanitaire en ce qui concerne le COVID.
L’État d’urgence sanitaire a été instauré par une nouvelle loi du 23 mars 2020 (la loi du 31 mai 2021
est venue organiser la sortie de la crise sanitaire).
Cet État d’urgence doit être déclaré au conseil de ministres par décret ; et au-delà d’un mois, le
parlement doit l’autoriser par une loi.
Cette loi de 2020 vient modifier le code de santé publique en ajoutant un nouveau titre « menace et
crises sanitaires graves » (titre 3).
Un nouvel article a été adopté : art. L3131-12 qui prévoit que l’État d’urgence est déclaré par décret
en conseil des ministres puis il est prévu que la prorogation de la crise sanitaire au-delà d’un mois ne
peut être autorisé que par la loi.
Cet État peut être enclenché « en cas de catastrophe sanitaire mettant en péril par sa nature et sa
gravité la santé de la population ».
Ce délai d’un mois est long si on le compare avec les autres régimes d’exception => atteinte à la
liberté de va et vient... (ex : confinement).
Du point de vue institutionnel, on observe l’essor d’une institution => le conseil de défense.
En effet, la crise sanitaire a permis à l’exécutif notamment au président de trouver un nouvel organe
de décision conçu pour gérer les crises. Le rattachement du conseil de défense au président est prévu
au titre de la fonction présidentielle de chef de l’armée.
C’est pour cela que les décisions adoptées au conseil de la défense sont juridiquement informelles,
en effet il définit des orientations pour faire face à la crise.
Ce qui lui ait propre c’est d’agir dans l’urgence => les ministres/ le gouvernement attendait la réunion
du conseil de défense pour renvoyer telle ou telle question au conseil des ministres.
Les décisions du conseil de défense sont inaccessibles donc ne font pas l’objet d’un contrôle politique
du parlement.
Sous la Ve République, on a une tendance à la pénalisation de la vie politique : Olivier Beaud critique
cela => les juridictions de droit communs s’intéressent à des faits de nature politique alors même que
les modalités d’engagements étaient défaillantes ; ainsi, cette défaillance a entraîné une tendance à
la pénalisation de la vie politique.
Une immunité présidentielle déroge au principe d’égalité devant la loi ; il est donc raisonnable de
limiter cette protection à ce qui est nécessaire pour protéger la fonction.
La responsabilité politique du président pose la question : envers qui le président doit-il rendre des
comptes de son action ?
=> Le président n’est pas responsable devant le parlement, mais on peut parler de responsabilité
lors des élections : le fait qu’un président soit candidat à une prochaine élection présidentielle.
En ce qui concerne la responsabilité pénale du président de la République, il faut savoir s’il est
possible de permettre des poursuites pénales devant les tribunaux de droit communs l’encontre du
président pour des faits qui relèvent de la responsabilité pénale.
Chirac doit-il être punit pénalement lors de sa présidence en fonction alors que les faits date
d’avant son mandat ?
=> On veut protéger la fonction présidentielle en vue de garantir la continuité de l’État, or si on
permet les poursuites pénales durant un mandat cela entraînerait une instabilité ; garantir la
séparation des pouvoirs => justifient le principe d’immunité.
En revanche, cette immunité doit être organisé et limité en cas de faute pénalement sanctionnée
=> principe d’égalité devant la loi (le président est un citoyen comme les autres, doit être sanctionné
en cas de faute).
—> le président ne pourra jamais être remis en cause : ses actes sont cachés par l’immunité de
l’irresponsabilité. + L’ancien article 68 ne se prononce pas sur l’étendue de l’immunité relatif aux
actes intérieurs de la fonction présidentielle. On prévoit un pouvoir de privilège de juridictions car il
évite les tribunaux des droits communs.
• Cette réversion ancienne a donné lieu à deux interprétations antagonistes de cet article 68, du
conseil constitutionnel par une décision en 1999 : pendant la durée du mandat le Président ne peut
être mis en cause que devant la haute cour de justice même pour les actes extérieurs de la fonction
présidentielle tout en bénéficiant un pouvoir de juridiction.
Il pousse à ce que les juges se déclarent incompétent et échapperait aux tribunaux droit communs.
1. L’article 67
Al 1 : « le président de la rep n’est pas responsable des actes accompli en cette qualité sous réserve
des expositions des articles 53-2 et 68 de la C°».
Al 2 : « il ne peut durant son mandat et devant aucune juridiction ou autorité administrative fr être
requis de témoigner non plus que par l’objet d’une action d’un acte d’information, d’instruction ou
de poursuite. Tout délai de prescription u de forclusion est suspendu. »
Al 3 : « les instances auxquels il fait obstacle pendant l’exercice de son mandat peut être pris
contre lui pendant la cessation de sa fonction. »
Régime d’inviolabilité : concerne les actes pas accompli en cas d’acte : permet la
protection qui s’étend uniquement lors des actes de la durée du mandat et attendre
1 mois avant la cessation de ses fonctions. = renvoyer à la classe des citoyens.
Maintien le maintien de l’irresponsabilité dans les actes accompli en cette qualité et pour les autres
actes, le régime d l’inviolabilité permet au président de bénéficier d’une protection qui s’étend sur sa
durée du mandat surtout à cause de la suspension de prescription.
Critique : l’article 67 durant son mandat, le président ne peut faire l’objet d’aucune action/
information et instruction = en matière pénal, le délai de prescription est suspendu. D’autre pensent
que l’immunité est trop large qui concerne tous les actes extérieurs du président
révélés durant le mandat, notamment civils.
Article 67 : on ne peut rien faire contre le président : mais l’article 68 comporte une sureté.
- Sarkozy ne bénéficie plus de l’inviolabilité présidentielle depuis 10 ans. Après 2012 il est placé en
gav sur les financement de sa campagne et l’affaire des écoutes. = ont eu lieu 1 mois après la
cessation de sa fonction présidentielle. Il s’agit de contrat sans suivre les règles de concurrences des
marchés publiques = délit favoritisme et détournement de fonds publics. Il était requis de témoigner
et les débats de l’immunité présidentielle ont été relancer.
Pour ordonner l’audition de l’ancien président pour témoin est contraire à la Constitution ?
=> Remise en cause de l’irresponsabilité : car c’était un contrat conclus lors de son mandat : Selon
olivier Beaud : ce mandat damné était inconstitutionnel car sa revient à le mettre en cause à propos
d’acte accompli en qualité de président. (Contraire à l’article 67 al1)
Le mandat damné n’est pas une remise en cause direct car sa concerne ses anciens collaborateurs
mais il contient l’irresponsabilité.
L’expression en cette qualité couvre uniquement les actes rattaché à la fonction présidentielle ou
plus large ?
=> selon les tribunaux, l’expression « acte accompli en cette qualité » sont les actes strictement
rattaché à la fonction présidentielle, la conclusion de ces contrats entre dans le chaos de cette
irresponsabilité ?
Olivier beau considéré qu’on a changé l’expression de l’article c’est qu’on voulait étendre
l’irresponsabilité aux actes accompli en fonction présidentielle.
La convocation au tribunal, le 2 novembre a refusé de parler au juge en affirmant qu’il violait l’article
67.
2. L’article 68
L’article 53-2 : poursuite des hautes dirigeant devant la Cour pénal international y compris durant
son mandat.
« manquement à ses devoirs (..) » => cela couvre les infractions pénal en cours de mandat soit des
actes politique grave et pas de nature pénal. Cette destitution englobe une responsabilité
politico-pénal. « Responsabilité constitutionnelle » : les actes présidentielle sont incompatible avec
une morale constitutionnelle selon Denis Baranger.
Destitution : infraction politique et il faut qu’une résolution doit être adopté par les 2 assemblées et
c’est la résolution dont il faut réunir la Haute cour —> transmise à l’autre assemblée. Si elle est
adoptée par les 2 assemblées, le parlement est constitué en haute Cour. Et ne peut être adopté
qu’au 2/3 assurer cette sanction politique dopasse les clivage politique.
Section 2 : Le PM et le gouvernement
L’article 20 de la C° : le gouvernement détermine et conduit de la politique de la nation, dispose de
l’admin et de force armée, al 3 : il est responsable devant le parlement sur les conditions prévus aux
article 49 et 50 (rationalisation du parlementarisme).
En 2008, lors de la révision, modifie l’article 20 de la C° pour qu’il se conforme à la pratique effective
du régime. Dans le décalage des majorités : l’article 20 a d’autant plus d’effectivité.
Si on modifie cette article, selon Denis Baranger, un changement ne peut pas être aussi ponctuelle
P. 1 : La composition du gouvernement
Article 8 al 1 (pouvoir propre présidentielle dispensé de contreseing), le président nomme le PM et
met fin à ses fonctions sur la présentation de celui-ci.
Al 2 (pouvoir contresigné) sur la proposition du PM, le président nomme les autres membres du
gouvernement et met fin à leur fonction.
A. Le PM
Nommé par le président, il peut présenter la démission du gouvernement et peut être le résultat
d‘un vote de défiance (à la suite d’une question de confiance) ou d’une motion de censure qui aurait
aboutit (le cas de 1962)
Cette démission peut être volontaire (Chirac en 1976) et la démission peut être contrainte qui
s’apparente à une révocation du président, elle est demandée par le Président.
Sous De Gaulle, Debré lors de sa fonction ministérielle, il aurait rédigé une lettre de démission que le
président peut l’utiliser à n’importe quel moment.
En cas de démission collective du gouvernement, les fonctions prennent fin à cette occasion mais les
fonctions de ces ministres peuvent prendre fin lors d’une révocation. L’article 8 al 2 énonce que le
président, sur proposition du 1M met fin à la fonction du ministre.
A. Les incompatibilités
L’article 23 : les activités du gouvernement est incompatible avec d’autre activité professionnelle.
Incompatibilité essentiel sur le mandat des parlementaires : rompt avec la tradition parlementaire.
Le ministre ne peut plus exercer sa fonction de mandat parlementaire.
L’article 68-1 du C° prévoit que « les membres du gouvernement sont pénalement responsable des
actes accompli dans l’exercice de leur fonction et qualifié de crime ou délit au moment où ils ont été
commis », ils sont jugés par la Cour de justice de la Rep. Prévu à l’article 68-2 comprends 15 juges
dont 12 parlementaires élu et 3 magistrats du siège à la Cour de cass.
La procédure : toute personne l’aisée par un crime ou délit, commis par un membres du Gouv dans
l’exercice de ses fonctions, peuvent porter plainte dans une commission des requêtes et la transmet
au procureur général et peut saisir la Cour de justice de la Rep.
Exemple : En 2000 avec Ségolène royal était poursuivi pour diffamation par des enseignants
Affaire Agnès Buzyn : mis en examen pour des actes qu’elle aurait commis lorsqu’elle a été ministre
de la santé : au regard du rôle jouer dans la gestion de l’épidémie. Elle est accusée d’infraction pénal
de mise en danger d’autrui.
Le prof O. Beaud : souligne que la responsabilité pénal est mise en jeu pour pallier les défaillance de
la responsabilité politique. Dans un régime parlementaire du gouvernant doit être d’abord politique.
Le secrétaire général de la défense nationale : les ministres peuvent être entouré d’un cabinet du
ministres qui sont composé d’un directeur de cabinet, de conseillers dont l’un sera chargé des
relations avec le parlement. Plusieurs structures : administratives et politique
Le gouvernement peut se réunir en Conseil de cabinet qui a émergé en période de cohabitons sous
l’autorité du 1M. Dans cette configuration, le 1M avait intérêt d’avoir une institution sous son
autorité. Elle a pu réapparaître en période de cohabitations.
2. Les attributions individuelles du PM
Le 1er ministre dirige l’action du gouvernement et un rôle très important car il est placé sous la
double influence du président et du Parlement. Le 1M pour exécuter son travail doit avoir la
confiance du Parlement et du Président (né dans la pratique du régime) pour pouvoir gouverner.
En pratique c’est plus la responsabilité politique du Président. (Parlementarisme dualiste ou
« moniste inversé ».)
Le 1M est l’institution qui personnifie le gouvernement et parle au nom du Gouv.
Ses attributions : il dirige l’administration (article 20), l’interlocuteur privilégier du Parlement (le
président n’entre pas dans l’enceinte parlementaire), il est celui qui oriente et coordonne les faits
majoritaires.
Il détient la compétence de principe du pouvoir réglementaire tout comme en matière de
nomination, c’est le seul à avoir la compétence de droit commun. Les ministres peuvent avoir le
pouvoir réglementaire mais seulement sous délégations.
Le 1M : C’est le seul membres d’avoir l’initiative des lois (article 39 al1) , et son importance est
illustrée en ce qui concerne le mécanisme de l’engagement de la responsabilité politique sur un
texte (article 49 al3) et par la question de confiance. (Article 49 al1)
Il peut être consulté épar le Président dans l’hypothèse d’une dissolution est aussi en cas d cela mise
en œuvre de l’article 16, il peut saisir le Conseil constitutionnel
Chaque membres du Gouv joue un double rôle : administrative et politique. Par le contreseing,
endossent la responsabilité politique des actes du Président et du 1M. Ils ont un droit d’accès à
l’assemblée et répondre aux question des parlementaires.
Les ministres sont aussi des autorités administratives : ils sont placés à la tête d’une administration et
exerce un pouvoir hiérarchique placé sous son autorité. Le ministre agit par voix d’arrêtés et de
circulaire.
B. Le pouvoir règlementaire
Compétence de principe sous réserve de l’article 13.
Le président a aussi une compétence réglementaire d’attribution.
Ses actes règlementaires peuvent s’agir de règlement d’exécution ou d’application des lois (=
règlement qui mette en œuvre la loi, préciser ses règles d’applications) intervention du pouvoir
réglementaire : plusieurs dénomination (décret, arrêtés...) pour mettre en avant l’autorité qui a
signé.
Les 2 types : règlements autonomes sont adopté en l’absence de toute lois (adopter en dehors des
domaines de la loi, article 37 de la c°) = innovation de la Ve rep dans le but de rationaliser le
Parlement et permet aux autorités réglementaires d’agir lorsqu’elle ne relève pas du domaine de la
loi (article 34) . Elle n’est pas placée au niveau de la loi, ils sont inférieurs à la loi et un recours devant
le juge administratif est possible.
Les ordonnances (article 38) adoptés par l’exécutif sur habilitation législatif et interviennent dans le
domaine de la loi(article 34) par une loi d’habilitation du parlement et doit remplir certaines
conditions : fixé le délai d’expiration, et préciser le domaine de l’ordonnances. Elles sont signées par
le Président et délibéré en Conseil des ministres. Elles doivent être ratifié et peut faire un recours en
annulation si elle n’est pas conforme à la loi d’habilitation.
Le Parlement adopte une loi de ratification = permet de ratifier les ordonnances et leur conférer une
valeur législatif (pour que le Parlement reprend son pouvoir)
Les 2 mission du parlement : plus les pratiques d’ordonnances est utilisé, le Parlement se saisit de sa
compétence primaire.
Exemple : Conseil d’état saisit par un projet de loi en juin 2020 : réforme des retraites : il a
souligné la manière dont le législateur utilise cette pratique de l’ordonnance fait perdre la
visibilité d’ensemble du Parlement.
La loi relative à l’état d’urgence sanitaire par voie législative par la loi du 23 mars 2020 :
nouveau fondement législatif et aussi une habilitation significative du gouvernement pour agir par
ordonnance dans des matière importante.
Le Conseil constitutionnel a assoupli sa jurisprudence relative aux ordonnances : dans une décision
du 28 mai 2020, il a jugé que les ordonnances non ratifié alors même que le délai de ratification est
expiré doit être gardé comme des dispositions législatifs.
Le gouvernement peut choisir l’assemblée dans lequel sera déposé le projet de loi sauf dans certains
cas. (Tous les projets de loi sur les CT doit être déposé au Sénat)
Il maîtrise l’ordre du jour et décide des amendements déposés au cours de la procédure législatif par
le gouvernement. (= articles pour modifier la loi proposé par les parlementaires)
Le gouvernement peut décider de mettre certaine procédure : procédure accéléré très banalisé, il
peut convoqué une convocation d’une commission mixte paritaire (éviter que la navette
parlementaire s’éternise) qui permet de résoudre plus rapidement le conflit existé entre AN et
Sénat.
Il peut aussi mettre en œuvre la procédure du vote bloqué et la responsabilité politique sur un texte.
- La conférence des président : qui comprends le président de l’assemblées, les vice-président et les
présidents des commissions permanente : rôle renforcé après la révision de 2008 et son rôle : régler
l’ordre du jour et délibéré sur la procédure législatif.
Depuis 2008, on renforce le rôle d’opposition qui est consacré dans la Constitution : article 51-1 de la
C° qui distingue les groupe d’oppositions et les groupes minoritaires.
- Les commissions permanentes : crée par les règlements des assemblées (8 commissions au sein de
l’AN) => rôle importante car c’est là ou se discute les projets de loi, et l’élaboration de la loi.
- Les commissions d’enquêtes : elles sont créées par le vote d’une proposition de résolution. Elles
sont depuis la révision, constitutionnelle (= renforce leur rôle —> la révision de 2008 est de renforcer
le Parlement) et un rôle important dans le rôle de la politique du gouvernement.
Il existe des sessions extraordinaires : convoqué par le président de la rep qui peut convoqué une
session extraordinaire à l’initiative du 1M.
Les parlements se réunissent de plein droit après une dissolution
P. 3 : Le mandat parlementaire
A. Un mandat représentatif
Le parlementaire en droit, représente la nation tout entière = garanti l’indépendance des électeurs.
Article 27 de la C° « tout mandat impératif est nul ».
Aussi avec des activité privés comme celle de direction d’entreprise, ou des catégorie d’entreprises
comme celle qui reçoit des avantages de l’état.
C. Les immunités
La question de l’irresponsabilités (qui est une immunité) : vise le mandat parlementaire et le but est
d’empêcher les poursuites sur les actes liés à la fonction parlementaires. Elle est absolue. Elle
concerne tous les actes liés à la fonction de leur mandat comme les vote des parlementaires =
protection absolue.
Elle concerne comme tous les actes détachables des mandats parlementaires
• Projet de loi : objet d’un avis par le conseil d’état ce qui permet d’assurer un contrôle préventif et
ses avis du conseil sont secret ou public. Les mêmes projets de loi sont délibérés en conseil est
ministres.
Depuis 2008 est prévu que tous projet de loi doit être précédé d’un exposé des motifs = éviter
l’inflation législative.
La 2eme assemblée saisit, le sénat va discuter le texte tel qu’il a été voté par l’AN. Le gouvernement
décide de quel assemblée est saisit, et les lois sont voté par ce bureau.
Sauf loi budgétaires déposé aux bureau de l’AN, les Collectivité territoriales sont déposés sur le
bureau du Sénat.
Un rapporteur est nommé qui est le pivot de la commission, les auditions peuvent avoir lieu.
Les parlementaires proposent d’amender les commissions comme la Loi du 23 mars crise sanitaire a
été voté un amendement = contrôle parlementaire lors de l’état d’urgence sanitaire.
Depuis 2008, la discussion en séance public porte sur le texte issue de la commission et créer un
système de délai : 6 semaines pour examiner le texte avant la discussion en séance par la 1 re
chambres, une fois aller dans le bureau de la 2eme assemblée, c’est 4 semaines.
Il peut avoir plusieurs motion de procédure = stratégie pour l’opposition pour retardement et les
défendre à l’oral pour ralentissement parlementaires et décrit par le règlement intérieur des
assemblées :
il y a 3 motion de procédure :
- exception d’irrecevabilité pour inconstitutionnalité.
- la question préalable (= le parlementaire cherche à dire qu’il n’y a pas lieu de discuté sur le
texte pour pas ralentir la procédure)
- le renvoi en commission.
Les 2 premières motion ont fusionnés en 1 dans le règlement intérieur des assemblées.
Quelques règles sur le droit d’amendement ; elles doivent avoir un lien avec les textes et doivent
avoir un lien avec « un cavalier législatif ». Ce droit d’amendement est ouvert au gouvernement
dans le but est de supprimer par exemple d’autre articles qui sont adoptés par voie d’amendement.
Le vote : chaque article amendé ou non doivent être adoptés. —> principe de spécialité des votes
après, le vote sur l’ensemble du texte et la discussion du texte, il y a la navette parlementaire.
C. La navette parlementaire
Article 43 : la discussion se poursuit dans la navette tant que le texte n’a pas été adoptés dans les 2
chambres par les même termes.
La 2nd assemblées délibère sur le texte adopté par la 1re assemblée et à nouveau, le texte est
renvoyé par commission,...
Si le sénat adopte un texte est voté pas par les même termes de l’assemblées, il y a une 2eme
discussion.
1re hypothèse ; le texte parvient à un accord sera à nouveau soumis aux 2 assemblées, le
gouvernement peut toujours proposé 2 amendements. Si les 2 assemblées après la CMP rejettent le
texte, le gouvernement a la faculté de demander à l’AN de statuer seul et définitivement. —>
procédure « du dernier mot ».
article 45 al2 : le gouvernement peut demander une CMP : il peut compter sur l’AN sur le fait
majoritaire
Le vote bloqué :
Article 49 al 3 permet au 1M après délibération au conseil des ministres, il peut décider d’engager la
responsabilité du gouvernement devant l’AN sur le vote d’un texte. Il peut décider le contenu
du texte sur lequel il engage sa responsabilité.
A pour effet de suspendre immédiatement la discussion du texte. A compter de 24h durant lequel les
députés peuvent déposer une motion de censure.
Si aucune motion est déposée dans les 24h, le texte est considéré comme adopté.
S’il y a majorité absolue sur la motion, le gouvernement démissionne.
Tous les textes appuyé par un 49 al3 ont été adoptés. —> le texte a été voté parce qu’il n’y a pas de
majorité absolue des députés favorable à la démission du gouvernement.
La révision de 2008 a diminué son usage.
- Les questions écrites : par un parlementaire. Les ministres sont tenus d’y répondre par écrit dans
un délai d’1 mois et leur réponse y figure dans le journal officielle en dehors des séance.
- Les questions orales : consacré au contrôle du gouvernement. 2 type de qst orales : les qst
orales sans débats et posés par un député et ministre. + « les qst au gouvernement » inventé
en 1974 sur le modelé britannique elles ne sont pas communiquées au Gouv et les députés alternent
leur qst.
- Les commissions d’enquêtes ont pour mission d’enquêter devant l’opinion public. Et enquêter sur
les faits politique et la remise ne cause de la responsabilité politique et des même faits peuvent
engager une responsabilité politique et devant les juges pénale et avoir une responsabilité pénale
A. La question de confiance
Article 49 al 1 : qst de confiance : prévoit que le 1M après délibération des ministres engage devant
l’AN la responsabilité politique du Gouv sur son programme ou déclaration de politique générale.
De Gaulle a voulu supprimer l’investiture parlementaire —> manière de faire prévaloir la suprématie
de la confiance du président sur la confiance parlementaire.
Les ministres sont libres d’enclencher une qst de confiance. La confiance est accordée ou supprimée
a la majorité des suffrages
B. La motion de censure
Article 49 al 2 : Provoque un vote susceptible d’engager la responsabilité politique du Gouv : il rédige
un texte qui explique les raisons de cette motion. = signé par 1/10 des députés et remis au président
de l’AN. Le vote ne peut avoir lieu qu’après un délai de réflexion de 48h.
Une fois le délai exprimé, la motion est mise au voie et doit être voté à la majorité des membres ce
qui rend difficile la motion en raison du fait majoritaire. Seul les voix favorable sont comptés.
Article 49 al4 : approbation du sénat par une déclaration de politique générale ne peut pas conduire
à la démission du gouvernement.