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RAZAFITSOLOFO Felantsoa Mariane

Ce mémoire de fin d'études présente une comparaison entre les techniques de prospection minière et pétrolière, en examinant leurs contextes, méthodes, résultats et discussions. Il se compose de cinq chapitres, abordant l'historique, les méthodologies, les résultats obtenus et les différences entre les deux techniques. L'objectif principal est de déterminer les distinctions et les produits issus de chacune des méthodes de prospection.

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RAZAFITSOLOFO Felantsoa Mariane

Ce mémoire de fin d'études présente une comparaison entre les techniques de prospection minière et pétrolière, en examinant leurs contextes, méthodes, résultats et discussions. Il se compose de cinq chapitres, abordant l'historique, les méthodologies, les résultats obtenus et les différences entre les deux techniques. L'objectif principal est de déterminer les distinctions et les produits issus de chacune des méthodes de prospection.

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UNIVERSITE D’ANTANANARIVO

ECOLE SUPERIEURE POLYTECHNIQUE D’ANTANANARIVO

DOMAINE : SCIENCE DE L’INGENIEUR


MENTION : INGENIERIE PETROLIERE
PARCOURS : GENIE PETROLIER

Mémoire de fin d’études en vue de l’obtention du Diplôme de


Licence professionnelle en Ingénierie Pétrolière

Intitulé :

COMPARAISON DE LA TECHNIQUE DE PROSPECTION MINIERE ET PETROLIERE

Présenté par :
RAZAFITSOLOFO Felantsoa Mariane

Soutenu le : 26 Octobre 2023

Promotion : 2022-2023
UNIVERSITE D’ANTANANARIVO
ECOLE SUPERIEURE POLYTECHNIQUE D’ANTANANARIVO

DOMAINE : SCIENCE DE L’INGENIEUR


MENTION : INGENIERIE PETROLIERE
PARCOURS : GENIE PETROLIER

Mémoire de fin d’études en vue de l’obtention du Diplôme de


Licence Professionnelle en Ingénierie Pétrolière

Intitulé :

COMPARAISON DE LA TECHNIQUE DE PROSPECTION MINIERE ET PETROLIERE

Présenté par :
RAZAFITSOLOFO Felantsoa Mariane

Soutenu le : 26 Octobre 2023

Membres de Jury :
Président : Mr RAKOTOZANDRY Ignace
Rapporteur : Dr ANDRIAMIFIDISOA Miadana Vololomihaja, maître de conférences
Examinateur : RAJOMALAHY Julien Aimé, Docteur

Promotion : 2022-2023
TENY FISAORANA
Misaotra an’ANDRIAMANITRA lehibe indrindra aho no ny fitahiany sy ny fahasoavana
nomeny ahy nafahako nanantontosa ity dingana voalohany amin’ny fampianarana ity

Tsy hay ihany koa ny tsy hisaotra ireto olona manaraka ireto izay nanampy ahy tamin’ny
fanantontsoana izany :

➢ “Professeur Titulaire’’ RAKOTOSAONA Rijalalaina, Talen’ny « Ecole Supérieur


Polytechnique d’Antananarivo. »
➢ Maitre de conférence HDR, RARIVOSON Nantenaina, « Responsable de Mention
Ingénierie Pétrolière à l’Ecole Supérieure Polytechnique d’Antananarivo ».
➢ Dr ANDRIAMIFIDISOA Miadana Vololomihaja « rapporteur » mpampianatra eto amin’ny
« Ecole Supérieure Polytechnique d’Antananarivo » izay nanaiky nanampy sy nampianatra
ary indrindra nanoro hevitra voalohany tamin’ny fanantontosana ity boky ity.
➢ Dr RAJOMALAHY Julien Aimé, « examinateur » mpampianatra eto anivon’ny « Ecole
Supérieure Polytechnique d’Antananarivo » nanaiky ho an’isan’ny mpitsara ity boky ity.
➢ Andriamatoa, RAKOTOZANDRY Ignace « examinateur » nanaiky ho anisan’ny mpitsara
ity boky ity izay mpampianatra eto anivon’ny « Ecole Supérieure Polytechnique
d’Antananarivo ».
➢ Tsy adino ihany koa ireo mpampianatra rehetra eto amin’ny « Ecole Supérieure
Polytechnique d’Antananarivo » amin’ny fanoroana hevitra sy fanampiana amin’ny
fahalalana.
➢ Teo ihany koa ireo Ray aman-dreny sy ireo iraitampo izay nanohana ahy voalohany
indrindra sy nankahery ahy nandrindra ny fanatontosana ity boky ity.
➢ Ireo fianakaviana, ireo namana izay nanoro sy nanampy ara-hevitra na arak’asa.

Misaotra sy mankasitraka eram-po, eran-tsaina tompoko amin’ny soa nataonareo sy


vitanareo fa tsy tsy ho voavaly Andriamanitra manan-karem-pahasoavana anie hamaly ny soa
nataonareo mankasitraka feno tompoko.

i
SOMMAIRE

INTRODUCTION GENERALE

CHAPITRE I : CONTEXTE SUR LA TECHNIQUE DE PROSPECTION MINIERE ET


PETROLIERE

CHAPITRE II : METHODES ET MATERIELS SUR LES DEUX TECHNIQUES DE


PROSPECTIONS

CHAPITRE III : RESULTATS SUR LES DEUX TECHNIQUES DE PROSPECTION

CHAPITRE IV : COMPARAISONS SUR LES DEUX TECHNIQUES


DE PROSPECTIONS

CHAPITRE V : DISCUSSIONS SUR LES DEUX TECHNIQUES DE PROSPECTION

CONCLUSION GENERALE

ii
Listes des abréviations
% : pourcentage
°C : degré Celsius
2D : deux dimensions ou bidimensions
3D : trois dimensions ou tridimensions
Al2O3 : Oxyde de silicium

API: American Petroleum Institute


Ca O : oxyde de calcium
Fe : Fer
Fe2O3: oxyde de fer
III FeO : oxyde de fer
g/t : gramme par
tonne H2O : eau
HC : hydrocarbure
K2O : oxyde de potassium
km.s-1 : kilomètre par seconde
m: mètres
MADA OIL: MADAGASCAR OIL

MgO : oxyde de magnésium

Na2O : oxyde de sodium


Nacl : chlorure de Sodium
Ni : Nickel
OMNIS : Office des Mines Nationales et Industries
Stratégiques Pb : plomb
ppm : parties par million
SiO2 : dioxyde de silicium

iii
UNESCO: United Nations Educational Scientific and Cultural Organization
Zn : zinc
TiO2 : dioxyde de titane
P2O5 : pentoxyde de phosphore
km: kilomètre
kg: kilogramme
LME : London Metal Exchange
ha: hectare mm : millimètre
kcl: chlorure de potassium
PDC : PolyDiamond Cristallin

iv
Listes des annexes

Annexe 1 : Essai pénétromètre dynamique

Annexe 2 : essai de pénétration SPT

v
Listes des cartes
CARTE 1 : PRODUCTION DE NICKEL ET DE COBALT ......................................................................... 13
CARTE 2 : CADRE GEOLOGIQUE DE TSIMIRORO ............................................................................... 15

vi
Listes des figures
FIGURE 1: DECOUVERTE DU PÉTROLE ............................................................................................. 6
FIGURE 2:FORMATION DU KÉROGÈNE .............................................................................................. 7
FIGURE 3: LES TYPES DE PIEGES DE PETROLES ............................................................................... 11
FIGURE 4: EVOLUTION DE LA PROSPECTION DE L'HUILE LOURDE ................................................... 14
FIGURE 5: STRATIGRAPHIE DE TSIMIRORO ..................................................................................... 16
FIGURE 6: COUPE LITHOLOGIQUE DU PUITS TW9 ........................................................................... 40
FIGURE 7: COUPE LITHOLOGIQUE DU PUITS TW12........................................................................... 42

vii
Liste de tableaux
Tableau 1: Types et composantes des substances minières .................................................4
Tableau 2: Notions de Clarke par rapport aux compositions chimiques .............................5
Tableau 3: Coupe lithologique du premier carottage .........................................................34
Tableau 4:Coupe lithologique du quatrième forage ...........................................................35
Tableau 5: Coupe lithologique du troisième carottage ......................................................36
Tableau 6: Coupe lithologique du quatrième carottage .....................................................37
Tableau 7: Résultats des profondeurs et observations de puits TW9.................................39
Tableau 8: Résultats des profondeurs et des anomalies dans le puits TW12 .....................41
Tableau 9: Comparaisons de techniques de prospections minières et pétrolière ...............45
Tableau 10: Comparaisons d'Ambatovy et de Tsimiroro...................................................47

viii
INTRODUCTION

La prospection est une méthode d’exploration rationnelle qui a pour but de rechercher des
minéraux, des minerais, et aussi de la réserve pétrolière.
Dans l’étude de prospection, on rencontre plusieurs difficultés ; la découverte des
gisements métallifères et ou pétrolières a besoin d’étude particulières. Mais le plus important dans
la technique de prospection c’est de déterminer un gisement en utilisant des méthodes appropriées.
Ainsi on peut trouver une différence entre les deux techniques. Alors la question se pose quelles
sont donc les différences entre la technique de prospection minière et pétrolière ?
En effet, l’objectif de notre étude est de savoir la différence entre ces deux méthodes.
Donc notre travail s’intitule « COMPARAISON DE LA TECHNIQUE DE PROSPECTION
MINIERE ET PETROLIERE ». La raison du choix de thème est de déterminer la prospection
minière et la prospection pétrolière ainsi que les produits obtenus.
Pour ce faire, notre devoir se divise en cinq chapitres :
Premièrement, nous allons parler de la généralité sur les deux techniques de prospections
qu’on peut cerner à partir leurs contextes et de leurs principes.
Deuxièmement, ce chapitre concerne les méthodologies appliquées sur les deux techniques
de prospections : on va parler de l’étude et des procédures à suivre dans ces deux techniques de
prospections ainsi que des outils et des méthodes nécessaires.
Troisièmement, nous allons voir les résultats des deux techniques de prospections, on va
interpréter les résultats obtenus et des exemples sur les deux techniques de prospections.
Et puis dans le quatrième chapitre, nous allons voir la comparaison entre les deux
prospections dont on va comparer les outils et les matériels ainsi les coûts.
Enfin dans le cinquième chapitre, la discussion, nous allons discuter des résultats ainsi que
des limites et des recommandations sur ce travail.

1
CHAPITRE I : CONTEXTE SUR LA TECHNIQUE DE
PROSPECTION MINIERE ET PETROLIERE

2
Contexte générale sur les deux techniques de prospections

I. 1. Contexte générale sur la prospection minière


I.1.1. Historiques
Quand on parle de prospection pour les mines, on se fait immédiatement l'image du bon
vieux prospecteur qui sillonne les forêts en cassant des cailloux avec la foi inébranlable en sa bonne
étoile qui lui fera trouver le filon. C’est là une forme de prospection qui disparaît de nos jours,
parce que ceux qui ont le feu sacré et la foi en leur bonne étoile sont de plus en plus rares, mais
aussi et surtout parce qu'il y a de moins en moins de gisements affleurant dans les secteurs miniers
[1].

I.2. Notions et Terminologie sur la prospection minière


La prospection est donc une gratitude géométrique et pertinente qui a pour but d’ausculter
des minerais, des minéraux et aussi des substances utiles.
I.2.1. Minéral
Le minéral est un matière inorganique situé au profond de la terre. C’est aussi un corps
homogène pur avec un schéma atomique équilibrée ainsi qu’une structure chimique déterminée.
I.2.2. Minerais
Etymologiquement, un minerai vient du mot latin « minera » qui est une roche ayant des
minéraux favorables en dimension qui est aussi assez importante pour constater l’exploitation. Il
signifie aussi une agglomération des minéraux. Il se distingue en deux parties qui sont les minerais
métalliques (s’il y a un métal inclus dans la substance) et les minerais non métalliques.

I.2.3 : Substances utiles


Ce sont les utilités des roches ou des minéraux suivant leurs aspects physiques qui
apparaissent par exemple : les couleurs, la dureté.

I.2.3.1 : Différents types des substances utiles


Les différents types de substances utiles sont
- Sable et gravier
- Gypse et argile
- Pierre de construction
- Marbre

3
Contexte générale sur les deux techniques de prospections

- Sol

I.2.4. Substances minières


Ce sont le sol ou la terre ou les roches avec lesquels les prospecteurs peuvent extraient des
métaux et des minéraux.
Le mot minier est un mot dérivé du nom mine qui se définit comme un lieu pouvant
exploitable afin d’avoir un gisement de substances minérales ou fossiles.

I.2.5. Composantes des substances minières


Les substances minières ont ses différents types comme par exemple : les métaux, les
minéraux et les pierres précieuses qui sont constitués de différentes sortes de composantes le
tableau n°1 nous montre ses types et composantes de substances minières.
Tableau 1: types et composantes des substances minières [1].
Substances Composantes
minières
Métaux Fe, Ni, Pb, Zn
Minéraux NaCl
Pierres précieuses Diamant, Rubis

I.3. Un gisement minier


Un gisement est une concentration minérale exploitable. La notion de gisement repose
sur une base économique et politique et elle s’applique aussi bien à des substances minérales,
qu’aux substances organiques (c’est le cas du charbon ou du pétrole).

I.3.1. Résidus miniers


Stériles ou résidus miniers sont les matériaux restants après l'extraction des minerais des
roches exploitées et dont la teneur en minéral exploité est nulle ou très faible, et qui sont dès lors
écartés sans être exploités.

I.3.2. Notion du Clarke


Le Clarke est la teneur moyenne d'un élément chimique dans la croûte terrestre. Cette
valeur s'exprime en g/t (grammes par tonne), en ppm (parties par million) ou encore en
%(pourcentage).

Le tableau n°2 ci-dessous nous permet de savoir les exemples des valeurs des éléments
chimiques par rapport à la notion du Clarke.

4
Contexte générale sur les deux techniques de prospections

Tableau 2 : notions de Clarke par rapport aux compositions chimiques [2].


POURCENTAGE
OXYDE (%pds)
SIO2 59,71
Al203 15,41
Ca O 4,90
Mg O 4,36
Na2 O 3,55
FeO 3,52
K2O 2,80
Fe2O3 2,63
H2O 1,52
TiO2 0,60
P2O5 0,22
Total = 99,22

[Link] GENERAL SUR LA PROSPECTION PETROLIERE


I.4.1. La découverte de pétrole
Historiquement, le pétrole était déjà découvert depuis l’antiquité. Mais après des millions
d’années, le 27 août 1859, les Etats-Unis étaient parmi les pays qui ont découvert le premier puits
de pétrole par la pratique du forage dans la ville de Titusville en Pennsylvanie, inventé par
l’américain Edwin L. Drake. Son inspiration venant des techniques de puits de sel et de
l’insuffisance de l’éclairage. La méthode de Drake c’est de creuser le sol à l’aide d’un lourd trépan
suspendu au bout d'un câble qui lui transmet depuis la surface un mouvement alternatif créé par un
balancier, avec une profondeur d’une vingtaine de mètres [3].A l’époque, l’huile de baleine et le
kérogène sont considérés comme combustible de l’éclairage, alors la découverte de Drake créa la
renaissance du pétrole jusqu’à nos jours ; même s’il a rencontré une difficulté dans le forage ; l’
Etat l’a soutenue pour s’en sortir. En résume, la ville de Titusville était la première raffinerie
établissant l’exploitation industrielle du pétrole.

La figure n°1 ci-dessous nous montrera la découverte de pétrole à l’époque

5
Contexte générale sur les deux techniques de prospections

Figure 1 : Découverte du pétrole [2]

I.4.2. Définition de pétrole


Le mot pétrole vient du mot latin « Petra » qui veut dire « pierre » et « oleum » qui veut
dire « huile » alors le pétrole se traduit « huile de pierre » ; appelé aussi : « brut », « crude oil », «
petrelaion ». C’est une huile minérale produite d’un mélange d’hydrocarbures ayant des
composantes chimiques et organiques : l’azote, le soufre et l’oxygène.
C’est pour cette raison que l’on donne aux hydrocarbures la formule moléculaire HC et
ceci est souvent associée au pétrole et au gaz naturel. Lorsque le pétrole est chauffé, il s’enflamme
et dégage de la chaleur : c’est un combustible et par conséquent une source d’énergie dite fossile,
non renouvelable [4].
I.4.3. Origine et formation du pétrole
Depuis des milliers d’années, les chercheurs ont trouvé que le pétrole provient de
l’accumulation des animaux et des végétaux marins fossilisés de types planctons conservés au fond
des océans, des lacs ou des deltas engendrés par la sédimentation, ainsi que les sables et les boues

6
Contexte générale sur les deux techniques de prospections

affleurés par l’écorce terrestre. A cause du mouvement tectonique du sol, le sédiment conservé se
métamorphose et produit une innovation de failles, de relief et de plissements. Et puis les
sédimentations des matières organiques s’accumulent avec des sédiments fins lesquels se
transforment en roche dure appelées « roche-mère ». Au fur et à mesure, dans un milieu ayant peu
d’oxygène, cette accumulation va former une substance intermédiaire appelant kérogène.

I.4.4. Formation du kérogène en pétrole


Pendant la maturation du kérogène en pétrole, la roche-mère s’enfouit et le kérogène est
soumis à des pressions et à des températures progressives d’environ 3°C tous les 100 mètres. Puis
une température supérieure à 60°C, débute la transformation en hydrocarbure avec une profondeur
environ de 1 500 à 2 000 mètres. Et puis le kérogène subit un craquage thermique appelé
« pyrolyse ». Durant la transformation les matières organiques : l’azote et l’oxygène résiduels sont
éliminées confier de l’eau, du Carbone (CO2) et surtout des hydrocarbures. Cette forme
d’hydrocarbure s’appelle « le pétrole brut ».

Figure 2 : Formation du kérogène [6]

7
Contexte générale sur les deux techniques de prospections

I.4.4.1. LE SYSTEME PETROLIER


I.[Link]. La roche mère
Les roches mères sont des roches dans lesquelles les hydrocarbures s’accroissent et dont le
milieu de sédiment est favorable à la préservation et à la fossilisation dans les sédiments. En parlant
de sédiment, cette roche provient par l’assimilation des sédiments riches en matières organiques
(roches sédimentaires) qui se situe sur le fond marin. Par la suite, ces sédiments marins se jaillissent
avant la décomposition des matières organiques en hydrocarbures liquides et gazeux sous
l'influence des températures d'enfouissement et géothermique. Evidemment, cette roche a
beaucoup plus d’importance pour la recherche de pétrole, elle est aussi une roche argileuse.
Certains hydrocarbures sont piégés à l’intérieur de cette roche appelés hydrocarbures non
conventionnelle sous la dénomination de pétroles et de gaz. Ils deviennent conventionnels à cause
de leur migration vers la surface où ils ont perdu leurs composants volatiles, en les appelants aussi
produits lourds avec une augmentation de densité comprise 20 et 45° API. Et à propos de
l’enfouissement des roches mères qui se fait par subsistance l'échauffement est fonction de la
profondeur et de l’intensité du gradient géothermique ce qui fait que la fenêtre à huile 65,5°C.

I.[Link]. La roche réservoir


Les roches réservoirs ou roches magasins sont des roches perméables et poreuses
comprenant du pétrole et du gaz naturel et ils forment un gisement. Ce sont les roches qui
contiennent des hydrocarbures dit conventionnels, à cause de leur légèreté et de leur conservation
dans la roche perméable avec une densité faible environ de 20° API. Après la formation et la
naissance du pétrole et du gaz dans un bassin sédimentaire ils migrent vers la couche de roche
sédimentaire constituée par des séries des roches argileuses, sableuses et carbonaté[Link] la
migration continue jusqu’à ce qu’elle croise une roche imperméable et c’est la roche réservoir.
Ensuite le pétrole et le gaz sont piégés dans une couche appelée « pièges » qui ont ses différents
types.

I.[Link]. La roche couverture


Une roche couverture est la roche suivant la roche réservoir dont sa caractéristique est
imperméable. A travers le piège géologique, la migration des hydrocarbures et des kérogènes sont
bloquée pour éviter la poursuite de leurs ascensions dans cette roche afin que le pétrole ne fuie pas

8
Contexte générale sur les deux techniques de prospections

dans le sol. Ensuite elle est constituée par des couches imperméables comme les calcaires, les
argiles et les schistes.

Ces trois roches ont des caractéristiques très importantes comme la roche-mère : elle doit
être riche en matière organique ainsi que la roche réservoir et la roche couverture et dépend de la
porosité et de la perméabilité du sol.

I.[Link]. La migration
La migration est donc le déplacement du pétrole dans le système pétrolier provoquée par
le mouvement tectonique du sol : les fractures et les failles comme la formation des chaines de
montagnes. Pour cela, sous l’influence de la pression et de la faible densité, le pétrole se migre
suivant ce mouvement tectonique.

I.[Link]. Les différents types de migrations pétrolières

La migration se divise en deux types qui sont :

I.[Link].1. La migration primaire


Généralement, le pétrole brut est logé dans la roche-mère et il se déplace vers la roche
réservoir. Ce déplacement s’appelle « la migration primaire ». Méprisé par la compression de
roche, avec l’évacuation des eaux et des huiles le fluide est amené vers la roche réservoir,
susceptible à l’accumulation de pétrole et de gaz.

I.[Link].2. La migration secondaire


Dans ce type de migration, les hydrocarbures maintiennent leur remontée à la surface. A
faible densité, le pétrole poursuit cette étape afin qu’il réussisse à accéder à la surface du sol et il
s’enfuit via une couche poreuse (roche sédimentaire) qui touche la roche-mère. Ensuite, sous le
rendement des bactéries, le fluide se dégrade en formant un bitume. Et puis le flambant fossile crée
ce qu’on appelle : pétroles « lourds » ou « extra-lourds » ainsi que des sables bitumeux. Ils peuvent
être utilisés comme des indices de surface pour détecter un bassin sédimentaire susceptible de
contenir du pétrole, lors de prospections réalisées par l’industrie pétrolière [5].

I.4.5. Les types de piège pétrolier


Le piège pétrolier est une structure géologique formée par l’accumulation des roches (roche
réservoir et roche couverture) il se passe une cohésion dans un gisement pétrolier, le pétrole

9
Contexte générale sur les deux techniques de prospections

remonte vers la surface bloquée par une couche argileuse ou couche imperméable. En effet, il y a
trois types de pièges pétroliers très importants pour la prospection pétrolière qui sont :
- Pièges structuraux qui sont l’anticlinal et les failles
- Pièges stratigraphiques qui sont les discordances et les biseaux sédimentaires
- Pièges mixtes qui sont le dôme sel et le diapir

I.4.5.1. Pièges structuraux


Actuellement, il nous faut accomplir une faille et/ou un anticlinal pour avoir un gisement
convenable à la prospection du pétrole. Selon les normes géologiques, le piège anticlinal est le plus
ordinaire ou les roches ont été plissées en forme de voûte par les mouvements terrestres [5].
L’existence de ce piège est déjà un signe pour la recherche d’un gisement selon un prospecteur.
Ensuite, pour les pièges par failles, il y a sûrement un glissement échelon par une fracture
terrestre. A cause de cela il y a un déplacement vers le haut ou vers le bas pour les fluides
(Hydrocarbures) dans la roche réservoir pour atteindre le niveau des failles. Ainsi qu’une couche
perméable sera bloquée par une couche imperméable et elle limite aussi la migration du pétrole
dans la roche.

I.4.5.2. Pièges stratigraphiques


Pour les pièges stratigraphiques, ils sont associés par les discordances et les biseaux
sédimentaires. Des lentilles de roches ou de sédiments très perméables contenus dans des couches
imperméables peuvent aussi servir de pièges (partie inférieure droite du piège structural C). Par
exemple, c'est la situation sur le delta du Mississippi où les sédiments imperméables boueux, riches
en matières organiques à l'origine, servent de roche-mère et les lentilles de sable, de réservoirs. Les
discordances angulaires, lorsque recouvertes par des couches imperméables, offrent aussi une
situation intéressante (partie supérieure droite du piège stratigraphique) [6].

I.4.5.3. Pièges mixtes


Il existe aussi des pièges qui sont associés aux dômes de sel (pièges mixtes D). Lorsque les
diapirs de sel se sont mis en place (un peu à la manière d'un intrusif), ils ont retroussé les couches
et créé des biseaux qui sont scellés par les couches imperméables et par le sel lui-même qui est
imperméable [7]. Pour mieux comprendre, nous allons voir dans la figure n°3 ci-dessous les
différents types des pièges pétroliers.

10
Contexte générale sur les deux techniques de prospections

Figure 3: les types de pièges de pétroles [6]

[Link] DE CAS : AMBATOVY ET TSIMIRORO


I.5.1. Cas d’Ambatovy
La compagnie minière Ambatovy connue pour l’extraction de NICKEL ET COBALT dans
le gisement latérite de Moramanga est un site minier situé à 14km au Nord de Moramanga et le
site de raffinage est à Tanandava dans la ville de Toamasina. Ces deux sites sont reliés par un
pipeline de 220 km.

I.5.1.2. Le Nickel
Le nickel est un métal argenté dont le principal intérêt réside dans sa résistance à la
corrosion et à l’oxydation ainsi que sa résistance remarquable à la haute température. Le nickel est
utilisé dans des centaines de milliers de produits, dont la majorité fait partie de notre vie
quotidienne. La principale application du nickel est dans la production d’acier inoxydable, qui

11
Contexte générale sur les deux techniques de prospections

représente environ les deux tiers de la consommation de nickel dans le monde. Ambatovy produit
du nickel pur à 99,8%, niveau requis pour accéder au marché des métaux non-ferreux de Londres
(London Metal Exchange -LME). Le nickel d’Ambatovy sera préparé en briquettes d’environ 70
grammes, conditionné dans des barils de 250 kg et des sacs de 2000 kg [8].

I.5.1.3. Le Cobalt
Le cobalt est un métal de transmission avec les propriétés magnétiques semblables à ceux
du fer, il a des caractéristiques physiques de couleur grisâtre et de teinte brillante et métallique,
de plus il est disponible sous beaucoup de formes comprenant le clinquant, les morceaux, la
poudre, la tige, et le fil. Le cobalt est présent dans les météorites [9].

I.5.1.4. Le sulfate d’ammonium


Le sulfate d’ammonium, un engrais agricole est un sous-produit du procédé hydro
métallurgique utilisé par Ambatovy ; il est aussi un sel minéral inorganique, très soluble dans l’eau.
Il abaisse le pH du sol et fournit deux éléments nutritifs essentiels pour les plantes : l’azote et le
soufre. Bien que le sulfate d’ammonium soit un excellent engrais, il devrait être utilisé dans le
cadre d’un plan d’amélioration agricole complet. Pour maximiser l’effet du sulfate d’ammonium,
une combinaison avec du phosphore et du potassium est indispensable.
Ambatovy produit du sulfate d’ammonium, conditionné dans des sacs de 25 kg ou en vrac
dans un container. Le sulfate d’Ammonium d’Ambatovy est destiné à être exporté ou vendu sur le
marché domestique de manière à contribuer à la croissance de l’agriculture à Madagascar [8] .

I.5.1.5. Gisement de la mine d’Ambatovy et d’Analamay


Le gisement d’Ambatovy se situe à environ 3km du gisement d’Analamay qui se trouve
dans la région de Moramanga avec une superficie de 1600 ha et une profondeur qui varient entre
20 et 100 mètres, l’ensemble de ces deux gisements ont été classifiés l’une des plus grandes
réserves mondiales de Nickel latéritique. Il contient des ressources minérales environ de
19millions de tonnes de minerai avec une teneur de 1,1% de Nickel et de 0,1% de Cobalt, c’est la
base du projet d’extraction ces deux minerais. Les deux minerais se feront extraire en surface à
l’aide des pelles mécaniques et ensuite ils seront livrés par des camions articulés à l’usine de
préparation de minerai. La carte ci-dessous nous montrera la situation d’Ambatovy.

12
Contexte générale sur les deux techniques de prospections

Carte 1 : Production de Nickel et de Cobalt

I.6.1. Extraction des minerais à Ambatovy


Ambatovy est une société en collaboration avec le Sherritt International Corporation qui
est une société Japonaise, alors elles ont utilisé un procédé hydrométallurgie pour la production
finie du Nickel et du Cobalt et aussi du sulfate d’ammonium.
D’après les caractéristiques des minerais et des roches à extraire, ils ont trouvé que ce n’est
pas nécessaire d’utiliser un explosif pour l’abattage des minerais, alors le matériel utilisé pour
l’extraction des minerais en place s’appelle « pelles mécaniques ».
En plus les gisements peuvent atteindre jusqu'à 100 m d'épaisseur et se trouvent à quelques
mètres, à peu près 20m sous la surface. Cela permet l'extraction suivant la méthode d’abattage par
excavatrices et camions, une méthode flexible, économique pour ce type de gisement. L’extraction
elle-même se fera par succession de paliers et de pentes de manière à ce que les engins peuvent

13
Contexte générale sur les deux techniques de prospections

travailler et les camions puissent transporter les minerais, tandis que la stabilité du terrain puisse
être maintenue [9].
I.6.2. Cas de Tsimiroro
I.6.2.1. Contexte générale de TSIMIRORO
Madagascar oïl est un des blocs pétroliers à Madagascar nommés par bloc 3104 situé dans
la région de Tsimiroro dans la commune d’Ankondromena à 350km d’Antananarivo.
MADAGASCAR OIL est connu pour l’extraction de l’huile lourde. C’est une zone pétrolifère
onshore dans le bassin de MORONDAVA au Sud du champ pétrolier ultra lourd de Bemolanga et
aussi au sud de la ville de MORAFENOBE. La compagnie MADAGASCAR OIL était fondée par
Mr Sam Malin qui était le directeur général et le titulaire du champ de Tsimiroro.
I.6.2.2. La prospection pétrolière de Tsimiroro
Etymologiquement, dans l’année 2004 débute le projet de l’exploitation de l’huile lourde à
Tsimiroro, le contrat a été signé par l’Office des Mines National et industries Stratégiques
(OMNIS)
L’année 2005-2006 faisant parti dans l’analyse des données remises par l’OMNIS, constructions
des routes, des camps et des aérodromes.
L’année 2007 était la construction d‘infrastructure de production et d‘injection de vapeur puis passer
par le test de production à froid.
L’année 2008 a commencé le forage environ de 32 puits et aussi le lancement de projet de pilote de
l’injection de vapeur cyclique pour faire le test de production à chaud.
L’année 2009-2011 le promoteur a réussi 24 puits de forages et il faisait des revues sur les données
obtenues sur terrain et aussi 430 km de tomographie de résistivité électrique.

14
Contexte générale sur les deux techniques de prospections

Figure 4: Evolution de la prospection de l'huile lourde [19]


I.6.2.3. Caractéristiques géochimiques du réservoir de TSIMIRORO
I.[Link] : Cadre géologique de TSIMIRORO
La surface de TSIMIRORO se distingue comme ceci : le socle de Bongolava, Sakamena,
Isalo I et Isalo II, et le jurassique de Bemaraha. L’injection cyclique de vapeur se situe dans lsalo
II qui est composé des grès et des argiles. La carte suivante nous montre la géologie de Tsimiroro.
La carte n°2 nous montre la cadre géologique de tsimiroro.

15
Contexte générale sur les deux techniques de prospections

Jurassique

Isalo

Isalo

Sakamena

Socle

Carte 2 : Cadre geologique de Tsimiroro

[Link].2. La stratigraphie de Tsimiroro


La figure suivante nous montre la statigraphique de Tsimiroro.

16
Contexte générale sur les deux techniques de prospections

Figure 5 : Stratigraphie de Tsimiroro [11]

I.[Link]. Les caractéristiques géochimiques du réservoir du Tsimiroro.


L’origine du réservoir d’hydrocarbure de Tsimiroro est le grès d’Amboloando et d’autres
réservoirs tels que l’Isalo I et d’Ankaramenabe inferieur. Selon la structure et la formation de
Sakamena, elle est observée comme roche mère suivant les études faites par le TSIMIRORO
depuis des années comprenant le piège du SFP lequel est comme un doux anticlinal faille associer
avec la bordure du horst de Tsimiroro. Ces structures se sont produites durant la séparation du bloc
Inde-Madagascar de l’Afrique, pendant le jurassique moyen et que les activités tectoniques se sont
formées durant le début du crétacé moyen résultant des intrusions de nombreux associés avec la
séparation de l’Inde de Madagascar et c’est à ce moment que la structure géologique de Tsimiroro
était tectoniquement stable [12].

17
Contexte générale sur les deux techniques de prospections

CONCLUSION PARTIELLE
Madagascar est un pays riche en ressources minières ainsi qu’il compose plusieurs blocs
pétroliers dans ces provinces comme Ambatovy et Tsimiroro. Ce pays a une grande opportunité
pour son développement grâce à ces nombreuses ressources mais vu sa situation actuelle le
problème c’est que les citoyens Malgaches n’ont pas un accès pour l’exploitation de sous-sol à
Madagascar et ce sont les étrangers qui occupent presque les exploitations des minerais. Puisque
c’est une grande île alors il est possible d’établir la recherche des gisements minières et pétrolières
afin de pratiquer les techniques de prospections pour avoir des minerais et surtout pour avoir un
gisement exploitable.

18
CHAPITRE II: METHODES ET MATERIELS SUR LES DEUX
TECHNIQUES DE PROSPECTIONS

19
Méthodes et matériels sur les deux techniques de prospection
Pour les méthodes sur les deux techniques de prospection nous avons choisi d’étudier le
forage et le carottage en prenant des exemples d’AMBATOVY et de TSIMIRORO, c’en est une
technique valable pour les réserves pétrolières et les ressources minières.
En général le forage est une méthode qui sert à percer ou creuser un trou dans une roche ou
dans des différents matériaux sub-superficiels en utilisant la machine appelé « foreuse ».
Évidemment, cette technique est admissible dans différents secteurs comme le forage minier et le
forage pétrolier. Alors dans ce chapitre nous allons voir ces définitions et généralités sur les forages
et après les méthodes et les matériels utilisés dans chaque cas.

II.1: Le forage minier


Dans le domaine minier ou des industries minières, le forage sert pour extraire des
échantillons des roches dans le sous-sol afin de les analyser dans un laboratoire, pour pouvoir
déterminer la composition des roches, l’existence et la structure des minéraux ainsi que la structure
géologique le forage est aussi une technique essentielle pour la prospection, l’exploration et
l’exploitation minières.
II.2 : Le forage pétrolier
C’est une étape très importante dans les industries pétrolières ou les secteurs pétroliers, il
est nécessaire pour atteindre les réservoirs souterrains du pétrole ainsi que le gaz afin de passer à
leurs extractions.
II.3 : Les méthodes de forage
Les méthodes dépendent du principe des matériaux à percer, la profondeur à rechercher, la
précision requise et des coefficients spécifiques au projet. C’est une étape très utile dans les projets
scientifiques et industriels, un moyen d’obtenir des informations importantes sur le sous-sol et pour
l’extraction des échantillons pour l’analyse et aussi la possibilité de leurs utilisations.

II.3.1. Les matériels de forage


L’utilisation des équipements de forage dépend de ces différents types mais l’outil utilisé
est nommé « foreuse ». Et cet outil se distingue comme suit :
- Foreuse à rotary -
- Foreuse à carottage
- Foreuse à percussion.

20
Méthodes et matériels sur les deux techniques de prospection
Ces outils sont idéaux pour le forage. Parfois, ils sont rattachés à des camions, des
remorques en fonction de l’apposition.

II.3.2. Les tiges de forages


Les tiges de forage sont des tubes creux fondés en acier ou en aluminium, ils sont reliés par
les forets (outils de coupe spécialisés pour percer des différentes sortes de matériaux) et nécessaire
pour la descente dans le sol ou les roches. Ces matériels permettent la circulation des fluides de
forage comme l’eau et/ou les boues.

II.3.4. Le Carottage
C’est un procédé dans les explorations du pétrole, explorations géologiques et minières, il
permet donc de déterminer les échantillons appelés « carottes » qui se trouve dans le sous-sol
comme la roche, les minéraux ou différents types de matériaux qui s’y trouve afin de les analyser
au laboratoire pour faire le carottage. En effet, l’outil utilisé pour faire le carottage s’appelle « la
carotteuse ». Cette technique est très importante pour la prospection du pétrole et aussi afin
d’obtenir les informations claires sur la prospection des roches, et aussi les natures, les structures
et les caractéristiques géologiques sur les éléments à carotter.
La profondeur des trous de forage est habituellement comprise entre 2 000 et 4 000 m et
peut atteindre 6 000 m. Une fois remontée, cette carotte fournit des informations clés sur la teneur
en hydrocarbures de la roche traversée. Au cas où un gisement est atteint, le forage est arrêté. Des
explosifs sont descendus pour percer le tubage et laisser le pétrole pénétrer dans le puits et remonter
à la surface si la pression est forte. Une tête de puits est alors installée pour mesurer le débit et
évaluer la productivité du gisement. En cas de succès, d’autres forages sont réalisés pour en
confirmer le potentiel. Puis viennent les multiples études économiques pour en estimer la
rentabilité avant une décision de mise en exploitation. Lors de la prospection de nouvelles zones,
l’interprétation des données sismiques permet d’évaluer la probabilité de présence d’huile ou de
gaz. Le forage d’exploration a pour but de confirmer cette hypothèse. Par ailleurs, il a également
pour objectif de permettre l’acquisition de données utiles à une meilleure connaissance de la zone
prospectée en vue de sa possible exploitation [13].
II.3.5 : Le tubage
Le tubage désigne une opération qui consiste à mettre en place une colonne métallique
adéquatement dimensionnée sur une section d’un puits de forage. Cette colonne est constituée de

21
Méthodes et matériels sur les deux techniques de prospection
tubes métalliques assemblées bout à bout par vissage, et doit être suffisamment robuste et dense
pour servir de coffrage pour le ciment [13].
La conception d’une opération de tubage commence d’abord par l’établissement d’un
programme de construction du puits. Il s’agit de déterminer les dimensions géométriques du puits,
spécialement la profondeur d’arrêt des sections du puits, les différents diamètres de forage et de
tubage. Tout cela sera employé afin de trouver des hydrocarbures en quantité commerciale.
Le tubage d’un puit, c’est une opération de descente dans la colonne d’un tube dans le puit
avec un moindre de diamètre face au trou foré. Ce tubage est aussi nécessaire pour protéger le
collet de trou de forage s’il commence dans le mort-terrain, il peut empêcher le gravier ou le sol
de tomber dans le trou et sert de sortie d’eau.

II.4: Le carottage d’AMBATOVY


Evidemment, AMBATOVY est une compagnie minière qui a pour but de faire une
extraction des Nickels et des cobalts à MORAMANGA et les raffiner à Toamasina, alors il a ses
différentes méthodes pour l’extraction de ces minerais, mais en général le forage est l’une de ces
méthodes appliquées pour l’extraction des gisements de minerai à AMBATOVY.
Ambatovy avaient réalisés plusieurs carottages pour son extraction minière qui sont les
suivants :
- Pour le premier carottage : dix-neuf carottages ont été réalisés
- Pour le deuxième carottage : vingt carottages ont été réalisés.
- Pour le troisième carottage : vingt-un carottages ont été réalisés.
- A la fin c’est le quatrième carottage ils avaient réalisés-vingt-un carottages.
Matériels utilisés pour le carottage d’Ambatovy :
- Le premier carottage était réalisé par un outil qui est le carottier de dimension 146mm au
0.00m jusqu’à 13.00m et le carottier HQ de dimension 90mm au 13.00m jusqu’à 20.00m.
- Le deuxième carottage, le carottier utilisé était de dimension de 146mm au 0.00m jusqu’au
20.00m.

II.5: Le forage de Tsimiroro


La compagnie Mada oil avaient lancé le projet pilote d’injection de Vapeur appelés «
STEAM FLOOD PILOT PROJECT » dans l’année de 2012. Ce projet a pour but d’injecter de la
vapeur d’eau à travers les puits pour faciliter l’extraction de l’huile lourde surtout le pompage dans

22
Méthodes et matériels sur les deux techniques de prospection
les puits. Et pendant tout ce temps, ce projet de pilote inclura 9 puits d’injection de vapeur, 16 puits
de production et 3 puits d’observation. Cette technique de projet de pilote est utilisée pour faciliter
le forage des puits.
En général, cette technique de forage est nécessaire pour percer la surface terrestre du
réservoir afin d’atteindre les pièges à pétrole aussi c’est aussi une méthode qui permet d’atteindre
les roches qui contiennent évidemment des hydrocarbures dans le sous-sol comme les roches
poreuses et roches perméables. C’est pour cette raison que nous allons voir les forages exécutés
par des études à Tsimiroro.
Son premier forage avait eu lieu dans la période de 1909. C’est la première étude faite par
ce projet en sachant l’existence de l’huile lourde dans le sous-sol. Différentes compagnies de
forage ont été participé à cette étude pendant des années, les autres ont abandonné à cause de la
difficulté de la prospection de Tsimiroro et les autres ont continué jusqu’à nos jours. Et c’est à
cause de cette difficulté que le projet de l’injection de vapeur a été lancé.
La structure de TSIMIRORO proprement dite aurait environ 10 km de long sur 6 km de
large et culminerait vers CDT-1, ce forage ayant confirmé que le top gravimétrique était plus haut
que le top indiqué par l’ancienne carte structurale de SERP, et ceci à tout le niveau de la série. Sur
le flanc Ouest, la gravimétrie suggère un pendage assez doux, confirmé par les corrélations avec
BLT-1 et finalement, sa structure ressemble assez à celle de Vohidolo dans le Sud du bassin avec
entre autres points communs, l’allure très raid du flanc Est et l’épaississement considérable du
Karroo à l’Est [14]. Il y a plusieurs forages faits par des compagnies pétrolières dans cette région
comme le Forage de Marokomony et le forage de Maroboaly.

II.5.1 : Exemple : le forage MAROKOMONY


La structure était prolongée au Sud de l’axe de TSIMIRORO qui a fait déjà l’objet d’anciens
sondages de SERP.
Trois forages ont démontré qu’au niveau d’AMBOLOANDO, le point haut de la structure
se situait au top gravimétrique et non au top structural SERP. Si l’on compare MAROKO et
TSIMIRORO, on observe que CDM-1 est à 13 m plus haut que CDT-1 au niveau du toit de
l’ISALO I, mais à 20 m plus bas au toit de l’AMBOLOANDO en raison de l’épaississement du
réservoir principal en direction de TSIMIRORO [14].

23
Méthodes et matériels sur les deux techniques de prospection
II.5.2 : Exemples le forages MAROBOALY
Six forages dont le dernier seulement a été poussé jusqu’au socle, ont montré que si le
secteur de MAROBOALY correspondait bien à un horst du socle, les séries sont par contre
monoclinales, de pendage Ouest au niveau du réservoir. La structure de MAROBOALY est
différente de celle de TSIMIRORO. En effet, elle apparaît comme un horst au milieu d’une fosse
sédimentaire [14].

II.6 : Les méthodes et matériels utilisés par le forage de TSIMIRORO


Nous savons déjà que la compagnie utilise la méthode d’injection de vapeur pour
l’extraction de l’huile lourde de TSIMIRORO. Mais d’après les résultats de forage fait par la
compagnie, il y a différents types de matériel de forage de puits mais nous allons citer les matériels
utilisés pendant le forage des puits de TSIMIRORO.

II.6.1 : Les matériels spécifiques de forage par le MOSA


II.6.1.1: La boue de forage
Le premier puits était foré avec une boue bentonite classique à base d’eau douce de haute
viscosité destinée à stériliser le trou. Et la raison pour la protection du réservoir en inhibant
l’hydratation des sédiments d’argile, il était foré par une boue étend de KCl.

II.6.1.2 : Le trépan
Le trépan est un type d’outil de forage et le types de trépans qu’ils utilisaient sont les outils
à denture diamantée (PolyDiamond Cristallin : PDC) afin de déterminer la réalisation des vitesses
de forage adéquates et d’établir la durée d’exposition du réservoir au fluide de forage.

II.6.2 : Les matériels de finition de forage par MOSA


Ils ont utilisé différentes sortes de matériels pour la finition des puits de production.

II.6.2.1 : Le tubage
Dans la première section de puits, les tubages utilisés sont constitués de tubes avec des
conditions suivantes : diamètre de 7 1/4", acier K55, demi-joints et filetage Buttress.

III.6.2.2 : La crépine
La crépine a un diamètre de 5 1/2", dont les spécifications techniques sont les suivantes :
28R, 60m, 6”C, 2” SS. Et le tube de production est de 2 7/8".

24
Méthodes et matériels sur les deux techniques de prospection
III.6.2.3 : La cimentation
Le type de cimentation utilisé était le ciment thermique qui est un mélange du type
Halliburton Oil Well Service composé 50 % ciment de classe C, 50 % de Pozmix, additionné de 2
% de bentonite.

III.6.2.4 : Pompe et tiges de pompage


Ces types de pompes utilisés sont adaptés à la récupération par injection cyclique de vapeur
dans laquelle l’injection et la production ont lieu dans le même puits et en plus elles sont adéquates
à l’épanouissement de pétrole lourd dans un milieu thermique, disposé auprès de Lufkin. Suivant
les normes API, ces pompes sont de types B- 114-119-86. Et pour les tiges de pompages, ils sont
de diamètre 0 3/4". Les pompes pouvaient céder un débit de production de 150 barils/jours, avec
un temps de 4 à 5 cycles par minute.

III.7 : Le mode de fonctionnement des matériels


Les méthodes de fonctionnement s’étendent avec des répétitions des cycles comprenant deux ou
trois périodes :
➢ Une période d’injection de vapeur de 5 à 10 jours,
➢ Une période de repos de 2 à 5 jours,
➢ Une période de production de 3 à 6 mois.
Et le cycle se répète après une durée qui est en fonction du degré d’inondation du réservoir.

III.7.1 : La phase d’injection


En injectant de la vapeur d’eau surchauffée dans le réservoir, à l’aide d’un puits qui a pour
but de réduire la viscosité de l’huile en la chauffant, c’est à dire la rendre apte à s’écouler
convenablement. Mais en parallèle, la roche réservoir est également chauffée [7].

III.7.2 : La phase de fermeture


En passant à la fermeture des puits pendant quelques jours si c’est nécessaire dont l’objectif
est de laisser opérer les échanges thermiques dans le milieu souterrain entre la vapeur injectée, la
roche et les fluides de formation. En cédant son énergie, la vapeur se condense et en recevant la
chaleur, la roche et les fluides s’échauffent [7].

25
Méthodes et matériels sur les deux techniques de prospection
III.7.3 : La phase de production
Lorsque le chauffage de l’huile est suffisant, l’injection de vapeur doit cesser et le puits
sera ouvert pour procéder à la production dont la production comprend un mélange chaud d’huile
fluidisée et d’eau résultant du refroidissement de la vapeur [7].

III.7.4 : Les matériels de carottage de Tsimiroro [15]


Pour le carottage de Tsimiroro, ils ont utilisé un carottier HQ avec une profondeur
maximum de 800m. le carottier est composé de différents types de matériels qui sont :
- Pompe principale : 28MPa- 241l/min
- Pompe secondaire : 20MPa-122l/min
- Pompe auxiliaire : 21,5 MPa- 47l/min
- Refroidissement de l’huile hydraulique : air
- Débitmètre d’eau : max 6,4 MPa
- Pompe a boue hydraulique
- Débit max : 140l/mn
- Pression maximale : 7 MPa

26
Méthodes et matériels sur les deux techniques de prospection

Conclusion partielle
En conclusion, la principale différence réside dans l’objectif et la méthode. Le carottage est
principalement axé sur la récupération d’échantillons représentatifs, tandis que le forage est axé
sur la création de trous ou de puits sans nécessairement générer d’échantillons. Les deux techniques
sont essentielles dans différents contextes, en fonction des besoins spécifiques du projet.

27
CHAPITRE III : RESULTATS SUR LES DEUX TECHNIQUES DE
PROSPECTION

28
Résultats sur les deux techniques de prospection
III.1. Exemples d’interprétation de résultats de carottage
d’AMBATOVY
III.1.1. Exemples des résultats des échantillons des carottages par la compagnie
III.1.1.1. Pour le premier carottage
Ils ont observé les résultats suivants :
Dans la profondeur de 0.00 à 1.00m, le résultat a constaté l’existence des indices suivants :
- Latérite dure
- Silt argileux en couleur rougeâtre
- Des grains de quartz fin
- Des débris de racines
- Ciment faible et humide
En continuant le carottage dans la profondeur de 1.00 à 1.50 m ils ont observé les indices suivants
- Latérite très dure
- Silt argileux en couleur marron
- Des grains de quartz à fin
- Ciment faible et humide
- Dilatation lente
Ensuite dans la profondeur de 1.55 à 2.00 m ils ont trouvé :
- De latérite très dure
- Silt argileux marron
- Trace des grains de quartz fins à grossiers
- Cimentation faible et humide avec dilatation faible et des graviers qui sont un peu rond de
couleur marron blanchâtre et altéré.
En continuant dans la profondeur de 2.00 à 3.00m les indices obtenus sont :
- Le sol est résiduel et très dur
- Silt marron jaunâtre
- Une trace des grains de quartz fins à grossiers
- Cimentation faible à modérée
- Dilation lente
- Humidité
- Pas d’odeur
- Une trace de mica

29
Résultats sur les deux techniques de prospection
De 3.00 à 4.00m, ils ont trouvé les composants suivants :
- Le sol est résiduel et très dure
- De silt marron jaunâtre
- Grain de quartz et de mica
- Dilatation humide, lente, pas d’odeur
- Une structure en bloc
Dans la profondeur de 4.00 à 5.00 m ils ont obtenu :
- Le sol est résiduel et dur.
- Une partie environ de 30cm est constituée de silt, marron tacheté en jaune et rouge ayant
une trace de quartz fin et mica
- Cimentation faible à modérée
- Pas d’odeur
- Dilatation lente
- Dans la dernière partie de 9cm, ils ont constaté des minéraux noirs et carbone dont il y a
une trace de grains de quartz à fin a moyen.
- Cimentation forte à modérée
- Humide
- Pas d’odeur
- Structure en bloc
Ensuite, en continuant en creusant dans un sous-sol à profondeur de 5.00 à 6.00 m, le sol
est encore résiduel, en supposant l’existence de mica et de minéraux carbonés.
- La présence de silt marron tacheté en jaune, rouge et noir avec une trace de grain de quartz
fin
- Structure en bloc
- Cimentation faible à modéré
- Dilatation lente, humide
Dans les 7 profondeurs suivants, de 6.00 à 7.00m, de 7.00 à 8.00m et de 8.00 à 9.00 m les
indices obtenus sont les mêmes qui sont : le sol résiduel, et dur en plus les roches sont très altérées
au sol, silt sableuse marron jaunâtre, des quartz fins, présence de talc, mica, de pyroxène [16].

30
Résultats sur les deux techniques de prospection
III.1.1.2. Pour le deuxième carottage
Dans la première profondeur de 0.00 à 1.00 m les indices obtenus lors du carottage
sont :
- Latérite
- Silt argileux marron foncé - Kaolin
- Pas d’odeur
- Cimentation modérée
Et dans les profondeurs suivantes de 1.00 à 2.00m, de 2.00 à 3.00m jusqu’à la dernière
profondeur de 19.00 à 20.00 m ils ont obtenu les différentes anomalies suivantes :
- Latérite
- Silt argileux de couleur marron foncé, rougeâtre
- Kaolin
- Minéral blanc
- Cimentation modérée et forte
- Pas d’odeur
Ce sont les carottages réalisés dans le deuxième carottage [16].
III.1.1.3. Pour le troisième carottage
Dans le troisième carottage pour les deux profondeurs de 0.00 à 1.00m et de 1.00 à 2.00 m
ils ont obtenu les indices :

- Silt argileux de couleur jaune marron


- Des traces de grains de quartz à l’état moyen
- Structure en bloc
- Humide
- Cimentation faible
Et pour la suite les profondeurs de 2.00 jusqu’à 5.00 ont les mêmes indices qui sont :
- Présence d’argile compact de couleur rouge marron
- Disparition des grains de quartz
- Structure en bloc
- Humidité de sol
La profondeur de 5.00 à 7.00m, les indices obtenus sont :
- Argile de couleur jaunâtre

31
Résultats sur les deux techniques de prospection
- Roche très altérée
- Des minéraux à grains moyens
- Des traces de quartz
- Faible cimentation
- Structure en bloc
Pour la suite dans les profondeurs de 7.00 à 13.00m, les indices constatés sont :
- Argile de couleur jaunâtre
- Roche altérée avec des minéraux à grains fins à moyens
- Humidité de sous-sol
- Structure homogène
Pour la profondeur de 13.00 jusqu’à 17.00m les indices obtenus sont :
- L’existence des argiles de couleur jaunâtre avec des grains de quartz fins à grossiers
- Trace des kaolins et de matières carbones
- Humide
- Faible cimentation
- Structure en bloc
Les indices obtenus dans la profondeur de 17.00 jusqu’à la fin de la profondeur de 35.00m
sont :
- Argile de couleur jaune rougeâtre
- Disparition de trace de kaolin
- Matière carbonée
- Faible cimentation
- Structure en bloc
- Humidité

III.1.1.4. Pour le quatrième carottage


En débutant le carottage de 0.00 jusqu’à 5.00m de profondeur, les indices obtenus sont les
suivants :
- Silt sableux de couleur marron foncé avec de grains de quartz fins à moyens
- Structure en bloc
- Faible dilatation
- Pas d’odeur

32
Résultats sur les deux techniques de prospection
- Faible cimentation
- Existence de pyroxènes, mica et argile en forme de trace
Dans les profondeurs de 5.00 à 8.00m ils ont obtenu les indices suivants :
- Silt sableux de couleur gris avec des grains de quartz fin grossier
- Des traces de mica, de pyroxènes, d’argiles
- La dilatation est faible
- Humide et structure en bloc
De 8.00 à 12.00 m de profondeur on obtient des :
- Silt sableux a mica de couleur grise
- Faible cimentation
- Structure en bloc
- Faible dilatation et humide
La profondeur suivante de 12.00 à 18.00 m, les indices obtenus sont les suivants :
- Silt sableux de couleur marron avec des grains de quartz fins
- Des traces d’argiles
- Faible dilatation et cimentation et humidité
Et pour la fin, la profondeur de 18.00m à 20.00m les indices obtenus sont :
- Silt argileux de couleur marron
- Des graviers avec des grains de quartz fins
- Structure homogène
- Faible cimentation
III.2. Coupe lithologique de carottage d’Ambatovy
Une coupe lithologique de carottage de reconnaissance du terrain permette de connaître la
structure du gisement et la nature du souterrain. Ensuite elle définit les couleurs, les compositions
et autres cas particuliers des couches. Nous allons voir dans le tableau n°3 ci-dessous la coupe
lithologique du premier carottage.

33
Résultats sur les deux techniques de prospection
Tableau 3 : coupe lithologique du premier carottage [16]

D´après la lithologie, les roches sont de 2 types : les roches d´altération à savoir le silt
argileux, le silt et le silt sableux et les roches mères à savoir les pyroxénites.
Les roches d´altération sont trouvés dans la profondeur de 0.00m à 12.00m. Elles sont tendres et
ne subissent pas de phénomènes tectoniques car elles ne contiennent ni fissures ni plis. Elles
peuvent être dérivées de la roche mère mafique car on ne voit aucun signe de transport des
sédiments donc on a une roche d´altération latéritique des roches mafiques. Mais entre 12.00m à
13.00m de profondeur, on a un silt sableux ce qui signifie qu´il provient des roches acides. Il y a
donc une roche acide qui se trouve entre les roches mafiques. Il y a un changement de lithologie
entre 13.00m à 20.00m de profondeur, les roches deviennent ignées mais très altérées à un peu
altérées. On peut dire que ce sont des roches mères. Elles sont fracturées [16].
Le tableau n° 4 suivants nous présentera la coupe lithologique du deuxième carottage.

34
Résultats sur les deux techniques de prospection
Tableau 4 : coupe lithologique du quatrième forage.

Dans la profondeur 0.00m à 20.00m, il n’y a pas de changements des lithologies. Les
roches sont constituées essentiellement par des argiles. Elles peuvent provenir de l’altération des
roches basiques car il n´y a aucun signe de sédimentation et ne subissent aucun événement
tectonique, pas de fissuration, pas de faille, ni plissement. Dans le gisement d´AMBATOVY, le
nickel se concentre dans les argiles latéritiques alors, si c´est le cas, ces argiles représentent des
réserves importantes à cause de leur épaisseur qui peut dépasser de 20.00m [16].
Nous allons voir dans le tableau n°5 ci-dessous la coupe lithologique du troisième carottage

35
Résultats sur les deux techniques de prospection
Tableau 5 : coupe lithologique du troisième carottage [16].

Pour la profondeur 0.00m à 25.00m, les roches sont généralement constituées par des
argiles. Elles peuvent provenir de l´ altération des roches basiques car il n´y a aucun signe de
sédimentation et ne subissent aucun événement tectonique : pas de fissuration, pas de faille, ni
plissement. Le phénomène d’altération est important sur ce lieu car jusqu`à 25.00m on n´arrive pas
à rencontrer le bed-rock. Dans le gisement d´Ambatovy, le nickel se concentre dans les argiles
latéritiques alors, si c´est le cas ces argiles représentent des réserves importantes à cause de leurs
épaisseurs [16].
Le tableau n°6 nous permet de voir la coupe lithologique du quatrième carottage.

36
Résultats sur les deux techniques de prospection
Tableau 6 : coupe lithologique du quatrième carottage [16]

III.3. Exemples d’interprétation de résultats de puits de TSIMIRORO


L’objectif de l’étude de forage de Tsimiroro est de savoir les profondeurs et les anomalies
dans ces puits. Ainsi plusieurs études ont été déjà faites dans ce domaine, alors voici quelques
résultats de puits de pétrole obtenus par le forage de TSIMIRORO selon l’OMNIS.

III.3.1. Le puits de MAROBOALY


Les travaux dans ce puits ont débuté en 1913 jusqu’à 1919 dont la formation de l’ISALO
II jusqu’à l’ISALO I avec une profondeur de 1985.45m. Malheureusement, le résultat n’a pas
atteint l’objectif ; ainsi la finale de la profondeur atteint par ce puits est de 1985.80 m dans le socle.
Il y a d’autres résultats qui sont :

37
Résultats sur les deux techniques de prospection
• La découverte de l’huile légère dans la sakamena inferieure, en sachant que la Sakamena
était beaucoup plus épaisse.
• La stratigraphie ressemble bien avec l’affleurement et les réservoirs étaient envahis d’eau
douce à facies d’Isalo.
• Reconnaissance de bitume dans l’Isalo II

• Et la sakamena moyenne forme une bonne couverture

III.3.2. Le puits de Tsimiroro-folakara


Ce puit avait commencé en 1959, dont la profondeur finale est de 450 m au toit d’Isalo I et
le résultat a confirmé l’existence des Indices d’huile, de bitume, et traces de gaz et aussi la présence
d’un point haut structural grâce au forage [14].
III.3.3. Le puits Ambohidranomora
Le résultat dans ce puits a confirmé que sa profondeur est de 450m en rencontrant des
indices de bitume sur le côté d’Isalo I et d’Isalo II puisque le puit se situe à 2km à l’ouest de
l’ancien puits de Tsimiroro [14].

III.3.4. Le puits Marokomony


Les travaux de puits a commencé dans l’Isalo II et s’est terminé à l’Isalo I. Et le résultat a
confirmé deux puits qui indiquent la structure gravimétrique mais pas la carte structurale de SERP.
On trouve aussi des traces des gaz, des indices de bitume (plus ou moins) visqueux [14].

III.3.5. Le puits de Belinta


Le puit de Belinta se compose de trois puits [14] :
• Le puit de BELINTA I

• Le puit de BELINTA II

• Le puit de BELINTA III


III.1.5.1. Le puits de Belinta I
Le résultat de forage n’avait donné aucun indice ni d’hydrocarbures ni d’anomalies mais
sa profondeur finale était de 2529 m [14].

III.3.5.2 : Le puits de Belinta II


Il se situait à 2500 m Est-Nord-Est de T1 et a rencontré les grès d’Amboloando à 64 m plus
bas [14]. Et voici quelques résultats d’après le travail de ce puits.

38
Résultats sur les deux techniques de prospection
• Sakamena supérieure avait sa profondeur finale de 2 513m.
• Des indices de bitumes
• A plus de 1666 m de socle à l’Est de Tsimiroro
• Un réservoir d’eau douce abonnée environ 1200m de profondeur.
III.3.5.3. Le puits de Belinta III
Ce puits était situé à 3km à l’Ouest de Tsimiroro et le résultat affirmait que : sa profondeur
finale atteint de 120,10m avec des réservoirs envahis d’eau douce et des indices de bitumes dans
l’ISALO II ainsi que l’Isalo I [14].
III.2. Exemple d’études de diagraphe de puits de Tsimiroro
Selon les résultats obtenus ci-dessus, il est nécessaire d’étudier le diagraphe de ces puits
pour atteindre l’objectif du forage c’est-à-dire atteindre et connaitre la profondeur du souterrain
foré et nous allons voir dans les figures suivantes l’interprétation des études de logs des puits de
Tsimiroro. Ces graphes, nous permettent de comprendre la nature des formations des puits étudiés
à partir des logs. [17]. Et nous allons prendre comme exemple le puits TW9 et TW12.

Puits TW9
Dans le puits TW9 nous allons voir dans le tableau n°7 ci-dessous ces profondeurs et
anomalies.
Tableau 7 : Résultats des profondeurs et observations de puits TW9
Profondeurs Observations
22m Anhydrite

22 à 39 m Argile, grès argileux

39 à 66m Grès argileux, calcaire, et


dolomie
66 à 122 m Roches carbonatées

122 à 135m Grès argileux et argile

137 à 177 m Argile et grès argileux

177 à 193 m Dolomie et grès argileux,


calcaire
193 à 222m Calcaire, grès couches
d’argiles
222 à 232 m Grès argileux

232 à 234 Argile

39
Résultats sur les deux techniques de prospection

Nous allons voir au-dessous les coupes lithologiques du puits TW9

Figure 6 : coupe lithologique du puits TW9 [19]

40
Résultats sur les deux techniques de prospection

Puits TW12
Tableau 8 : Résultats des profondeurs et des anomalies dans le puits TW12
Profondeurs Observations
16 à 20 m Hydrocarbure
20 à 25 m Grès argileux
25 à 29 m Argile
29 à 46 m Hydrocarbure
47m Anhydride
48 à 57 m Argile
57 à 69 m Hydrocarbure
69 à 94 m Alternance des couches épaisses,
grès argileux, dolomie, calcaire,
grès
94 à 97 m Argile
97 à 111 m Hydrocarbure
111 à 147 m Argile et hydrocarbure
147 à 152 m Grès argileux
152 à 194 m Argile, dolomie, grès argileux,
couche fine d’hydrocarbure

Et nous allons voir ci-dessous l’exemple des coupes lithologiques de puits TW12

41
Résultats sur les deux techniques de prospection

Figure 7 : Coupe lithologique du puits tw12 [19]

42
Conclusion partielle
Selon les résultats sur les deux techniques de prospections, les échantillons sont différents,
l’objectif de notre travail étant de savoir la différence entre les deux alors, les résultats affirment
déjà une différence.

43
CHAPITRE IV : COMPARAISON ENTRE LES DEUX
TECHNIQUES DE PROSPECTIONS

44
Comparaison entre les deux techniques de prospections
IV.1. La prospection minière
La prospection minière se divise en trois étapes :
- La prospection minière stratégique
- La prospection minière tactique
- La prospection minière ponctuelle
Dans ces étapes il y a différentes phases avec des coûts et des risques suivants les outils et matériels
que nous allons comparer dans le tableau n°9 ci-dessous.
Tableau 9 : comparaisons de techniques de prospections minières et pétrolière.
Techniques Phases Coût et risques Outils et matériels
de
prospection
Prospections Phase 1 : Coût : faible -La prospection au marteau -
minières Approche du Risques : très élevé La prospection géophysique
stratégiques sujet aéroportée et de surface
-La prospection géochimique à large
Phase 2 : Coût : moyen maille
prospection de Risques : très élevés -La prospection alluvionnaire à large
reconnaissance maille

Prospections Phase 3 : Coût : élevé - La prospection au marteau


minières exploration Risques : élevé -La prospection géophysique à haute
tactiques détaillée résolution
-La prospection géochimique à petite
maille équidistante
-La prospection alluvionnaire à petite
maille équidistante
-Tranchées, sondages, carottages et
forages

Prospections Phase 4 : Coût : très élevé


minières exploration Risques : moyen
ponctuelles ponctuelle
Phase 5 : étude Coût : très élevé
de faisabilité Risques : faibles
et production

45
Comparaison entre les deux techniques de prospections

IV.1. Comparaison du forage, du sondage et du carottage sur les deux techniques de


prospection
Comme nous l’avons dit auparavant que le forage, le carottage sont appliqués dans les deux
techniques de prospection mais cela dépend du type de composants, de profondeurs à prospecter.
Pour le forage des sous-sols, les matériels et les outils nécessaires pour ces deux méthodes
sont des matériels spécifiques comme la foreuse qu’on appelle une machine excavatrice ; ses coûts
dépendent de la profondeur des souterrains forés ils nécessitent aussi l’utilisation d’autres matériels
comme le carottage. Mais généralement, ces méthodes sont très coûteuses comme toutes les
techniques de reconnaissance. Elles sont toutefois, dans la quasi-totalité des cas, indispensables
pour mener à bien l’étude de sols en vue de la construction d’un ouvrage.
En effet, pour éviter les coûts très élevés, il faut bien faire l’étude de reconnaissance du sol
et la faisabilité de la production car la rentabilité dépend aussi des profondeurs des puits et des
roches. La prospection pétrolière est une activité financièrement risquée avec des investissements
très importants sans garantie de découverte d’hydrocarbures.

46
Comparaison entre les deux techniques de prospections
Pour le cas d’AMBATOVY et de TSIMIRORO.
Tableau 10 : Comparaisons d'Ambatovy et de Tsimiroro
METHODES AMBATOVY TSIMIRORO
Carottage Carottier de dimension 146mm au Un carottier HQ avec une
0.00m jusqu’à 13.00m et le profondeur maximum de 800m
carottier HQ de dimension
90mm au 13.00m jusqu’à 20.00m

Carottier de dimension 146mm au


0.00m jusqu’à 20.00m.

Forage - Boue de forage


- Trépan
- Crépine
- Tubage
- Cimentation
- Pompe et pompage

47
CHAPITRE V : DISCUSSION

48
Discussion

V.1. Interprétations de résultats


Les résultats de forage et de carottage d’Ambatovy, prouvent une grande différence entre
la prospection minière et pétrolière.
Le gisement d’extraction minière comme dans le chapitre 1, le gisement de l’extraction de
minerai est un gisement latérite. Les types de couche de ces gisements sont différents des couches
dans les réserves pétrolières ou d’autres. Selon les résultats des échantillonnages les deux gisements
sont riches en argile mais avec une différence ; selon les échantillons d’Ambatovy, le Nickel et le
cobalt sont conservés dans les argiles latérites tandis que les échantillonnages dans les réserves de
Tsimiroro sont riches en argiles, des grès et des calcaires. De plus dans la prospection d’Ambatovy,
son exploitation est à ciel ouvert donc l’exploitation est plus rentable par rapport au réservoir de
Tsimiroro il a rencontré une difficulté auparavant mais une solution est trouvée et il se déroule
mieux. Les échantillons récupérés viennent des grès du Mokara ou du Top Amboloando.
Ces échantillons n’ont pas les mêmes profondeurs mais de formation identique. Cela peut se
produire à cause d’une faille probable. Les densités API de ces puits sont similaires car la taille des
grains des grès dans le Mokara tend à être très étroite, ce qui signifie qu’ils sont capables de résister
au rinçage de l’eau et moins susceptible à la biodégradation [12].
V.2.Délimitations
Pendant l’élaboration de ce mémoire, certains documents ne sont pas disponibles à cause de
la confidentialité de la société comme les types de forage d’Ambatovy, une autre difficulté c’est de
ne pas avoir fait de descente sur terrain pour les forages donc on n’a pas vu des échantillons de
carottage mais seulement une étude bibliographique et des comparaisons avec d’autres sujets.

[Link]
A l’époque, les forages de Tsimiroro ont rencontré des difficultés, le coût est très élevé ;
mais si les travaux avaient rencontré des difficultés c’est à cause de la complexité de la structure
de Tsimiroro et des compagnies avaient abandonné le travail mais actuellement les travaux se
déroulent bien ; mais il y a un problème politique sur l’exploitation de gisement de Tsimiroro.
L’huile lourde est une grande opportunité pour Madagascar elle peut remplacer les hydrocarbures
précisément le fuel utilisé dans les secteurs énergétiques et/ou de l’électricité car les ingénieurs et
les spécialistes ont déjà essayé ce fluide pour le manque d’hydrocarbure dans les moteurs de la

49
Discussion

société de JIRAMA et c’est confirmé que ce fluide de Tsimiroro peut remplacer les hydrocarbures
utilisés dans la production d’électricité mais malheureusement l’Etat Malgache s’est opposé a
l’utilisation de l’huile lourde après son extraction alors que l'huile lourde est brûlée dans des
centrales électriques pour produire de l'électricité et de la chaleur. C'est une source d'énergie fiable
et abordable, en particulier dans les régions où d'autres sources d'énergie, comme le gaz naturel,
ne sont pas facilement disponibles, en plus l’huile lourde de Tsimororo est de bonne qualité par
rapport à celle importée de l’étranger et le composant asphalte dans l’huile lourde est un matériel
essentiel pour la construction des routes, des autoroutes et des pistes d’aéroport.
Ensuite, le carottage a un coût très élevé selon le type de carottage utilisé par Ambatovy ;
le forage de la compagnie s’est bien déroulé mais le problème est que les minerais diminuent et
cela risque d’élever le coût de forage ou entraînant ainsi une grande perte pour la compagnie ;
solution est de trouver un gisement minier dans un autre endroit parce que selon la carte de
gisement de Nickel de Madagascar il existe plusieurs gisements mais nous ne savons pas encore si
c’est exploitable ou pas. Si la compagnie a choisi ce gisement de Moramanga alors il est exploitable
et le coût est moyen. En outre, le cobalt est un composant de clé des batteries lithiumion, qui
alimentent de nombreux appareils électroniques, ainsi que les véhicules électriques et le Nickel est
aussi utilisé dans la catalyse, y compris la catalyse homogène et hétérogène, pour accélérer des
réactions chimiques. Alors que, il est important de noter que bien que le nickel et le cobalt aient de
nombreuses utilisations utiles, l'extraction de ces métaux peut avoir des conséquences
environnementales et des préoccupations liées à la chaîne d'approvisionnement, en particulier en
ce qui concerne les conditions de travail dans les mines de cobalt en Afrique. Les efforts sont en
cours pour rendre l'extraction et l'utilisation de ces métaux plus durables et éthiques.
Par conséquent, Madagascar est un pays riche en ressource minière mais malgré la
discipline de l’Etat Malgache presque toutes les zones minières et les blocs pétroliers sont interdit
à l’exploitation surtout pour les sociétés Malgache, la plupart des compagnies qui exploitent les
gisements miniers et les gisements pétroliers appartiennent à des étrangers. Et les produits exploités
sont tous exportés à l’étranger même s’ils savent que cette richesse est une grande opportunité pour
le développement de Madagascar, il suffit donc de mettre en place un cadre pour que les malgaches
puissent pratiquer ces exploitations. Le problème existe aussi dans les régions de l’île où il y a des
« Fady » et cela complique l’exploitation des ressources minières.

50
Discussion

Une analyse faciale calibrée par carottage sur le terrain est très importante pour les raisons
suivantes. La porosité et la perméabilité codée par lithofacies en associations de facies sont une
partie très importante d’une sédimentologie, démontrant une relation étroite entre la qualité du
réservoir et les facies sédimentaires. Pour une recherche approfondie, il faut faire l’incorporation
entre les résultats de forage et d’autres études pour avoir des résultats plus précis à la réalité.
Le pétrole et la mine sont une richesse qui pourrait apporter le développement pour
Madagascar surtout sur le plan économique alors, il faut exploiter le plus possible pour pouvoir
faire de découverte sur des réservoirs pétroliers et miniers. Pour le cas de Tsimiroro, le problème
est que la prospection de l’huile lourde est faible, mais cela a permis d'utiliser des techniques
d'extraction de pétrole lourd prouvées. Grâce aux essais sur le terrain des techniques de
récupération thermique, les opérations pilotes ont apporté la confiance dans les projections à long
terme qui ont permis d'établir la commercialité du développement des ressources en hydrocarbures
contenues dans le bloc 3104 [18]. Et en ce moment, la compagnie Mada oil tente de faire une
extraction de 10000 barils par jour et le projet d’extraction et de distribution continue et évolue ils
ont nommé un australien appelé Scott Reid comme directeur général de la compagnie pour
développer leurs projets. En ce moment même, la compagnie veut faire des forages pour 16 puits
de productions et de 9 puits pour l’injections de vapeur.

51
CONCLUSION GENERALE
Les techniques de prospection sont des méthodes utilisées pour prospecter des gisements.
Notre travail s’est basé sur la comparaison de la technique de prospection minière et pétrolière.
Ces deux techniques ont leurs méthodes particulières mais l’objectif est commun, c’est d’avoir un
gisement exploitable et bénéfique.
Pour la prospection minière, nous obtenons un gisement minier en trouvant ses
profondeurs et ses différentes couches, ainsi nous obtenons des gisements exploitables, des puits
et différentes couches suivies de leurs profondeurs grâce au forage et ses différentes méthodes.
Mais il existe des distinctions entre les deux techniques de prospection qui sont les types de
gisements obtenus, leurs outils et la nature de leurs champs pour pratiquer les forages et les
carottages.
Selon le cas de Madagascar, en prenant le cas de Tsimiroro, pour l’extraction de l’huile
lourde, les méthodes utilisées sont plus avantageuses que les autres méthodes pour le forage, elles
facilitent l’extraction de l’huile lourde. L’extraction de Nickel et Cobalt est aussi nécessaire en
voyant les résultats, des milliers des minerais ont techniquement des avantages pour valoriser les
industries minières, nous retrouvons une partie de ces deux éléments dans presque tout notre besoin
dans la vie quotidienne, de même pour l’huile lourde qui est une grande solution pour la crise
énergétique à Madagascar.
Le monde ne peut se passer de l’utilisation de pétrole ; nos besoins alimentaires,
ménagères, des médicaments sont tous à la base du pétrole c’est pour cette raison que nous avons
choisi le titre de ce mémoire afin d’améliorer les prospections minières et pétrolières
particulièrement à Madagascar.
Plusieurs avantages sont obtenus par l’étude de la valorisation de l’huile lourde, selon un
mémoire d’ingénieur : l’huile lourde est une des matières premières utilisées et mélangées avec
d’autres matières premières pour construire des routes.
Et les résultats des études sur ce travail ont prouvé des différences entre les deux
techniques de prospection ainsi que leurs méthodes. Les couches, les roches, les gisements, les
outils et les matériels sont tous différents. Mais, est-ce qu’on peut faire une étude de valorisation
entre ces deux techniques de prospection minières et pétrolières ?

52
TABLE DES MATIERES CHAPITRE I : CONTEXTE SUR LA TECHNIQUE DE
PROSPECTION MINIERE ETPETROLIERE.......................................................... 2
I. 1. CONTEXTE GÉNÉRALE SUR LA PROSPECTION MINIÈRE ...................................3
I.1.1. HISTORIQUES .......................................................................................................... 3
I.2. NOTIONS ET TERMINOLOGIE SUR LA PROSPECTION MINIÈRE .......................3
I.2.1. MINERAL ................................................................................................................. 3
I.2.2. MINERAIS ................................................................................................................ 3
I.2.3 : SUBSTANCES UTILES .............................................................................................. 3
I.2.3.1 : Différents types des substances utiles ............................................................ 3
Les différents types de substances utiles sont ............................................................. 3
I.2.4. SUBSTANCES MINIERES ........................................................................................... 4
I.2.5. COMPOSANTES DES SUBSTANCES MINIERES ............................................................ 4
I.3. UN GISEMENT MINIER ................................................................................................. 4
I.3.1. Résidus miniers ............................................................................................... 4
I.3.2. NOTION DU CLARKE ................................................................................................ 4
[Link] GENERAL SUR LA PROSPECTION PETROLIERE ...............................5
I.4.1. LA DECOUVERTE DE PETROLE ................................................................................. 5
I.4.2. DEFINITION DE PETROLE ......................................................................................... 6
I.4.3. ORIGINE ET FORMATION DU PETROLE ...................................................................... 6
I.4.4. FORMATION DU KEROGENE EN PETROLE ................................................................. 7
I.4.4.1. LE SYSTEME PETROLIER .......................................................................... 7
I.[Link]. La roche mère ........................................................................................... 7
I.[Link]. La roche réservoir ......................................................................................... 8
I.[Link]. La roche couverture ...................................................................................... 8
I.[Link]. La migration ............................................................................................. 9
I.[Link]. Les différents types de migrations pétrolières.............................................. 9
I.[Link].1. La migration primaire ............................................................................ 9
I.[Link].2. La migration secondaire ........................................................................ 9
I.4.5. LES TYPES DE PIÈGES PÉTROLIER ...........................................................................9
I.4.5.1. Pièges structuraux ......................................................................................... 10
I.4.5.2. Pièges stratigraphiques .................................................................................. 10
I.4.5.3. Pièges mixtes ................................................................................................. 10
[Link] DE CAS : AMBATOVY ET TSIMIRORO .........................................................11
I.5.1. CAS D’AMBATOVY ................................................................................................ 11
I.5.1.2. Le Nickel ....................................................................................................... 11
I.5.1.3. Le Cobalt ....................................................................................................... 12
I.5.1.4. Le sulfate d’ammonium ................................................................................ 12
I
I.5.1.5. Gisement de la mine d’Ambatovy et d’Analamay ........................................ 12
I.6.1. Extraction des minerais à Ambatovy ............................................................... 13
I.6.2. CAS DE TSIMIRORO ......................................................................................................14
I.6.2.1. Contexte générale de TSIMIRORO .......................................................... 14
I.6.2.2. La prospection pétrolière de Tsimiroro ......................................................... 14
I.6.2.3. CARACTÉRISTIQUES GÉOCHIMIQUES DU RÉSERVOIR DE TSIMIRORO 15
CONCLUSION PARTIELLE ....................................................................................... 17
CHAPITRE II : METHODES ET MATERIELS SUR LES DEUX TECHNIQUES DE
PROSPECTIONS ................................................................. 19
II.1: LE FORAGE MINIER ................................................................................................. 19
II.2 : LE FORAGE PETROLIER ........................................................................................... 19
II.3 : LES METHODES DE FORAGE .................................................................................... 19
II.3.1. Les matériels de forage ............................................................................... 19
II.3.2. Les tiges de forages ..................................................................................... 20
II.3.4. Le Carottage ................................................................................................ 20
II.3.5 : Le tubage .................................................................................................... 20
II.4: LE CAROTTAGE D’AMBATOVY ........................................................................... 21
II.5: LE FORAGE DE TSIMIRORO ...................................................................................... 21
II.5.1 : Exemple le forage MAROKOMONY ........................................................... 22
II.5.2 : Exemples le forages MAROBOALY ............................................................ 23
II.6 : LES METHODES ET MATERIELS UTILISES PAR LE FORAGE DE TSIMIRORO ........... 23
II.6.1 : LES MATERIELS SPECIFIQUES DE FORAGE PAR LE MOSA .................................... 23
II.6.1.1: La boue de forage ........................................................................................ 23
II.6.1.2 : Le trépan ..................................................................................................... 23
II.6.2 : LES MATERIELS DE FINITION DE FORAGE PAR MOSA ......................................... 23
II.6.2.1 : Le tubage ..................................................................................................... 23
III.6.2.2 : La crépine .................................................................................................. 23
III.6.2.3 : La cimentation ........................................................................................... 24
III.6.2.4 : Pompe et tiges de pompage ....................................................................... 24
III.7 : LE MODE DE FONCTIONNEMENT DES MATERIELS .................................................. 24
III.7.1 : La phase d’injection ..................................................................................... 24
III.7.2 : La phase de fermeture .................................................................................. 24
III.7.3 : La phase de production ................................................................................. 25
CONCLUSION PARTIELLE ...................................................................................................26
CHAPITRE III : RESULTATS SUR LES DEUX TECHNIQUES DE PROSPECTION .27
III.1. EXEMPLES D’INTERPRÉTATION DE RÉSULTATS DE CAROTTAGE
D’AMBATOVY...........................................................................................................................28
III.1.1. EXEMPLES DES RESULTATS DES ECHANTILLONS DES CAROTTAGES PAR LA
COMPAGNIE ................................................................................................................................ 28
III.1.1.1. Pour le premier carottage ............................................................................ 28
II
III.1.1.2. Pour le deuxième carottage......................................................................... 30
III.1.1.3. Pour le troisième carottage ......................................................................... 30
III.1.1.4. Pour le quatrième carottage ........................................................................ 31
III.2. COUPE LITHOLOGIQUE DE CAROTTAGE D’AMBATOVY .......................................... 32
III.3. EXEMPLES D’INTERPRÉTATION DE RÉSULTATS DE PUITS DE TSIMIRORO
.......................................................................................................................................................37
III.3.1. LE PUITS DE MAROBOALY ............................................................................. 37
III.3.2. LE PUITS DE TSIMIRORO-FOLAKARA ................................................................... 37
III.3.3. LE PUITS AMBOHIDRANOMORA .......................................................................... 37
III.3.4. LE PUITS MAROKOMONY .................................................................................... 37
III.3.5. LE PUITS DE BELINTA ......................................................................................... 37
III.1.5.1. Le puits de Belinta I ................................................................................ 38
III.3.5.2 : Le puits de Belinta II ............................................................................. 38
III.3.5.3. Le puits de Belinta III ............................................................................. 38
III.2. EXEMPLE D’ÉTUDES DE DIAGRAPHE DE PUITS DE TSIMIRORO .................38
PUITS TW9 .....................................................................................................................39
PUITS TW12 ...................................................................................................................41
CONCLUSION PARTIELLE ................................................................................................ 43
CHAPITRE IV : COMPARAISON ENTRE LES DEUX TECHNIQUES DE
PROSPECTIONS .......................................................................................................................44
IV.1. LA PROSPECTION MINIERE ..................................................................................... 45
IV.1. Comparaison pour le forage, le sondage et le carottage sur les deux techniques
de prospections ...................................................................................................................... 46
CHAPITRE V : DISCUSSION ..................................................................................................48
V.1. INTERPRETATIONS DE RESULTATS .......................................................................... 49
[Link] ....................................................................................................... 49
[Link] ...............................................................................................49
CONCLUSION GENERALE ....................................................................................................52
TABLE DES MATIERES ........................................................................................................... I
BIBLIOGRAPHIE ET WEBOGRAPHIE ...............................................................................IV
ANNEXE 1 .................................................................................................................................VII
ANNEXE 2 ...............................................................................................................................VIII

III
Bibliographie et Webographie

[1] La prospection minière contributeur de :


[Link]/personnel/bourque/s3/[Link]é le 16 Juillet 2023.

[2] La découverte du pétrole contributeur


[Link]
pennsylvania-this-day-1859. Consulté le 3 juillet 2023.

[3] Olivier. LAVOISY, « premier puits de pétrole, »


[Link] Consulté le 2023
jullet 24.

[4] Claude Preptit 2022 « Geominergie » Revue d'informations du bureau des Mines et
de l'energie (BME),

[5] « Connaissance energie, » contributeur de : [Link].


Consulté le 14 juin 2023.

[6] « Combustible fossile, ». Contributeur de :


[Link]
pennsylvania-this-day-1859. Consulté le 16juillet 2023

[7] RATSIMBAZAFY, N. M., 2016 « Relations entre les techniques de complétion et le


volume de production pour un projet d’extraction d’huile lourde par injection de
vapeur », Mémoire de fin d'étude, Ingénierie Pétrolière, Ecole Supérieure
Polytechnique d'Antananarivo, Université d'Antananarivo, Madagascar.
[Link]

[8] RAKOTOMAVONIRINA,Ravo M., 2015 « Intérêts Pedagogiques du Gisement De


Nickel et Cobalt à Ambatovy Moramanga », Mémoire de certificat d’aptitude
pédagogique, Département de da Formation Initiale Scientifique, Ecole Normale
Supérieure, Université d'Antananarivo, Madagascar,
[Link]
.

[9] ZO, MAMITIANA, R. E.,2017 « Etude sur la méthode d’exploitation d’Ambatovy et


l’impact socio-économique du projet d’exploitation ». Mémoire de licence,
Ingénierie Minière, Ecole Supérieure Polytechnique d'Antananarivo, Université
d'Antananarivo, Madagascar, [Link]
[Link]/pdfs/zoMamitianaRabotoE_ESPA_Lic_17.pdf
[10] Madagascar [Link] de : [Link]

IV
[11] RATIARISON, M., 2014 « Variation geochimique laterale et Verticale de l'huile
lourde », Mémoire de master, Département Ingénierie Pétrolière, Ecole Supérieure
Polytechnique d'Antananarivo, Université d'Antananarivo, Madagascar,
[Link]

[12] RAFARALAHY, J.V.,2015 « Détermination des Points de Forage de


Reconnaissance d'Exploration Petroliere dans le Bassin Sedimentaire de Mahajanga
», Departement des Mines, Ecole Supérieure Polytéchnique d'Antananarivo,
Université d'Antananarivo, Madagascar,
[Link]

[13] RAKOTOMALALA, T.L,2018 « l’Evolution de l'Exploration de Tsimiroro»,


Mémoire de Master, Ingénierie Minière, Ecole Supérieure Polytéchnique
d'Antananarivo Université d'Antananarivo», Madagascar ,
[Link]

[14] OMNIS contributeur de : [Link] consulté le 13 setpembre 2023

[15] Lala Harimanan,F. « Analyse des Résultats de Sondages Realisées à Ambatovy».


Mémoire de Maitrise des Sciences et Techniques en Géophysique Appliquée, Mines
et Environnements, Département de Physique, Université d'Antananarivo,
Madagascar, [Link]

[16] E. A. MALIK, 2014 « Modelisation et Mise au point d'un code multiphsaique pour
les ecoulements en milieu poreux : application au gisment petrolier de Tsimiroro»,
Thèse en vue de l'obtention de Grade de Docteur en Physique, Spécialité :
Energétique, Faculté des Sciences Ecole Doctorale de Physique et Application,
Universitéd'Antananarivo,Madagascar
[Link]

[17] ANDRIANONY, T. 2014, « Interpretations Des Diagraphes Nucleaires Des Puits


Tw Des Zones De Tsimiroro », Mémoire de fin d'étude en vue de l'obtention de
diplôme de l'ingénieur de pétrole. Ecole Supérieure Polytechnique d'Antananarivo,
Département Pétrole, Université d'Antananarivo, Madagascar.
[Link]

[18] ANDRIANTSIMANIRY, V.N, 2018 « Evolution De L’exploitation Petroliere A


Tsimiroro Et Aspect Environnemental » : cas de MADAGASCAR OIL, Mémoire de
de Master, Genie Minier, Institut d’Enseignement Supérieur Antsirabe –
Vakinankaratra, Université d'Antananarivo, Madagascar.
[Link]

V
ANNEXE 1
Essai pénétromètre dynamique
Le pénétromètre dynamique permet la détermination de la résistance mécanique d’un sol.
L’essai consiste à faire pénétrer dans le sol par battage une pointe métallique de section déterminée,
portée par un train de tiges et à mesurer l’énergie nécessaire à leur enfoncement sur une profondeur
déterminée.

La figure du pénétromètre dynamique, il est utilisé pour la pénétration dynamique


principalement dans les sols pulvérulents. De plus, Il permet de définir l’homogénéité d’un site et
la cote du substratum. Il s’agit d’un essai de reconnaissance que l’on ne doit utiliser que pour avoir
une idée qualitative de la succession des couches. La figure ci-dessous nous présentera cet
appareillage.

VI
ANNEXE 2
Essai de pénétration S.P.T
L'essai de Pénétration Standard fut développé aux Etats-Unis, il y a de cela une trentaine
d'années, par le Raymond Concrete, Pile Company et a connu, grâce que lui porte Terzaghi, un
essor considérable en Amérique, au Canada et en Angleterre où il constitue un chapitre
important dans tout programme de forage et de reconnaissance géotechnique.
Le S.P.T. est un essai de pénétration dynamique. Il est réalisé à l'intérieur d'un forage. Il
permet de déterminer la résistance à la pénétration, dans les terrains essentiellement sableux, d'un
tube échantillonneur fendu, enfoncé par battage dans un forage. Il permet d'obtenir des
échantillons remaniés indicatifs des couches traversées pour examen visuel et essais
d'identification. L'essai consiste à compter le nombre de coups N nécessaires à l'enfoncement
d'un carottier donné d'une profondeur 30cm sous une énergie de percussion connue. La figure ci-
dessous nous montrera le S.P.T. à carottier.

VII
Titre du mémoire : Comparaison de la technique de prospection minière et pétrolière
Nombres de pages : 52 pages
Nombres de tableaux :10
Nombres des figures :8
Famintinana
Dingana iray lehibe ny teknika ny fikarohana eo amin'ny fanatanterahana ny fikarohana sy/na
fitrandrahana ny solika na ireo karazana harena an-kibon’ny tany ; izany no antony hanaovana ny
fampitahana mba hahafantarana ny fahasamihafana misy eo amin'ireo teknika fikarohana roa ireo ary
halalana ny olana mety hisy. Hita tamin’ny fomba sy ny fitaovana ary ny vokatra izany fahasamihafàna
izany, ka vahaolana ho an’i Madagasikara ny teknika ny fikarohana, indrindra i TSIMIRORO izay manome
tombony lehibe amin’ny fitrandrahana menaka mavesatra ary AMBATOVY amin’ny fitrandrahana
‘Nickel sy Cobalt’.
Teny manan-danja: fikarohana, teknika, fitrandrahana, fanodinana
Résumé
La technique de prospection est une grande étape pour faire des explorations et/ou exploitations
dans le cas pétrolier ou minier ; c’est pour cette raison qu’il est nécessaire de faire des comparaisons pour
connaître les différences entre les deux techniques de prospections afin de résoudre les difficultés
rencontrées. Ces différences ont été trouvées dans les méthodes, les outils et les résultats, Ainsi, la technique
de prospection est une solution pour Madagascar particulièrement dans le cas de TSIMIRORO qui offre un
grand avantage par son extraction d’huile lourde et dans le cas d’AMBATOVY par l’extraction de Nickel
et de Cobalt.
Mots clés : forage, technique, extraction, valorisation

Abstract
The prospecting technique is a major step in carrying out explorations and/or exploitation in the
case of oil or mining; it is for this reason that it is necessary to make comparisons to know the differences
between the two prospecting techniques in order to resolve the difficulties encountered. These differences
were found in the methods, tools and results. Thus, the prospecting technique is a solution for Madagascar
particularly in the case of TSIMIRORO which offers a great advantage by its extraction of heavy oil and
in the case of AMBATOVY by the extraction of Nickel and Cobalt.
Keywords : drilling, technique, extraction, valorisation
Rapporteur: Dr ANDRIAMIFIDISOA Miadana Vololomihaja,
Auteur: RAZAFITSOLOFO Felantsoa Mariane
Adresse: Lot GI 11 Soamanandrariny
Téléphone : 0345364129
E-mail : felantsoarazafitso@[Link]

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