Intégration
Intégration
Montrer que
Z b Z b
Exercice 41 [ 01983 ] [correction] a+b
xf (x) dx = f (x) dx
Calculer les intégrales suivantes via un changement de variable adéquat : a 2 a
Z e Z e Z 1
dt dt dt
a) b) √ c)
1 t + t(ln t)2 1 t ln t + 1 0 et +1 Exercice 46 [ 00188 ] [correction]
a) Soit f ∈ C ([0, 1] , R). Etablir
Z π Z π
Exercice 42 [ 00260 ] [correction] π
tf (sin t) dt = f (sin t) dt
Calculer les intégrales suivantes via un changement de variable adéquat 0 2 0
Z 1 Z 1 Z 2
p p ln t b) En déduire la valeur de
a) 1 − t2 dt b) t2 1 − t2 dt c) √ dt
0 0 1 t π
x sin2n (x)
Z
In = dx
0 sin2n (x) + cos2n (x)
Exercice 43 [ 01984 ] [correction]
a) Observer
π/4 π/4
Exercice 47 [ 03337 ] [correction]
Z Z π
ln(cos t) dt = ln cos − t dt a) Etudier les variations de la fonction x 7→ 3x2 − 2x3 .
0 0 4
b) Soit f : [0, 1] → R continue. Montrer
b) En déduire
Z π/4 Z 3/2 Z 1
ln(1 + tan t) dt 2
f (3x − 2x ) dx = 2 3
f (3x2 − 2x3 ) dx
0 −1/2 0
Fonction dont la variable est borne d’intégration a) Montrer que f est dérivable et que
Z x
Exercice 49 [ 01987 ] [correction] f 0 (x) = cos(t − x)g(t) dt
Soit f : R → R une fonction continue. 0
Justifier que les fonctions g : R → R suivantes sont de classe C 1 et exprimer leur b) Montrer que f est solution de l’équation différentielle y 00 + y = g(x).
dérivée : c) Achever la résolution de cette équation différentielle.
Z x2 Z x Z x
a) g(x) = f (t) dt b) g(x) = x f (t) dt c) g(x) = f (t + x) dt
2x 0 0
Exercice 53 [ 01991 ] [correction]
Soient f : R → R de classe C 1 et F : R? → R définie par
Exercice 50 [ 01988 ] [correction] Z x
Soit ϕ : R → R la fonction définie par : 1
∀x 6= 0, F (x) = f (t) dt
sht 2x −x
ϕ(t) = pour t 6= 0 et ϕ(0) = 1
t a) Montrer que F peut être prolongée par continuité en 0. On effectue ce
Soit f : R → R définie par : prolongement.
Z 2x
b) Montrer que F est dérivable sur R? et exprimer F 0 (x) à l’aide d’une intégrale
f (x) = ϕ(t) dt c) Montrer que F est dérivable en 0 et observer F 0 (0) = 0.
x
Exercice 56 [ 00057 ] [correction] Suite dont le terme général est défini par une
Soit f ∈ C 1 ([0, 1] , R) avec f (0) = 0.
a) Montrer que
intégrale
Z 1
1 1 0 2
Z
2
f (t) dt 6 f (t) dt Exercice 59 [ 01994 ] [correction]
0 2 0 Pour p et q entiers naturels, on pose :
b) Si f (1) = 0, améliorer l’inégalité obtenue en a). Z b
Ip,q = (t − a)p (b − t)q dt
a
Exercice 57 [ 03183 ] [correction] a) Former une relation de récurrence liant Ip,q et Ip+1,q−1 .
a) Déterminer le domaine définition ∆ = Df de la fonction f qui à x réel associe : b) Donner une expression de Ip,q à l’aide de factoriels.
Z x+1
t
f (x) = √ dt Exercice 60 [ 01997 ] [correction]
x t3 +1
[Intégrales de Wallis]
b) Déterminer la limite puis un équivalent simple de f (x) lorsque x tend vers +∞. Pour n ∈ N, on pose
Z π/2
c) Avec le logiciel de calcul formel, déterminer les développements asymptotiques In = sinn t dt
1
en +∞ jusqu’au terme o x7/2 de la fonction 0
R π/2 n
Z x+1
a) Montrer que In = 0 cos t dt et In > 0
dt b) Montrer que pour tout n ∈ N, on a
x 7→ √
x t
n+1
In+2 = In
puis de f . n+2
Démontrer l’existence de ce développement asymptotique de f (x) en s’aidant du
logiciel pour les calculs d’intégrales nécessaires. c) Donner une expression de In à l’aide de factoriels en distinguant les cas n = 2p
d) Etudier les variations de f sur ∆. et n = 2p + 1.
e) Avec le logiciel de calcul formel, donner une valeur approchée du maximum de d) Etablir que pour tout n ∈ N,
f sur ∆ et de son abscisse. Visualiser le tracé du graphe de f . π
(n + 1)In+1 In = et In+2 6 In+1 6 In
2
e) Déterminer un équivalent de In .
Exercice 58 [ 03380 ] [correction]
Soit f : [0, 1] → R continue vérifiant
Exercice 61 [ 01992 ] [correction]
1
On pose, pour n ∈ N
Z
f (t) dt = 0 Z 1
(1 − x)n x
0 In = e dx
0 n!
Montrer qu’il existe x ∈ ]0, 1[ vérifiant
a) Montrer que la suite (In ) tend vers 0.
Z x b) Montrer que
tf (t) dt = 0 1
0
In = + In+1
(n + 1)!
Exercice 68 [correction]
[ 02785 ]
1/n
n n 1/n
Exercice 64 [ 01996 ] [correction]
1 + nk k
Q Q
Pour n ∈ N, on pose Etudier les limites de et de 1+ n2 .
Z 1 k=1 k=1
dx
un =
0 1 + xn
Exercice 69 [ 02786 ] [correction]
a) Calculer u0 , u1 , u2 .
Calculer les limites de
b) Montrer que (un ) est une suite strictement croissante.
n n
c) Montrer que un → 1. X k k X 1
sin sin et sin2 √
d) Etablir n n2 k +n
Z 1 n k=1 k=1
1 1
Z
x dx ln 2
∀n ∈ N? , n
= − ln(1 + xn ) dx lorsque n → +∞.
0 1 + x n n 0
Exercice 70 [correction]
[ 02787 ] Formules de Taylor
n
sin(kx)
Si n ∈ N? et x ∈ R, soit fn (x) =
P
k .
k=1 Exercice 75 [ 02000 ] [correction]
Soit xn le plus petit réel strictement positif en lequel fn atteint un maximum Soit g : [0, 1] → R une fonction continue.
local. Calculer lim fn (xn ). Déterminer les fonctions f : [0, 1] → R, deux fois dérivables, telles que
f (0) = f (1) = 0 et f 00 = g
Exercice 71 [ 02823 ] [correction]
Soient f : R → R convexe, a, b réels avec a < b, g : [a, b] → R continue. Montrer
que Exercice 76 [ 02001 ] [correction]
Montrer que pour tout n ∈ N et tout x ∈ R
Z b ! Z b
1 1
f g(t) dt 6 f (g(t)) dt
b−a a b−a a n
X xk |x|
n+1
e|x|
ex − 6
k! (n + 1)!
k=0
Exercice 6 : [énoncé] c)
L’intégrale est bien définie et détermine la primitive s’annulant en 0 de la fonction Z 1/2
dt 1/2 π
continue √ = [arcsin t]0 =
1 0 1−t 2 6
x 7→
3 + cos2 x
Notons F cette primitive.
Pour calculer, l’intégrale on est tenté de procéder au changement de variable Exercice 8 : [énoncé]
u = tan t mais celui-ci n’est possible que pour x ∈ ]−π/2, π/2[ et alors a) En linéarisant
Z tan x √ Z 2π Z 2π
1 + cos 2t
t sin 2t
2π
du 1 3 2
cos t dt = dt = + =π
F (x) = = √ arctan tan x 2 2 4
0 (4 + 3u2 ) 2 3 2 0 0 0
Par continuité b) On connaît une primitive du logarithme ou l’on intègre par parties
π π
F (π/2) = √ et F (−π/2) = − √
4 3 4 3
Z 2
2
ln t dt = [t ln t − t]1 = 2 ln 2 − 1
Puisque la fonction intégrée est π-périodique, on a 1
√
F (x + π) − F (x) = C te c) On reconnaît une forme u0 / u
avec
Z 1
t hp i1 √
te π √ dt = 1 + t2 = 2 − 1
C = F (π/2) − F (−π/2) = √ 0 1 + t2 0
2 3
On peut alors calculer F (x) en commençant par déterminer k ∈ Z tel que
Si m 6= n, en exploitant
Exercice 7 : [énoncé]
1
Dans chaque cas la détermination d’une primitive est (assez) immédiate cos(mt) cos(nt) = (cos(m + n)t + cos(m − n)t)
a) 2
Z 2 2
dt 1 1 on obtient
2
= − =
1 t t 1 2 2π 2π
1 2π 1 2π [sin(m − n)t]0
Z Z
[sin(m + n)t]0
b) Im,n = cos(m + n)t dt+ cos(m − n)t dt = + =
Z 1
2 0 2 0 2(m + n) 2(m − n)
dt 1 π
= [arctan t]0 =
0 1 + t2 4
1 π
Pour√ λ 6= 0, on peut directement calculer l’intégrale en reconnaissant une former
−2 u0 / u. On obtient
Z Z
2 iθ iθ
Q(t) dt = et Q(e )e dθ =
−1 n + 1 0 i(n + 1) Z π
1 hp iπ |1 + λ| − |1 − λ|
fλ (x) dx = 1 − 2λ cos x + λ2 =
et la relation voulue est encore vérifiée. 0 λ 0 λ
Une alternative plus courte, mais moins élémentaire consister à exploiter que la Pour |λ| < 1,
forme différentielle Z π
fλ (x) dx = 2
0
ω(x, y) = Q(z) dz = Q(x + iy) (dx + i dy)
Pour |λ| > 1, Z π
est exacte et que donc son intégrale curviligne le long d’un pourtour fermée est 2
fλ (x) dx =
nulle. 0 |λ|
Exercice 12 : [énoncé]
Exercice 11 : [énoncé] Supposons
a) On peut écrire Z c Z b
1 1
f> f
c−a a b−c c
1 − 2λ cos x + λ2 = (λ − cos x)2 + sin2 x
On a alors
2
et par conséquent 1 − 2λ cos x + λ > 0 pour tout x ∈ R car |λ| = 6 1. Z b Z c Z b Z c
b−c
Z c
b−a
Z c
La fonction fλ est donc définie sur R. Elle est de classe C ∞ , 2π-périodique et f= f+ f6 f+ f= f
a a c a c−a a c−a a
impaire. Nous limitons son étude à l’intervalle [0, π].
Le cas λ = 0 est immédiat puisque f0 (x) = sin x. On suppose dans la suite λ 6= 0. Le cas Z c Z b
On a 1 1
f< f
cos x(1 − 2λ cos x + λ2 ) − λ sin2 x c−a a b−c c
fλ0 (x) = 3/2
(1 − 2λ cos x + λ2 ) est semblable et on peut conclure.
Exercice 17 : [énoncé]
Exercice 15 : [énoncé] La fonction ϕ : t 7→ f (t) − t est définie, continue sur [0, 1] et
Montrons que l’égalité proposée a lieu si, et seulement si, la fonction f est de Z 1 Z 1
1
signe constant ϕ(t)dt = f (t) dt − =0
0 0 2
Si f est positive alors |f | = f et donc l’égalité a lieu.
Si f est négative alors |f | = −f et à nouveau l’égalité a lieu. donc ϕ s’annule.
Inversement, supposons
Z b Z b
f = |f |
a a Exercice 18 : [énoncé]
Rb Posons Z b
Si a
f > 0 alors on obtient 1
b b µ= f (t) dt
b−a
Z Z
a
f= |f |
a a La fonction ϕ : t 7→ f (t) − µ est définie, continue sur [a, b] et
et donc b b
b
Z Z Z
|f (x)| − f (x) dx = 0 ϕ(t) dt = f (t) dt − µ(b − a) = 0
a a a
La fonction |f | − f est continue, positive et d’intégrale nulle, c’est donc la fonction donc ϕ s’annule.
nulle. Par suite f = |f | et donc f est positive.
Rb
Si a f 6 0, l’étude en analogue en observant
Exercice 19 : [énoncé]
Z b Rb
|f (x)| + f (x) dx = 0 Si a g(t)dt = 0 alors g = 0 (car on sait g continue et positive) et le problème est
a immédiatement résolu.
Sinon, puisque f est continue sur le segment [a, b], elle admet un minimum et
maximum en des points c et d.
Exercice 16 : [énoncé] Posons m = f (c) et M = f (d).
Rb Rb
Supposons a f = a |f |. Par positivité de la fonction g, on a
Rb Rb
On peut écrire a f = reiθ avec r = a f et θ ∈ R. mg(t) 6 f (t)g(t) 6 M g(t)
et donc Par l’absurde supposons que la fonction f ne s’annule pas plus de n fois et notons
Z b x1 < . . . < xp (avec p 6 n) les points où f s’annule tout en changeant de signe.
mf (a) + [G(b) − m] f (b) 6 f (t)g(t) dt 6 M f (a) + [G(b) − M ] f (b) On peut dresser le tableau de signe de la fonction continue f et affirmer que la
a fonction
puis x 7→ (x − x1 ) . . . (x − xp )f (x)
Z b
mf (a) 6 f (t)g(t) dt 6 M f (a) est de signe constant. Or cette fonction est continue et d’intégrale nulle, c’est donc
a
la fonction nulle. Il en découle que la fonction f est nulle sur [a, b] \ {x1 , . . . , xp }
Ainsi, que f (a) soit nul ou non, il existe c ∈ [a, b] tel que puis nulle sur [a, b] par argument de continuité.
Z b
f (t)g(t) dt = f (a)G(c)
a
Exercice 24 : [énoncé]
Unicité : soient F et G deux primitives solutions. Il existe C ∈ R tel que
Exercice
Rπ 22 : [énoncé] F = G + C.
a) 0 f (t) sin t dt = 0 et t 7→ f (t) sin t est continue donc il existe a ∈ ]0, π[ tel que Z 1 Z 1
f (a) sin a = 0 i.e. f (a) = 0. F =0= G
0 0
b) Par l’absurde si f ne s’annule qu’une seule fois alors le tableau de signe de f
est de l’une des quatre formes suivantes donne alors C = 0 puis F =R G.
x
Existence : Posons F(x) = 0 f (t) dt. La fonction
t 0 a π t 0 a π
,
f (t) 0 + 0 + 0 f (t) 0 − 0 − 0 Z 1
F : x 7→ F(x) − F(u) du
t 0 a π t 0 a π 0
ou
f (t) 0 + 0 − 0 f (t) 0 − 0 + 0 résout le problème.
Les deux premiers cas sont à exclure car
Z π
f (t) sin t dt Exercice 25 : [énoncé]
0 Rb
Posons g(x) = a f (t) sin(xt) dt.
est l’intégrale nulle d’une fonction non nulle de signe constant.
Les deux autres cas sont à exclure car Z b
Z π Z π Z π g(x) − g(y) = f (t) (sin(xt) − sin(yt)) dt
f (t) sin(t − a) dt = cos a f (t) sin t dt − sin a f (t) cos t dt a
0 0 0
Puisque la fonction sinus est lipschitzienne
est l’intégrale nulle d’une fonction non nulle de signe constant.
Absurde. |sin(xt) − sin(yt)| 6 |x − y| |t|
donc
Exercice 23 : [énoncé] Z b
Notons que l’hypothèse initiale donne par linéarité que pour toute fonction |g(x) − g(y)| 6 |x − y| |tf (t)| dt
polynomiale P de degré 6 n a
Ra
Exercice 26 : [énoncé] f (t)g(t) dt > 0 car f (t), g(t) 6 0 sur [0, a].
R0b
Soit A l’ensemble des n ∈ N tel qu’il existe une subdivision σ = (a0 , . . . , an )
Rb
a
f (t)g(t) dt > f (b) a g(t) dt car f (t) 6 f (b) et donc f (t)g(t) > f (b)g(t) puisque
adaptée à f . g(t) 6 0.
A est une partie non vide de N, elle possède donc un plus petit élément p. R1 R1
f (t)g(t) dt > f (b) b g(t) dt car f (t) > f (b) et donc f (t)g(t) > f (b)g(t) puisque
b
Il existe une subdivision σ = (a0 , . . . , ap ) adaptée à f . g(t) > 0.
Montrons que toute subdivision σ 0 = (b0 , b1 , ..., bn ) adaptée à f est plus fine que σ. On en déduit
Par l’absurde : supposons ∃i ∈ {1, 2, ..., p − 1} tel que ai ∈ / {b0 , b1 , . . . , bn }. Z 1 Z 1
On peut alors affirmer qu’il existe j ∈ {1, 2, . . . , n} tel que ai ∈ ]bj−1 , bj [. f (t)g(t) dt > f (b) g(t) dt > 0
0 a
Comme σ et σ 0 sont adaptées à f on peut affirmer que f est constante sur
et on peut conclure.
]ai−1 , ai [ , ]ai , ai+1 [ et ]bj−1 , bj [ puis que f est constante sur ]ai−1 , ai+1 [.
Notons que la comparaison
Par suite la subdivision σ 0 = (a0 , . . . , ai−1 , ai+1 , . . . , ap ) est adaptée à f or cela
Z 1 1 1
contredit la définition de p.
Z Z
f (t) dt × g(t) dt 6 f (t)g(t) dt
0 0 0
ne peut être améliorée car c’est une égalité quand f et g sont des fonctions
Exercice 27 : [énoncé]
constantes.
La fonction t 7→ (M − f (t))(f (t) − m) est positive donc
Z 1
(M − f (t))(f (t) − m) dt > 0 Exercice 29 : [énoncé]
0 a) Quand x → 0+ ,
R1 Z x Z x Z x
En développant et par linéarité, on obtient −mM − 0
f 2 (t) dt > 0 sachant sin t2 dt 6 sin t2 dt 6 1. dt = 2x → 0
R1
f (t) dt = 0. −x −x −x
0
On en déduit l’inégalité demandée. Rx
donc −x sin t2 dt → 0.
b) Quand x → +∞,
Z 2x Z 2x
dt dt
6
Exercice 28 : [énoncé] x ln 2x x ln t
Nous allons établir l’inégalité donc Z 2x
1 1 1
x dt
6
Z Z Z
f (t) dt × g(t) dt 6 f (t)g(t) dt ln 2x x ln t
0 0 0 puis Z 2x
On peut commencer par observer que si cette inégalité est vraie pour f et g, elle dt
→ +∞
ln t
l’est encore pour f + Rλ et g + µ avecR 1 λ, µ ∈ R. On peut donc, sans perte de
x
1
généralités, supposer 0 f (t) dt = 0 g(t) dt = 0 et il s’agit alors d’établir c) Par intégration par parties
R1
0
f (t)g(t) dt > 0. Z 2x 2x Z 2x
sin t cos t cos t
Il existe alors a ∈ [0, 1] tel que f (x) 6 0 pour x ∈ [0, a] et f (x) > 0 pour x ∈ [a, 1]. dt = − − dt
Il existe aussi b ∈ [0, 1] tel que g(x) 6 0 pour x ∈ [0, b] et g(x) > 0 pour x ∈ [b, 1]. x t t x x t2
Quitte à échanger f et g, on peut supposer a 6 b. Or quand x → +∞,
1 a b 1
2x Z 2x Z 2x 2x
cos t cos t dt 1
Z Z Z Z
f (t)g(t) dt = f (t)g(t) dt + f (t)g(t) dt + f (t)g(t) dt − → 0 et dt 6 = − →0
0 0 a b t x x t2 x t2 t x
donc On peut aussi très efficacement obtenir le résultat en introduisant une primitive
2x
e1/t
Z
de f et en exploitant
e1/x ln 2 dt 6 e1/2x ln 2
x t
1 x F (x) − F (0)
Z
puis par encadrement f (t)dt = −−−→ F 0 (0) = f (0)
2x x 0 x x→0
e1/t
Z
dt → ln 2
x t
c) Quand x → +∞, pour x assez grand, la fonction t 7→ cos(1/t) est croissante sur Exercice 33 : [énoncé]
[x, 2x] donc a) Par intégration par parties
Z Z
Z 2x
cos(1/x)
Z 2x
cos(1/t)
Z 2x
cos(1/2x) 1 1 1 1
dt 6 dt 6 dt t ln tdt = t2 ln t − t dt = t2 ln t − t2 + C te
t t t 2 2 2 4
x x x
ueu du
Z Z Z
ln t dt u du 1 1
= = = ln(1 + u2 ) + C te = ln(1 + ln2 t)+C te
t + t(ln t)2 u=ln t eu+ eu u2 1 + u2 2 2 Exercice 43 : [énoncé]
c) a) Par le changement de variable u = π/4 − t
e2t dt
Z Z Z
u du 1 Z π/4 Z 0 π Z π/4 π
du = u − ln(1 + u) + C te = et − ln(1 + et ) + C te
= = 1− ln cos t dt − ln cos − u du = ln cos − t dt
et + 1 u=et u+1 u+1 4 4
0 π/4 0
b) On a Exercice 46 : [énoncé]
π/4 π/4 a) Par le changement de variable u = π − t, on obtient
Z Z
ln(1 + tan t) dt = ln(cos t + sin t) − ln cos t dt Z π Z π
0 0
or I= tf (sin t) dt = (π − u)f (sin u) du
√ π 0 0
cos t + sin t = 2 cos −t
4 et donc
donc Z π Z π Z π
2I = tf (sin t) dt + (π − u)f (sin u) du = π f (sin u) du
Z π/4 Z π/4 √ π π ln 2
0 0 0
ln(1 + tan t) dt = ln 2 + ln cos − t − ln cos t dt =
0 0 4 8 puis l’identité proposée.
b) En observant cos2n x = (1 − sin2 x)n , on peut appliquer la relation précédente
π π sin2n (x)
Z
Exercice 44 : [énoncé] In = 2n dx
a) Par le changement de variable x = π
− t on a 2 0 sin (x) + cos2n (x)
2
En coupant l’intégrale en π/2
Z π/2 Z π/2
cos t sin t
dt = dt "Z
π/2 Z π #
0 cos t + sin t 0 cos t + sin t π sin2n (x) sin2n (x)
In = dx + dx
2 0 sin2n (x) + cos2n (x) 2n 2n
π/2 sin (x) + cos (x)
Or Z π/2 Z π/2 Z π/2
cos t sin t π En procédant au changement de variable y = π − x dans la seconde intégrale
dt + dt = dt =
0 cos t + sin t 0 cos t + sin t 0 2 Z π/2
sin2n (x)
donc In = π dx
Z π/2
cos t
Z π/2
sin t π 0 sin2n (x) + cos2n (x)
dt = dt =
0 cos t + sin t 0 cos t + sin t 4 Enfin, en procédant au changement de variable y = π/2 − x, on observe
b) Via le changement de variable t = sin x (avec x ∈ [0, π/2]) Z π/2
cos2n (x)
In = π 2n dx
Z 1 Z π/2 0 sin (x) + cos2n (x)
dt cos x π
√ = dx =
0 1 − t2 + t 0 cos x + sin x 4 et on en déduit
"Z #
π/2 π/2
sin2n (x) cos2n (x) π2
Z
2In = π 2n dx + 2n dx =
0 sin (x) + cos2n (x) 0 sin (x) + cos2n (x) 2
Exercice 45 : [énoncé]
Par le changement de variable t = a + b − x Finalement
π2
Z b Z b In =
xf (x) dx = (a + b − t)f (t) dt 4
a a
b) On remarque En particulier
1 1 1 I(1/a, a) = I(a, 1/a)
ϕ + sin t = + sin 3t
2 2 2
alors que par échange des bornes
car il est connu que sin 3a = 3 sin a − 4 sin3 a.
On a alors I(1/a, a) = −I(a, 1/a)
Z 1 Z π/6
1 1 On en déduit
f (3x2 − 2x3 ) dx 1= f + sin 3t cos t dt
0 x= 2 +sin t −π/6 2 2 I(1/a, a) = 0
1 π/2
Z 3/2
v−π
Z
2 3 1 1 v+π v Exercice 49 : [énoncé]
f (3x − 2x ) dx = f + sin v cos + cos + cos dv
−1/2 3 −π/2 2 2 3 3 3 On introduit F primitive de f sur R.
a) g(x) = F (x2 ) − F (2x) est C 1 par opérations et g 0 (x) = 2xf 2
R x (x ) − 2f (2x).
Enfin, en développant 1 0
b) g(x) = x(F (x) − F (0)) est C par opérations et g (x) = 0 f (t) dt + xf (x).
R 2x
Z 3/2
2
Z π/2
1 1
v c) g(x) = x f (u) du = F (2x) − F (x) est C 1 par opérations et
2 3 u=t+x
f (3x − 2x ) dx = f + sin v cos dv
−1/2 3 −π/2 2 2 3 g 0 (x) = 2f (2x) − f (x).
Exercice 54 : [énoncé] Puisque la fonction F est de classe C 1 , on obtient que f est de classe C 1 et
a) Soit x ∈ ]0, 1[, x, x2 ⊂ ]0, 1[ et t 7→ ln1 t est définie et continue sur ]0, 1[ donc
R x2 f 0 (x) = f (2y + x) − 2f (2x + y)
ϕ(x) = x lndtt existe.
Pour t ∈ x2 , x , En dérivant cette relation en la variable y, on obtient
1 1 1
6 6
ln x ln t ln x2 0 = 2f 0 (2y + x) − 2f 0 (2x + y)
donc
x2 − x x2 − x et donc
6 ϕ(x) 6
ln x 2 ln x f 0 (2y + x) = f 0 (2x + y)
Quand x → 0+ , ϕ(x) → 0. Puisque pour tout (s, t) ∈ R2 , il existe (x, y) ∈ R2 vérifiant
On a aussi Z x2
t dt
(
ϕ(x) = 2x + y = s
x t ln t x + 2y = t
donc
x2 x2
x2 dt on peut affirmer que la fonction f 0 est constante.
Z Z
x dt
6 ϕ(x) 6
x t ln t x t ln t On en déduit que la fonction f est affine.
or Par le calcul, on vérifie que, parmi les fonctions affines, seule la fonction nulle
2
Z x vérifie la relation proposée.
dt x2
= [ln(ln t)]x = ln 2
x t ln t
−
Quand x → 1 , ϕ(x) → ln 2.
Exercice 56 : [énoncé]
Finalement ϕ peut être prolongée par continuité en 0 et en 1.
a) Puisque f (0) = 0, on a
b) Soit F une primitive de ln1 t sur ]0, 1[. Z x
On a ϕ(x) = F (x2 ) − F (x) ce qui permet de dériver ϕ et d’obtenir f (x) = f 0 (t) dt
0
x−1
ϕ0 (x) = Par l’inégalité de Cauchy-Schwarz
ln x
Z x 1/2 Z x 1/2
R1
L’intégrale 0 x−1
ln x dx est définie car on vérifie aisément que la fonction intégrée |f (x)| 6 dt f 0 (t)2 dt
peut être prolongée par continuité en 0 et en 1 et on a 0 0
Z 1 et donc
x−1 1
Z x Z 1
dx = [ϕ(x)]0 = ln 2
0 ln x f (x)2 6 x f 0 (t)2 dt 6 x f 0 (t)2 dt
0 0
Sachant f (1) = 0, on a aussi de façon symétrique Or on obtient facilement (en en revenant aux ε) que
Z x+1 Z x+1
Z 1
1
Z 1 1 dt
f (x) dx 6 2
f 0 (t)2 dt o 7/2 dt = o quand x → +∞
1/2 8 1/2 x t x t7/2
Comme précédemment, on a
et en sommant ces deux majorations, on obtient
Z x+1
Z 1 Z 1 dt 1
1 0 ∼ 7/2
f (x)2 dx 6 f (t) dt 2
x t7/2 x
0 8 0
donc
1 1 1 1 1 37 1 1
f (x) = − + − +o
Exercice 57 : [énoncé] x1/2 4x 3/2 8x 5/2 64 x7/2 x7/2
a) L’existence de la fonction intégrée exige t > −1. Par convergence de l’intégrale Notons qu’un calcul direct par Maple n’est guère avenant.
pour x = −1, on obtient ∆ = [−1, +∞[. series(int(t/sqrt(tˆ3+1), t=x..x+1), x=infinity);
b) On a d) Soit F une primitive sur ]−1, +∞[ de la fonction continue
Z x+1
(x + 1) dt x+1
0 6 f (x) 6 √ =√ t
3 x3 + 1
x x +1 t 7→ √
t3 +1
donc
f (x) −−−−−→ 0 On a f (x) = F (x + 1) − F (x). On en déduit que f est dérivable sur ]−1, +∞[ et
x→+∞
On a x+1 x
Z x+1 Z x+1 f 0 (x) = p −√
x dt (x + 1) dt 3
(x + 1) + 1 3
x +1
p 6 f (x) 6 √
x (x + 1)3 + 1 x x3 + 1
du signe de
donc
p p
x x+1 g(x) = (x + 1) x3 + 1 − x (x + 1)3 + 1
p 6 f (x) 6 √
3
(x + 1) + 1 x3 + 1 Si x ∈ [−1, 0] est négatif, cette quantité est assurément positive.
Si x ∈ [0, +∞[, g(x) est du signe de
On en déduit
1
f (x) ∼ h(x) = (x + 1)2 (x3 + 1) − x2 ((x + 1)3 + 1)
x1/2
c) La commande expand((x+1)ˆ2*(xˆ3+1)-xˆ2*((x+1)ˆ3+1));
series(int(1/sqrt(t), t=x..x+1), x=infinity); donne
donne un développement asymptotique à un ordre supérieur à celui demandé. h(x) = 1 + 2x − x2 − 2x3 − x4
Sur [0, +∞[ cette dérivée est strictement décroissante et s’annule donc une unique
fois en un α ∈ [0, +∞[.
On en déduit les variations puis le signe de h(x) sur [0, +∞[
La fonction f étudiée
x 0 α β +∞
h0 (x) 0 + 0 − −
h(x) 1 % h(α) & 0 & −∞ Exercice 58 : [énoncé]
Introduisons Z x Z x
F : x 7→ f (t) dt et G : x 7→ tf (t) dt
0 0
Par intégration par parties
Z x Z x
Avec Maple, on peut déterminer une valeur approchée de β
G(x) = xF (x) − F (t) dt = [F (x) − F (t)] dt
fsolve((x+1)ˆ2*(xˆ3+1)-xˆ2*((x+1)ˆ3+1)); 0 0
En excluant la solution négative, on obtient β = 0, 88 à 10−2 près.
Finalement f est croissante sur [−1, β] et décroissante sur [β, +∞[. Cas F n’est pas de signe constant
e) Le maximum de f est β. Sa valeur est Il existe alors a, b ∈ ]0, 1[ tel que
f:=x->int(t/sqrt(tˆ3+1), t=x..x+1); F (a) = min F < 0 et F (b) = max F > 0
f(.8832035059); [0,1] [0,1]
ce qui fournit 0,7103307033. . .
Par intégration d’une fonction continue, non nulle et de signe constant sur un
Pour obtenir un tracé satisfaisant de la fonction f , commençons par redéfinir
intervalle non singulier, on a
celle-ci à l’aide d’une forme inerte
f:=x->int(t/sqrt(tˆ3+1), t=x..x+1); G(a) < 0 et G(b) > 0
puis procédons au tracé
plot(f(x), x=-1..2, y=-1..2); et le théorème des valeurs intermédiaires assure que G s’annule.
est continue, positive sans être la fonction nulle et 0 < 1 donc un+1 − un > 0. et
n r n
c) On a 1X k 1X k
Z 1 n Z 1 = f
x dx 1 n n n n
|un − 1| = 6 xn dx = →0 k=1 k=1
0 1+x
n
0 n+1 √
avec f : t 7→ t définie et continue sur [0, 1].
donc un → 1. Par somme de Riemann
d) Par intégration par parties n Z 1 1
1X k 2 3/2 2
Z 1
xn−1
1
1
1
Z 1
ln 2 1
Z 1 f → f (t) dt = t =
In = x dx = x ln(1 + xn ) − ln(1 + xn ) dx = − ln(1 + xn ) dx n n 0 3 0 3
k=1
0 1 + xn n 0 n 0 n n 0
donc
e) On a 2
Z 1 Z 1 Sn ∼ n3/2
1 3
06 ln(1 + xn ) dx 6 xn dx = →0
0 0 n + 1
car il est connu que ln(1 + t) 6 t pour t > −1. Exercice 67 : [énoncé]
On a alors On a
Z 1
1! n n
ln(1 + xn ) dx → 0
(2n)! n 1X 1X k
0 ln = (ln(n + k) − ln n) = ln 1 +
nn n! n n n
donc k=1 k=1
Z 1 n
x ln 2 1 La fonction x → ln(1 + x) étant continue sur [0, 1], on obtient
un = 1 − n
dx = 1 − +o
0 1 + x n n
1! Z 1
(2n)! n
ln −
− −− −→ ln(1 + x) dx = 2 ln 2 − 1
nn n! n→+∞ 0
Exercice 65 : [énoncé]
a) On en déduit
n n Z 1 1
X n 1X 1 dt π (2n)! n 4
2 2
= 2 −−−−−→ 2
= n
→
n +k n 1 + (k/n) n→+∞ 0 1+t 4 n n! e
k=1 k=1
b)
n n 1
Exercice 68 : [énoncé]
Z
X k 1X k/n x 1
2
n +k 2
=
n 2 −
−−−−→
1 + x2
dx = ln 2
2
k=1
1 + (k/n) n→+∞
k=1 0
n !1/n n Z 1
Y k 1X k
c) ln 1+ = ln 1 + → ln(1 + t)dt = 2 ln 2 − 1
n n n 0
k=1 k=1
n n 1 1 √
Z
X 1 1X 1 dx √ donc
√ = p −−−−−→ √ = 1 + 2x 0 = 3 − 1 !1/n
n 2 + 2kn n 1 + 2k/n n→+∞ 0 1 + 2x n
k
4
k=1 k=1
Y
1+ →
n e
k=1
k 1
Exercice 66 : [énoncé] Pour k ∈ {1, . . . , n}, n2 6 n donc
On peut écrire
n r ! n !1/n
√ 1X k Y k 1
Sn = n n 16 1+ 2 61+
n n n n
k=1 k=1
puis donc
!1/n π
n
k xn =
n+1
Y
1+ 2 →1
n Par suite
k=1
n kπ n kπ
X sin n+1 1 X sin n+1
fn (xn ) = = k
k n+1 n+1
k=1 k=1
Exercice 69 : [énoncé]
Pour x > 0, x − 16 x3 6 sin x 6 x donc |sin x − x| 6 M x3 avec M = 1/6. Or la fonction t 7→ sin(πt)/t peut être prolongée en une fonction continue sur [0, 1]
On a alors donc par somme de Riemann
k k k3 M
sin 2 − 2 6 M. 6 6 3 Z 1
sin(πt)
n n n n fn (xn ) → dt
0 t
donc
n X n
X k k k k M
sin sin − sin 6 2 →0
n n2 n n2 n
k=1 k=1 Exercice 71 : [énoncé]
Or Il est bon de savoir qu’une fonction f : R → R convexe est obligatoirement
n Z 1 continue bien que ce résultat n’est pas explicitement au programme. Par les
X k k
sin → t sin t dt sommes de Riemann,
n n2 0
k=1
b n
b−a
Z
donc 1 1X
n g(t) dt = lim g a+k
X k k b−a a n→+∞ n n
sin sin → sin 1 − cos 1 k=1
n n2
k=1
donc par continuité
Pour x > 0, x − 1 3
6x 6 sin x 6 x donne aussi sin2 x − x2 6 M 0 x4 avec M 0 = 1/3. !
b n !
Ainsi
b−a
Z
1 1X
n
1
n
1
n
1 M0 f g(t) dt = lim f g a+k
b−a n n
X X X n→+∞
sin2 √ − 6 M0 6 →0 a k=1
k + n k=1 k + n (k + n)2 n
k=1 k=1
Par l’inégalité de Jensen
Or
n n Z 1
X 1 1 X 1 dx n ! n
= → = ln 2 1X b−a 1X b−a
k+n n 1 + k/n 0 1+x f g a+k 6 f g a+k
k=1 k=1 n n n n
k=1 k=1
donc
n
X 1 En passant cette relation à la limite, on peut alors conclure grâce à la continuité
sin2 √ → ln 2 de f .
k=1
k+n
Exercice 72 : [énoncé]
Exercice 70 : [énoncé]
Par le changement de variable u = nt
On a
n
X (n + 1)x sin nx Z π
1 nπ
Z
fn0 (x) = cos kx = cos 2
f (t) |sin(nt)| dt = f (u/n) |sin u| du
2 sin x2 n 0
k=1 0
D’une part
n−1 Z n−1 Exercice 74 : [énoncé]
1X π
kπ 2X kπ La division euclidienne de n par k s’écrit
f sin u du = f
n 0 n n n
k=0 k=0
n = [n/k] k + r(k)
se reconnaît comme étant une somme de Riemann et donc
et donc
n−1 Z n − r(k) = k [n/k]
1X π 2 π
Z 1 Z
kπ
f sin u du → 2 f (πt) dt = f (t) dt
n 0 n 0 π 0 puis
k=0 n
1 X k hni
vn =
D’autre part, la fonction f étant de classe C 1 sur le segment [0, π] elle y est n n k
k=1
M -lipschitzienne avec
ce qui fait penser à une somme de Riemann associée à la fonction f : t 7→ t [1/t]
M = sup |f 0 |
[0,π] définie et continue par morceaux sur ]0, 1]. Bien qu’elle soit prolongeable par
continuité en 0, ce prolongement n’est pas continue par morceaux sur [0, 1] (il
et on a alors n’existe pas de subdivision finie du segment [0, 1] qui soit adaptée) et l’on ne peut
n−1 n−1 donc pas employer directement le théorème du cours relatif aux sommes de
1X π 1X π u M π
Z Z Z
u + kπ kπ
f −f sin u du 6 M sin u du = u sin uRiemann
du → 0 : cela va nous obliger à un petit découpage. . .
n n n n n n 0 Soit N ∈ N? . On peut écrire
k=0 0 k=0 0
[n/N ] n
On en déduit 1 X k hni 1 X k hni
Z π Z π vn = +
2
f (t) |sin(nt)| dt → f (t) dt n n k n n k
π k=1 k=[n/N ]+1
0 0
Notons que le résultat peut aussi être établi d’une façon semblable pourf D’une part
[n/N ] [n/N ]
seulement continue en exploitant l’uniforme continuité de f sur le segment [0, π]. 1 X k hni 1 X [n/N ] 1
6 16 6
n n k n n N
k=1 k=1
R1
et d’autre part, par les sommes de Riemann Or f (1) = 0 donc f 0 (0) = 0
(t − 1)g(t) dt puis
n Z 1 1 x
1 X k hni Z Z
−−−−−→ t [1/t] dt f (x) = x (t − 1)g(t) dt + (x − t)g(t) dt
n − [n/N ] n k n→+∞ 1/N 0 0
k=[n/N ]+1
Exercice 77 : [énoncé]
La fonction f : x 7→ ln(1 + x) est définie et de classe C ∞ sur R+ avec
(−1)k−1 (k − 1)!
f (k) (x) =
(1 + x)k
f (0) = 0, f (k) (0) = (−1)k−1 (k − 1)! pour k > 0 et f (n+1) (x) 6 n! = M sur R+ .
Par l’inégalité de Taylor Lagrange :
n
X f (k) (0) M xn+1
f (x) − xk 6
k! (n + 1)!
k=0
Pour x = 1, on obtient :
n
X (−1)k−1 1
ln 2 − 6 →0
k n+1
k=1
donc
n
X (−1)k−1 1 1 1 (−1)n−1
=1− + − + ··· + −−−−−→ ln 2
k 2 3 4 n n→+∞
k=1
Exercice 78 : [énoncé]
En vertu du théorème de Taylor-Young :
1
f (a + h) = f (a) + hf 0 (a) + h2 f 00 (a) + o(h2 )
2
donc
f (a + h) − 2f (a) + f (a − h) = h2 f 00 (a) + o(h2 )
puis
f (a + h) − 2f (a) + f (a − h)
lim = f 00 (a)
h→0 h2