0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
93 vues7 pages

Démarche Clinique

Le document présente les démarches cliniques au sein des EHPAD, incluant leur historique, les lois qui les régissent, et les projets d'établissement visant à garantir les droits et l'autonomie des résidents. Il décrit également l'organisation interne, les missions des différents professionnels impliqués, et l'importance de la collaboration entre les équipes pluridisciplinaires pour assurer le bien-être des résidents. Enfin, il aborde le rôle du psychologue dans l'accompagnement des résidents et de leurs familles lors de l'entrée en institution.

Transféré par

lee-loonox
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
93 vues7 pages

Démarche Clinique

Le document présente les démarches cliniques au sein des EHPAD, incluant leur historique, les lois qui les régissent, et les projets d'établissement visant à garantir les droits et l'autonomie des résidents. Il décrit également l'organisation interne, les missions des différents professionnels impliqués, et l'importance de la collaboration entre les équipes pluridisciplinaires pour assurer le bien-être des résidents. Enfin, il aborde le rôle du psychologue dans l'accompagnement des résidents et de leurs familles lors de l'entrée en institution.

Transféré par

lee-loonox
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

DÉMARCHES CLINIQUES

¤ Présentation de l'EHPAD :

1 – Historique et lois :

• Établissement d'Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes.


• Maisons de retraite → médicalisées en EHPAD (loi du 24 janvier 1997).
• Les règles qui régissent le fonctionnement des EHPAD sont regroupées dans le Code de
l'action sociale et des familles (CASF).
• Article L. 313-12 : Convention pluriannuelle (5 ans) entre EHPAD, Conseil Général et
Directeur Général de l'ARS.
=> Cela définit les budgets :
→ Tarif hébergement : prestation d'administration générale, d'hôtellerie,
restauration, entretien et animation. Identique pour tous les résidents.
→ Tarif dépendance : Prestations d'aide et de surveillance nécessaires à
l'accomplissement des actes de la vie courante. Évalué par un médecin, en fonction
du GIR de 1 à 6 (GIR 1 à 4 : aide de l'APA, GIR 5/6 : à a charge du résident).
→ Tarif soin : Dépenses de fonctionnement de l'établissement relatives aux charges
du personnel. Il est directement versé à l'établissement par l'Assurance Maladie, le
résident n'a donc rien à payer.

2 – Les projets :

• D'établissement :

→ Pour chaque établissement ou service social ou médico-social, il est élaboré un


projet d'établissement ou de service, qui définit ses objectifs, notamment en
matière de coordination.

– Historique de l'établissement ;
– Valeurs ;
– Charte ;
– Missions ;
– Tarifs ;
– Partenariats et insertion régionales et départementales ;
– Crises sanitaires ou climatiques ;
– Objectifs à 5 ans.

• De vie individualisé :

=> Garantir les droits et les libertés individuelles.


→ Respect de la dignité, de l'intégrité, de la vie privée, de l'intimité et la sécurité.
→ Laisser le choix à la personne entre les différentes prestations proposées.
→ Permettre une prise en charge et un accompagnement individualisé de qualité,
favorisant son développement, son autonomie et son insertion, adaptés à son âge
et ses besoin, respectant son consentement éclairé qui doit systématiquement être
recherché.
→ Il doit être confidentiel (pas pour le résident, mais pour le reste).
→ Accès à toute information ou document relatif à sa prise en charge.
→ Information sur ses droits fondamentaux.
→ Participation directe du patient et mise en œuvre du projet d'accueil et
d'accompagnement.

=> Censé permettre une prise en soin individualisée adapté à chaque résident en vue de
maintien du développement ou du rétablissement de l'autonomie de l'individu.
Recense l'ensemble du parcours de la vie du résident, antécédents médicaux, habitudes
de vie, goût, références profession mais également envies, projets, dès son entrée en
institutions

Implication du résident + famille

• Permet à l'équipe pluri-professionnelle de mieux connaitre la personne âgée, de suivre


son évolution, de transmettre des informations sur elle et de valoriser chaque acteur.

• Atteint tous les professionnels qui gravitent autour du résident, sa famille et évidemment
le résident qui est le premier concerné.

FINALITÉ :
• Préserver la qualité de vie ;
• Maintenir une continuité identitaire ;
• Promouvoir le libre arbitre et l'autonomie.
=> On ne vit pas pour être soignés, on est soignés pour continuer à vivre.

3 – Organigramme :

Direction
(direction adjointe)

Psychologue
Médecin coordinateur

Psychomotricien /
Cadre de santé / Infirmier Ergothérapeute
coordinateur

Infirmier AS = Aide Soignant


AMP = Aide Médico-Psychologique
AS, AMP, ASG ASG = Assistant de Soin en
Gérontologie
• Travail de longue haleine ;
• Convaincre des équipes de vos compétences ;
• Être présent aux réunions ;
• Transmettre et communiquer ;
• Tours aux étages ;
• Éthique, Secret professionnel → Confiance.

AUTONOMIE ≠ AUTARCIE

Organigramme de soin :

Direction
(direction adjointe)

Psychomotricien /
Ergothérapeute

Médecin RÉSIDENT Psychologue


coordinateur

AS, AMP, ASG Infirmier

Cadres de santé /
Infirmier coordinateur

4 – Missions

• Direction :
→ Civilement et pénalement responsable de tout ce qui se passe dans
l'établissement à l'exception de l'acte intellectuel médical.
→ Se base sur l'ensemble des intervenants pour prendre ses décisions :
. Admissions
. Formations
. Organisation des réunions
. Répartition des tâches
. Projet d'établissement
→ Compte financiers administratifs.

• Médecin Coordonnateur :
→ Faciliter la coordination avec les autres prestataires de soins externes.
→ Objectif de santé publique garantissant une meilleure qualité de prise en charge
gérontologique et une maîtrise adaptée des dépenses de santé.
→ Supervision globales des soins via un « management médicalisé ».
→ Liens avec différents intervenants internes comme externes.
→ Favorise la communication et l'échange d'informations (réunions, comptes
rendus,etc) :
. Diagrammes de soins, fiches de suivie, transmissions, réunions, élaboration
de protocoles..etc
. Évaluation AGGIR (1 mois après l'entrée puis tous les 6 mois)
. Évaluation PATHOS (soins médicaux, paramédicaux et techniques)
. Tests cognitifs (MMS, horloge, 5 mots)
. Équilibré, risque de chute (ex. : get up and go)
. Statut nutritionnel (ex. : mini nutrition assessement, MNA)
. Échelle de la douleur (ECPA, DOLOPLUS)
. Échelle évaluant les troubles du comportement (NPI)
. Échelle de NORTON quantifiant le risque d'escarres.
→ Entretien pré-admission : adéquation entre l'état de santé des personnes et la
capacité de prise en charge de l'institution.
→ Continuité des soins : dossier para-médical, suivi, évaluations, protocoles,
contact lors d'une hospitalisation, etc...

=> Missions diverses et variées.


=> Besoin d'une équipe pluridisciplinaire.

• Infirmier coordinatrice :
→ Accompagnement des résidents et de leurs familles.
→ Gestion de la qualité.
→ Gestion du personnel.
→ Gestion logistique.

• AS, AMP, ASG :


→ AS : soins quotidiens de prévention, d'hygiène et de confort en vue d'un bien-
être.
→ AMP : fonction supplémentaire d'animation et d'éducation thérapeutique visant
l'autonomie.
→ ASG : connaissances et compétences spécifiques au vieillissement sain et
pathologique.

> Travaillent sous la responsabilité de l'infirmier (peuvent aider les psychothérapeutes et


psychomotriciens).
> Les plus proche des patients / résidents.
> Les plus nombreux professionnels.

=> Il est vital de travailler en collaboration avec eux, de favoriser l'échange


d'informations, la confiance (valorisation de leur travail, rappel du secret professionnel).

• Psychomotricien :
→ Altération du schéma corporel, prévenir les chutes
→ Troubles mnésiques et spatio-temporels
→ Troubles du comportement
→ Troubles de l'humeur
→ Accompagnement de fin de vie (relaxation)
→ Bains thérapeutiques
→ Troubles de l'agressivité
→ Douleur
→ Déficit sensoriel
→ Troubles de l'équilibre
→ Instabilité psychomotrice
→ Troubles de l'image du corps
→ Troubles de la régulation tonique
→ Perte de l'autonomie
→ ETC..

• Ergothérapeute :
→ Il collabore avec la personne et son entourage, l'équipe médicale et
paramédicale.
→ Autonomie des activités quotidiennes (via des aides techniques).
→ Prévention et traitement des risques de chute.
→ Aides techniques.
→ Assurer la formation, le conseil, l'éducation des soignant(e)s.
→ Participer à une démarche de qualité.

• Intervenant extérieur :
→ Médecin traitant ;
→ Kinésithérapeute (mouvement, marche, mobilisation, transfert, etc...) ;
→ Orthophonistes (troubles du langage, aide à la déglutition, etc...) ;
=> Souvent peu impliqués dans le PVI.

→ Associations (religieuses, partage des moments de vie, bibliothèque mobile.. etc)


=> Problème de formation vis à vis de la population âgée vieillissante et des
pathologies associées.

¤ Conclusion ¤

• EHPAD : pluridisciplinaires.
• Recoupement de certaines fonctions (stimulation, autonomie, etc...).
• Liens hiérarchiques divers (fonctionnels, soins, etc..).
→ Favoriser la coopération et communication.
→ Valoriser le rôle et les compétences de chacun.

=> Gardez l'objectif en vue : LE BIEN ÊTRE DU RÉSIDENT.

¤ Missions du Psychologue :

1 – Lois et cadre général :

• Article 44 de la loi n°85-772 du 25 juillet 1985.


• Décret n°90-255 du 22 mars 1990.
• Code des psychologues (mars 1996, révisé en février 2002) :
→ Respect de la personne dans sa dimension psychique.
→ Il répond personnellement du choix et de l'application des méthodes et
techniques qu'il conçoit et met en œuvre et des avis qu'il formule.
→ Il choisit ses outils d'intervention en fonction de son temps de travail, de ses
compétences et des besoins de l'institution tout en veillant à la compatibilité de ses
missions.

Au delà de la loi :

• Dépend de l'institution, de son organisation, du personnel et des résidents.


• Travail de longue haleine.
• Triade soignant / résidents / familles.
• Participe aux moments de vie (évaluations, ateliers cognitifs, entretiens suivis, etc...).

2 – Entrée en institution :

• Facteurs d'entrée variables mais souvent conséquences de complications : dépendances,


symptômes psycho-comportementaux, troubles de la mobilité, malnutrition, etc...

• Aidants familiaux également impactés physiquement et psychologiquement (phénomène


d'épuisement).

• Famille, médecin et équipe désarmés face aux explications à apporter aux patients
(entrée juste pour quelques jours, faire un tour, etc..). Pourtant, le médecin s'occupe de
l'entretien de pré-admission et de l'accueil de la famille.

→ Se renseigner sur les modalités d'entrée et proposer son aide lors de l'entretien
de pré-admission pour les candidats difficiles auprès du médecin, du résident mais
également de sa famille.

• Plusieurs questions que l'on doit se poser vis à vis du résident :


– Que signifie pour le résident EHPAD ?
– Son entrée en EHPAD est-elle une obligation ou un choix ? Un déracinement ou une
continuité ?
– Quelles sont ses relations avec sa famille ou ses proches ?
– A-t-il des capacités pour prendre des nouveaux repères ? Si non, qu'est ce qui
pourrait favoriser son intégration (meubles, photos, etc..)
– Comment va-t-il vivre cette vie en collectivité et ses contraintes ? Va-t-il pouvoir y
trouver un espace personnel ?
– Les troubles recensés dans le dossier sont-ils retrouvés (anamnèse) ? A-t-il des
besoins spécifiques ?
– A-t-il repérée les personnes ressources (médecin, infirmier coordinateur,
psychologue, etc..) ?
→ Avant tout intervention, le psychologue s'assure du consentement libre et
éclairer de ceux qui le consultent.
→ Lorsque les capacités de discernement de la personne sont altérées, le
psychologue s'efforce de réunir les conditions d'une relation respectueuse de
la dimension psychique du sujet.

=> On peut poser le même genre de questions à la famille :


– Que signifie EHPAD pour la famille ?
– Obligation ou choix ? Déracinement ou continuité ?
– Relations avec le résident ?
– La famille est-elle prête à s'impliquer ?
– Comment va-t-elle vivre cette vie en collectivité et ses contraintes ?
– Est-elle consciente des troubles ou dans le déni ?
– Quelles sont les relations avec le restes de la famille ? Problèmes financiers ?
– A-telle repérée les personnes ressources ?
– A-t-elle besoin d'une aide extérieure ? (psychologues libéraux, maison des aidants)

=> Il faut encourager la famille à être impliquée.

• Questions pour les soignants :


– Gestion d'une institutionnalisation subie ?
– Processus mis en œuvre dans l'intégration :
→ du résident (présentation, fonctionnement, participation, etc...)
→ de sa famille (présentation, fonctionnement, échange, etc...)
– Connaissance du contexte familial ?
– Connaissance des troubles ? Appareillages ? Impact sur son GIR ? Cohabitation vis-
à-vis des autres pathologies ?

Vous aimerez peut-être aussi