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Thèse Fatine

La thèse de Fatine Aissani présente une étude sur la caractérisation phytochimique et l'évaluation biologique et toxicologique des extraits de Sonchus oleraceus L., une espèce algérienne. Elle a été soutenue le 11 janvier 2022 devant un jury composé de professeurs d'universités algériennes et malaisiennes. Ce travail a nécessité des collaborations internationales et a été réalisé dans plusieurs laboratoires de recherche.

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Thèse Fatine

La thèse de Fatine Aissani présente une étude sur la caractérisation phytochimique et l'évaluation biologique et toxicologique des extraits de Sonchus oleraceus L., une espèce algérienne. Elle a été soutenue le 11 janvier 2022 devant un jury composé de professeurs d'universités algériennes et malaisiennes. Ce travail a nécessité des collaborations internationales et a été réalisé dans plusieurs laboratoires de recherche.

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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique


Université 8 Mai 1945 Guelma

Faculté des Sciences de la Nature et de la Vie et des Sciences de la Terre et de l’Univers


Département de Biologie
Laboratoire de domiciliation Laboratoire de Biologie, Eau et Environnement

THÈSE
EN VUE DE L’OBTENTION DU DIPLOME DE
DOCTORAT EN 3ème CYCLE

Domaine : Sciences de la nature et de la vie. Filière : Sciences Biologiques


Spécialité : Biochimie Appliquée

Présentée par

AISSANI Fatine

Intitulée

Caractérisation phytochimique, valorisation biologique et toxicologique


des différents extraits d’une espèce Algérienne Sonchus oleraceus L.

Soutenue le : 11/01/2022 Devant le Jury composé de :

Nom et Prénom Grade

Mr BENOUARETH Djamel Eddine Prof Univ. de Guelma Président


Mme GRARA Nedjoud Prof Univ. de Guelma Encadreur
Mr GHEID Abdelhak Prof Univ. de Souk ahras Examinateur
Mme KHALDI Fadila Prof Univ. de Souk ahras Examinatrice
Mme KHALLEF Messaouda M.C.A Univ. de Guelma Examinatrice

Année Universitaire : 2020/2021


Remerciements

. ‫ اﻟﺤﻤـﺪ واﻟﺸﻜﺮ � اﻟﺬي أﻣﺪﻧﻲ ﺑﺎﻹرادة واﻟﻘﻮة ﻟﺘﺤﻘﯿﻖ ھـﺬا اﻟﻌﻤـﻞ اﻟﻤﺘﻮاﺿـﻊ‬،‫ﺑﺪاﯾﺔ وﻗﺒﻞ ﻛﻞ ﺷﻲء‬

Ce travail a été réalisé dans plusieurs laboratoires de recherche et a nécessité la


collaboration et l’implication de plusieurs personnes. Comme pour confirmer le proverbe africain
qui dit « une seule main ne peut nouer un paquet ». Alors, je tiens à remercier toutes les mains
qui, d’une manière ou d’une autre ont participé à l’aboutissement de ce travail.

Je tiens tout d’abord à exprimer mes sincères remerciements à ma directrice de thèse,


Madame GRARA Nedjoud, Professeur de l’université de Guelma d’avoir accepté d’encadrer ce
travail, ainsi que pour sa gentillesse, ses conseils constructifs, son dévouement, ses qualités
humaines et sa disponibilité tout au long de ces années de travail. Pour tout cela, je tiens à lui
exprimer ma gratitude.

Ma reconnaissance va également aux membres du jury : Mr. Benouareth Djamel Eddine


Professeur de l’Université 8 Mai 1945 de Guelma pour m’avoir fait l'honneur de présider ce jury.
J’adresse mes sincères remerciements à Madame Maître de conférence Khallef Messaouda de
l’Université 8 Mai 1945, pour l'attention qu'elle a bien voulu porter à ce travail, en acceptant de
le juger. Je remercie aussi les examinateurs de ce travail, Monsieur le Professeur Gheid Abdelhak
et Madame la Professeure Khaldi Fadila de l’Université de Souk Ahras pour avoir accepté
d’évaluer les travaux et de faire partie de mon jury. Je remercie les membres de jury d’avoir bien
voulu accepter de juger ce travail, je vous en suis très reconnaissante et en espérant être à la
hauteur de votre confiance.

Je veux exprimer mes vifs remerciements au directeur de laboratoire de Biochimie de ‘Crbt’


Dr. Bensouici Chawki et aux techniciens du laboratoire d’Histologie de « Crbt » pour leurs aides
précieuses dans la réalisation des coupes histologiques.

Je tiens à exprimer mes sincères remerciements au Pr. Teh Lay Kek de l’UNIVERSITI
TEKNOLOGI MARA (UiTM), Malaisie, pour m'avoir guidé pendant tous le stage pratique
ainsi que pour sa gentillesse, sa disponibilité et ses conseils.

Pour ces encouragements et surtout pour la grande patience qu’il a manifesté, je me trouve
incapable de formuler mes remerciements à Dr. Md Idris Muhd Hanis, Docteur de l’université
Teknologi Mara de Malaisie. Aujourd’hui je témoigne que je vous suis redevable et je vous
remercie par l’occasion, pour avoir bien voulu examiner mon travail.

Ma gratitude va également à tous les membres de l’équipe de recherche de l’institut


‘iPROMISE’, Département de Pharmacie, Université TEKNOLOGI MARA (UiTM),
Malaisie. Je tiens aussi à remercier tout spécialement Ms. Dyana pour les analyses LC-
MS/QTOF.

Je tiens vivement à remercier Prof. Stefania Marzocco et Prof. Nunziatina De Tommasi,


de l’Université de Salerno-Italie, de m’avoir accueilli dans leurs laboratoires, de la confiance
qu’elles m’ont accordé et aussi pour leurs encadrements exemplaires, leurs sympathies, leurs
rigueurs scientifiques, leurs conseils et leurs encouragements.
Leurs grande expérience en recherche et en enseignement m’ont été et me seront profitables.

Je remercie également les doctorantes Valentina Parisi et Maria Laura Bellone du


laboratoire ‘Molecole Naturali Bioattive’ de m’avoir permis de faire les expériences d’extraction
et séparation des molécules bioactives, ainsi qu’à la pharmacienne Giorgia pour m’avoir montré
la technique de la culture cellulaire dans le laboratoire de ‘Farmacologia Sperimetale’. Cela m’a
permis de travailler avec des instruments analytiques de pointe et du matériel de première qualité.
Cette expérience sera inoubliable. J’ai apprécié leurs dynamismes, générosités, enthousiasme
communicatif, ainsi que leurs aides pendant mon séjour à Salerno.

Je voudrais exprimer un infini merci à mon frère Farouq pour la dissection des souris et
pour sa présence à mes côtés et son soutien.

A Marwa avec qui j’ai travaillée pendant 5 ans. Merci pour ton aide, tes bons conseils,
tes encouragements, ton soutien, ton amitié et pour tous les moments que nous avons partagés lors
des stages au Crbt et en Italie.

J’exprime toute ma gratitude à tous mes amies et collègues pour leurs accueils, leurs aides
précieuses, leurs compréhensions, leurs encouragements et leurs sympathies tout au long de mon
travail.

Je remercie toutes les personnes que j’ai oubliées dans cette liste.

MERCI à tous, je vous souhaite le meilleur sur tous les plans !


Dédicaces

Je dédie cette thèse à :


Mes Parents ;
Tous les mots du monde ne sauraient exprimer l’immense amour que je vous porte, ni la
profonde gratitude que je vous témoigne pour tous les efforts et les sacrifices que vous n’avez
jamais cessé de consentir pour mon instruction et mon bien-être. C’est à travers vos encouragements
que j’ai opté pour cette noble profession, et c’est à travers vos critiques que je me suis réalisée.
Vous avez su m’inculquer le sens du devoir, de la responsabilité, de la dignité, de l’honneur et de
l’humilité.
J’espère avoir répondu aux espoirs que vous avez fondés en moi et réaliser aujourd’hui l’un de
vos rêves.
Je vous rends hommage par ce modeste travail en guise de ma reconnaissance éternelle et de mon
infini amour.
Que Dieu le tout-puissant vous garde et vous procure santé, bonheur et longue vie pour que vous
demeuriez le flambeau illuminant le chemin de vos enfants. Je vous aime.

Mes chers frères, sœur et leurs progénitures, pour leur grand amour et leur soutien. Qu’ils
trouvent ici l’expression de ma haute gratitude.

Toute ma famille.

Ma confidente : HAMDI Hesna,


Conserve-moi ta profonde amitié et ton immense amour et sois convaincue qu’il en est de même
pour moi. La fratrie n’est pas seulement héréditaire : tu m’as toujours soutenu. Un simple merci
ne suffira jamais à te témoigner ma reconnaissance.

Mes amies et mes collègues de travail : Marwa, Wissal, Leila, Hanane, Wissem, Djamila
et Karima qui n’ont cessé à aucun moment de m’apporter aide et encouragement pour achever
ce travail, vous partagerez toujours une partie de ma vie et de mon coeur. Que Dieu vous
accorde le plein bonheur que vous méritez.

Vous qui avez toujours cru en moi et su me redonner confiance lorsque la motivation n'était plus
au rendez-vous. Acceptez ce travail comme le témoignage de mon profond amour et mon
attachement indéfectible.

Fatine
Liste des figures

Figure 1. Structure d’acides hydroxybenzoïques communs. …………………………. 17


Figure 2. Structure des principaux acides hydroxycinnamiques communs…………… 18
Figure 3. Squelette de base des flavonoïdes...………………………………………… 19
Figure 4. Mécanisme d'action des inhibiteurs de l'acétylcholinestérase……………... 34
Figure 5. Photos de Sonchus oleraceus L. (Photos. Aissani F., Janvier 2018 ; Lieu : Boumahra
Ahmed-Guelma, Est Algérie).…. ……………………………………………... 46
Figure 6. Protocole d’extraction par macération du Sonchus oleraceus L……………….... 47
Figure 7. Réaction d’inhibition du radical DPPH• avec un phénol………………….. 55
Figure 8. Structure chimique de galvinoxyle……………………...…………………. 57
Figure 9. Illustration schématique de la voie de réaction menant à la détection de la
capacité de piégeage du peroxyde d'hydrogène par les antioxydants………………….. 61
Figure 10. Schéma de la transformation du bromure de 3(4,5dimethylthiazol-2yl)2,5
diphenyl tetrazolium (MTT) en formazan par les cellules métaboliquement actives………….. 76
Figure 11. Teneurs des polyphénols totaux dans les différents extraits de Sonchus
oleraceus L.…………………………………………….………………………………. 84
Figure 12. Teneur en flavonoïdes et flavonols totaux dans les différents extraits de
Sonchus oleraceus L.…………………………………………………………………... 85
Figure 13. Cinétique d’activité anti-radicalaire des extraits de S.oleraceus L. sur le
radical DPPH.……………………………………………. …………………………… 91
Figure 14. Courbe représentant l’activité anti-radicalaire galvinoxyle des extraits de
Sonchus oleraceus L.…………………………………………….…………………….. 94
Figure 15. Courbe représentant l’activité anti-radicalaire ABTS•+ des extraits de
Sonchus oleraceus L.……………………………………………. ……………………. 95
Figure 16. Activité d’inhibition de la décoloration du β-carotène en présence des
extraits de Sonchus oleraceus L.……………………………………………………….. 96
Figure 17. Activité de chélation des ions ferreux des extraits de Sonchus oleraceus L.
et d’EDTA.……………………………………………. ……………………………… 97
Figure 18. Activité phénanthroline des extraits de Sonchus oleraceus L.…………..… 98
Figure 19. Activité de réduction cuprique des extraits de Sonchus oleraceus L.
comparés avec les standards.…………………………………………………………... 99
Figure 20. Activité antibactérienne des antibiotiques sur les souches bactériennes
testées..………… …………………..………………………………………………….. 106
Figure 21. Effet des différents extraits de Sonchus oleraceus L. et le Diclofénac
sodique sur l’inhibition de la dénaturation des protéines……………………………… 112
Figure 22. Activité inhibitrice de l’AChE des différents extraits de la partie aérienne
de S. oleraceus L.………………………………………………………………………. 117
Figure 23. Activité photoprotectrice ‘FPS’ de Sonchus oleraceus L. à différents
longueurs d’onde λ.…………………………………………………………………….. 120
Figure 24. Variations du poids corporel (g) des souris témoins et traitées oralement
dans les conditions de la toxicité subaigüe par l’extrait brut EBr……………………... 126
Figure 25. Variations du poids corporel (g) des souris témoins et traitées oralement
dans les conditions de la toxicité subaigüe par l’extrait acétate d’éthyle EAe………… 127
Figure 26. Taux sérique de « créatinine » de souris témoins et traitées dans les
conditions de la toxicité subaigüe par différentes doses de 250-2000 mg/kg p.c
d’extrait brut EBr et d’acétate d’éthyle EAe des parties aériennes de Sonchus
oleraceus L.…………………………………………………………………………….. 129

i
Figure 27. Taux sérique de « glucose, l’urée et l’acide urique » de souris témoins et
traitées dans les conditions de la toxicité subaigüe par différentes doses de 250-2000
mg/kg p.c d’extrait brut EBr et d’acétate d’éthyle EAe des parties aériennes de
Sonchus oleraceus L.…………………………………………………………………... 130
Figure 28. Taux sérique de « ASAT, ALAT et PAL » de souris témoins et traitées
dans les conditions de la toxicité subaigüe par différentes doses de 250-2000 mg/kg
p.c des extraits de la partie aérienne de Sonchus oleraceus L.………………………… 131
Figure 29. Taux sérique de « bilirubine totale, directe et indirecte » de souris témoins
et traitées dans les conditions de la toxicité subaigüe par différentes doses de 250-
2000 mg/kg p.c des extraits de la partie aérienne de Sonchus oleraceus L……………. 131
Figure 30. Taux sérique de « protéines totales » de souris témoins et traitées dans les
conditions de la toxicité subaigüe par différentes doses de 250-2000 mg/kg p.c des
extraits de la partie aérienne de Sonchus oleraceus L. ………………………………... 132
Figure 31. Taux sérique de « triglycéride, cholestérol, HDL et LDL » de souris
témoins et traitées dans les conditions de la toxicité subaigüe par différentes doses de
250-2000 mg/kg p.c des extraits de la partie aérienne de Sonchus oleraceus L……….. 133
Figure 32. Photomicrographies sélectionnées des coupes histologiques des tissus
hépatiques des souris témoins et traitées par l’extrait brut de la plante dans les
conditions de la toxicité subaiguë.……………………………………………………... 142
Figure 33. Photomicrographies sélectionnées des coupes histologiques des tissus
rénales des souris témoins traitées par l’extrait brut de la plante dans les conditions de
la toxicité subaiguë.……………………………………………………………………. 143
Figure 34. Photomicrographies sélectionnées des tissus pulmonaires des poumons
des souris témoins traitées par l’extrait brut de la plante dans les conditions de la
toxicité subaiguë.…………………………………………….………………………… 143
Figure 35. Photomicrographies sélectionnées des coupes histologiques des tissus
hépatiques des souris témoins traitées par l’extrait acétate d’éthyle de Sonchus
oleraceus L. dans les conditions de la toxicité subaiguë.……………………………… 145
Figure 36. Photomicrographies sélectionnées des coupes histologiques des tissus
rénales des souris témoins traitées par l’extrait acétate d’éthyle de Sonchus oleraceus
L. dans les conditions de la toxicité subaiguë.………………………………………… 146
Figure 37. Photomicrographies sélectionnées des tissus pulmonaires des poumons
des souris témoins traitées par l’extrait acétate d’éthyle de Sonchus oleraceus L. dans
les conditions de la toxicité subaiguë.…………………………………………………. 147

ii
Liste des tableaux

Tableau 1. Classification systématique de Sonchus oleraceus L………………………. 10


Tableau 2. Quelques métabolites isolés de différentes espèces du genre Sonchus. ……. 11
Tableau 3. Les activités biologiques du genre Sonchus……………………………….. 13
Tableau 4. Fonction normale de produit utilisée dans le calcul de la SPF……………. 67
Tableau 5. Calcul de la SPF par l’application de l’équation mathématique de Mansur… 67
Tableau 6. Catégories de protection affichées sur les produits solaires en fonction des
facteurs de protection mesurés, selon la Recommandation de la Commission
Européenne 2006………………………………………………………………………. 68
Tableau 7. Rendement d'extraction (%) de S.oleraceus L. par différents solvants.…… 79
Tableau 8. Profils phytochimiques des différents extraits de la partie aériennne de
Sonchus oleraceus L..………………………..………………………..………………... 81
Tableau 9. Teneur en polyphénols, flavonoïdes et flavonols totaux des différents
extraits des parties aériennes de Sonchus oleraceus L. ………………………………… 83
Tableau 10. Activité anti-oxydante des extraits de S.oleraceus L……………………… 93
Tableau 11. Résistance et sensibilité des germes isolés aux antibiotiques……………. 105
Tableau 12. Diamètre d’inhibition des extraits de la plante S.oleraceus L. sur les
différentes souches bactériennes…..………………..………………………..……….. 106
Tableau 13. Pourcentage d’inhibition de la dénaturation de BSA à différentes
concentrations des extraits de Sonchus oleraceus L. et de Diclofénac sodique…………. 112
Tableau 14. toxicité aigüe des extraits brut ‘EBr’ et acétate d’éthyle 124
‘EAe’………………………………………………..…………………………………..
Tableau 15. Evolution du poids corporel des souris traitées par l’extrait brut EBr en
g....................................................................................................................................... 125
Tableau 16. Evolution du poids corporel des souris traitées par l’extrait acétate
d’éthyle EAe en g (*).………………………..………………………..………………... 126
Tableau 17. Effet de l'extrait brut EBr de Sonchus oleraceus L. sur le poids relatif des
organes chez les souris témoins et traitées dans les conditions de toxicité subaigüe…… 128
Tableau 18. Effet de l'extrait acétate d’éthyle EAe de Sonchus oleraceus L. sur le poids
relatif des organes chez les souris témoins et traitées dans les conditions de toxicité
subaigüe..………………………..………………………..……………………………. 128
Tableau 19. Valeurs des paramètres biochimiques des souris témoins et traitées dans
les conditions de la toxicité subaigüe par l’extrait brut EBr des parties aériennes de
Sonchus oleraceus L..………………………..………………………..………………... 134
Tableau 20. Valeurs des paramètres biochimiques des souris témoins et traitées dans
les conditions de la toxicité subaigüe par l’extrait acétate d’éthyle EAe des parties
aériennes de Sonchus oleraceus L.………………………..……………………………. 135
Tableau 21. Valeurs des paramètres hématologiques de souris témoins et traitées dans
les conditions de la toxicité subaigüe par l'extrait brut de S.oleraceus L. des parties
aériennes de Sonchus oleraceus L.………………………..……………………………. 138
Tableau 22. Valeurs des paramètres hématologiques de souris témoins et traitées dans
les conditions de la toxicité subaigüe par l'extrait acétate d’éthyle de S.oleraceus L. des
parties aériennes de Sonchus oleraceus L..………………………..…………………… 139
Tableau 23. CI50 de l’activité antiproliférative in vitro de divers extraits de S.oleraceus
L. contre les macrophages J774.A1..………………………..………………………….. 156

iii
Liste des abréviations

ABTS•+ Acide 2,2-azinobis (3-éthyle-benzothiazoline-6-sulphonique)


AChE Acetylcholinestérase
ACİ Iodure d'acétylthiocholine
ALAT Alanine aminotransférase
ASAT Aspartate aminotransférase
ATC Acétylthiocholine
BChE Butyrylcholinestérase
BHA Butylhydroxyanisole
BHT Butylhydroxytoluène
CAA Cellular antioxidant activity
CUPRAC Cupric reducing antioxidant capacity assay
DL50 Dose létale 50
DMEM Dulbecco’s modified Eagle’s medium
DMSO Diméthylsufoxide
DPPH• 2.2-diphényle-1-picrylhydrazyle
DSTA Démence sénile du type Alzheimer
DTNB 5,5'dithiobisnitrobenzoate
DW Dry weight
EAD Extrait aqueux décocté
EAe Extrait acétate d'éthyle
EAM Extrait aqueux macéré
EAT Extrait alcaloïde total
EBr Extrait brut
EBu Extrait butanolique
ECh Extrait chloroformique
EDTA Éthylène-diamine-tétra-acétique
EE Extrait éthanolique
EPa Extrait phase aqueuse
ERO Espèces réactives d’oxygène
ESI Electrospray ionization source
FCS Foetal calf serum
FDA Food and drug administration
FPS Facteur de protection solaire
HDL High density lipoprotein
HPLC Chromatographie liquide à haute performance
HRSA Hydroxyl radical scavenging activity
IFN-γ Interféron gamma
IL-1β, IL-2, IL-6, IL- Interleukine
8

iv
MA Maladie d’Alzheimer
MTT Bromure de 3[4,5-diméthylthiazol-2-yl]-2,5-diphényltétrazolium
NF-Kb Nuclear factor-kappa B
NMDA Acide N-méthyl-D-aspartique
NO Oxyde nitrique
OCDE Organisation de coopération et de développement économiques
OMS Organisation mondiale de la santé
ORAC Oxygen radical absorption capacity
PAL Phosphatase alcaline
PGE2 Prostaglandine E2
QTOF–MS Quadripole time-of-flight-mass spectrometry
SO Sonchus oleraceus L.
SPF Sun protection factor
STLs Sesquiterpènes lactones
TBHQ Tétrabutylhydroquinone
TC Tannin catéchique
TG Tannin gallique
TEAC Trolox equivalent antioxidant capacity
TFlT Teneur en flavonols totaux
TFT Teneur en flavonoïdes totaux
TGO Glutamate oxalo-acétate transaminase
TGP Glutamate-pyruvate-transaminase
TNF-α Facteurs de nécrose tumorale
TPT Teneurs en Polyphénols totaux
TR Temps de rétention

v
Table des matières
Liste des figures……………………………………………………………………….. i
Liste des tableaux……………………………………………………………………... iv
Liste des abréviations………………………………………………………………… vi

Introduction général………………………………………………………………….. 1

Partie I. Revue bibliographique


Chapitre I. Aperçu bibliographique sur la famille des Astéraceae et sur l’espèce Sonchus
oleraceus L.
I.1. Présentation des Astéraceae : morphologie, date d’introduction et distribution……. 4
I.1.1. Introduction……………………………….……...................…………………… 4
I.1.2. Description botanique des Astéraceae……………………………….……........... 5
I.1.3. Principaux métabolites secondaires de la famille des Astéraceae……………….... 6
I.1.3.1. Introduction…………………………….……....................…………………. 6
I.1.3.2. Principaux métabolites secondaires des Astéraceae…………………………. 6
I.1.3.3. Les lactones sesquiterpèniques………………………………………………. 7
 Structure………………………………………………………………………… 7
 Intérêt thérapeutique des lactones sesquiterpèniques…………………………… 8
II. Aperçu bibliographique sur le genre Sonchus……………………………………….. 9
II.1. Généralités………………………………………………………………………… 9
II.2. Description de la plante…………………………………………………………… 9
II.3. Classification botanique…………………………………………………………... 10
II.4. Usage ethnobotanique……………………………………………………….......... 11
II.5. Travaux antérieurs sur le genre Sonchus………………………………………….. 11
II.5.1. Constituants chimiques…………………………………………………........... 11
II.6. Activités biologiques……………………………………………………………… 13

Chapitre II : Généralités sur les composés phénoliques


I. Définition ……………………………………………………………………………. 16
I.1. Structure et catégories des composés phénoliques…………………………………. 16
I.2. Classification……………………………………………………………………… 16
I.2.1. Acides phénols (acides phénoliques) ……………..…………………………… 17
A. Acide hydroxybenzoiques……………………………………………………… 17
B. Acide hydroxycinnamiques…………………………………………………….. 17
I.2.2. Rôles et propriétés thérapeutiques des acides phénoliques…………………….. 18
 Chez les plantes………………………………………………………………… 19
 Chez les humains……………………………………………………………….. 19
I.3. les Flavonoïdes…………………………………………………………………... 19
I.3.1. Structure…………………………………………………………………….. 19
I.3.2. Classification des flavonoïdes………………………………………………. 20
I.3.3. Propriétés des flavonoïdes…………………………………………………….. 20

Chapitre III : Généralités sur les activités pharmaco-toxicologiques de la plante.


Introduction…………………………………………………………………………….. 21
I . Méthodes d’analyse des extraits de plantes………………………………………….. 21
I.1. Chromatographie liquide à haute performance (HPLC) …………………………... 22
II. Activités biologiques des extraits de plantes………………………………………… 23
II.1. Activité antioxydante……………………………………………………………... 23
II.1.1. Introduction……………………………………………………………........... 23
II.1.2. Les radicaux libres dans les systèmes biologiques……………………………. 24
II.1.3. Dommages oxydatifs des radicaux libres….…………………………………. 25
II.1.4. Antioxydants………………………………………………………………….. 25
a. Modes d’action des antioxydants……………………………………………….. 26
b. Différentes localisations cellulaires des antioxydants………………………….. 27
c. Origines des antioxydants………………………………………………………. 27
II.1.5. Moyens de défense contre les radicaux libres………………………………… 27
II.1.6. Méthode d’évaluation de l'activité antioxydante……………………………… 28
II.2. Effet antimicrobien……………………………………………………………....... 29
II.2.1. Mécanisme de l’effet antimicrobien…………………………………………….. 30
II.3. Activité anti-inflammatoire……………………………………………………....... 30
II.3.1. L’inflammation…………………………………………………………………. 30
II.3.2. Les anti-inflammatoires………………………………………………………… 31
II.3.3. Méthodes d’études de l’activité anti-inflammatoire…………………………..... 31
II.3.3.1. Dénaturation protéique ……………………………………………………... 31
II.4. Activité anti-cholinestérasique (anti-Alzheimer) ………………………………… 32
II.4.1. Histoire………………………………………………………………………... 32
II.4.2. Définition………………………………………………………………........... 32
II.4.3. Les traitements pharmacologiques…………………………………………..... 32
A. Les inhibiteurs de l’acétylcholinestérase….……………………………………… 33
II.4.4. Les méthodes de détection des inhibiteurs de l’acétylcholinestérase…………... 34
I.4.4.1. Mesure de l’activité anticholinestérase…………………………………….. 34
II.5. Activité photoprotectrice ou dermatoprotectrice (détermination in vitro du facteur
de protection solaire « FPS ») …………………………………………………………. 35
II.5.1. Définition de la peau…………………………………………………………… 35
II.5.2. Facteur de protection solaire (FPS) …………………………………………… 36
II.5.2.1. Les méthodes de mesure de l’activité dermatoprotectrice 37
(photoprotectrice)…………………… …………………………………………………
III. Généralités sur la toxicité…………………………………………………………… 38
III.1. Introduction……………………………………………………………………... 38
III.1.2. Evaluation des effets toxiques………………………………………………. 38
a. La toxicité aiguë………………………………………………………………... 39
b. La toxicité subaiguë et chronique………………………………………………. 40
III.2. Activité antiproliférative des substances naturelles…………………………….. 41

Partie II : Matériel et Méthodes


Chapitre 1 : Caractérisation phytochimique
I.1. Critères de sélection du matériel végétal…………………………………………… 44
I.1.2. Utilisations traditionnelles du matériel végétal………………………………… 44
I.1.3. Travaux scientifiques ………….………………………………………………. 45
I.2. Matériel végétal……………………………………………………………………. 45
I.2.1. Méthode d’extraction………………………………………………………….. 46
I.2.1.1. Extraction à froid ou macération………………………………………….. 46
I.2.1.2. Extraction à chaud…………………………………………………………. 47
I.2.1.3. Extraction des alcaloïdes totaux………………………………………….. 48
I.2.2. Rendement d’extraction…………………………………………………….. 48
I.3. Criblage phytochimique……………………………………………………………. 48
I.4. Quantification des polyphénols, flavonoïdes et flavonols totaux…………………… 51
I.4.1. Dosage des polyphénols totaux………………………………………………... 51
I.4.2. Dosage des flavonoïdes totaux………………………………………………… 52
I.4.3. Dosage des flavonols totaux…………………………………………………… 52
I.5. Analyse par chromatographie liquide à haute performance couplé à la spectrométrie
de masse à temps de vol quadripolaire par ionisation par électrospray (HPLC–ESI–
QTOF–MS) ………………….………………………………………………………… 53

Chapitre II : Méthodes expérimentales des activités biologiques


I. Test biologiques……………………………………………………………………… 55
I.1. Activités antioxydantes……………………………………………………………. 55
I.1.1. Test de piégeage du radical libre DPPH• (2,2-diphenyle-1- 55
picrylhydrazyle)…… …………………………………………………………………..
I.1.2. Test de piégeage des radicaux libres Galvinoxyles……………………………. 56
I.1.2.1. Principe……………………………………………………………….. ….. 56
I.1.2.2. Mode opératoire………………………………………………………. …. 57
I.1.3.Test de décoloration du radical ABTS•+ (Acide 2,2-azino-bis-3-(ethylBenzo
Thiazoline-6-Sulfonique) ……………………………………………………………… 57
I.1.4. Test de blanchiment du β-carotène couplé à l’auto-oxydation de l’acide
linoléique... ……………………………………………………………………………. 58
I.1.4.1. Principe…………………………………………………………………… 58
I.1.4.2. Mode opératoire…………………………………………………………. .. 58
I.1.5. Activité chélatrice des ions ferreux……………………………………………. 59
I.1.6. Piégeage des radicaux hydroxyles par le test d'oxydation de la phénanthroline-
Fe (II) ………………………………………………………………………………...... 60
I.1.6.1. Principe…………………………………………………………………...... 60
I.1.6.2. Mode opératoire…………………………………………………………… 61
I.1.7. La réduction cuprique (CUPRAC : Cupric reducing antioxidant capacity
assay)…. ……………………………………………………………………………….. 62
I.2. Activité antibactérienne…………………………………………………………… 63
I.2.1. L’aromatogramme……………………………………………………………... 63
a. Repiquage des espèces bactériennes et préparation de l’inoculum…………….. 63
b. Préparation des extraits et imprégnation des disques…………………………… 63
c. Incubation et Lecture du résultat……………………………………………….. 64
I.3. Evaluation de l’activité anti-inflammatoire in-vitro………………………………. 64
I.3.1. Méthodes d’anti-dénaturation de l’albumine (dénaturation du BSA)…………. 64
I.3.1.1. Principe……………………………………………………………………. 64
I.3.1.2. Mode opératoire…………………………………………………………… 64
I.4. Test de l’activité inhibitrice de l’acétylcholinestérase…………………………….. 65
I.5. Activité photoprotectrice (détermination in vitro du facteur de protection solaire
FPS ou sun protection factor ‘SPF’) …………………………………………………… 66
I.5.1. Principe………………………………………………………………... ……… 66
I.6. Evaluation de la toxicité aiguë et subaiguë de l’extrait brut et acétate d’éthyle de
Sonchus oleraceus L. …………………………………………………………………... 68
I.6.1. Toxicité aiguë…………………………………………………………………... 68
I.6.1.2. Matériel animal……………………………………………………………… 68
I.6.1.3. Détermination de la (DL50) de l’extrait brut et acétate d’éthyle de Sonchus
oleraceus L. ……………………………………………………………………………. 69
I.6.1.4. Préparation des solutions à base d’extrait brut et d’extrait acétate d’éthyle… 69
I.6.1.5.Méthode d’étude……………………………………………………………... 69
I.6.2. Evaluation in vivo de la toxicité subaiguë………………………………………. 70
I.6.2.1. Principe de l’essai…………………………………………………………… 70
I.6.2.2. Mode opératoire…………………………………………………………...... 71
A. Répartition des souris en lots…………………………………………………… 71
B. Administration de l’extrait……………………………………………………... 71
C. Étude observationnelle…………………………………………………………. 71
D. Etude de l’évolution pondérale des souris……………………………………… 72
I.6.2.3. Sacrifice des animaux et observation macroscopique………………………. 72
A. Poids des organes………………………………………………………………. 72
I.6.2.4. Préparation du plasma et analyse biochimique……………………………… 73
A. Dosage des paramètres biochimiques sériques………………………………… 73
B. Dosage des paramètres hématologiques………………………………………... 73
I.6.2.5. Etude histopathologique……………………………………………………... 73
A. Préparation des blocs et fixation des pièces…………………………………… 73
B. Enrobage et confection des coupes…………………………………………….. 74
C. Coloration et montage des lames………………………………………………. 74
D. Observation microscopique……………………………………………………. 75
I.7. Evaluation de l’activité antiproliférative…………………………………………... 75
I.7.1. Test au MTT……………………………………………………………………. 75
I.7.2. Les lignées cellulaires cancéreuses utilisées……………………………………. 76
I.7.3. Test antiprolifératif de MTT…………………………………………………….. 76
I.8. Analyse statistique……………………………………………………………….... 77

Partie III : Résultats et discussion


Chapitre I : Etudes phytochimiques de l’espèce Sonchus oleraceus L.
I.1. Rendement de l’extraction par différents solvants………………………………….. 79
I.2. Profils phytochimiques qualitatifs des extraits de S.oleraceus L. …………………. 80
I.3. Dosage des composés phénoliques totaux…………………………………………. 82
I.4. Dosage des Flavonoïdes et flavonols totaux……………………………………….. 84
I.5. Investigation phytochimique des différents extraits de la partie aérienne de Sonchus
oleraceus L. par LC/MS-QTOF. ……………………………………………………….. 87
I.5.1. Démarche d'identification des composés des extraits……………………………. 88
I.5.2. Discussion……………………………………………………………………….. 88

Chapitre II : Activités biologiques.


91
II. Test d’activité antioxydante in vitro des extraits de Sonchus oleraceus L. …………
II.1. Test d’activité anti-radicalaire DPPH• (2.2-diphényle-1-picrylhydrazyle)………..
91
II.2. Test d’activité anti-radicalaire galvinoxyle……………………………………......
93
II.3. Test de décoloration du radical cation ABTS•+……………………………………
94
II.4. Test de blanchiment de β-carotène/acide linoléique……………………………….
95
II.5. Test de chélation des ions ferreux (méthode de Férène) …………………………..
96
II.6. Test de l’activité phénanthroline……………………………………………….....
98
II.7. La réduction cuprique…………………………………………………………......
99
II.8. Discussion………………………………………………………………………… 100
III.1. Evaluation de l’effet antibactérien des extraits de plante…………………………
106
III.2. Discussion……………………………………………………………………...... 108
IV. Activité anti-inflammatoire in-vitro………………………………………………...
112
IV.1. Effet anti-thermo dénaturant protéique des extraits de Sonchus oleraceus L……..
112
IV.2. Discussion……………………………………………………………………...... 113
V. Test de l’activité inhibitrice de l’acétylcholinestérase……………………………….
116
V.1. Discussion………………………………………………………………………... 117
VI. Activité photoprotectrice………………………………………………………….. 120
VI.1. Discussion……………………………………………………………………...... 120

Chapitre III : Etudes toxicologiques de Sonchus oleraceus L.


VII. Toxicité aiguë in vivo des extraits de Sonchus oleraceus L. ……………………… 124
VII.1. Détermination de la dose létale DL50 des extraits brut et acétate d’éthyle……... 124
VII.1.2. Autopsie générale…………………………………………………………… 125
VII.2. Toxicité subaiguë……………………………………………………………….. 125
VII.2.1. Observations comportementales et modèles de mortalité…………………… 125
VII.2.2. Détermination de l’évolution de la masse des animaux et des organes…….. 125
VII.2.2.1. Effets des extraits de S.oleraceus sur le poids corporel et le poids
relatif…………………………………………………………………………………… 125
A. Effets des extraits sur le poids corporel de souris……………………………… 125
VII.2.2.2. Effets des extraits de S.oleraceus L. sur le poids relatif des différents
organes dans les conditions de la toxicité subaiguë. …………………………………… 127
A. Effet sur le poids relatif des organes…………………………………………… 127
VII.2.3.1. Evaluation de l’action des extraits sur les marqueurs biochimiques
(fonction rénal et hépatique) des organes……………………………………………….. 128
 Paramètres biochimiques………………………………………………………. 128
A. La fonction rénale………………………………………………………………. 129
B. La fonction hépatique…………………………………………………………... 130
VII.2.3.2. Evaluation de l’action des extraits bruts EBr et acétate d’éthyle EAe sur
les paramètres hématologiques…………………………………………………………. 136
A. Effets de l’EBr et l’EAe sur les paramètres de la lignée érythrocytaire
(globules rouges, hémoglobine, hématocrite, MCV, MCH, CCMH)………….. 136
B. Effets de l’EBr et l’EAe sur les paramètres de la lignée leucocytaire (globules
blancs, neutrophiles, lymphocytes, éosinophiles, basophiles, et monocytes)….. 137
C. Effets de l’EBr et de l’EAe sur les plaquettes sanguines………………………. 137
VII.2.4. Analyse histopathologique…………………………………………………..... 140
VII.2.5. Discussion…………………………………………………………………….. 147
VIII. Activité antiproliférative………………………………………………………….. 156
VIII. 1. Discussion…………………………………………………………………….. 157
Conclusion générale…………………………….……………………………………… 160
Références bibliographiques…………….……………………………………………... 163
Annexes…………….…………………………………………………………………… 190

‫ﻣﻠﺨﺺ‬
Abstract
Résumé
Introduction

Sur les 500 000 espèces végétales recensées à la surface du globe, seule la moitié est
répertoriée par les botanistes. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a identifié 22 000
plantes utilisées par la médecine traditionnelle. Seules 3 000 d’entre elles ont fait l’objet
d’évaluations scientifiques (Lehmann, 2013). Selon l’OMS, près de 6377 espèces de plantes
sont utilisées en Afrique, dont plus de 400 sont des plantes médicinales qui constituent 90% de
la médecine traditionnelle (Hostettman et al., 1998). L’étude ethnobotanique présente un
intérêt incontestable pour la découverte de nouvelles plantes, qui demeurent une source
importante de médicaments, soit parce que les composés qu’ils renferment sont de précieux
principes actifs, soit parce que les chimistes sont parvenus à modifier la structure de certains de
ces principes, afin de les rendre moins toxiques, plus efficaces, ou de leur conférer une meilleure
biodisponibilité. L’usage de substances d’origine végétale pour la prévention ou le traitement
de diverses affections chez l’homme a cours depuis des millénaires. Le spectre d’utilisation des
substances d’origine végétale intéresse un grand nombre de maladies chez l’homme. A titre
d’exemple, nous citerons des anticancéreux (vinblastine, taxol…), des antipaludéens (quinine,
artémisinine…), des cardio-stimulants (digitaline), des psychostimulants (caféine,
théophylline), des antalgiques (aspirine, morphine extraite de l’opium, codéine…), des
anesthésiques (alcaloïdes à noyau tropane dont la cocaïne) et des immunosuppresseurs
(cyclosporine…), etc… (Newman & Cragg, 2012).

A l’heure actuelle, 25% des médicaments prescrits à travers le monde ont une origine
végétale et s’appuient sur environ 121 principes actifs (Sahoo et al., 2010).

Dans les pays émergents, entre 70 et 95% de la population dépendent essentiellement


des plantes médicinales traditionnelles pour leurs soins primaires (Ito et al., 2012), en raison
de la pauvreté et du manque d'accès à la médecine moderne mais aussi parce que les plantes
présentent une réelle efficacité. Pour les tradipraticiens africains, les plantes médicinales sont
une source inépuisable pour traiter certaines pathologies, qui souvent, sont mortelles. Ces
éléments témoignent du fait que l’utilisation des plantes fait partie intégrante des traditions et
que la valorisation médicinale de ces pratiques présente un réel intérêt.

La médecine traditionnelle africaine est l'un des systèmes de santé les plus anciens et
les plus diversifiés (Mothibe & Sibanda, 2019). Pendant des siècles, la population de l'Afrique
a exploité la biodiversité végétale unique et riche pour ses besoins de santé. La biodiversité
végétale africaine, associée aux connaissances ethnobotaniques africaines profondément
enracinées, a donné naissance à plusieurs nouveaux composés biologiques actifs qui sont

1
Introduction

maintenant des composants des médicaments modernes. Par conséquent, avec le grand intérêt
pour les médicaments dérivés des plantes, l'Afrique reste une ressource prometteuse pour la
récupération de nouvelles entités chimiques qui peuvent être exploitées pour le développement
ultérieur de nouveaux médicaments (Nafiu et al., 2017).

Par la richesse et la diversité originelle de sa flore, l’Algérie constitue un véritable


réservoir phytogénétique avec environ 3150 espèces de plantes vasculaires avec un taux
d’endémisme à 10% environ du nombre total des espèces (Greuter et al., 1991). Cependant,
ce potentiel floristique reste très peu exploré d’un point de vue phytochimique et biologique.

De ces nombreuses plantes médicinales, notre étude s’est portée essentiellement sur
l’espèce Sonchus oleraceus L. connue sous le nom de « laiteron maraîcher » et son nom
vernaculaire en Algérie est "Tilfaf". Cette plante de la famille des Astéraceae, est cosmopolite,
originaire d’Afrique du Nord et d’Europe (Vieira & Barreto, 2006), ses feuilles sont
comestibles et fréquemment consommé dans les pays méditerranéens (Guil-Guerrero et al.,
1998). Le choix de cette plante repose sur des enquêtes ethnobotaniques menées dans la région
d’Est Algérien sur les plantes à activité hépatoprotectrice. Ils ont rapporté son utilisation dans
la médecine traditionnelle et dans le traitement du dysfonctionnement du système nerveux
central et les troubles mentaux (Lane et al., 2006). Par conséquent, la recherche des principes
actifs potentiels et la compréhension de leur mécanisme d’action, constituent un enjeu
passionnant qui pourrait enrichir l’arsenal pharmacologique par la fabrication des médicaments.

Les effets secondaires graves de certains médicaments autorisés qui sont utilisés pour
traiter différentes maladies ont intrigué les chercheurs à explorer des produits naturels bioactifs
alternatifs plus sûrs (Saleem et al., 2016) . En outre, de nombreuses études ont montré de fortes
implications du stress oxydatif dans le développement de nombreuses maladies comme la
maladie d'Alzheimer, maladie inflammatoire, les infections virales, les pathologies auto-
immunes, l'élasticité de la peau, les altérations des fibres élastiques et diverses maladies
cardiovasculaires. De plus, les oxydants tels que les espèces réactives de l'oxygène (ROS)
générées par les neutrophiles et les macrophages activés joueraient un rôle important dans la
pathogenèse de diverses maladies liées à la douleur, notamment les troubles neurodégénératifs,
le cancer et l'athérosclérose (Elmi et al., 2018). Certains des médicaments approuvés à des fins
thérapeutiques présentent une hépatotoxicité ; par conséquent, la recherche de nouveaux
médicaments semble nécessaire et bénéfique. Dans ce contexte, de nombreux scientifiques

2
Introduction

s'intéressent aux plantes médicinales en tant que sources naturelles à activités biologiques avec
peu d'effets secondaires (Rinnerthaler et al., 2015).

Plusieurs critères ont guidés notre choix, parmi lesquels :


Le but de notre travail s’inscrit donc dans le cadre de la continuation des recherches
dans ce domaine en essayant d’identifier les molécules bioactives contenus dans Sonchus
oleraceus L. poussant en Algérie et d’évaluer leurs activités biologiques. D’autre part, cette
espèce Algérienne n’as pas été étudiée auparavant tant au niveau de sa toxicité, qu’au niveau
de ses diverses propriétés pharmacologiques (anti-cholinestérasique et dermatoprotecteur).
Notre présent travail s’articule sur l’utilisation de différentes méthodes d’extraction avec des
solvants de polarités différentes pour l’isolement des métabolites secondaires, suivie de
l’identification des composés majoritaires dans un mélange complexe de produits et enfin la
détermination de leur potentiel biologique et toxicologique.
Notre travail décrit dans ce manuscrit est divisé en trois parties :

Dans la première partie, nous présenterons une étude bibliographique sur les
connaissances botaniques et phytochimiques de la famille Astéraceae et sur le genre Sonchus.
Nous aborderons largement les métabolites secondaires qui sont les principaux constituants de
la famille d’Astéraceae et du genre. On donne également un aperçu général sur les activités
pharmacologiques et l’effet toxicologique.

La deuxième partie sera consacrée au matériel utilisé et au travail personnel qui
commencera par un screening phytochimique de l’espèce étudiée Sonchus oleraceus L., la suite
de l’étude consistera à l’identification des composés obtenus. Nous présenterons également les
protocoles suivis de l’évaluation biologique expérimentées (activités antioxydante,
antibactérienne, anti-inflammatoire, anti-cholinestérasique, dermatoprotecteur,
antiproliférative) et toxicologique (toxicité aigüe et subaiguë) des différents extraits de l’espèce.

L’interprétation des résultats au regard de la littérature et la détermination structurale


des composés identifiés seront détaillés dans la troisième partie.

À la fin, une conclusion générale qui portera sur une lecture attentive des différents
résultats obtenus.

3
Chapitre I : Aperçu bibliographique sur la famille des Astéraceae et sur l’espèce Sonchus oleraceus L.

I.1. Présentation des Astéraceae : morphologie et distribution

I.1.1. Introduction

Les Astéraceae ou Compositae constituent une famille extrêmement vaste et répandue


de plantes à fleurs avec plus de 25,000 espèces d’herbes, d’arbustes et d’arbres actuellement
acceptées, réparties sur 1620 genres et 13 sous-familles répandues sur toute la planète (Kuete
et al., 2017).

Les composées sont relativement moins abondantes dans l'ancien continent que dans
l'Amérique du Nord où elles forment environ un huitième de la flore vasculaire (Moreau,
1960). Elles sont probablement apparues à la fin du Cétacé ou au début de l'Eocène, et le point
d'origine paraît être la région andine de l'Amérique du Sud où elles constituent aujourd'hui un
quart de la flore vasculaire (Moreau, 1960).

Les traits saillants de la distribution géographique de cette immense famille ont une
grande portée biologique. Les tribus des Astérées et des sénecionées sont toutes cosmopolites
ou à peu près. Les Cichoriées, les Cynarées et les Anthémidées appartiennent surtout à
l'hémisphère nord. Les Calendulées et les Arctotidées sont africaines. Les Vernoniées, les
Eupatoriées, les Hélianthées, les Héléniées et les Mutisiées sont essentiellement américaines.
La grande tribu des Inulées appartient surtout à l'ancien monde. Les espèces extra-tropicales
communes aux deux hémisphères ne sont guère plus d'une quarantaine (Moreau, 1960).

L'Afrique, l'Australie et l'Amérique occidentale paraissent posséder les représentants


les plus anciens du groupe. L'Afrique offre la plus grande variété de témoins isolés des types
éteints. L'Amérique andine possède quelques espèces qui se rapprochent du type que l'on peut
considérer comme le type primitif de la famille entière. Une distribution géographique sauvage
importante de cette famille existe aussi en Turquie, Canada, Inde, Iran et les pays Baltes
(Ivancheva & Tsvetkova, 2003).

Les composées sont largement répandues dans presque tous les habitats terrestres à
l'exception de l'Antarctique avec une large diversification écologique. Toutefois, elles sont
abondantes principalement dans les régions tropicales et subtropicales bordant les zones semi-
arides et désertiques, elles sont moins fréquentes dans les forêts tropicales. Les genres les plus
importants du point de vue nombre d’espèces sont : Senecio (1500 espèces), Vernonia (1000
espèces), Cousinia (600 espèces) et Centaurea (600 espèces). D’après Quezel et Santa, en

4
Chapitre I : Aperçu bibliographique sur la famille des Astéraceae et sur l’espèce Sonchus oleraceus L.

Algérie, il en existe 109 genres et 408 espèces et elle est considérée comme la famille de loin
la plus importante de notre territoire (Quézel et al., 1962).

I.1.2. Description botanique des Astéraceae

Les Astéraceae sont des plantes ordinairement herbacées dans nos régions mais pouvant
être arborescentes ou arbustives (Filleul, 2019). Les Astéraceae sont caractérisées par la
disposition des fleurs en capitule c’est à dire serrées les unes à côté des autres, sans pédoncules
placées sur l’extrémité d’un rameau ou d’une tige ou entourées d’une structure formée par des
bractées florales. Cette structure en forme de coupe ou de collerette est appelé un involucre
(Hadj Salem, 2009). Les fleurs sont de deux types : fleurs tubulées (tubuliflores) et fleurs
ligulées (liguliflores). Le tout donnant à l'ensemble l'apparence d'une seule fleur (Kuete et al.,
2017).

L’inflorescence est ordinairement un capitule compact de fleurs sessiles tubulées et/ou


ligulées sous-tendu par un involucre de bractées disposées sur un ou plusieurs rangs. Les
bractées peuvent être herbacées, scarieuses ou épineuses. Sur le réceptacle, les bractéoles, si
elles sont présentes, peuvent prendre la forme d’écailles, de soies ou de paillettes. Le capitule
est entouré à la base généralement par 1 à 6 séries de bractées dont l'ensemble forme l'involucre
(Usher, 1966).

Deux tribus principales sont distinguées : – les Cichorioideae à capitules normalement


homogames (fleurs toutes stamino-pistillées) constitués de fleurs uniquement ligulées ou toutes
tubulées (capitules discoïdes), – les Asteroideae, capitules polygames (fleurs stamino-pistillées
et unisexuées) composés entièrement de fleurs tubulées (capitules disciformes) ou avec en
périphérie des fleurs ligulées (capitules radiés) (Filleul, 2019).

Les feuilles sont le plus souvent alternes, moins souvent opposées ou réunies en rosette
principale (Pâquerette) et rarement verticillées. Les fruits sont des akènes généralement
surmontées d'une aigrette de poils (Pappus) apparaissant sous la forme d'écailles, de soies,
d'arêtes ou d'une couronne qui favorise leur dispersion par le vent et contenant chacun une seule
graine (Kuete et al., 2017). L’ornementation joue un rôle important dans la reconnaissance des
genres et espèces. Les caractères du fruit sont généralement identiques pour les diverses espèces
du même genre (Filleul, 2019).

5
Chapitre I : Aperçu bibliographique sur la famille des Astéraceae et sur l’espèce Sonchus oleraceus L.

I.1.3. Principaux métabolites secondaires de la famille des Astéraceae

I.1.3.1. Introduction

Les plantes produisent une gamme impressionnante de substances chimiques. La plupart


de ces produits sont basés sur le carbone et connus sous le nom de métabolites primaires et
secondaires. Les métabolites primaires sont communs pour toutes les espèces et peuvent être
subdivisés aux protéines, lipides, glucides et acides nucléiques qui alimentent les grandes voies
du métabolisme central (Sell, 2007). Les métabolites secondaires sont des molécules ayant une
répartition limitée dans l'organisme de la plante, ils sont nécessaires à sa défense contre les
agressions extérieures et peuvent être définis comme des molécules indirectement essentielles
à la vie des plantes. Ces métabolites secondaires exercent une action déterminante sur
l’adaptation des plantes à leur environnement. Ils participent ainsi, de manière très efficace, à
la tolérance des végétaux à des stress variés (attaque de pathogènes d’insectes, sécheresse,
lumière UV) (Hadj Salem, 2009). Ces composés marquent de manière originale, un genre, une
famille ou une espèce de plante et permettent parfois d'établir une taxonomie chimique. On
trouve ces métabolites secondaires dans toutes les parties des plantes, mais ils sont distribués
différemment selon leurs rôles, cette distribution varie d'une plante à l'autre (Epifano et al.,
2007).

L’évaluation de la valeur thérapeutique de ces métabolites fait l’objet de nombreuses


recherches et amène à l’identification des principaux éléments actifs de la plante. De l’aspirine
au taxol, l’industrie pharmaceutique s’appuie largement sur la diversité et les propriétés
biologiques des métabolites secondaires des végétaux pour le développement de nouveaux
médicaments (Hadj Salem, 2009).

I.1.3.2. Principaux métabolites secondaires des Astéraceae

Dernièrement, un grand intérêt était orienté vers les études chimio-systématiques et


chimio-taxonomiques basées sur les métabolites secondaires présents dans les plantes
supérieures ; parmi ces études on compte plusieurs (Emerenciano et al., 2001) renfermant la
famille des Astéraceae.

La plante étudiée appartient à la famille des Astéraceae, cette famille biosynthétisent


une variété de substances naturelles ; tel que les triterpènes, les stéroïdes, les coumarines, les
anthocyanes, les lignanes, les alcaloïdes, les polyacétylènes, les flavonoïdes et les

6
Chapitre I : Aperçu bibliographique sur la famille des Astéraceae et sur l’espèce Sonchus oleraceus L.

sesquiterpènes. Mais les sesquiterpènes lactones (STLs), occupent la classe la plus étudiée
parmi ces métabolites, et sont considérées comme des marqueurs chimio-taxonomiques dans la
famille des compositeae (Al-Easa & Rizk, 1992).

Une caractéristique chimique typique de cette famille est la présence de polyfructanes


(en particulier d'inuline) comme glucides de stockage (au lieu de polysaccharides) dans les
taxons vivaces. Les principaux constituants chimiques des Astéraceae expliquent la diversité
de leurs activités pharmacologiques (Ghorbanpour et al., 2017).

I.1.3.3. Les lactones sesquiterpèniques


 Structure

Les lactones sesquiterpèniques sont des métabolites secondaires des plantes partageant tous
une même origine, elles sont issues de la cyclisation d’un précurseur terpène, le farnésyl-
pyrophosphate (Zhang et al., 2005). En s’appuyant sur la structure carbonée de base, on peut
dégager les principales classes de lactones sesquiterpèniques : les germacranolides, les
élémanolides, les eudesmanolides, les guaianolides et les pseudoguaianolides. Cependant la
structure de sesquiterpènes lactones peut supporter plusieurs arrangements (Shizukanolides,
érémophilanolides …) (Yoshioka et al., 1973).

Elles sont caractérisées, comme l’indique le nom, par la présence d’une γ-lactone qui peut
être Cis-12,6 ; Cis-12,8 ; Trans-12,6 et, c’est le cas fréquent ; Trans-12,8. En règle générale elle
est du type α-méthylène- γ-lactone (Yoshioka et al., 1973 ; Seaman , 1982).

L’incorporation des groupes hydroxyles que ce soit libres ou estérifiés, ainsi que des
époxydes est communément fréquent, il s’ajoute à ces variations structurales la détection des
atomes d’halogènes et des sulfures dans quelques structures. L’abondance naturelle rare de
lactones sesquiterpèniques aussi bien sous la forme glycoside que sous la forme de dimères
(Yoshioka et al., 1973 ; Seaman, 1982).

 Intérêt thérapeutique des lactones sesquiterpèniques

De nombreuses recherches ont été prouvées que la diversité large des activités biologiques
est liée directement à la grande variété de structures chimiques (Picman, 1986). Durant la
recherche consacrée aux composés anti-tumoraux isolés des plantes, les lactones
sesquiterpèniques prennent une importance croissante notamment grâce à leurs activités sur

7
Chapitre I : Aperçu bibliographique sur la famille des Astéraceae et sur l’espèce Sonchus oleraceus L.

différents types d’organismes et systèmes. En effet, elles forment un des plus large groupes des
composés cytotoxiques et anti-tumoraux d’origine végétale, dont la majorité a été isolé de la
famille des « Astéracées ».

Elles sont également présentes dans les familles « Magnoliacée », « Apiacée » et quelques
moisissures (Picman, 1986). La plupart de ces lactones déjà connues, possèdent des activités
cytotoxiques in vitro contre les cellules cancéreuses KB et celles de leucémie P388, cette
dernière activité a été évaluée in vivo (Hartwell, 1976).

De nombreuses publications ont mis en évidence l’existence de relations : Structure-


Activité cytotoxique dans le cas des lactones sesquiterpèniques (Kupchan, 1970 ; Kupchan et
al., 1971 ; Lee et al., 1971).

Ainsi, les études chimiques ont montrés que tous les sesquiterpènes lactones agissent avec
les thiols, à titre d’exemple : la cystéine, selon une addition rapide de type Michael, ces réactions
sont chimiquement liées aux structures des carbonyles insaturés tel que le groupe α-méthylène-
γ-lactone, le groupe cyclopentanone α, ß-insaturé, ou l’ester conjugué (Schmidt, 1997).
Ces résultats proviennent d’études expérimentales qui ont montrés encore que les lactones
sesquiterpèniques, inhibent la croissante des tumeurs par l’alkylation sélective des
macromolécules biologiques régulatrices de croissance, comme les enzymes clés qui contrôlent
la division cellulaire, ce qui permet aux cellules de subir le phénomène d’apoptose naturelle
(Shmidt, 1999).

La différence d’activité entre les lactones sesquiterpèniques individuelles peut être


expliquée par le nombre différent des groupes structuraux alkylants (Schmidt, 1997 ;
Heilmann et al., 2001) mais d’autres facteurs, comme la lipophilie, la géométrie moléculaire
et l’environnement chimique ou le groupe sulfudryle ciblé peuvent encore influencer l’activité
de lactones sesquiterpèniques (Kupchan, 1970 ; Kwok et al., 2001).

Diverses drogues renfermant ce type de composés existent, à titre d’exemple : le


parthénolide, une molécule anti-leishmanienne ; isolée de Tanacetum parthenium (L) Schultz-
Bip, (ou grande camomille) appartenant à la famille des astéracées, ce principe actif a été décrit
comme un inhibiteur de la transcription du facteur NF-Kb (facteur impliqué dans l’activation
du processus inflammatoire) qui inactive l’oxyde nitrique synthétase (iNOS). Il peut aussi
inhiber la formation d’œdème sur des rats et des souris en inhibant la réponse inflammatoire et
montre une propriété antidouleurs (Heinrich et al., 2004).

8
Chapitre I : Aperçu bibliographique sur la famille des Astéraceae et sur l’espèce Sonchus oleraceus L.

Dans l’autre côté, on trouve l’artémisinine, un excellent anti-malarique, le principe actif a


été isolé d’Artemisia annua (Armoise annuelle) appartenant à la même famille (Astéracées) par
les scientifiques chinois en 1972, l’artémisinine, une sesquiterpène lactone renfermant un motif
d’un peroxyde endo dans leur structure (Bentamène et al., 2005).

Le costunolide, récemment isolé du Centaurea acaulis, toujours de la même famille des


astéracées, exerce des effets inhibiteurs sur la fonction tueuse des lymphocytes T cytotoxiques
(Taniguchi et al., 1995). D’autres études ont également montré que le costunolide inhibe la
synthèse de l’oxyde nitrique (NO), déclencheur chimique de l’inflammation et déprime la
croissance des cellules cancéreuses (Lee et al., 1999).

II. Aperçu bibliographique sur le genre Sonchus

II.1. Généralités

Parmi les différentes Astéraceae étudiées précédemment, une espèce a été choisie pour
une étude plus poussée. Il s’agit de laiteron maraîcher (Sonchus oleraceus L.) un sous-
arbrisseau utilisé en médecine traditionnelle africaine pour des applications variables. En
Algérie, où son emploi est fréquent pour les maladies hépatiques, les tradipraticiens l’appellent
« Tilfaf ». Cette plante est considérée comme comestible et rare selon l’appréciation
d’abondance de la nouvelle flore de Quezel et Santa (Quezel et al., 1962), en montrant que la
spécificité d’habitat, l’originalité taxonomique et la persistance temporelle des espèces
constituent aussi des critères utiles dans la classification des plantes comme la rareté…etc (Véla
& Benhouhou, 2007).

Outre son intérêt en médecine traditionnelle, sa distribution et d’après l’étude


bibliographique que nous avons menée, S.oleraceus L. possède le grand avantage de n’avoir
jamais été investiguée auparavant en Algérie, nos travaux sur les criblages chimiques,
biologiques et toxicologiques se sont avérés prometteurs.

II.2. Description de la plante

S. oleraceus L. (Astéraceae) est une plante herbacée annuelle. Elle est originaire
d'Europe, d'Afrique du Nord et d'Asie, elle se développe et se reproduit avec succès dans un
large éventail d'habitats (Puri et al., 2018). Les tiges sont de couleur vert ombragé avec une
touche violet rougeâtre. La plante a des tiges creuses qui exsudent du latex, si elles sont

9
Chapitre I : Aperçu bibliographique sur la famille des Astéraceae et sur l’espèce Sonchus oleraceus L.

endommagées. Elles sont creuses avec cinq angles, de couleur vert foncé et émettent une sève
laiteuse une fois coupées. Le système racinaire est constitué d'une racine pivot solide.

S.oleraceus L. a une racine pivotante courte et des feuilles profondément lobées. Les
feuilles sont lancéolées à oblongues, glabres et de couleur vert foncé avec des veines blanches
pâles à violettes (Mawalagedera, 2014). Les feuilles les plus anciennes forment une rosette
basale près du sol, mais les feuilles formées plus tard se trouvent sur la tige florale, qui se
termine par une inflorescence. Les premières feuilles sont orbiculaires avec une marge
légèrement dentelée. Les feuilles mûres sont pontifiées aux bords irrégulièrement dentés et
deviennent de plus en plus lobées à maturité se terminant par de petites épines molles, atteignant
10 à 36 cm de long et 12 cm de large (Cici et al., 2009). Les fleurs auto-compatibles développent
des akènes une semaine après la floraison. Elles sont de couleur jaune et abondante, atteignant
7 mm de diamètre. La floraison a généralement lieu au printemps et en été. Les bractées florales
à la base du capitule sont lisses et minces d'un vert terne, glabres et se chevauchent en série
verticale. Les graines contenant des vaisseaux qui sont coiffées par une grappe de poils, ou
pappus, comme la plupart de cette grande famille de composites (Mawalagedera, 2014).

II.3. Classification botanique

D’après la nouvelle classification de l'APG 3 (Angiosperms Phylogeny Group 3, 2009)


(Goldie, 1905), la plante Sonchus oleraceus L. est classée et présentée dans le tableau 1 comme
suite :

Tableau 1 : Classification systématique de Sonchus oleraceus L.(Goldie, 1905).


Règne Plantae
Sous règne Tracheobionta
Embranchement Phanerogamae
Sous embranchement Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Sous classe Astéridae
Ordre Astérales
Famille Astéraceae (Compositae)
Genre Sonchus
Espèce oleraceus L.

10
Chapitre I : Aperçu bibliographique sur la famille des Astéraceae et sur l’espèce Sonchus oleraceus L.

II.4. Usage ethnobotanique


Les utilisations traditionnelles de différentes espèces du genre Sonchus ont été citées
dans plusieurs travaux, en particulier :
• Utilisation du Sonchus comme galactagogue, fébrifuge, sédatif, vermifuge (Goldie,
1905 ; Best, 1905) et contre la phtisie (Ahmad et al., 2015).
• Traitement des troubles hépatiques, des ulcères et cicatrisant (Khare, 2007) et du
vitiligo (Resende et al., 2015), ainsi que le traitement des troubles gastriques ; Bell,
1890).
• Application contre le cancer et comme agent cathartique (Liu & Zhao, 2010).
• Leurs propriétés anti-infectieuses, anti-inflammatoires et anti-rhumatismales
(Vendruscolo et al., 2006 ; Agra et al., 2007).
• Prévention de l’hémorragie lors de l'accouchement et utilisation comme salade en Italie,
l’Asie et l’Afrique (Hussain et al., 2010).

II.5. Travaux antérieurs sur le genre Sonchus


II.5.1. Constituants chimiques

Divers groupes de métabolites secondaires ont été identifiés dans la plante comme : les
lactones sesquiterpèniques (eudesmanolides et guaianolides), flavonoïdes, flavonoles,
proanthocyanidines, phénols totaux, saponines et les alcaloïdes totaux (Mawalagedera, 2014).
Les feuilles de la plante S.oleraceus L. contiennent de la vitamine C, caroténoïdes, acide
oxalique, éléments variés et acides gras à chaine courte (Mercadante & Rodriguez-Amaya,
1990 ; Guil-Guerrero et al., 1998) (Tableau 2).

Tableau 2 : Quelques métabolites isolés de différentes espèces du genre Sonchus.


Espèces Métabolites Références
Sonchus Sesquiterpène glycosides ; sonchusides A, B, C et D. Miyase &
oleraceus L. glucozaluzanin C; macrocliniside A ; crepidiaside A et picrisides Fukushima, 1987 ;
B; monoterpene loliolide ; Elkhayat, 2009 ;
15-O-β-glucopyranosyl-11β,13-dihydrourospermal A ; Ursolic Xu & Liang, 2005 ;
acid ; lupéol ; β-sitostéterol-3-O-β-glucopyranoside. Bai et al., 2008 ;
luteolin; luteolin-7-O-β-D-glucoside ; apigenin ; apigenin-7-O- Fouad et al., 2015 ;
β-D-glucuronide methyl ester ; apigenin-7-O-β-D-glucuronide Mercadante &
Rodriguez-Amaya,
ethyl ester ; apigenin-7-O-β-D-glucopyranuronide ; germanicyl
1990 ;

11
Chapitre I : Aperçu bibliographique sur la famille des Astéraceae et sur l’espèce Sonchus oleraceus L.

acetate ; 3 β-hydroxy-6β, 7α, 11 β-H-eudesm-4-en-6,12-olide ; Bondarinko et al.,


oleanolic acid ; 1-cerotol. 1983 ;
α-amyrin ; β-amyrin; betulinic acid ; ethyl linoleate ; (E) 9- Elkhayat, 2009 ;
Octadecenoic ; acid ethyl ester. Li & Yang, 2018 ;
Carotenoids ; α-linolenic acid ; linoleic acid ; palmitic acid ; Abhijet et al., 2018 ;
acide monoénoique saturé. Guarrera & Savo,
Glycosides : glucozaluzanin C ; macrocliniside A ; crepidiaside 2016 ;
A ; picrisides B. Bondarinko et al.,
Sesquiterpènes lactones ; taraxasterol ; guaianolide. 1983 ;
2-(3,4-Dihydroxyphenyl)-5-hydroxy-4-oxo-4H-chromen-7-yl ; Fouad et al., 2015.
β-D-glucopyranosiduronic acid (luteolin 7-β-D-glucosiduronic
acid) : Luteolin 7-O-glucuronide,
Quinones ; anthracenosides ; flavylium ; anthocyanoside ; β-
sitosterol ; β-sitosterol glycoside ; 1-hexacosanol ; hexadecanoic
methyl ester (methyl palmitate) ; 1,3,4,5-tetra-(p-
Hydroxyphenylacetyl)quinic acid
Sonchus α-linolenic acid ; linoleic acid; palmitic acid; Sesquiterpene Li & Yang, 2018 ;
asper lactones, taraxasterol ; guaianolide. Hellal et al., 2000 ;
15-O-β-D-Glucopyranosylurospermal A ; [1]
15-O-[6'-(p-hydroxyphenylacetyl)]-β-D-gluco
pyranosylurospermal A ; sonchuside G, E, I, H et F.
Sonchus Linoleic acid ; palmitic acid ; sesquiterpènes lactones ; Li & Yang, 2018 ;
tenerrimus taraxasterol ; guaianolide. Hellal et al., 2000.

Sonchus Type d’eudesmane sesquiterpénoide : (1β,6α) 1,6,14- Zhang et al., 2006.


uliginosus trihydroxyeudesm-3-en-12-oic acid γ-lactone ; (1 β,6α)1,6,14-
trihydroxyeudesma-3,11(13)-dien-12-oic acid γ-lactone. (1β,6α)-
1,6-dihydroxy-14-O [(4hydroxyphenyl)acetyl]eudesma-
3,11(13)-dien-12-oic acid γ-lactone.
Dérivés de phenylpropanes : 4-hydroxy-γ,3,5-
trimethoxybenzenepropanol.
γ,3,4,5-tetramethoxybenzenepropanol.
γ,3,4,5-tetramethoxybenzenepropanol acetate.
Sonchus Sesquiterpène lactone ; taraxasterol; guaianolide ; isoetin 7- Hellal et al., 2000 ;
arvensis glucoside ; sonchoside A ; luteolin 7-glucosylglucuronide ;
isocynaroside : luteolin 7-β-D-glucopyranoside ; quercimetrin.
1,3,4,5-tetra-(p-Hydroxyphenylacetyl) quinic acid ; Bondarenko et al.,
1,3,4-tri-(p-Hydroxyphenylacetyl) quinic acid ; 1978 ;

12
Chapitre I : Aperçu bibliographique sur la famille des Astéraceae et sur l’espèce Sonchus oleraceus L.

3,4,5-tri-(p-Hydroxyphenylacetyl) quinic acid methyl ester ; 1β- Xu et al., 2008 ;


Hydroxy-15-O-(p-hydroxyphenylacetyl)-5α,6β H-eudesma-3-
en-12,6α-olide ;
1β-O-β-D-Glucopyranosyl–(6’-O-p-methoxyphenyl acetyl)-15- Gatto et al., 2011 ;
O(p-hydroxyphenylacetyl)-5α,6βH eudesma-3,11(13)-dien-
12,6α-olide ; Bondarenko et al.,
Sonchoside ; 7-β-D-glucopyranosyloxy-3',4',5,6'- 1978.
tetrahydroxyflavone ; 3,7-Bis(β-D-glucopyranosyloxy)-3',4',5,6-
tetrahydroxy flavone.
Sonchus sp. ω-3 fatty acids ; vitamin C ; carotenoids ; flavonols ; phenolics ; Guarrera & Savo,
proanthocyanidins ; oxalate ; isoetin. 2016.
Sonchus [3aS-(3aα,5aβ,6β,9α,9aα,9bβ)]-decahydro-6-hydroxy-9- [1]
macrocarpus (hydroxymethyl)-5a-methyl-3-methylenenaphtho[1,2-b]furan-
2(3H)-one.
Sonchus 1β-O-β-D-Glucopyranosyl-5α,6 βH-eudesma-3-en-12,6α- Han et al., 2005.
Transcaspicu oliide ;
s 1β-O-β-D-Glucopyranosyl-15-O-(p-hydroxyphenyl acetyl)-
5α,6βH-eudesma-3,11(13)-dien-12,6α-olide ;
1β-O-β-D-Glucopyranosyl-(6’-O-p-hydroxyphenyl acetyl)-15-
O-(p-hydroxyphenylacetyl)-5α,6βH-eudesma-3,11(13)-dien-
12,6α-olide ;
1β-hydroxy-15-O-(p-methoxyphenylacetyl)-5α,6βH-eudesma-
3,11 (13)-dien-12,6 α-olide;
Sonchus Corchoionoside C 6’-O-sulfate ; corchoionoside C ; Ozgen et al., 2010.
erzincanicus 5,7,3',4'-tetrahydroxy-3-methoxyflavone ; quercetin 3-O-β-D-
glucoside ; luteolin 7-O-glucuronide ; luteolin 7-O- β-glucoside ;
apigenin 7-O-glucuronide.

II.6. Activités biologiques

Plusieurs recherches scientifiques s’intéressaient par les propriétés biologiques et


pharmacologiques des espèces du genre Sonchus, le tableau 3 récapitule la majorité des activités
liées aux différentes espèces de Sonchus y compris la plante choisie Sonchus oleraceus L.

Tableau 3 : Les activités biologiques du genre Sonchus.


Espèce Activités biologiques Références
Sonchus Activité antioxydante (inhibition de peroxyde Schaffer et al., 2005 ;
2+
oleraceus L. d’hydrogène (H2O2), chélation de Fe et DPPH, Nehir & Karakaya, 2004 ;

13
Chapitre I : Aperçu bibliographique sur la famille des Astéraceae et sur l’espèce Sonchus oleraceus L.

pouvoir réducteur, activité de piégeage des radicaux Yin et al., 2007 ;


hydroxyles (HRSA : hydroxyl radical scavenging McDowell et al., 2011 ;
activity). Teugwa et al., 2013 ;
Test de DPPH (2,2-diphenylpicrylhydrazyl) avec Vilela et al., 2009b ;
l’activité antioxydante cellulaire (CAA : cellular
antioxidant activity) a été utilisé.
Activité antioxidante a été déterminé par la capacité Li et al., 2017 ;
antioxydante équivalente au (TEAC : trolox equivalent
antioxidant capacity), et capacité d'absorption des
radicaux d'oxygène (ORAC : oxygen radical
absorption capacity).
Activité antidiabétique, anxiolytique, anti-
inflammatoire, antimicrobienne, antinociceptive,
anti-tumeur et cytotoxique. Vilela et al., 2010 ;
Vilela et al., 2009a ;
Karar et al., 2017 ;
Alves-da-Silva et al., 2009 ;
Huyan et al., 2016 ; McDowell
et al., 2011.
Sonchus Activité anti-cancer. Li & Yang, 2018 ;
asper Activité hépatoprotectrice et génoprotectrice Alkreathy et al., 2014 ;
Activité antioxydante Khan et al., 2012 a ;
Activité antibactérienne Xia et al., 2010 ;
Cytotoxicité Conforti et al., 2011 ;
Activité néphroprotectrice Teugwa et al., 2013 ;
Phytotoxicité Khan et al., 2012 a ;
Activité anticholinestérasique Khan et al., 2010 ;
Activité antidiabétique Khan et al., 2012 b ;
Effet protecteur sur la thyroïde. Mohammadi, 2017 ;
Khan, 2012 c.
Sonchus Activité anti-cancer Li & Yang, 2018 ;
arvensis Activité antioxydante Xia et al., 2010 ;
Activité cardioprotectrice
Activité antibactérienne
Inhibition de la xanthine oxidase (XO) et activité anti- Widyarini et al., 2015 ;
hyperuricémique
Activité hépatoprotectrice et génotoxicité. Alkreathy et al., 2014.

14
Chapitre I : Aperçu bibliographique sur la famille des Astéraceae et sur l’espèce Sonchus oleraceus L.

S.brachyotu Activité antioxydante et antibactérienne Li & Yang, 2018 ;


s DC Xia et al., 2010.
S. lingianus Activité antioxydante et antibactérienne Li & Yang, 2018 ;
Xia et al., 2010.
S. Activité antioxydante et antibactérienne Li & Yang, 2018 ;
uliginosus Xia et al., 2010.
S.transcasp Test de cytotoxicité Han et al., 2005.
icus

15
Chapitre II : Généralités sur les composés phénoliques

I. Définition

Le règne végétal constitue une source importante de polyphénols. Ces derniers sont
présents partout dans les racines, les tiges, les fleurs, les feuilles de tous les végétaux mais avec
une répartition quantitative qui varie entre les différents organes et tissus. Les principales
sources alimentaires sont les fruits et légumes, les boissons (thé, café, jus de fruits), les céréales,
les graines oléagineuses et les légumes secs. Les fruits et légumes contribuent environ pour
moitié à notre apport en polyphénols (Middleton et al., 2000).

Plus de 8000 molécules produites dans les plantes sont identifiées et qui constituent
trois grandes classes : les composés phénoliques, les terpénoides, et les alcaloïdes (Wink,
2003). Ces molécules sont pourvues de différents rôles dans la plante, notant les agressions
climatiques ; stresse biotique (agents pathogènes, blessures, symbiose) ou abiotiques (lumière,
rayonnements UV, faible température, carences). Ils contribuent aussi à la qualité
organoleptique des aliments issus des végétaux (couleur, astringence, arôme, amertume)
(Visioli et al., 2000). Ils représentent une large gamme potentielle d’agents thérapeutiques,
largement exploitée par l’homme dans différents domaines comme la santé et l’alimentation
(Croteau et al., 2000).

I.1. Structure et catégories des composés phénoliques

Les composés phénoliques ou polyphénols constituent une famille de molécules


organiques largement présente dans le règne végétal, ce sont des métabolites secondaires,
caractérisés par la présence d’un cycle aromatique portant des groupements hydroxyles libres
ou engagés avec un glucide. L’élément fondamental qui les caractérise est la présence d’au
moins un noyau benzénique (aromatique), auquel est directement lié au moins un groupe
hydroxyle, libre ou engagé dans une autre fonction : éther, ester ou hétéroside en raison de leur
réactivité et toxicité en vue de la plante elle-même (Boizot & Charpentier, 2006).

I.2. Classification

Les polyphénols peuvent être subdivisés en plusieurs catégories : anthocyanes,


coumarines, lignanes, stilibénoides, flavonoïdes, tannins, quinones, acides phénoliques,
xanthones et autres phloroglucinols (Jensen, 1991). Ces structures peuvent être diversement
substituées (glycosylées, estérifiées, acylées…). Les acides phénols et les flavonoïdes font
l’objet d’une description plus détaillée.

16
Chapitre II : Généralités sur les composés phénoliques

I.2.1. Acides phénols (acides phénoliques)


Ces molécules sont caractérisées par la présence d’au moins un noyau benzénique
auquel est directement lié au moins un groupe hydroxyle, libre ou engagé dans une autre
fonction : éther, ester, hétéroside (Bruneton, 1999). En phytochimie, l’emploi de cette
dénomination est réservé aux seuls dérivés de l’acide benzoïque ou de l'acide cinnamique ce
qui constituent les deux sous classes :

A – Acide hydroxybenzoiques

Ils sont dérivés par hydroxylation de l’acide benzoïque avec une structure de base de
type C6-C1. Ils sont particulièrement représentés chez les gymnospermes et les angiospermes
d’où ils sont souvent libérés après hydrolyse alcaline ou enzymatique. Les acides
hydroxybenzoïques existent fréquemment sous formes d’esters ou de glycosides (Macheix et
al., 2005).
Les principaux acides hydroxybenzoïques retrouvés dans les végétaux sont les acides p-
hydroxybenzoïque, protocatéchique, vanillique, gallique et salicylique (Chanforan, 2010).
La figure 1 illustre la structure de quelques exemples de ce groupe.

R1=R2= R3=H, R4=OH acide p-hydroxybenzoïque


R1= R4=H, R2= R3=OH acide protocatéchique
R1= R4=H, R2=OCH3, R3=OH acide vanillique
R1=H, R2= R3= R4=OH acide gallique
R1=OH, R2= R3= R4=H acide salycilique
Figure 1 : Structure d’acides hydroxybenzoïques communs (Chanforan, 2010).

B- Acide hydroxycinnamiques

Les acides hydroxycinnamiques représentent une classe très importante dont la structure
possède un cycle aromatique associé à trois carbones C6- C3 (figure 2) ; par exemple : l'acide

17
Chapitre II : Généralités sur les composés phénoliques

caféique, l'acide férulique, p-coumarique (ses isomères o- et m-coumariques), et l'acide


sinapique. Ces acides sont rarement présents à l’état libre et existent généralement sous forme
d’esters ou de glycosides (Balasundram et al., 2006).

R1= R2=H acide cinnamique (non phénolique)


R1=H, R2=OH acide p-coumarique
R1= R2=OH acide caféique
R1=OCH3, R2=OH acide férulique
Figure 2 : Structure des principaux acides hydroxycinnamiques communs (Chanforan, 2010).

I.2.2. Rôles et propriétés thérapeutiques des acides phénoliques

Les acides phénoliques sont réputés aussi pour leur caractère anti-oxydant en
neutralisant les radicaux libres et limitant ainsi certains dommages oxydatifs responsables de
plusieurs maladies. En outre, un grand nombre de polyphénols sont reconnus pour leurs
propriétés antifongiques, anti-inflammatoires, antivirales, anticancéreuses ainsi que leur faible
toxicité (Ravn et al., 1989).

Pharmacologiquement, le mieux caractérisé est l’acide caféique et l’acide férulique qui


empêchent la formation du cancer des poumons chez les souris (Psotová et al., 2003).
L’acide gallique inhibe la formation du cancer oesophagien chez les rats (Hale, 2005),
L’acide rosmarinique, est fortement anti-inflammatoire. Les acides phénoliques sont connus
aussi pour leur baisse du facteur de risque pour de nombreuses affections telles que l’infarctus
et le cancer (Fiuza et al., 2004).

18
Chapitre II : Généralités sur les composés phénoliques

 Chez les plantes


Les composés phénoliques peuvent intervenir dans certains nombre de fonctions telles que:
• La physiologie de la plante (lignification et contrôle de la croissance).
• Les interactions plantes-microorganismes (avec les bactéries, les champignons, les
insectes et la résistance aux rayons UV).
• La pigmentation des fleurs, des fruits et des graines. De ce fait, ils jouent un rôle
important dans la pollinisation entomophile et la dispersion des graines.
• La fertilité des plantes et la germination du pollen (Macheix et al., 2005).

 Chez les humains


Les composés phénoliques font partie d’un groupe de métabolites secondaires possédant de
nombreuses propriétés thérapeutiques. Ils sont exploités en phytothérapie à cause de leur rôle
dans la protection contre certaines maladies (Macheix et al., 2005).

I.3. Les Flavonoïdes

I.3.1. Structure

Le terme flavonoïde désigne une très large gamme de composé naturels


polyphénoliques. Ils sont largement distribués dans le règne végétal et sont couramment
consommés quotidiennement dans l’alimentation. Ils sont retrouvés également dans les plantes
médicinales (Bruneton, 1999).

Les flavonoïdes ont tous une origine biosynthétique commune et par conséquent,
possèdent tous un même squelette de base de quinze atomes de carbones constitué de deux
unités aromatiques, deux cycles en C6 (A et B) reliés par une chaine en C3 (figure 3) (Pietta,
2000).

Figure 3 : Squelette de base des flavonoïdes (Pietta, 2000).

19
Chapitre II : Généralités sur les composés phénoliques

I.3.2. Classification des flavonoïdes

Les flavonoïdes forment une sous classe des polyphénols ; ils représentent une source
importante d’antioxydants dans notre alimentation. Plus de 6500 flavonoïdes ont été identifiés
(Harborne & Williams, 2000). Structurellement, les flavonoïdes se répartissent en plusieurs
groupes, dont les plus importants sont : flavones (apigénine, lutéoline), flavonols (quercétrine,
kaempférol, myricétine et catéchine), flavanones (naringénine), dihydroflavonols, flavanes,
flavanonols, flavan-3-ols (epicatéchine), flavylium, chalcones, aurones et anthocyanines
(pélargonidine, cyanidine et péonidine), les chalcones (butéine et phlorétine) et les
isoflavonoïdes (isoflavones, roténoïdes) et les coumaranochromones (Bruneton, 1999).

I.3.3. Rôles et propriétés thérapeutiques des flavonoïdes


Une des propriétés majeures des flavonoïdes est de contribuer à la couleur des plantes,
ce sont des pigments quasiment universels des végétaux qui sont en partie responsables de la
coloration des fleurs, des fruits et parfois des feuilles (Jensen, 1992). C’est par la couleur de
ses fleurs que la plante exerce un effet attracteur sur les insectes et les oiseaux pollinisateurs,
assurant par ce biais une étape fondamentale de sa reproduction. On peut également noter que
les flavonoïdes, en repoussant certains insectes par leur goût désagréable, peuvent jouer un rôle
dans la protection des plantes (Marfak, 2003).
Sur le plan thérapeutique, leurs propriétés sont largement étudiées dans le domaine
médical où on leur reconnaît des activités antivirales, anti tumorales, anti-carcinogènes, anti-
inflammatoires, hypotenseurs, diurétiques, et antioxydantes (Harborne & Williams, 2000).
Par exemple : l’apigénine une flavone trouvée dans de nombreuses plantes appartiennent à la
famille des astéracées, possède encore des propriétés antioxydantes, anti-inflammatoires et
anticancéreuses (Shukla & Gupta, 2010).

20
Chapitre III : Généralités sur les activités pharmaco-toxicologiques de la plante

Introduction

Les composés phénoliques confèrent aux plantes du genre Sonchus leurs vertus
pharmacodynamiques. Plusieurs méthodes existent pour étudier les activités biologiques des
plantes médicinales.

Dans ce chapitre, nous décrivons les méthodes d’étude chimique comme l’HPLC
(chromatographie liquide à haute performance) et biologiques comme les activités
antioxydantes, antibactériennes, anti-inflammatoires, anticholinestérasiques,
dermatoprotectrice (facteur de protection solaire ‘FPS’ ou Sun Protection Factor ‘SPF’),
toxicité aigüe, subaigüe et antiproliférative déterminées pour la plante de notre étude.

I. Méthodes d’analyse des extraits de plantes

La séparation, la détection, l’identification et la quantification des molécules s’effectuent


par plusieurs méthodes analytiques et spécialement chromatographiques.

Actuellement, les méthodes chromatographiques couplées à divers détecteurs occupent la


plus importante place dans le screening moléculaire car elles permettent de caractériser
simultanément un éventail très large de molécules avec une meilleure spécificité et une plus
grande sensibilité comparées aux méthodes anciennes.

Elles sont applicables à tous les milieux biologiques, quelle qu’en soit la nature, après une
étape d’extraction rendue nécessaire du fait de la complexité de ces matrices.

Les propriétés physico-chimiques des analytes conditionnent la détection par


chromatographie, ce qui explique qu’il n’y a aucune méthode chromatographique qui permette
la détection de toutes les substances et qu’une bonne stratégie impose la disposition de plusieurs
méthodes colorimétriques, spectrophotométriques et chromatographiques complémentaires.

L’analyse des extraits et fractions de plante reste une étape importante, cependant, elle
demeure une opération délicate nécessitant la mise en œuvre de diverses techniques comme la
chromatographie liquide à haute performance ‘HPLC’ (Bendif, 2017).

21
Chapitre III : Généralités sur les activités pharmaco-toxicologiques de la plante

I.1. Chromatographie liquide à haute performance (HPLC)

La chromatographie liquide à haute performance est indiquée pour étudier les constituants
non volatils des concrètes et des absolues ou pour effectuer des préfractionnements. Elle peut
être couplée également à un analyseur de masse (HPLC-MS) (Bendif, 2017).

L'identification précise des composés phénoliques peut être une tâche complexe car ils
contiennent une grande variété de structures. Dans ce contexte, l’HPLC–MS s'est avéré être un
outil très utile dans la caractérisation des produits naturels (Bendif, 2017).

L'ionisation par électrospray (ESI), en particulier, a été largement appliquée, car il s'agit
d'une technique d'ionisation douce aboutissant à la fois à des molécules protonées et
déprotonées. La mesure précise de la masse de petites molécules est utilisée pour déterminer la
formule élémentaire, facilitant ainsi l'identification des substances inconnues (Careri, 1998).
La spectrométrie de masse (SM) repose alors sur deux éléments essentiels (Alkhatib,
2010) :

 La possibilité, par différentes méthodes, de fragmenter une molécule en différents ions,


positifs ou négatifs, de rapports m/z (masse/nombre de charges élémentaires) différents.

 La détection de ces fragments. Là encore, différentes techniques existent (déflection par


champ magnétique, filtre de masse quadripolaire, trappe ionique, temps de vol) mais leur nature
influe essentiellement sur la précision des résultats.

Chaque molécule peut être caractérisée par un profil de fragmentation pour une
technique de fragmentation donnée. De plus, la formation d’un ion moléculaire (M+) ou
pseudomoléculaire [M+H]+, informe sur la masse de la molécule étudiée, ce qui permet son
identification. La spectrométrie de masse quadripolaire à temps de vol (QTOF – MS :
Quadripole time-of-flight-mass spectrometry) combine alors une sensibilité et une précision de
masse élevées pour les ions précurseurs et les produits, fournissant la composition élémentaire
des ions parents et fragments. Cette caractéristique contribue à identifier les composés de
manière approfondie et à les différencier sur la base de la prédiction de la formule chimique à
partir d'une mesure précise de la masse ionique et d'un motif isotopique caractéristique
(Quirantes-Piné et al., 2013). Cette technique permet l’analyse simultanée d’un grand nombre
de molécules dotées de propriétés physico-chimiques très variables, surtout en terme de
polarité, de poids moléculaire et de stabilité thermiques. C’est une méthode de séparation

22
Chapitre III : Généralités sur les activités pharmaco-toxicologiques de la plante

robuste, facile d’emploi, avec des principes de séparation bien connus, et qui permet l’analyse
d’un grand nombre de molécules avec une bonne sensibilité et sélectivité ajustable. Le couplage
de l’HPLC-QTOF avec la spectrométrie de masse donne plus de précision et de caractérisation
au profile établis par l’HPLC seule (Quirantes-Piné et al., 2013).

De plus, le volume d'échantillon requis pour l'analyse est très faible. Par conséquent, il
est indiqué comme un outil très puissant pour l'identification des espèces et peut être très utile
lorsque les standards de référence ne sont pas disponibles. Il offre aussi une excellente
sensibilité de scan complet, ce qui le rend approprié pour un dépistage à grande échelle dans
les enquêtes médico-légales (Quirantes-Piné et al., 2013).

L'application réussie de la technique Q-TOF-MS dans le dépistage de nombreuses


familles différentes de médicaments a été rapportée par de nombreux chercheurs (Justyna &
Agata, 2016). Cette technique utilise une phase stationnaire et une phase mobile liquide
circulant sous l’effet d’une haute pression. Après la séparation des différents constituants de
l’échantillon, un logiciel assure l’acquisition et le traitement des données. En effet, la
spectrométrie de masse requiert un niveau de pression très bas. L’identification est ensuite
réalisée par comparaison des indices de rétention et des spectres de masse des constituants
individualisés avec ceux des produits de référence contenus dans des bibliothèques
informatisées contenant plusieurs milliers de spectres (Namiki, 1990).

II. Activités biologiques des extraits de plantes


II.1. Activité antioxydante
II.1.1. Introduction

L’oxygène (O2) est le premier élément essentiel pour les organismes multicellulaires,
responsable du fonctionnement normal de tout le système aérobie (Dalton, 1995). Par contre
l’O2 est responsable d’un nombre de processus d’oxydation suivi de mauvaises conséquences
comme le stress oxydatif. Celui-ci peut être défini comme étant « un déséquilibre entre la
production et l’élimination des métabolites réactifs de l’oxygène et du nitrogène en faveur de
leur production conduisant à des dommages potentiels et à des dégâts cellulaires irréversibles
(Sanchez-Moreno, 2002)». Récemment, l’intérêt porté aux antioxydants naturels, en relation
avec leurs propriétés thérapeutiques, a augmenté considérablement. Des recherches
scientifiques dans diverses spécialités ont été développées pour l’extraction, l’identification et

23
Chapitre III : Généralités sur les activités pharmaco-toxicologiques de la plante

la quantification de ces composés à partir de plusieurs substances naturelles à savoir, les plantes
médicinales et les produits agroalimentaires (Dupont & Guignard, 2007).

II.1.2. Les radicaux libres dans les systèmes biologiques

Radicaux libres, espèces réactives d’oxygène (ERO), stress oxydatif et antioxydants,


deviennent des termes de plus en plus familiers pour les professionnels et même pour le grand
public. Parmi toutes les espèces radicalaires susceptibles de se produire dans les cellules, il
convient de distinguer un ensemble restreint de ces composés qui jouent un rôle particulier en
physiologie et que nous appellerons radicaux primaires. Les autres radicaux libres, dits radicaux
secondaires, se forment par réaction de ces radicaux primaires sur les composés biochimiques
de la cellule (Favier, 2003).

Par définition, un radical libre est tout atome, groupe d’atomes ou molécules possédant
un électron (ou plus) non apparié « célibataire », sur la couche périphérique du squelette
moléculaire. Cet électron naît suite à un apport d’énergie susceptible et suffisant pour se
réapparier, qui a tendance à attirer les électrons d’autres atomes et molécules pour gagner en
stabilité, déstabilisant ainsi d’autres molécules et initient ainsi une réaction en chaîne, c’est
typiquement ce qui se passe lors de la peroxydation lipidique (Favier, 2003).

Les radicaux libres sont considérés comme des déchets du métabolisme cellulaire. Les
espèces réactives de l’oxygène, incluent des ERO comme l’anion superoxyde (O2◦-) produit au
cours du métabolisme mitochondrial, le radical hydroxyle (OH◦) qui réagit avec de nombreuses
molécules comme l’ADN, les glucides, les nucléotides, les protéines et être à l’origine de
lésions de nécrose, c’est un dérivé de l’anion superoxyde, le radical hydroperoxyle (HO2◦), le
radical peroxyle (RO), et le radical alkoxyle (RO◦) (Favier, 2003).

Aussi d’autres espèces dérivées de l’oxygène, sont non-radicalaires comme le peroxyde


d’hydrogène (H2O2), l’acide hypochloreux (HOCl), l’ozone (O3), l’oxygène singulet (1O2) et le
peroxynitrite (ONOO-). Ces composés ne sont pas réactifs mais peuvent être des précurseurs
de radicaux (Desceemaeker, 2004).

Par ailleurs, tous les radicaux libres ne sont pas des dérivés de l’oxygène, les espèces
libres non oxygénées sont les produits des réactions de certaines molécules avec les ERO. Ils
peuvent, à leur tour, réagir avec d’autres molécules et être à l’origine de la multiplication des
réactions d’oxydation et de la propagation de dommages oxydatifs. Citerons par exemple, les

24
Chapitre III : Généralités sur les activités pharmaco-toxicologiques de la plante

acides gras peroxydés qui sont le résultat de l’action des espèces oxygénées sur les membranes
biologiques. Les fractions protéiques, les acides aminés et les acides nucléïques peuvent aussi
réagir avec les ERO, générant des molécules réactives et nocives (Desceemaeker, 2004).

On distingue deux types de production de radicaux libres :


-Production endogènes comme les réactions enzymatiques (NADPH oxydase, lipoxygénase et
la xanthine oxydase (enzyme dans le foie), mitochondries, phagocytoses, peroxysomes, métaux
de transition, exercice physique, inflammation, choc...etc).
-Production exogènes comme la pollution, l’alcool, les médicaments, le soleil, la fumée de
tabac, les rayons UV et les produits chimiques (Favier, 2003).

Par contre, les radicaux libres ne sont pas toujours néfastes ; en fait, ils permettent au
corps de contrôler la tonicité des muscles lisses, de combattre les inflammations et de lutter
contre les bactéries. Cependant, l’opération bénéfique des radicaux libres dépend d’un équilibre
délicat qui peut être détruit par de nombreux facteurs endogènes et exogènes (Rahman, 2002).

II.1.3. Dommages oxydatifs des radicaux libres

Les phénomènes radicalaires de base sont utiles au bon fonctionnement de l’organisme


humain. L’altération des composants cellulaires et des structures tissulaires intervient lorsque
l’intensité de ces phénomènes augmente anormalement et dépasse la quantité d’antioxydants
disponibles. La conséquence de ce déséquilibre va entraîner une agression appelée « stress
oxydatif » (Valko et al., 2006). Tous les tissus et tous leurs composants peuvent être touchés :
lipides, protéines, glucides et ADN. Toutes ces altérations augmentent le risque de plus de 30
processus de différentes maladies (Smith et al., 1996). Parmi les, on cite, les maladies
d’Alzheimer, de Parkinson, de Creutzfeldt Jacob et de méningo-céphalites (Jha et al., 1995),
les maladies inflammatoires et cardiovasculaires (Georgetti et al., 2003), les œdèmes et
vieillissement prématuré de la peau et le cancer (Halliwell & Gutteridge, 1990).

II.1.4. Antioxydants

Un antioxydant peut être défini comme toute substance capable, à concentration


relativement faible, d’entrer en compétition avec d’autres substrats oxydables et ainsi retarder,
prévenir, neutraliser ou de réduire les dommages de l’oxydation de ces substrats et permettent
de maintenir au niveau de la cellule des concentrations non cytotoxiques d’ERO (Rice-Evans
et al., 1996).

25
Chapitre III : Généralités sur les activités pharmaco-toxicologiques de la plante

Les antioxydants sont fréquemment utilisés, ils couvrent un large nombre de molécules
et filières très divers comme l’alimentation, l’industrie chimique, l’industrie pharmaceutique ;
et peuvent être classés selon leur mode d’action, leur localisation cellulaire et leur origine (Rice-
Evans et al., 1996).

a. Modes d’action des antioxydants

D’après Halliwell et Gutteridge (1990), les modes d’action d’un antioxydant peuvent
comprendre le piégeage direct des ERO, l’inhibition des enzymes et la chélation des traces
métalliques responsables de la production d’ERO.

Dans l’organisme, il existe plusieurs types de molécules à activité antioxydante dont les
mécanismes d’action sont différents :

-Défenses non enzymatiques : comme les vitamines E (α-tocophérol) et vitamines C (acide


ascorbique) et les polyphénols issus des végétaux (flavonoïdes, xanthones, coumarines,
caroténoïdes, dérivés d’acide phénolique, tanins, anthocyanines,…etc). La plupart de ces
composants ne sont pas synthétisés par l’organisme et doivent être apportés par l’alimentation
(Favier, 2003).

-Défenses enzymatiques : sont des systèmes de défense très efficaces parce que les enzymes
ont la propriété de pouvoir réaliser un travail de façon permanente. Cette ligne de défense est
constituée de superoxyde dismutase (catalyse la dismutation de l’anion superoxyde), catalase
(métabolise l’H2O2), glutathion peroxydase (action réductrice sur l’hydrogène et assure la
transformation des hydroperoxydes organiques, lipidiques notamment, de type ROOH en ROH)
(Favier, 2003).

Selon leur mode d’action, les antioxydants sont classés en deux catégories :
- Système de défense primaire : la catalase, le glutathion, ces antioxydants préviennent la
production d’ERO en limitant la phase d’initiation des réactions d’oxydation, ils agissent donc
en prévention (Favier, 2003).
- Système de défense secondaire : les tocophérols, ces molécules sont dites «chain-breaking»,
elles réagissent avec les ROO° et/ou les R°, bloquant ainsi les réactions de propagation. Ce type
d’antioxydant permet d’éviter le passage de formes peu réactives (O2-) à très réactives (OH°)
(Favier, 2003).

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Chapitre III : Généralités sur les activités pharmaco-toxicologiques de la plante

b. Différentes localisations cellulaires des antioxydants

Les antioxydants peuvent être classés en molécules liposolubles ou hydrosolubles. Selon


leurs caractéristiques physico-chimiques, ils auront une localisation cellulaire préférentielle, les
membranes cellulaires pour les substances liposolubles et le cytosol et/ou le milieu
extracellulaire pour les substances hydrosolubles. Ils seront particulièrement efficaces sur les
radicaux libres présents dans chaque type de milieu, respectivement (Favier, 2003).

c. Origines des antioxydants

Les antioxydants peuvent être classés en deux catégories :


- Enzymes antioxydantes directement synthétisées par l’organisme : superoxyde
dismutase (SOD), glutathion peroxydase, catalase, lipase, protéase, endonucléase
(éliminent les molécules oxydées), albumine, ferritine (complexent les ions divalents).
- Nutriments antioxydants dont les apports sont nécessaires par l’alimentation : vitamine
E, taurine -vitamine C, caroténoïdes (lycopène, lutéine…), polyphénols, minéraux et
oligo-éléments.

Les antioxydants synthétiques sont largement utilisés parce qu’ils sont efficaces et moins
chers, tel que le butylhydroxyanisole (BHA), butylhydroxytoluène (BHT), gallate propylée et
le tétrabutylhydroquinone (TBHQ), cependant, leur sécurité est très discutée car ils génèrent un
besoin de recherche comme matière de substitution d’après des sources naturelles comme
antioxydants de la nourriture (Favier, 2003).

Les polyphénols sont capables de piéger des radicaux libres, d’inhiber la peroxydation
lipidique en réduisant les radicaux hydroxyles, superoxyde et peroxyles. Ils sont aussi capables
de piéger les ions métalliques, car ils ont des propriétés chélatrices (Favier, 2003).

II.1.5. Moyens de défense contre les radicaux libres

Parmi les moyens de défense, on peut citer les composés phénoliques qui sont très
utilisées dans la médecine traditionnelle et moderne pour leurs activités antioxydantes (Rice-
Evans et al., 1995). Vue leurs propriétés redox les plus élevées, les polyphénols agissent
comme des agents réducteurs, donneur d’hydrogène en piégeant les radicaux libres et en
chélatant les ions (Smith et al., 1996 ; Ali et al., 2008).

27
Chapitre III : Généralités sur les activités pharmaco-toxicologiques de la plante

II.1.6. Méthode d’évaluation de l'activité antioxydante

La capacité antioxydante des molécules peut être évaluée soit de façon in vivo, soit de
manière in vitro comme le cas de notre travail par de nombreuses méthodes.

Plusieurs méthodes sont disponibles pour mesurer l'activité antioxydante des aliments
et des systèmes biologiques (Sanchez-Moreno & Larrauri, 1998). Elles peuvent être classées
en deux groupes selon deux mécanismes : soit par le transfert d’atome d’hydrogène, soit par le
transfert d’un simple électron (Dupont, 2007). Les techniques du premier groupe sont
employées pour évaluer la peroxydation lipidique en utilisant un substrat lipidique ou
lipoprotéique. La quantification de cette propriété est exprimée par la mesure du degré
d’inhibition de l’oxydation (Miller et al., 1993). Alors, les méthodes du deuxième groupe sont
celles qui interviennent dans la mesure de l’habilité du piégeage des radicaux libres. Elles
comportent le balayage du peroxyde d’hydrogène (H2O2), de l’acide hypochloreux (HOCl), de
l’hydroxyle (-OH), des anions superoxyde (O°2), du peroxyle (ROO°) et de l’oxyde nitrique
(NO°) (Dupont, 2007).

Ces techniques sont différentes les unes des autres par les réactifs utilisés, les conditions
d’application, leurs protocoles ainsi le mécanisme d’action par lequel l’extrait ou la molécule
testée se manifeste dans le milieu et la forme d’expression des résultats (Brand-Williams et
al., 1995).

Compte tenu de la complexité des processus d’oxydation, il n’existe pas de méthode


unique qui permettrait de refléter le profil antioxydant d’un échantillon. Il faut donc combiner
les réponses obtenues à l’aide de tests différents et complémentaires. C’est pourquoi notre choix
s’est porté sur l’utilisation de septs tests chimiques, à savoir : DPPH•, ABTS•+, CUPRAC,
chélation des métaux, phénanthroline, galvinoxyle et blanchiment de β-carotène.

Les techniques citées témoignent l’aptitude d’une molécule ou d’un extrait naturel à
neutraliser les radicaux libres par transfert d’électron et/ou de proton issus de phénomènes
d’oxydations (Prior et al., 2005).

Les résultats des activités antioxydantes sont généralement exprimés en fonction d’une
molécule de référence possédant de forte propriété antioxydante (BHA, quercétine, BHT,
rutine...etc) (Prior et al., 2005).

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Chapitre III : Généralités sur les activités pharmaco-toxicologiques de la plante

II.2. Effet antimicrobien

Récemment, il y a eu un grand intérêt pour la découverte de nouveaux agents


antimicrobiens, due à une augmentation alarmante du taux des infections avec les
microorganismes résistant aux antibiotiques. Suite à cette préoccupation concernant les effets
indésirables des molécules synthétiques destinées à la lutte contre les infections bactériennes,
il semble donc important de trouver une alternative à l’utilisation des antibiotiques classiques.
Une des approches courantes pour la recherche des substances biologiquement actives d’orgine
végétale, constitue une alternative dans les systèmes de soins primaires et donc, une voie
prometteuse pour le développement des médicaments traditionnellement améliorés. En
particulier, beaucoup de chercheurs s’intéressent aux plantes médicinales pour leur richesse en
antioxydants naturels à savoir les polyphénols, les flavonoides, les tanins, …etc. qui possèdent
des activités antimicrobiennes. De ce fait, l’exploitation de nouvelles molécules bioactives
ayant des effets secondaires limités ou inexistants depuis des sources naturelles et leur adoption
comme une alternative thérapeutique aux molécules synthétiques sont devenues des objectifs
prioritaires pour les recherches scientifiques et les industries alimentaires et pharmaceutiques
(Prasad & Seenayya, 2000).

II.2.1. Mécanisme de l’effet antimicrobien

Le mécanisme de l’effet antimicrobien est sans doute très complexe, et peut impliquer de
multiples modes d'actions tels que l'inhibition des enzymes extracellulaires microbiennes, la
séquestration de substrat nécessaire à la croissance microbienne ou la chélation de métaux tels
que le fer, l’inhibition du métabolisme microbien (Milane, 2004), la dégradation de la paroi
cellulaire, la perturbation de la membrane cytoplasmique (ce qui cause une fuite des composants
cellulaires), l’influence sur la synthèse de l'ADN et de l'ARN (Zhang et al., 2009), des protéines
et des lipides (Pieboji, 2007). Ces mécanismes ne sont pas des cibles séparées, certains peuvent
être la conséquence d'un autre mécanisme. Le mode d'action des agents antimicrobiens dépend
également du type de micro-organismes et de l'arrangement de la membrane externe. C’est
dans cette optique que nous envisageons dans ce présent travail, d’étudier l’activité
antibactérienne des différents extraits isolés à partir des parties aériennes de Sonchus oleraceus
L. et de mettre en évidence leur pouvoir inhibiteur vis-à-vis des germes pathogènes pour
l’homme (staphylocoques et entérobactéries).

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Chapitre III : Généralités sur les activités pharmaco-toxicologiques de la plante

II.3. Activité anti-inflammatoire


II.3.1. L’inflammation

L’inflammation est un mécanisme de défense de l’organisme contre les agressions d’origine


physique, chimique, biologique ou infectieuse, indispensable à son intégrité (Rahmani et al.,
2016). La réaction inflammatoire est responsable de phénomènes locaux caractérisés par 4
signes cardinaux : Œdème, rougeur, chaleur et douleur et par une série de processus cellulaires
et biochimiques : afflux leucocytaire, plaquettaire et macrophagique, libération de dérivés de
l’acide arachidonique (prostaglandines dont les PGE2, thromboxanes et leucotriènes), de
facteur d'activation plaquettaire (PAF), d’hémoglobine, d’amines vasodilatatrices telles que
l’histamine, la sérotonine et les kinines, des enzymes protéolytiques et des ions superoxydes
(Yam et al., 2009). Cette réponse immunitaire protectrice peut être parfois néfaste du fait de
l’agressivité de l'agent pathogène, de sa persistance, des anomalies de régulation et de
production des cellules intervenant dans l'inflammation (Weill & Batteux, 2003). Ces
processus inflammatoires sont impliqués dans l’apparition d’un grand nombre de pathologies
humaines tel que l’arthrite, le diabète, l'asthme, les allergies et le cancer (Viladomiu et al.,
2016).

II.3.2. Les anti-inflammatiores

L’inflammation et ses pathologies associées constituent de plus en plus un problème majeur


de santé tant par la majorité de personnes qui en souffrent qu’aussi par les différentes formes
sous lesquelles elles se manifestent. Leur traitement est souvent basé sur l’apport des anti-
inflammatoires, non stéroïdiens (AINS) et des glucocorticoïdes (AIS : anti-inflammatoires
stéroïdiens). Ces molécules présentent des effets secondaires néfastes à l’organisme surtout en
cas d’utilisation à longue durée, particulièrement dans le traitement des inflammations
chroniques (Chiolero et al., 2000). La prise des anti-inflammatoires présente souvent des
risques gastrointestinaux (ulcère gastroduodénaux, perforation, sténose), des risques rénaux tels
que l’insuffisance rénale aiguë et parfois des complications cardiaques (Soubrier et al., 2013).

La recherche de nouvelles molécules médicales sans risques d’effets secondaires s’avère


indispensable pour les traitements des sujets. C’est pourquoi, l’accent est de plus en plus mis
sur la recherche de nouvelles molécules douées d’activités anti-inflammatoires dans les plantes
médicinales. Par ailleurs, très peu d’étude sur l’activité anti-inflammatoire de Sonchus

30
Chapitre III : Généralités sur les activités pharmaco-toxicologiques de la plante

oleraceus L. ont été réalisées. C’est donc dans ce contexte que s’inscrit ce présent travail de
recherche dont l’objectif consiste à évaluer l’activité anti-inflammatoire par la méthode de
dénaturation protéique des différents extraits des parties aériennes de Sonchus oleraceus L.

II.3.3. Méthodes d’études de l’activite anti-inflammatoire

II.3.3.1. Dénaturation protéique

La dénaturation des protéines est un processus dans lequel les protéines perdent leur
structure tertiaire et secondaire sous l’effet de certaines substances, tel que l'acide ou la base
forte, concentré en sel organique, un dissolvant organique ou la chaleur. La plupart des
protéines perdent leur fonction biologique une fois dénaturées. La dénaturation de ces
molécules est une cause bien documentée de l'inflammation. En tant qu'élément de la recherche
sur le mécanisme de l'activité anti-inflammatoire (Leelaprakash & Dass, 2011). On observe
souvent la présence de ces protéines modifiées chez les patients présentant la maladie de
Parkinson, maladie d’Alzheimer, et le cancer (Sakat et al., 2010). La dénaturation des protéines
est une cause de l'inflammation. La production des autoantigènes dans les maladies
inflammatoires peut être due à la dénaturation in-vivo de la protéine. Le mécanisme de la
dénaturation comporte probablement le changement dans la liaison électrostatique, hydrogène,
hydrophobe et bisulfure (Banerjee et al., 2011).

II.4. Activité anti-cholinestérasique (anti-Alzheimer)

II.4.1. Histoire

En 1901, la maladie d’Alzheimer a été initialement décrite par le psychiatre et


neuropathologiste allemand Alois Alzheimer, à travers le cas de l’un de ses patients (Auguste
Deter) de 50ans. Alzheimer continua à la suivre jusqu'à sa mort en 1906 et décrivit les
altérations anatomiques observées sur son cerveau (Berchtold & Cotman, 1998). Après sa
mort, Alzheimer pratiqua l'autopsie du cerveau et mit alors en évidence dans le cortex cérébral
deux types de lésions caractéristiques : des plaques séniles à la surface des neurones et une
dégénérescence neurofibrillaire intraneuronale. En 1906, lors de la 377ème Conférence des
psychiatres allemands à Tübingen, il présenta publiquement ses observations cliniques et
histologiques. L’un de ses confrères, le psychiatre Emil Kraepelin, proposa par la suite que cette
pathologie cérébrale porte le nom de son découvreur (Alzheimer, 1907).

31
Chapitre III : Généralités sur les activités pharmaco-toxicologiques de la plante

II.4.2. Définition

La Maladie d’Alzheimer constitue la cause la plus fréquente de démence ; elle


représente un véritable problème de santé publique.

La définition anatomo-clinique de la maladie d’Alzheimer ou la démence sénile du type


Alzheimer (DSTA) se caractérise par un trouble neurodégénératif progressif mais irréversible
provoquée par la perte de neurones et de synapses dans le cortex cérébral et certaines régions
sous-corticales (Alzheimer, 1911). C'est la forme la plus fréquente de démence chez l'être
humain. La fréquence de la MA augmente avec l'âge, on estime qu'environ 10% des personnes
de plus de 65 ans et 50% de ceux de plus de 85 ans souffrent de la MA (UI-Haq et al., 2010).
Sauf s’il y a nouveaux traitements sont développés pour réduire le risque, le nombre de
personnes atteintes de la MA pourrait atteindre les 81 millions en 2040, notamment à cause du
vieillissement de la population (Ferri et al., 2005).

II.4.3. Les traitements pharmacologiques

A ce jour, il n’existe pas sur le marché de médicaments pour traiter la maladie


d’Alzheimer de façon curative. Ceci est dû au fait que la physiopathologie n’est pas encore
complètement déterminée, mais également que la maladie est diagnostiquée de façon trop
tardive, à un stade où les lésions irréversibles sont déjà présentes. Les traitements sont
essentiellement symptomatiques et leur but est d’améliorer temporairement les symptômes de
la maladie en augmentant les taux de neurotransmetteurs au niveau cérébral. Ils ne permettent
pas d’empêcher la progression de la maladie et leur efficacité est qualifiée de modérée. On
distingue aujourd’hui deux classes de médicaments qui sont les inhibiteurs de
l’acétylcholinestérase et les antagonistes des récepteurs NMDA (Marfai, 2013).

A. Les Inhibiteurs de l’acétylcholinestérase

Les cholinestérases (ChEs) sont une famille d'enzymes qui partagent une homologie
étendue de séquence (65%). Les ChEs chez les vertébrés ont été classés en deux types,
l'acétylcholinestérase (AChE) et la butyrylcholinestérase (BChE), sur la base des spécificités
de substrat et de l'inhibiteur des sensibilités distinctes. L’AChE est un élément clé des synapses
cholinergiques du cerveau et des jonctions neuromusculaires. L’acétylcholinestérase (AChE)
est une enzyme présente dans le tissu neuronal qui permet la régulation de l’influx nerveux : en
dégradant l’acétylcholine résiduelle issue d’une neurotransmission, elle libère la fente

32
Chapitre III : Généralités sur les activités pharmaco-toxicologiques de la plante

synaptique en vue d’une éventuelle nouvelle transmission, permettant ainsi le passage des
informations. Selon l'hypothèse cholinergique, les troubles de la mémoire chez les patients
atteints de DSTA résulte d'une déficience de la fonction cholinergique dans le cerveau. Plus
précisément, de faibles quantités de l'ACh dans l'hippocampe et le cortex sont généralement
considérés comme la cause de la MA (Perry et al., 1977), ce qui explique les troubles cognitifs
observés.

Bien que le rôle exact de la BChE n'est pas encore complètement compris, il est rapporté
d'être impliqués dans la morphogénèse, la cytogenèse et la tumorigenèse, la régulation de la
prolifération cellulaire et l'apparition de différenciation au cours du développement neuronal
précoce, comme fixateur à la détoxication de certaines substances chimiques, et le métabolisme
des lipoprotéines. En outre, les données biologiques appuient le rôle de la BChE dans la
perturbation de la neurotransmission cholinergique observée dans la MA (Perry et al., 1977).

L’une des solutions pour augmenter le taux d’acétylcholine au niveau synaptique


consiste alors à diminuer sa dégradation, ceci en inhibant l’action de l’acétylcholinestérase
(Figure 4).

C’est sur la base de cette hypothèse que sont apparus sur le marché les inhibiteurs de
l’AChE. Depuis, il a été mis en évidence que cette enzyme, en plus de son rôle dans la
dégradation cholinergique, accélère la formation des plaques amyloïdes ; ceci renforce l’intérêt
de découvrir de nouveaux inhibiteurs de l’acétylcholinestérase (Grossberg, 2003).

Figure 4 : Mécanisme d'action des inhibiteurs de l'acétylcholinestérase (Grossberg, 2003).

De nombreuses molécules d’origine naturelle se sont révélées inhibitrices de l’activité


de l’AChE lors de tests in vitro, que ce soit des alcaloïdes ou d’autres classes de composés ; ces
molécules proviennent en grande partie de plantes, mais également d’organismes marins tels

33
Chapitre III : Généralités sur les activités pharmaco-toxicologiques de la plante

que des coraux ou des éponges, ou encore de microorganismes. Néanmoins, peu de ces
métabolites ont fait l’objet de tests sur des modèles animaux (Hostettmann et al., 2006).

II.4.4. Les méthodes de détection des inhibiteurs de l’acétylcholineestérase

Afin de détecter de nouveaux inhibiteurs potentiels de l’acétylcholinestérase, plusieurs


méthodes sont disponibles. Les principales reposent sur des tests colorimétriques, telles que la
méthode d’Ellman et la méthode bioautographique au Fast Blue B.

II.4.4.1. Mesure de l’activité anticholinestérase

La méthode d’Ellman est la méthode standard utilisée pour détecter et surtout quantifier
une inhibition de l’AChE, elle utilise un analogue de substrat naturel de l’AChE,
l’acétylthiocholine (ATC), hydrolisée en acétate et thiocholine (Ellman et al., 1961).

Elle est basée sur le clivage de l’acétylthiocholine par l’AChE ; cette réaction produit
de la thiocholine qui réagit alors à son tour avec le 5,5'dithiobisnitrobenzoate (DTNB) pour
former un anion de couleur jaune qui absorbe à une longueur d’onde maximale de 414 nm.
L’activité de l’enzyme peut étre déterminé à partir de la variation de cette absorbance (Ellman
et al., 1961).

Cette méthode, en plus de quantifier l’inhibition sous forme d’IC50 (concentration


diminuant l’activité enzymatique de moitié), permet également d’étudier les paramètres
cinétiques et par conséquent le type d’inhibition. De nombreuses adaptations ont été apportées
à la méthode originelle. Initialement utilisée dans des cuves, cette réaction a été adaptée depuis
pour un usage en microplaques à 96 puits, permettant l’analyse simultanée d’un grand nombre
d’échantillons tout en réduisant la quantité de réactifs (Ingkaninan et al., 2000).

II.5. Activité photoprotectrice ou dermatoprotectrice (détermination in vitro du facteur


de protection solaire « FPS »)

II.5.1. Définition de la peau

La peau fait partie du système tégumentaire, qui comprend également des structures
accessoires telles que les cheveux, les ongles et les glandes. La peau a deux couches tissulaires
principales, le derme et l'épiderme, et repose sur l'hypoderme, également connu sous le nom de

34
Chapitre III : Généralités sur les activités pharmaco-toxicologiques de la plante

tissu sous-cutané, qui se compose de tissu conjonctif lâche avec des fibres de collagène et
d'élastine (Seeley et al., 2006).

La fonction du derme est de fournir une résistance structurelle à la peau. Elle se compose
de tissu conjonctif avec des fibroblastes, de quelques cellules adipeuses et de macrophages, et
comporte deux couches : la couche réticulaire plus profonde et la couche papillaire plus
superficielle. La couche la plus superficielle de la peau est l'épiderme et elle est séparée de la
couche papillaire du derme par une membrane basale.

L'épiderme n'a pas de vaisseaux sanguins et est nourri par la diffusion des capillaires de
la couche papillaire, elle se compose d'un épithélium pavimenteux stratifié et la plupart des
cellules sont des kératinocytes, étant responsables de la résistance structurale et de la
perméabilité caractéristique de cette couche. Sur l'épiderme, il y a aussi des mélanocytes (qui
contribuent à la couleur de la peau), les cellules de Langerhans (fait partie du système
immunitaire) et les cellules de Merkel (détection du toucher léger et de la pression superficielle)
(Seeley et al., 2006).

Chaque année, environ un million de personnes reçoivent un diagnostic de cancer de la


peau et environ 10 000 meurent d'un mélanome malin. La plupart des cancers de la peau
surviennent dans les zones du corps les plus fréquemment exposées au soleil, comme le visage,
le cou, la tête et le dos des mains (Sax, 2000). Les effets nocifs du rayonnement solaire sont
principalement causés par la région ultraviolette (UV) du spectre électromagnétique. Le spectre
du rayonnement solaire du soleil a un intervalle de 100 nm à 1 mm qui peut être divisée en cinq
régions :
- Ultraviolet C ou UV C (de 100 nm à 290 nm) ;
- Ultraviolet B ou UV B (de 290 nm à 320 nm) ;
- Ultraviolet A ou UV A (de 320 nm à 400 nm) ;
- Champ de lumière visible (de 380 nm à 780 nm) qui est visible à l'œil nu ;
- L’infrarouge (de 780 nm à 1600 nm) (Dutra et al., 2004).
Les radiations ultraviolettes ont été impliquées comme facteur causal du cancer de la peau.

En raison de ces faits, les substances des écrans solaires sont désormais incorporées dans les
produits de tous les jours tels que les hydratants, les crèmes, les lotions, les shampooings, les
mousses et autres préparations pour les cheveux et la peau. L'utilisation régulière de ces produits
peut aider à réduire le risque d'effets nocifs des rayons ultraviolets (Sax, 2000).

35
Chapitre III : Généralités sur les activités pharmaco-toxicologiques de la plante

Les UV A, UV B et UV C peuvent alors provoquer des coups de soleil, un photo-


vieillissement, un érythème et une inflammation. Pour protéger la peau du soleil, nous devons
appliquer des produits solaires pour éviter tous les effets néfastes susmentionnés (Latha et al.,
2013).

II.5.2. Facteur de protection solaire (FPS)

Les écrans solaires ont un facteur de protection solaire individuel (FPS), cette valeur
peut être défini, comme le proposait la FDA comme le rapport de la dose érythémale minimale
de la peau protégée par un écran solaire (MEDp) à la dose érythémale minimale de la peau non
protégée (MEDu), comme le montre l'équation 1 (Sax, 2000).

FPS = Minimal erythemal dose in sunscreen protected skin (MEDp)/Minimal erythemal dose
in unprotected skin (MEDu).

Plus le FPS est élevé, plus le produit est efficace pour prévenir les coups de soleil.
Néanmoins, il est nécessaire de standardiser les méthodes pour déterminer le FPS des produits
(Schalka & Reis, 2011).

Les agents de protection solaire utilisés sur les préparations appliquées localement sur
la peau peuvent être divisés en agents organiques et inorganiques. Les formulations disponibles
dans le commerce comprennent une combinaison de ces agents pour couvrir un large spectre
de rayonnement UV. L'action de cet écran solaire peut varier du blocage, de la réflexion et de
la diffusion de la lumière solaire. Les écrans solaires chimiques absorbent les rayons UV, tandis
que les écrans solaires physiques réfléchissent ou diffusent la lumière. Un agent solaire idéal
doit être sûr, chimiquement inerte, non irritant, non toxique, photo-stable, et devrait fournir une
protection complète à la peau (Latha et al., 2013 ; Schalka & Reis, 2011).

II.5.2.1. Les méthodes de mesure de l’activité dermatoprotectrice (photoprotectrice)

La photoprotection offerte par les écrans solaires topiques contre l'exposition au


rayonnement ultraviolet solaire peut être déterminée in vivo ou in vitro, et elle est idéalement
déterminée par un photo-test sur des volontaires humains. Ce type de test est utilisé depuis de
nombreuses années et malgré qu'utile et précis, il s'agit d'un processus long, complexe et
coûteux, notamment lorsque des informations concernant la protection contre les longues
longueurs d'onde (UVA) sont requises (Azevedo et al., 1999). En conséquence, beaucoup

36
Chapitre III : Généralités sur les activités pharmaco-toxicologiques de la plante

d'efforts ont été consacrés au développement de techniques in vitro pour évaluer la


photoprotection des composés de protection solaire.

Les méthodes in vitro sont en général de deux types :


 Méthodes qui impliquent la mesure de l'absorption ou de la transmission du
rayonnement UV à travers des films de produits de protection solaire dans des plaques
de quartz ou des biomembranes ;
 Méthodes dans lesquelles les caractéristiques d'absorption des agents de protection
solaire sont déterminées sur la base d'une analyse spectrophotométrique de solutions
diluées (Pissavini et al., 2003).

Dans la nature, la lumière UV induit l'accumulation de flavonoïdes et d'autres composés


phénoliques dans les tissus épidermiques de la plante. Des recherches précédentes se
concentrent sur l'utilisation de flavonoïdes et de phénols absorbant la lumière UV comme
antioxydants dans les écrans solaires pour assurer une protection contre la lumière. Cela ouvre
un nouveau domaine d'utilisation d'antioxydants naturels dans la prévention des maladies à
médiation UV (Strack, 1997).

Les herbes ont des propriétés antioxydantes potentielles et la plante sélectionnée pour
la présente étude est également riche en activité antioxydante (El-Ghorab et al., 2003). Malgré
une littérature abondante sur l'activité antioxydante de la plante choisie, aucune donnée absolue
n'était disponible sur le FPS, ce qui nous a poussée à adresser cette activité comme l’un des buts
du présent travail.

III. Généralités sur la toxicité

III.1. Introduction

Un toxique est toute substance biologiquement active et susceptible, à fortes ou à faibles


doses et pour une administration prolongée de produire des effets indésirables, voire nocifs.
C'est le cas particulier des produits végétaux riches en métabolites secondaires (Ouedraogo et
al., 2001).

Les composés chimiques peuvent conférer à la plante des propriétés toxiques à fortes doses
par voie générale, il apparaît indispensable de procéder à la détermination de leur pouvoir
toxique pour une adaptation rationnelle de la thérapie traditionnelle surtout pour les modes
d'administration et les précautions à observer en cas de non intégrité au niveau des muqueuses

37
Chapitre III : Généralités sur les activités pharmaco-toxicologiques de la plante

digestives (bouche, estomac, intestin, etc.). De même l'évaluation de la toxicité générale aiguë
de l'extrait végétal est primordiale pour situer les limites de tolérance de la plante pour toutes
les expérimentations (Ouedraogo et al., 2001).

L’effet néfaste d’une substance toxique est lié à la dose, à la voie d'absorption, au type et à
la gravité des lésions ainsi qu'au temps nécessaire à l'apparition d'une lésion. Un effet aigu se
fait sentir dans un temps relativement court, tandis qu'un effet chronique ne se manifeste
qu'après un temps d'exposition relativement long et de façon permanente (Lapointe et al.,
2004). Cependant, on distingue les toxiques synthétiques et les toxiques naturels (toxine)
provenant des microorganismes, des animaux ou des plantes (Ouedraogo et al., 2001).

III.1.2 Evaluation des effets toxiques

Les tests « in vivo » ne sont pas les seuls qui doivent être réalisés pour l’évaluation des
effets toxiques d’une substance. De nombreux autres aspects pharmaco-toxicologiques doivent
être abordés pour déceler un impact éventuel : • Effet sur le foie • Effet sur les reins • Effet sur
les poumons • Effet sur l’œil (Derache, 1986).

Donc, l’évaluation de la toxicité s’appuie sur des études qualitatives (non mesurables) ou
quantitatives (mesurables). Il existe plusieurs types d’études permettant d’évaluer les effets
d’un toxique :

 Les études épidémiologiques, qui comparent plusieurs groupes d’individus ;


 Les études expérimentales in vivo, qui utilisent des animaux (ex. : lapin, rat et souris) ;
Certains organismes de réglementation préconisent l’utilisation d’au moins deux
espèces animales, dont l’une appartenant aux rongeurs ;
 Les études expérimentales in vitro, biochimiques ou cellulaires, les études théoriques
par modélisation (exemple : structure-activité) (Lapointe et al., 2004).

Concernant ces différentes méthodes d’évaluation, l’OMS rappelle que les données in vivo
sur les animaux sont plus indicatives de la toxicité et peuvent être considérées comme des
marqueurs d’innocuité (Lapointe et al., 2004).

a. La toxicité aiguë
La toxicité des plantes peut être directe (composés de la plante-organe) ou indirecte via
la genèse d’interactions avec les médicaments allopathiques ou de phytothérapie (composés de
plante-métabolisme d’autres médicaments/ xénobiotiques).

38
Chapitre III : Généralités sur les activités pharmaco-toxicologiques de la plante

Les tests de la toxicité in vivo comprennent plusieurs formes :

• La toxicité aiguë est habituellement définie comme l'ensemble des effets néfastes se
produisant immédiatement ou peu de temps après une exposition unique sur une période
de moins de 24 heures à une ou plusieurs substances (Walum, 1998).
• La toxicité aiguë permet de connaître la plus petite dose qui, administrée en une seule
prise entraîne la mort de 50% des animaux dans les 24 à 48 heures après le traitement,
la durée maximale d’observation étant de 15 jours. Elle permet de déterminer la dose
létale 50 (DL50) (Dubick et al., 1993).

La méthode classique d'étude de la toxicité orale aiguë d'une substance (Trévan, 1927)
consiste en une administration de la dite substance à différentes doses, par voie orale, à plusieurs
groupes d'animaux d'expérience (généralement des rats ou des souris des deux sexes), à raison
d'une dose par groupe. Les animaux traités sont observés de près durant les premières 24 heures
et ensuite quotidiennement pendant 2 semaines et les éventuels changements de l'apparence et
du comportement, ainsi que la létalité (DL50) sont notés. Des questions se posent encore
concernant l'utilisation de l'évaluation pathologique élargie en tant que partie d'une étude de
toxicité aiguë. Cependant, l'autopsie macroscopique est le minimum requis par la plupart des
corps de régulations gouvernementaux, comme le sont les déterminations du poids corporel
pendant deux semaines (Walum, 1998).

La valeur absolue de la DL50 d'un composé varie beaucoup entre les laboratoires, et ces
variations ont été attribuées aux différences, par exemple, dans les détails protocolaires, les
souches animales, l'encagement, et la source de la substance chimique d'essai. Le résultat de
ces discussions intensives des autorités ne demandent habituellement pas des tests de
DL50 classiques impliquant un grand nombre d'animaux. Au contraire, les lignes directrices
n°420 (OCDE, 2001a), n°423 (OCDE, 2001b), n°425 (OCDE, 2008b) de l'OCDE et la
méthode de Lorke (1983) décrivent des méthodes alternatives bien établies et validées qui
réduisent les souffrances des animaux et/ou utilisent beaucoup moins d'animaux que la méthode
classique de Trevan. Cette dernière a été officiellement abrogée en décembre 2002 par l'OCDE,
l'Union Européenne et les États-Unis d'Amérique (Schlede et al., 2005).

b. La toxicité subaiguë et chronique

Dans le cas de l’évaluation de la toxicité subaigüe et chronique, la durée d’administration


de la substance expérimentale dépendra de la durée d’utilisation clinique prévue. La durée dans

39
Chapitre III : Généralités sur les activités pharmaco-toxicologiques de la plante

le cadre de l’étude de toxicité variera d’un pays à l’autre, selon la réglementation en vigueur
(OMS, 2000).
 La toxicité subaiguë ou subchronique, permet de déceler les troubles de croissance,
d’alimentation, les troubles biochimiques et histologiques secondaires à
l’administration continue d’une substance (Diezi, 1992).
 La toxicité chronique, permet d’avoir des renseignements sur le degré de toxicité des
médicaments qui sont habituellement utilisés de façon répétée par des patients (Cheftel
et al., 1989).

Concernant la dose, il est recommandé de prévoir des groupes pour au moins trois niveaux
de dose différents : une dose n’engendrant aucun effet toxicologique (dose sans effet) et une
dose entrainant des effets toxicologiques. Dans cette fourchette, l’adjonction d’au moins un
autre niveau de dose augmente la possibilité d’observer une relation dose-réaction. Toutes les
études doivent inclure un groupe témoin d’animaux d’expérience chez lequel on n’administre
que le véhicule (OMS, 2000).

III.2. Activité antiproliférative des substances naturelles

III.2.1. Introduction

Le cancer est devenu un véritable problème de santé par le monde : il représente la 2ème
cause de mortalité dans les pays développés et devient également un problème majeur de santé
dans les pays en développement. En effet, sur le total de décès enregistrés au niveau mondial,
15 % de ces décès étaient imputables au cancer, soit plus que la proportion de décès causés par
le VIH/SIDA, la tuberculose et le paludisme réunis. Dans les pays industrialisés, il constitue la
deuxième cause de mortalité après les maladies cardiovasculaires (OMS, 2006). Selon des
projections de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le nombre de décès dû au cancer va
connaître une augmentation considérable dans les pays en développement, aussi bien en Asie,
en Afrique qu’en Amérique Latine et ce, principalement en raison du vieillissement constant de
la population humaine et de l’augmentation de la pollution (Rastogi et al., 2004). Avec
l'urbanisation, les niveaux de cancers plus élevés deviennent plus apparents, et une étude
récente en 2019 a montré qu'il y a plus de cas de cancer chez les femmes à 60% que chez les
hommes à 56,4% respectivement (Macharia et al., 2019). Il existe donc un engagement

40
Chapitre III : Généralités sur les activités pharmaco-toxicologiques de la plante

mondial pour trouver de nouvelles entités médicamenteuses qui sont efficaces pour réduire la
prolifération des cancers (Colditz et al., 2012).

Dans la recherche de nouveaux produits pharmaceutiques dérivés de plantes, le


médicament candidat doit faire preuve de sélectivité en présentant de faibles niveaux de toxicité
pour les lignées cellulaires normales et une cytotoxicité supérieure pour les lignées cellulaires
cancéreuses (Amin et al., 2009). En général, les produits naturels ayant des effets
pharmacologiques peuvent devenir des structures phares dans la préparation de médicaments
semi-synthétiques et synthétiques. À cet égard, les plantes utilisées dans la médecine
traditionnelle restent des sources de telles structures. Par ailleurs, une grande partie des plantes
médicinales ne disposent pas de données scientifiques permettant de justifier leurs utilisations
traditionnelles (Shah et al., 2013). Cette médecine traditionnelle utilise plusieurs molécules
anticancéreuses proviennent de plantes médicinales.

L'inflammation est considérée comme une réaction biologique complexe, apparaissant


par le biais de divers mécanismes pour protéger un hôte qui est stimulé ou endommagé par des
toxines ou d'autres irritants dangereux (Zielińska et al., 2017). Fondamentalement, une
inflammation modérée peut aider à combattre l'infection. Cependant, une réponse
inflammatoire exagérée a été proposée comme un facteur étiologique (Du et al., 2015 ; Tamura
et al., 2013 ; Wang et al., 2019). L'inflammation sera également nocive si elle devient
chronique puisqu’elle peut contribuer à toutes les phases de la tumorigenèse, y compris
l'initiation, la promotion et la métastase de la tumeur (Maiorov et al., 2013). L'inflammation
est donc un élément essentiel de la progression de la tumeur. De nombreux cancers sont dus à
des sites d'infection, d'irritation chronique et d'inflammation (Coussens & Werb, 2002).

Les cellules inflammatoires peuvent en outre sécréter des espèces réactives de l'oxygène
(ERO) qui favorisent les mutations, conduisent à l'échec de la réparation de l'ADN, à l'activation
d'oncogènes et finalement au cancer (Trinchieri, 2012). (Hernández-Ledesma et al., 2009).
Les cytokines sont des acteurs très importants de la régulation immunitaire et peuvent être
divisées en cytokines pro-inflammatoires et anti-inflammatoires. Les facteurs pro-
inflammatoires comprennent TNF-α, IL-1β, IL-2, IL-6, IL-8, IFN-γ et ainsi de suite (Boshtam
et al., 2017). Parmi eux, le TNF-α ainsi que l'IL-6 stimulent également les macrophages comme
le LPS (lipopolysaccharide), incitant les macrophages et les cellules immunitaires à produire
davantage de cytokines pro-inflammatoires, ainsi que de médiateurs inflammatoires tels que
l'oxyde nitrique (NO) et la prostaglandine E2 (PGE2), par l'intermédiaire de l'oxyde nitrique

41
Chapitre III : Généralités sur les activités pharmaco-toxicologiques de la plante

synthase (iNOS) et de la cyclooxygénase (COX)-2, respectivement (Fan et al., 2013), ce qui


aggrave encore l'inflammation (Arulselvan et al., 2016).

De nos jours, un certain nombre de médicaments commerciaux ont été largement utilisés
pour prévenir et traiter le stress oxydatif ou les maladies associées à l'inflammation, et ont
obtenu de bons résultats. Toutefois, ils ont également observé que ces drogues de synthèse
provoquaient certains effets secondaires tels que des hémorragies et des ulcérations gastriques
(Liang et al., 2020). En ce qui concerne les effets secondaires, on observe une tendance
croissante à développer des produits naturels plus sûrs pour traiter ces maladies. Les
macrophages sont donc considérés comme un modèle cellulaire idéal pour l'évaluation de
l'activité antiproliférative des composés bioactifs. La recherche de nouveaux anticancéreux
d’origine végétale est la motivation de plusieurs chercheurs. C’est dans ce contexte que nous
nous sommes intéressés à l’évaluation de l’activité antiproliférative de la plante S.oleraceus L.

La technique du MTT est couramment utilisée pour déterminer la viabilité cellulaire de


molécules ou d’extraits de plantes sur de nombreux types cellulaires (Joshi et al., 2000). Nous
avons utilisé cette technique pour tester l’effet antiprolifératif de notre plante d’étude sur la
lignée cancéreuse de macrophage de murin J774.A1. Le protocole expérimental de la technique
du MTT, seront présentés dans la partie Matériels & Méthodes. Les résultats de ces essais seront
exposés dans les chapitres qui suivent.

42
Chapitre I : Caractérisation phytochimique

I.1. Critères de sélection du matériel végétal

La sélection du matériel végétal est la première étape dans une étude phytochimique. Les
critères suivants peuvent guider le phytochimiste lors de la récolte des plantes :
• utilisations traditionnelles des plantes par la population locale ;
• observation des plantes dans leur environnement naturel ;
• aspects botaniques et chimiotaxonomiques.

Cependant, le chercheur peut également décider de procéder à une récolte aléatoire. Dans
la pratique, plusieurs de ces approches sont généralement combinées et l'aide d'un botaniste
connaissant bien la flore locale est indispensable. Bien sûr, les espèces végétales protégées sont
exclues d'une telle démarche et les patrimoines culturels et naturels des pays concernés par les
récoltes de plantes doivent absolument être respectés.

Avant d'entreprendre l'étude phytochimique à proprement parler, le chercheur devra encore


se renseigner sur d'éventuels travaux scientifiques antérieurs (études phytochimiques, enquête
ethnobotaniques, etc.) (Ferrari, 2002).

I.1.2. Utilisations traditionnelles du matériel végétal

Bien que les aspects traditionnels et scientifiques semblent souvent s'opposer dans notre
culture, il peut être très profitable de tirer des renseignements des utilisations traditionnelles de
certaines plantes aussi bien comme médicament que comme poison. En effet, certains usages
profitent de plusieurs siècles d'observations empiriques et ne sont pas à négliger. Il ne faut
cependant pas oublier que cette approche est limitée du fait que les méthodes de diagnostic
diffèrent grandement entre les médecines occidentales et traditionnelles.

Cependant, il existe des cas pour lesquels une utilisation traditionnelle peut révéler un
potentiel intéressant à exploiter en médecine occidentale. Il s'agit des usages des plantes comme
antibiotiques, anticancéreux, analgésiques, psychotropes, etc., pour lesquels une preuve
scientifique peut être apportée au travers de tests sur une cible appropriée (microorganisme,
animal, organe, culture cellulaire, système enzymatique) (Ferrari, 2002).

Notons encore que la famille des Astéraceae, étudiées dans le présent travail a également
des usages variés dans les diverses médecines traditionnelles africaines.

43
Chapitre I : Caractérisation phytochimique

I.1.3. Travaux scientifiques antérieurs

Dans l'optique d'augmenter les chances d'isoler de nouveaux produits naturels issus des
plantes, le chercheur sera souvent tenté de s'intéresser aux espèces qui n'ont pas, ou très peu,
été étudiées jusque-là. Cependant, le scientifique averti pourra également faire des découvertes
dignes d'intérêt en investiguant une plante largement étudiée sous un angle nouveau : autre
organe ou extrait, technique analytique nouvelle, cible biologique différente…etc. Dans les
deux cas, une recherche de littérature approfondie devra précéder le début des processus
d'extraction (Ferrari, 2002).

I.2. Matériel végétal

La plante ayant fait l’objet de notre étude a été choisi sur la base d’une recherche
bibliographique méticuleuse qui a montré que cette espèce végétale n’est pas étudiée en Algérie.

Les parties aériennes de la plante Sonchus oleraceus L. ont été récoltées au mois de
Janvier 2018 dans la commune de Boumahra ahmed (36°27′ 16.8″Nord, 7°32′ 55.6″ Est),
Latitude : 36.480932, Longitude : 7.603097, cité de Guelma, localisé dans le Nord-est de
l’Algérie. La plante a été identifiée par le botaniste Prof. Gérard De Belair (Faculté des
Sciences, Université d’Annaba) ; où un échantillon de référence a été déposé au niveau du
laboratoire de Biologie, Eau et Environnement de la Faculté SNV & STU, Université 8 Mai
1945, Guelma, Algérie sous la référence ‘LBEE.22.01.18’.

Les parties aériennes de la plante Sonchus oleraceus L. ont été séché à l’abri de la
lumière à température ambiante. Après séchage, le matériel végétal a été broyé en une poudre
fine à l'aide d'un broyeur électrique (KWCG-102, Chine). La poudre ainsi obtenue est
conservée dans un bocal en verre hermétique à une température ambiante et à l’abri de la
lumière (Figure 5).

44
Chapitre I : Caractérisation phytochimique

Figure 5 : Photos de Sonchus oleraceus L. (Janvier 2018 ; Lieu : Boumahra Ahmed-Guelma, Est
Algérie).

I.2.1. Méthode d’extraction

Le broyat va constituer la matière sèche qui va servir à l'extraction. Les solvants


d’extraction ont été choisis de manière à solubiliser un maximum de composés. Les solvants
d’extraction qui ont été testés sont : l’eau, le méthanol (MeOH), l’éthanol (EtOH), chloroforme,
acétate d’éthyle et n-butanol, qui possèdent une différence de polarité et qui vont permettre
d’obtenir respectivement des extraits polaires et moyennement polaires ou non polaires
(Bruneton, 1993).

I.2.1.1. Extraction à froid ou macération

Une quantité de 200 g de la poudre végétale des parties aériennes de Sonchus oleraceus
L. (SO) ont été macérées de manière exhaustive dans une solution hydro-méthanolique (80%)
pendant 72h, trois fois à température ambiante. Après filtration par papier filtre (Wattman N°1
de diamètre 0.2 µm), les filtrats ont été combinés et évaporés sous pression dans un évaporateur
rotatif (BUCHI, R-215) à 40 °C pour obtenir l'extrait brut (EBr). Une partie du résidu a été
dissoute dans de l'eau distillée et soumise à une extraction liquide-liquide dans une ampoule à
décanter en utilisant différents solvants de polarité croissante : chloroforme, acétate d'éthyle et
n-butanol. Les solvants ont été ensuite éliminés dans un évaporateur rotatif tandis que la fraction
aqueuse a été ensuite soumise au processus de lyophilisation. Les solutions organiques ont été
concentrées sous vide (jusqu'à 40 °C) pour obtenir les extraits suivants : l’extrait
chloroformique (ECh), extrait acétate d'éthyle (EAe), extrait butanolique (EBu) et l’extrait en
phase aqueuse (EPa). L’extrait sec a été ensuite récupéré, pesé, étiqueté et conservé à +4°C

45
Chapitre I : Caractérisation phytochimique

jusqu’à l’utilisation (Bruneton, 1993). La figure 6 résume les différentes étapes de cette
extraction :

Matière végétale sèche


200 g

• Extraction
MeOH/H2O: 80/20

Extrait MeOH/H2O

• Concentration à sec
• Addition de l’H2O distillée
• Filtration

Phase aqueuse

• Extraction par le chloroforme (3 x 350 mL)


Evaporation à sec

Extrait chloroformique Phase aqueuse

Evaporation à sec Extraction par AcOEt (3 x 350 mL)

Extrait acétate d’éthyle Phase aqueuse

Extraction par n-butanol (3 x 350 mL)


Evaporation à sec

Extrait n-butanol Extrait Phase aqueuse

Figure 6 : Protocole d’extraction par macération du Sonchus oleraceus L. (Bruneton, 1993).


MeOH : méthanol ; AcOEt : acétate d’éthyle.

L'éthanol à 95% et l'eau distillée ont été sélectionnés comme solvants d'extraction pour
les extraits éthanoliques et aqueux macérés respectivement. L'extraction a été effectuée à partir
de 20 g et 50 g respectivement avec 500 mL d'éthanol et d'eau distillée pendant 24 h sous
agitation constante. Les deux solvants ont été filtrés à l'aide d'un papier filtre (Wattman N° 1
de 0,2 µm), et concentrés dans un évaporateur rotatif à 35 °C. Les extraits éthanoliques (EE) et
aqueux macérés (EAM) ont été séchés, pesés et conservés à 4°C pour une analyse plus
approfondie (Effa et al., 2018).

I.2.1.2. Extraction à chaud


L'extraction à chaud a été retenue comme technique d'extraction car elle favorise
l'extraction relativement complète des métabolites présents dans la matrice végétale. Pour
l'extrait aqueux décocté, 20 g de la plante sèche a été extraite avec de l'eau distillée (100 mL) à
55 °C pendant 4 heures jusqu'à l'ébullition. Le résidu est ensuite filtré et centrifugé (2000 xg,

46
Chapitre I : Caractérisation phytochimique

15 min). Le surnageant a été séché à l'aide d'un lyophilisateur. L'extrait aqueux décocté (EAD)
a été conservé dans un endroit sec (Smach et al., 2015).

I.2.1.3. Extraction des alcaloïdes totaux

Les alcaloïdes ont été choisis à cause de leurs propriétés toxiques ou médicamenteuses.
L'extraction des alcaloïdes totaux a été effectuée selon la méthode décrite par (Dehmlow et al.,
1999). 100 g de la poudre séchée a été mis à macérer dans le méthanol. Le solvant a ensuite été
éliminé sous pression réduite dans un évaporateur rotatif. 4% de l'acide acétique (500 mL) a été
ajouté au résidu et extrait trois fois par l'éther de pétrole (100 mL à chaque fois) pour éliminer
les composés neutres. 120 ml d'ammoniac ont été versés sur la couche aqueuse pour l'alcaliniser
jusqu'à ce que le pH devient 11 et extrait à nouveau avec de l'éther de pétrole (50 mL x 10). La
phase organique a été évaporée pour donner l'extrait alcaloïde total (EAT).

I.2.2. Rendement d’extraction

Le rendement d’extraction en pourcentage (%) est défini comme étant le rapport entre
le poids de l’extrait sec en gramme et le poids de la plante sèche en poudre. Il est calculé par
l’équation suivante :
Rendement % = M0 × 100
M1
M0= masse en gramme de l’extrait sec ;
M1= masse en gramme de la matière végétale initiale sèche.

I.3. Criblage phytochimique

La première étape était la recherche des grandes classes de composés chimiques


appartenant aux métabolismes secondaires de la plante étudiée, afin de choisir l’extrait le plus
actif et qui fera l’objet d’une étude phytochimique bioguidée.

En effet, Le changement d'intensité de couleur ou la formation de précipité par des


réactions chimiques spécifiques ont été utilisés comme indication de réponse positive ou
négative à ces tests.
Le criblage phytochimique des différents extraits (EBr, ECh, EAe, EBu, EPa, EAD, EE,
EAM, EAT) a été effectué selon les protocoles standards. Le criblage a été effectué pour les
polyphénols, les flavonoïdes, les alcaloïdes, les phytostérols (stéroïdes et terpénoïdes), les

47
Chapitre I : Caractérisation phytochimique

tanins, les glycosides d'anthraquinones, les glucides (composés réducteurs), les saponosides,
les lipides, les coumarines, les gommes et mucilages.

Cette caractérisation chimique préliminaire se fait dans des tubes à essais en utilisant
différents protocoles avec plusieurs produits chimiques.

Les résultats qualitatifs sont classés en :


Réaction très positive +++ : Présence confirmée ;
Réaction positive ++ : présence modérée ;
Réaction plus au moins positive + : présence en tant que trace ;
Réaction négative - : absence.

 Test des composés phénoliques


- Test au chlorure ferrique : Un volume de 2 mL d'extrait de plante a été amené à l'eau
et réchauffés à 45-50 °C. Ensuite, 2 mL de 0,3% de FeCl3 ont été ajoutés. La formation
d'une couleur vert foncé ou bleu indique la présence de phénols (Trease & Evans,
1987).

 Test des flavonoïdes


- Test de réactif alcalin : Le test consiste à traiter les échantillons avec quelques gouttes
de solution d'hydroxyde de sodium. Une formation de couleur jaune intense, qui devient
incolore lorsque nous avons ajouté 2 gouttes d'acide dilué au mélange, indique la
présence de flavonoïdes (N’Guessan et al., 2009).

 Test des alcaloïdes


Les extraits ont été dissous individuellement dans de l'acide chlorhydrique dilué et filtrés.
Le test suivant a été effectué.
- Test de Mayer : Les filtrats ont été traités avec quelques gouttes de réactif de Mayer
(iodure mercurique de potassium). La formation d'un précipité de couleur jaune indique
la présence d'alcaloïdes (N’Guessan et al., 2009).

 Test de phytostérols (terpénoïdes et stéroïdes)

a- Test de Salkowski : Les extraits ont été traités avec du chloroforme (CHCl3) suivi de
l'ajout de quelques gouttes de H2SO4 concentré (2 mL), une coloration brun rougeâtre
de l'interface indique la présence de terpénoïde (Ayoola et al., 2008).

48
Chapitre I : Caractérisation phytochimique

b- Test de Liebermann-Burchard : une quantité de chaque échantillon a été agité avec


du chloroforme ; Les filtrats ont été traités avec quelques gouttes d'anhydride acétique,
bouillis et refroidis. H2SO4 concentré (0,5 mL) a été ajouté. La formation d'un anneau
brun à la jonction de deux couches et le virage de la couche supérieure au vert montre
la présence de stéroïdes tandis que la formation d'une couleur rouge foncé indique la
présence de triterpénoïdes (Joshi et al., 2013).

 Test des tanins


- Test au chlorure ferrique : L'échantillon a été bouilli dans de l'eau distillée dans un
tube à essai, puis filtré. Quelques gouttes de chlorure ferrique à 0,1% ont été ajoutées et
l’observation d’une coloration vert ou bleue-verte indique la présence des (tanins
catéchiques) ou une coloration bleu-noir (tanins galliques) (Trease & Evans, 1987).

 Test des glycosides


Les extraits ont été hydrolysés avec L’HCl dilué, puis soumis à un test de glycosides.

- Glycoside d'anthraquinone (test de Borntrager) :


H2SO4 à 5% (1 mL) a été ajouté à la solution d'extrait (1 mL). Le mélange a été bouilli dans un
bain-marie puis filtré. Le filtrat a ensuite été secoué avec un volume égal de chloroforme et
maintenu au repos pendant 5 minutes. Ensuite, la couche inférieure de chloroforme a été
secouée avec la moitié de son volume avec de l'ammoniac dilué.
La formation de couleur rose à rouge de la couche ammoniacale donne une indication des
glycosides d'anthraquinone (Joshi et al., 2013).

 Test des glucides


Les échantillons ont été dissous dans 5 mL d'eau distillée et filtrés. Les filtrats ont été utilisés
pour tester la présence de glucides.
- Test de Fehling : Les filtrats ont été chauffés avec les solutions A & B de Fehling et de
l'eau distillée. La formation de précipitation rouge brique indique la présence de sucres
réducteurs (Deba et al., 2008).

 Test des saponosides


- Test de mousse : La détection des saponines est réalisée en mélangeant 0,5 g d'extrait
de plante avec 2 mL d'eau distillée. Par la suite, cette solution a été agitée dans un
cylindre gradué pendant 15 minutes. La présence de saponines a été indiquée par la

49
Chapitre I : Caractérisation phytochimique

formation et la persistance d'une couche de mousse de 1 cm après les 15 minutes (Banso


& Adeyemo, 2006).

 Test des lipides


Sur un papier filtre, déposez quelques gouttes de chaque extrait, le papier est ensuite séché. La
présence de taches translucides au niveau des gouttelettes indique la présence de lipides
(Bruneton, 2009).

 Test des coumarines


1g d’échantillon est placé dans un tube à essai en présence de quelques gouttes d'eau distillée.
Le tube est recouvert d'un papier imbibé d'une solution de NaOH et porté au bain-marie pendant
quelques minutes. 0,5 mL de NH4OH dilué est ensuite ajouté et deux taches sont posées sur un
papier filtre. Le papier est examiné sous U.V, la fluorescence des taches confirme la présence
des coumarines (Rizk, 1982).

 Test des gommes et mucilages


100 mg d'extrait sont dissout dans 10 mL d'eau distillée, et 25 mL d'alcool absolu a été ajouté
sous agitation constante. Un précipité blanc ou nuageux indique la présence de gommes et de
mucilages (BeMiller & Whistler, 2012).

I.4. Quantification des polyphénols, flavonoïdes et flavonols totaux


Les analyses quantitatives des polyphénols, flavonoïdes et flavonols totaux des
différents extraits sont déterminées, la raison principale pour le choix de ces substances réside
dans le fait que la majorité des propriétés antioxydantes des plantes leur sont attribués.

I.4.1. Dosage des polyphénols totaux

La teneur en composés phénoliques totaux (CPT) des échantillons de S.oleraceus L. a


été évaluée en utilisant la méthode de Folin-Ciocalteu comme décrit par (Singleton & Rossi,
1965) avec de légères modifications par la méthode des microplaques comme décrit par
(Müller et al., 2010).
Une solution méthanolique de l'extrait à la concentration de 1 mg/ml a été utilisée dans
l'analyse. En bref, 20 µL d'extraits de la plante ont été mélangés avec 100 µL de (1:10) FCR
Folin-Ciocalteu et 75 µL de solution de carbonate de sodium (7,5%) dans une microplaque à
96 puits. Après 2 h d’incubation dans l'obscurité à température ambiante, l'absorbance a été
mesurée dans le lecteur de microplaques (Multimode Plate Reader de PerkinElmer, Inc,

50
Chapitre I : Caractérisation phytochimique

EnSpire®, Massachusetts, USA) à 765 nm contre un blanc. Toutes les lectures ont été effectuées
en triplicata. Une courbe d'étalonnage a été effectuée en utilisant la densité optique (DO) de
l'étalon d'acide gallique (AG). La concentration des phénols totaux (CPT) est estimée à partir
d’une courbe d’étalonnage établie avec de l’acide gallique (10 à 100 µg / mL) (R> 0,99).

L’équation de régression déduite de la courbe d’étalonnage de l’acide gallique permet


de déterminer la teneur en phénols totaux exprimée en microgramme équivalent d’acide
gallique par milligramme d’extrait (µg EAG /mg d’extrait).

I.4.2. Dosage des flavonoïdes totaux

La teneur en flavonoïdes totaux (TFT) des différents échantillons a été déterminée en


utilisant la méthode des microplaques décrite par (Topçu et al., 2007).

Un volume de 50 µL de l’échantillon (1 mg/mL dans du méthanol) a été mélangé avec


130 µL de MeOH suivi par l'addition de 10 µL d'acétate de potassium et 10 µL de nitrate
d'aluminium. Après 40 mn d’incubation à température ambiante, l'absorbance a été mesurée à
415 nm par un lecteur de microplaques. La courbe d’étalonnage des flavonoïdes a été effectuée
en utilisant la quercétine à une concentration allant de 25 à 200 µg / mL (R> 0,99). Le TFT est
déterminée suite à l’équation de régression linéaire déduite à partir de la courbe d’étalonnage
et exprimée en microgramme équivalent de quercétine par milligramme d'extrait sec (µg de QE
/ mg d’extrait).

I.4.3. Dosage des flavonols totaux

La teneur en flavonols totaux (TFlT) a été estimée par la méthode de (Kumaran &
Karunakaran, 2007).

Brièvement, un volume de 50 µL d’échantillon (1mg/ml dissoute dans l’eau distillée ou


méthanol) a été mélangé avec 50 µL de trichlorure d’aluminium (AlCl3) et 150 µL d’acétate de
sodium. Après deux heures et demi d’incubation, l’absorbance a été mesurée à 440 nm par un
lecteur de microplaques. La courbe d’étalonnage des flavonols a été effectuée en utilisant la
quercétine à une concentration allant de 25 à 200 µg / mL (R> 0,99). Le TFlT est déterminée
suite à l’équation de régression linéaire (y = 0,211x – 0,193 ; R2 = 0,996) déduite à partir de la
courbe d’étalonnage et exprimée en microgramme équivalent de quercétine par milligramme
d'extrait sec (µg de QE / mg d’extrait).

51
Chapitre I : Caractérisation phytochimique

I .5. Analyse par chromatographie liquide à haute performance couplé à la spectrométrie


de masse à temps de vol quadripolaire par ionisation par électrospray (HPLC–ESI–
QTOF–MS)

La détermination de la constitution phytochimique des extraits les plus efficaces (extrait


brut, chloroformique, acétate d'éthyle et n-butanol) a été réalisée par les analyses HPLC-QTOF-
MS à l'aide d'un système de chromatographie en phase liquide Agilent 6520 (Agilent
Technologies, Palo Alto, CA, USA) équipé avec un échantillonneur automatique standard.

La colonne d’HPLC était ZORBAX EPC-18 (Eclipse plus C18) (2,1 x 100 mm, 1,8 µm)
d'Agilent Technologies. Le volume d'injection était de 2 µL et la température de la colonne était
de 40 °C, ce qui a été réalisé avec un programme d'élution en gradient à un débit de 0,25 mL/
min. Les phases mobiles A et B étaient constituées d'eau ultra purifiée plus 0,1% d'acide
formique (A) et 5% d'acétonitrile (B). Le gradient d’élution a été appliqué comme suit : 0 min,
5% B ; 36 min, 95% B ; 41 min, 95% B ; 41,1 min, 5% B ; 48 min, 5% B.

Le système d’HPLC était couplé à un détecteur quadripolaire à temps de vol ‘QTOF :


Quadrupole-Time-of-Flight’ (technologies Agilent), équipé d'une source d'ionisation par
électrospray (ESI : electrospray ionization source) fonctionnant en mode d’ion positif.

Les valeurs optimales des paramètres ESI-MS étaient les suivantes : azote utilisé comme
gaz de séchage à une température de 325 °C, flux de gaz de séchage, 10 L/min ; pression du
gaz de nébulisation, 30 psi ; potentiel de tension capillaire, 4000 V et enfin, une tension de
fragmenteur de 175 V a été choisie et appliquée aux échantillons. La détection MS a été
effectuée dans un intervalle de masse de 100 à 1100 m/z à l’aide d’un analyseur de masse
quadrupole-ion trap controlé par le logiciel Analyst 5.0.

Les quadrupoles ont été définis dans une résolution bien définie. Le détecteur MS a été
programmée pour l'enregistrement en deux modes consécutifs : l’analyse de la MS (EMS) et de
l'analyse de l'ion produit (EPI). L’analyse de la masse a été utilisée pour montrer les spectres
de balayage complets, afin d'obtenir un aperçu de tous les ions dans l'échantillon.

Pour l'analyse des échantillons, des extraits (4 mg) ont été dissous dans du méthanol de
qualité HPLC à température ambiante. Les échantillons ont été filtrés en passant à travers un
disque filtre en nylon millipore (0,22 µm) par un injecteur pour éliminer les particules. Les

52
Chapitre I : Caractérisation phytochimique

données de masse précises des ions moléculaires ont été traitées à l'aide du logiciel «Agilent
mass Hunter Qualitative analysis B.05.00 software» (Bruker Daltoniks).

Les spectres ont été enregistrés en mode ion positif entre m/z 100 et 1100. Les composés
ont été identifiés en comparant l'information obtenue (leurs données MS) avec les données
disponibles rapportées dans la bibliographie.

53
Chapitre I : Méthodes expérimentales des activités biologiques

I. Tests biologiques

I.1. Activités antioxydantes

Il n’existe pas, à l’heure actuelle, de méthode universelle, unique et fiable traduisant la


capacité antioxydante. En effet, pour juger l’effet antioxydant global d’un extrait, d’une
ressource végétale ou alimentaire, l’utilisation de plusieurs tests d’activité est nécessaire (Cao
& Prior, 1998).

C’est pour cela que l’activité antioxydante des différents extraits a été testée par septs
méthodes : le piégeage du radical libre DPPH•, Galvinoxyle et radical hydroxyle par
phénanthroline, décoloration du radical ABTS•+ et du β-carotène, chélation des ions ferreux, et
réduction cuprique (CUPRAC).

I.1.1. Test de piégeage du radical libre DPPH• (2,2-diphenyle-1-picrylhydrazyle)

Cette méthode est basée sur la mesure de la capacité des antioxydants à piéger le radical
libre stable de forme synthétique : 2,2-diphenyl-1-picrylhydrazil (DPPH•) (figure 7), qui
absorbe dans le visible à la longueur d’onde de 515 à 520 nm. Ce dernier est réduit pour donner
du diphénylpicrylhydrazine et un radical phénoxy en acceptant un atome d’hydrogène (Chaabi,
2008).
Le piégeage du radical DPPH• se traduit par le changement de la couleur de la solution
«violette » à une couleur « jaune », ce qui permet de suivre la décoloration et la diminution de
l’absorbance à une longueur d’onde de 517nm (Chaabi, 2008).

Figure 7 : Réaction d’inhibition du radical DPPH• avec un phénol (Chaabi, 2008).

La capacité de piégeage des extraits de plante vers le DPPH• a été déterminée en utilisant
la méthode de (Blois, 1958) avec des modifications impliquant l'utilisation d'un système de
microplaques à haut débit. Dans une microplaque à 96 puits, 160 µL de la solution méthanolique
de DPPH• ont été mélangés avec 40 µL de différentes concentrations des extraits et fractions

54
Chapitre I : Méthodes expérimentales des activités biologiques

de (12,5 à 800 µg/mL). Après 30 minutes à température ambiante dans l'obscurité, l'absorbance
a été enregistrée à 517 nm contre un blanc en utilisant un lecteur de microplaques (Multimode
Plate Reader de PerkinElmer, Inc, EnSpire®, Massachusetts, USA).
BHA, BHT et α-tocophérol ont été utilisés comme contrôle ou standard positif. Le %
d'inhibition de l'activité anti-radicalaire a été calculé en utilisant l'équation suivante :

IC50 (%) = (Acontrôle - Aéchantillon/Acontrôle) ×100 ; (équation 1)

Où :
Acontrôle : est l'absorbance de la réaction témoin contenant tous les réactifs à l’exception de
l’extrait.
Aéchantillon : est l'absorbance du composé à tester.

Les résultats sont la moyenne des analyses en triplicata, ils ont été enregistrés en
moyenne±écart type. La concentration d'extrait fournissant une inhibition de 50% (IC50) a été
calculée à partir du graphique de DPPH. Une faible valeur de l’IC50 indique une forte capacité
à neutraliser le radical libre DPPH•.

I.1.2. Test de piégeage des radicaux libres Galvinoxyles

I.1.2.1. Principe

Le DPPH, galvinoxyle et l'ABTS sont des radicaux libres relativement stables


couramment utilisés dans les essais antioxydants. Leurs maximum d'absorption caractéristiques
dans la région visible disparaissent lorsqu'ils sont piégés, et donc la diminution de ces radicaux
peut être facilement surveillée par un spectrophotomètre (Prior et al., 2005 ; Shi et al., 2001).

Les radicaux DPPH et galvinoxyle acceptent qu'un radical électronique ou hydrogène


pour devienne des molécules diamagnétiques stables. De plus, ils sont souvent utilisés comme
substrats pour évaluer la capacité antioxydante d'un antioxydant (l'électron non apparié est
délocalisé sur l’atome N et sur l’atome O, respectivement).

La DPPH est un radical stable N-centré. La meilleure façon de mesurer l'activité de


piégeage des radicaux libres (activité antiradicalaire) serait d'utiliser le radical stable O-centré
galvinoxyle (figure 8) qui est plus étroitement lié aux radicaux oxygènes physiologiquement
plus actifs que le DPPH (Gunars & Grzegorz, 2010).

55
Chapitre I : Méthodes expérimentales des activités biologiques

Ce radical stable (galvinoxyle) est commercialement disponible ; ses solutions ont le


maximum d'absorbance dans la région visible (λmax = 432 nm) et il est recommandé pour les
études avec des composés donneurs d'électrons et d'hydrogène (Shi et al., 2001). Comparé au
DPPH, le galvinoxyle est plus réactif envers les composés phénoliques.

Figure 8 : Structure chimique de galvinoxyle (Gunars & Grzegorz, 2010).

Le galvinoxyle est réduit par des piégeurs de radicaux libres comme les donneurs
d'hydrogène comme indiqué dans la réaction 1 :
G. + IH → GH + I.
Où :
G. : signifie galvinoxyle ; GH : galvinoxyle réduit ; IH : piégeur de radicaux libres donneur
d'hydrogène ; et I. : radical correspondant de IH (Shi et al., 2001).

I.1.2.2. Mode opératoire

Ce test est basé sur la mesure de la capacité de piégeage des antioxydants vers le radical
stable galvinoxyle (Gox.). Le radical libre Gox. est réduit en GoxH lorsqu’il réagit avec les
donneurs d’hydrogène. Cette activité a été évalué par la méthode de Shi et al., (2001).

Brièvement, 160 µL de radical galvinoxyle (0,1 mM) ont été mélangés avec 40 µL de
chaque échantillon à différentes concentrations. La réaction a été incubée à température
ambiante pendant 2h. La diminution de la concentration en radicaux galvinoxyles a été
contrôlée en mesurant l'absorbance à 428 nm. Le BHA et le BHT ont été utilisés comme
standards positifs. Le % d'inhibition de l'activité anti-radicalaire a été calculé en utilisant
l'équation 1 précédente (Shi et al., 2001).

I.1.3. Test de décoloration du radical ABTS•+ (Acide 2,2-azino-bis-3-


(ethylBenzoThiazoline-6-Sulfonique)

Le test de décoloration des cations radicalaires ABTS•+ a été réalisé selon la méthode
décrite par (Re et al., 1999) avec de légères modifications.

56
Chapitre I : Méthodes expérimentales des activités biologiques

La solution d'ABTS•+ a été préparée en dissolvant l'ABTS dans l'eau à une concentration
de 7 mM avec 2,45 mM de persulfate de potassium et en laissant le mélange dans l'obscurité à
température ambiante pendant 16 h avant utilisation ; ce mélange a été ensuite dilué dans
l'éthanol ou l'eau distillée pour obtenir une absorbance égale à 0,700±0,020 à 734 nm.

Chaque puits de microplaque contient 40 µL de l'échantillon testé dans du méthanol à


différentes concentrations et 160 µL de solution ABTS•+ diluée. Après 10 minutes, l'absorbance
à 734 nm a été enregistrée à l'aide d'un lecteur de microplaques à 96 puits, puis le pourcentage
d'inhibition a été calculé en utilisant « l'équation 1 ». Le BHA et le BHT ont été utilisés comme
standards positifs. L’expression des résultats (IC50) sont déterminées sur le même mode que
celui décrit pour le test DPPH (Re et al., 1999).

I.1.4. Test de blanchiment du β-carotène couplé à l’auto-oxydation de l’acide linoléique

I.1.4.1. Principe

Le ß-carotène est physiologiquement un composé antioxydant important reconnu par sa


forte activité biologique. Dans l’industrie agro-alimentaire, il est utilisé dans les boissons
comme un agent de coloration et sa décoloration indique la réduction de qualité de ces produits
(Bougatef et al., 2009). Cependant, dans le test du blanchiment du ß-carotène, l’oxydation de
l’acide linoléique en émulsion aqueuse génère des radicaux peroxydes. Ces radicaux libres
oxydent le β-carotène qui est extrêmement sensible entrainant, ainsi, la disparition de sa couleur
rouge qui est suivie spectrophotométriquement. La présence d’un antioxydant pourrait
neutraliser les radicaux libres dérivés de l’acide linoléique et, donc, prévenir l’oxydation et le
blanchiment du β-carotène (Kartal et al., 2007).

I.1.4.2. Mode opératoire

La capacité des extraits à inhiber le blanchiment de l'émulsion de β-carotène–acide


linoléique a été déterminé en utilisant la méthode de (Marco, 1968).

La solution mère A est préparée en dissolvant 0,5 mg de β-carotène dans 200 µL de


Tween 40, 25 µL d'acide linoléique et 1 mL de chloroforme ont été ensuite ajoutés (mixture
émulsifiante). Le solvant (chloroforme) a été complétement évaporé sous vide dans un
évaporateur rotatif. 50 mL d'eau distillée oxygénée ont été ajoutés au mélange précédant
(résidu), l’émulsion résultante est agitée vigoureusement et l'absorbance a été ajustée à 0,8-0,9
à 470 nm. A 160 µL de ce mélange, 40 µL de chaque extrait ont été ajoutés dans les puits des

57
Chapitre I : Méthodes expérimentales des activités biologiques

microplaques. Un blanc sans extrait et sans antioxydant a été utilisé comme contrôle négatif.
BHT et BHA ont été utilisés comme contrôle positifs. La microplaque a été incubée à 45 °C et
a été mesurée à 470 nm toutes les 30 minutes pendant 2 h (0, 60, 90, 120 min). L'activité
antioxydante a été mesurée selon l'équation suivante :
AA (%) = [1- (At=0 –At=120) / (Act=0 – Act=120)] × 100

Où :

AA(%) : représente l’activité antioxydante ;


At=0 : représente l’absorbance des échantillons à 0 min ;
At=120 : représente l’absorbance des échantillons à 120 min ;
Act=0 : représente l’absorbance du contrôle négatif (éthanol sans extrait) à 0 min ;
Act=120 : représente l’absorbance du contrôle négatif à120 min.

La concentration d'extrait fournissant une inhibition de 50% (IC50 (t = 120)) a été


obtenue en traçant la courbe des pourcentages d'inhibition en fonction des concentrations de la
solution d'extrait (Marco, 1968).

I.1.5. Activité chélatrice des ions ferreux

L’activité de chélation des ions ferreux (Fe2+) a été mesurée en utilisant la méthode de
Ferène (C16H11N4NaO8S2) de (Decker & Welch, 1990), qui consiste à suivre l'inhibition de la
formation du complexe fer (II)-Ferene.

Le test consiste à préparer tout d’abord les solutions S1 et S2 qui sont composées de :
• m = 4 mg (Fe+2) [0,2 Mm FeCL2, 2H2O] + 100 mL (H2O) → S1
• m = 2,5 mg ( 0,5 Mm Ferène) + 10 mL (H2O) → S2

Le test a été réalisé en mélangeant 40 µL de MeOH et 40 µL de la solution d’échantillons à


différentes concentrations avec 40 µL de Fe2+ (0.2 mM) (S1) et 80 µL de ferène (0.5 mM) (S2).
L’absorbance a été mesurée après 10 min à 593 nm. Le control est le mélange de FeCl2 et de
Ferène, L’EDTA (Éthylène-diamine-tétra-acétique) est utilisée comme un standard
antioxydant. Le standard EDTA est testé à des concentrations variant de 12,5 à 800 µg/mL.
L’activité chélatrice du standard (EDTA) et des différents extraits est exprimée en pourcentage
en utilisant « l’équation 1 » (Decker & Welch, 1990).

L’IC50 (concentration inhibitrice de 50 %) est la concentration de l’échantillon testé


nécessaire pour chélater 50% de fer ferreux, calculée graphiquement par des pourcentages

58
Chapitre I : Méthodes expérimentales des activités biologiques

d’inhibition en fonction des différentes concentrations des extraits et du standard (Decker &
Welch, 1990).

I.1.6. Piégeage des radicaux hydroxyles par le test d'oxydation de la phénanthroline-Fe


(II)

I.1.6.1. Principe

Ce test est basé sur la réaction de l'ion ferreux (Fe) avec la 1,10-phénanthroline. L'ion
ferreux forme spécifiquement un complexe de tri-phénanthroline rouge-orange qui absorbe au
maximum à 508-510 nm (Kolthoff et al., 1950).

Cette méthode a été utilisée régulièrement pour la mesure du fer dans de nombreux types
d'échantillons et est considérée comme très sensible pour le même. Elle est très sensible en tant
qu'action de piégeage et peut être détectée dans une très faible concentration de piégeur,
spécifique, reproductible et surtout capable de détecter la propriété de piégeage d’H2O2 des
antioxydants phénoliques et non phénoliques.

En termes de chimie, le principe est facile à comprendre (figure 9) :


- Si le peroxyde d'hydrogène est ajouté au tube avant l'ajout de 1,10-phénanthroline,
l’H2O2 oxyde tous les ions ferreux en ions ferriques qui sont incapables de former un
complexe rouge-orange avec la 1,10-phénanthroline et une nette réduction de
l'absorbance peut être vue. Ce concept a été exploité pour la détermination d’H2O2 dans
les échantillons.
- Après l'ajout d'ions ferreux, le piégeur est ajouté et suivi par une quantité connue d’H2O2
pendant quelques minutes. Si le piégeur est suffisamment capable de piéger l’H2O2
ajouté dans l'échantillon, aucune conversion ferreux en ferrique ne se produirait et ne
serait détectée par l'addition de 1,10-phénanthroline qui donne un complexe rouge-
orange.
- Inversement, si le piégeur est incapable de piéger l’H2O2, alors l’H2O2 convertit tous les
ions ferreux en ferrique qui est incapable de former un complexe coloré avec la 1,10-
phénanthroline. Par conséquent, la génération du complexe ferreux-triphénanthroline
rouge-orange sera directement proportionnelle à la capacité et à la concentration du
piégeur (Afşar et al., 1990 ; Bailey & Boltz, 1959).

59
Chapitre I : Méthodes expérimentales des activités biologiques

Figure 9 : Illustration schématique de la voie de réaction menant à la détection de la capacité de


piégeage du peroxyde d'hydrogène par les antioxydants (Debanjan et al., 2016).

(A) Réaction entre le fer ferreux et la 1,10-phénanthroline et formation d'un complexe de tri-phénanthroline de
couleur rouge-orange ;
(B) Oxydation de l'ion ferreux en ferrique par l’H2O2 conduisant à la non-complexation de la 1,10-phénanthroline ;
(C) L'ajout de piégeur provoque une minimisation de l'effet d’H2O2 entraînant la formation d'un complexe de tri-
phénanthroline de couleur rouge-orange (Debanjan et al., 2016).

L'effet inhibiteur sur le radical hydroxyle est donc un indice important reflétant l'anti-
oxygénation des composés. Dans le dosage de la phénanthroline-Fe(II), les radicaux hydroxyles
(.OH) produits dans le système H2O2/Fe2+ peuvent oxyder le phénanthrolène-Fe2+ en
phénanthrolène-Fe+3, et le pic d'absorption à 532 nm (A532) a été considérablement réduit.
Lorsque les échantillons ont été ajoutés dans le système, le changement d’A532 peut être atténué,
de sorte que l'étendue de l'atténuation pourrait être le critère d'estimation de la force relative
d'anti-oxydation de l'extrait (Zhou & Li, 2009 ; Mukhopadhyay et al., 2016).

I.1.6.2. Mode opératoire

La méthode de Szydłowska-Czerniak et al., (2008) a été adoptée pour ce test. Le


principe repose sur la formation du complexe O-Phénanthroline-Fe2+ et sa perturbation en
présence d'agents chélatants. Le mélange réactionnel contient 10 µL de diverses concentrations
d'échantillons, 30 µL de (0,5%) de la solution de 1,10-phénanthroline dans le méthanol, 50 µL
de chlorure ferrique FeCl3 (0,2%) et 110 µL de MeOH qui ont été incubés dans l'obscurité
pendant 20 min à 30°C. L'absorbance du mélange réactionnel a été notée à 510 nm. Le BHT est
utilisé en tant que chélateur de métal classique.

60
Chapitre I : Méthodes expérimentales des activités biologiques

En conséquence, le calcul de la capacité des composés ayant une activité de piégeage


du peroxyde d'hydrogène a été calculé en utilisant l'équation 2 (Szydłowska-Czerniak et al.,
2008):

% H2O2 scavenging activity = A échantillon × 100 équation 2


A blanc
Où :
A blanc : est l'absorbance de la réaction témoin contenant tous les réactifs à l’exception de
l’extrait ;
A échantillon : est l'absorbance du composé à tester ayant une activité de piégeage du peroxyde
d'hydrogène attendue.

I.1.7. La réduction cuprique (CUPRAC : Cupric reducing antioxidant capacity assay)

CUPRAC est une méthode antioxydante simple et polyvalent utile pour une grande
variété de polyphénols, y compris les acides phénoliques, les acides hydroxy-cinnamiques, les
flavonoïdes, les caroténoïdes, les anthocyanes, les thiols, les antioxydants synthétiques et les
vitamines C et E. En outre, elle ressemble à celle de FRAP (Ferric Reducing Antioxidant
Power) dont le cuivre (Cu) est utilisé au lieu de fer (Fe) qui donne en présence du néocuproïne
le complexe Cu(II)-Nc. Elle permet de mesurer la réduction des ions cuivriques Cu(II) en ions
cuivreux Cu(I) en présence des extraits à tester. Le réactif de cette méthode est beaucoup plus
stable que d'autres radicaux, tels que le DPPH et l’ABTS. La présence des composés réducteurs
dans les échantillons provoque la réduction de Cu(II) dans le complexe Cu(II)-Nc afin de
donner la forme réduite Cu(I)-Nc (Özyürek et al., 2011).

L’activité antioxydante par réduction cuprique (CUPRAC) des différents échantillons a


été évaluée selon la méthode de CUPRAC (Apak et al., 2004).

Brièvement, le test comprend le mélange de 40 µL d’extrait à différentes concentrations


avec 60 µL du tampon aqueux d’acétate d’ammonium (ACNH4) à (pH 7.00, 1M), 50 µL de
solution alcoolique néocuproïne (7.5 mM), et 50 µL de solution de chlorure de cuivre (II)
(CuCl2,10mM) dans une microplaque à 96 puits. Après une heure du temps et à l’aide d’un
lecteur de microplaques, l’absorbance a été enregistrée à 450 nm contre un blanc. Le BHT et le
BHA ont été utilisés comme standards. Les valeurs d’absorbance A0,5 (μg / mL) « équation 2 »

61
Chapitre I : Méthodes expérimentales des activités biologiques

ont été calculées à partir de la courbe d’absorbance. La couleur jaune-orange est due au
composé Cu(I)-Nc formé (Apak et al., 2004).

I.2. Activité antibactérienne

La technique de diffusion sur milieu solide a été utilisée pour étudier le pouvoir
antibactérien des extraits testés, et ce selon la méthode décrite par (Perez, 1990). C’est une
méthode similaire à celle de l’antibiogramme qui consiste à déterminer la sensibilité d’une
souche microbienne vis-à-vis d’un ou de plusieurs produits. Le support microbien est composé
d’Escherichia coli ATCC 25922, de Staphylococcus aureus ATCC 35556 MRSA, de Klebsiella
pneumoniae, qui proviennent du laboratoire de bactériologie, Hôpital Ibn Zohr de Guelma,
Algérie.

I.2.1. L’aromatogramme

L'étude du pouvoir antibactérien des différents extraits végétaux est identique à celui de
l'antibiogramme, la seule différence c'est le remplacement des antibiotiques par des extraits
aromatiques (Benzeggouta, 2005).

a- Repiquage des espèces bactériennes et préparation de l’inoculum


Chaque souche bactérienne est ensemencée au préalable sur une gélose nutritive par la
méthode des stries, puis incubées pendant 24 h à 37°C. Ensuite, 4 à 5 colonies bactériennes bien
isolées furent prélevées et mises en suspension dans l’eau physiologique (10 mL). Puis cette
suspension est ajustée à l’aide d’un spectrophotomètre, correspondant à une DO entre 0,08 à
0,13 à 625 nm, ce qui correspond à une suspension contenant environ 1-2 * 108 UFC/ mL (0,5
Mc Farland) (Bonnet et al., 2013).

b- Préparation des extraits et imprégnation des disques


Des disques de papier Wathman n°1 de 6 mm de diamètre, stériles (stérilisation à 120°C
pendant 15 min par autoclavage), sont chargés de l'extrait naturel à tester, des disques imprégnés
de méthanol ou DMSO sont également utilisés qui vont servir de témoin négatif. Les différents
extraits sont utilisés à différentes doses : 50, 100 et 200 mg /mL. Une fois les géloses Muller –
Hinton (MH) sont inoculés avec la souche, les disques ont été imbibés de chaque extrait (10 µL
de chaque concentration) et placé sur la surface de la gélose MH à l'aide d'une pince stérilisée
au bec benzen. Les antibiotiques utilisés comme témoins positifs sont : Ampicilline (AMP),
Céfalexine (CN), Pénicilline .G (P), Vancomycine (VA) ; ils sont déposés également à la
surface de la gélose inoculée au préalable.

62
Chapitre I : Méthodes expérimentales des activités biologiques

c- Incubation et Lecture du résultat


Après un temps de latence ou incubation à 37°C, si la molécule est toxique pour l’espèce
microbienne, il se forme une zone ou un halo d’inhibition autour du disque. Plus grande est
cette zone, plus l’espèce est sensible. Cette zone claire ou halo montre l’inhibition voire même
la destruction du germe et évalue l’efficacité du produit testé. Les diamètres des zones
d’inhibition ‘DZI’ formées au tour des disques sont mesurés et enregistrés à l’aide d’un pied à
coulisse (Benzeggouta, 2004).

I.3. Evaluation de l’activité anti-inflammatoire in-vitro


I.3.1. Méthodes d’anti-dénaturation de l'albumine (dénaturation du BSA)
I.3.1.1. Principe

Le modèle de la dénaturation de l’albumine a été choisi pour évaluer les propriétés anti-
inflammatoires in-vitro des différents extraits de la plante. Le principe de cette technique est
basé sur la capacité des extraits à empêcher la dénaturation thermique de l’albumine bovine
sérique. La dénaturation de l’albumine sous l’effet de la chaleur aboutit à un mime de
l’expression d’antigènes associés à une hypersensibilité de Type III, réaction impliqué dans des
maladies telles que les maladies sériques, la glomérulonéphrite… etc (Verma et al., 2011).

I.3.1.2. Mode opératoire

L’activité anti-inflammatoire in-vitro des différents extraits est déterminée par la méthode
de (Kandikattu et al., 2013) avec de légères modifications.

1) Le mélange réactionnel (1mL) est constitué de 0,5 mL de chaque extrait à différentes


concentrations (100, 500 et 1000 μg/mL) et 0,5mL de la solution aqueuse du sérum
bovine d'albumine (BSA : Bovine serum albumin) 0,2%, préparé dans Tris HCl pH :
6,6). Chaque concentration est répétée 3 fois.
2) Préparation des blancs
Pour chaque concentration d’extrait de plante un blanc extrait est préparé
dans lequel 0,5 mL d’extrait est ajouté à 0,5 mL de Tris-HCl (Ce blanc a
pour but de soustraire l’absorbance de l’extrait des résultats obtenus).
Un blanc BSA contenant 0,5 mL de la solution de BSA ajouté à 0,5 mL
du solvant utilisé pour les extraits (le résultat obtenu correspond à la
dénaturation totale du BSA en absence de substance inhibitrice).

63
Chapitre I : Méthodes expérimentales des activités biologiques

Les tubes préparés au-dessus sont incubés à 37°C pendant 15 min. puis chauffés à 72°C
pendant 5 min. Après refroidissement, la turbidité des échantillons a été mesurée par
spectrophotomètre à 660 nm. Le diclofénac de sodium (250 µg/mL) est utilisé comme standard
(contrôle positif). L’expérience a été réalisée en triple. Le pourcentage d'inhibition de la
dénaturation des protéines a été calculé comme suit :

% Inhibition = [{Abscontrôle - Abséchantillon} / Abscontrôle] * 100

Abscontrôle : Variation d’absorbance à 660nm du contrôle.

Abséchantillon : Variation d’absorbance à 660nm de la BSA en présence de l’extrait de Sonchus


(essai).

Le contrôle représente 100% des protéines dénaturées ; et les résultats sont comparés
avec le Diclofénac de sodium.

I.4. Test de l’activité inhibitrice de l’acétylcholinestérase

L’activité inhibitrice de l’acétylcholinestérase (AChE) a été mesurée par la méthode


spectrophotométrique légèrement modifiée d'Ellman et al., (1961) dans un lecteur de
microplaques à 96 puits. L'iodure d'acétylthiocholine a été utilisé comme substrats de la réaction
avec le DTNB (5,5’-Dithio-bis(2-nitrobenzoic acid) pour la mesure de l’activité
cholinestérasique.

Brièvement, 150 μL de tampon phosphate de sodium (0,1 M, pH 8,0), 10 μL


d'échantillon à différentes concentrations dans le méthanol (3,125-200 μg/mL) et 20 µL de
l'enzyme AChE (5,32 × 10−3 U) ont été mélangés et incubés pendant 15 min à 25°C. Par la
suite, la réaction a été initiée en ajoutant 10 µL de DTNB (0,5 mM) et 10 µL de la solution de
substrat d'iodure d'acétylthiocholine (ACİ) (0,71 mM). L'hydrolyse du substrat a été surveillée
spectrophotométriquement par la formation d'anion jaune de 5-thio-2-nitrobenzoate résultant
de la réaction de DTNB avec la thiocholine, libérée par l'hydrolyse enzymatique de l'iodure
d'acétylthiocholine, à une longueur d'onde de 412 nm en utilisant un lecteur de microplaques à
96- puits (Perkin Elmer, Enspire).

Un blanc avec du tampon Tris et d’éthanol au lieu d'une solution enzymatique a été
utilisé. L'absorbance a été mesurée toutes les 5 min pendant 15 min. Un mélange témoin
(contrôle) a été préparé, en utilisant l’éthanol au lieu de l'extrait et a été considéré comme une
activité à 100%. Le pourcentage d’inhibition de l’enzyme AChE a été déterminé par

64
Chapitre I : Méthodes expérimentales des activités biologiques

comparaison de la réaction de l’échantillon comportant l’extrait par rapport à l’échantillon à


blanc à l’aide de la formule suivante:

I(%) = (E - S)/E *100.

Où :

E : est l'activité de l'enzyme sans extrait ;


S : est l'activité de l'enzyme à la présence de l’extrait.

Les mesures ont été effectuées en triplicata et la Galantamine a été utilisée comme
contrôle positif. La concentration d'extrait fournissant une inhibition de 50% (IC50) a été
déterminée en traçant le pourcentage d'inhibition en fonction des concentrations de la solution
d'extrait.

I.5. Activité photoprotectrice (détermination in-vitro du facteur de protection solaire FPS


ou sun protection factor ‘SPF’)

I.5.1. Principe

L’activité FPS est déterminée par la méthode de Mansur et al., (1986). Les extraits ont
été dilués dans le méthanol pour obtenir une concentration de 2 mg/mL. 200 µL des différents
échantillons ont été mis dans une microplaque à 96 puits et ont été mesurés par
spectrophotométre entre 290 à 320 nm, à des intervalles de 5 nm, en prenant le méthanol comme
blanc. Toutes les lectures ont été prises en triplicata à chaque point. La valeur du FPS a été
calculée par l’application de l’équation mathématique développée par Mansur et al., (1986) :

𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑
SPF spectrophotometric = CF х �𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐 𝑬𝑬𝑬𝑬(𝝀𝝀)х 𝑰𝑰(𝝀𝝀)х 𝑨𝑨𝑨𝑨𝑨𝑨 (𝝀𝝀)

Où :

EE (λ) : est le spectre d’effet érythémal (erythemal effect spectrum) ;


I (λ) : est le spectre d'intensité solaire (solar intensity spectrum) ;
Abs (λ) : est l'absorbance des échantillons (absorbance of sunscreen product) ;
CF : est le facteur de correction (correction factor : 10).

Les valeurs de EE (λ) × I (λ) sont des constantes, et elles ont été déterminées par (Sayre
et al., 1979) (tableau 4).

65
Chapitre I : Méthodes expérimentales des activités biologiques

Tableau 4 : Fonction normale de produit utilisée dans le calcul de la SPF (Mansur et al., 1986).

Longueur d’onde λ (nm) EE (λ)х I(λ) (Normes)

290 0,0150
295 0,0817
300 0,2874
305 0,3278
310 0,1864
315 0,0837
320 0,0180
Total 1

Le tableau 5 ci-dessous montre les calculs du SPF par le logiciel XL-stat 2010, en tenant
compte que la valeur du CF qui est égale à 10.

Tableau 5 : Calcul de la SPF par l’application de l’équation mathématique de (Mansur et al.,


1986 ; Dutra et al., 2004).

λ (nm Ab1 Ab2 Ab3 CFx CFx EE(λ) CFx EE(λ)


EE(λ) x x I(λ)x Ab x I(λ)x Ab
I(λ)x Ab (λ)2 (λ)3
(λ)1
290 2,079 2,007 2,191 0,31185 0,30105 0,32865
295 2,117 2,042 2,223 1,729589 1,668314 1,816191
300 2,158 2,083 2,273 6,202092 5,986542 6,532602
305 2,226 2,152 2,338 7,296828 7,054256 7,663964
310 2,355 2,287 2,484 4,38972 4,262968 4,630176
315 2,595 2,53 2,731 2,172015 2,11761 2,285847
320 2,978 2,91 3,052 0,53604 0,5238 0,54936 Moyenne SD
Somme 22,64 21,91 23,81 22,79 0,95
(SPF)

Le tableau 6 permet de classer les résultats du SPF comme : faible, moyenne, haute et
trés haute protection de nos échantillons selon les recommandations de la Commission
Européenne 2006 (More et al., 2013 ; Mishra et al., 2011 ; Verheugen, 2006).

66
Chapitre I : Méthodes expérimentales des activités biologiques

Tableau 6 : Catégories de protection affichées sur les produits solaires en fonction des facteurs de
protection mesurés, selon la Recommandation de la Commission Européenne 2006 (More et al.,
2013 ; Mishra et al., 2011 ; Verheugen, 2006).

Catégorie Facteur de Facteur de Facteur de Longueur


Indiquée protection protection protection d’onde critique
indiqué solaire mesuré UVA minimal minimale
recommandé recommandée
« Faible 6 6 - 9,9 1/3 du facteur de 370 nm
protection » 10 10 - 14,9 protection
« Protection 15 15 - 19,9 solaire indiqué
moyenne » 20 20 - 24,9 sur l’étiquette
25 25 - 29,9
Haute » 30 30 - 49,9
« protection » 50 50 - 59,9
« Très haute 50+ 60 ≤
protection »

I.6. Evaluation de la toxicité aiguë et subaiguë de l’extrait brut et acétate d’éthyle de


Sonchus oleraceus L.

I.6.1. Toxicité aiguë

I.6.1.2. Matériel animal

Afin d’éviter la variabilité intersexe, nous n’avons utilisé que des souris femelles adultes
de souche Wistar (Mus musculus) pesant entre 21 et 36 g. Les animaux ont été fournies du
laboratoire de l'Institut Pasteur d'Alger, et hébergés à « l’Animalerie de Département de
biologie, Université 8 Mai 1945 Guelma, Algérie » dans des conditions expérimentales
standard, où ils ont été marqués deux fois par semaine afin de préserver leur identité dans
chaque lot. Les animaux ont été répartis en plusieurs lots et conservés dans des cages en
polypropylène avec copeaux de bois et d’une porte étiquette où sont mentionnés le nom du lot,
le traitement subi, ainsi que les dates d’expérimentation. Les souris sont soumises pendant 7
jours à une période d’adaptation avant chaque expérimentation, où elles ont un accès libre à
l’eau ad libitum (à volonté) et à l’aliment sous des conditions de lumière et de température
contrôlées (cycle de lumière/obscurité de 12 h à 27±2°C). Les expériences ont été menées

67
Chapitre I : Méthodes expérimentales des activités biologiques

conformément aux directives internationalement acceptables pour l'évaluation de la sécurité et


de l'efficacité des médicaments à base de plantes (OECD, 2008).

I.6.1.3. Détermination de la (DL50) de l’extrait brut et acétate d’éthyle de Sonchus


oleraceus L.

La toxicité aiguë se manifeste rapidement après une prise unique à court terme. L’étude
de la toxicité orale aiguë des extraits bruts et acétate d’éthyle (EBr, EAe) de la plante
S.oleraceus L., a été menée suivant la méthode décrite par Lorke (Lorke, 1983). Elle consiste
à déterminer la dose létale 50 % (DL50), qui est la dose d’une substance chimique capable de
tuer, par la voie d’administration choisie, la moitié des animaux mis en expérience. Elle
s’exprime en milligramme de matière active par kilogramme d’animal ; plus la DL50 est petite,
plus la substance est toxique (Odula et al., 2007).

I.6.1.4. Préparation des solutions à base d’extrait brut et d’extrait acétate d’éthyle

Les animaux ont été mis à jeun de nourriture et non d’eau pendant une nuit (12 h) avant
l'administration des doses. Ils sont pesés et marqués juste avant l’administration des extraits.
C’est le poids à jeun qu’on utilise pour le calcul de la quantité d’extrait à administrer. La
concentration est en fonction du poids des animaux, du volume à injecter et de la dose. Les
concentrations des deux extraits (EBr, EAe) (10, 100, 1000, 1600, 2900 et 5000 mg/kg) sont
préparées extemporanément. Les extraits sont dilués dans le DMSO à 1% et l’eau physiologique
stérile (NaCl 0,9%), respectivement en fonction de la concentration désirée (Parimelazhagan,
2015).

La DL50 des extraits (EBr et EAe) de Sonchus oleraceus L. n’est pas connue dans la
littérature consultée ainsi la recherche d’une éventuelle toxicité de la plante est nécessaire.
Pour ce faire, deux solutions à différentes concentrations des deux extraits de la plante, sont
préparées séparément et administrées à raison d’un volume de 1 mL/kg par gavage à l’aide
d’une sonde à sept lots de six souris (n=6). Un septième lot servant de témoin est gavé à l’aide
de la (solution DMSO ou l’eau physiologique) sans extrait (Parimelazhagan, 2015).

I.6.1.5. Méthode d’étude


La procédure s'est déroulée en deux phases.

Dans la première phase, les souris (n = 6, chaque dose) ont reçu oralement EBr et EAe à des
doses de (10, 100 et 1000 mg/kg p.c). Toutes les souris ont été maintenues dans les mêmes

68
Chapitre I : Méthodes expérimentales des activités biologiques

conditions et surveillées pour les signes de toxicité ou la mortalité pendant 24 h. De plus, un


quatrième groupe a été utilisé comme groupe témoin ne recevait que du DMSO à 1% pour l’EBr
et que du NaCl 9‰ pour l’EAe. Par la suite, les symptômes possibles sont observés et le nombre
de morts au bout du temps imparti (les premières 15 min, ensuite les 1 ère h, 2ème h, 4h, 6h et
24 h) (Lorke, 1983). Le lendemain on note les signes de mortalités puis on réalise la 2éme
phase.

La deuxième phase implique l'utilisation de 18 souris pour chaque extrait. Ils ont été
divisés en trois groupes de 6 souris et ont reçues les deux extraits (1600, 2900 et 5000 mg/kg
p.c). Elles ont été observés périodiquement au cours des premières 24 heures pour tout effet
toxique (diarrhée, fatigue, signe de douleur, difficulté à se déplacer,…etc), puis une fois par
jour pendant 14 jours, en notant les variations de poids, le taux de mortalité et toutes
modifications physique et comportementale (Lorke, 1983 ; Malone & Robichaud, 1962).

La toxicité aiguë a été exprimée par la dose requise/kg de poids corporel (DL50) (Lorke,
1983). La LD50 est calculée par la formule suivante :

LD50 = √𝐷𝐷0 × 𝐷𝐷100

D0 = dose la plus élevée sans mortalité,


D100 = dose la plus faible ayant entrainée la mortalité.

I.6.2. Evaluation in vivo de la toxicité subaiguë

La toxicité subaiguë concerne les effets nocifs dus à la répétition de doses qui ne
produisent pas d'effets toxiques immédiats. Des effets tardifs peuvent survenir à cause de
l'accumulation du produit dans les tissus ou à cause d'autres mécanismes (OCDE, 1979). La
substance à tester est administrée quotidiennement à différents niveaux de dose à plusieurs
groupes d'animaux. De manière générale, au moins trois groupes d'essai et un groupe témoin
doivent être utilisés (OCDE, 2008).

I.6.2.1. Principe de l’essai

Pour la détermination de la toxicité subaiguë, le protocole expérimental utilisé est celui


décrit par les directives 407 d'OCDE (OCDE, 2008). La substance à tester est administrée
quotidiennement par voie orale à différents niveaux de dose à plusieurs groupes de souris, à
raison d'un niveau de dose par groupe, pendant une période de 28 jours. La sélection des doses

69
Chapitre I : Méthodes expérimentales des activités biologiques

a été faite sur la base d'une étude de toxicité orale aiguë selon les lignes directrices 425 de
l'OCDE (OCDE, 2008). Chaque jour au cours de cette période, les souris sont examinées
soigneusement afin de déceler tout signe de toxicité. Les souris qui meurent et même les
survivantes sont autopsiées. Une étude de 28 jours fournit des informations sur les effets d’une
exposition répétée par voie orale. L'expérience sur les animaux a été réalisée dans le strict
respect des normes éthiques des lignes directrices internationales pour l'évaluation de la sécurité
et de l'efficacité des plantes médicinales (Organisation de coopération et de développement
économiques ‘Organisation for Economic Co-operation and Development’) (OCDE, 2008).

I.6.2.2. Mode opératoire


Le protocole consiste à suivre les étapes suivantes :
A. Répartition des souris en lots
Les souris femelles âgées de 5 à 7 semaines, ont été réparties selon l’homogénéité de
leur poids sur 5 Lots (n=6 femelles) de 30 souris chacun. Chaque lot reçoit des différentes doses
à raison d'un niveau de dose par groupe :

Groupe 1 (lot témoin) : les souris ont reçu uniquement de l’eau physiologique (0.9% de la
solution de NaCl) pour l’EAe ou le DMSO pour l’EBr ; alors que les groupes 2-5 ont reçu 250,
500, 1000 et 2000 mg/kg d’extrait des parties aériennes de S.oleraceus L., respectivement, par
voie orale une fois par jour pendant 28 jours. Le temps de dosage (approximativement à 11h)
pour les animaux a été maintenu tout au long de l’étude afin de minimiser la variation
biologique entre les animaux (OCDE, 2008).
B. Administration de l’extrait
Lors de cette étude, les souris ont été laissées à jeun la veille du teste. L’administration
des extraits [EBr, EAe] de S.oleraceus L. ont été effectuée par gavage à l’aide d’une sonde
gastrique, quotidiennement sept jours sur sept, sur une période de 28jours (OCDE, 2008).
C. Étude observationnelle
Toutes les souris ont été observées individuellement au moins une fois pendant les 30
premières minutes, périodiquement pendant les 24 premières heures, avec une attention
particulière pendant les 4 premières heures, et quotidiennement par la suite, pendant un total de
28 jours. Les paramètres d'observation directe comprenaient les changements de comportement,
la consommation alimentaire, l’activité motrice, la réponse au toucher, la réponse à la douleur.
Les tremblements, les convulsions, le réflexe de redressement, le tordage, l’urination, la
salivation et la couleur de la peau des souris étaient les autres paramètres observés tout au long
de l’étude (Hor et al., 2012).

70
Chapitre I : Méthodes expérimentales des activités biologiques

D. Etude de l’évolution pondérale des souris


Le poids corporel des souris utilisées dans cette étude a été mesuré, avant
l’administration de l’échantillon, puis chaque 7 jour après l’administration à l’aide d’une
balance électronique de précision KERN, ABJ-NM (ABS 220-4N) (OCDE, 2008). Le poids
des animaux est obtenu à J0 (P0) avant toute administration, puis chaque semaine sur 28 jours
donnant donc le poids à Jn (Pn). Pour les organes, ils ont été prélevés et pesés après le sacrifice
des animaux donnant pour chaque organe. Ainsi, le poids des organes des animaux traités a été
comparé à celui des animaux témoins.

L’expression du gain ou de la perte du poids des animaux ou des organes s’exprime en


pourcentage (P %), et est déterminé selon (Galtier et al., 1974).

I.6.2.3. Sacrifice des animaux et observation macroscopique


A. Poids des organes

À la fin de la période d'observation, tous les animaux ont été pesés puis sacrifiées par
dislocation cervicale. Cette étape a été suivie de la dissection des animaux sur une surface de
travail après avoir fixé les pattes ainsi que la peau à l’aide d’épingles. Par la suite, une incision
a été faite tout le long de la ligne médiane ventrale à l’aide d’une paire de ciseaux.

Le foie, ainsi que d’autres organes (la rate, le cœur, les poumons et les reins) ont été
rapidement prélevés, rincés avec de l’eau physiologique (NaCl à 0.09%) et observés
macroscopiquement in situ pour des changements pathologiques (aspect, taille et couleur) à
l’aide d’un microscope de dissection Leica Optika B-192 après d’être extraits du corps des
souris, puis pesés avec une microbalance pour ensuite être mis dans des boites de prélèvement
contenant le fixateur qui est le formol à 10%.

Ils ont été conservé pour une évaluation histopathologique dans le centre de Recherche
en Biotechnologie «Crbt» Constantine-Algérie. Le poids relatif des organes de chaque animal
a ensuite été calculé en rapportant le poids absolu des organes et le poids corporel de l'animal
le jour du sacrifice. Les poids de ces organes ont également été pris et les rapports moyens
pondéraux organe-corps ont été calculés et comparés à ceux du groupe témoin (Lorke, 1983).

71
Chapitre I : Méthodes expérimentales des activités biologiques

I.6.2.4. Préparation du plasma et analyse biochimique


A. Dosage des paramètres biochimiques sériques

L'analyse biochimique a été investiguée à la fin de la période d'expérimentation. Les


animaux jeûnaient 4 h puis étaient sacrifiés par décapitation. Les échantillons de sang ont été
recueillis dans des tubes d'héparine puis centrifugés à 3000 tr/min pendant 10 min. Le sérum
est récupéré puis conservé au froid (4 °C) en vue des analyses biochimiques.

Les paramètres biochimiques plasmatiques : glycémie, urée, créatinine, cholestérol,


triglycérides, lipoprotéines de haute densité (HDL : high density lipoprotein), lipoprotéines de
basse densité (LDL : low density lipoprotein), alanine aminotransférase (ALAT), aspartate
aminotransférase (ASAT), phosphatase alcaline (PAL), protéines totales, bilirubine totale
(bilirubine directe et indirecte), et acide urique, ont été analysés colorimétriquement en utilisant
un analyseur automatique des laboratoires. Les mesures sont effectuées à une longueur d'onde
caractéristique pour chaque dosage. Le dosage des paramètres analysés est accompli par des
kits spéciaux prés à l’emploi.

B. Dosage des paramètres hématologiques

Les échantillons de sang d'animaux traités et témoins ont été collectés dans des tubes
EDTA pour une étude hématologique. Les paramètres suivant : Mesure des cellules de globules
blancs (GB : globules blanc ou WBC : white blood cells), neutrophiles (N), lymphocytes (L),
éosiophiles (E), monocytes (M), basophiles (B), paramètres CBC, globules rouges totaux (GR :
globules rouge ou RBC : red blood cells), hémoglobine (Hb), volume corpusculaire moyen
‘VCM’ (MCV : mean corpuscular volume), l'hémoglobine corpusculaire moyenne (MCH :
mean corpuscular hemoglobin), la concentration moyenne d'hémoglobine corpusculaire
(MCHC : mean corpuscular hemoglobin concentration), la numération plaquettaire (platelet
count), le volume plaquettaire moyen (MPV : mean platelet volume), ont été déterminés à l'aide
d'un humalyzer au niveau du laboratoire d’analyse.

I.6.2.5. Etude histopathologique


A. Préparation des blocs et fixation des pièces
Les étapes suivantes ont été réalisées au niveau du laboratoire d’histologie et de
cytogénétique sur les produits chimiques au Centre de Recherche en Biotechnologie ‘Crbt’ de
Constantine, Algérie.

72
Chapitre I : Méthodes expérimentales des activités biologiques

Les organes vitaux préalablement fixés dans le formol à 10 % sont disposés dans des
cassettes qui sont ensuite placées dans un automate (Leica Optika B-192). Les fragments des
organes sont d’abord déshydratés par submersion dans des bains d’éthanol à des concentrations
croissantes (60 %, 70%, 90%, 95% et 100%) pour une durée d’une heure chacune. Cette étape
permet d’éliminer l’eau des tissus pour les préparer à l’inclusion (Alturkistani et al., 2016).

Les échantillons subissent deux bains de xylène pendant 2h. Cette étape élimine toute
trace d’éthanol dans l’échantillon (Alturkistani et al., 2016).

L’inclusion (imprégnation), a été faite par immersion des cassettes dans deux bains
successifs de paraffine fondue à 56°C pendant 12h. Le xylène occupe la place de l’eau et par
conséquent facilite la pénétration de la paraffine puisque cette dernière est hydrophobe. A l’aide
d’un appareil d’inclusion, Les 3 organes (foie, rein et poumons) sont placés dans des moules
métalliques et recouverts de paraffine fondue. Après refroidissement, les blocs sont prêts à la
coupe.
B. Enrobage et confection des coupes

Les échantillons ont été délicatement retirés des cassettes avec une pince puis mis dans
des moules en inox avant de les remplir de paraffine liquide. Après cela, les moules ont été
déposés sur une plaque refroidissante afin de solidifier la paraffine pour la réalisation des
coupes. Par la suite, les blocs de paraffine ont été démoulés pour y être placés dans un
microtome (Leica Optika B-192) afin de confectionner des coupes d’environ 5 μm d’épaisseur.
Ces rubans ont été déposés sur des lames marquées, puis immergées un court instant dans un
bain marie de 60°C. Après cela, les lames ont été rangées sur un porte-lame puis placées dans
l’étuve pendant une durée de 30 minutes, avant d’être immergées dans un solvant (bain de
xylène) pendant la même durée de temps afin d’éliminer toute trace de paraffine, et ainsi
permettre la pénétration des colorants hydrophiles dans les tissus.

C. Coloration et montage des lames

La coloration des lames s’est faite suivant le protocole de coloration à


l’Eosine/Hématoxyline de Mayer (HE : l’hématoxyline basique qui colore le noyau acide
(basophile) en bleu-violet et l’éosine acide qui colore le cytoplasme basique (acidophile) en
rose (Kierszenbaum, 2006).

73
Chapitre I : Méthodes expérimentales des activités biologiques

Brièvement, pour mettre en évidence les cellules des organes, les coupes sont d’abord
déparaffiner et réhydratées par submersion successive dans les bains suivants : bain de xylène
(20 min), bains d’éthanol (20 min à 100%, 10min à 90%, 10min à 70%). Après rinçage dans de
l’eau de robinet (3 min), les coupes réhydratées sont placées dans un bain d’hématoxyline (4
min) pour colorer les noyaux. L’excès de colorant est enlevé par un bain d’eau de robinet
(3min), puis passer à l’alcool acide (10 min) et subit un rinçage avec l’eau de robinet. Elles sont
mises ensuite dans un bain d’éosine (1 min) pour colorer le cytoplasme et l’excès de colorant
est enlevé par l’eau courante 3 fois. La lame est déshydrater en la passant dans l’alcool absolu
(EtOH 5min 70%, 10min 100%), ensuite la plonger dans un bain de xylène pendant 10mn,
égoutter les lames et les faire sécher à l’aide d’une gaze.

Les lames ainsi colorées sont couvertes de lamelles à l’aide d’une solution permettant
l’adhésion (résine) sur la lame et les lames sont prêtent à l’observation au microscope optique
à différents grossissements.

D. Observation microscopique

Les analyses des différents organes ont été réalisées à l'aide d'un microscope Optika B-
192B500Ti-5 (10 et 40 ×) (Leica Optika B-192) afin de vérifier les altérations des tissus. Les
images numériques ont été obtenues à l'aide d’un appareil photo (Martey et al., 2010).

I.7. Evaluation de l’activité antiproliférative

L’effet anti-prolifératifs ou anti-cancéreux des extraits étudiés repose sur la méthode


décrite par (Mosmann, 1983), il est déterminé par le test MTT in vitro sur une lignée cellulaire
de macrophage monocyte de murin J774.A1 (sarcome des cellules du réticulum).

I.7.1. Test au MTT

Ce test basé sur l’estimation du taux de croissance globale des cellules permet de
déterminer la viabilité cellulaire par colorimétrie. Le MTT ou (bromure de 3[4,5-
diméthylthiazol-2-yl]-2,5-diphényltétrazolium) est un colorant jaune de type tétrazolium qui est
réduit par les enzymes mitochondriales (la succinate déshydrogénase notamment) en cristaux
de formazan coloré en bleu et insoluble dans l’eau (figure 10). La dissolution des cristaux de
formazan dans le DMSO donne alors une solution dont la coloration bleu violet est directement
proportionnelle au nombre de cellules vivantes (Arnould et al., 1990). La réduction du MTT
semble dépendre majoritairement de l’activité des déshydrogénases mitochondriales, mais aussi

74
Chapitre I : Méthodes expérimentales des activités biologiques

des activités des déshydrogénases cytoplasmiques étroitement associées à la glycolyse. Seules


les cellules dont les mitochondries sont viables vont donner cette réaction ; en conséquence,
l’intensité de la couleur est directement proportionnelle au degré d’intégrité des mitochondries.
Il s’agit d’un test utile pour détecter des composés cytotoxiques (Mosmann, 1983).

Figure 10 : Schéma de la transformation du bromure de 3(4,5dimethylthiazol-2yl)2,5


diphenyl tetrazolium (MTT) en formazan par les cellules métaboliquement actives (Arnold et al.,
1990).

I.7.2. Les lignées cellulaires cancéreuses utilisées

La lignée cellulaire de macrophage de murin (J774.A1) a été achetée à l'ATCC


(American Type Culture Collection, Rockville, MD, USA) et utilisée pour évaluer l'activité
antiproliférative des différents extraits des parties aériennes de Sonchus oleraceus L. Tous les
milieux et sérums ont été achetés à HyClone (Euroclone, Paignton, Devon, UK) ; le MTT [3
(4, 5-diméthylthiazol-2-yl)-2,5-phényl-2H-tétrazolium bromide] a été acheté à Sigma
Chemicals (Milan, Italie). La culture cellulaire a été maintenue à 37°C dans un incubateur à
CO2 humidifié de Hera Cell (Laboratoire Kandro, Allemagne) avec 5% de CO2.

I.7.3. Test antiprolifératif de MTT

Les cellules (J774.A1) ont été mises en suspension dans des milieux de culture complets.
Elles ont été cultivées en adhérence sur des boîtes de Pétri et maintenues avec le milieu
(DMEM : Dulbecco’s modified Eagle’s medium), (GIBCO, Life Technologies, Grand Island,
NY, USA) supplémenté par 10 % de sérum de veau fœtal (FCS : foetal calf serum), 25 mM
d'HEPES, 2 mM de glutamine, 100 U/mL de pénicilline et 100 µg/mL de streptomycine à 37°C
dans un incubateur à CO2 humidifié de Hera Cell (Laboratoire Kendro, Hanau, Allemagne)
avec 5 % de CO2. Environ 100 mL de la suspension cellulaire avec une concentration de 3.4 ×
104 cellules/puits, ont été placées sur une microplaque à 96 puits et laissées à adhérer à 37°C
dans 5% de CO2 et 95% d'air pendant 24 h. Par la suite, le milieu a été remplacé par 90 μL de
milieu frais, et une aliquote de 10 μL de dilution en série de chaque extrait à tester à une

75
Chapitre I : Méthodes expérimentales des activités biologiques

concentration de (12,5 à 100 µg/mL) ont été solubilisés dans du DMSO (max 5% (V/V) puis
dilué dans du DMEM, ensuite ajoutée et les cellules ont été incubées pendant le temps du test.

L'incubation a été effectuée pendant 24 h dans l'obscurité et à la fin de la période, 25 μL


de MTT à une concentration de 5 mg/mL a été ajouté à chaque puits. Après 3 heures
d'incubation, les cellules ont été lysées et les cristaux bleu foncé de formazan ont été dissous
par 100 µL d'une solution de tampon de lyse contenant 50% (v:v) de N,N-diméthylformamide,
20% (w:v) de SDS avec un pH ajusté à 4,5. La viabilité cellulaire a été évaluée par un essai de
conversion MTT (Bianco et al., 2012). La densité optique (DO) de chaque puits a été mesurée
à 570 nm avec un spectrophotomètre à microplaques ELISA (Titertek Dasit, Cornaredo, Milan,
Italy) (Marzocco et al., 2015) équipé d'un filtre de 620 nm (longueur d’onde de référence). Les
puits avec des cellules non traités sont considérés comme témoins. Une diminution de
l’absorbance de la solution indique une diminution de la viabilité cellulaire et donc une
cytotoxicité du composé testé.

La concentration d'essai qui inhibe 50% de la population cellulaire (IC50) a été obtenue
par analyse de probits (SPSS Version 12.0.1, Chicago, IL, USA). Toutes les expériences ont
été réalisées en triplicata. La viabilité de chaque lignée cellulaire en réponse au traitement avec
des concentrations graduées des différents extraits de Sonchus ont été calculés en :

% de cellules vivantes = 100 - (DO traité/ DO de contrôle) × 100.

Des courbes ont été tracées, le pourcentage de survie en fonction des concentrations
testées pour tous les extraits testés, les valeurs des IC50 pour chaque lignée cellulaire ont été
déterminées graphiquement pour les obtenir, nous extrapolons entre deux concentrations
connues qui encadrent l'IC50 (Carmichael et al., 1988).

I.8. Analyse statistique

Les tests statistiques et les graphes ont été faits grâce à un logiciel informatique
d’analyses statistiques nommé logiciel IBM SPSS statistics V20 (SPSS Inc). Toutes les données
expérimentales ont été enregistrées comme moyenne±SD ou SEM (moyenne de l’erreur type)
d’au moins triplicat des expériences. Le test non paramétrique de Mann Whitney a été utilisé
pour analyser la différence entre deux groupes indépendants (tests in vivo). L'analyse de
variance unidirectionnelle (ANOVA) suivie du post-hoc test de Tukey, la différence de moindre
importance (LSD : Least Significance Difference), les tests post-hoc Dunett’s et le test
d'homogénéité des variances par le test de Levene ont été effectués pour la comparaison de trois

76
Chapitre I : Méthodes expérimentales des activités biologiques

groupes indépendants ou plus. Le test non paramétrique de Dunnett’s a été utilisé pour la
comparaison de la variance des témoins à celle des autres lots ainsi que de la comparaison de
la variance des paramètres à J0 par rapport aux autres jours. L'analyse statistique a été effectuée
par l'analyse du test de variance et des comparaisons multiples ont été faites par le test de
Bonferroni pour le test de MTT. La différence entre deux variances était significative, si p <
0,05.

77
Chapitre I : Etudes phytochimiques de l’espèce Sonchus oleraceus L.

I.1. Rendement de l’extraction par différents solvants

Le rendement des différents solvants d’extraction ont été calculés pour les parties
aériennes de S.oleraceus L. (SO). Chaque extrait a été caractérisé par sa couleur et son
rendement par rapport au poids de la poudre végétale. Ces éléments sont présentés dans le
tableau 7.

Les rendements de l'extraction varient de 0,14 à 41,73 %, dans laquelle l’extrait de phase
aqueuse et l’extrait éthanolique ont donné les rendements les plus élevé avec des valeurs de
41,73 % et 33,10%, suivi par l’EBr, EBu, EAD, EAT et EAM. Les pouvoirs d’extraction des
extraits acétate d’éthyle et chloroformique ont les plus faibles rendements d’extractions avec
un pourcentage de 1,86% et 0,14% respectivement (Tableau 7).

Tableau 7 : Rendement d'extraction (%) de S.oleraceus L. par différents solvants.


Extraits Couleurs/Aspects Rendements (%)
EBr Pate marron 28.55
ECh Poudre jaune 0.14
EAe Pate marron foncé 1.86
EBu Pate visqueuse marron foncé 18.31
EPa Pate visqueuse marron 41.73
EAM Poudre marron foncé 06.50
EAD Pate marron foncé 10.92
EE Pate verte foncé 33.10
EAT Pate verte foncé 07.82
Les échantillons sont : « EBr : extrait brut, ECh : extrait chloroformique, EAe : extrait acétate d'éthyle, EBu :
extrait butanolique, EPa : extrait phase aqueuse, EAM : extrait aqueux macéré, EAD : extrait aqueux décocté, EE
: extrait éthanolique et EAT : extrait alcaloïde total.

Le rendement d'extraction de S. oleraceus L. est fortement influencé par la méthode et


le solvant d'extraction. Le solvant le plus polaire, l'éthanol possédait le rendement le plus élevé
tandis que le chloroforme entraînait le rendement le plus faible. Le rendement d'extraction a été
déterminé comme indicateur des effets des différents types de solvants sur les conditions
d'extraction (Dhanani et al., 2017).

La présente étude a montré que la polarité la plus élevée de solvants comme la


combinaison d'eau et de méthanol possédait un rendement élevé significatif ; indiquant que

78
Chapitre I : Etudes phytochimiques de l’espèce Sonchus oleraceus L.

l'efficacité d'extraction favorise les solvants les plus polaires. Les résultats d’étude de
(Makkawi et al., 2010) sur S.oleraceus ne sont pas en accordance avec nos résultat, où l’extrait
aqueux chaud avait un rendement plus élevé que l’EE. (Khan et al., 2012a) ont montré que
l’EBr possède le plus haut rendement par rapport à d’autres extraits de la même plante, ce qui
est en accord avec notre étude. Nos résultats sont en accordance également avec l'étude de
(Chatha et al., 2012), qui ont décrit que le rendement maximum en extrait était obtenu à partir
d'une extraction aqueuse au méthanol. De même, le rendement en tige de Ceiba pentandra était
le plus élevé en méthanol, tandis que l'extrait d'hexane qui est le solvant le moins polaire avait
le plus faible pourcentage de rendement (Ibrahim et al., 2017). Selon les résultats des auteurs
(Truong et al., 2019), dans les mêmes conditions d'extraction, le solvant a été reconnu comme
l'un des paramètres les plus importants pour déterminer le rendement d'extraction. Sur la base
des résultats actuels, nous pouvons conclure que l'utilisation combinée d'eau et de solvant
organique, en particulier le méthanol, et l’éthanol pure sont les meilleurs solvants à utiliser pour
l'extraction des métabolites secondaires pour obtenir un meilleur rendement ; en facilitant ainsi
l'extraction de produits chimiques solubles dans l'eau et/ou le solvant organique.

D’une manière générale, les teneurs en extraits secs varient non seulement d’une plante
à une autre de la même famille mais également en fonction des paramètres de l’extraction
solide-liquide des polyphénols, tels que la nature du solvant d’extraction, la taille des particules,
la température, le temps d’extraction, le degré d’agitation et le coefficient de diffusion du
solvant. Alors, l’utilisation d’un mélange hydro-alcoolique comme solvant donne des résultats
satisfaisants dans un processus d’extraction (Perva-Uzunalić et al., 2006).

I.2. Profils phytochimiques qualitatifs des extraits de S.oleraceus L.

Les tests phytochimiques consistent à détecter les différentes familles de composés


existantes dans la partie étudiée de la plante par des réactions qualitatives de caractérisation.
Ces réactions sont basées sur des phénomènes de précipitation ou de coloration par des réactifs
spécifiques à chaque famille de composés.

Les résultats expérimentaux de la mise en évidence des métabolites secondaires sur les
différents extraits de la partie aérienne de la plante sont illustrés dans le tableau 8.

79
Chapitre I : Etudes phytochimiques de l’espèce Sonchus oleraceus L.

Tableau 8 : Profils phytochimiques des différents extraits de la partie aériennne de Sonchus


oleraceus L.
Phytochomposés EBr ECh EAe EBu EPa EAD EAM EE EAT
Polyphénols +++ + + + - + + +
Flavonoïdes ++ + + + + ++ + +
Alcaloïdes + - ++ - + + ++ + +++
Stérols et +++ - + - - + + +
triterpènes
Tanins + T.G - + + - + T.C - +T.C
Glycoside +++ + + + ++ + - -
d'anthraquinone
Composés +++ - + + +++ +++ - +
réducteurs
Saponosides - - - - - - + -
Lipides - +++ - - - - + -
Coumarines - - + + - + - -
Gommes et - - + - - - + +
mucilages.
+++ : Présence confirmée ; ++ : présence modérée ; + : présence en tant que trace ;
- : absence. TG : Tannin gallique, TC : Tannin catéchique.

Le tableau montre une richesse relative en métabolites secondaires analysés de l’extrait


hydro-méthanolique (EBr) par rapport aux autres extraits. L’EBr renferme sept composés du
métabolisme secondaires avec une présence plus au moins importante en : polyphénols,
flavonoïdes, alcaloïdes, stérols et triterpènes, tannins galliques, glycosides d’anthraquinones et
composés réducteurs. Le screening chimique a montré également l’absence de quatre principes
actifs dont l’importance en phytothérapie est non négligeable tels que, les saponosides, les
coumarines, les lipides, les gommes et mucilages.
L’EAD contient aussi tous les phytoconstituants de l’EBr à l’exception de la présence
des tannins catéchiques et les coumarines. Alors que, l’extrait EAM contient les polyphénols,
flavonoïdes, alcaloïdes, saponines, lipides, gommes et mucilages.

Les résultats révèlent la richesse des échantillons en ordre décroissant selon la présence
des différents phytocomposés : EBr˃ EAe˃ EAD˃ EAM˃ EE˃ EBu˃ EPa˃ECh, alors que
l’extrait d’alcaloïde total contient seulement les alcaloïdes.

80
Chapitre I : Etudes phytochimiques de l’espèce Sonchus oleraceus L.

Les saponosides sont présents uniquement dans l’EAM, avec une formation de mousse
dans le tube dépassant les 3 cm d’hauteur. Il ressort de l’analyse phytochimique que trois grands
groupes de composés chimiques sont présents dans presque tous les échantillons. Il s’agit des
polyphénols, des flavonoïdes et des alcaloïdes.

Awaad et ses collaborateurs (2018), rapportent que l’extrait alcoolique total contient :
les carbohydrates et/ou glycosides, flavonoïdes, stérols et/ou triterpènes, composés phénoliques
et tannins, et l’absence de saponine, anthraquinones, alcaloïdes et cardénolides. L’étude de
(Alrekabi & Hamad, 2018) confirme la présence des flavonoïdes dans les extraits acétate
d’éthyle et butanolique de la même plante, ce qui est en accordance avec notre étude. De même,
l’EE de S.arvensis de l’étude de (Widyarini et al., 2015) contient les flavonoïdes, saponines,
stéroides/triterpénoides, contrairement à notre EE qui ne contient pas les saponines mais
d’autres phytonutriments comme les tannins, alcaloïdes, gommes et mucilages.

Teugwa et al., (2013) rapportent que l’EBr et l’EE de la même plante de Cameroun,
contiennent une diversité de familles chimiques incluant : les polyphénols, flavonoïdes,
alcaloïdes, terpènes, stérols et saponines. Cependant, les anthocyanines et les lipides étaient
absents, ces résultats sont en agreement avec la nôtre à l’exception de l’absence des saponines
dans ces deux extraits.

Makkawi et al., (2010) rapportent la présence des flavonoïdes et tannins seulement dans
l’EE et non dans l’EAD, ce qui n’est pas en accord avec notre résultat. Donc l’absence de ces
biomolécules dans l’EAD est due au chauffage de l’extrait et sa faible solubilité dans l’alcool.

I.3. Dosage des composés phénoliques totaux

Les composés phénoliques constituent le groupe principal qui contribue à l’activité


antioxydante des végétaux, fruits, céréales et d’autres matériels à base de plantes
(Tachakittirungrod et al., 2007) . Ces composés possèdent aussi diverses activités biologiques
telles que les activités anti-inflammatoire, antivirale, antiallergique, antithrombotique qui
peuvent être reliées à leur activité antioxydante (Gülçin et al., 2010). C’est la raison pour
laquelle, le dosage des phénols totaux de la plante investiguée a été effectué dans cette étude.

La teneur en phénols totaux des différents extraits de S.oleraceus L. a été déterminée en


utilisant la méthode de Folin-Ciocalteu grâce à une courbe d’étalonnage, réalisée avec l’acide
gallique à différentes concentrations avec un coefficient de corrélation R = 0,9972 (Annexe 1).

81
Chapitre I : Etudes phytochimiques de l’espèce Sonchus oleraceus L.

Les résultats sont exprimés en µg équivalent acide gallique par mg d’extrait de la plante (µg
EAG/mg d’extrait) et sont présentées dans le tableau 9.

Tableau 9 : Teneur en polyphénols, flavonoïdes et flavonols totaux des différents extraits des
parties aériennes de Sonchus oleraceus L.
Extraits Teneurs en Polyphénols Teneurs en Teneurs en flavonols
totaux TPTA flavonoïdes totaux totaux TFLTB
(µg EAG/mg) TFTB (µg EQ/mg) (µg EQ/mg)
EBr 89.980±7.834b 44.097±1.387a 181.340± 1.985a
ECh 23,313±2,207b 15.883±0.625b 141.247±6.078bf
EAe 259,197±23,510c 128.333±1.100c 233.733±0.880c
EBu 167,533±4,567d 112.850±7.823d 221.383±3.411d
EPa 35,080±4,851be 24.793±0.752e 161.667±3.136e
EAM 34,783±0,613be 22.987±1.414e 137.207±11.796f
EAD 40,863±3,843e 20.973±0.523e 151.573±3.661be
EE 28.510±2.464be 54.447±1.616f 187.537±11.368a
EAT ND ND ND
Les valeurs sont exprimées en moyenne±SD (n=3).
A : polyphénols exprimés en µg équivalent acide gallique/mg d’extrait ; B : flavonoïdes et flavonols exprimés en
µg équivalent quercétine/mg d’extrait. EAG: équivalent acide gallique, EQ : équivalent quercétine, EBr: extrait
brut, ECh: extrait chloroformique, EAe: extrait acétate d’éthyle, EBu : extrait butanolique, EPa : extrait phase
aqueuse, EAM: extrait aqueux macéré, EAD: extrait aqueux décocté, EE : extrait éthanolique.
a-f
: les résultats avec différents lettres étaient significativement différents au seuil de (p<0,05). Une différence entre
les résultats a été considérée comme significative pour une valeur de p< 0,05 selon l’ANOVA suivie du LSD-test
(least significance difference test).

Selon les résultats mentionnés dans le tableau 9 et la figure 11, les teneurs en
polyphénols totaux révèlent que l’EAe contenait la plus grande concentration en composés
phénoliques (259,20±23,51 µg EAG/mg), suivie de l’EBu (167,53±4,57 µg EAG/mg). On
remarque que l’extraction avec l’acétate d’éthyle et le n-butanol a donné les teneurs les plus
élevées. Cependant, le contenu phénolique le plus faible a été enregistré dans l’ECh
(23,31±2,21 µg EAG/mg) tandis que le reste se situait entre (28,51 - 89,98 µg EAG/mg).

82
Chapitre I : Etudes phytochimiques de l’espèce Sonchus oleraceus L.

T e n e u rs e n p o ly p h é n o ls to ta u x (µ g E A G /m g d 'e x tra it)

300
c

200
d

a
100

e
be be
b be

0
e
r

D
a

E
M
h

u
B

P
C

E
A
A
E

E
E

E
E
Figure 11 : Teneurs des polyphénols totaux dans les différents extraits de Sonchus oleraceus L.

I.4. Dosage des Flavonoïdes et flavonols totaux

Les flavonoïdes comme l'un des groupes les plus diverse et répandue des composés
naturels, se sont probablement les composés phénoliques naturels les plus importants. Ces
composés possèdent un large spectre d'activités chimiques et biologiques, y compris les
propriétés anti-radicalaires (Djeridane et al., 2010).

La teneur en flavonoïdes et flavonols a été déterminée selon la méthode de trichlorure


d’aluminium AlCl3, qui est une méthode simple, peu coûteuse et offre une bonne sensibilité.
Les résultats obtenus suite au dosage des flavonoïdes et flavonols totaux sont présentés dans la
figure 12, tableau 9 et exprimés en µg équivalent de quercétine par mg d’extrait. La courbe
d’étalonnage de la quercétine est représentée dans l’Annexe 2.

Les extraits EAe et EBu présentent aussi les teneurs les plus riches en flavonoïdes totaux
qui sont de 128,33±1,0 et 112,85±7,82 µg EQ/mg respectivement. Les autres échantillons ont
une valeur de la teneur totale en flavonoïdes entre 15,88 et 54,45 µg EQ/mg avec la plus faible
quantité enregistrée pour l’ECh.

Pour la teneur totale en flavonol, les valeurs les plus élevées étaient toujours dans l’EAe
(233,73±0,88 µg EQ/mg) et EBu (221,38±3,41 µg EQ/mg), mais cette fois-ci l’extrait aqueux
macéré (EAM) comprenait la teneur la plus faible de flavonol avec 137.207±11.796 µg EQ/mg.

83
Chapitre I : Etudes phytochimiques de l’espèce Sonchus oleraceus L.

T e n e u r s e n f la v o n o ï d e s t o t a u x ( µ g E Q / m g d 'e x t r a it )
T e n e u r s e n f la v o n o l s t o t a u x ( µ g E Q /m g d 'e x t r a it )
150 250
c
d
c
d a
200
a

100 e
be
bf f
150

f
100
50 a

e e e 50
b

0
0
e
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D
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E
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B

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C

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A

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D
a
A

E
M
h

u
E

A
E

P
E

E
E

A
A
E

E
E

E
E
Figure 12 : Teneur en flavonoïdes et flavonols totaux dans les différents extraits de Sonchus
oleraceus L. EQ : équivalent quercétine.

Nos résultats ont montré que les extraits acétate d’éthyle EAe et butanolique EBu sont
les plus riche en composés phénoliques, flavonoïdes et flavonols, malgré leurs faibles
rendements d'extraction. Ces résultats n'étaient pas en accord avec Khan et al., (2012) qui ont
trouvé la plus grande quantité de composés phénoliques et de flavonoïdes dans l'extrait
méthanolique, tandis que la plus faible quantité des deux phytoconstituants a été obtenue dans
les extraits d'acétate d'éthyle et hexanique.
Dans une autre étude portant sur les feuilles de (SO), les auteurs rapportent une teneur
en TPT et TFT de 174.80±1.70 mg EAG/g D.W et 143.30±5.20 mg Catechol/g D.W
respectivement de l’extrait brut (AL Juhaimi et al., 2017). McDowell et ses collaborateurs
(2011), ont trouvé des teneurs en phénols totaux de l’extrait brut des feuilles de (SO) de la
Nouvelle-Zélande de 3500 µMol EAG/100g de matière sèche. Ces résultats sont nettement
supérieurs à ceux que nous avons trouvé et ceci peut s’expliquer par le fait que ces teneurs se
rapportent à la fraction d’acétate d’éthyle obtenue par extraction liquide-liquide de l’extrait brut
et non à l’extrait brut hydrométhanolique lui-même.

Dans une étude réalisée par Teugwa et al., (2013), la teneur totale en phénols des extraits
hydroéthanoliques et méthanoliques de la plante entière de SO a été mesurée à 616,89±19,20
et 182,25±16,76 µg Eq cat/g respectivement, ce qui était supérieur aux résultats actuels. Dans
une autre recherche, des quantités élevées de TPT et de TFT avaient été obtenues à partir des
parties aériennes de SO cultivées en Chine lorsque le méthanol était utilisé (Xia et al., 2011).
De plus, l'extrait méthanolique de SO cultivé en Corée avait la valeur la plus élevée de TPT, et

84
Chapitre I : Etudes phytochimiques de l’espèce Sonchus oleraceus L.

les valeurs les plus faibles ont été obtenues dans les extraits éthanoliques et aqueux (Yin et al.,
2007), ce qui est presque conforme à nos résultats. La littérature ne révèle aucun travail
concernant la teneur en flavonols totaux de la plante.

D’un côté, la teneur des phénols totaux n’est pas stable, et se diffère d’une plante à une autre
et entre les espèces du même genre. La différence dans le contenu phénolique (y compris les
flavonoïdes et les flavonols) décrit dans la littérature peut être attribuée à plusieurs facteurs :
1- Facteurs climatiques et environnementaux : la localisation géographique, sécheresse,
sol, agressions et maladies…etc. (Ebrahimi et al., 2008) ;
2- Le patrimoine génétique (variété), la saison de culture, la période de la récolte et le stade
de développement de la plante (Miliauskas et al., 2004) ;
3- La méthode d’extraction et la méthode de quantification peuvent également influencer
l’estimation de la teneur des polyphénols, des flavonoïdes et des flavonols totaux (Lee
et al., 2003).

Il a été prouvé que les teneurs des phénols totaux et des flavonoïdes sont élevées lorsque le
milieu de vie de la plante n’est pas adéquat, dans ce cas la plante stimule la biosynthèse des
métabolites secondaires comme les polyphénols afin de s’adapter et survivre (Cushnie &
Lamb, 2005).
En général, les solvants polaires intermédiaires tels que l'acétate d'éthyle et le butanol se
sont révélés plus puissants pour extraire les composés phénoliques. Dans une étude, l’extrait
acétate d'éthyle présentait le TPT le plus élevé. Les résultats ont été confirmés par la littérature
dans laquelle l'acétate d'éthyle est le meilleur solvant pour extraire sélectivement les
polyphénols (Thavamoney et al., 2018). De plus, la plupart des flavonoïdes sont connus pour
être moins polaire ou semi-polaire de nature. Pour cette raison, une recherche a suggéré que
l'hexane est un solvant plus pauvre pour la récupération des flavonoïdes par rapport à des
solvants plus polaires tels que l'acétate d'éthyle et le butanol (Jan et al., 2013).

Cela explique la valeur la plus élevée de TPT, TFT et TFLT dans l’EAe et l’EBu par rapport
à d'autres solvants. De plus, les extraits d'acétate d'éthyle et butanol étaient plus efficaces pour
extraire les composés phénoliques de l'extrait brut selon les recherches précédentes (Nakamura
et al., 2017). On pourrait suggérer que les composés phénoliques occupent principalement la
fraction d'acétate d'éthyle par rapport aux autres fractions, ce qui entraîne un faible rendement
d'extraction et un TPT élevé (Nakamura et al., 2017). Ainsi, les extraits EAe et l’EBu ont une

85
Chapitre I : Etudes phytochimiques de l’espèce Sonchus oleraceus L.

meilleure puissance d'extraction des composés phénoliques que d'autres solvants organiques
comme le chloroforme ce qui influence la teneur en ces phytocomposants.

I.5. Investigation phytochimique des différents extraits de la partie aérienne de Sonchus


oleraceus L. par LC/MS-QTOF.

La détermination de la composition phytochimique des extraits les plus efficaces (extrait


brut, chloroformique, acétate d'éthyle et n-butanol) est basée sur les activités biologiques testées
et la quantité de travaux phytochimiques antérieurs. Elle a été réalisée par les analyses HPLC
couplée à un détecteur quadripolaire à temps de vol ‘QTOF : Quadrupole-Time-of-Flight’ ainsi
qu’à un spectromètre de masse équipé d’une source d'ionisation par électrospray (ESI :
electrospray ionization source) fonctionnant en mode ion positif.
Les résultats de l’analyse qualitative effectuée par LC-MS/QTOF des quatre extraits
sont consignés dans l’Annexe 3 en illustrant les spectres chromatographiques respectifs.

Comme le laiteron maraicher (Sonchus oleraceus L.) étant très peu étudiée, nous avons
choisie d’analyser quatre extraits les plus actifs (brut, chloroformique, acétate d'éthyle et n-
butanol). Les techniques LC-MS/QTOF ont permis d’obtenir des informations qualitatives sur
la composition phytochimique de ces extraits par des chromatogrammes représentant les profils
des extraits de la plante.

Les résultats ont clairement montré la richesse des extraits dont 42 pics ‘principaux
métabolites secondaires’ ont été identifiés au moyen des données UV et MS (Annexe 4). Le
tableau résume l’analyse qualitative des quarantes deux (42) composés identifiés au cours de la
présente étude.

On note l'existence de plusieurs familles de molécules et leurs dérivés : telles que les acides
phénoliques, les flavonoïdes : (flavones, flavonols, flavanones, dihydroflavonols), les dérivés
phénylpropanoïdes (coumarines aglycone (hydroxycoumarines)), polyol, tannins hydrolisables,
ainsi que les terpénes (les monoterpènes, sesquiterpènes lactones : eudesmanolides et ses
dérivés, germacranolides, tri/terpénoïdes et les stérols).

Toutes ces molécules ont été identifiées et caractérisées d’une part grâce à la comparaison
de leurs temps de rétention, les UV, la formule chimique et leurs MS obtenus par MS/QTOF
en mode positif, et d’autre part par comparaison aux données rapportées dans la littérature. Les
extraits EBr, ECh, EAe et EBu contiennent respectivement 10, 27, 17 et 12 composés différents.

86
Chapitre I : Etudes phytochimiques de l’espèce Sonchus oleraceus L.

I.5.1. Démarche d'identification des composés des extraits

Dans cette section, nous donnons les détails de l'identification de chacun des dix
composés de l'extrait brut de la plante. Nous le rappelons, il s'agit des composés 1-10 présentés
dans (Annexes 3 et 4). Ces composés sont l’Acide quininique ; l’aesculin ; 3- (acétyl-oxy) -1-
méthoxy-1- (3,4,5-triméthoxyphényl) propane ; corchoionoside C ; sonchuside H ; loliolid ;
mélampolide ; 15-O-β-D-glucopyranosyl-11β, 13-dihydro-urospermique A ; tanacétine et
macrocliniside A.

En ce qui concerne l’extrait chloroformique ECh, nous constatons qu’il est nettement
plus riche en composés apolaires. Cela est probablement dû à l’extraction au chloroforme et il
contient plusieurs composés en commun avec les autres extraits.

Le profil chromatographique des extraits acétate d’éthyle et butanolique (Annexe 3) a


montré la présence de plusieurs pics de composés dans les deux extraits. Les composés ayant
le même pic avec le même temps de rétention sont retrouvé à la fois dans l’extrait EAe et l’EBu :
3-6, 12, 19, 20, 37, 39 et 40. Ces composés sont : 3- (acétyl-oxy) -1-méthoxy-1- (3,4,5-
triméthoxyphényl) propane ; corchoionoside C ; sonchuside H ; loliolid ; 15-Hydroxy-4β,
15,11β, 13- tétrahydroreynosine ; acide gallique ; catéchol ; ester méthylique d'apigénine-7-O-
ß-D-glucuronide ; D-(-)-Mannitol ; linoléate d'éthyle.

Il est à noter que les composés 5 et 6 ont été identifiés et retrouvés en commun dans les
quatre extraits de la plante qui sont respectivement sonchuside H et loliolid. Le composé 5
(sonchuside H), a été détecté en mode ion positif ESI-QTOF en donnant l’ion [M-H]+ à m/z
453.2086, conformément à la formule moléculaire C21H34O9 (Annexe 4). La présence de
loliolid a un ion [M-H]+ à m/z 197.1164 avec une formule moléculaire de C11H16O3.

I.5.2. Discussion

La littérature a rapporté que les composants bioactifs les plus importants des espèces de
Sonchus sont caractérisée par la présence d’acides phénoliques, de flavonoïdes, de flavonols,
de lactones sesquiterpéniques des structures eudesmanolides et guaianolides, des esters d'acide
quininique, de proanthocyanidines, de saponines, d’alcaloïdes, des triterpènes, des stéroïdes,
des coumarines et des saccharides (Helal et al., 2000 ; Devkota, 2005 ; Alothman et al., 2018).

Les études précédentes sur les feuilles et les parties aériennes du SO et d'autres espèces
du même genre (Abhijeet et al., 2018 ; Li & Yang, 2018) ont signalé la présence de nombreux

87
Chapitre I : Etudes phytochimiques de l’espèce Sonchus oleraceus L.

composés phénoliques. Nos données confirment ces preuves. En effet, la composition chimique
du SO a été analysée par un appareil LC-MS/QTOF, l'aesculine et l'acide quininique ont été
trouvés dans l'extrait brut, ce qui concorde avec les résultats cités par Xu et al., (2008). De
même, les travaux de (Miyase & Fukushima, 1987), sont en accord avec nos résultats, où les
composés sonchusides A-D et macrocliniside A avaient été précédemment isolés et identifiés
dans l'extrait méthanolique entier de SO.

L’analyse par HPLC sur les la plante entière et les racines de S. asper et S. oleraceus
d’Égypte (Elkhayat 2009 ; Helal et al., 2000) concordent avec nos résultats par la présence du
composé 15-O-β-D-glucopyranosyl-11β, 13-dihydro urospermal A, qui est une lactone
sesquiterpène.

Les flavonoïdes sont un autre groupe important de composés phénoliques qui sont
trouvé largement dans les parties du laiteron maraicher (Abhijeet et al., 2018) . Parmi ceux-ci,
l'acide gallique, le catéchol et l’apigénine 7-O-méthylglucuronide ont été cités dans la littérature
(Li & Yang, 2018) et tous ont été trouvés et identifiés dans les extraits acétate d’éthyle ‘EAe’
et l’extrait butanolique ‘EBu’ alors que l’extrait chloroformique contenait seulement l'acide
gallique et le catéchol. D'autres flavonoïdes : acide 2-(3,4-dihydroxyphényl)-5-hydroxy-4-oxo-
4H-chromène-7-yl β-D-glucopyranosiduronique, Luteolin 7-β-D-glucosiduronic acid,
l'apigénine, l'acide sinapinique, la 3-hydroxyflavone ont été trouvés dans les extraits EAe et
EBu. En outre, le 15-O-β-glucopyranosyl-11β, du 13-dihydrourospermal A ; corchoionoside C
et le sonchuside avaient été trouvés dans les échantillons de méthanol et d'acétate d'éthyle. Ils
ont été isolés auparavant pour la première fois de S.oleraceus, S. erzincanicus et S. arvensis
dans les travaux de (Bondarenko et al., 1978 ; Elkhayat 2009 ; Ozgen et al., 2010). De façon
intéressante, l'analyse quantitative de l'abondance des composés a révélé que l'EAe contenait la
plus grande quantité de composés bioactifs (phénols, flavonoïdes et flavonols).

Quant aux dérivés de flavones présents dans les extraits, plusieurs composés ont été
caractérisés. Ainsi, les composés 35 et 42 luteolin 7-glucuronide et 3-hydroxyflavone (4.869 et
18.544 min) ont montré un ion à m/z 463.0905 et 261.0517 respectivement. De la même
manière, les pics 37 et 38 ont été attribués à l’apigenin (ou 4′,5,7-trihydroxyflavone) et
apigenin-7-O-ß-D-glucuronide methyl ester, donnant un ion à [M-H]+ m/z 271.0581 et
461.1049 respectivement. D'autres composés bien connus appartenant à d'autres familles
phénoliques différentes ont également été détectés (Annexe 4).

88
Chapitre I : Etudes phytochimiques de l’espèce Sonchus oleraceus L.

Selon la littérature, la composition chimique de l’ECh par LC-MS/QTOF de la présente


étude n’a pas été étudiée auparavant.

Il a été démontré que l'espèce Sonchus contient des acides gras abondants, notamment
les acides gras polyinsaturés (ω3-PUFAs), qui sont des acides gras importants (Guil-Guerrero
et al., 1998) et représentait des pourcentages élevés du total des acides gras dans S. oleraceus
(44,37 %). L'acide α-linolénique (C18:3ω3) a également été détecté (43,58 %). La présence
d'acide linoléique (C18:2ω6) et d'acide palmitique (C16:0) a également été signalée dans des
proportions élevées. Il a été démontré que S. asper, S. tenerrimus et S. oleraceus contiennent
des pourcentages similaires d'acides saturés et monoénoïques (Li & Yang, 2018). Cette étude
concorde avec nos résultats où le palmitate de méthyle et l’oléate d'éthyle ont été détectés dans
l’ECh, alors que le linoléate d'éthyle a été détecté dans l’EAe et l’EBu.
On note que les données obtenues par LC-MS/QTOF s’accordent avec ceux obtenus par
le dosage spectrophotométrique. Les teneurs les plus élevées en phénols totaux, en flavonoides
et en flavonols sont identifiées dans les quatres extraits.

89
Chapitre II : Activités biologiques

II. Test d’activité antioxydante in vitro des extraits de Sonchus oleraceus L.

Les composés polyphénoliques sont les principaux constituants présents dans la plante
et possèdent surtout des antioxydants puissants. Par conséquent, La capacité antioxydante peut
être testée à l'aide d'une grande variété de méthodes (Chandra et al., 2014) , qui diffèrent sur
le plan de leurs principes d'analyse, les conditions expérimentales et les contributions
différentes des antioxydants au potentiel antioxydant totale (Wojdyło et al., 2007) . Pour cette
raison, l’utilisation de plusieurs tests antioxydants complémentaires est utile afin d’évaluer le
potentiel antioxydant des extraits (Ksouri et al., 2009).

II.1. Test d’activité anti-radicalaire DPPH• (2.2-diphényle-1-picrylhydrazyle)


La capacité anti-radicalaire des différents extraits de S.oleraceus L. a été évaluée comme
décrit précédemment dans les pages (57-58). Les résultats de cinétique d’inhibition de DPPH
sont illustrés dans la figure 13.

DPPH
100
EBr
% d 'in h ib it io n r a d ic a la ir e

EAe
80
EBu

60 EPa

EAD
40 EE

BHT
20
BHA

0
0 200 400 600 800 1000
c o n c e n t r a t io n ( µ g /m l )

Figure 13 : Cinétique d’activité anti-radicalaire des extraits de S.oleraceus L. sur le radical


DPPH.

Le tableau 10 représente les concentrations qui piègent 50% des radicaux libres ou
concentrations effectrices (CI50) et l’absorbance A0,5 des différents extraits et standards par les
différents tests. Plus cette concentration est faible plus l’effet antioxydant est très élevé
(Boumarfegue et al., 2012). À des fins comparatives plusieurs antioxydants standards sont
utilisés ; BHT, BHA, α-tocophérol et l’EDTA. Les différences entre les extraits et les

90
Chapitre II : Activités biologiques

antioxydants standards et entre les extraits eux-mêmes sont statistiquement significatives (p<
0,05).

D’après ces résultats, on remarque que le pourcentage d’inhibition du radical libre


augmente avec l’augmentation de la concentration. Les extraits bruts ‘EBr’ et de la phase
aqueuse ‘EPa’ ont montré des activités de piégeage radicalaires modestes et similaires vers le
DPPH (valeurs de 59,79±1,86 µg/ml et 59,50±0,70 µg/ml respectivement), tandis que l’extrait
EAe et EBu ont montrés une activité antioxydante plus élevée contre le DPPH (CI50 la plus
faible : 13,41±0,15 et 22,42±0,75 µg/ml à une concentration de 25 µg/mL respectivement) sans
différence significative (p<0,05). L’EAe présentait presque la même activité antioxydante du
standard α-tocophérol avec une valeur d’CI50 13,02±5,17 µg/ml pour une concentration de 25
µg/ml. Par contre, l’extrait ECh, EAM et EAT ont une activité supérieure à 800 µg/mL contre
le DPPH.

Selon les résultats obtenus par cette méthode et par comparaison avec les produits de
référence, les extraits sont classés par ordre d’efficacité comme suit :

BHA ˃ BHT ˃ α-tocophérol ˃ EAe ˃ EBu ˃ EPa ˃ EBr ˃ EE ˃ EAD.

91
Chapitre II : Activités biologiques

Tableau 10 : Activité anti-oxydante des différents extraits de S.oleraceus L.


DPPH GOR CI50 ABTS CI50(1) β-carotène métal chelat Phén CUPRAC
CI50 µg ml-1 µg ml-1 CI50 µg ml-1 CI50(1) µg A0,5(1) µg A0,5(1) µg
µg ml-1 ml-1 ml-1 ml-1
EBr 59,79±1,86 96,37±5,61
a ab 97,34±1,76 125,48±5,81
e abc 185,86±5,84 97,55±9,35 c
b 45,92±2,19 f
b

ECh NA 354,42±2,5ab 263,30±0,99 404,12±9,91bc Na NA 712,50±2,12a


a

EAe 13,41±0,15a 23,37±1,17 ab 11,40±0,60 h 323,24±0,70abc Na 25,17±2,50 e 26,71±0,29 g


b

EBu 22,42±0,75a 34,60±1,09ab 31,85±0,35 g 121,67±3,06abc 429,40±1,01 42,89±0,10d 28,19±0,69 g


b a

EPa 59,50±0,70a 117,85±1,34a 77,33±0,56 f 48,33±8,25abc 192,91±74,9 129,92±1,13b 128,17±6,69


b b 0b de

EAM NA 541,61±11,7 157,13±1,82 376,20±20,97a 100,28±2,16b NA 222,65±2,86b


7ab c bc

EAD 646,97±25, 682,47±0,58b 136,33±2,72d 312,58±0,34abc 98,19±2,36 b NA 206,13±8,49c


41b
EE 573,67±52. 418,54±2,59a 197,93±2,79 530,08±11,50c 528,89±29,3 164,24±6,06a 133,58±0,46d
21b b b 8a

EAT NA NA 387,84±0,50a NA 118,62± NA 121,70±2,29


14,65b e

BHT* 12,99±0,41a 6,82±0,49a 1,29±0,30 i 0,91±0,01a NT 2,24±0,17 f 8,97±3,94 h


b

BHA* 6,14±0,49a 6,82±0,49a 1,81±0,10 i 1,05±0,03ab NT 0,93±0,07 f 5,35±0,71 h

α- 13,02 NT NT NT NT NT NT
Tocoph ±5,17ab
érol*
EDTA NT NT NT NT 8,80±0,47 b NT NT
*

*composés utilisés comme control positif. a-i : Différentes lettres montrent des différences significatives entre les
substrats (par colonne). NA : n’a pas d’activité et NT : non testé. Les valeurs des paramètres(1) sont affichées sous
forme de moyenne±SD (test d’ANOVA et de Tukey, p <0,0001). Le DPPH, galvinoxyle et β-carotène sont
présentés par moyenne±SD et le rang des moyennes (test de Kruskal-Wallis et Dunnett, p <0,0001).

II.2. Test d’activité anti-radicalaire galvinoxyle

Les résultats obtenus dans ce test, nous permettent de tracer une courbe de variation du
pourcentage d’inhibition en fonction de la concentration (figure 14).

92
Chapitre II : Activités biologiques

G a lv i n o x y l e

100
EBr

ECh
80
EAe
% d 'in h ib it io n
EBu
60
EPa

EAM
40
EAD

EE
20
BHT

BHA
0
0 200 400 600 800 1000
c o n c e n t r a t io n ( µ g /m l)

Figure 14 : Courbe représentant l’activité anti-radicalaire galvinoxyle des extraits de Sonchus


oleraceus L.

L'EAe a montré le pourcentage d’inhibition le plus élevé par rapport aux autres extraits,
avec une Ci50 de 23,37±1,17 µg/mL à une concentration de 12,5 µg/mL, ceci peut être dû à la
richesse de l’EAe en polyphénols et flavonoïdes. Par contre, l’extrait d’alcaloïde total (EAT)
n’a pas d’activité contre le radical galvinoxyle. À notre connaissance, ce test n'a jamais été testé
auparavant pour cette espèce.

A des fins comparatives deux antioxydants standards sont utilisés, le BHT et le BHA
qui présentent une activité très forte et dose-dépendante avec une CI50 identiques et égales à
6,82±0,49 µg/mL. Par comparaison avec les standards, on a classé les extraits par ordre
d’efficacité :

BHT, BHA˃EAe˃EBu˃EBr˃EPa˃EAM˃ ECh˃ EE ˃EAD.

II.3. Test de décoloration du radical cation ABTS•+

La figure 15 montre les courbes des pourcentages d’inhibition tracées en fonction de la


concentration des extraits étudiés.

93
Chapitre II : Activités biologiques

150 ABTS EBr

ECh

EAe

% d 'in h ib itio n
EBu
100
EPa

EAM

EAD

50 EE

EAT

BHT

BHA
0
0 200 400 600 800 1000
c o n c e n t r a t io n ( µ g /m l)

Figure 15 : Courbe représentant l’activité anti-radicalaire ABTS•+ des extraits de Sonchus


oleraceus L.

Tous les extraits se sont avérés avoir une activité antioxydante par l’essai d’ABTS•+
avec des pourcentages d’inhibition différents. Selon la figure 15, on peut observer une
augmentation dose-dépendante du pouvoir antioxydant des standards et des extraits. Le pouvoir
antioxydant de la BHT et de la BHA apparait plus marqué que celui des extraits en atteignant
un plateau aux fortes doses tandis que celui des extraits apparait plus modéré mais continu.
L’extrait EAe est le plus efficace à réduire l’ABTS•+, avec une CI50 de 11,40±0,60 µg/mL à une
concentration de 25 µg/mL, qui était dix fois moins puissant que le standard BHA 1,81±0,10
µg/mL (tableau 10).

L’extrait alcaloïde total EAT a la plus faible activité par rapport aux autres extraits. Ces
résultats sont logiques car les polyphénols et les flavonoïdes sont plus abondants dans les
extraits polaires. Les résultats obtenus permettent de classer nos extraits selon leurs ordres
d’efficacité :
BHT > BHA > EAe > EBu > EPa > EBr > EAD > EAM > EE > ECh > EAT.

II.4. Test de blanchiment de β-carotène/acide linoléique


La figure 16 représente les cinétiques de blanchiment du β-carotène en présence des
extraits de Sonchus oleraceus L. ainsi que du BHT et BHA.

94
Chapitre II : Activités biologiques

150 ß -c a r o tè n e
EBr

ECh

EAe

% d 'in h ib itio n
100 EBu

EPa

EAM

EAD
50
EE

BHT

BHA
0
0 200 400 600 800 1000
c o n c e n t r a t io n ( µ g /m l)

Figure 16 : Activité d’inhibition de la décoloration du β-carotène en présence des extraits de


Sonchus oleraceus L.

Les résultats montrent que l’extrait de la phase aqueuse (EPa) a la plus forte activité
d’anti-peroxydation lipidique avec une valeur d’inhibition de 48,33±8,25 µg/mL (figure 16).
Cette activité est peut être due à leurs capacité d’inhiber la peroxydation lipidique et/ou piéger
les radicaux de l’acide linoléique. Cependant, les valeurs des autres extraits sont
significativement (p<0,05) inférieures à celles du BHT et BHA (0.91±0.01 et 1.05±0.03 µg/mL
respectivement) (Tableau 10).

Les résultats obtenus ne montrent pas une corrélation linéaire entre le pourcentage de
l’activité anti-peroxydation lipidique et la teneur en polyphénols et en flavonoïdes.

Dans cette méthode le classement de nos extraits, selon leurs activités et par rapport aux
molécules de référence est : BHT > BHA > EPa > EBu > EBr > EAD > EAe > EAM > ECh >
EE.

II.5. Test de chélation des ions ferreux (méthode de Férène)

Dans cette étude, l'activité de chélation du fer ferreux a été mesurée par l'inhibition de
la formation du complexe Fe2+-férène après l’incubation des extraits avec le Fe2+ suivant la
méthode de (Decker & Welch, 1990).

Le Férène peut quantitativement former des complexes avec le Fe2+. Cependant, en


présence d'agents chélatants, la formation du complexe est perturbée de telle sorte que la

95
Chapitre II : Activités biologiques

couleur du complexe est diminuée. La mesure de la réduction de la couleur, par conséquent,


permet l'estimation de l'activité de chélation de l'agent chélatant co-existant (Kaur et al., 2006).
Les résultats de l’activité de chélation des ions ferreux sont présentés dans la figure 17.

150 C h é la lt io n d e s io n s f e r r e u x
EBr
EPa
% d 'in h ib it io n

EAM
100
EAD
EE
EAT
50
EDTA

0
0 200 400 600 800 1000
c o n c e n t r a t io n ( µ g /m l )

Figure 17 : Activité de chélation des ions ferreux des extraits de Sonchus oleraceus L. et
d’EDTA.

On remarque que les extraits ECh et EAe ne possèdent pas d’activité de chélation des
métaux. Cependant, les extraits EAD et EAM ont un pouvoir réducteur similaire et très faible
comparé à l’EDTA.

Le standard utilisé dans ce test (EDTA) exerce un effet chélateur très puissant de
8.80±0.47 à 12,5µg/mL, à cause de sa structure unique, il possède deux atomes d'azote et quatre
atomes d'oxygène portant au fragment carboxyle, qui peut chélater les ions ferreux dans le
centre et bloquer la formation d'un complexe Fe2+-Férène (Luo et al., 2011). Les différences
entre les différents extraits et l’EDTA sont statistiquement significatives (p < 0,05).

Comparativement aux autres méthodes d’activité antioxydante, on remarque que


l’extrait aqueux décocté ‘EAD’ est le plus actif dans cette méthode avec un pourcentage
d’inhibition de 98,19±2,36% à 100µg/mL, mais très moins actif que l’EDTA. Par comparaison
avec l’EDTA, on a classé les extraits par ordre d’efficacité: EDTA > EAD > EAM > EAT >
EBr > EPa > EBu > EE.

Les résultats obtenus montrent une faible corrélation linéaire entre la teneur en
polyphénols, flavonoïdes, flavonols totaux et l’activité chélatrice des extraits de SO, ce qui
donne la probabilité de l’activité des autres substances que les polyphénols et les flavonoïdes.

96
Chapitre II : Activités biologiques

II.6. Test de l’activité phénanthroline

Les résultats obtenus dans ce test, nous permettent de tracer une courbe de variation de
l’absorbance en fonction de la concentration (figure 18).

6 P h é n a n t h r o lin e
EBr

EAe

EBu
A b s o rb a n c e

4
EPa

EE

BHT
2
BHA

0
0 50 100 150 200 250
c o n c e n t r a t io n ( µ g /m l )

Figure 18 : Activité phénanthroline des extraits de Sonchus oleraceus L.

Les valeurs de l’absorbance A0,5 (µg/mL) calculé à partir des courbes d’absorbance en
fonction de la concentration sont représentées dans le tableau ci-dessus.

Le test du phénanthroline a été utilisé pour mesurer le fer dans de nombreux types
d'échantillons (Zhou & Li, 2009). L’extrait EAe a une très forte capacité d'inhibition d'une
manière dépendante de la concentration avec une A0,5 de 25,17±2,50 µg/mL par rapport aux
autres extraits, ceci peut être dû à la richesse de l’EAe en polyphénols, flavonoïdes et flavonols.
Par contre, les extraits ECh, EAM, EAD et EAT ne possèdent pas d’activité d’inhibition du
radical hydroxyle jusqu’à 800 µg/ml.

À des fins comparatives deux antioxydants standards sont utilisés, le BHT et le BHA,
qui ont montré une activité antioxydante très puissante, avec des absorbances égales à
2,24±0,17 µg/mL et 0,93±0,07 µg/mL respectivement. Cependant, aucun des extraits n'a
présenté une activité supérieure à celle des témoins positifs.

Selon les résultats obtenus de l’activité antioxydante, par cette méthode et par
comparaison avec les produits de référence, les extraits sont classés par ordre d’efficacité :
BHA > BHT > EAe > EBu > EBr > EPa > EE.

97
Chapitre II : Activités biologiques

II.7. La réduction cuprique

La capacité antioxydante (CUPRAC) est basée sur la mesure de l’absorbance à 450 nm


par la formation d’un complexe stable entre la néocuproine et le cuivre (I), ce dernier est formé
par la réduction du cuivre (II) en présence de néocuproine (Özyürek et al., 2011). L’ensemble
des valeurs d’absorbance obtenues est reporté dans la figure 19.

5 CUPRAC EBr

ECh

4 EAe

EBu
A b s o rb a n c e

3 EPa

EAM

EAD
2
EE

EAT
1
BHT

BHA
0
0 200 400 600 800 1000
c o n c e n t r a t io n ( µ g /m l )

Figure 19 : Activité de réduction cuprique des extraits de Sonchus oleraceus L. comparés avec
les standards.

Les résultats ont été comparés avec les standards BHT et BHA figuré ci-dessus. Le BHT
donne une absorbance de 8.97±3.94 µg/mL, alors que le BHA donne une absorbance de
5.35±0.71 µg/mL. L’extrait EAe et EBu ont montrés une activité plus grande que celles des
autres extraits et presque quatre fois moins grande que le BHT et le BHA.

En comparant les résultats de la réduction cuprique de nos extraits avec celles des
standards, on constate qu’aucun extrait n’a montré une meilleure activité que le BHT et le BHA.
Le classement des extraits par ordre d’efficacité est le suivant :
BHA > BHT > EAe > EBu > EBr > EAT > EPa > EE > EAD > EAM > ECh.

98
Chapitre II : Activités biologiques

II.8. Discussion

L’étude de l’activité antioxydante de différents extraits de Sonchus oleraceus L. montre


que ces extraits sont plus ou moins actifs par rapport aux standards utilisés, selon les différentes
méthodes testées.

D’après les résultats obtenus, on a pu mettre en évidence une variabilité au niveau de la


composition chimique de chaque extrait. La variabilité de résultats est liée à la nature chimique
des extraits et à la méthode utilisée. Les extraits de SO ont montré les capacités de piégeage de
manière dépendante de la concentration.

Globalement, les résultats obtenus de l’activité anti-radicalaire par : DPPH•,


galvinoxyle, ABTS•+, phénanthroline et réduction cuprique révèlent que les extraits acétate
d’éthyle et butanolique sont les plus actifs, cela est probablement lié à la complexité des extraits
en substances polyphénoliques y compris les flavonoïdes et les flavonols et la synergie entre
eux pour une meilleure activité antioxydante (Vermerris & Nicholson, 2006). Cependant,
l’extrait acétate d’éthyle était plus efficace pour piéger les radicaux libres de DPPH•,
galvinoxyle et ABTS•+ que l’extrait butanolique.

Nos résultats indiquent que l’extrait EAe présente une activité remarquable et presque
la même que les standards α-tocophérol et le BHT vis-à-vis du piégeage du DPPH•. Ceci est en
parfaite concordance avec les résultats de Khan et al., (2012b), obtenus à partir de l’extrait
acétate d’éthyle EAe de la partie aérienne de Sonchus asper de Pakistan, qui a montré une
activité antioxydante plus élevée que notre résultat. De même, l'étude de (Nakamura et al.,
2016) a montré que l’EAe donnait l'activité de DPPH• la plus élevée.
Contrairement, les travaux réalisés par (Xia et al., 2011), affirment que l’extrait
méthanolique de la partie aérienne de S.oleraceus de la Chine contient le taux de phénol le plus
élevé avait la capacité de piéger le radical DPPH• avec une valeur d’CI50 de 17,42 µg/mL, qui
est plus élevé que notre EBr mais moins actif que l’EAe de la présente étude. Dans une autre
étude entreprise par Florence et al., (2011) sur le piégeage du DPPH• où l’effet scavenger de
l’extrait acétonique, méthanolique et aqueux de deux espèces du Sud d’Afrique, S.oleraceus et
S.asper il a été noté que l’extrait aqueux était le plus actif que les autres extraits ; ce qui n’est
pas en accord avec nos résultats. A l’opposé, un puissant effet scavenger estimé à partir d’CI50
de 0.19±0.08 mg/mL de l’extrait hydroéthanolique de la plante entière de S.oleraceus du

99
Chapitre II : Activités biologiques

Cameroun a été retrouvé à partir du piégeage du DPPH• lors des travaux réalisés par Teugwa
et al., (2013).

Les travaux de Yin et al., (2007) sur S.oleraceus de la Corée du Sud ont démontrés que
les extraits méthanoliques, éthanoliques à 70% et l’extrait aqueux décocté ont des activités
antioxydantes plus élevées que nos extraits avec des valeurs d’CI50 de (47,1- 56,5- 52,7 µg/mL
respectivement).

En effet, les extraits EAe et EBu qui possédaient la valeur de polyphénol total ‘TPT’ la
plus élevée favorisent une activité de piégeage des radicaux DPPH• plus forte. Selon Nakamura
et al., (2016), l'activité de piégeage des radicaux était grandement affectée par la présence du
groupe hydroxyle en position C-3. Les fractions les plus fortes peuvent donc contenir beaucoup
de composés phénoliques structurellement efficaces pour piéger le radical DPPH•. L’effet
scavenger des composés phénoliques et plus particulièrement les flavonoïdes sur le radical
DPPH• est attribué à leur faible potentiel redox qui les rend thermodynamiquement capable de
réduire les radicaux libres par un transfert d’atome d’hydrogène à partir des groupements
hydroxyle (Siddhuraju & Becker, 2007). De plus, Amić et al., (2003) ont mis en évidence la
relation structure-fonction de 29 flavonoïdes (flavones, flavonols et flavanones) et leurs
capacités de piéger le DPPH•. Les résultats de cette étude ont montré que les flavonoïdes les
plus efficaces sont ceux qui renferment des groupements 3',4' dihydroxy sur le cycle B et/ou un
groupement 3-OH sur le cycle C.

Les résultats de l'activité antioxydante contre l'ABTS•+ obtenus ne sont pas en accord
avec ceux de Xia et al., (2010), qui montrent une activité antioxydante modérée des extraits
méthanoliques de S.oleraceus avec une CI50 de 60,34 µg/mL. Selon l’étude de Florence et al.,
(2010) sur S.oleraceus, l’extrait acétonique et méthanolique étaient les plus puissants pour
piéger le radical protonique d'ABTS•+. Les radicaux DPPH• et ABTS•+ sont des radicaux libres
stables et accepte des électrons ou radical d’hydrogène pour devenir des molécules
diamagnétiques stables. Les composés phénoliques et les flavonoïdes contenus dans les extraits
d'espèces de Sonchus interceptent la chaîne d'oxydation des radicaux libres et donnent de
l'hydrogène à partir des groupes hydroxyles phénoliques, formant ainsi des radicaux libres
stables qui n'initient pas une nouvelle oxydation des lipides (Mahakunakorn et al., 2004).

De plus, il a été rapporté que des facteurs tels que la stéréosélectivité des radicaux ou la
solubilité de l'extrait dans différents systèmes de test affectaient la capacité des extraits à réagir
et à piéger différents radicaux (Zheng & Wang, 2001). Wang et al., (1998) ont constaté que

100
Chapitre II : Activités biologiques

certains composés ayant une activité de piégeage d'ABTS•+ ne montraient pas d'activité de
piégeage de la DPPH•. Le piégeage du radical ABTS•+ par les extraits s'est révélé être
légèrement supérieur à celui du radical DPPH• (Wang et al., 2018). Cela pourrait être dû
également à la présence de molécules réductrices de haut poids moléculaire (tannins)
susceptibles d'inhiber l'activité du persulfate de potassium et donc de réduire la production
d'ABTS•+. Leur efficacité dépend du poids moléculaire, du nombre de cycles aromatiques et de
la nature de la substitution des groupes hydroxyles par rapport aux groupes fonctionnels
spécifiques (Hagerman et al., 1998).

D'un point de vue pharmacologique et selon les résultats de LC-MS/QTOF, la présence


de loliolide, d'acide quinique, de luteolin 7-glucuronide et d'acide sinapinique, en particulier
dans l’EAe puissant, est très important car ils sont bien connus d’avoir de fortes activités
antioxydantes et peuvent être responsables de l'activité observée (Inbathamizh & Padmini,
2013 ; Nićiforović & Abramovič, 2014 ; Grabarczyk et al., 2015 ; Ma et al., 2018). De plus,
apigenin-7-O-ß-D-glucuronide methyl ester, la 3-hydroxyflavone et l'acide ascorbique n'ont été
identifiés que dans l’extrait butanolique EBu pour lequel ils avaient une activité de piégeage
efficace contre le radical DPPH (Nayak et al., 2014 ; Wąsik & Antkiewicz-Michaluk, 2017 ;
Hagos & SB, 2018).

L’étude de Hagerman et al., (1998) a montré que l'activité de piégeage des radicaux
libres (ABTS•+) des extraits de SO pourrait être due à la présence de composés phénoliques à
poids moléculaire élevé, tels que la catéchine. Ce qui explique le fort pouvoir antioxydant
d’ABTS•+ de l’extrait acétate d’éthyle et butanolique, qui est dù à la présence de catéchol
(flavonol) qui est le synonyme de catéchine.

Popovici et ses collaborateurs (2009), ont montré que la structure chimique et la polarité
de l’antioxydant sont déterminantes pour sa capacité à piéger les RLs. Il existe une
hétérogénéité structurale au sein des composés phénoliques. Ils ont montré que l’acide gallique
représente le composé le plus actif, en utilisant le DPPH, le pouvoir antioxydant de
l’épicatéchine n’est pas significativement différent et l’acide tannique a donné les valeurs
environ 5 fois plus faibles.

La lutéoline représente une bonne activité de piégeage contre le radical libre DPPH car elle
répond à certains des critères essentiels pour avoir une activité antiradicalaire efficace ; la
présence de groupe 3',4' ortho di-OH sur le noyau B, la présence de la double liaison C2=C3 en

101
Chapitre II : Activités biologiques

conjugaison avec le groupe 4 oxo, et la présence d’un OH libre au niveau du carbone C5


(Oszmianski & Czemerys, 2007). L'existence d'un autre OH libre en C7 vise à améliorer
l'activité de piégeage du radical libre DPPH car plus qu’il y a d’OH libre plus l’activité
antioxydante est importante (Es–Safi et al., 2007). Ce qui explique la forte activité antioxydante
de l’extrait acétate d’éthyle.

À notre connaissance, il s'agit du premier rapport dans la littérature évaluant l’activité


antioxydante des différents extraits de SO au moyen des tests galvinoxyle, phénanthroline et de
réduction cuprique (CUPRAC).

La phénanthroline-Fe (II) est l'un des indicateurs d'oxydo-réduction couramment


utilisés, où le changement de couleur peut être utilisé pour indiquer l'altération de l'état de la
réaction d'oxydo-réduction. L'effet inhibiteur sur le radical hydroxyle est donc un indice
important reflétant l'anti-oxygénation des composés. Dans le dosage de la phénanthroline-Fe
(II), les radicaux hydroxyles (.OH) produit dans le système H2O2 /Fe2+ peut oxyder le
phénanthrolène-Fe2+ en phénantroline-Fe3+, et le pic d'absorption à 532 nm (A532) a été
considérablement réduit. Lorsque les extraits ont été ajoutés dans le système, le changement
d’absorbance peut être réduit, de sorte que l'étendue de diminution pourrait être le critère
d'estimation de la force relative d'anti-oxydation de l'extrait (Zhou & Li, 2009).

Les extraits EAe et EBu ont montré les activités antioxydantes les plus élevées dans ces
tests, ce qui est signalé pour la première fois pour cette espèce. Ces extraits avaient la plus forte
capacité d'inhiber le radical hydroxyle, telle que mesurée dans le dosage de la phénanthroline.
Cette forte activité est du probablement à leurs teneurs élevées en phénols, flavonoïdes et
flavonols. En revanche, les parties aériennes de S.oleraceus L. d’Algérie n’ont fait l’objet
d’aucune étude chimique ou biologique.

Les flavonoïdes et autres polyphénols ont la capacité de piéger les radicaux libres et, par
conséquent, retarder l'auto-oxydation des lipides (Gao et al., 2000). Ainsi, l'activité élevée de
l'extrait de la phase aqueuse ‘EPa’ peut être attribuée à ses teneurs modérées et la nature des
flavonoïdes et flavonols.
Le test du β-carotène est similaire à un système d’émulsion de lipides dans l’eau, les
antioxydants apolaires se concentrent a l'interface lipide-eau ce qui prévient la formation de
radicaux lipidiques et l’oxydation du β-carotène, donc ils exposent des propriétés antioxydantes
importantes. Alors que les antioxydants polaires sont moins efficaces dans la protection des

102
Chapitre II : Activités biologiques

lipides car ils restent dans la phase aqueuse, ce qui est confirmé dans nos résultats (Frankel &
Meyer, 2000). D’autres chercheurs ont montré aussi que les différences de solubilité des
flavonoïdes et la partition des composés entre les deux phases d’un système eau-lipidique
influencent son activité (Burda & Oleszek, 2001). Une seule étude a évalué l’effet de
blanchiment de β-carotène sur les feuilles de S.arvensis d’Indonésie, en montrant que l’extrait
méthanolique a une activité supérieure que l’extrait aqueux, ce qui est en accord avec nos
résultats (Itam et al., 2015). L'inhibition de la peroxydation des lipides implique plusieurs
phénomène parmi ces phénomènes ; piégeage des radicaux et/ou la chélation des ions, c’est
pour cela le test de chélation du fer ferreux a été réalisé.

Le fer est essentiel à la vie, car il est nécessaire au transport de l'oxygène, à la respiration
et à l'activité de nombreuses enzymes (Duh et al., 2001). Cependant, les métaux sont des
initiateurs bien connus de réactions oxydatives indésirables dans les lipides, les protéines et
d'autres composants cellulaires. De plus, le fer est capable de générer des radicaux libres à partir
des peroxydes par les réactions de Fenton, et la minimisation de la concentration de Fe2+ dans
la réaction de Fenton offre une protection contre les dommages oxydatifs (Lai et al., 2001;
Rival et al., 2001).

Pour l’espèce S.oleraceus qui pousse en Turquie, la recherche bibliographique a révélé


qu’il y a un seul travail publié en 2009, qui s’intéresse à évaluer l’effet réducteur des ions
ferreux par l’extrait méthanolique, en montrant qu’il a un effet de chélation des ions ferreux de
70% à 0.2 g/mL (Nehir El & Karakaya, 2004). Notre étude a montré que l’extrait aqueux
décocté ‘EAD’ et l’extrait aqueux macéré ‘EAM’ possèdent le plus fort pouvoir réducteur du
fer mesuré par le test de férène, mais ne contiennent pas une teneur élevée de polyphénols et
flavonoïdes ; donc ses fortes activités pourraient être expliquées par la nature de flavonols
présents dans ces extraits.

La teneur et la nature des flavonols peuvent présentées un facteur qui influence la


capacité de chélation des extraits. Les flavonols peuvent également agir comme des
antioxydants en chélatant les ions métalliques tel que le Fe2+ (Engelmann et al., 2005). Ainsi,
des agents chélatants peuvent inactiver les ions métalliques et potentiellement inhiber les
processus métal-dépendantes (Andjelković et al., 2006).
Par ailleurs, la méthode et les conditions d'extraction (température et temps) ont également
affecté ces activités (Robards, 2003). Selon l’ordre de classement de l’activité des extraits
étudiés par différentes méthodes, on peut affirmer que les extraits d’acétate d’éthyle et

103
Chapitre II : Activités biologiques

butanolique sont les plus actifs, ce qui est conforme à leurs teneurs élevées en polyphénols,
flavonoïdes et flavonols. De même, une corrélation positive significative entre l'activité
antioxydante et le contenu des flavonoïdes totaux et phénoliques totaux a été reportée et
démontrée par (Wojdyło et al., 2007).

III. Test de sensibilité aux antibiotiques

Les résultats de l’antibiogramme appliqué aux différentes souches microbiennes isolées


sont présentés dans la figure 20 et le tableau 11 ci-dessous.

D’après les légendes, on remarque que les souches bactériennes testées ont montré une
sensibilité à la Céfalexine 30 µg (CN), dont les diamètres d’inhibition varient entre 18, 25 et 26
mm (Escherichia coli ATCC 25922, Staphylococcus aureus ATCC 35556 MRSA et Klebsiella
pneumoniae respectivement), alors qu’elles ont été résistantes à la Pénicilline.G 10 µg (P) et à
la Vancomycine 30 µg (VA). L’Ampicilline 30 µg (AMP) a un effet inhibiteur sur toutes les
souches avec des diamètres d’inhibition de 13 à 19 mm. Aucune zone d'inhibition n'a été
détectée pour le contrôle négatif (DMSO).

Tableau 11 : Résistance et sensibilité des germes isolés aux antibiotiques

Les diamètres Les souches bactériennes


d’inhibition (mm)
Ampicilline Céfalexine Pénicilline Vancomycine DMSO
(AMP) (CN) .G (P) (VA)
Escherichia coli ATCC 15 18 - - -
25922
Staphylococcus aureus 19 25 - - -
ATCC 35556 MRSA

Klebsiella pneumoniae 19 26 - - -

104
Chapitre II : Activités biologiques

A B C

Figure 20 : Activité antibactérienne des antibiotiques sur les souches bactériennes testées.
A : Escherichia coli ATCC 25922 ; B : Staphylococcus aureus ATCC 35556 MRSA ; C : Klebsiella
pneumoniae.

III.1. Evaluation de l’effet antibactérien des extraits de plante

L’étude qualitative du pouvoir antibactérien des différents extraits de S. oleraceus L. est


évaluée sur des souches bactériennes Gram positives et Gram négatives à l'aide de la méthode
de diffusion en milieu gélosé Mueller-Hinton en mesurant le diamètre de la zone d’inhibition.
Le tableau 12 montre l’effet antibactérien avec les diamètres d’inhibition des extraits de la
plante étudiée.

Tableau 12 : Diamètre d’inhibition des extraits de la plante S. oleraceus L. sur les différentes
souches bactériennes.

Les Concentration Diamètre d’inhibition (mm) des extraits


extraits (mg/mL) Escherichia coli Staphylococcus aureus Klebsiella
ATCC 25922 ATCC 35556 MRSA pneumoniae
EBr 50 12,5 13,5 13,6
100 13,7 16,4 14
200 17,4 18 14,7

ECh 50 6 12 6
100 10,6 12,3 6
200 11,5 12,5 6

EAe 50 18,3 17,5 15,9


100 18 20,7 17,8
200 23 24 18,8

105
Chapitre II : Activités biologiques

EBu 50 19 19,3 16
100 19,2 21 16,4
200 21,7 22 16,7

EPa 50 6 10 8,5
100 6,9 11 9
200 9,3 11,5 9,1

EAD 50 16,5 16,4 10


100 16,8 17,3 12
200 17,1 17,8 12,3

EAM 50 12 14,7 6
100 15 15,2 8,6
200 15,2 15,5 9,1

EE 50 13,5 14 11
100 14,7 15,4 13
200 15,3 15,8 13,5

EAT 50 7,5 10,5 6


100 8 11,4 7,5
200 10 13,6 9

D’après Moreira et al., (2005), les résultats de l’activité antibactérienne de nos extraits
sont en majorité actifs (diamètre de la zone d’inhibition ‘DZI’ = 9-14 mm) ou très actifs (DZI
= 15-19 mm).

Les résultats présentés dans le Tableau 12 montrent que les différents extraits ont des
activités antibactériennes de degrés variables contre les trois souches bactériennes mises en
expérimentation. L’activité inhibitrice des extraits a été identifiée dans une large gamme de
concentrations allant de 50 à 200 mg/mL (Tableau 12). Parmi les neuf extraits testés, les extraits
acétate d’éthyle et n-butanolique de Sonchus oleraceus L. sont ceux qui ont montré une
meilleure activité antibactérienne contre les trois souches, alors que la souche Klebsiella
pneumoniae était plus résistante à l’extrait chloroformique avec un diamètre d’inhibition de 6
mm. Les résultats des diamètres des zones d’inhibition révèlent qu’Escherichia coli ATCC 25922
et Staphylococcus aureus ATCC 35556 apparait sensible vis-à-vis des extraits testés, ces mêmes
extraits développent des zones d’inhibition moyennement importantes vis-à-vis K.
pneumoniae ; dont les diamètres des zones d’inhibition varient entre (6-23 mm) pour E. coli,

106
Chapitre II : Activités biologiques

de (10-24 mm) pour S.aureus qui est une bactérie Gram + renommée par sa résistance, et de (6-
18,8) mm pour K.pneumoniae. L’inhibition de la croissance des souches est dose-dépendante
et leurs sensibilité traduit l’action antibactérienne des extraits. Les activités antibactériennes
trouvées pour les extraits EAe et EBu sont meilleures que la Pénicilline.G, la Vancomycine
avec (DZI = 0 mm respectivement) et l’Ampicilline (DZI = 13-19 mm) vis-à-vis des souches
bactériennes.

III.2. Discussion

Sonchus oleraceus L. manifeste une activité efficace contre les trois souches. Ce résultat
est original, dans la mesure où jusqu’ici aucune donnée publiée sur cet intérêt pharmacologique
de la plante n'a pu être constaté. Il s’agit donc, du premier résultat sur les effets antibactériens
des différents extraits de cette espèce Algérienne.

Néanmoins, des travaux antérieurs signalent que certaines espèces du genre Sonchus
manifestent des effets antimicrobiens. Parmi lesquels, Khan et al., (2010) en étudiant l'activité
antibactérienne des extraits méthanoliques (EMe), hexanique (EHe), acétate d’éthyle (EAe),
chloroformique (ECh), butanolique (EBu) et aqueux (EAq) de S.asper de Pakistan, ont noté que
les extraits EMe, EBu et EAq ont inhibé la croissance de S. aureus à (2,5 ; 5 et 5 g/mL)
respectivement. L’EMe a inhibé la croissance d’E.coli à (5 g/mL), alors que la concentration
minimale inhibitrice ‘CMI’ d’EHe et EMe est à 1 g/ml, et pour EAe est 5 g/mL contre
K.pneumoniae. Ces résultats corroborent avec la nôtre.

Mavi et al., (2011) ont trouvé qu’un extrait méthanolique et aqueux de Sonchus
erzincanicus présente un fort potentiel antimicrobien contre les bactéries Gram – et + : E.coli
(DZI : 14 mm, 10 mm respectivement) et S. aureus (DZI : 12 mm, 10 mm respectivement). Il
a été rapporté précédemment que les extraits méthanoliques de certaines plantes étaient plus
efficaces sur la plupart des microorganismes testés que les autres extraits (Lin et al., 1999) ;
cependant, il est difficile de comparer ces résultats à ceux de la présente étude car il n'existe
aucun rapport sur l'activité antimicrobienne des différents extraits de l’espèce Algérienne S.
oleraceus. Néanmoins, nos résultats sont plus puissant que l’étude de Mavi et al., (2011) ;
certaines études ont rapporté que d'autres espèces de Sonchus présentaient une certaine activité
biologique. Han et al., (2005) ont rapporté que les composés de S. transcaspicus présentaient
une activité antibactérienne contre E. coli et S. aureus ; cependant, ces composés sont des
sesquiterpènes et n'ont pas de fraction phénolique.

107
Chapitre II : Activités biologiques

Jimoh et al., (2011) ont rapporté que l’extrait méthanolique de S. oleraceus de l’Afrique
du Sud était actif contre S. aureus (5 mg/mL) et inactif contre K.pneumoniae, tandis que l'extrait
aqueux n'a pas eu d'activité contre aucun des organismes utilisés dans cette étude. Ces résultats
ne sont pas en accord avec les nôtres. Il a également été démontré que les extraits végétaux
étaient actifs contre la plupart des souches Gram positives et moins contre les souches Gram
négatives. Cette observation soutient donc le fait qu'en général, les bactéries Gram-négatives
sont moins sensibles aux effets antibactériens que les bactéries Gram positives (Afolayan,
2003).

La sensibilité d’E. coli ATCC 25922 et de S. aureus ATCC 25923 à Sonchus oleraceus
de la Chine a été également signalée par Xia et al., (2011), avec des diamètres d’inhibition de
(17.5 à 0.04 mg.mL-1 (CMI) et 14.5 à 0.02 mg.mL-1 respectivement). Ces auteurs ont indiqué
que les concentrations de 0,5 mg/mL de l’extrait méthanolique ont prouvé un effet
antimicrobien différent selon le microorganisme testé. En revanche, nos extraits se sont montrés
nettement moins efficace que cette étude. Quelques différences sont attribuées à la composition
chimique, à la période de la récolte de la plante et à son biotope. Aussi, la nature du solvant
utilisé pour l'extraction peut constituer une autre raison de ces différences d’activités
(Mukherjee & Houghton, 2009). De plus, S. aureus s'est avéré plus sensible aux extraits de
l'espèce Sonchus qu’E.coli, ce qui est conforme aux résultats rapportés par Fattouch et al.,
(2007). Une autre étude menée par Mallik et al., (2014) a également révélé que l'extrait
méthanolique de Sonchus asper de l’Inde est efficace sur S.aureus et E.coli, avec un diamètre
d'inhibition maximal de (28 et 10 mm, à 6 mg/mL respectivement), alors que l’extrait hexanique
et chloroformique sont moins efficace sur les isolats bactériens. Dans le cas de cette espèce, nos
résultats de dépistage de sa capacité antibactérienne sont en partie en accord avec les résultats
rapportés plus tôt. Notre extrait brut récolté à Guelma serait donc moins riche en molécules
antimicrobiennes.

Les mécanismes de l'action antibactérienne des polyphénols peuvent être multiples et


dépendent probablement de chaque micro-organisme. Plusieurs études ont attribué l'effet
inhibiteur des extraits de plantes contre les pathogènes bactériens à leur composition phénolique
(Rodriguez et al., 2007), et les saponines qui ont des propriétés antifongiques (Mohanta et al.,
2007). Les polyphénols peuvent provoquer des changements morphologiques dans les cellules
bactériennes et endommager les parois cellulaires des bactéries, y compris la membrane interne
et la membrane externe, ce qui entraîne la fuite de composants intracellulaires. Des
modifications de la forme des cellules, des formes irrégulières, des rides à la surface des

108
Chapitre II : Activités biologiques

bactéries et la formation d'agrégats cellulaires peuvent être observés. Bien que la littérature
suggère que les bactéries Gram-négatives sont généralement plus difficiles à inhiber, en raison
de la présence d'une membrane externe qui tend à empêcher l'entrée des inhibiteurs et que les
bactéries Gram positives sont généralement plus sensibles aux polyphénols (Panda et al.,
2018). Le site d'activité antibactérienne des composés phénoliques est strictement liée à leur
structure chimique, y compris la position et le nombre de groupes hydroxyle ou méthoxyle,
ainsi qu'à la présence de groupes galloyle dans la structure chimique de la catéchine
(Efenberger-Szmechtyk et al., 2021).

Kabuki et al., (2000) ont signalé que les spectres antimicrobiens de la catéchine brute
étaient plus efficaces contre les bactéries gram positives que contre les bactéries gram négatives.
Cette tendance du tanin pourrait être expliquée par le fait que les structures de l'enveloppe
cellulaire, y compris la membrane cytoplasmique et les composants de la paroi cellulaire, sont
différentes entre les bactéries gram-positives et gram-négatives. Sans membrane externe, la
paroi cellulaire des bactéries gram positives peut être traversée plus facilement et les tanins
peuvent perturber la membrane cytoplasmique, perturber la force motrice du proton (FMP), le
flux d'électrons, le transport actif et la coagulation du contenu cellulaire (Burt, 2004).

Les bactéries gram-négatives tels que Klebsiella pneumoniae sont plus résistantes aux
composés phénoliques. Ceci est probablement lié à la présence d'une membrane externe
lipophile contenant des niveaux élevés de phospholipides. Ce site rend la paroi cellulaire
imperméable à plusieurs macromolécules et restreint la diffusion des composés hydrophobes à
travers son enveloppe lipopolysaccharidique. La résistance élevée des bactéries Gram-
négatives aux composés phénoliques peut également être associée à la présence d'enzymes dans
l'espace périplasmatique, qui peuvent endommager les molécules introduites de l'extérieur. Par
conséquent, la différence structurelle des bactéries joue un rôle important dans leur sensibilité.
(Konaté et al., 2012)

Cette variation est probablement liée à la répulsion entre les composés flavonoïdes (ou
phénoliques) et les surfaces des bactéries Gram-, qui sont recouvertes de lipopolysaccharide.
Par conséquent, la présence de flavonoïdes et/ou de composés phénoliques dans les extraits de
six espèces de Sonchus pourrait jouer un rôle dans l'activité antibactérienne observée (Xia et
al., 2011).

Au vu des résultats obtenus, on remarque que l'activité antibactérienne des extraits


polaires est plus importante que celle des extraits apolaires. Ceci peut être dû à la nature et la

109
Chapitre II : Activités biologiques

richesse de chacun de ces extraits en composants antibactériens. En effet, l’extrait


chlorformique riche en sesquitèrpènes lactones (eudesmanolides et ses dérivés,
germacranolides), en monotèrpènes hydrocarbonés, en tri/terpénoïdes et en stérols possèdent
de faibles activités antibactériennes par rapport aux molécules phénoliques. Concernant les
extraits EAe il est riche en acide gallique, catéchol, acide sinapinique, corchoionoside C,
sonchuside H, ester méthylique d'apigénine-7-O-ß-D-glucuronide, acide glucuronide 7-O-ß-D-
lutéoline ; alors que l’extrait EBu contient 15-hydroxy-4ß, 15, 11 ß, 13-tetrahydroreynosin
(sesquitèrpènes lactones : eudesmanolides), l’acide ascorbique (vit C), acide gallique, catéchol,
corchoionoside C, sonchuside H, ester méthylique d'apigénine-7-O-ß-D-glucuronide, ces
flavones et phénols sont connus par leur puissant pouvoir antimicrobien (Badhani et al., 2015).
Jeannot et al., (2017) signale que certaines bactéries Gram négatif sont sensibles aux
flavonoïdes. La facilité de pénétration des flavonoïdes est due à la nature de la membrane
cellulaire, en particulier à l’épaisseur de la couche de peptidoglycane. Cowan (1999) a rapporté
que les différentes classes de polyphénols, essentiellement les tanins et les flavonoïdes, peuvent
augmenter la toxicité des extraits envers les microorganismes. Cette toxicité est en fonction du
site et du nombre de groupements hydroxyles présents sur le composé phénolique. En outre, il
est évident que l’augmentation de l’hydroxylation conduit à une augmentation de la toxicité.
L’effet antimicrobien de ces phénols peut être expliqué par l’inhibition de la croissance
bactérienne suite à leur adsorption sur les membranes cellulaires, l’interaction avec les enzymes
et les effecteurs ou la privation en substrats et ions métalliques, inhibition du métabolisme
bactérien, la séquestration de substances nécessaires à la croissance des bactéries (Karou et al.,
2005).

En plus, l’activité antimicrobienne est dépendante des caractères physico-chimiques des


composés phytobiotiques et des souches employées (Sari et al., 2006) . Kalemba & Kunicka
(2003) ont établi la corrélation entre la composition chimique et l'activité antimicrobienne, et
ont classé les molécules chimiques selon leur importance du point de vu activités biologiques
comme suit : phénols, alcools, aldéhydes, cétones, éther et hydrocarbures.

Les résultats enregistrés montrent l’importance du pouvoir antimicrobien des composés


phénoliques de cette plante médicinale contre différents germes hospitaliers. Ainsi, les extraits
d'espèces de Sonchus pourraient être considérés comme de bons candidats pour les préparations
phyto-antibactériennes de matières premières.

110
Chapitre II : Activités biologiques

IV. Activité anti-inflammatoire in-vitro

IV.1. Effet anti-thermo dénaturant protéique des extraits de Sonchus oleraceus L.

Pour évaluer l’effet anti-inflammatoire in-vitro des neuf extraits, nous avons opté pour
le modèle anti-dénaturation de l’albumine sérique bovine (BSA : bovine serum albumin).
L’effet de nos différents extraits sur la dénaturation thermique de BSA a été évalué à différentes
concentrations et les résultats sont représentés dans la figure 21 et le tableau 13 ci-dessous.

150
% d 'in h i b i t io n d e la d é n a t u r a t io n p r o t é iq u e

EBr

100 ECh
EAe
EBu
EPa
*
* * EAD
50
EAM
EE
EAT
D ic lo fé n a c
0
0
0

0
0

0
1

c o n c e n tra tio n (µ g /m l)

Figure 21 : Effet des différents extraits de Sonchus oleraceus L. et le Diclofénac sodique sur
l’inhibition de la dénaturation des protéines.

Les valeurs sont représentées sous forme de moyenne ± SEM (n=3). One-way ANOVA a été utilisé pour
l'analyse statistique sous le logiciel GraphPad Prism version 2016 suivi par Dunett’s post-hoc test.

Tableau 13 : Pourcentage d’inhibition de la dénaturation de BSA à différentes concentrations des


extraits de Sonchus oleraceus L. et de Diclofénac sodique.

% d’inhibition de la dénaturation des protéines

Les inhibiteurs 100 µg/mL 500 µg/mL 1000 µg/mL

Extrait brut 50.00±2.07 % 59.01±2.61 % 72.97±2.04 %

Extrait chloroformique 27.30±1.24 % 31.57±2.54 % 52.52±2.07 %*

Extrait acétate d’éthyle 39.26±2.04 % 51.35±2.22 % 90.32±3.59 %


Extrait butanolique 49.55±2.06 % 71.35±3.08 % 91.69±3.99 %
Extrait de la phase 21.28±1.09 % 29.27±2.07 % 58.56±2.55 %
aqueuse

Extrait aqueux décocté 31.53±2.65 % 37.84±2.01 % 70.03±1.46 %

111
Chapitre II : Activités biologiques

Extrait aqueux macéré 23.06±1.78 % 39.26±2.08 % 52.43±2.79 %*


Extrait éthanolique 30.53±1.85 % 40.54±3.02 % 75.76±3.50 %
Extrait d’alcaloïde total 28.38±1.98 % 38.33±2.56 % 58.03±2.19 %*
Diclofénac 72.435±3.02% 96.64±3.56 % 98.50±3.36 %

Les valeurs représentent la moyenne de trois essais ± SEM, *P ˂0,05 différence significatif par rapport au contrôle
standard effectué par One-way ANOVA suivi du post-hoc test de Dunnett’s.

Les différentes concentrations des différents extrais de la plante Sonchus oleraceus L.


ont données des pourcentages d’inhibition de la dénaturation des protéines non significative
(p˂0.05) allant de : 21.28 % à 91.69 %. Le diclofénac a été utilisé comme standard pour
comparer son activité anti-inflammatoire à nos extraits, il a donné une inhibition maximale de
98.50% à 1000 µg/mL qui est plus puissant aux extraits étudiés. Un maximum d’inhibition a
été enregistré à une concentration de 1000 µg/mL avec un pourcentage de 91.69% pour l’extrait
buatnolique et 90.32% pour l’extrait acétate d’éthyle ; qui sont proche de celui du standard
diclofénac. Les résultats de la figure (21) révèlent aussi que les autres extraits présentent des
pourcentages faibles aux concentrations de 100 et 500 µg/mL, et à partir de cette concentration
on peut noter une augmentation progressive des pourcentages d’inhibition des différents
extraits. Nous constatons que l’effet des extraits est concentration dépendante et que le
diclofénac est largement supérieur à celui de nos extraits. L'ordre d'inhibition des différents
extraits était le suivant : EBu˃EAe˃EE˃EBr˃EAD˃EPa˃EAT˃ECh˃EAM.

IV.2. Discussion

La dénaturation des protéines est un processus au cours duquel les protéines perdent leur
structure tertiaire et secondaire par application d’un stress externe tel que la chaleur ou par
certains composés comme les acides ou les bases fortes et les solvants organiques, en perdant
leur fonction biologique (Angel et al., 2013). Le mécanisme aboutissant à cette dénaturation
implique probablement une rupture des liaisons électrostatiques, hydrogènes, hydrophobes ou
encore des ponts disulfures qui maintiennent la structure tridimensionnelle des protéines
(Banerjee et al., 2011). La dénaturation des protéines des tissus, peut être causée par des auto-
antigènes dans certaines maladies arthritiques. On peut donc dire que la dénaturation des
protéines tissulaires est un marqueur des maladies inflammatoires et arthritiques (Angel et al.,
2013).

De nombreuses lésions tissulaires sont dues à la dénaturation des protéines constitutives


des cellules ou des substances intercellulaires. À ce titre, les principaux médicaments utilisés

112
Chapitre II : Activités biologiques

pour la gestion des états inflammatoires en milieu clinique (anti-inflammatoires non


stéroïdiens) ont la capacité d'inhiber ou empêcher la dénaturation des protéines (Govindappa
& Poojashri, 2011). L'inhibition de la dénaturation des protéines pourrait jouer un rôle
important dans l'activité antirhumatismale des AINS (anti-inflammatoire non stéroïdien), mais
les effets secondaires inévitables et graves sont parfois fatals (Osman et al., 2016). Mizushima
& Kobayashi, (1968) ont utilisé la dénaturation des protéines comme modèle in-vitro de
criblage pour les composés potentiellement anti-inflammatoires. De plus, Les agents qui
peuvent prévenir ou empêcher la dénaturation des protéines d’origine végétale seraient donc de
bon candidats pour le développement de nouvelles molécules anti-inflammatoires, en raison de
leur sécurité, leur efficacité et leur rentabilité (Chandra et al., 2012).

Dans la présente étude, le test biologique de dénaturation des protéines a été choisi pour
l'évaluation des propriétés anti-inflammatoires in-vitro des différents extraits de laiteron
maraicher. D’après les résultats obtenues, on peut supposer que nos extraits peuvent inhiber la
formation d'auto-antigènes par inhibition de la dénaturation des protéines et de ce fait ils
inhibent la formation d'auto-anticorps retrouvés dans les maladies auto-immunes.
L'augmentation des absorbances des échantillons testés par rapport au contrôle indique une
stabilisation des protéines, c'est-à-dire une inhibition de la dénaturation des protéines (BSA)
induite par la chaleur par les extraits et le médicament de référence, le diclofénac sodique
(Jagtap et al., 2011). D'après les pourcentages d’inhibition, il est évident que les extraits acétate
d’éthyle ‘EAe’ et extrait butanolique ‘EBu’ étaient plus actifs par rapport aux autres extraits,
mais le diclofénac sodique, étant plus puissant à des concentrations plus faibles (Tableau 13).

En effet, d’après Duganath et al., (2010), cet effet d’anti-dénaturation serait due à
l’interaction des molécules présentes dans les extraits naturels avec certains acides aminés
constituants les protéines, dans le cas de l’albumine (modèle étudié) ; ces interactions se feraient
au niveau de deux sites spécifiques : la tyrosine et la thréonine de la chaine aliphatique. Ils ont
également signalé que des molécules thérapeutiques peut réactiver le récepteur riche en motifs
de Tyrosine, avec de la Thréonine, qui régulent les voies biologiques de la transduction du
signal pour leur action biologique globale.

Le diclofénac sodique et l’extrait hydro-alcoolique ont montré une capacité dépendant


de la dose pour inhiber la dénaturation protéique induite thermiquement. Ces résultats
expérimentaux soutiennent l'utilisation traditionnelle de cette plante pour le traitement de
diverses affections, en particulier contre l’inflammation (Mishra et al., 2011).

113
Chapitre II : Activités biologiques

S. oleraceus L., une herbe feuillue sauvage, est utilisée depuis des siècles comme
médecine populaire pour le traitement des conditions inflammatoires en Afrique du Sud, au
Pakistan, en Egypte et en Chine, mais ses propriétés pharmacologiques n'ont pas été entièrement
évaluées. En Chine, le Sonchus oleraceus (SO) a été utilisé pour traiter de nombreux types
d'inflammation, notamment les gonflements et les douleurs, la dysenterie, l'appendicite,
l'arthrite,… etc. Bien que les herbes anti-inflammatoires soient utilisées depuis toujours, le
mécanisme sous-jacent n'a pas été élucidé (Li et al., 2017).

A notre connaissance, aucun résultat sur l’évaluation de l’activité anti-inflammatoire in-


vitro par le test d’inhibition de la dénaturation des protéines n’a été rapporté par d’autres auteurs
sur Sonchus oleraceus L. pour pouvoir comparer nos résultats, mais de nombreuses études ont
signalé l'effet anti-inflammatoire des polyphénols et des terpènes de Sonchus oleraceus L. (Li
et al., 2017 ; Vilela et al., 2010 ; Lu et al., 2006).

Les principaux constituants des extraits les plus efficaces ‘EAe et EBu’ sont les acides
phénoliques, les flavonoïdes, les flavones, les glycosides, ainsi que les lactones
sesquiterpéniques (Annexe 5). L'effet anti-inflammatoire peut être dû à un constituant ou à
l’effet synergique de plusieurs constituants phytochimiques qui y sont présents.

Dans le but de justifier l'utilisation traditionnelle de S. oleraceus dans le traitement des


maladies à caractère inflammatoire, les auteurs ont évalués l'activité anti-inflammatoire de
l'extrait aqueux et éthanolique de la plante sélectionnée sur un modèle animal. Li et al., (2017)
ont rapporté l'activité anti-inflammatoire in-vivo de l'extrait aqueux de S. oleraceus pour traiter
les cellules RAW 264.7 (lignée cellulaire monocyte macrophage leucémique de souris). Les
extraits ont inhibé de manière significative la production de cytokines et de médiateurs pro-
inflammatoires au niveau des gènes et des protéines. Alors qu’en 2010, une étude a montré que
l'extrait hydroéthanolique de S. oleraceus ‘SoHE’ présentait des effets anti-inflammatoires chez
les rats. Le SoHE a clairement réduit l'œdème des pattes induit par le carraghénine. L'extrait
administré à 300 mg/kg a eu un effet anti-inflammatoire puissant comparé à l'indométhacine à
la dose de (10 mg/kg). L'extrait SoHE a démontré de façon marquée une action anti-
inflammatoire, ce qui confirme les affirmations antérieures de son utilisation traditionnelle
(Vilela et al., 2010). De plus, Lu et al., (2006) ont rapporté que l'extrait de S. oleraceus réduisait
de manière significative les niveaux d'oxyde nitrique, d'interleukine IL-2, IL-1β et de facteur
de nécrose tumorale-α (TNF- α) dans les exsudats inflammatoires du pied de rat, en plus de
l'activité NOS, de manière dose-dépendante.

114
Chapitre II : Activités biologiques

Diverses études précédentes ont montré que de nombreux flavonoïdes contribuaient de


manière significative aux activités antioxydantes et anti-inflammatoires de nombreuses plantes.
Parmi lesquelles, Li et al., (2008) ont montré que la rutine (un type de flavonoïdes) et le β-
sitostérol (un type de stérols) sont les principaux composants de S. oleraceus. La rutine module
de multiples fonctions biologiques avec des activités anticancéreuses, antivirales,
antibactériennes et anti-inflammatoires grâce à ses capacités appréciables de piégeage des
radicaux libres (Hosseinzadeh & Nassiri-Asl, 2014). En tant qu’anticancéreux nutraceutique
puissant, le β-sitostérol interfère avec de multiples voies de signalisation cellulaire, notamment
le cycle cellulaire, l'apoptose, la prolifération, les métastases et l'inflammation (Bin Sayeed &
Ameen, 2015). Les composants anti-inflammatoires de l'extrait de SO peuvent inclure le
villosol, l'acide férulique, le β-sitostérol, l'acide ursolique et la rutine, et ces extraits seront
développés comme de nouveaux agents pharmacologiques contre les maladies inflammatoires
(Li et al., 2008). En outre, la rutine et l'acide caféique de l'EAe peuvent contribuer à l'effet anti-
inflammatoire dans une certaine mesure. Cependant, ils ne constituent qu'une faible proportion
de l'extrait (Wang et al., 2015).

L’étude de Jiang et al., (2009) a montré que S. arvensis contient divers composés : acide
palmitique, β-sitostérol, daucostérol, quercétine, apigénine-7-O-β-glucopyranoside, lutéoline-
7-O-β-D-glucopyranoside, quercétine-3-O-β-D-glucopyranoside et rutine qui pourraient avoir
produit les effets anti-inflammatoires. Ceci corrobore nos résultats, car les extraits EAe et EBu
comprennent également l’apigénine-7-O-β-glucopyranoside et la lutéoline-7-O-β-D
glucopyranoside qui sont responsable de cette activité.

On peut donc conclure de cette étude préliminaire que la plante possède des constituants
qui ont révélé les propriétés pharmacologiques (anti-inflammatoire) ci-dessus et qui peuvent
générer des molécules bioactives pour le développement de nouveaux médicaments.

V. Test de l’activité inhibitrice de l’acétylcholinestérase

L’activité anticholinestérase des différents extraits de Sonchus oleraceus L. a été


réalisée par la méthode d’Ellman en utilisant l’enzyme acétylcholinestérase AChE en vue de
déterminer le taux d’inhibition de l’AChE. Les résultats présentés dans cette étude sont les
premières informations sur l’activité AChE de cette espèce et ils ont été illustrés dans la figure
22 et l’annexe 5.

115
Chapitre II : Activités biologiques

La figure ci-dessous montre l’activité inhibitrice d’AChE des extraits comparés à ceux
de la galantamine utilisée comme un médicament pour le traitement de la maladie d’Alzheimer
légère.

D’après les résultats d’activité réalisée contre l’enzyme, il apparait que tous les extraits
ont inhibé l’AChE à une concentration de 25-200 µg/mL. Néanmoins, l’extrait brut EBr a
enregistré l'activité inhibitrice de l’AChE la plus importante avec une valeur d’CI50 de
27.07±1.86 µg/mL, et donc quatre fois seulement moins actif que la galantamine avec une CI50
de 6.27±1.15 µg/mL. Les extraits ECh, EAe ont également présentés un taux d’inhibition
supérieur à une concentration similaire de 50 µg/mL (figure 22). Les extraits EPa, EBu, EE et
EAD ont présentés une activité moyenne avec une CI50 comprise entre 50 et 100 µg/mL. Par
contre, l’extrait aqueux macéré EAM et l’extrait alcaloïde total EAT ont montrés une faible
activité anticholinéstérasique avec un pourcentage d’inhibition significativement inférieur à
ceux de la galantamine à une concentration de 200 µg/ml respectivement (figure 22).

L’ordre de l’activité pour les extraits a été comme suit : Galantamine ˃ EBr ˃ ECh ˃
EAe ˃ EPa ˃ EBu ˃ EE ˃ EAD ˃ EAT ˃ EAM.

100
EBr
ECh
In h ib itio n d e l'A C h E (% )

80
EAe
EBu
60
EPa
EAM
40
EAD
EE
20 EAT
G a la n ta m in e

0
0 50 100 150 200 250
C o n c e n t r a t io n ( µ g /m l)

Figure 22 : Activité inhibitrice de l’AChE des différents extraits de la partie aérienne de S.


oleraceus L.

V.1. Discussion

Les différents échantillons de SO ont été testés pour la première fois pour déterminer
leur capacité en tant qu'inhibiteurs de l'acétylcholinestérase.

116
Chapitre II : Activités biologiques

Les données de la littérature sur l'effet inhibiteur du SO contre l'AChE étaient


insuffisantes. Dans ce travail, l’extrait brut EBr présentait la plus faible CI50 (27,07 µg/mL) en
inhibant l'activité AChE, qui était beaucoup plus puissante que l'extrait méthanolique de S.asper
du Pakistan (CI50 : 65 µg/mL) (Khan et al., 2012c). Une étude antérieure a également montré
que l'extrait méthanolique donnait une bonne activité inhibitrice contre l'AChE, suivie d'une
fraction d'acétate d'éthyle, suggérant que les constituants actifs pourraient être un cocktail de
composés polaires. L'activité inhibitrice de l'acétylcholinestérase de certaines plantes
médicinales indiennes a également révélé que les extraits méthanoliques avaient un effet plus
important que les extraits aqueux (Vinutha et al., 2007), ce qui est en accord avec nos résultats.
Alors que dans une autre recherche, l'extrait hexanique était l'extrait le plus efficace contre
l’AChE (Ayaz et al., 2014). En outre, les extraits non polaires peuvent être considérés comme
des inhibiteurs des enzymes d'acétylcholinestérase. Ceux-ci ont suggéré que les solvants
organiques étaient capables d'extraire efficacement les molécules avec la meilleure inhibition
de l'enzyme.

D’un côté, plusieurs alcaloïdes y compris la classe pyrrolizidine, ont la propriété


d’interagir avec les récepteurs nicotiniques et muscariniques de l’ACh (Green et al., 2013). Les
produits isolés pourraient probablement se lier à ces types de récepteurs, ce qui pourrait avoir
des effets synergiques, agissant à la fois comme inhibiteur de l’AChE et agoniste des récepteurs
de l’ACh ; ce qui n’est pas en accord avec nos résultats.

D’un autre côté, S. oleraceus L. possède des polyphénols et des flavonoïdes qui sont des
inhibiteurs notables d’AChE (Pinho et al., 2013). Cependant, il n'y avait pas de corrélation
directe entre les teneurs totaux de polyphénols, flavonoïdes et flavonols dans l’extrait
chloroformique avec la puissance activité inhibitrice d’AChE correspondante (Annexe 5). Ces
résultats suggèrent que les extraits du genre Sonchus qui contiennent à la fois des terpènes et
des polyphénols pourraient affecter différentes cibles, y compris l’activité anticholinestérasique
et le stress oxydatif (Gomathi & Manian, 2015).

Selon d’autres études, nous ne pouvons pas encore commenter l'agent actif qui produit
l'inhibition de l'AChE (Syad & Devi, 2014), ce qui est nécessaire d'identifier les fractions
appropriées pour une purification supplémentaire et l'identification des agents actifs.

Selon les résultats de LC-MS/QTOF de la présente étude, le sesquiterpène lactone


mélampolide (costunolide) n'était présent que dans l’extrait brut EBr et est connu pour son effet
antioxydant et neuroprotecteur (Ham et al., 2012). L'EAe et EBu ont également montré une

117
Chapitre II : Activités biologiques

activité inhibitrice efficace de l'acétylcholinestérase ‘AChE’ qui pourrait être due à l'acide
gallique, le catéchol, l'apigénine, l'acide sinapique et l'acide ascorbique, comme indiqué par des
études précédentes (Nićiforović & Abramovič, 2014 ; Badhani et al., 2015 ; Wąsik &
Antkiewicz-Michaluk, 2017 ; Wang et al., 2018).

Le célastrol, l'artémisinine, l’acide syringique, l'acide vanillique et la scopoletine sont des


molécules identifiés et présentes dans l’extrait chloroformique ; plusieurs études précédentes
ont montrées que ces molécules ont des activités neuroprotecteurs puissant ce qui explique la
forte activité de cet extrait également.

Des études ont montré que le célastrol (triterpène de méthide de quinone) réprime
l'activation microgliale, la production de cytokines pro-inflammatoires, la formation inductible
d'oxyde nitrique et la peroxydation des lipides (Allison et al., 2001).

Il a été démontré que l'artémisinine protège les cellules neuronales de la rétine contre le
stress oxydatif. En conséquence, les antioxydants ont constitué une approche intéressante pour
le traitement des maladies neurodégénératives. L'artémisinine pourrait traverser la barrière
hémato-encéphalique (BBB : blood-brain barrier) sans toxicité évidente dans le système
nerveux central, ce qui implique des avantages favorables dans le traitement des troubles
neurologiques (Yan et al., 2017).

L’acide syringique est l'un des composés phénoliques les plus abondants. Il présente
plusieurs propriétés utiles dans le secteur biomédical, telles que la protection du cerveau/CNS;
en réduisant les dommages neuronaux causés par l'ischémie cérébrale et en augmentant les
niveaux de superoxyde dismutase (SOD) (Güven et al., 2015).

L'acide vanillique (AV), un composé phénolique, a baissé la régulation du processus neuro-


inflammatoire et a aboli l'effet délétère du stress oxydatif sur l'apprentissage et la mémoire chez
les souris diabétiques. En outre, d’autres études démontrent les effets bénéfiques de l’AV dans
les maladies neurodégénératives telles que la maladie d'Alzheimer (Amin et al., 2017).

La scopoletine (7-hydroxy-6-méthoxycoumarine) est une coumarine phénolique avec une


puissante activité inhibitrice de l'AChE, bien que les tests in vitro aient montré une CI50 plutôt
élevée de 168 µM contre l'AChE (Rollinger et al., 2004). Ainsi, S.oleraceus L. reste une
pharmacothérapie potentiellement bénéfique qui pourrait être développée pour le traitement de
la maladie d’Alzheimer et/ou d'autres maladies telles que la maladie de Parkinson et la
myasthénie qui nécessitent également des agents capables de traiter les déficits cholinergiques.

118
Chapitre II : Activités biologiques

VI. Activité photoprotectrice

L'activité photoprotectrice d'extraits de plantes a été utilisée pour évaluer les effets
dermato-protecteurs et a été mesurée in vitro en déterminant le facteur de protection solaire
(FPS), qui est considéré comme l'un des indicateurs les plus fréquemment utilisés pour la
classification des niveaux de protection solaire des produits contre les coups de soleil dus
principalement aux rayonnements UV-B nocifs. Il a été signalé que dans les indices FPS, les
valeurs FPS de 6–10, 15–25, 30–50 et ˃50 sont considérées comme ayant respectivement une
activité de protection solaire minimale, modérée, élevée et maximale (Schalka & VM, 2011).
La détermination des valeurs FPS pour les neuf extraits a été effectuée par la méthode
spectrophotométrique et l'équation de Mansur a été appliquée (Mansur et al., 1986).

5
EBr

a ECh
4 ab
ab bc abc EAe
abc
λ (n m )

EBu
3 cd
d cd
EPa

EAD
2
EAM

1 EE

EAT

0
EBr ECh EAe EBu EPa EAD EAM EE EAT

A b s o rb a n c e

Figure 23 : Activité photoprotectrice ‘FPS’ de Sonchus oleraceus L. à différents longueurs


d’onde λ.

Les résultats sont présentés dans l’annexe 6 et la figure 23. Les valeurs calculées de FPS
sont présentées dans l’intervalle de 19,09-39,99. La valeur la plus élevée de FPS s'est avérée
être 39,99±1,08 pour l’extrait butanolique ‘EBu’ à 100 µg/mL. L’activité la plus faible a été
notée dans l’extrait chloroformique ECh avec une valeur de 19,09±0,28. Les extraits EAM et
EAD avaient enregistrés une protection moyenne de FPS ; alors que les extraits EPa, EAT, EE,
EBr et EAe avaient une haute protection de FPS.

VI.1. Discussion

L'utilisation d'un écran solaire comme agent photoprotecteur pour la protection UV


devient très populaire. Sa fonction est basée sur la capacité des molécules à absorber, refléter
ou diffuser les rayons UV du soleil. Un produit solaire doit avoir des quantités suffisantes de

119
Chapitre II : Activités biologiques

ces agents protecteurs pour assurer une protection de haut niveau. Des écrans solaires à FPS
plus élevés offrent une meilleure protection contre les coups de soleil (Mishra et al., 2012).

La mesure quantitative de FPS est le moyen ultime de déterminer l'efficacité de la


formulation d'un écran solaire et est devenue une norme mondiale pour mesurer l'efficacité des
produits de protection solaire contre les rayons UV nocifs du soleil. Même si plusieurs écrans
solaires synthétiques sont disponibles, ils ont des applications limitées dans les cosmétiques en
raison de leur toxicité potentielle chez l'homme et de leur capacité à n'interférer que dans
certaines voies de cancérogenèse (Mbanga et al., 2014).

Ces dernières années, les composés naturels ont fait l'objet d'une attention considérable
en tant qu'agents protecteurs (Khazaeli & Mehrabani, 2010). Les substances phénoliques sont
capables d'agir en cascade de signalisation sensible à l'oxydo-réduction pour inhiber les
dommages causés à l'ADN. Les substances phénoliques pourraient être utiles pour prévenir la
génération de radicaux libres d'oxygène induite par les UV et la peroxydation des lipides, c'est-
à-dire les événements impliqués dans des états pathologiques tels que le photo-vieillissement
et le cancer de la peau. L'activité antioxydante est importante également pour la protection
contre les UV (Kittiwannachot et al., 2008).

Par conséquent, ces formulations à base de plantes, à des concentrations optimales,


pourraient produire plusieurs effets bénéfiques pour la peau, en plus de fonctionner comme
filtres UV, ce qui est l'un des objectifs de cette étude (Mbanga et al., 2015).

Aucune activité photoprotectrice de S. oleraceus L. n'a été signalée auparavant dans la


littérature. Par conséquent, les données présentées dans cette communication pourraient être le
premier rapport de la littérature sur cette espèce. Dans cette étude, l’extrait butanolique avait
une activité photoprotectrice la plus élevée et peut être employé dans les formulations des
produits de protection solaire pour protéger la peau des coups de soleil. Selon la littérature
publiée, il existe une forte corrélation entre le FPS et les composés phénoliques (Yasmeen &
Gupta, 2016), ce qui est en accord avec nos résultats.

L'acceptation des consommateurs est considérable lorsque les écrans solaires sont
préparés à partir des extraits de plantes. Outre le filtrage des rayons UV, les combinaisons à
base de plantes ont plusieurs effets bénéfiques sur la peau (Mbanga et al., 2015).

Une étude indique qu'en raison de la présence de grandes quantités de flavonoïdes et de


composés phénoliques, il y a une augmentation de la valeur FPS dans les extraits de plantes

120
Chapitre II : Activités biologiques

avec une activité de 24,79 et 25,69 (Khazaeli & Mehrabani, 2010). Une autre étude menée
par Mishra et ses collègues (2012), a déclaré que les flavonoïdes et les composés phénoliques
ont d'excellentes propriétés antioxydantes et photoprotectrices. Par conséquent, il est nécessaire
de rechercher les composés phénoliques et les flavonoïdes des espèces végétales sélectionnées
pour préparer des formulations d'écran solaire topiques à partir de ces extraits.

Des recherches récentes se concentrent sur l'utilisation d'antioxydants d’origine végétale


dans les écrans solaires pour assurer la photoprotection. La plante étudiée S. oleraceus L.
contient des composés phénoliques et des flavonoïdes avec une activité de piégeage des
radicaux libres, ce qui est en corrélation avec la propriété antioxydante. Le criblage
phytochimique de la plante a montré la présence de flavonoïdes, terpénoïdes, saponines et
sucres réducteurs dans les parties aériennes qui facilitent plus l’absorption des extraits de la
lumière UV.

On a constaté que les valeurs élevées du SPF de S.oleraceus L. peuvent être dues à leur
forte teneur en phénols et en flavonoïdes. Une concentration élevée de flavonoïdes tels que
l’apigénine dans les plantes peut également être utilisée pour empêcher la génération de
radicaux libres d'oxygène induite par les UV. L’analyse phytochimique par LC-MS/QTOF a
décrit la présence de flavonoïdes, et d'autres constituants comme l’acide ascorbique et les
sesquiterpènes lactones dans l’extrait le plus actif EBu, qui sont des substances décrites avec
une action photoprotectrice (Costa et al., 2015).

Sur une base molaire, l'acide L-ascorbique est l'antioxydant prédominant dans la peau
qui a une concentration plus élevée dans l'épiderme que dans le derme. En outre, la peau utilise
principalement la vitamine C pour protéger les compartiments aqueux des cellules et la vitamine
E (Vit E) pour protéger les structures lipidiques (Segal et al., 2008), ce qui augmente la
photoprotection. La vitamine C a été largement étudiée et appliquée au cours des dernières
décennies en tant qu'antioxydant et cofacteur dans la synthèse du collagène. De manière
générale, la vitamine C est efficace dans le traitement de l'hyperpigmentation, la différenciation
des kératinocytes, la prévention des photo-dommages de la peau et peut également améliorer la
cohésion de la jonction dermo-épidermique (Waibel et al., 2016).

Les terpènes et ses dérivés sont des agents prometteurs pour soigner les brûlures de la
peau et accélérer le processus de régénération cutanée. Ils sont utilisés dans le traitement de
diverses affections cutanées en régulant la biosynthèse de la mélanine et ils ont une activité
antioxydante (Xu et al., 2018). L'un des triterpènes les plus populaires est le lupéol qui est

121
Chapitre II : Activités biologiques

trouvé dans l’extrait chloroformique ‘ECh’ de la présente étude, qui pourrait traverser la
barrière cutanée et au médicament de pénétrer à travers la couche cornée ‘stratum corneum’ (la
couche la plus externe de la peau qui est lipophile) (Wertz et al., 1985). Ces travaux justifient
l’activité photoprotectrice de nos extraits. Cette activité prouvée de la plante, montre son
importance et son utilité prophylactique dans la formulation anti-solaire. Ce sera une alternative
meilleure, moins chère et sûre aux écrans solaires chimiques nocifs utilisés aujourd'hui dans
l'industrie (Shenekar et al., 2014).
Comme les plantes contiennent une large gamme de composés naturels avec une gamme
complète de capacités d'absorption des UV. Des études in vitro de quelques composés
phénoliques de diverses plantes se sont révélées mutagènes. Cela pourrait être le résultat d'une
action pro-oxydante qu’antioxydante de ces composés. Malgré la disponibilité de diverses
applications d’écran solaire synthétique, ses applications sont limitées à cause de leurs effets
nocifs sur la peau. Compte tenu de l'utilisation humaine en tant que FPS, il est indispensable
d'étudier les effets toxiques des extraits (Priyanka et al., 2018) ; ce qui est le prochain objectif
de cette thèse.

Finalement, on note que les données obtenues par HPLC/QTOF/MS s’accordent avec
ceux obtenus par le dosage spectrophotométrique. Les teneurs les plus élevées en phénols
totaux, en flavonoïdes et en flavonols sont identifiées dans les extraits acétate d’éthyle EAe,
butanolique EBu et hydro-méthanolique EBr. Ainsi, la présente étude a montré de bonnes
activités antioxydantes, anti-inflammatoires, anticholinestérasiques et dermatoprotectrices des
extraits polaires, ce qui suggère que ces extraits contiennent de bonnes sources de composés
phénoliques qui peuvent être utiles dans la gestion de la maladie d’Alzheimer ‘MA’

122
Chapitre III : Etudes toxicologiques de l’espèce Sonchus oleraceus L.

VII. Toxicité aiguë in vivo des extraits de Sonchus oleraceus L.

VII.1. Détermination de la dose létale DL50 des extraits brut et acétate d’éthyle

La toxicité aiguë des extraits bruts et acétate d’éthyle de la partie aérienne de Sonchus
oleraceus L. a été estimée en utilisant la méthode décrite par (Lorke et al., 1983).

Les résultats de l’étude de la toxicité aiguë des extraits de la plante étudiée par voie orale
ont présenté une carte clinique dépourvue de signes de toxicité (tableau 14) après administration
des doses suivantes (10, 100, 1000, 1600, 2900 et 5000 mg/kg de poids corporel) des extraits.

Leur comportement était semblable à celui des souris témoins. Tous les animaux ont
survécu à l’issue des 14 jours d’observation, ce qui implique que la DL50 est supérieure à 5000
mg/kg. Selon le Système Général Harmonisé de classification et d’étiquetage des produits
chimiques (Unies, 2011), les deux extraits peuvent être classé dans la catégorie 5 et considéré
comme une substance non toxique par voie orale.

Tableau 14 : toxicité aigüe des extraits brut ‘EBr’ et acétate d’éthyle ‘EAe’.
Extrait Dose (mg/kg p.c) Mortalité Indices comportementaux de
toxicité
EBr 10 0/6 Aucune
100 0/6 Aucune
1000 0/6 Aucune
1600 0/6 Aucune
2900 0/6 Aucune
5000 0/6 Aucune
EAe 10 0/6 Aucune
100 0/6 Aucune
1000 0/6 Aucune
1600 0/6 Aucune
2900 0/6 Aucune
5000 0/6 Aucune

Selon la classification de (Hodge & Sterner, 1943) et le protocole de Lorke, l’extrait


brut et acétate d’éthyle de la partie aérienne de la plante S.oleraceus L. est pratiquement non
toxique par voie orale en une prise unique.

123
Chapitre III : Etudes toxicologiques de l’espèce Sonchus oleraceus L.

VII.1.1. Autopsie générale

À la fin de l'étude, l'autopsie n'a révélé aucune modification pathologique importante


dans les organes des animaux d'essai examinés. L'examen histopathologique n'a pas été
effectué, car l’examen macroscopique n'a montré aucune anomalie liée au traitement par les
deux extraits.

VII.2. Toxicité subaiguë


VII.2.1. Observations comportementales et modèles de mortalité

L'administration orale d'extraits EBr et EAe aux doses (250, 500, 1000 et 2000 mg/kg
p.c) pendant 28 jours successifs à des souris femelles n'a montré aucun changement de
comportement ni aucun malaise par rapport au témoin respectivement. Les résultats indiqués
ont montrés que la DL50 > 2000 mg/kg.

VII.2.2 Détermination de l’évolution de la masse des animaux et des organes


VII.2.2.1. Effets des extraits de S.oleraceus sur le poids corporel et le poids relatif
A. Effets des extraits sur le poids corporel de souris
Tout au long du protocole expérimental, les souris ont été pesées une fois par semaine.
Ceci nous a permis de calculer l'évolution du poids corporel dans les différents lots. Les résultats
obtenus, concernant l’évolution du poids corporel et du poids relatif des animaux, sont montrés
dans les tableaux 15, 16 et les figures 24, 25 ci-dessous.

Tableau 15 : Evolution du poids corporel des souris traitées par l’extrait brut EBr en g.
Lots (L) JOURS
J0 J7 J14 J21 J28
L Témoin 22,33±1,53 25,67±2,08 28,00±1,00 29,67±1,53 31,00±2,65

L1 (250mg/kg) 26,86±3,44 30,33±3,72 30,17±3,66 31,33±4,46 31,67±5,32


L2 (500mg/kg) 30,20±6,42 30,80±7,36 32,20±7,43 29,00 ±7,00 29,67±6,81
L3 (1000mg/kg) 30,60±3,21* 32,60±3,58 35,20±3,03* 36,20±4,66 33,80±8,90
L4 (2000mg/kg) 31,20±4,38 32,60±5,18 34,00±4,36 34,80±7,16 35,00±8,25
Les valeurs sont exprimées en moyenne ± Ecart type (n= 6). Les niveaux de significativité sont exprimés par :
* = p< 0,05 ; ** = p< 0,001 ; *** = p< 0,0001.

124
Chapitre III : Etudes toxicologiques de l’espèce Sonchus oleraceus L.

E v o lu tio n d u p o id s (g ) T é m o in s
50 2 5 0 m g /k g p . c
5 0 0 m g /k g p . c
1 0 0 0 m g /k g p . c

P o id s c o r p o r e l ( g )
40
2 0 0 0 m g /k g p . c
30

20

10

0
J0 J7 J14 J21 J28

J o u rs

Figure 24 : Variations du poids corporel (g) des souris témoins et traitées oralement dans les
conditions de la toxicité subaigüe par l’extrait brut EBr.
Les valeurs sont présentées en moyenne±écart-type, n=6 souris/groupes.

L’administration de l’extrait brut de S. oleraceus L. aux doses de (250, 500, 1000 et


2000 mg/kg) n’a entrainé aucune variation significative du poids corporel des animaux traités
à l’extrait, comparés aux animaux contrôles (Figure 24). Par contre, comparées au jour
d’administration de l’extrait (J0), il a été noté une augmentation du poids corporel des animaux
à J7 et J14 jusqu’au 28J après administration de l’extrait. D’après la figure, l’augmentation du
poids corporel est significative (p=0,05) à J14 chez le lot traité à 1000 mg/kg. Dans les groupes
contrôles, comparé à J0, on note une augmentation non significative du poids corporel jusqu’au
J28 (Figure 24). Par ailleurs, les autres lots ont présenté une évolution corporelle normale et
similaire à celle du lot témoin.

Tableau 16 : Evolution du poids corporel des souris traitées par l’extrait acétate d’éthyle EAe en
g (*).
Lots (L) JOURS
J0 J7 J14 J21 J28
L Témoin 23,25±3,30 28,25±4,65 28,50±5,26 28,75±5,91 28,75±5,97

L1 (250mg/kg) 27,71±2,93 32,29±4,07 31,29±3,55 30,29±3,40 30,14±3,85


L2 (500mg/kg) 28,20±5,63 31,20±0,84 30,40±1,14 31,20±2,05 31,20±2,17
L3 (1000mg/kg) 28,80±2,77 34,40±5,86 33,40±6,47 34,20±5,50 33,40±5,41
L4 (2000mg/kg) 28,60±2,70 36,00±4,90* 35,00±4,42 34,20±5,50 33,40±6,02
Les valeurs sont exprimées en moyenne ± Ecart type. (n= 6). Les niveaux de significativité sont exprimés par :*
= p< 0,05 ; ** = p< 0,001 ; *** = p< 0,0001.

125
Chapitre III : Etudes toxicologiques de l’espèce Sonchus oleraceus L.

E v o lu tio n d u p o id s (g )
45 T é m o in s
2 5 0 m g /k g p . c
5 0 0 m g /k g p . c

P o id s c o r p o r e l ( g )
40
1 0 0 0 m g /k g p c
35 2 0 0 0 m g /k g p . c

30

25

20
J0 J7 J14 J21 J28

J o u rs

Figure 25 : Variations du poids corporel (g) des souris témoins et traitées oralement dans les
conditions de la toxicité subaigüe par l’extrait acétate d’éthyle EAe.
Les valeurs sont présentées en moyenne±écart type, n=6 souris/groupes.

L’administration de l’extrait acétate d’éthyle de S. oleraceus L. à la dose de 2000 mg/kg


a entrainé à J7, une augmentation significative (p=0,01) du poids corporel des souris traitées,
comparées aux groupes témoins (Figure 25). Aucune variation significative du poids corporel
n'a été constatée entre le groupe témoin et les autres groupes traités pendant toute la période
d'étude. En outre, aucun signe de toxicité ni aucune mort d'animal n'ont été observés à une dose
quelconque allant jusqu'au maximum de 2000 mg/kg pendant les 4 semaines de traitement oral
répété.

VII.2.2.2. Effets des extraits de S.oleraceus L. sur le poids relatif des différents organes
dans les conditions de la toxicité subaiguë
A. Effet sur le poids relatif des organes

Le jour du sacrifice, les poids des organes ont été mesurés. Ceci nous a permis de
calculer le poids relatif de ces organes (poids de l'organe * 100 / poids de l'animal) et d'en
évaluer la variation entre les différents lots. Les résultats obtenus, concernant l’évolution du
poids relatif des organes, sont montrés dans les tableaux et les figures ci-dessous.

D’après les tableaux 17 et 18, il n’existe pas de variation significative au niveau des
poids relatifs de tous les organes étudiés, à savoir le foie, les reins, la rate, les poumons et le
cœur. Mais, on note quand même une augmentation non significative des poids relatifs du foie
et des reins, chez les souris traitées par l’EBr comparativement aux témoins. Lors du traitement
des souris par l’extrait EBr du laiteron maraicher, nous observons une légère perte de poids
dans la rate, les poumons et le cœur.

126
Chapitre III : Etudes toxicologiques de l’espèce Sonchus oleraceus L.

Tableau 17 : Effet de l'extrait brut EBr de Sonchus oleraceus L. sur le poids relatif des organes
chez les souris témoins et traitées dans les conditions de toxicité subaigüe.
Témoin Lot 1 EBr Lot 2 EBr Lot 3 EBr Lot 4 EBr
250mg/kg 500mg/kg 1000mg/kg 2000mg/kg
Foie 6,89±0,35 7,50±0,51 7,42±0,82 8,58±0,79 6,97±0,56
Reins 1,15±0,13 1,42±0,17 1,65±0,21 1,67±0,14 1,45±0,14
Rate 1,23±0,27 0,98±0,19 0,92±0,29 0,88±0,14 0,96±0,25
Poumons 1,34±0,11 1,36±0,09 1,14±0,06 1,17±0,16 1,23±0,31
Cœur 0,60±0,05 0,59±0,06 0,56±0,06 0,57±0,05 0,50±0,06
Les valeurs représentent la moyenne±SEM de six échantillons dans chaque groupe.

Au niveau des lots de souris chez lesquels l’extrait acétate d’éthyle EAe de la plante a
été administré, on note de légères diminutions du poids relatifs des organes par rapport au lot
témoin (tableau 25).

Tableau 18 : Effet de l'extrait acétate d’éthyle EAe de Sonchus oleraceus L. sur le poids relatif
des organes chez les souris témoins et traitées dans les conditions de toxicité subaigüe.
Témoin Lot 1 EAe Lot 2 EAe Lot 3 EAe Lot 4 EAe
250mg/kg 500mg/kg 1000mg/kg 2000mg/kg
Foie 8,19±0,84 7,68±0,55 6,79±0,47 5,60±0,35 6,63±0,59
Reins 1,55±0,13 1,62±0,10 1,20±0,18 1,29±0,16 1,51±0,10
Rate 1,06±0,29 1,31±0,33 0,86±0,31 0,87±0,17 0,87±0,21
Poumons 1,39±0,14 1,19±0,05 1,10±0,11 1,23±0,17 1,14±0,10
Cœur 0,66±0,03 0,66±0,06 0,54±0,03 0,57±0,08 0,59±0,07
Les valeurs représentent la moyenne±SEM de six échantillons dans chaque groupe.

VII.2.3. Variations des paramètres biochimiques, hématologiques et histologiques


VII.2.3.1. Evaluation de l’action des extraits sur les marqueurs biochimiques (fonction
rénal et hépatique) des organes

 Paramètres biochimiques

Généralement, les paramètres biochimiques des cinq lots correspondent aux normes
physiologiques citées par plusieurs auteurs pour l’espèce mus musculus. L'analyse statistique
des paramètres biochimiques par One-way ANOVA et le post-hoc Dunnett t-test ont été utilisés
et ont été enregistrée dans les tableaux 19 et 20.

127
Chapitre III : Etudes toxicologiques de l’espèce Sonchus oleraceus L.

A. La fonction rénale

Les paramètres biochimiques de l’évaluation de la fonction rénale sont présentés dans


les figures 26 et 27 et les tableaux 19 et 20. La concentration de la créatinine sérique des souris
traitées par l’extrait brut EBr montre une légère diminution non significative, par contre
l’élévation de la créatinine a été significative (p˂0,05) par rapport à celle des animaux témoins
pour les souris traitées par l’extrait acétate d’éthyle EAe (Figure 26).

Il convient de constater, que l’extrait acétate d’éthyle EAe a provoqué une augmentation
de l’activité de l’urée chez les souris. Cette augmentation a été très significative (p˂0,01) à 500
mg/kg p.c (0,28±0,06 g/L) par rapport au groupe témoin (0,14±0,03 g/L) (tableau 20).
Cependant, les concentrations de glucose à jeun et de l’acide urique n’ont enregistré aucune
différence significative (p˃0.05) quel que soit la dose ou l’extrait injecté par rapport aux
groupes de contrôle (Figure 27).

8 EAe
C o n c e n t r a t io n ( m g /L )

10 *
EBr
C o n c e n t r a t io n ( m g /L )

6
8 *
T é m o in s T é m o in s
2 5 0 m g /k g p . c
6 2 5 0 m g /k g p .c 4
5 0 0 m g /k g p . c
5 0 0 m g /k g p .c 1 0 0 0 m g /k g p . c
4 2 0 0 0 m g /k g p . c
1 0 0 0 m g /k g p .c
2
2 0 0 0 m g /k g p .c
2

0
0
e
e

in
in

n
n

ti
ti

a
a



c

Figure 26 : Taux sérique de « créatinine » de souris témoins et traitées dans les conditions de la
toxicité subaigüe par différentes doses de 250-2000 mg/kg p.c d’extrait brut EBr et d’acétate
d’éthyle EAe des parties aériennes de Sonchus oleraceus L.
Les valeurs sont exprimées en moyenne±écart type. EBr : extrait brut ; EAe : extrait acétate d’éthyle. Les niveaux
de significativité sont exprimés par :* = p< 0,05 ; ** = p< 0,001 ; *** = p< 0,0001.

128
Chapitre III : Etudes toxicologiques de l’espèce Sonchus oleraceus L.

1 .5
EBr 60
EAe
C o n c n t r a t io n ( g /L )

C o n c e n t r a t io n ( g /L )
T é m o in s
1 .0
40
2 5 0 m g /k g p . c T é m o in s
2 5 0 m g /k g p . c
5 0 0 m g /k g p . c
5 0 0 m g /k g p . c
1 0 0 0 m g /k g p . c 1 0 0 0 m g /k g p . c
0 .5 20
2 0 0 0 m g /k g p . c
2 0 0 0 m g /k g p . c

0 .0 0 *

e
e

e
e
e


s

u

s

q
o

U
U

ri
c
c

ri

lu
lu

u
u

e
G

id
id

c
c

A
A

Figure 27 : Taux sérique de « glucose, l’urée et l’acide urique » de souris témoins et traitées dans
les conditions de la toxicité subaigüe par différentes doses de 250-2000 mg/kg p.c d’extrait brut
EBr et d’acétate d’éthyle EAe des parties aériennes de Sonchus oleraceus L.
Les valeurs sont exprimées en moyenne±écart type. EBr : extrait brut ; EAe : extrait acétate d’éthyle. Les niveaux
de significativité sont exprimés par :* = p< 0,05 ; ** = p< 0,001 ; *** = p< 0,0001.

B. La fonction hépatique

Les paramètres biochimiques de l’évaluation de la fonction hépatique sont présentés


dans les figures et les tableaux ci-dessous. L’évaluation des transaminases hépatiques (l’ASAT:
L’Aspartate amino-transférase et de l’ALAT: l’Alanine amino-transférase) présentent une
légère augmentation non significative comparée à celle de témoin traité par l’EBr (Figure 28).
Alors que l’EAe a provoqué une augmentation de l’ALAT. Cette augmentation a été très
significative (p˂0,001) à 500 mg/kg p.c (128,67±55,38 UI/L) par rapport au témoin
(40,70±10,93 UI/L) (tableau 20). En revanche, l’activité enzymatique de l’ALAT a été
significativement augmentée chez les animaux traités par l’EAe que chez les animaux traités
par l’EBr par rapport au témoin. Par ailleurs, L’action des extraits EBr et EAe sur les marqueurs
biochimiques du foie (ASAT et ALAT) n’est pas dose-dépendante.

129
Chapitre III : Etudes toxicologiques de l’espèce Sonchus oleraceus L.

500
C o n c e n t r a tio n p la s m a t iq u e ( U I/L )
EBr T é m o in s 500
EAe

C o n c e n t r a t io n p l a s m a t iq u e ( U I/L )
2 5 0 m g /k g p . c T é m o in s
400 2 5 0 m g /k g p . c
5 0 0 m g /k g p . c
400 5 0 0 m g /k g p . c
1 0 0 0 m g /k g p . c 1 0 0 0 m g /k g p . c
2 0 0 0 m g /k g p . c 2 0 0 0 m g /k g p . c
300
300

200
200
*

100 100

0 0
T

L
T

L
T
A

A
A

A
A
S

P
A
A

A
A
Figure 28 : Taux sérique de « ASAT, ALAT et PAL » de souris témoins et traitées dans les
conditions de la toxicité subaigüe par différentes doses de 250-2000 mg/kg p.c des extraits de la
partie aérienne de Sonchus oleraceus L.
Les valeurs sont exprimées en moyenne±écart type. EBr : extrait brut ; EAe : extrait acétate d’éthyle. Les niveaux
de significativité sont exprimés par :* = p< 0,05 ; ** = p< 0,001 ; *** = p< 0,0001.

Pour la dose 1000 mg/kg, on a remarqué une diminution non significative de l’activité
de la phosphatase alkaline ‘PAL’ et une légère élévation dans la concentration de protéines
totales mais n’étaient pas significativement différente par rapport à celles du groupe témoin
(p˃0.05) (Figure 28). Ce qui diffère des souris traités par l’EAe, à la dose de 2000 mg/kg p.c,
l’élévation de la concentration des protéines totales a été significative (p˂0,05) avec des valeurs
de (65,31±2,21 g/L) en comparaison avec le lot témoin (42,70±4,94 g/L).

5
EAe
C o n c e n t r a t io n ( m g /L )

10 T é m o in s
C o n c e n t r a t io n ( m g /L )

EBr 4
2 5 0 m g /k g p . c
8 T é m o in s 5 0 0 m g /k g p . c
2 5 0 m g /k g p . c 3 1 0 0 0 m g /k g p . c
6 5 0 0 m g /k g p . c 2 0 0 0 m g /k g p . c
1 0 0 0 m g /k g p . c
2
4 2 0 0 0 m g /k g p . c

1
2
*
* *
0 0
le
le

te

te
te

te

ta
ta

c
c

e
e

to
to

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u
u

b
b

il
il

ir
ir

u
u

il
B

il

ir
ir

B
B

il
il

B
B

Figure 29 : Taux sérique de « bilirubine totale, directe et indirecte » de souris témoins et traitées
dans les conditions de la toxicité subaigüe par différentes doses de 250-2000 mg/kg p.c des extraits
de la partie aérienne de Sonchus oleraceus L.
Les valeurs sont exprimées en moyenne±écart type. EBr : extrait brut ; EAe : extrait acétate d’éthyle. Les niveaux
de significativité sont exprimés par :* = p< 0,05 ; ** = p< 0,001 ; *** = p< 0,0001.

130
Chapitre III : Etudes toxicologiques de l’espèce Sonchus oleraceus L.

En outre, aucune différence significative n'a été constatée entre tous les groupes traités
par l’EBr en ce qui concerne le niveau de bilirubine totale, de la bilirubine directe, du
triglycéride et de cholestérol (Fig. 29 et 32). Alors que l’EAe a provoqué une augmentation de
cholestérol chez les souris. L’élévation de la concentration a été très significative (p˂0,01) aux
doses 500-2000 mg/kg p.c (1,20±0,24 ; 1,03±0,10 ; 1,04±0,01 g/L) par rapport au groupe
témoin (0,61±0,11 g/L).

Par contre, une diminution significative (p˂0.01) de l'activité de la bilirubine indirecte


a été notée chez les souris traitées à la dose 250, 500 et 1000 mg/kg d'extrait EBr avec des
concentrations de (0,63±0,15 ; 0,31±0,10 ; 0,83±0,79 mg/L) par rapport au groupe témoin de
DMSO (1,95±0,25 mg/L). Tandis que, les valeurs de LDL ont montrés une augmentation très
significative (p˂0.01) à 500 et 2000 mg/Kg p.c (0,38±0,15 et 0,39±0,05 g/L) en comparaison
avec le lot témoin (0,11±0,03 g/L).
100
EBr
C o n c e n t r a t io n ( g /L )

80 80 EAe
T é m o in s
C o n c e n t r a t io n ( g /L )

2 5 0 m g /k g p . c *
60 5 0 0 m g /k g p . c 60
1 0 0 0 m g /k g p . c T é m o in s
2 0 0 0 m g /k g p . c 2 5 0 m g /k g p . c
5 0 0 m g /k g p . c
40 40
1 0 0 0 m g /k g p . c
2 0 0 0 m g /k g p . c
20
20

0
0
s
le

s
le
ta

ta
to

to
s

s
e

e
in

in


ro

ro
P

Figure 30 : Taux sérique de « protéines totales » de souris témoins et traitées dans les conditions
de la toxicité subaigüe par différentes doses de 250-2000 mg/kg p.c des extraits de la partie
aérienne de Sonchus oleraceus L.
Les valeurs sont exprimées en moyenne±écart type. EBr : extrait brut ; EAe : extrait acétate d’éthyle. Les niveaux
de significativité sont exprimés par :* = p< 0,05 ; ** = p< 0,001 ; *** = p< 0,0001.

131
Chapitre III : Etudes toxicologiques de l’espèce Sonchus oleraceus L.

3
EAe
2 .0 EBr T é m o in s

C o n c e n t r a t io n ( g /L )
T é m o in s 2 5 0 m g /k g p . c
C o n c n t r a t io n ( g /L )

2 5 0 m g /k g p . c 5 0 0 m g /k g p . c
1 .5 5 0 0 m g /k g p . c 2
1 0 0 0 m g /k g p . c
1 0 0 0 m g /k g p . c 2 0 0 0 m g /k g p . c
2 0 0 0 m g /k g p . c *
1 .0
* *
1

0 .5 *
*

0
0 .0

L
ro
d

D
e

ri
ro
d

L
D

é
ri

s
c
é

le
s

ly
c

le
ly

o
g
o
g

h
ri
h
ri

C
T
C
T

Figure 31 : Taux sérique de « triglycéride, cholestérol, HDL et LDL » de souris témoins et traitées
dans les conditions de la toxicité subaigüe par différentes doses de 250-2000 mg/kg p.c des extraits
de la partie aérienne de Sonchus oleraceus L.
Les valeurs sont exprimées en moyenne±écart type. EBr : extrait brut ; EAe : extrait acétate d’éthyle. Les niveaux
de significativité sont exprimés par :* = p< 0,05 ; ** = p< 0,001 ; *** = p< 0,0001.

Ceci nous permet de conclure que l’application orale à dose répétée de l’extrait brut de
la plante, à la dose suscitée, entraîne une perturbation de LDL ainsi que la fonction hépato-
rénale notamment la bilirubine indirecte. Tandis que l’extrait acétate d’éthyle, a entrainé un
trouble lipidique et hépato-rénal : au niveau de cholestérol, d’ALAT, d’urée, de créatinine et
des protéines totales.

132
Chapitre III : Etudes toxicologiques de l’espèce Sonchus oleraceus L.

Tableau 19 : Valeurs des paramètres biochimiques des souris témoins et traitées dans les
conditions de la toxicité subaigüe par l’extrait brut EBr des parties aériennes de Sonchus
oleraceus L.
Paramètres Témoin EBr 250 EBr 500 EBr 1000 EBr 2000
DMSO mg/kg mg/kg mg/kg mg/kg
Glucose (g/L) 0,85±0,09 0,48±0,20 0,82±0,45 0,77±0,17 0,93±0,17
Créatinine (mg/L) 5,69±0,57 6,68±6,80 2,54±0,23 1,85±0,73 1,96±1,43
Urée (g/L) 0,37±0,42 1,05±1,39 0,22±0,01 0,20±0,09 0,22±0,03
Acid urique ‘AU’ 25,53±6,51 54,94±9,07 40,16±21,93 38,51±11,75 22,09±15,32
(mg/L)
Triglycérides 1,15±0,68 1,60±0,30 1,03±0,20 0,99±0,13 1,18±0,35
(TG) (g/L)
Cholestérol (g/L) 1,22±0,07 1,02±0,28 1,16±1,18 0,97±0,05 1,10±0,17
HDL (g/L) 0,65±0,03 0,59±0,11 0,58±0,09 0,51±0,01 0,47±0,20
LDL (g/L) 0,11±0,03 0,19±0,12 0,38±0,15* 0,32±0,12 0,39±0,05*
ASAT (UI/L) 222,00±27,1 247,27±94,3 284,19±25,78 219,15±34,9 308,07±101,0
9 1 7 9
ALAT (UI/L) 46,40±6,54 42,94±2,79 74,88±35,13 38,88±2,06 75,31±47,06
Phosphatase 50,29±44,53 62,57±23,98 100,39±17,62 35,49±21,28 56,21±19,49
alkaline ‘PAL’
(UI/L)
Bilirubine totale 7,32±2,51 2,23±1,46 1,36±0,46 3,31±0,67 5,05±2,06
(mg/L)
Bilirubine directe 3,72±1,47 1,60±1,38 1,05±0,52 2,48±3,32 3,93±3,88
(mg/L)
Bilirubine 1,95±0,25 0,63±0,15* 0,31±0,10* 0,83±0,79* 1,12±0,52
indirecte (mg/L)
Protéines totales 58,73±3,24 60,62±16,24 55,95±1,38 52,28±8,92 68,06±9,53
‘PT’ (g/L)
Les valeurs sont présentées en moyenne±SD. Les niveaux de significativité sont exprimés par : * = p < 0,05 ; **
= p < 0,001 ; *** = p< 0,0001.

133
Chapitre III : Etudes toxicologiques de l’espèce Sonchus oleraceus L.

Tableau 20 : Valeurs des paramètres biochimiques des souris témoins et traitées dans les
conditions de la toxicité subaigüe par l’extrait acétate d’éthyle EAe des parties aériennes de
Sonchus oleraceus L.
Paramètres Témoin Eau EAe 250 EAe 500 mg/kg EAe 1000 EAe 2000
physiologique mg/kg mg/kg mg/kg
Glucose (g/l) 0,72±0,13 1,22±0,27 0,85±0,64 0,71±0,20 0,97±0,19
Créatinine 1,71±0,78 5,22±0,35* 2,16±1,75 3,53±0,35 6,53±0,37*
(mg/l)
Urée (g/l) 0,14±0,03 0,21±0,05 0,28±0,06* 0,21±0,02 0,24±0,01

Acide urique 8,67±1,71 33,15±11,82 21,51±3,26 34,50±13,78 32,51±12,75


‘AU’ (mg/l)
Triglycérides 0,89±0,07 0,77±0,13 1,87±0,61 1,66±0,64 1,08±0,09
‘TG’ (g/l)
Cholestérol 0,61±0,11 0,77±0,14 1,20±0,24* 1,03±0,10* 1,04±0,01*
(g/l)
HDL (g/l) 0,28±0,08 0,39±0,08 0,56±0,17 0,52±0,14 0,54±0,00

LDL (g/l) 0,15±0,06 0,07±0,02 0,09±0,03 0,08±0,02 0,10±0,00


ASAT (UI/l) 243,76±89,43 302,71±52,67 335,53±120,18 321,26±68,07 273,61±4,48

ALAT (UI/l) 40,70±10,93 79,54±8,81 128,67±55,38* 73,78±18,63 73,55±11,89

phosphatase 51,49±44,68 74,94±60,20 19,64±3,02 61,40±7,47 94,32±5,36


alkaline
‘PAL’ (UI/l)
Bilirubine 3,62±1,54 3,64±2,43 1,18±0,04 4,29±2,09 2,49±1,14
totale (mg/l)
Bilirubine 2,88±1,67 2,19±1,31 0,93±0,02 3,24±1,34 1,22±0,44
directe (mg/l)
Bilirubine 0,41±0,37 1,46±1,25 0,25±0,03 1,05±0,75 1,28±0,71
indirecte
(mg/l)
Protéines 42,70±4,94 61,12±4,94 23,74±4,12 63,01±0,89 65,31±2,21*
totals ‘PT’
(g/l)
Les valeurs sont présentées en moyenne±SD. Les niveaux de significativité sont exprimés par :* = p < 0,05 ; ** =
p < 0,001 ; *** = p< 0,0001.

134
Chapitre III : Etudes toxicologiques de l’espèce Sonchus oleraceus L.

VII.2.3.2. Evaluation de l’action des extraits bruts EBr et acétate d’éthyle EAe sur les
paramètres hématologiques

L'effet de l'administration orale subaigüe des extraits EBr et EAe de Sonchus oleraceus
L. (250-2000 mg/kg) sur les paramètres hématologiques des souris femelles est présenté dans
les tableaux 21 et 22 et ont été étudié statistiquement par Dunnett t-test post-hoc.

A. Effets de l’EBr et l’EAe sur les paramètres de la lignée érythrocytaire (globules


rouges, hémoglobine, hématocrite, MCV, MCH, CCMH)
Les valeurs des globules rouges, de l’hémoglobine et des hématocrites (tableau 21) ont
été augmentées significativement (p˂0,0001). Une élévation significative de globules rouges
(GR à 1000-2000 mg/kg), d’hémoglobine (Hb) et d’hématocrite (à 1000 et 2000 mg/kg
respectivement) a été enregistrée. Par contre, à la dose de 500 mg/kg les souris ont montré une
diminution hautement significative (p<0,0001) des GR, d’hémoglobine et d’hématocrite par
rapport au groupe de contrôle de DMSO.
Les souris traitées avec un extrait acétate d’éthyle EAe ont montré une légère
augmentation non significative d’hémoglobine par rapport au groupe de contrôle d’eau
physiologique. Alors que les valeurs des globules rouges, d’hématocrites ont été constantes
(tableau 22).

Pour les MCV, cette augmentation a été très significative (p˂0,001) à la dose 500 et
1000 mg/kg (55,30±0,10 et 54,40±0,30 fl.) comparativement aux témoins (49,85±0,98 fl.) ;
contrairement aux souris traitées par l’EAe qui avaient des valeurs constants de MCV.

Les MCH ont connu une variation très significative dont les valeurs ont été diminuées
(p˂0,001) aux doses (250, 500 et 2000mg/kg), par rapport au lot témoin. Idem pour l’extrait
EAe, MCH a connu un déclin significatif (p˂0,001) sur toutes les doses à l’exception de la dose
1000 mg/kg p.c.

Pour la CCMH, la diminution constatée a été hautement significative (p˂0,0001) à


toutes les doses comparativement aux témoins (tableau 21). Pour les lots traités par l’EAe, la
concentration de CCMH a été baissée de manière non significative aux différentes doses testées.

En outre, l'analyse hématologique du sang a révélé des changements significatifs des


paramètres calculés. Toutefois, ces changements ne sont pas produits simultanément dans les
groupes d’animaux et n'étaient pas dose-dépendant.

135
Chapitre III : Etudes toxicologiques de l’espèce Sonchus oleraceus L.

B. Effets de l’EBr et l’EAe sur les paramètres de la lignée leucocytaire (globules


blancs, neutrophiles, lymphocytes, éosinophiles, basophiles, et monocytes)

Notant que l’étude statistique, par Dunnett t-test, a montré que toutes les différences
entre les groupes pour les paramètres de la lignée leucocytaire (globules blancs, neutrophiles,
lymphocytes, éosinophiles et monocytes) étaient hautement significatives pour toutes les doses
d’EBr testées. De même, les souris traitées par l’EAe ont montrées une augmentation hautement
significative (p˂0,0001) des monocytes, des basophiles et une grande diminution significative
des lymphocytes (p˂0,0001) sur toutes les doses utilisées. Les globules blancs ont subis une
diminution significative (p˂0,001) aux doses (500 et 1000 mg/kg p.c), de plus les neutrophiles
ont été accrus aux doses (1000 et 2000 mg/kg p.c).

Les basophiles ont subi une augmentation très significative (p<0,001) à la dose 1000
mg/kg (0,40±0,09%) comparativement aux témoins (0,02±0,01 %).

C. Effets de l’EBr et de l’EAe sur les plaquettes sanguines

L’EBr a entrainé une diminution des plaquettes sanguines chez les souris pour toutes les
doses utilisées (tableau 21). Cette diminution est plus significative au lot 1 (143,00±3,00
103/µL, p˂0,0001) comparativement aux témoins (695,70±71,90 103/µL). Alors que l’EAe a
causé une diminution hautement significative (p<0,0001) aux doses (250, 500 et 1000 mg/kg
p.c) par rapport au lot témoin.

Ceci nous laisse conclure que l’application orale à dose répétée d’une durée de 28 jours
de l’extrait brut et l’extrait acétate d’éthyle de laiteron maraicher ont entraînés une forte
perturbation des paramètres hématologiques.

136
Chapitre III : Etudes toxicologiques de l’espèce Sonchus oleraceus L.

Tableau 21 : Valeurs des paramètres hématologiques de souris témoins et traitées dans les
conditions de la toxicité subaigüe par l'extrait brut de S.oleraceus L. des parties aériennes de
Sonchus oleraceus L.
Paramètres Témoin EBr 250 EBr 500 EBr 1000 EBr 2000
DMSO mg/kg p.c mg/kg p.c mg/kg p.c mg/kg p.c
GB (103/µL) 7,05±0,03 5,53±0,47*** 2,95±0,06** 8,42±0,37*** 9,60±0,15***
*
Neutrophiles 19,50±0,24 66,40±0,20*** 56,30±0,20* 22,50±0,53*** 42,70±0,01***
(%) **
Lymphocytes 50,71±0,34 3,40±0,15*** 40,00±1,00* 73,40±0,38*** 8,60±0,36***
(%) **
Eosinophiles 1,27±0,18 4,09±0,46*** 3,40±0,16** 3,10±0,16*** 2,60±0,02***
(%) *
Monocytes 2,07±0,09 25,70±2,27*** 0,20±0,05** 1,00±0,11* 46,00±4,00*
(%) *
Basophiles 0,02±0,01 0,40±0,09*** 0,10±0,01 0,00±0,00 0,10±0,09
(%)
GR (106/µL) 7,42±0,22 8,10±0,05* 4,05±0,18** 8,39±0,20** 9,02±0,43***
*
Hémoglobine 11,12±0,12 11,50±0,27 6,10±0,11** 13,40±0,18*** 12,70±0,27***
(g/dL) *
Hématocrite 36,93±0,37 38,50±0,08 22,40±0,27* 45,60±0,48*** 42,90±0,52***
(%) **
MCV ou 49,85±0,98 47,50±2,28 55,30±0,10* 54,40±0,30** 47,60±0,36
VGM (fl.) **
MCH ou 16,99±0,46 14,20±0,47** 15,00±1,03* 16,00±0,33 14,10±0,01***
TCMH (pg)
CCMH (g/dL) 35,39±0,28 29,90±1,58*** 27,20±0,21* 29,40±0,04*** 29,60±0,29***
**

Plaquettes 695,70±71,9 143,00±3,00** 211,00±11,0 454,00±57,00* 364,00±93,00**


(103/µL) 0 * 0*** ** *
Les valeurs sont présentées en moyenne±SD. Pas de différence significative par rapport au groupe de contrôle si
l'on considère p>0,05 pour les différents paramètres hématologiques. Les niveaux de significativité sont exprimés
par : * = p< 0,05 ; ** = p< 0,001 ; *** = p< 0,0001.

137
Chapitre III : Etudes toxicologiques de l’espèce Sonchus oleraceus L.

Tableau 22 : Valeurs des paramètres hématologiques de souris témoins et traitées dans les
conditions de la toxicité subaigüe par l'extrait acétate d’éthyle de S.oleraceus L. des parties
aériennes de Sonchus oleraceus L.
Paramètres Témoin EAe 250 EAe 500 EAe 1000 EAe 2000
mg/kg p.c mg/kg p.c mg/kg p.c mg/kg p.c
GB (103/µL) 7,05±0,60 6,82±0,88 4,30±0,59*** 4,65±1,00** 5,65±0,23

Neutrophiles 19,5±0,10 33,67±13,08 1,87±1,20*** 65,90±5,19* 54,00±3,78*


(%)
Lymphocytes 50,71±0,29 11,50±0,54*** 0,51±0,34*** 5,20±0,83*** 8,80±0,94***
(%)
Eosinophiles 1,27±0,18 9,37±1,34 0,26±0,05 5,09±0,58 1,60±0,18
(%)
Monocytes 2,07±0,04 38,70±0,74*** 1,96±0,01 23,70±1,45*** 35,40±2,41***
(%)
Basophiles 0,02±0,01 0,10±0,01*** 0,01±0,00 0,10±0,03*** 0,20±0,01***
(%)
GR (106/µl) 7,42±0,29 7,93±0,71 7,59±0,51 8,21±0,55 8,61±0,19

Hémoglobine 11,12±0,04 11,40±0,62 11,20±1,17 12,80±0,73 12,70±0,02


(g/dl)
Hématocrite 36,60±0,45 37,51±5,38 36,70±4,72 41,30±0,63 40,30±3,68
(%)
MCV ou 49,85±0,49 47,30±7,09 48,30±7,32 50,30±0,63 46,80±1,18
VGM (fl)
MCH ou 16,99±0,44 14,40±1,43* 14,80±0,71* 15,50±0,48 14,80±0,59*
TCMH (pg)
CCMH (g/dl) 35,39±0,07 30,50±0,83 30,60±1,55 30,90±2,56 31,60±3,26

Plaquettes 695,70±106 348,00±54,00* 137,00±31,00* 291,00±65,00* 636,00±22,00


(10 /µl)
3
,70 ** ** **
Les valeurs sont présentées en moyenne±SD. Pas de différence significative par rapport au groupe de contrôle si
l'on considère p>0,05 pour les différents paramètres hématologiques. Les niveaux de significativité sont exprimés par
: * = p< 0,05 ; ** = p< 0,001 ; *** = p< 0,0001.

138
Chapitre III : Etudes toxicologiques de l’espèce Sonchus oleraceus L.

VII.2.4. Analyse histopathologique

À la fin du traitement, l'examen macroscopique des organes internes du groupe témoin


et du groupe traité, notamment le foie, les reins, la rate, le cœur et les poumons n'a révélé aucune
anomalie pathologique ou changement morphologique liée à l'administration des extraits après
préparation et coloration à l’hématoxyline-éosine. Ces derniers présentaient un aspect normal
similaire à celui des organes du lot témoin.

L’aspect général des organes des souris traitées par l’EBr et l’EAe, ainsi que leurs poids
relatifs ont été semblables à ceux des souris témoins. Ces organes font l’objet d’étude
anatomopathologique et histologique ; vu que certains produits pourraient altérer l’une ou
l’autre des fonctions de ces organes.

Les résultats de l'examen histopathologique sont indiqués dans les figures ci-dessous.
L’observation des coupes histologiques du foie, des reins et des poumons des souris traitées par
rapport aux témoins a permis de constater la conservation de l’architecture cellulaire (lobulaire
et tubulaire) de ces organes, cependant quelques particularités ont été envisagées.

Les foies des souris femelles témoins sont normaux avec des hépatocytes séparées par
des sinusoïdes étroites. Une congestion vasculaire avec des infiltrats tissulaire par des cellules
inflammatoires est enregistrée sur quelques tissus hépatiques chez les souris traitées par l’extrait
brut de S.oleraceus L. avec les doses (250 et 2000 mg/kg p.c respectivement) (figure 32).

Les reins des souris témoins montrent des glomérules et des tubules normaux,
cependant, l’examen du rein a révélé la présence de néphrite hémorragique, quelques points de
congestion hémorragique et dégénérescence hémorragique chez les souris traitées par l’EBr
avec les doses (2000 et 500 mg/kg p.c respectivement). Une dégénérescence hémorragique, une
infiltration tissulaire par les cellules inflammatoire, néphrite hémorragique, congestion intra-
vasculaire, présence de sang c.à.d. infiltration sanguine du tube contourné distal ont été
observés lorsqu’on a exploité l’effet de la dose 2000 mg/kg d’extrait brut par rapport aux
témoins (figure 33).

Tandis que, l'examen histologique des poumons a révélé une dégénérescence


hémorragique sur les coupes des souris traitées avec les doses (250 mg/kg et 2000 mg/kg p.c.
respectivement) (Figure 35). Les autres lots d’organes (foie, reins et poumons) ont une

139
Chapitre III : Etudes toxicologiques de l’espèce Sonchus oleraceus L.

architecture normale et ne présente aucun signe de lésions par rapport aux coupes témoins (Fig.
32, 33, 34).

Cependant, les coupes histologiques du foie, reins et poumons des souris présentait des
altérations histopathologiques sévères, telles que congestion vasculaire du foie et intra-
vasculaire du rein, néphrite rénale, hémorragie et dégénérescence des reins et poumons,
infiltration sanguine du tube contourné distal rénal et inflammation massive (infiltrats
inflammatoires mononucléaires). L’examen histologique révèle aussi la présence des foyers de
nécrose et des distensions des tubules rénaux dans les conditions de la toxicité subaigüe.

140
Chapitre III : Etudes toxicologiques de l’espèce Sonchus oleraceus L.

A B

Figure 32 : Photomicrographies sélectionnées des coupes histologiques des tissus hépatiques des
souris témoins et traitées par l’extrait brut de la plante dans les conditions de la toxicité
subaiguë. Coloration éosine-hématoxyline/Grossissement 40X.
(A) groupe témoin, (B) groupe traité par l’ extrait EBr 250 mg/kg et (C) groupe traité par l’ extrait EBr 2000
mg/kg.

141
Chapitre III : Etudes toxicologiques de l’espèce Sonchus oleraceus L.

A B C C

TD
P

I N
C DC

D NP

Figure 33 : Photomicrographies sélectionnées des coupes histologiques des tissus rénales des
souris témoins traitées par l’extrait brut de la plante dans les conditions de la toxicité subaiguë.
Coloration éosine hématoxyline/Grandissement 40 X.
(A) groupe témoin, (B) groupe traité par l’ extrait EBr 500 mg/kg et (C) groupe traité par l’ extrait EBr
2000 mg/kg. Flèche : (C) Congestion ; (DC) distension des canaux ; (N) Nécrose ; (TD) lésion tissulaire
‘tissue damage’ ; (D) Tube contourné distal ; (P) Tube contourné proximal ; (NP) Noyau d'un podocyte
; (I) infiltration.

A B C

Figure 34 : Photomicrographies sélectionnées des coupes histologiques des tissus pulmonaires


des souris témoins traitées par l’extrait brut de la plante dans les conditions de la toxicité
subaiguë. Coloration éosine hématoxyline/Grandissement 40 X.
(A) groupe témoin, (B) groupe traité par l’extrait EBr 250 mg/kg et (C) groupe traité par l’extrait EBr 2000
mg/kg.

Les résultats de l'examen histopathologique des organes de souris traitées par l’extrait
acétate d’éthyle EAe de Sonchus oleraceus L. (250-2000 mg/kg pc) sont indiqués dans les
(figures 35, 36, 37).

Les foies des souris femelles témoins ont révélé une architecture hépatique normale, des
hépatocytes polyédriques séparées par des espaces sinusoïdaux étroites et des veines centrales.
Cependant, une congestion vasculaire et intravasculaire avec quelques points de

142
Chapitre III : Etudes toxicologiques de l’espèce Sonchus oleraceus L.

dégénérescence hépatique a été observée à la dose (500 et 2000 mg/kg p.c) respectivement
(figure 35).

On remarque chez les reins de souris injectées par 250 mg/kg p.c d’EAe des néphrons
hémorragique avec quelques points de dégénérescence. L'architecture du tissue néphrique de
souris traitée par 500 mg/kg d’extrait a démontré des lésions hémorragiques, avec une néphrite
hémorragique et les veines marquent des congestions vasculaires (Figure 36). Alors qu’à la
dose 1000 mg/kg, les reins montrent une légère néphrite avec quelques points hémorragiques
et une congestion intra-vascualire. En outre, l'incision histologique du rein a révélé une
congestion avec quelques points de dégénérescence tissulaire dans le groupe traité par la plus
haute dose (2000 mg/kg p.c) par rapport au groupe témoin.

De même, l'examen histologique de poumon semble avoir une dégénérescence tissulaire


et hémorragique aux doses (250 et 500 mg/kg p.c) respectivement par rapport au control.
L'administration subaiguë d’extrait acétate d’éthyle EAe à 1000 mg/kg de poids corporel a
entrainé une congestion intra-vasculaire accentuée avec quelques points de dégénérescence,
tandis que l'histologie de la section des poumons de souris ayant reçu 2000 mg/kg de poids
corporel d'extrait EAe a révélé une dégénérescence hémorragique (Figure 37).

143
Chapitre III : Etudes toxicologiques de l’espèce Sonchus oleraceus L.

A B C

D E

Figure 35 : Photomicrographies sélectionnées des coupes histologiques des tissus hépatiques des
souris témoins traitées par l’extrait acétate d’éthyle de Sonchus oleraceus L. dans les conditions
de la toxicité subaiguë. Coloration éosine-hématoxyline/Grossissement 40X.
(A) groupe témoin, (B) groupe traité par l’extrait EAe 250 mg/kg, (C) groupe traité par l’extrait EAe 500 mg/kg,
(D) groupe traité par l’extrait EAe 1000 mg/kg et (E) groupe traité par l’extrait EAe 2000 mg/kg(C).

144
Chapitre III : Etudes toxicologiques de l’espèce Sonchus oleraceus L.

A B C

D E

Figure 36 : Photomicrographies sélectionnées des coupes histologiques des tissus rénales des
souris témoins traitées par l’extrait acétate d’éthyle de Sonchus oleraceus L. dans les conditions
de la toxicité subaiguë. Coloration éosine hématoxyline/Grandissement 40X.
(A) groupe témoin, (B) groupe traité par l’extrait EAe 250 mg/kg, (C) groupe traité par l’extrait EAe 500 mg/kg,
(D) groupe traité par l’extrait EAe 1000 mg/kg et (E) groupe traité par l’extrait EAe 2000 mg/kg(C).

145
Chapitre III : Etudes toxicologiques de l’espèce Sonchus oleraceus L.

A B C

D E

Figure 37 : Photomicrographies sélectionnées des tissus pulmonaires des souris témoins traitées
par l’extrait acétate d’éthyle de Sonchus oleraceus L. dans les conditions de la toxicité subaiguë.
Coloration éosine-hématoxyline/Grossissement 40X.
(A) groupe témoin, (B) groupe traité par l’extrait EAe 250 mg/kg, (C) groupe traité par l’extrait EAe 500 mg/kg,
(D) groupe traité par l’extrait EAe 1000 mg/kg et (E) groupe traité par l’extrait EAe 2000 mg/kg(C).

VII.2.5. Discussion

Malgré l'usage répandu des plantes médicinales pour les soins de santé dans les pays en
développement, peu de données scientifiques concernant leur toxicité et leurs effets indésirables
sont disponibles (Saad et al., 2006). En fait, plusieurs études ont rapporté que certaines plantes
médicinales peuvent causer plusieurs formes d'effets toxiques, qui peuvent avoir un impact
négatif sur la santé humaine. Ainsi, pour garantir la sécurité des produits végétaux destinés à
l'usage humain, des études systématiques sont nécessaires pour prévoir les risques de toxicité
et fournir des informations scientifiques permettant de sélectionner des doses sûres chez
l'homme (Neergheen-Bhujun et al., 2013). À notre connaissance, aucune étude concernant
l'évaluation de la sécurité de l'extrait brut et l’extrait acétate d’éthyle des parties aériennes de
Sonchus oleraceus L. n'ont été réalisée. Pour cette raison, la présente étude a été menée pour

146
Chapitre III : Etudes toxicologiques de l’espèce Sonchus oleraceus L.

évaluer son profil toxicologique en effectuant une toxicité orale aiguë chez la souris pendant 14
jours et une toxicité orale subaiguë chez la souris pendant 28 jours.

Dans l'étude de toxicité aiguë, l'administration d'une dose unique allant jusqu'à 5000
mg/kg p.c d'extrait EBr et d’EAe n'ont montré aucun signe de toxicité ni de mortalité pendant
toute la période d'observation (14 jours). Par conséquent, la dose létale approximative (DL50)
des deux extraits de la partie aérienne de S. oleraceus L. est estimée être supérieure à 5000
mg/kg p.c. Selon le Système général harmonisé (SGH) de classification et d'étiquetage des
produits chimiques, les substances dont la DL50 orale est supérieure à 5000 mg/kg sont
considérées comme relativement sûres et non toxique après une exposition aiguë (Unies, 2011).

Ces résultats sont comparables à ceux obtenus avec les extraits hydroéthanolique ou
dichlorométhanique de Sonchus oleraceus de Brésil (Vilela et al., 2009) chez des souris.
D’après ces auteurs, la valeur DL50 de ces extraits a été estimée à plus de 5 g/kg p.c.

Les changements de comportement général et de poids corporel sont considérés comme


des indicateurs critiques de l'état de bien-être pathologique et physiologique des animaux pour
l'évaluation des premiers signes de toxicité causés par les drogues et les produits chimiques
(Ezeja et al., 2015).

Dans l'étude de toxicité subaiguë, quatres doses de (250, 500, 1000 et 2000 mg/kg p.c)
des deux extraits ont été utilisées pendant 28 jours. Les effets ont été suivis sur le poids corporel,
le poids des organes vitaux, les paramètres biochimiques, hématologiques et les caractéristiques
histopathologiques du foie, des reins et des poumons. À la fin de l'étude de toxicité subaiguë,
l’extrait brut EBr n’a pas montré une variation significative du poids corporel des souris
femelles pendant la durée de traitement. Par contre, l’augmentation du poids corporel est
significative à J14 dans le groupe traité à 1000 mg/kg p.c. Par ailleurs, les autres lots ont
présenté une évolution corporelle normale et similaire à celle du lot témoin. Une augmentation
significative du poids corporel à J7 a été enregistrée sur des souris traitées à l’extrait acétate
d’éthyle de S. oleraceus L. à la dose de 2000 mg/kg p.c. Aucune variation significative du poids
corporel n'a été constatée entre le groupe témoin et les autres groupes traités pendant toute la
période d'étude. En ce qui concerne la toxicité subaiguë, aucune modification des signes
cliniques, de la mortalité ni de la morbidité n'ont été enregistrée et aucun changement
significatif n'a été observé dans le comportement général des groupes traités par SO chez les
souris femelles. Les souris traitées ont pris du poids avec l'âge, et il n'y a pas eu de changement

147
Chapitre III : Etudes toxicologiques de l’espèce Sonchus oleraceus L.

significatif (p>0,05) de leur poids corporel moyen par rapport aux groupes témoins pendant
toute la durée de l'étude. On peut conclure que l'administration orale d'extrait EBr et EAe de
SO à une dose allant jusqu'à 2 g/kg pendant 28 jours n'a pas eu d'effet négatif sur la croissance
normale des souris.

L'évaluation des fonctions hépatiques et rénales est un élément très important pour
évaluer la toxicité des médicaments et des extraits de plantes. Le système hématopoïétique, qui
est l'une des cibles les plus vulnérables des substances toxiques, réside dans la moelle osseuse
où se produit la production de globules rouges (Birbrair & Frenette, 2016). C’est un indice
important aussi de l'état physiologique et pathologique chez les hommes et les animaux (Liju
et al., 2013). Des études toxicologiques ont montré que les altérations du système
hématopoïétique ont une valeur prédictive plus élevée de la toxicité pour l'homme lorsque les
données sont extrapolées à partir d'études sur les animaux (Olson et al., 2000). Dans cette étude,
des altérations significatives de la numération des globules blancs (GB) et des plaquettes ont
été observées chez les souris femelles traitées avec les différentes doses des deux extraits.
Cependant, la diminution des globules blancs indique que l'administration de l’extrait EAe
pendant 28 jours a entraîné un affaiblissement du système immunitaire. La diminution des
neutrophiles, des basophiles et des monocytes ainsi observée peut être liée à des infiltrations
leucocytaires dans le foie et le poumon révélées par l'analyse histopathologique de ces organes.
L'analyse hématologique a révélé une perturbation ‘augmentation et diminution’ du niveau de
globule rouge, de MCV, de MCH et de plaquettes des souris traitées par les deux extraits. Donc,
cette différence affecte l’érythropoièse, la morphologie ou la fragilité osmotique des globules
rouges (Guyton & Hall, 2000). Dans cette étude, l'administration subaiguë d'EBr et EAe a
entraîné de grands changements significatifs (p˂0,05) dans le profil hématologique des souris
qui ont reçu différentes doses d'extraits par rapport au groupe témoin, ce qui suggère que l'EBr
et l’EAe de S. oleraceus L. sont probablement toxique pour le système sanguin.

Le foie est un organe vital qui joue un rôle central dans la biotransformation des
médicaments, et son fonctionnement normal est évalué par divers enzymes de biomarqueurs
sériques (Olorunnisola et al., 2012). L'augmentation des taux d'ALAT dans le sérum reflète
l'hypertrophie et les lésions des tissus hépatiques (Costa-Silva et al., 2008). Le taux d'ASAT,
en plus d'être un indicateur de dysfonctionnement hépatique, est également utilisé pour évaluer
les maladies musculaires et cardiaques (Adeyemi & Osubor, 2010). La phosphatase alcaline
‘PAL’ est principalement présente dans les cellules qui tapissent le canal biliaire du foie et est
utilisée dans le diagnostic des pathologies du canal biliaire (Ramaiah et al., 2011).

148
Chapitre III : Etudes toxicologiques de l’espèce Sonchus oleraceus L.

L'évaluation de la fonction hépatique est essentielle pour évaluer la toxicité des


médicaments et des extraits de plantes. En effet, L'ASAT, l'ALAT, la PAL, les protéines
sériques totales et la concentration de bilirubine totale dans le sérum sont les biomarqueurs
cliniques les plus courants de l'état du foie (Al-Mamary et al., 2002).

Dans la présente étude, l'extrait EBr de la plante a produit une augmentation non
significative dans les niveaux sériques d’ALAT, d’ASAT et de PAL par rapport aux témoins.
Les lésions hépatiques causées par les médicaments hépatotoxiques peuvent entraîner une
augmentation des taux d'ALT, d'AST et de protéines totales dans le sang (Ogunlana et al.,
2013). Le taux de PAL est augmenté lors d’une cholestase ou d’une atteinte osseuse. La
cholestase peut être intra-hépatique (stéatose, cirrhose) ou extra-hépatique (lithiase et
obstruction biliaire) (Saleem et al., 2016). Cela pourrait suggérer qu'il y a un effet apparent
d'hépatotoxicité chez la souris. L’augmentation significative des (ALAT) de souris traitées par
l’EAe pourrait indiquer également un déclin de la fonction hépatique due à un effet
hépatotoxique possible de l’extrait acétate d’éthyle.

La bilirubine est un produit de dégradation de l'hémoglobine, et l'augmentation de son


taux sérique est associée à des maladies telles que la cirrhose biliaire primitive et la cholestase
hépatique (Thapa & Walia, 2007). Alors que, le taux sérique de protéines totales est une
mesure approximative de l'état protéique qui peut refléter des variations fonctionnelles majeures
des fonctions rénales et hépatiques. Des taux anormaux peuvent être associés à des infections
hépatiques ou à une inflammation chronique (Tatefuji et al., 2014). Dans la présente étude, les
protéines totales ont été élevées très légèrement, de manière non significative des groupes traités
par l’EBr ; par contre la concentration des protéines totales des souris traitées par l’EAe a été
augmentée significativement. Alors qu’il y a eu une diminution non significative des niveaux
de bilirubine dans les groupes traités par les deux extraits par rapport aux groupes de contrôle.
Cette variation peut être attribuée à des dommages structuraux hépatiques et d'inhibition de la
sécrétion biliaire (Metushi et al., 2011). Ces résultats confirment les constatations précédentes
concernant les paramètres hématologiques et les enzymes marqueurs hépatiques, qui indiquent
que les extraits peuvent avoir un effet néfaste sur le système érythropoïétique et le foie.

L'altération de la fonction hépatocellulaire peut entraîner une réduction des


concentrations de protéines totales et de bilirubine dans l'insert. Le changement insignifiant des
concentrations sériques de protéines totales et de bilirubine dans les groupes traités et les

149
Chapitre III : Etudes toxicologiques de l’espèce Sonchus oleraceus L.

groupes témoins suggère en outre que les fonctions synthétiques du foie sont altérées par
l’extrait brut et acétate d’éthyle.

On sait que le foie est l'organe principal du métabolisme du glycogène. La diminution


de glycogène dans le foie est un résultat commun d'insuffisance hépatique après des lésions du
foie causées par des composés toxiques. Cette insuffisance hépatique peut provoquer une
augmentation de l'insuline dans le sang, et une réduction consécutive de la teneur en sucre dans
le sang, ce qui est cohérent avec le taux de glucose et du glycogène dans le foie (Wu et al.,
2005). Dans notre étude, l'élévation du niveau de glucose nous laisse supposer que l’extrait EBr
et EAe pourraient affecter directement la synthèse, le stockage et la décomposition du
glycogène dans le foie.

Il est bien connu que le foie est l’organe clé dans la synthèse et l'excrétion du cholestérol.
A cet effet tout type d'obstruction dans le foie, soit intra ou extra-hépatique, va provoquer une
augmentation du taux du cholestérol total dans le plasma. Les hyperlipidémies multiples sont
souvent secondaires à de nombreux facteurs tels que le régime alimentaire, la consommation
d'alcool, les thérapies ou des maladies comme la néphrose, le diabète, l'hypothyroïdie ou les
tumeurs (Havel 1969). L'administration orale d’extrait EBr a produit une augmentation
significative (p˂0,05) des LDL, et une réduction du cholestérol, des triglycérides (TG) et des
HDL par rapport aux groupes de contrôle. Alors que l’administration orale d’extrait EAe a
produit une réduction des LDL et une augmentation significative du cholestérol et non
significative des TG et des HDL. Le métabolisme anormal des lipides peut conduire à
l'élévation du niveau de substances grasses, en grande partie le cholestérol et les triglycérides
dans la circulation sanguine, entraînant une hyperlipidémie (Ginsberg et al., 2006). La présente
étude a montré une hyperlipidémie marquée et une augmentation marquée du cholestérol chez
les souris traitées par l’extrait EAe, par contre l’extrait brut a provoqué une hypolipidémie en
diminuant le taux de cholestérol, des TG et des HDL. Ces résultats suggèrent que l'extrait brut
de Sonchus oleraceus L. pourrait être efficace pour améliorer le profil lipidique, qui peut
protéger contre l'athérosclérose, les maladies coronariennes et les complications du diabète.
D'après ces résultats, on peut conclure que le traitement par l’extrait brut et acétate d’éthyle
provoquent des perturbations des paramètres lipidiques au niveau du plasma objectivé par une
hypo et hyper-cholestérolémie respectivement. Ces modifications lipidiques sont dues à
l’installation d’une athérosclérose caractérisée par l'accumulation anormale des lipides et de
cholestérol LDL sur la paroi des artères, ce qui entraine par conséquent l'obstruction des
vaisseaux et donc l’augmentation du risque cardiovasculaire (Bobryshev 2006).

150
Chapitre III : Etudes toxicologiques de l’espèce Sonchus oleraceus L.

Les reins sont un organe vital très vulnérable aux composés toxiques en raison du
volume élevé de sang qui y circule. Il filtre de grands types de toxines, qui peuvent s'accumuler
dans les tubules rénaux (Akindele et al., 2014). L'urée, l'acide urique et la créatinine sont
considérés comme des biomarqueurs sensibles des lésions rénales. Un biomarqueur rénal élevé
est généralement une indication d'une insuffisance rénale. Cela concerne également les
enzymes de la fonction hépatique, puisque le foie et les reins sont les principaux sites
d'élimination des substances dans l'organisme (Gowda et al., 2010).

La filtration glomérulaire dans cette étude a été évaluée grâce à la mesure de la clairance
de la créatinine et de l’urée. En ce qui concerne cette fonction, la créatinine sérique des souris
traitées par l’extrait brut EBr montre une légère diminution insignifiante, par contre l’élévation
de la créatinine a été significative (p˂0,05) par rapport à celle des animaux témoins pour les
souris traitées par l’extrait acétate d’éthyle EAe. L'analyse d'urée effectuée à l'étude subaiguë a
montré que les souris traitées aux deux extraits avec les doses de 250-2000 mg/kg p.c ont eu
une augmentation des protéines urinaires, qui était dans les limites normales. Cependant, les
concentrations de l’acide urique ont enregistré une augmentation non significative (p˃0.05)
quel que soit la dose ou l’extrait injecté par rapport aux groupes de contrôle. Un taux
plasmatique élevé en créatinine (associé à un taux élevé en urée) traduit une diminution de la
filtration glomérulaire pour les souris traitées par l’EAe. L’urée provient de la destruction des
protéines. Il est entièrement filtré par les glomérules. Son taux sanguin reflète le fonctionnement
global des reins. L’acide urique est le produit final du catabolisme des purines (adénosine et
guanidine) endogènes et exogènes. Le taux d’acide urique dans le plasma peut augmenter lors
de désordres métaboliques, de troubles nutritionnels, ou d’atteintes rénales (Ben Saad et al.,
2017). Cependant, l’augmentation de l'urée, de la créatinine et de l’acide urique, même non
importantes pour l’EBr, mais pourraient indiquer à une altération ou dysfonctionnement des
reins, à une insuffisance rénale ou même à une néphrotoxicité liée à un excès d’acide urique
dans le sang (Weber et al., 2002).

Il a été rapporté par Khan et al., (2012c) que l’extrait méthanolique de la plante entière
de S.asper de Pakistan a montré une forte activité anti-hépatotoxique vis-à-vis du CCl4
(tétrachlorure de carbone) en réduisant l'activité des trois enzymes (PAL, ALAT et ASAT), de
cholestérol et de triglycéride tout en élevant les niveaux de lipoprotéines de haute densité
(HDL). Ils ont conclu que S.asper peut protéger le foie contre les dommages oxydatifs induits
par la CCl4 chez le rat. Selon les études faites sur d’autres espèces du genre Sonchus, il ressort
que les extraits obtenus de ce genre ne sont pas toxiques. Alkreathy et al., (2014) ont rapporté

151
Chapitre III : Etudes toxicologiques de l’espèce Sonchus oleraceus L.

que l’extrait méthanolique de S.arvensis est hépatoprotecteur en réduisant le taux de cholesterol,


d’HDL et en augmentant les triglycérides et LDL. L'administration de CCl4 a nettement
augmenté (p < 0,01) l'activité des enzymes marqueurs du sérum hépatique telles que l'ASAT,
l'ALAT et la PAL par rapport au groupe de contrôle. Les élévations de la sécrétion de ces
enzymes ont été diminuées de façon significative de 100 mg/kg p.c. et 200 mg/kg p.c. d’extrait
par rapport au groupe CCl4. En fait, les résultats de notre étude ne s’accordent pas avec les
études déjà réalisées sur d’autres espèces du genre Sonchus (Khan et al., 2012b ; Alkreathy et
al., 2014).

Nurianti et al., (2014) ont déterminé la DL50 de l’extrait acétate d'éthyle des feuilles de
S. arvensis L. sur des rats après l'administration d'une dose unique et de doses répétées, sur la
base d'études de toxicité orale aiguë (14j) et subchronique (90j) qui est supérieure à 15 g/Kg de
poids corporel et était classée comme pratiquement non toxique. Aucune anomalie dans les
paramètres comportementaux, hématologiques, biochimiques cliniques et histologiques des
organes n’ont été enregistrés.

Les études phytochimiques précédentes ont montré que l'extrait brut de SO contient une
variété de composés phénoliques et de flavonoïdes (Abhijeet et al., 2018). Ces constituants
bioactifs présents dans l'extrait brut peuvent expliquer les effets pharmacologiques observés.
L’étude précédente de (Teugwa et al., 2013) a rapporté que les polyphénols et les flavonoïdes
de l’extrait hydroéthanolique de la plante entière de S.oleraceus exercent leur effet
hypoglycémique par différents mécanismes, notamment l'inhibition des activités de l'α-amylase
et de l'α-glucosidase, l'augmentation de l'absorption périphérique du glucose et la stimulation
de la sécrétion d'insuline par les cellules ß du pancréas. Ce résultat est en accord avec les
conclusions antérieures de (Schaffer et al., 2011), qui a mené une enquête sur la toxicité
subaiguë de l’infusé à 100 mg/kg p.c et de l’esculetin à 6 mg/kg p.c de S.oleraceus chez les rats
Wistar. Ils ont observé une activité hypolipidémique par la réduction du taux de lipide, de
cholestérol, de TG, de LDL, l’augmentation d’HDL et par la stimulation de la production
d'insuline ou par la modulation des enzymes impliquées dans le métabolisme des lipides.
Plusieurs plantes contenant des flavonoïdes à action hypoglycémiante ont également présenté
une activité hypolipidémique (Vinayagam & Xu, 2015) ; ce qui est en accord avec nos
résultats.

Dans la présente étude, le choix des doses de 250-2000 mg/kg de poids corporel par jour
ont été fondées sur le protocole d’OECD 407 guidelines (OECD, 2008). La variation du poids

152
Chapitre III : Etudes toxicologiques de l’espèce Sonchus oleraceus L.

relatif des organes est un indicateur fiable qui peut être utilisé dans les enquêtes toxicologiques
pour évaluer la toxicité causée par les médicaments et les produits chimiques (Balogun et al.,
2014). Les souris n'ont pas présenté des signes de toxicité pendant toute la période
expérimentale. Aucune lésion macroscopique n’a été observée dans les organes. Le poids relatif
des organes (foie, reins, poumons, rate et cœur) n'indiquent aucun effet toxique tant dans le
groupe témoin que dans le groupe traité. En outre, les changements (augmentation ou
diminution non-significative) peuvent être considérés comme pertinents d'un point de vue
toxicologique, car aucun effet n'a été observé à la dose la plus élevée mais des altérations
histopathologiques ont été constatée dans le foie, les reins et les poumons.

Dans plusieurs organes, les lésions cellulaires sont suivies par la libération d'un certain
nombre d'enzymes cytoplasmiques dans le sang ; phénomène qui constitue la base pour le
diagnostic clinique. En effet, les effets bénéfiques des molécules bioactives de Sonchus
oleraceus L. dans la protection des lésions hépatiques ont déjà été signalés et concordent avec
les résultats obtenus à partir des indicateurs biochimiques. En outre, les médicaments à base de
plantes sont considérés comme présentant un risque de toxicité plus faible. Toutefois, ils ne
sont pas totalement exempts de la possibilité d'induire une toxicité ou d'autres effets indésirables
(Thiesen et al., 2018, Tir et al., 2019).

Les résultats de l'enquête histopathologique ont montré des corrélations significatives


avec les résultats de l'étude biochimique et hématologique. Les observations graduées des
coupes colorées à l'hématoxyline et à l'éosine sont présentées dans les figures ci-dessus. Les
altérations histopathologiques observées sont : une congestion vasculaire et intravasculaire du
foie, une infiltration tissulaire du foie par des cellules inflammatoires, une dégénérescence
hépatique sous capsulaire ; une néphrite hémorragique, quelques points de congestion et
d’hémorragie des reins, une dégénérescence rénale et dégénérescence hémorragique des
poumons (figures 32-37).

Les modifications de l'architecture du foie, reins et poumons à différentes doses de 250


à 2000 mg/kg de poids corporel/jour des deux extraits de S.oleraceus L. ont été observés,
indiquant la toxicité et les effets indésirables sur les organes. L'effet toxique de l'extrait brut et
acétate d’éthyle de S.oleraceus L. sur le foie, les reins et les poumons peut être dû à une ou
plusieurs des substances phytochimiques présentes dans les extraits.

Comme observé dans cette étude, des élévations non significatives des taux sériques
d'ASAT, d’ALAT et de PAL peuvent être dues à la nécrose hépatique des souris traitées à

153
Chapitre III : Etudes toxicologiques de l’espèce Sonchus oleraceus L.

l’extrait EAe. L'apparition d'infiltrations lymphocytaires dans les organes (foie et reins) a été
attribuée à la présence de glycosides, comme le rapporte Adedapo et al., (2003). Il a été rapporté
que la toxicité de certains médicaments à base de plantes pourrait être le résultat de constituants
phytochimiques. Les anomalies histopathologiques des tissus du foie, des reins et des
poumons pourraient être dues également à la présence de composés bioactifs (alcaloïdes,
tanins, saponines, flavonoïdes et glycosides) (Eleyinmi et al., 2006) qui ne sont pas dissous
dans le méthanol pendant l'extraction de la plante. Les différents rôles que ces agents peuvent
jouer dans le système biologique suggèrent qu'ils devraient être pris en compte dans les études
futures. Muhammad et al., (2015) ont également signalé qu'une forte consommation de tanins
peut causer des dommages aux reins et au foie. Des doses élevées de N. campestris ont provoqué
une élévation de certains paramètres biochimiques et des modifications histologiques dans les
organes cibles de la toxicité (foie et rein).

Les troubles des vaisseaux sanguins (vasculaires) du foie sont généralement dus à un
mauvais flux sanguin sortant du foie. Le sang stagne dans le foie et crée une congestion qui
peut entraîner une augmentation du volume du foie. Un flux sanguin inadéquat, vers ou depuis
le foie, peut être dû à une insuffisance cardiaque ou à des troubles favorisant la formation de
caillots (troubles de la coagulation). L'apoptose observée peut être un mécanisme
pathophysiologique important pour le maintien du tissu hépatique, permettant aux
hépatocytes de mourir sans provoquer une réponse inflammatoire potentiellement nocive par
le biais d'un processus étroitement contrôlé et régulé (Pagliara et al., 2003).

Les changements histopathologiques observés dans les sections de rein ont montré une
congestion intra-vasculaire, néphrite rénale, dégénéescence des reins, ainsi qu’une infiltration
cellulaire inflammatoire, qui sont des signes de toxicité rénale, observé chez les souris traitées
avec les deux extraits. Une augmentation des taux d'urée, de créatinine et d'acide urique n'est
observée que si les néphrons fonctionnels sont fortement endommagés (Lameire et al., 2005).
Cela montre que l’extrait brut et acétate d’éthyle ont d'effets marqués sur le rein des souris
aux doses (250-2000 mg/kg) et confirment les résultats des paramètres biochimiques
plasmatiques. Nous pensons que les substances chimiques de l'extrait piégées dans les
alvéoles provoquent ensuite la réponse inflammatoire, qui entraînera la désintégration du
septum alvéolaire, connue sous le nom de rupture septale. La rupture septale entraîne des
déformations importantes de l'architecture pulmonaire (Nazari 2002). Les congestions
vasculaires sur la section du foie pourraient être dues à l'inflammation, au blocage ou à l'action
de vasoconstriction des extraits de S. oleraceus L. sur les parois des vaisseaux sanguins. Ces

154
Chapitre III : Etudes toxicologiques de l’espèce Sonchus oleraceus L.

extraits pourraient contenir certaines substances capables d'agir comme des anti-
inflammatoires non stéroïdiens qui provoquent une réaction d'hypersensibilité à l'origine des
inflammations pulmonaires et hépatiques observées (Fry & Baker, 2007).

Bien que les deux extraits soient largement utilisés pour traiter de nombreuses maladies
en reconstituant l'essence vitale, aucune évaluation complète de la sécurité n'a été réalisée
concernant le profil toxicologique d'un extrait brut EBr et acétate d’éthyle EAe administré par
voie orale chez les animaux. Ainsi, les résultats de cette étude fournissent une base
expérimentale pour la pratique clinique de la formule d’extrait brut et acétate d’éthyle.

En conclusion, les doses orales d'extrait brut et acétate d’éthyle des parties aériennes de
S. oleraceus L. sont bien toléré dans les thérapies à court terme, mais il faut être prudent lors de
l'utilisation des extraits pour une thérapie à long terme, car une administration prolongée jusqu'à
28 jours peut entraîner certaines altérations histopathologiques sur les tissus hépatiques, rénaux
et pulmonaires à différentes doses.

VIII. Activité antiproliférative

Les différents extraits de l’espèce étudiée ont été soumis à une évaluation de leur activité
cytotoxique. L’inhibition de la prolifération des cellules cancéreuses a été évaluée selon le
protocole décrit dans la partie Matériel et Méthodes (page 79) contre une lignée cellulaire de
type macrophage de murin (J774.A1). Le test a été réalisé en triplicat et les résultats obtenus
sont reportés dans l’annexe 8 et le tableau 23 ci-dessous sous forme de graphique où nous avons
en abscisse les concentrations de l’extrait à tester et en ordonnée le pourcentage de prolifération
des cellules traitées par rapport à celle des cellules de contrôle (100%).

Tableau 23 : CI50 de l’activité antiproliférative in vitro de divers extraits de S.oleraceus L. contre


les macrophages J774.A1.

Extraits EBr ECh EAe EBu EPa EE


CI50 34,67±0,00 34,67±0,00 34,67±0,00 34,67±0,00 51,62±0,81 34,67±0,00
(µg/ml)
J774.A1
EBr : extrait brut ; ECh : extrait chloroformique ; EAe : extrait acétate d’éthyle ; EBu : extrait butanolique ; EPa :
extrait phase aqueuse ; EE : extrait éthanolique. Les valeurs d’CI50 pour la lignée cellulaire cancéreuse sont
exprimées en µg/mL pour les différents extraits. C'est la concentration de l'extrait qui permet une réduction de 50
% de la croissance cellulaire après 72 heures d'incubation. Les valeurs sont exprimées en moyenne±SEM, n=3.

155
Chapitre III : Etudes toxicologiques de l’espèce Sonchus oleraceus L.

On constate, à partir de ces tableaux, que l’extrait de la phase aqueuse EPa a montré une
activité cytotoxique faible contre J774.A1 avec un pourcentage d’inhibition de (CI50 : 51,62
µM). Nos données n'ont pas révélé d'effet cytotoxique significatif pour les extraits restants à
des concentrations différentes (Tableau 23), en exerçant une action beaucoup plus importante
de manière sélective contre la même lignée cellulaire.

VIII.1. DISCUSSION

L'incidence du cancer augmente considérablement dans le monde entier. L'exploitation


de nouveaux médicaments anticancéreux naturels et de stratégies thérapeutiques efficaces sans
effets secondaires évidents est devenue une nécessité urgente. En résumé, nos résultats ont
confirmé que l’espèce végétale présentait une inhibition notable de la croissance des cellules
cancéreuses pour cinq extraits. Il est important de noter qu'aucune donnée publiée sur l'étude
anti-proliférative des extraits de différents solvants de S. oleraceus L. n'a été trouvée dans la
littérature. Il s'agit donc du premier rapport sur les effets antitumoraux de cette espèce.

Cependant, les effets antiprolifératifs des espèces de S. arvensis et S. asper, qui sont
taxonomiquement liées aux genres Sonchus, ont été récemment démontrés (Lu et al., 2006). Le
lupéol par exemple provenant des extraits à l'éthanol de S. arvensis et S. asper a nettement
induit la différenciation des sous-clones dérivés du mélanome de souris B16, avec une forte
capacité de différenciation (B16 2F2), indiquant que le lupéol pourrait avoir une activité
cytostatique contre les cellules B16 2F2. Ce résultat concorde avec la présente étude, qui
confirme la présence de lupéol dans l’extrait chloroformique par l’HPLC-QTOF-MS. Le lupéol
est un triterpène pentacyclique présent dans diverses espèces du règne végétal, dont certains
légumes, fruits et plantes médicinales (olive, mangue, fraise, raisin, figue…etc). Cette molécule
présente un spectre d'activités pharmacologiques contre diverses maladies aiguës ou
chroniques, notamment l'arthrite, les troubles rénaux, le diabète, l'hépatotoxicité, les maladies
cardiovasculaires, le cancer et les infections microbiennes (Yokoe et al., 2015). Il agit comme
un puissant inhibiteur des protéines kinases et des sérines protéases ; et inhibe l'activité de
l'ADN topoisomérase II, qui est une cible pour la chimiothérapie anticancéreuse
(Aratanechemuge et al., 2004).

Il a été signalé aussi que la plante Sonchus oleraceus L. contient de nombreux


composants bioactifs tels que la lutéoline, l'apigénine, l'acide caftarique, l'acide chlorogénique,
l'acide chicorique et autres (Ou et al., 2013). De nombreuses études ont révélé l'activité anti-
tumorale de la lutéoline ou de l'apigénine sur les cellules cancéreuses de la vessie (Shi et al.,

156
Chapitre III : Etudes toxicologiques de l’espèce Sonchus oleraceus L.

2015), de l'estomac (Lu et al., 2015), colorectales (Banerjee & Mandal, 2015), des ovaires
(Du et al., 2015) et les cellules d'ostéosarcome (Wang et al., 2015), ainsi que les effets anti-
athérogènes de l'apigénine. L'un des flavonoïdes les plus abondants et les plus étudiés est le
4',5,7-trihydroxyflavone, communément appelé l’apigénine. L'intérêt de l'apigénine s'est accru
ces dernières années en raison de sa faible toxicité intrinsèque et de ses effets remarquables sur
les cellules cancéreuses. Il est de plus en plus reconnu que l'apigénine peut être un agent
chimiopréventif du cancer (Zhou et al., 2016 ). L’extrait acétate d’éthyle et butanolique de cette
étude contiennent l’apigénine, ce qui explique leurs activités anticancéreuses.

Une étude de Shi et al., (2015) a indiqué que l'apigénine, un des principaux composants
bioactifs du SO, peut inhiber la prolifération des cellules T-24 du cancer de la vessie humaine
en bloquant la progression du cycle cellulaire et en induisant l'apoptose. Ils ont également
découvert que l'apigénine déclenchait la voie apoptotique mitochondriale en libérant le
cytochrome c et en activant la caspase-3, la caspase-7 et la caspase-9.

Les extraits méthanoliques à 70% de S.oleraceus L. de la nouvelle Zélande n'ont pas été
cytotoxiques en dessous d'une concentration de 100 mg D.W/mL sur les lignées de cellules
hépatiques humaines (HepG2) (McDowell et al., 2011). Dans l’étude de Huyan et al., (2016),
ils ont montré que l’extrait aqueux de SO de la Chine a des effets inhibiteurs importants sur les
cellules tumorales hépatiques humaines HepG-2 et leucémiques humaines K562 avec des CI50
de 0,34 mg/mL et 0,50 mg/mL respectivement. Ces données sont 10 fois plus faibles que notre
résultat.

L'activité cytotoxique de l'extrait d'EtOH de S.oleraceus du Corée du Sud a eu la


meilleure activité contre la prolifération des cellules cancéreuses de l'estomac (NCI-N87).
L'inhibition maximale de la croissance cellulaire a été de 65,0 % dans l'extrait d'EtOH, contre
96,5 % pour le paclitaxel (contrôle positif) à la même concentration de 100 µg/mL (Yin et al.,
2007). Ces résultats ne sont pas en accord avec nos conclusions.

Les effets cytotoxiques des extraits (brut, chloroformique, acétate d’éthyle, butanolique
et éthanolique) dépendaient des substituants présents, ceux ayant des résidus cinnamiques et/ou
monoterpénoïdes étant plus puissants par rapport à ceux sans groupes estérifiés. Une explication
possible est que ces groupements déterminent les propriétés hydrophiles globales des
composés, et que les composés les plus hydrophiles sont moins capables de passer à travers la

157
Chapitre III : Etudes toxicologiques de l’espèce Sonchus oleraceus L.

membrane cellulaire des cellules de mammifères, ce qui se traduit par une cytotoxicité plus
faible (Cioffi et al., 2006).

Le mécanisme d'action des terpénoïdes est basé sur la prévention de la prolifération des
cellules tumorales par la nécrose ou par l'induction de l'apoptose. Leurs effets anticancéreux
sont associés à une diminution de l'inflammation et du stress oxydatif. Les terpénoïdes jouent
un rôle important dans la dépolarisation de la membrane des cellules cancéreuses et en
particulier de la membrane des mitochondries, l'activation de l'apoptose par les caspases et
l'inhibition de l'angiogenèse. Les terpénoïdes sont également connus pour leur capacité
anticancéreuse significative en combinaison avec des agents de chimiothérapie (Lesgards et
al., 2014).

Des études expérimentales ont également suggéré que les effets néfastes des acides gras
polyinsaturés oméga-6 (PUFA : omega-6 polyunsaturated fatty acids), et les effets bénéfiques
des oméga-3 PUFAs sur la cancérogenèse mammaire, peut-être en raison de l'interaction avec
les antioxydants. Des interactions significatives ont également été constatées entre les oméga-
6 et les longues chaines oméga-3 PUFAs, le risque de cancer du sein étant inversement lié aux
PUFAs oméga-3 à longue chaîne. Dans cette optique, il est intéressant de noter que l'extrait
d'éther de pétrole de S.oleraceus L., S.asper et S.tenerrimus d'Espagne contenait de l'acide α-
linolénique (C18 : 3ω3), de l'acide linoléique (C18 : 2ω6) et l'acide palmitique (C16 : 0) qui
étaient également présents en proportions élevées (Guil-Guerrero et al., 1998). Ces résultats
concordent avec ceux obtenus avec notre extrait chloroformique qui contient ces composés déjà
identifié par LC-MS/QTOF. En ce sens, les extraits de S.oleraceus L. pourraient être capables
d'exercer leur activité antiproliférative par la présence de grandes quantités d'acides gras, de
terpénoïdes et de polyphénols, à la lumière de la littérature disponible qui rapporte que les
polyphénols antioxydants alimentaires sont capables de moduler la prolifération incontrôlée
(Menendez et al., 2007). La différence de polarité de solvant utilisé pour le processus
d'extraction peut également être la raison des différentes activités.

En ce qui concerne l'activité antiproliférative, des résultats prometteurs d'inhibition de


la croissance cellulaire ont été obtenus grâce aux extraits polaires de la partie aérienne de
Sonchus oleraceus L., ce qui indique que cette plante mérite des études phytochimiques et
pharmacologiques détaillées afin d'identifier les composés responsables de l'effet
antiprolifératif.

158
Conclusion Générale et Perspectives

Dans le cadre de recherche de substances naturelles biologiquement actives, l’espèce


Algérienne traditionnellement utilisée dans le traitement des maladies hépatiques et
dermatologiques de la famille des Astéraceae : Sonchus oleraceus L. a fait l’objet d’une étude
phytochimique, biologique et toxicologique des extraits à différents solvants.

Trois aspects principaux sont visés par ce travail. Le premier est l’aspect phytochimique
qui consiste à diagnostiquer qualitativement les extraits les plus actives : brut, chloroformique,
acétate d’éthyle et butanolique, par la LC-MS/QTOF. 44 composés ont été identifiés dans ces
extraits dont principalement étaient des composés phénoliques, des flavonoïdes et des lactones
sesquiterpènes ; qui étaient responsables de leurs activités biologiques. Partant de ces résultats,
il est nécessaire d'approfondir l’étude phytochimique en utilisant des techniques plus
performantes (RMN, LC-MS/MS…) pour une identification fiable de certaine des molécules
isolées.

Le deuxième aspect est de nature biologique, qui a été mis en évidence par six tests
biologiques différents in vitro : un test antioxydant, antibactérien, anti-inflammatoire, anti-
cholinestérasique, photoprotecteur (FPS) et antiprolifératif.

Les potentialités antioxydantes in vitro des différents extraits sont évaluées par divers
mécanismes : tests de piégeage des radicaux libres DPPH•, galvinoxyle, ABTS•+, blanchiment
de β-carotène, chélation des métaux ferreux, phénanthroline et réduction cuprique (CUPRAC).
Les résultats ont révélé des activités antioxydantes intéressantes par l’extrait acétate d’éthyle
‘EAe’ et butanolique ‘EBu’ qui présentaient la plus forte activité dans les essais de piégeage
des radicaux DPPH•, du galvinoxyle, d’ABTS•+, de chélatin CUPRAC et de la phénanthroline.
L’extrait de la phase aqueuse (EPa) a la plus forte activité d’anti-peroxydation lipidique en
comparaison aux autres extraits testés dans le test de blanchiment de β-carotène/acide
linoléique. Ceci pourrait être justifié par la présence d’un contenu relativement important en
composés phénoliques, en flavonoïdes et en flavonols comme il a été révélé auparavant par les
analyses quantitatives phytochimiques.

L’effet antibactérien des extraits est mis en évidence par la méthode


des disques, en présence de trois espèces bactériennes pathogènes : Staphylococcus aureus
ATCC 35556, Escherichia coli ATCC 25922 et Klebsiella pneumoniae. Les extraits EAe et EBu
ont montré une meilleure activité antibactérienne contre les trois souches, alors que la souche
Klebsiella pneumoniae était plus résistante à l’extrait chloroformique, dont les diamètres des
zones d’inhibition varient entre (6-23 mm) pour E. coli, de (10-24 mm) pour S.aureus et de (6-

159
Conclusion Générale et Perspectives

18,8) mm pour K.pneumoniae. On remarque que l'activité antibactérienne des extraits polaires
est plus importante que celle des extraits apolaires. Ceci peut être dû à la nature et la richesse
de chacun de ces extraits en composants antibactériens (acide gallique, catéchol, acide
sinapinique, corchoionoside C, sonchuside H, ester méthylique d'apigénine-7-O-ß-D-
glucuronide, acide glucuronide 7-O-ß-D- lutéoline).

Une activité particulière en tant qu’inhibiteurs dans la dénaturation de l'albumine sérique


bovine in-vitro a été observée aussi bien pour l'extrait butanolique avec un pourcentage
d’inhibition de 91.69% et de 90.32% pour l’extrait acétate d’éthyle ; qui sont proche de celui
du standard diclofénac (98.50% à 1000 µg/mL).

L’effet anti-cholinestérasique de ces différents extraits est mis en évidence par la


méthode d’Ellman en utilisant l’enzyme acétylcholinestérase AChE en vue de déterminer le
taux d’inhibition de cette enzyme. L’extrait le plus puissant est l’extrait brut ‘EBr’ avec une
CI50 de 27.07 µg/mL. Cette étude a donné un premier aperçu de l'efficacité de l'extraction pour
un traitement prometteur de la maladie d’Alzheimer.

L’activité photoprotectrice d'extraits de plante a été utilisée pour évaluer les effets
dermato-protecteurs et a été mesurée in vitro en déterminant le facteur de protection solaire
(FPS). Les résultats indiquent que l’EBu, EAe et EBr ont révélé une activité photoprotectrice
plus élevée. L’analyse phytochimique de la plante a montré la présence de flavonoïdes
(apigénine), des triterpènes (lupéol) et des sesquiterpènes lactones dans les parties aériennes
des extraits qui facilitent plus l’absorption de la lumière UV.

L’extrait de la phase aqueuse EPa a montré une activité cytotoxique faible contre la
ligne cellulaire cancéreuse de macrophage de murin J774.A1 avec une concentration inhibitrice
de (CI50 : 51.62 µM). Nos résultats n'ont pas révélé d'effet cytotoxique significatif pour les
extraits restants à des concentrations différentes, en exerçant une action beaucoup plus
importante de manière sélective contre la même lignée cellulaire permettant ainsi de justifier et
de confirmer les indications thérapeutiques des formulations traditionnelles.

Parmi les plantes médicinales traditionnelles il y en a celles qui peuvent être toxiques à
de fortes doses ou après administration prolongée, en même temps qu'elles sont une source de
molécules naturelles actives douées de propriétés pharmacologiques. Malgré la disponibilité de
diverses applications d’écran solaire synthétique, ses applications sont limitées à cause de leurs
effets nocifs sur la peau. Compte tenu de l'utilisation humaine en tant que FPS, il est
indispensable d'étudier les effets toxiques des extraits. C’est pour cela que le troisième aspect

160
Conclusion Générale et Perspectives

consiste à tester l’effet toxicologique aiguë et subaiguë de deux extraits les plus actives de la
plante. La DL50 de l’effet toxique aiguë in vivo des extraits EBr et EAe étaient supérieur à 5
g/kg p.c donc non toxique par voie oral en une seule prise selon le protocole de Lorke. Alors
que, l’effet subaiguë des deux extraits montrent une importante lésions hépatiques, rénales et
pulmonaires jusqu’à la dose maximale de 2000 mg/kg p.c. Ces tests ont été complétés par des
analyses biochimiques et hématologiques. L’application orale à dose répétée de l’extrait brut
de la plante, à la dose suscitée, entraîne une perturbation de LDL ainsi que la fonction hépato-
rénale notamment la bilirubine indirecte. Tandis que l’extrait acétate d’éthyle, a entrainé un
trouble lipidique et hépato-rénal : au niveau de cholestérol, d’ALAT, d’urée, de créatinine et
des protéines totales chez les souris. En outre, l'analyse hématologique du sang a révélé des
changements significatifs et une forte perturbation des paramètres calculés. Toutefois, ces
changements ne sont pas produits simultanément dans les groupes d’animaux et n'étaient pas
dose-dépendant. L’ensemble des données biochimiques, hématologiques et histologiques
confirme l’effet toxique au niveau hépatique, rénal et pulmonaire de la plante Sonchus
oleraceus L.

En perspectives, les résultats obtenus lors de cette étude, nous encouragent à :

• Achever l'isolement, la purification, l'identification structurale et la caractérisation des


composés originaux. Les molécules actives identifiées pourront par la suite être
réévaluées et éventuellement modulées par rapport à leurs réponses biologiques et
toxicologiques.
• Evaluer leurs effets anti-cholinestérasique sur un modèle animal.
• Réaliser des tests in vivo de toxicité subchronique et même chronique des extraits, de la
mutagénicité et de la cancérogénicité afin de mieux comprendre le profil de sécurité de
la plante. Idéalement, une telle exploration de la recherche conduira à un effet
pharmacologique plus sûr et plus efficace dans le traitement de l’hépato-toxicité
médicamenteuse.
• Développer des crèmes antisolaires à base de plantes, doués d’une activité antioxydante.

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188
Annexes

Annexes

0,90
0,80 y = 0,0034x + 0,1044
0,70 R² = 0,9972
0,60
Absorbance
0,50
0,40
0,30
0,20
0,10
0,00
0 50 100 150 200 250
Concentration d’acide gallique µg/ml

Annexe 1 : Courbe d’étalonnage de l’acide gallique.

1,20

y = 0,0048x
1,00 R² = 0,997

0,80
Absorbance

0,60

0,40

0,20

0,00
0 50 100 150 200 250
Concentration de la quercétine µg/ml

Annexe 2 : Courbe d’étalonnage de la quercétine.

189
Annexes

x10 6 +ESI TCC Scan Frag=175.0V METHANOLIC-r001.d


1
EBr
4 2 7
8, 9
3

2
10
1 3 4, 5 6
0
2 4 6 8 10 12 14 16 18 20 22 24 26 28 30 32 34
Counts vs. Acquisition Time (min)

x10 7 +ESI TCC Scan Frag=175.0V CHLOROFORMIC_1-r002.d ECh


11,12

13,14 24 10
0.75 26
23, 25 30
17 21 6 32 33
0.5
20
16 5, 15 22 27 29 31
0.25 28 34
18,19
0
2 4 6 8 10 12 14 16 18 20 22 24 26 28 30 32 34
Counts vs. Acquisition Time (min)

x10 7 +ESI TCC Scan Frag=175.0V BUTANOLIC-r001.d EBu


42
1

0.75

0.5
12 39
0.25 19 3 4 5 42 40
20 6, 37
0
2 4 6 8 10 12 14 16 18 20 22 24 26 28 30 32 34
Counts vs. Acquisition Time (min)

x10 7 +ESI TCC Scan Frag=175.0V ETHYLACETATE-r002.d EAe


31

0.5 8
12,29 40 41
19, 35, 36 6, 37,38 39
3 4, 5 20
0
2 4 6 8 10 12 14 16 18 20 22 24 26 28 30 32 34
Counts vs. Acquisition Time (min)

Annexe 3 : Profils des chromatogrammes dans le mode positif des extraits de la partie aérienne
de S. oleraceus L. obtenus par LC-MS/QTOF. Les conditions expérimentales sont décrites sous 3.2.2.
EBr : extrait brut ; ECh : extrait chloroformique ; EAe : extrait acétate d’éthyle ; EBu : extrait butanolique. Numérotation des
composés selon Tableau 13.

190
Annexes

Annexe 4 : Composés identifiés par LC-MS/QTOF des quatre extraits de Sonchus oleraceus L.

Extraits N° TR [M-H]+ Masse Composés identifiés Formules

Pic (min) (m/z) Nom de la molécule moléculaires

EBr 1 1.070 204.0669 203.0606 Acide quininique C11H9NO3

2 1.187 379.0409 340.0744 Esculine C15H16O9

3 7.417 321.1326 298.1437 3-(acétyl-oxy)-1-méthoxy-1-(3,4,5- C15H22O6

triméthoxyphényl) propane

4 9.308 409.1837 386.1952 Corchoionoside C C19H30O8

5 9.962 453.2086 430.2201 Sonchuside H C21H34O9

6 14.440 197.1164 196.1098 Loliolide C11H16O3

7 21.990 255.1353 232.1458 Melampolide, costunolide, C15H20O2

8 27.270 481.1455 442.1804 15-O-β-D-glucopyranosyl-11β,13- C21H30O10

dihydro urospermal A,

9 27.335 287.1265 264.1372 Tanacetin C15H20O4

10 33.047 463.1354 424.1691 Macrocliniside A C21H28O9

ECh 11 0,971 281,1208 560,2104 1 β-O- β-D-Glucopyranosyl-15-O- C29H36O11


(p-hydroxyphénylacétyl)-5α,6βH-
eudesma-3,11 (13)-dien-12,6 α-
olide
12 0,973 291,1552 268,1651 15-Hydroxy-4β, 15,11 β, 13- C15H24O4

tétrahydroreynosine

13 1,502 263,1296 262,1222 jacquenelin C15H18O4

14 1,509 401,1999 400,194 1β -Hydroxy-15-O-(p- C23H28O6


hydroxyphénylacétyl)-5α,6βH-
eudesma-3-en-12,6α-olide ;

15 3,868 305,1337 282,1447 Artémisinine C15H22O5

16 2,758 247,1328 246,1255 Tubériférine C15H18O3

17 2,974 435,1974 412,211 Sonchuside A C21H32O8

5 3,337 453,2062 430,2136 Sonchuside H C21H34O9

18 4,222 273,1451 250,1559 Dihydrosantamarine (11alpha,13- C15H22O3


Dihydrosantamarine)

191
Annexes

Acide gallique
4,996 171,0286 170,0209 C7H6O5
19 Catéchol
10,547 111,0444 110,0372 C6H6O2
20 Acide syringique
6,519 199,0597 198,0531 C9H10O5
21 1 β-O- β-D-Glucopyranosyl-(6’-O-
7,436 717,2553 694,265 p-hydroxyphénylacétyl)-15-O-(p- C37H42O13
22 hydroxyphénylacétyl)-5α,6βH-
eudesma-3,11 (13)-dien-12,6 α-
olide

Acide vanillique
8,111 169,0493 168,0416 C8H8O4
23 Lupéol
9,648 413,1715 390,1837 C25H26O4
24 1β -O- β-D-Glucopyranosyl–(6’-O-
8,445 355,1465 708,276 p-méthoxyphénylacétyl)-15-O(p- C38H44O13
25 hydroxyphénylacétyl)-5α,6βH
eudesma-3,11(13)-dien-12,6α-olide

(1β,3β,25R)-3-Hydroxyspirost-5-
en-1-yl β-D-glucopyranosyl-(1-2)-
13,128 436,2396 870,4555 [β-D-xylopyranosyl-(1-3)]-6- C44H70O17
26 désoxy-β-D-galactopyranoside

Célastrol

Loliolid
12,459 489,244 450,2772 C29H38O4
27 Acide 2-(3,4-dihydroxyphényl)-5-
14,361 197,1173 196,1085 hydroxy-4-oxo-4H-chromène-7-yl C11H16O3
6 β-D-glucopyranosiduronique
15,958 501,0438 462,0799 3-hydroxy-1-méthoxy1-(3,4,5- C21H18O12
28 triméthoxyphényl)propane
Scopolétine

17,827 257,1383 256,1319 2-(3,4-Dihydroxyphenyl)-2-{[2- C13H20O5


29 (3,4-dihydroxyphenyl)-5,7-
18,183 193,0509 192,0436 dihydroxy-3,4-dihydro-2H- C10H8O4
30 chromen-3-yl]oxy}-3,4,5,7-
22,658 595,1459 594,1371 chromanetetrol. C30H26O13
31
(1β,6α)-1,6,14-trihydroxyeudesm-
3-en-12-oic acid γ-lactone

Macrocliniside A
25,915 267,1607 266,1536 C15H22O4
32

Hexadecanoic methyl ester


26,893 425,1783 424,1711 (Palmitate de méthyle) C21H28O9
10

9-Octadecenoic acid ethyl ester

192
Annexes

31,249 309,2195 270,2566 C17H34O2

33
C20H38O2
35,313 311,2942 310,2831

34

EAe 31 0.976 298.0736 594.1421 2-(3,4-Dihydroxyphenyl)-2-{[2- C30H26O13


(3,4-dihydroxyphenyl)-5,7-
dihydroxy-3,4-dihydro-2H-
chromen-3-yl]oxy}-3,4,5,7-
chromanetetrol
19 4.866 171.0285 170.0211 Gallic acid C7H6O5

35 4.869 463.0905 462.0853 Luteolin 7- β -D-glucosiduronic C21H18O12

acid

36 4.880 263.0335 224.0701 Acide sinapinique C11H12O5

3 7.300 321.1313 298.1416 3-(acetyl-oxy)-1-methoxy-1-(3,4,5- C15H22O6


trimethoxyphenyl)propane

4 9.153 409.1833 386.1938 Corchoionoside C C19H30O8

5 9.801 453.2114 430.2211 Sonchuside H C21H34O9

20 13.712 111.0449 110.0373 Catéchol C6H6O2

6 14.240 197.1172 196.1106 Loliolid C11H16O3

37 14.942 461.1049 460.1012 apigenin-7-O-ß-D-glucuronide C22H20O11


methyl ester

38 16.797 271.0581 270.0493 Apigenin C15H10O5

12 20.148 269.1751 268.1665 15-Hydroxy-4β,15,11β,13- C15H24O4


tetrahydroreynosin
29 20.361 265.105 242.1169 3-hydroxy-1-(4-hydroxy-3,5-di C12H18O5
methoxyphenyl)-1-methoxypropane

39 22.471 183.0872 182.0786 D-(-)-Mannitol C6H14O6

8 27.145 443.1882 442.1798 15-O- β-D-glucopyranosyl-11 β,13- C21H30O10


dihydro urospermal A
40 33.642 309.2771 308.2723 Linoléate d'éthyle C20H36O2

41 35.045 365.1097 728.211 Quinic acid C39H36O14

193
Annexes

EBu 42 0.859 177.042 176.036 Acide C6H8O6


ascorbique
(vitamine C)
19 4.863 171.0284 170.0205 Acide gallique C7H6O5

3 7.281 321.1328 298.1439 3-(acetyl-oxy)-1-methoxy-1-(3,4,5- C15H22O6


trimethoxyphenyl)propane
4 9.119 409.1826 386.1923 Corchoionoside C C19H30O8

5 9.755 453.2067 430.2179 Sonchuside H C21H34O9

20 13.652 111.0448 110.0376 Catéchol C6H6O2

6 14.163 197.1177 196.1109 Loliolid C11H16O3

37 14.899 461.1084 460.1016 Apigenin-7-O-ß-D-glucuronide C22H20O11


methyl ester
42 18.544 261.0517 238.0632 3-hydroxyflavone C15H10O3

12 20.044 269.1771 268.1698 15-Hydroxy-4β, 15,11 β, 13- C15H24O4


tetrahydroreynosin
39 22.408 183.0867 182.078 D-(-)-Mannitol C6H14O6

40 33.645 309.2801 308.2751 Ethyl linoleate C20H36O2

TR(temps de rétention) ; M-H+ (m/z): spectre de masse, tentatives d’identification et formules moléculaires des

produits ; EBr: extrait brut ; ECh : extrait chloroformique ; EAe: extrait acétate d’éthyle ; EBu : extrait

butanolique.

194
Annexes

Annexe 5 : Pourcentages d’inhibition de l’activité d’acéthylcholinestérase des extraits de Sonchus


oleraceus L.

Extraits % d’inhibition de l’activité


d’acétylcholinestérase

EBr 27.07 ± 1.86c

ECh 39.62 ± 13.79bc

EAe 48.51 ± 4.43bc

EBu 69.71 ± 4.62abc

EPa 66.60 ± 1.64abc

EAM 139.38 ± 4.27a

EAD 79.34 ± 1.001abc

EE 76.62 ± 3.43abc

EAT 109.49 ± 2.32ab

Gal* 6.27 ± 1.15c

Les valeurs ont été exprimées en moyenne±SD de triplicats biologiques.


*
Gal : Galantamine, composé utilisé comme témoin positif. a-c
: les résultats avec différentes lettres sont
significativement différents.

Annexe 6 : Les valeurs du facteur de protection solaire (FPS).


EBr ECh EAe EBu EPa EAM EAD EE EAT

FPS 34,02±2 19,09±0 37,55±0 39,99± 30,34±0 22,69 22,79 31,90±0 31,63±
ab d ab a bc cd cd abc
,55 ,28 ,64 1,08 ,22 ±0,57 ±0,96 ,36 0,22 abc
Le test statistique utilisé est l’ANOVA suivi de Post Hoc : Tukey, p < 0,0001

195
‫ﻣﻠﺨﺺ‬
‫إن اﻟﮭﺪف اﻟﺮﺋﯿﺴﻲ ﻣﻦ ھﺬا اﻟﻌﻤﻞ ھﻮ اﻟﺪراﺳﺔ اﻟﻜﯿﻤﯿﺎﺋﯿﺔ اﻟﻨﺒﺎﺗﯿﺔ واﻟﺒﯿﻮﻟﻮﺟﯿﺔ واﻟﺴﻤﯿﺔ ﻟﻤﺨﺘﻠﻒ اﻟﻤﺴﺘﺨﻠﺼﺎت ﻣﻦ‬
‫اﻷﺟﺰاء اﻟﮭﻮاﺋﯿﺔ ﻟﻨﺒﺎت ﺟﺰاﺋﺮي ﻣﻦ ﻣﻨﻄﻘﺔ ﻗﺎﻟﻤﺔ‪ Sonchus oleraceus L. (Asteraceae) :‬واﻟﺘﻲ ﺗﺴﺘﺨﺪم ﻓﻲ اﻟﻄﺐ‬
‫اﻟﺘﻘﻠﯿﺪي‪.‬‬
‫ﺳﻤﺢ اﻟﺘﺤﻠﯿﻞ اﻟﻨﻮﻋﻲ ﺑﻮاﺳﻄﺔ ‪ LC-MS / QTOF‬ﻟﻠﻤﺴﺘﺨﻠﺼﺎت اﻟﺨﺎم ’‪ : ‘EBr‬اﻟﻜﻠﻮروﻓﻮرﻣﯿﻚ "‪ ، "ECh‬و‬
‫إﺛﯿﻞ اﻷﺳﯿﺘﺎت "‪ "EAe‬و ﺑﯿﻮﺗﺎﻧﻮﻟﯿﻚ "‪ "EBu‬ﺑﺘﺤﺪﯾﺪ ‪ 44‬ﻣﺮﻛﺒًﺎ‪ ،‬ﻣﻌﻈﻤﮭﺎ ﻣﺮﻛﺒﺎت ﻓﯿﻨﻮﻟﯿﺔ وﻣﺮﻛﺒﺎت اﻟﻔﻼﻓﻮﻧﻮﯾﺪ ‪lactones ،‬‬
‫‪ sesquiterpéniques‬وﻣﺸﺘﻘﺎت ﻓﯿﻨﯿﻞ ﺑﺮوﺑﺎﻧﻮﯾﺪ‪ .‬ﺗﻢ اﻻﻧﺘﮭﺎء ﻣﻦ اﻟﺘﺤﻠﯿﻞ اﻟﻜﻤﻲ ﻋﻦ طﺮﯾﻖ ﻗﯿﺎس اﻟﻤﺤﺘﻮى اﻟﻜﻠﻲ ﻟﻠﺒﻮﻟﯿﻔﯿﻨﻮل‬
‫واﻟﻔﻼﻓﻮﻧﻮﯾﺪ واﻟﻔﻼﻓﻮﻧﻮل ﻓﻲ اﻟﻤﺴﺘﺨﻠﺼﺎت اﻟﻤﺨﺘﻠﻔﺔ ‪.‬ﺣﯿﺚ اﺣﺘﻮت ﻛﻞ ﻣﻦ ‪ EAe‬و ‪ EBu‬ﻋﻠﻰ أﻋﻠﻰ ﺗﺮﻛﯿﺰ ﻣﻦ ھﺬه اﻟﻤﺮﻛﺒﺎت‪.‬‬
‫أظﮭﺮت اﻻﺧﺘﺒﺎرات‪ DPPH• :‬و ‪ galvinoxyl‬و ‪ ABTS•+‬و ‪ phenanthroline‬و ‪ CUPRAC‬أن‬
‫ﻧﻈﺮا ﻻﺣﺘﻮاﺋﮭﻤﺎ ﻋﻠﻰ ﻧﺴﺒﺔ ﻋﺎﻟﯿﺔ ﻣﻦ اﻟﻤﺮﻛﺒﺎت اﻟﻔﯿﻨﻮﻟﯿﺔ‬
‫ﻣﺴﺘﺨﻠﺼﺎت ‪ EAe‬و ‪ EBu‬ﻟﮭﺎ ﻧﺸﺎط ﻣﻀﺎد ﻟﻸﻛﺴﺪة ﻋﺎﻟﻲ وھﺬا ً‬
‫واﻟﻔﻼﻓﻮﻧﻮﯾﺪ واﻟﻔﻼﻓﻮﻧﻮل‪ .‬ﻛﻤﺎ أظﮭﺮ اﺧﺘﺒﺎر اﻟﺘﺒﯿﯿﺾ ﺑـ ‪ β-carotène/acide linoléique‬أن ﻣﺴﺘﺨﻠﺺ اﻟﻤﺮﺣﻠﺔ اﻟﻤﺎﺋﯿﺔ‬
‫)‪ (EPa‬ﯾﺤﺘﻮي ﻋﻠﻰ أﻋﻠﻰ ﻧﺸﺎط ﺑﯿﺮوﻛﺴﯿﺪ ﻣﻀﺎد ﻟﻠﺪھﻮن‪ .‬ﻛﻤﺎ ﺗﺘﻤﯿﺰ ﻣﺴﺘﺨﻠﺼﺎت ‪ EAe‬و ‪ EBu‬ﺑﻔﺎﻋﻠﯿﺔ ﻣﻀﺎدة ﻟﻠﺠﺮاﺛﯿﻢ‬
‫أﻓﻀﻞ ﺿﺪ ‪ Staphylococcus aureus ATCC 35556‬و ‪ Escherichia coli ATCC 25922‬و ‪Klebsiella‬‬
‫‪، pneumoniae‬ﻓﻲ ﺣﯿﻦ ﻛﺎﻧﺖ ﻣﺴﺘﺨﻠﺼﺎت اﻻﻟﺘﮭﺎب اﻟﺮﺋﻮي ‪ K‬أﻛﺜﺮ ﻣﻘﺎوﻣﺔ ﻟﻤﺴﺘﺨﻠﺺ اﻟﻜﻠﻮروﻓﻮرم‪ .‬ﻛﻤﺎ أظﮭﺮ اﻟﻨﺸﺎط‬
‫اﻟﻤﻀﺎد ﻟﻠﺘﺤﻮل اﻟﻄﺒﯿﻌﻲ ﻷﻟﺒﻮﻣﯿﻦ ﻣﺼﻞ اﻷﺑﻘﺎر ﻓﻲ اﻟﻤﺨﺘﺒﺮ أن ﻣﺴﺘﺨﻠﺼﺎت ‪ EAe‬و ‪ EBu‬ﺗﺘﻤﺘﻊ ﺑﻘﻮة ﺗﺜﺒﯿﻂ ﻋﺎﻟﯿﺔ ﺗﺒﻠﻎ‬
‫‪ ٪91.69‬و ‪ .٪90.32‬وھﻲ ﻗﺮﯾﺒﺔ ﻣﻦ ﻣﻌﯿﺎر ‪ ٪98.50) diclofénac‬ﻋﻨﺪ ‪ 1000‬ﻣﯿﻜﺮوﻏﺮام ‪ /‬ﻣﻞ(‪.‬‬

‫ﺑﺎﻹﺿﺎﻓﺔ إﻟﻰ ذﻟﻚ‪ ،‬أظﮭﺮ ﻣﺴﺘﺨﻠﺺ ‪ EBr‬اﻟﺘﺄﺛﯿﺮ اﻟﻤﺜﺒﻂ اﻷﻛﺜﺮ ﻓﺎﻋﻠﯿﺔ ﺿﺪ ‪ acétylcholinestérase‬ﻣﻊ ‪IC50‬‬
‫ﻣﻦ ‪ 27.07‬ﻣﯿﻜﺮوﻏﺮام ‪ /‬ﻣﻞ ﺑﻮاﺳﻄﺔ طﺮﯾﻘﺔ ‪ .Ellman's‬ﻛﻤﺎ ﺗﻢ ﻗﯿﺎس ﺗﺄﺛﯿﺮ اﻟﺤﻤﺎﯾﺔ اﻟﺠﻠﺪﯾﺔ ﻓﻲ اﻟﻤﺨﺘﺒﺮ ﻋﻦ طﺮﯾﻖ ﺗﺤﺪﯾﺪ‬
‫ﻋﺎﻣﻞ اﻟﺤﻤﺎﯾﺔ ﻣﻦ اﻟﺸﻤﺲ )‪ ،(FPS‬ﺣﯿﺚ أﺷﺎرت اﻟﻨﺘﺎﺋﺞ‪EBu (FPS : 39.99) , EAe (FPS : 37.55), EBr (FPS : :‬‬
‫)‪34.02‬إﻟﻰ ﻧﺸﺎط ﺿﻮﺋﻲ أﻋﻠﻰ‪ .‬أظﮭﺮ ﻣﺴﺘﺨﻠﺺ "‪ "EPa‬ﺿﻌﻒ ﻓﻲ اﻟﻨﺸﺎط اﻟﺴﺎم ﻟﻠﺨﻼﯾﺎ ﺿﺪ ﺧﻂ اﻟﺨﻼﯾﺎ اﻟﺴﺮطﺎﻧﯿﺔ‬
‫ﻟﻠﺒﺎﻟﻌﺎت اﻟﻔﺌﺮان )‪ (J774.A1‬ﺑﺘﺮﻛﯿﺰ ﻣﺜﺒﻂ ‪ IC50‬ﯾﺒﻠﻎ ‪ 51.62‬ﻣﯿﻜﺮوﻣﺘﺮ ﻋﻦ طﺮﯾﻖ اﺧﺘﺒﺎر ‪ .MTT‬ﻟﻢ ﺗﻜﺸﻒ ﺑﯿﺎﻧﺎﺗﻨﺎ ﻋﻦ‬
‫ﺗﺄﺛﯿﺮ ﺳﺎم ﻟﻠﺨﻼﯾﺎ ﻛﺒﯿﺮ ﻟﻠﻤﺴﺘﺨﻠﺼﺎت اﻟﻤﺘﺒﻘﯿﺔ ﺑﺘﺮﻛﯿﺰات ﻣﺨﺘﻠﻔﺔ‪.‬‬
‫ﺳﻤﺤﺖ اﻟﺪراﺳﺔ اﻟﺴﻤﯿﺔ اﻟﺤﺎدة ﻟﺪى إﻧﺎث اﻟﻔﺌﺮان ﺑﺤﺴﺎب ﻗﯿﻢ اﻟﺠﺮﻋﺔ اﻟﻤﻤﯿﺘﺔ اﻟﻨﺼﻔﯿﺔ ‪ DL 50‬ﻣﻦ اﻟﻤﺴﺘﺨﻠﺼﯿﻦ‬
‫طﺎ‪ .‬وﻓﻘًﺎ ﻟﺒﺮوﺗﻮﻛﻮل ‪ ، Lorke‬ﻓﺈن اﻟﺠﺮﻋﺔ اﻟﻤﻤﯿﺘﺔ ‪ DL 50‬ﻟﻠﻤﺴﺘﺨﻠﺼﯿﻦ ‪ EBr‬و ‪ EAe‬ﻛﺎﻧﺖ أﻛﺒﺮ ﻣﻦ ‪ 5‬غ ‪/‬‬ ‫اﻷﻛﺜﺮ ﻧﺸﺎ ً‬
‫ﻛﻎ ﻣﻦ وزن اﻟﺠﺴﻢ ‪ ،‬ﻟﺬا ﺗﻌﺘﺒﺮ ﻏﯿﺮ ﺳﺎﻣﺔ‪ .‬أﻣﺎ ﻋﻦ ﺗﺄﺛﯿﺮ اﻟﺴﻤﯿﺔ ﺗﺤﺖ ﺣﺎدة )‪ 28‬ﯾﻮم( ﻓﻜﺎن ﺑﺄﺧﺬ اﻟﻤﺴﺘﺨﻠﺼﯿﻦ ﻋﻦ طﺮﯾﻖ اﻟﻔﻢ‬
‫ﺑﺠﺮﻋﺎت )‪ 2000 - 250‬ﻣﻠﻎ ‪ /‬ﻛﻠﻎ(‪ ،‬ﺣﯿﺚ ﺗﺴﺒﺐ ﻣﺴﺘﺨﻠﺺ ‪ EBr‬ﻓﻲ ﺣﺪوث اﺿﻄﺮاب ﻓﻲ ‪ LDL‬ووظﯿﻔﺔ اﻟﻜﺒﺪ‪-‬اﻟﻜﻠﻮﯾﺔ ﺑﻤﺎ‬
‫ﻓﻲ ذﻟﻚ اﻟﺒﯿﻠﯿﺮوﺑﯿﻦ ﻏﯿﺮ اﻟﻤﺒﺎﺷﺮ‪ .‬ﺑﯿﻨﻤﺎ ﺗﺴﺒﺐ ﻣﺴﺘﺨﻠﺺ ‪ EAe‬ﻓﻲ اﺿﻄﺮاﺑﺎت ﻓﻲ اﻟﺪھﻮن واﻟﻜﺒﺪ واﻟﻜﻠﻰ ‪ ،‬ﺧﺎﺻﺔ ﻓﻲ ﻣﺴﺘﻮى‬
‫اﻟﻜﻮﻟﯿﺴﺘﺮول ‪ ، ALAT ،‬اﻟﯿﻮرﯾﺎ ‪ ،‬اﻟﻜﺮﯾﺎﺗﯿﻨﯿﻦ واﻟﺒﺮوﺗﯿﻨﺎت اﻟﻜﻠﯿﺔ‪ .‬ﺑﺎﻹﺿﺎﻓﺔ إﻟﻰ ذﻟﻚ ‪ ،‬ھﻨﺎك ﺗﻐﯿﯿﺮات ﻣﮭﻤﺔ ﻓﻲ ﻣﻌﺎﯾﯿﺮ اﻟﺪم‬
‫واﺿﻄﺮاﺑﺎ ﻗﻮﯾﺎ اﻟﻌﻮاﻣﻞ اﻟﻤﺤﺴﻮﺑﺔ ﺑﻤﺎ ﻓﻲ ذﻟﻚ ‪ GR‬و ‪ Hb‬و ‪ MCV‬و ‪ MCH‬و ‪ CCMH‬و ‪ GB‬و ‪ Neu‬و ‪ Lym‬و ‪Eos‬‬
‫و ‪ Mono‬و ‪ Baso‬و ‪ .PLT‬وﻣﻊ ذﻟﻚ ‪ ،‬ﺗﺸﯿﺮ ھﺬه اﻟﺘﻐﯿﯿﺮات إﻟﻰ أن ‪ EBr‬و ‪ EAe‬ﻣﻦ اﻟﻤﺤﺘﻤﻞ أن ﯾﻜﻮﻧﺎ ﺳﺎﻣﯿﻦ ﻟﻨﻈﺎم اﻟﺪم‪.‬‬
‫ﺣﯿﺚ ﺳﺠﻠﺖ اﻟﻤﻼﺣﻈﺔ اﻟﻨﺴﯿﺠﯿﺔ اﺣﺘﻘﺎن ﻓﻲ اﻷوﻋﯿﺔ اﻟﺪﻣﻮﯾﺔ اﻟﻜﺒﺪﯾﺔ ‪ ،‬واﻟﺘﮭﺎب اﻟﻜﻠﻰ واﺣﺘﻘﺎن اﻟﻨﺰﯾﻒ ‪ ،‬واﻟﺘﻨﻜﺲ اﻟﻨﺰﻓﻲ ﻟﻠﺮﺋﺘﯿﻦ‬
‫ﺣﺘﻰ اﻟﺠﺮﻋﺔ اﻟﻘﺼﻮى ‪ 2000‬ﻣﻠﻎ‪/‬ﻛﻠﻎ ﻣﻦ وزن اﻟﺠﺴﻢ‪ .‬ﺗﺆﻛﺪ ﺟﻤﯿﻊ اﻟﺒﯿﺎﻧﺎت اﻟﺒﯿﻮﻛﯿﻤﯿﺎﺋﯿﺔ واﻟﺪﻣﻮﯾﺔ واﻟﻨﺴﯿﺠﯿﺔ اﻟﺘﺄﺛﯿﺮ اﻟﺴﻤﻲ‬
‫ﻟﻨﺒﺎت ‪Sonchusoleraceus L‬‬
‫اﻟﻜﻠﻤﺎت اﻟﻤﻔﺘﺎﺣﯿﺔ‪ ، LC-MS / QTOF ،Asteraceae ،Sonchus oleraceus L. :‬اﻟﺒﻮﻟﯿﻔﯿﻨﻮل اﻟﻜﻠﻲ ‪ ،‬ﻣﻀﺎدات‬
‫اﻷﻛﺴﺪة ‪ ،‬ﻣﻀﺎد ﻟﻠﺒﻜﺘﯿﺮﯾﺎ ‪ ،‬ﻣﻀﺎد ﻟﻼﻟﺘﮭﺎﺑﺎت ‪ ،‬اﻟﺴﻤﯿﺔ اﻟﺨﻠﻮﯾﺔ ‪ ، FPS ،Anticholinesterase ،‬اﻟﺴﻤﯿﺔ اﻟﺤﺎدة ‪.LD50 ،‬‬
Abstract
The main objective of this work is the phytochemical, biological and toxicological study of the
different extracts of the aerial parts of an Algerian plant from the region of Guelma : Sonchus
oleraceus L. (Asteraceae) used in traditional medicine.
Qualitative analysis by LC-MS/QTOF of the crude 'EBr', chloroformic 'ECh', ethyl acetate
'EAe' and butanolic 'EBu' extracts allowed the identification of 44 compounds in these extracts
of which mainly were phenolic compounds, flavonoids, sesquiterpene lactones and
phenylpropanoid derivatives. Quantitative analysis was completed by measuring the total
polyphenol, flavonoid and flavonol content of the different extracts. EAe and EBu contained
the highest concentration of these compounds.
Extracts EAe and EBu also exhibited the highest antioxidant activity in the assays : DPPH•,
galvinoxyl, ABTS•+, phenanthroline and CUPRAC due to their high contents of phenolic
compounds, flavonoids and flavonols. The aqueous phase extract (EPa) has the highest lipid
anti-peroxidation activity in the β-carotene/linoleic acid bleaching test. EAe and EBu extracts
have better antibacterial activity against Staphylococcus aureus ATCC 35556, Escherichia coli
ATCC 25922 and Klebsiella pneumoniae, while the K.pneumoniae strain was more resistant to
the chloroform extract. The anti-denaturation activity of bovine serum albumin in-vitro showed
that EAe and EBu extracts have a high inhibition power of 91.69% and 90.32% ; which are
close to that of diclofenac standard (98.50% at 1000 µg/mL).
In addition, EBr extract showed the strongest inhibitory effect against acetylcholinesterase with
an IC50 of 27.07 µg/mL by Ellman's method. The dermatoprotective effect was measured in
vitro by determining the sun protection factor (SPF). The results indicate that EBu (SPF: 39.99),
EAe (SPF: 37.55) and EBr (SPF: 34.02) showed the highest photoprotective activity. The 'EPa'
extract showed weak cytotoxic activity against murine macrophage cancer cell line (J774.A1)
with an inhibitory concentration of IC50 of 51.62 µM by MTT assay. Our data did not reveal
any significant cytotoxic effect for the remaining extracts at different concentrations.
The acute toxicity study in female mice allowed the calculation of LD50 values of the two most
active extracts. According to Lorke's protocol, the LD50 of the EBr and EAe extracts was
greater than 5 g/kg bw, therefore it is considered non-toxic. Subacute toxicity (28 days) was
performed by oral route of both extracts with the doses (250-2000mg/kg). The EBr extract
caused a disturbance of LDL and hepato-renal function especially indirect bilirubin. While the
EAe extract, caused lipid and hepato-renal disorders, especially cholesterol, ALAT, urea,
creatinine and total protein. In addition, there were significant changes in haematological
parameters and a strong disturbance in calculated parameters including RBC, Hb, MCV, MCH,
MCHC, WBC, Neu, Lym, Eos, Mono, Baso and PLT. However, these changes suggest that EBr
and EAe are probably toxic to the bloodstream. Histological observation recorded hepatic
vascular congestion, renal nephritis and hemorrhagic congestion, and hemorrhagic
degeneration of the lungs up to the maximum dose of 2000 mg/kg b.w. All the biochemical,
haematological and histological data confirm the toxic effect of the plant Sonchus oleraceus L.

Keywords : Sonchus oleraceus L., Asteraceae, LC-MS/QTOF, total polyphenols, Antioxidant,


Antibacterial, Anti-inflammatory, Cytotoxicity, Anticholinesterase, SPF, Acute toxicity, LD50.
Résumé
L’objectif principal de ce travail est l'étude phytochimique, biologique et toxicologique des
différents extraits des parties aériennes d’une plante Algérienne de la région de Guelma :
Sonchus oleraceus L. (Astéraceae) utilisée en médecine traditionnelle.
L’analyse qualitative par LC-MS/QTOF des extraits brut ‘EBr’, chloroformique ‘ECh’, acétate
d’éthyle ‘EAe’ et butanolique ‘EBu’ a permis d’identifier 44 composés dans ces extraits dont
principalement étaient des composés phénoliques, des flavonoïdes, des lactones
sesquiterpéniques et des dérivés phénylpropanoïdes. L’analyse quantitative a été achevée en
mesurant le contenu en polyphénols, flavonoïdes et flavonols totaux des différents extraits.
L’EAe et l’EBu contenaient la plus grande concentration en ces composés.
Les extraits EAe et EBu ont présenté également la plus forte activité antioxydante dans les
tests : DPPH•, galvinoxyle, ABTS•+, phénanthroline et CUPRAC en raison de leurs teneurs
élevées en composés phénoliques, flavonoïdes et flavonols. L’extrait de la phase aqueuse (EPa)
a la plus forte activité d’anti-peroxydation lipidique dans le test de blanchiment de β-
carotène/acide linoléique. Les extraits EAe et EBu possèdent une meilleure activité
antibactérienne contre Staphylococcus aureus ATCC 35556, Escherichia coli ATCC 25922 et
Klebsiella pneumoniae, alors que la souche K.pneumoniae était plus résistante à l’extrait
chloroformique. L’activité anti-dénaturation de l'albumine sérique bovine in-vitro a montré que
les extraits EAe et EBu sont dotés d’un pouvoir d’inhibition élevé de 91.69% et de 90.32% ;
qui sont proche de celui du standard diclofénac (98.50% à 1000 µg/mL).
En outre, l'extrait EBr a montré l’effet inhibiteur le plus puissant contre l'acétylcholinestérase
avec une CI50 de 27.07 µg/mL par la méthode d’Ellman. L’effet dermato-protecteur a été mesuré
in vitro en déterminant le facteur de protection solaire (FPS). Les résultats indiquent que l’EBu
(FPS : 39.99), EAe (FPS : 37.55) et EBr (FPS : 34.02) ont révélé une activité photoprotectrice
la plus élevée. L’extrait ‘EPa’ a montré une activité cytotoxique faible contre la lignée cellulaire
cancéreuse de macrophage de murin (J774.A1) avec une concentration inhibitrice d’CI50 de
51.62 µM par le test de MTT. Nos données n'ont pas révélé d'effet cytotoxique significatif pour
les extraits restants à des concentrations différentes.
L’étude de la toxicité aiguë chez les souris femelles a permis de calculer les valeurs de la DL50
des deux extraits les plus actifs. Selon le protocole de Lorke, la DL50 des extraits EBr et EAe
était supérieur à 5 g/kg p.c, donc elle est considérée comme non toxique. La toxicité subaiguë
(28 jours) a été effectuée par voie orale des deux extraits avec les doses (250-2000mg/kg).
L’extrait EBr a entrainé une perturbation de LDL et de la fonction hépato-rénale notamment la
bilirubine indirecte. Tandis que l’extrait EAe, a provoqué des troubles lipidiques et hépato-
rénales, notamment au niveau de cholestérol, d’ALAT, d’urée, de créatinine et des protéines
totales. En outre, les paramètres hématologiques ont connus des changements significatifs et
une forte perturbation des paramètres calculés, y compris GR, Hb, MCV, MCH, CCMH, GB,
Neu, Lym, Eos, Mono, Baso et PLT. Toutefois, ces changements suggèrent que l'EBr et l’EAe
sont probablement toxique pour le système sanguin. L’observation histologique a enregistrée
une congestion vasculaire hépatique, une néphrite et congestion hémorragique rénal, et une
dégénérescence hémorragique des poumons jusqu’à la dose maximale de 2000 mg/kg p.c.
L’ensemble des données biochimiques, hématologiques et histologiques confirme l’effet
toxique de la plante Sonchus oleraceus L.
Mots-clés : Sonchus oleraceus L., Astéraceae, LC-MS/QTOF, polyphénols totaux,
Antioxydant, Antibactérien, Anti-inflammatoire, Cytotoxicité, Anticholinestérase, SPF,
Toxicité aiguë, DL50.

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