Le théâtre du XVIIe au XXIe siècle – Alfred de Musset – On ne badine pas avec l’amour - Citations
- « J’ai formé le dessein de marier mon fils avec ma nièce : c’est un couple assorti : leur éducation me coûte six mille écus » (Le Baron,
I, 2)
- « Ton amour m’eût donné la vie, mais ton amitié m’en consolera. » (Perdican à Camille, II, 1)
- « Je veux aimer, mais je ne veux pas souffrir ; je veux aimer d’un amour éternel, et faire des serments qui ne se violent pas » (Camille
à Perdican, II, 5).
- « Vous ne croyez pas qu’on puisse mourir d’amour, vous qui vivez et qui avez aimé. » (Camille, II, 5)
L’ AMOUR
- « Est-ce donc une monnaie que votre amour, pour qu’il puisse passer ainsi de mains en mains jusqu’à la mort ? » (Camille, II, 5)
- « Mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière, et on se dit : j’ai souffert souvent,
je me suis trompé quelquefois ; mais j’ai aimé. C’est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui. »
(Perdican à Camille, II, 5)
- « Mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c’est l’union de deux êtres si imparfaits et si affreux » (Perdican à Camille, II,
5)
- « Suis-je donc amoureux ? Quel empire a donc pris sur moi cette singulière fille, pour que les trois mots écrits sur cette adresse me
fassent trembler la main ? » (Perdican, III, 2)
- « Je t’aime Rosette ! toi seule au monde tu n’as rien oublié de nos beaux jours passés » (III, 3)
- « Soyez persuadé qu’elles aiment à avoir de la poudre aux yeux » (Le Baron à Bridaine en parlant des femmes, I, 2)
- « Lorsque deux hommes à peu près pareils, également gros, également sots, ayant les mêmes vices et les mêmes passions, viennent par
LA NATURE HUMAINE
hasard à se rencontrer, il faut nécessairement qu’ils s’adorent ou qu’ils s’exècrent » (Le Chœur à propos de Bridaine et Blazius)
- « Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels ; toutes les
femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées » (Perdican à Camille, II, 5)
- « Orgueil, le plus fatale des conseillers humains, qu’es-tu venu faire entre cette fille et moi ? » (III, 8)
- « Qu’es-tu venu faire sur nos lèvres, orgueil, lorsque nos mains allaient se joindre ? » (Perdican, III, 8)
- « Nous sommes deux enfants insensés, et nous avons joué avec la vie, la mort ; mais notre cœur est pur » (Perdican à Camille, III,
8)
- « Pas un battement de cœur pour notre enfance, pour tout ce pauvre temps, passé, si bon, si doux, si plein de niaiseries délicieuses ? »
L’ ENFANCE
(Perdican à Camille, I, 3)
- « Je ne suis ni assez jeune pour m’amuser de mes poupées, ni assez vieille pour aimer le passer. » (Camille, 1, 3)
- « Des mots sont des mots et des baisers sont des baisers. » (Perdican à Rosette, II, 3)
- « Je ne crois pas que ce soit toi qui parles » (Perdican à Camille, II, 5)
LA PAROLE
- « Je ne vous aime pas, moi ; je n’ai pas été chercher par dépit cette malheureuse enfant au fond de sa chaumière, pour en faire un
appât, un jouer » (Camille à Perdican, III, 6)
- « Insensés que nous sommes ! nous nous aimons. Quel songe avons-nous fait, Camille ? Quelles vaines paroles, quelles misérables folies
ont passé comme un vent funeste entre nous deux ? Lequel de nous a voulu tromper l’autre ? » (Perdican à Camille, III, 8)
- « J’ai formé le dessein de marier mon fils avec ma nièce ; c’est un couple assorti ; leur éducation me coûte six mille écus » (Le Baron)
- « Non, non, Camille, je ne t’aime pas ; je ne suis pas désespoir. Je n’ai pas le poignard dans le cœur et je te le prouverai. Oui, tu
MANIPULATION
sauras que j’en aime une autre, avant de partir d’ici. » (Perdican à Camille, III, 2)
- « Je veux faire la cour à Rosette devant Camille elle-même » (III, 2)
- « Sa scène du bois est une vengeance, comme son amour pour Rosette. Il a voulu me prouver qu’il en aimait une autre que moi, et
jouer l’indifférent malgré son dépit. Est-ce qu’il m’aime, par hasard ? » (III, 6)
- « Tu l’aimes, pauvre fille ; il ne t’épousera pas, et la preuve, je vais te la donner ; rentre derrière ce rideau, tu n’auras qu’à prêter
l’oreille. » (Camille à Rosette, III, 6).
- « Voilà donc, ma chère vallée ! Mes noyers, mes sentiers verts, ma petite fontaine ! » (Perdican, I, 4)
LA NATURE
- « Écoute ! le vent se tait ; la pluie du matin roule en perles sur les feuilles séchées que le soleil ranime. Par la lumière du ciel, par le
soleil, que voilà, je t’aime. » (III, 3)
- « Tu ne sais pas lire ; mais tu sais ce que disent ces bois et ces prairies, ces tièdes rivières, ces beaux champs couverts de moissons,
toute cette nature, splendide de jeunesse. » (III, 3)
Le théâtre du XVIIe au XXIe siècle – Alfred de Musset – On ne badine pas avec l’amour - Citations
- « Salut, maître Blazius, vous arrivez au temps de la vendange, pareil à une amphore antique » (le Chœur, I,1)
- « Ses longues jambes maigres trépignent de colère, tandis que, de ses mains osseuses, elle égratigne son chapelet » (Le chœur
décrivant Dame Pluche, I, 1)
- « Il sent le vin à faire peur » (Bridaine parlant de Blazius, I, 2)
- « Pleine d’onction et de componction » (le Baron parlant de Dame Pluche, I, 2)
- « Tout est perdu ! – perdu sans ressources ! – Je suis perdu ; Bridaine va de travers, Blazius sent le vin à faire horreur et mon fils
séduit toutes les filles du village en faisant des ricochets. » (Le Baron, I, 5)
COMIQUE
- « Ô ciel ! Ma nièce m’a déclaré ce matin même qu’elle refusait son cousin Perdican. Aimerait-t-elle un gardeur de dindons ? » (Le
Baron, II, 4).
- « Allez-vous si promptement enfourcher derechef cette pauvre bête qui est si triste de vous porter ? » (Le Chœur à Dame Pluche,
III, 4)
- « Camille. - Combien de temps durera cette plaisanterie ? (mariage avec Rosette) Perdican. - Bien peu de temps ; Dieu n’a pas fait
de l’homme une œuvre de durée : trente ou quarante ans au plus. » (III, 7)
- « Dites-lui, s’il me demande, que je suis enfermé, et que je m’abandonne à ma douleur de le voir épouser une fille sans nom » (Le
Baron à Camille, III, 7)
- « Tu ne sais pas lire ; mais tu sais ce que disent ces bois et ses prairies, ces tièdes rivières, ces beaux champs couverts de moissons,
INNOCENCE
toute cette nature splendide de jeunesse. » (Perdican à Rosette, III, 3).
- « On n’a pas flétri ta jeunesse ? On n’a pas infiltré dans ton sang vermeil les restes d’un sang affadi » (Perdican à Rosette, III, 3)
- « Hélas ! La pauvre fille ne sait pas quel danger elle court en écoutant les discours d’un jeune et galant seigneur. » (Le Chœur en
parlant de Rosette, III, 4)
- « C’est un diamant fin des pieds à la tête » (Blazius, I, 1)
- « Vous respectez mon sourire, mais vous ne respectez guère mes lèvres » (Rosette à Perdican, II, 3)
- « Je voudrais bien savoir si je suis amoureux. » (III, 1)
- « Non, non, Camille, je ne t’aime pas, je ne suis pas désespoir, je n’ai pas le poignard dans le cœur et je te le prouverai. » (III, 2)
PERDICAN
- « Et tu m’aimeras mieux, tout docteur, que je suis et toute paysanne que tu es » (III, 3)
- « Je n’entends rien à tout cela, et je ne mens jamais. Je t’aime, Camille, voilà tout ce que je sais » (III, 6)
- « Insensés que nous sommes ! nous nous aimons. Quel songe avons-nous, Camille ? Quelles vaines paroles, quelles misérables folies ont
passé comme un vent funeste entre nous deux ? » (III, 8)
- « Je vous en supplie, mon Dieu ! Ne faites-pas de moi un meurtrier » (III, 8)
- « Voyez ce qui se passe ; nous sommes deux enfants insensés, et nous avons joué avec la vie et la mort ; mais notre cœur est pur »
(III, 8)
- « Une glorieuse fleur de sagesse et de dévotion. Jamais il n’y a rien eu de si pur, de si ange, de si agneau et de si colombe que cette
chère nonnain » (Dame Pluche, I, 1)
- « Je ne veux pas me marier : il n’y a rien là dans votre orgueil puisse souffrir » (II, 1)
- « Il se peut bien qu’on m’ait fait la leçon, et que je ne sois qu’un perroquet mal appris. » (II, 5)
- « Tu es orgueilleuse ; prends garde à toi » (Perdican, II, 5)
CAMILE
- « Tu as dix-huit ans, et tu ne crois pas à l’amour » (Perdican, II, 5)
- « Que tu es belle Camille, lorsque tes yeux s’animent ! » (Perdican, II, 5)
- « Eh bien ! apprends-le de moi, tu m’aimes, entends-tu : mais tu épouseras cette fille, ou tu n’es qu’un lâche » (III, 6)
- « CAMILLE. - Mais vous n’y pensez pas ; c’est une fille de rien. PERDICAN. – Elle sera donc de quelque chose, lorsqu’elle sera ma
femme » (III, 7)
- « Oui, nous nous aimons Perdican ; laisse-moi le sentir sur ton cœur. » (III, 8)