TFE Simon 2012
TFE Simon 2012
1
MONTAIGNE, M.E, écrivain français de la Renaissance (XVI ème siècle)
SOMMAIRE
INTRODUCTION ...................................................................................................1
CONCLUSION ......................................................................................................29
BIBLIOGRAPHIE
ANNEXES
INTRODUCTION
Le travail de fin d'étude est l'aboutissement final de trois années de
formation en soins infirmiers. Celui-ci « a pour but de placer l'étudiant en soins
infirmiers dans une réflexion professionnelle et personnelle qui le conduit à
mobiliser des connaissances selon une méthodologie rigoureuse.2 »
Première situation : lors de mes premiers jours dans le service, nous sommes
rentrées, l'infirmière et moi, dans la chambre d'un patient de 7 ans. La soignante
s'est mise à la hauteur de l'enfant et lui a expliqué qu'elle allait introduire un petit
« tuyau » dans la veine de son bras afin de pouvoir passer les médicaments plus
rapidement. Elle lui a dit qu'au bout de celui-ci, il allait y avoir une aiguille et que
cela allait ressembler à une piqûre. Le petit garçon semblait avoir compris, et
hocha la tête. Ensuite, elle lui expliqua que cela allait être légèrement douloureux
(même avec le patch EMLA3) mais que s'il ne bougeait pas, ce serait rapide.
Sa mère lui tenait la main et l'infirmière annonça « attention je vais piquer », il se
crispa, mais resta immobile. L'infirmière avait réussi, c'était fini pour le moment.
2
NETTER, Jean-Luc. TFE - Apporter du soin à la forme finale [en ligne].
<[Link]/etudiants-en-ifsi/tfe/[Link]>
(consulté le 5 mai 2012).
3
Mélange Eutectique d'Anesthésiants Locaux
elle pleurait, elle s'est mise a s'agiter et a refuser qu'on la touche.
Il était urgent d'avoir un prélèvement et nous lui avons donc de nouveau expliqué.
Étant toujours dans le refus, j'ai aidé sa mère à la « maintenir » pour que
l'infirmière puisse réaliser son acte.
Je me suis rendu compte que d'un enfant à l'autre l'impact qu'avait le fait de
prévenir « attention ça va faire mal » pouvait influencer son comportement.
Suite à ces deux situations je me suis posée plusieurs questions :
Comment se fait-il que deux enfants ayant eu la même approche ne
réagissent pas de la même façon ?
Est-ce qu'il faut réellement prévenir au moment où « ça va faire mal » ?
L'âge peut-il être un facteur aggravant dans la « peur d'avoir mal » ?
Comment fonctionne la « mémoire » de la douleur ?
Est-ce qu'un enfant qui a connu des hospitalisations fréquentes devient
« résistant » à la douleur ?
Comment les traitements antalgiques agissent-ils ? Sont-ils efficaces de la
même manière pour chaque patient ?
Quelle(s) attitude(s) doit-on avoir face à un enfant en refus de soin ?
Est-ce que le sexe de l'enfant peut avoir une influence sur la douleur ?
Ces interrogations m'ont amené à me questionner sur la douleur de l'enfant et plus
particulièrement sur le fait de prévenir la douleur occasionnée par un soin.
C'est ainsi que j'ai formulé ma question de départ : en quoi, le fait de prévenir un
acte douloureux, agit il sur le ressenti de la douleur chez l'enfant ?
4
Anesthésiste pédiatrique, psychiatre, responsable de l’Unité douleur de l’hôpital d’enfants
Armand Trousseau à Paris et président de l’association PEDIADOL. Il est aussi un des
membres fondateurs de l’association SPARADRAP.
5
ANNEQUIN, D. Les moyens de lutte contre les douleurs iatrogènes en pédiatrie. Impact
Médecine, novembre 2003, n°56, p.41.
PREMIERE PARTIE :
CADRE
CONCEPTUEL
Selon le dictionnaire de la psychologie (1991) : « le concept est la forme la plus
élémentaire de la pensée... C'est toujours une idée mais générale […] Le concept
sert à organiser les connaissances et permet le raisonnement logique. »
I. LA DOULEUR
1.1 Définition
La douleur du latin dolor, est définie par l'Association internationale pour l’étude
de la douleur (IASP) « comme une expérience sensorielle et émotionnelle
désagréable, en rapport avec une lésion tissulaire réelle ou potentielle6 ». C'est
une notion subjective qui varie d'une personne à une autre, l'évaluation de celle-ci
est donc déterminée en fonction du ressenti du patient.
La prise en charge de la douleur est une priorité de santé publique.
On peut distinguer deux grands types de douleurs selon la durée : la douleur aiguë
(douleur vive et brève généralement due à une lésion) et la douleur chronique (qui
est une douleur qui persiste au delà de 3 à 6 mois).
On retrouve également différents types de douleurs selon leurs origines : par excès
de nociception (douleur par excès de stimulation des récepteurs de la douleur
comme les brûlures, coups, arthroses, douleurs digestives...), la douleur
neurologique (due à des lésions du système nerveux) et la douleur psychogène
(sans cause somatique mais psychologique).
Ici, vis à vis de cette situation, nous allons donc nous intéresser d'avantage à la
douleur aiguë qui est une douleur prévisible dans le cas de prélèvement sanguin.
6
INSTITUT UPSA DE LA DOULEUR. Mécanisme de la douleur [en ligne]. <[Link]
[Link]/fr-FR/id-126/Mecanismes_de_la_douleur.igwsh> (consulté le 15 octobre
2011).
Dans les institutions scolaires, la douleur infligée lors des châtiments corporels,
(notamment l'utilisation du martinet, du fouet...) était préconisée dans
l'apprentissage des bonnes manières, et également en matière d'éducation.
Il était reconnu à l'échelle planétaire que dans l'éducation des enfants, la douleur
restait le moyen éducatif et pédagogique le plus répandu.
Par la suite, ces châtiments ce sont vus qualifiés de maltraitance, et ont été
remplacés par d'autres sanctions moins sévères.
Néanmoins, les douleurs quotidiennes (bosses, écorchures, petites brûlures...)
restent nécessaires pour que l'enfant intègre les limites de son corps, les dangers
qu'il doit éviter, et aussi pour structurer son schéma corporel. Le cerveau va les
enregistrer pour envoyer un « signal d'alerte » lorsqu'une situation similaire se
reproduira (ex : retirer sa main d'une source de chaleur).
Auparavant, lors des soins, on affirmait que l'enfant ne sentait pas la douleur de la
même façon que l'adulte car son système neurologique était immature, il ne
pouvait donc pas souffrir. D'après Stanislaw Tomkiewich, pédiatre et
pédopsychiatre, « on pensait autrefois que plus un soin était fait rapidement,
moins il faisait mal, sans imaginer les traumatismes que cela pouvait engendrer
chez l'enfant7 ».
Il existe encore aujourd'hui, un courant de pensée, qui prétend que la souffrance et
la douleur sont un mal nécessaire, afin de renforcer l'individu et de le rendre plus
compatissant avec ses semblables : le dolorisme.
Malgré tout, les pensées évoluent. A l'époque de « l'enfant-roi », il devient
inconcevable dans nos cultures, de ne pas accorder d'attention à un enfant.
Une journée internationale des droits de l'enfant est organisée les 20 novembre en
commémoration de la signature de la Convention internationale des droits de
l'enfant, du 20 novembre 1989. Cette journée permet aux acteurs du monde de
l'enfance d'organiser des évènements, des manifestations (expositions...) sur le
thème de l'enfant afin de favoriser leur bien-être et de revendiquer leurs droits à
travers le monde.
A présent, nous allons nous intéresser aux principaux textes législatifs relatifs à la
douleur.
7
MONTERO, Michèle. Favoriser la présence des parents lors d'un soin douloureux. Soins
Pédiatrie/Puériculture, août 2009, n°249, p.9
1.3 Cadre législatif et rôle infirmier
11
Cf Annexe II
12
DUBUC, Bruno. Le Cerveau à tous les Niveaux [en ligne].
<[Link] (consulté le 23
avril 2012).
mais précise. C'est par le cortex sensoriel que le stimulus émotionnel parvient à
l'hippocampe, puis comme cité ci dessus, il atteint l'amygdale. La voie courte
permet à l'individu de se préparer à un éventuel danger avant même de savoir
précisément ce dont il s'agit, en une fraction de seconde il est sur la défensive. La
voie longue quant à elle, envoie des données pour que l'individu adopte le
comportement adéquat face à la situation ou au contraire corrige sa pensée, s'il n y
a pas de danger.
Malheureusement, ce sont les moments de souffrance qui restent gravés plus
longtemps en nous, contrairement aux moments de bonheur. Mais, l'avantage est
que plus l'on cherche à prévenir la souffrance et la douleur, et moins celles-ci
restent stockées.
La peur de l'inconnu entraine une anxiété importante chez l'enfant. Si, lors d'un
soin, l'enfant présente un niveau élevé d'anxiété, la crispation entrainera une
douleur liée à ce soin, et enregistrera un souvenir beaucoup plus exagéré de celui-
ci entrainant inévitablement une crispation pour le prochain soin. Le fait
d'anticiper la douleur contribue à élever le niveau d'anxiété et donc, l'intensité de
la douleur ressentie. La peur a pour conséquence de générer un cercle vicieux
« douleur-anxiété-douleur ». Cela met en avant l'aspect important de la prise en
soin de l'enfant dans sa dimension multidimensionnel.
13
Wolikow M. Douleur et anxiété : prise en charge chez les enfants et adolescents. Médecine
buccale, 2011, 28-720-K-10, p.6-9
la douleur persiste, mais elle est accompagnée par la mémoire des paroles
apaisantes.14 »
Chaque soin, chaque maladie ou même chaque blessure, peut engendrer une
douleur, et celle-ci ne doit être, ni interprétée, ni minimisée. Ne pas prendre en
compte la douleur de l'enfant peut avoir des conséquences sur la mémoire de la
douleur. C'est pourquoi elle doit être systématiquement évaluée.
14
NATAF, Jean-Claude. La douleur en 200 questions. Paris : De Vecchi, 2001. 173 p.
15
HUSKISSON, EC. 1979
16
THIBAULT, Pascale et LOMBART, Bénédicte. L’éVALUATION DE LA DOULEUR DE
L’ENFANT. [en ligne]. 2006. <[Link] (17
novembre 2011).
ainsi que leurs outils respectifs. Nous rappelons que nous nous intéresserons
principalement aux outils d'évaluation destinés eux enfants âgés de 5 à 10 ans.
Outils d'auto-évaluation
Comme son nom l'indique ces outils sont utilisés par le patient afin qu'il nous
renseigne sur l'intensité de sa douleur.
L'Echelle des visages17 (à partir de 4 ans).
L'Echelle Visuelle Analogique Pédiatrique18 (à partir de 4-6 ans) : elle doit être
présentée verticalement pour les enfants.
L'Echelle numérique (à partir de 8-10 ans) : l'enfant doit donner une note à sa
douleur comprise entre 0 et 10. « 0 : Tu n’as pas mal et 10 : c’est une douleur très
très forte, la plus forte possible. »
L'Echelle Verbale Simple (à partir de 4 ans) : demander à l'enfant « tu as mal un
peu, moyen, beaucoup, très fort ? »
Le « schéma du bonhomme » (à partir de 4 ans) : aide l'enfant à localiser sa
douleur. Sur deux schémas qui représentent la douleur de face et de dos, l'enfant
va devoir « dessiner sa douleur ». Pour cela, il va choisir 4 couleurs pour
représenter 4 intensités de douleur (légère, moyenne, forte, très forte).
Le soignant doit s'assurer de la bonne compréhension du patient avant l'utilisation
de l'un de ces outils.
L'échelle des jetons (à partir de 4 ans) : elle consiste à présenter 4 jetons avec
pour consigne « chaque jeton est un morceau de douleur, prend autant de jetons
que tu as mal. Quatre jetons est la plus forte douleur que tu peux avoir ».
Outils d'hétéro-évaluation
Utilisé lorsque l'utilisation du langage verbal n'est pas possible, à partir de
l'observation des manifestations comportementales. On retrouve principalement :
EVENDOL (0 à 7 ans) : utilisé aux urgences pour des douleurs aiguës.
OPS (Objective Pain Scale) (6 mois à 13 ans) : pour des douleurs post-
opératoires.
Echelle CHEOPS (children’s hospital Eastern Ontario Pain Scale) (1 à 7 ans) :
pour des douleurs post-opératoires (salle de réveil).
PPPM (Parent's Post-operative Pain Mesure) (2 à 12 ans) : sert à mesurer au
17
Cf Annexe III
18
Cf Annexe III
domicile pour des douleurs post-opératoires.
FLACC (Face, Legs, Activity, Cry, Consolability) (4 à 18 ans) : pour des douleurs
post-opératoires ou liées aux soins.
19
Mme DIDIER. Traçabilité de la douleur. 2012.
20
COHEN-SALMON, Didier. L'évaluation de la douleur de l'enfant, questions fréquentes et idées
reçues. Soins Pédiatrie/Puériculture, février 2009,n°246, p.41-42.
En réalité, il n'y a pas de méthode d'évaluation vraiment établie pour un type de
douleur ou une tranche d'âge, le choix varie d'un enfant à un autre.
Il ne faut pas oublier que lorsqu'un soignant a utilisé une échelle d'évaluation de la
douleur, l'équipe doit continuer à évaluer la douleur avec le même outil pour un
même patient. Ce qui permettra d'obtenir des données pertinentes quant au suivi
de la douleur.
Enfin, les scores d'évaluation de la douleur seront consignés dans le dossier du
patient afin d'être consultable par tous professionnels de la santé et notamment le
médecin qui pourra mettre en place ou ajuster un traitement antalgique.
Une fois la douleur évaluée, il est possible de devoir mettre en place un traitement
antalgique pour soulager la douleur de l'enfant. C'est également le cas pour
prévenir un soin douloureux.
Traitements antalgique
Leur objectif principal est de diminuer la douleur provoquée par les soins (ou les
examens) invasifs.
Des moyens de prévention de la douleur peuvent être mis en place avant des soins
douloureux (piqûres, point de suture...) :
Cette méthode d'analgésie est utilisée pour une anesthésie de la peau ou des
muqueuses sur une profondeur de 3 à 5 mm. Le patch est préféré à la crème pour
les enfants.
Pour que ce patch soit efficace, le temps d'application doit être compris entre 1h et
4h après la pose. Sa durée d'efficacité après le retrait varie d'1 à 2h.
L'intérêt de cette utilisation est de :
« Prévenir la douleur liée aux effractions cutanées :
• diminuer ou abolir la douleur liée à l'effraction cutanée
• diminuer le stress des enfants, prévenir l'apparition d'une phobie des soins
• permettre aux soignants d'obtenir une meilleure participation de l'enfant et
de sa famille
• rétablir un climat de confiance entre le personnel soignant, l'enfant et sa
famille.21 »
• Les antalgiques :
Dès la détection de la douleur, il faut mettre en place un antalgique de faible
intensité, plus la douleur est prévenue tôt et plus ce type d'analgésie sera efficace.
L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) classe les antalgiques en trois paliers
ou niveaux :
1er palier : analgésiques non morphiniques (Paracétamol, Anti-
inflammatoire non stéroïdiens (AINS), Aspirine...) pour des douleurs légères à
21
Référentes douleur pédiatrie. Utilisation de la crème ou du patch Emla. Centre Hospitalier
d'Auxerre
22
Mélange Equimolaire Oxygène-Protoxyde d'Azote
23
Autorisation de Mise sur le Marché
24
Dr M.E VALLE-DAUVISSAT. Protocole de Mélange Equimolaire Oxygène-Protoxyde d'Azote.
Centre Hospitalier d'Auxerre
25
Agence National d'Acréditation et d'Evaluation en Santé
modérées,
2 ème palier : morphiniques faibles, actifs sur la perception de la douleur
au niveau cérébral (Codéïne, Tramadol...),
3 ème palier : opioïde fort (Morphine, Fentanyl...) pour des douleurs
sévères.
Chaque palier pourra être administré uniquement après que le précédent se soit
montré inefficace et sur prescription médicale.
• Hypnose médicale : son but est d'amener l'enfant à se concentrer sur autre
chose, d'être moins focalisé sur le soin. Mais pour cela il faut adapter le choix des
techniques hypnotiques à l'âge de l'enfant. L'hypnose est un état modifié de la
conscience. L'hypnose médicale c'est le principe de se servir de la concentration
pour emmener l'enfant à penser à autre chose. Contrairement à l'hypnose du
monde du spectacle, lors de l'hypnose médicale l'enfant garde le contrôle de ce qui
se passe.
Avant toute chose, le patient doit être informé sur les raisons et le déroulement du
soin.
Si l’enfant est informé sur le type de douleur et sur les moyens pour y remédier
alors il réagira mieux à la douleur, et par conséquent, demandera moins
d’antalgique que celui qui n’a pas été informé de ce qui allait se passer.
Les moyens de lutte contre la douleur non pharmacologique ne remplacent pas les
traitements antalgiques mais peuvent favoriser l'action de ces derniers.
Une douleur peut être atténuée si l'enfant se sent bien entouré, s'il fait confiance
au soignant et s'il comprend ce qui se passe. «Quand on a moins peur on a moins
mal. »26
26
ASSOCIATION SPARADRAP. J'aime pas les piqûres ! [en ligne]
<[Link]
et-moins-mal/Avant-la-piqure> (consulté le 24 novembre 2011)
II. PRELEVEMENT SANGUIN
2.1 Définition
2.3 Intérêts
27
[Link]. Le prélèvement de sang par ponction veineuse [en ligne].
<[Link] (consulté le 11 mars
2012)
28
Article R4311-7 du Code de la Santé Publique (Modifié par Décret 2005-840 2005-07-20 art. 11
4° JORF 26 juillet 2005)
29
Réfèrentes « étudiants » du service de Pédiatrie. Prélèvement sanguin en macro méthode. 2009.
2.4 Déroulement du soin
Avant tout prélèvement l'enfant doit être informé du soin. L'infirmière lui explique
les raisons de celui-ci, et lui annonce également son déroulement, dans un
vocabulaire adapté. L'association Sparadrap,30 a créée des livrets pour expliquer
aux enfants comment va se dérouler un soin, un examen, une opération. Il existe
une fiche « Prise de sang31 » avec des illustrations, et des explications
compréhensible pour un enfant.
Un soignant calme, apportant une information adaptée et positive à l'enfant,
permettra à ce dernier de se sentir plus en sécurité.
L'information est indispensable dans la prévention de la douleur chez l'enfant.
Elle doit être appliquée au bon moment, ni trop tôt (cause d'anxiété) ni trop tard
(inefficace). Elle doit être adaptée à l'âge de l'enfant et être juste. Il ne faut pas
mentir à l'enfant en banalisant le soin, ni extrapoler ce qui engendrera de la crainte
de la part de l'enfant. L'information pourra également être apportée par le jeu,
grâce à la représentation du soin sur un objet (poupée, doudou...) pour l'aider à
visualiser le soin.
Lander (1996 étude d’EMLA® contre placebo chez 258 enfants de 5-18 ans) a
démontré que lors d’un prélèvement sanguin, « l’anxiété entraîne une
surestimation de la douleur attendue et réduit l’efficacité de la crème EMLA.32 »
La présence des parents permet de sécuriser l'enfant mais elle n'est pas obligatoire.
Le soignant pourra préciser le « rôle » qu'ils pourront jouer pour rassurer leur
enfant (distraction, massage...). Un parent acteur vaut mieux qu'un parent
spectateur qui se sentira impuissant face à la douleur de son enfant.
Les parents sont un outil clé dans la prise en charge de l'enfant, c'est pourquoi il
ne faut pas qu'ils soient mis à l'écart et doivent être écoutés au même titre que
l'enfant. Une relation de confiance est primordiale entre le soignant et les parents.
Des parents confiants, vont renvoyer une « bonne image » à leur enfant qui va lui
même adopter le même état d'esprit.
30
[Link]
31
Cf Annexe IV
32
CELESTIN-LHOPITEAU, Isabelle. Prise en charge non pharmacologique de la douleur
provoquée par les soins chez l’enfant [en ligne]. <[Link]
[Link]> (consulté le 24 avril)
La présence d'un parent anxieux, trop protecteur, peut apporter un frein au soin, et
être la cause d'un échec.
C'est pourquoi il faut y remédier et apporter attention et écoute aux parents pour
qu'ils puissent être présent. Dans certains établissements, la présence des parents
lors des soins est critiquée et refusée. Nadine FIEZ, cadre infirmière de l'unité
douleur à l'hôpital d'enfants Armand Trousseau ajoute :
« le gros défaut c'est de ne pas préparer les parents aux soins de l'enfant. Il est
important d'effectuer un vrai travail préparatoire […] mais je pense que c'est
souvent une question de moyens. Si on a des moyens antalgiques efficaces, on
va rapidement proposer aux parents de rester. Mais si on n'a pas de moyens
efficaces, on n'a pas envie qu'ils soient témoins d'une prise en charge
insuffisante, donc on a tendance à les faire sortir...33 »
Parfois les parents peuvent renseigner le soignant sur les solutions qu'ils ont pour
soulager la douleur de leur enfant : « Que faites vous quand votre enfant a mal ? »
; « Qu'est-ce qui est le plus efficace pour le soulager ? »
Mais l'enfant peut lui même apporter des solutions pour soulager son anxiété ou sa
douleur : « Qu'est ce que tu voudrais qu'on fasse pour toi quand tu as mal? » ;
« Qu'est-ce qui t'aide le plus pour faire partir la douleur? »...
33
CASTILLA, Cécile. Traiter la douleur de l'enfant. Objectifs Soins, mai 2003, n°116, p.9.
puériculture.
Il est difficile pour un soignant d'assumer seul le soin en même temps que le jeu.
Distraire l'enfant, l'aiguille à la main n'est pas vraiment rassurant pour celui-ci.
C'est pourquoi, le travail en équipe est important. Selon Cauvin, écrivain français,
« une équipe est le lieu où se développe les solidarités, où se renforcent les
actions de chacun par le jeu des échanges, où s'unifie l'activité, où se crée un
esprit commun34 ». Le travail en équipe permet à chacun, selon sa compétence,
d'apporter des solutions face à un problème commun. Les membres d'une équipe
sont interdépendants. Pour une prise en charge adéquat il est nécessaire
d'organiser un travail en collaboration avec différents acteurs de soins. Chacun à
sa place et peut exprimer ses idées. La collaboration puéricultrice/infirmière et
auxiliaire de puéricultrice est essentielle pour une meilleure prise en soins de
l'enfant. Lors du prélèvement sanguin, cette aide peut avoir différents rôles :
maintenir l'enfant, le divertir, le rassurer...
« Il faut savoir, avant toutes choses, qu'il n'existe pas de récepteurs spécifiques
de la douleur. De nombreux facteurs interviennent dans l'apparition d'un
phénomène douloureux en périphérie, et les récepteurs situés au niveau de la
peau et des organes peuvent envoyer des messages douloureux, soit par
l'hyperstimulation, soit par l'irritation lors d'agressions locales.35 »
34
FORMARIER, Monique et JOVIC, Ljiljana. Les Concepts en Sciences Infirmières. Lyon : Mallet
Conseil, 2009. 290 p.
35
Dr RODRIGUEZ. La sensation douloureuse. 2011
partant par les nerfs sensitifs va déclencher la contraction des muscles et
provoquer le mouvement de retrait du membre. Ce mouvement est involontaire,
stéréotypé (invariable et le même pour tous) et inné (attribué dès la naissance),
c'est en cela qu'on le qualifie de réflexe.
Mais ce n'est pas lui qui est à l'origine de la sensation de douleur, c'est donc un
deuxième phénomène, qui a lieu dans la moelle épinière et qui créé la douleur.
Lorsque le message nerveux arrive dans la moelle épinière il est transmis jusqu'au
cerveau, quand la douleur est trop intense ce dernier peut la réduire grâce à un
interneurone. C'est un « neurone de petite taille, localisé dans un centre nerveux et
situé entre deux neurones36 ». Il va libérer les enképhalines et les bêta
endorphines qui sont des opiacés naturels (substances qui permettent de lutter
naturellement contre la douleur).
Cet exemple démontre les réactions du corps humain lorsqu'il ressent le sentiment
douloureux d'être piqué. La douleur est un signal en cas de menace. Cela montre
également ce que pourrait ressentir un enfant qui ne serait pas préparé à cette
douleur, il retirerait son bras, pour ne plus éprouver ce phénomène douloureux.
36
L'analgésie par acupuncture. [en ligne]. <[Link]
[Link]/pages/lexique> (consulté le 26 avril 2012).
II. DEVELOPPEMENT DE L'ENFANT FACE A LA
DOULEUR
A partir de 4-5 ans : l'enfant à la capacité d'évaluer sa douleur ainsi qu'à repérer
des solutions pour lutter contre celle-ci (lors d'une chute, frotter sur la bosse par
exemple).
A partir de 7 ans : il comprend le lien « cause à effet » et il est capable d'expliquer
le pourquoi de la douleur.
A partir de 8-10 ans : il peut chiffrer sa douleur, la décrire et plus tard en
comprendre la cause.
3-7 ans : âge rebelle, celui du rejet des soins, ou l'enfant exprimera sa douleur
spontanément par des pleurs notamment.
7-12 ans : ont une facilité à raisonner sur les bienfaits d'un soin, mais sont en
phase d'intériorisation, ce qui complique l'expression de la douleur.
« En effet, l’enfant de 8 à 12 ans nie fréquemment sa propre douleur, soit qu’il
redoute les soins à venir, soit dans le souci de « protéger » affectivement ses
parents, soit encore du fait d’un sentiment de culpabilité qui lui fait identifier la
douleur incompréhensible avec la punition d’une faute. »
37
HUOT-MARCHAND, Martine. Les relations parents-enfant-professionnels à l'hôpital. Soins
Pédiatrie/Puériculture, août 2009, n°249, p.16-20.
L'enfant ne comprend pas que pour qu'on lui fasse du bien il faut lui faire « du
mal ». C'est seulement à partir de 7-8 ans qu'il pourra comprendre les bienfaits de
la piqûre.
Il arrive que l'enfant refuse d'évaluer sa douleur dans certaines conditions (enfants
trop fatigué...), il faut alors lui expliquer l'importance de cette évaluation et le rôle
qu'il va jouer dans la prise en charge de sa douleur.
Même si les mentalités de la société ont évolués au cours des années, on retrouve
tout de même des petits garçons qui doivent se montrer fort et ne pas montrer leur
souffrance, car ce sont des « hommes » et être indulgent lorsqu'une petite fille
pleure car elle est plus fragile. « Sois courageux ! Tu vois bien que ce n'est rien, tu
ne vas pas pleurer, tu es grand ! »
38
BARSKY, Emmanuelle. Prévenir et traiter la douleur provoquée par les soins. Soins
Pédiatrie/Puericulture, février 2009, n°246, p.6.
DEUXIEME PARTIE
: ANALYSE DE
L'OUTIL
D'ENQUETE
I. METHODOLOGIE
Mon thème étant définie par avance et mon hypothèse trouvée, il ne me restait
plus qu'à trouver un échantillon de personnes à questionner. J'ai bien entendu
choisi de le diffuser dans un service de pédiatrie, et de le destiner exclusivement
aux infirmières et puéricultrices, seules soignantes à même de réaliser un
prélèvement sanguin.
J'ai suivi la méthodologie d'élaboration d'un questionnaire d'après mes études
39
LEHU, Jean Marc. L'encyclopédie du marketing. Editions d'organisation, 2004. 956p.
40
IFSI PREMONTRE. Methodologie TFE : Les outils d'enquête. Octobre 2000
antérieures.
Dans mon corpus, j'ai décidé de séparer en deux rubriques mon questionnement :
une partie concernant la personne interrogée personnellement et la deuxième
concernant le prélèvement sanguin en lui-même. J'y ai introduit différent type de
questions : fermées (oui ou non), questions proposant plusieurs choix de réponses
à l'enquêté (ex : question 341), ouvertes, laissant à l'enquêté la possibilité
d'apporter des réponses personnalisées (ex : question 11) ainsi que des questions
filtres, permettant d'orienter les personnes interrogées en fonction de leurs
réponses (ex : question 14)
J'ai trouvé pertinent de terminer ce questionnaire par une question d'opinion sur
mon outil, me permettant ainsi d'avoir une critique sur celui-ci, j'ai choisi de ne
pas le mentionner dès le départ pour ne pas focaliser l'attention de l'enquêté
uniquement sur ce critère.
Enfin, j'ai terminé cet outil par des remerciements.
41
Cf Annexe V
La restriction à 3 questionnaires étant pénalisant, nous avons décidé que ce serait
elle qui choisirait trois de ses collègues afin qu'elles répondent scrupuleusement à
mes questions.
C'est donc après accord du directeur des soins et de la cadre de santé du service de
pédiatrie, que je lui ai transmis mes 3 questionnaires.
42
ARON, Raymond. Les étapes de la pensée sociologique. Paris : Gallimard, 1987. 370p.
j'aurai probablement dû la poser dans la première partie, car cela concerne la
douleur en général et pas seulement lors d'un prélèvement sanguin. De même, ma
question 9, aurait dut impliquer le fait que certains soignants n'utilisent pas
d'outils d'évaluation de la douleur, contrairement à ce que j'ai fais.
Pour en revenir au prélèvement sanguin, chaque soignant a répondu qu'il utilisait
des moyens de distraction diverses (chansons, discuter avec l'enfant de l'école, de
ses amis...) l'une d'entre elles a précisé qu'il fallait parfois laisser faire les parents
qui savent mieux que quiconque comment distraire leur enfant et elle a résumé les
techniques de distraction comme étant « tout ce qui fait que l'enfant peut penser à
autre chose et détourner son attention du prélèvement. »
Je me suis intéressée aux principales difficultés que pouvait rencontrer le soignant
face à un enfant inquiet. D'une manière générale celles-ci m'ont répondu, que
l'enfant se raidit, se débat, il n'accepte pas le soin... cela rend donc le prélèvement
difficile et pénible pour l'enfant mais aussi le soignant. Cela augmente le stress de
celui-ci, qui a peur d'échouer et qui transmet son inquiétude à l'enfant. Elles
expriment leurs craintes de faire pleurer un enfant, de le faire souffrir sans le
vouloir.
Par rapport à la question concernant les techniques de prévention de la douleur
utilisés par les soignants (question 12), l'un des questionné a trouvé que cette
question se recoupait avec celle concernant les techniques de distraction (question
10). Pour elle les techniques de prévention permettent la prévention de la douleur.
J'aurai éventuellement pu reformuler ma question autrement, afin d'éviter les
répétitions.
43
GAUVAIN-PIQUARD, Annie et MEIGNIER, Michel. La douleur de l'enfant. Paris : Calmann-
Levy, 1993. 265p.
qu'en tant qu'être humain. La douleur existe depuis le début de la création de
l'homme, et l'homme lui-même, n'a jamais trouvé le remède pour la faire
disparaître totalement. Les progrès de la médecine, ont permis néanmoins, d'en
supprimer un grand nombre, notamment grâce aux anesthésiants utilisés lors
d'interventions chirurgicales.
On ne s'intéresse à la douleur de l'enfant que depuis les années 1980. Cette prise
en charge tardive, est dû à la réflexion humaine qui pensait que l'enfant ne pouvait
pas ressentir la douleur, puisque son système nerveux n'était pas encore abouti. Ce
sont de nombreuses recherches, qui ont permis de se rendre compte que l'enfant
pouvait avoir mal, et que cette souffrance avait la capacité de rester gravé dans sa
mémoire.
L'enfant est un être fragile, incapable de faire face à sa souffrance. C'est pourquoi,
il est important de continuer à trouver des moyens, pour diminuer cette douleur,
ou bien même la supprimer.
Un enfant dont la douleur n'est pas prise en charge dès la naissance, risque de
devenir un adulte phobique des soins médicaux. Prendre en soin la douleur d'un
enfant est important, dans le présent mais également pour son futur. De ce fait,
l'information apportée au patient est importante, diminuer ses craintes, sa peur,
permet de diminuer la douleur causée par les soins.
Ainsi, les recherches et les formations permettant de prendre en compte la douleur
occasionnée par les soins ne doivent jamais cesser. Chaque enfant deviendra
adulte, aussi, leur prise en charge dès la naissance permettra d'éviter
l'accumulation de la mémorisation douloureuse.
En outre, toutes ces informations m'ont permis de comprendre l'importance de
prévenir la douleur chez l'enfant, mais également de connaître un moyen de
prévention encore peu développé : l'hypnose.
En définitif, une étude en amenant une autre, le travail de recherche ne s'arrête
jamais.
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Mémoires :
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Autres documents :
Annexe IV
Je vous remercie par avance pour le temps que vous consacrerez à répondre à
celui-ci, ainsi que pour les éléments que vous apporterez à cette réflexion.
• Vous concernant
6. Effectuez-vous ce soin :
□ Seul(e)
□ Avec l'aide d'un(e) auxiliaire de puériculture
□ Avec l'aide des parents
□ Autre(s) : Précisez : ...............................................................................................
7. Si vous n'effectuez pas ce soin seule, qu'elle a été le rôle de cette aide :
(plusieurs réponses possibles)
□ Maintenir l'enfant
□ Vous servir
□ Distraire l'enfant
□ Autre(s) : Précisez : ...............................................................................................
Si oui, le(s)quel(les)
?.....................................................................................….........................................
.......................................................................................
Ce questionnaire est maintenant terminé, j'aurai souhaité votre opinion sur celui-ci
(longueur du questionnaire, compréhension des questions, simplicité...).
…................................................................................................................................
....................................................................................................................................
....................................................................................................................................
....................................................................................................................................
Merci de votre participation.
SIMON Virginie
« Avoir peur d'avoir mal, c'est déjà avoir mal »
Résumé :
Depuis la nuit des temps, la douleur a une place importante dans nos
civilisations.
En France, sa prise en soin reste encore à améliorer, et plus particulièrement pour
des populations dites vulnérables dont font partie les enfants. C'est une priorité
de santé publique.
Pendant des années, les scientifiques ont pensé que le nouveau-né et l'enfant
étaient dans l'impossibilité de ressentir la douleur, dû à l'immaturité de leur
système nerveux. Depuis 20 ans, les mentalités ont évolué et nous observons des
progrès dans la prise en soin de la douleur.
D'après l'enfant, l'un des actes les plus douloureux et le plus appréhendé reste le
prélèvement sanguin. Il existe des moyens de prévention pour pallier cette peur.
C'est pourquoi, la douleur, le prélèvement sanguin et le développement de
l'enfant de 5 à 10 ans seront les concepts abordés dans ce travail de fin d'étude.
Ce mémoire m'a permis de me questionner sur l'importance de prévenir un acte
douloureux. C'est grâce à ces recherches que j'ai réalisé l'impact que la douleur
pouvait avoir sur l'enfant et les répercussions que cela pouvait entraîner sur son
futur. C'est aussi cette étude qui m'a permis de renforcer mon choix de travailler
auprès d'enfant et de prendre en charge leur douleur.
Finalement, comme l'a dit l'écrivain Bozena Nemcova « Si l'on veut s'approcher
des enfants, il faut parfois devenir enfant soi-même. »
Abstract :