Republique Du Senegal
Republique Du Senegal
MINISTERE DE L'ECONOMIE
ET DES FINANCES
INSTRUCTION
APPLICABLE
TOME I
LE CADRE TECHNIQUE DE LA COMPTABILITE DE L’ETAT.
2. LE DISPOSITIF COMPTABLE P 22 à 27
1. LES RECETTES P 31
2. LES DEPENSES P 32
5. Les majorations
1. Comptabilisation
1. Comptabilisation
1. Prise en charge
2. Recouvrement
1 perte de change
2 gain de change
1. Prise en charge
2. règlement
3. rejet de la dépense
2. Remboursement du capital
1. Les principes
1. Les principes
1. Généralités
Section 2 : Les comptes bancaires des autres comptables du Trésor P 127 à 130
4. les contrôles
1. Constation du déficit
3. Apurement du déficit
1. Les versements
3. Remboursement du cautionnement
1. Généralités
2. Comptabilisation
section 1 : Arrêté des écritures dans les postes comptables non centralisateurs
P149 et 150
1. Balance de sortie
1. Balance de sortie
3. Le découvert du Trésor
1. Réflexion
ORGANISATION DE LA COMPTABILITE
3. Le Trésorier général
1. l'arrêté quotidien
2. l'arrêté décadaire
3. l'arrêté mensuel
2. le journal général
L’ÉTAT
Les opérations de l’Etat sont décrites selon un plan comptable qui s’inspire du Système
Comptable Ouest Africain (SYSCOA).
Le plan comptable de l’Etat :
3. prévoit un classement rationnel et des procédures logiques,
4. institue un langage compréhensible par tous,
5. facilite l’agrégation de la comptabilité des divers agents économiques, notamment dans le
cadre de la comptabilité économique nationale.
- les comptes de classe 1 comprennent l’ensemble des dettes et les résultats de type
patrimonial ;
- la classe 2 comporte des comptes d’immobilisations corporelles et incorporelles qui
enregistrent les flux d’investissement et les créances de l’Etat ;
- la classe 4 regroupe l’ensemble des comptes de tiers ;
- la classe 5 est réservée aux comptes de trésorerie ;
- les classes 6 et 7 enregistrent l’ensemble des charges et produits par nature.
Le résultat des opérations de l’Etat se trouve dégagé selon trois optiques différentes qui
donnent trois catégories de soldes :
le résultat dans l’optique budgétaire ou solde d’exécution de la loi de finances de
l’année est égal à l’excédent de charges ( déficit budgétaire) ou de ressources ( excédent
budgétaire) des opérations enregistrées en classe 9.
le résultat dans l’optique patrimoniale est égal au solde des opérations du budget
de fonctionnement comptabilisées dans les comptes patrimoniaux des classes 6 et 7.
le résultat dans l’optique traditionnelle du Trésor, à insérer dans le projet de loi de
règlement du budget comprend : les opérations du budget général, les opérations des
budgets annexes non suivis en classe 9 et les soldes des comptes spéciaux clôturés.
* une classe pour la présentation budgétaire des opérations d’exécution de la loi de finances :
- classe 9 « Comptabilité analytique budgétaire »
* une classe pour les résultats des lois de règlement et les comptes d’ordre :
- classe 0 « Résultats des lois de règlement et des comptes d’ordre »
Les spécifications numériques sont des informations chiffrées qui accompagnent les
écritures enregistrées à certains comptes :
- aux comptes de transfert elles indiquent le numéro de code du comptable assignataire de
l’opération transférée (comptable destinataire) ;
- certains comptes peuvent en outre comporter le millésime et le code du poste comptable ou
d’une autre entité.
Ces spécifications font l’objet de nomenclatures auxiliaires sur instruction du Directeur
chargé de la Comptabilité publique.
La comptabilité de l’Etat est tenue en partie double; c’est une comptabilité de droits
constatés.
Les dépenses sont enregistrées au débit du compte 90 pour ce qui concerne le budget général,
au compte 95 pour les budgets annexes et au compte 96 pour les dépenses des comptes
spéciaux du Trésor. L’exécution des dépenses budgétaires est suivie en détail en comptabilité
auxiliaire de la dépense.
Les recettes sont enregistrées aux comptes 91 pour ce qui concerne les recettes du budget
général de l’Etat, aux comptes 95 et 96 pour celles des budgets annexes et des comptes
spéciaux du Trésor. Le détail de l’exécution des recettes budgétaires est suivi en comptabilité
auxiliaire de la recette.
Une distinction doit être opérée entre les recettes de la gestion courante et les recettes
encaissées sur des émissions antérieures.
Le passage de l’une à l’autre est fondé sur le système de la réflexion et la comptabilisation des
droits constatés.
2.2.3 La réflexion
La classe 9 est utilisée au jour le jour par les comptables assignataires en contrepartie
des comptes de règlement ou des comptes de transfert avec les autres comptables. Elle offre
ainsi en cours d’année une connaissance du déroulement de l’exécution de la loi de finances.
En fin d’année les opérations sont reclassées dans la comptabilité patrimoniale aux classes 1,
2, 6 et 7.
Les écritures comptables sont passées dans la comptabilité de l’Agent Comptable Central du
Trésor par l’intermédiaire du compte 99 « Réflexion des opérations d’exécution des lois de
finances »
La classe 9 enregistre les opérations dans l’optique encaissements pour les recettes et
ordonnancements pour les dépenses.
La comptabilité patrimoniale enregistre les droits constatés.
Les dépenses comptabilisées correspondent aux dépenses visées quand il s’agit de dépenses
payables après ordonnancement, aux dépenses payées quand il s’agit de dépenses payables
sans ordonnancement.
La comptabilisation des dépenses après ordonnancement est faite par l’intermédiaire de
comptes de tiers soldés au moment du règlement.
En fin d’année, les montants des comptes de classe 9 sont réfléchis dans les classes de
comptes de type patrimonial.
En recette:
Les recettes perçues au comptant (sans émission préalable de titre de perception) sont
imputées au jour le jour en classe 9 par le comptable centralisateur et réfléchies en fin d’année
dans les comptes de produits correspondants de la classe 7.
Les recettes perçues en vertu de rôles ou de titres de perception donnent lieu à comptabilisation
de la manière suivante:
- les créances sont comptabilisées au débit du compte 41 « Redevables » ;
- les encaissements sont comptabilisés au crédit de la classe 9 ;
- les produits sont comptabilisés en classe 7.
L’articulation entre ces trois séries de comptes est réalisée par le compte 398 « produits à
imputer après encaissement ».
La classe 1 comprend les résultats, l'ensemble de la dette de l'Etat les dons et les legs.
Les comptes de dette enregistrent toutes les dettes de l’Etat par catégorie.
La classe 1 est servie par l’Agent comptable central du Trésor par imputation directe ou par
réflexion.
La classe 2 regroupe les immobilisations, les prêts, les dotations, participations et créances
rattachées ainsi que les avances et autres immobilisations de l’Etat.
Les comptes d’immobilisations sont servis par l’Agent comptable central du Trésor.
La classe 3 décrit des opérations spécifiques à l’Etat et comprend deux sortes de comptes:
* des comptes décrivant les relations avec les services non personnalisés de l’Etat et entre
comptables de l’Etat.
Ces comptes n’affectent pas la situation de l’actif et du passif de l’Etat. Ils sont mouvementés
en cours d’année par tous les comptables.
La classe 4 enregistre les créances et les dettes de l’Etat liées à des opérations non
exclusivement financières et faites généralement à court terme: dettes exigibles constituées par
les dépôts des correspondants du trésor, créances exigibles sur les redevables de produits
budgétaires.
Elle comprend également les comptes d’imputation provisoire des recettes et des dépenses et
les comptes de régularisation qui assurent la liaison entre les exercices comptables.
Ces comptes sont mouvementés en cours d’année par tous les comptables.
Elle enregistre les mouvements en espèces, effets et chèques ainsi que les opérations faites
avec les banques et les établissements financiers assimilés.
Ces comptes sont mouvementés en cours d’année par tous les comptables.
La classe 6 « Charges »
Elle enregistre, par nature, les charges qui concernent toutes les opérations budgétaires de
l’année se rapportant:
- à l’exploitation normale et courante ;
- à la gestion financière ;
- aux opérations exceptionnelles.
La classe 6 est servie par réflexion des dépenses budgétaires décrites en classe 9 et
directement pour les opérations suivantes:
- dotations aux comptes d’amortissement et de provisions ;
- annulation de droits constatés au cours d’années antérieures ;
- charges exceptionnelles.
La classe 6 est servie en fin d’année par l’Agent comptable central du Trésor.
La classe 7 « Produits »
Elle enregistre, par nature, les produits qui concernent toutes les opérations budgétaires de
l’année se rapportant:
- à l’exploitation normale et courante ;
- à la gestion financière ;
- aux opérations exceptionnelles.
La classe 7 est servie en fin d’année par l’Agent comptable central du Trésor.
La classe 8
Cette classe est libre d’utilisation. Il est envisagé de l’utiliser pour retracer en particulier la
comptabilité des valeurs inactives.
Elle est utilisée pour décrire au jour le jour l’exécution de la loi de finances.
En fin de gestion, elle décrit le résultat d’exécution de la loi de finances et la réflexion dans les
comptes de classe 1,2,6 et 7.
2.4.1 L’année
2.4.2 Le mois
Tous les comptables procèdent, le dernier jour de chaque mois, à l’arrêté de tous les livres et
registres de leur comptabilité.
Les comptables vérifient à cette occasion la concordance entre les registres de la comptabilité
générale et les différents registres de développement de la comptabilité auxiliaire.
Les comptables non centralisateurs établissent une balance des comptes qu’ils adressent pour
examen à leur comptable supérieur. Les comptables supérieurs établissent également une
balance des comptes qu’ils adressent à l’Agent comptable central du trésor et au Directeur
chargé de la Comptabilité publique.
2.4.3 La décade
Chaque décade les comptables non centralisateurs procèdent à l’arrêté de leur comptabilité et
transmettent au comptable centralisateur les bordereaux de transfert des recettes et des
dépenses.
2.4.4 La journée
A la fin de chaque journée, les comptables non centralisateurs arrêtent leur comptabilité.
- les comptables secondaires de l’Etat sont : les comptables non centralisateurs, les receveurs
municipaux, les comptables des régies financières et les comptables à l’étranger.
Ils forment le réseau des comptables secondaires de l’Etat.
1 LES RECETTES
les rôles
Les rôles d’impôts sont émis par la DGID et transmis au Comptable assignataire pour prise en
charge et recouvrement. Le recouvrement est effectué par tous les postes comptables pour le
compte des comptables centralisateurs.
Ils sont émis par les services concernés, signés pour être rendus exécutoires par l’ordonnateur
principal ou son délégué et transmis au comptable assignataire pour recouvrement. Le
recouvrement est effectué par tous les comptables du Trésor.
les droits de douane sont encaissés au comptant par la DGD et versés au Trésor ; Dans
certains cas ils sont encaissés directement par les comptables du Trésor après liquidation
par la Douane.
les recettes encaissées par la DGI sont versées au Trésor,
les recettes diverses et accidentelles sont versées au Trésor.
Certaines opérations de mobilisation de fonds sont réalisées directement par les bailleurs de
fonds chargés de payer eux-mêmes les fournisseurs de l’Etat. Les recettes correspondant à ces
mobilisations de fonds (emprunts ou dons) sont enregistrées après émission de titre.
Le déroulement de la procédure de dépense est fondé sur le principe selon lequel le Ministre
chargé des Finances est l’ordonnateur principal unique du budget de l’Etat.
Les dépenses peuvent être réalisées au niveau central ou au niveau local.
Au niveau central :
L’Ordonnateur Principal ou son délégué adressera au Comptable assignataire les pièces de
dépenses qui, après validation, permettront l’enregistrement des opérations dans la comptabilité
de ce dernier.
Au niveau local :
Les trésoriers payeurs régionaux reçoivent des Contrôleurs régionaux des finances les
pièces standard de procédures (PSP) relatives à leurs propres dépenses.
Les comptables non centralisateurs reçoivent des Préfets de leur ressort les pièces standard de
procédures concernant leur circonscription.
Dans cette procédure, le comptable, à réception des états de crédits délégués, ne passe
aucune écriture.
Le principe de la comptabilisation des droits constatés s’applique aux impôts perçus par voie de
rôles.
Pour les impôts perçus par les comptables de la DGID et pour les impôts perçus sans émission
de rôles, c’est le système de la comptabilisation au comptant qui est appliqué.
Les impôts directs perçus par voie de rôle au bénéfice de l’Etat sont :
Les rôles font l’objet d’une prise en charge comptable chez le comptable assignataire de la
recette et d’une prise en charge extra comptable dans les autres postes comptables.
Les réductions de rôle effectuées par le service de l’assiette donnent lieu à annulations des
prises en charge par écritures négatives.
Les états de réduction sont adressés, par le Directeur général de la Comptabilité Publique et
du Trésor aux comptables centralisateurs des rôles.
Ils sont comptabilisés par les comptables centralisateurs dans les conditions ci-après :
- Débit négatif du compte 411.111 « année courante » pour le montant du certificat
- Crédit négatif du compte 398.111 pour le montant du certificat
Si ces certificats concernent des impôts émis en années précédentes la réduction s’effectue de
la manière suivante :
- Débit négatif du compte 411.112 « années précédentes » pour le montant du certificat
- Débit positif au compte 398.112 pour le montant du certificat
Le comptable centralisateur établit, pour chaque poste rattaché concerné, un état récapitulatif
des montants réduits.
A réception le comptable non centralisateur met à jour les rôles manuels du montant des
réductions opérés et met également à jour les comptes des contribuables.
* à la perception
Si l’opération est comptabilisée directement par le TPR, il passera les écritures suivantes :
- débit compte de trésorerie
- crédit 411.11x rubrique intéressée ( année courante ou année précédente ou année
antérieure)
Et simultanément :
- débit 398.11x rubrique intéressée
- crédit 91.711 xx "Impôts sur les revenus – rubrique intéressée »
Les certificats de dégrèvement consécutifs aux réclamations des contribuables et les certificats
d'admission en non valeur des cotes dont le recouvrement ne peut être effectué par suite de
l'absence, du décès ou de l'insolvabilité du contribuable sont émis par la Direction générale des
impôts (DGID).
Ils permettent la réduction des prises en charge initiales et ne constituent pas des dépenses
budgétaires pour l’Etat.
L'emploi des certificats d'admission en non-valeur ne pourra jamais donner lieu à la constatation
d'un trop perçu au bénéfice du contribuable.
Seul, l'emploi des certificats de dégrèvements peut donner lieu à la constatation d'un trop perçu
au bénéfice du contribuable, lorsque le contribuable avait préalablement payé tout ou partie de
l'impôt dégrevé.
Dans ce cas, le certificat de dégrèvement donne lieu à une dépense budgétaire de l’Etat pour le
montant du trop perçu.
Les certificats de dégrèvement doivent être transmis par le comptable centralisateur aux
comptables non centralisateurs détenteurs du rôle pour exploitation ;
A réception le percepteur met à jour les rôles manuels du montant des dégrèvements reçus et
met également à jour les comptes des contribuables dans son logiciel de recouvrement.
Il ne comptabilise aucune écriture.
Après exploitation, le certificat de dégrèvement doit toujours être retourné au comptable
centralisateur pour comptabilisation.
Si le comptable non centralisateur constate que des paiements ont été faits sur les articles
dégrevés, il doit annoter le certificat pour que le comptable centralisateur au moment de la
comptabilisation des réductions de prises en charge de ce certificat puisse constater l’excédent
de versement.
Les certificats de dégrèvement concernant les rôles pris en charge par le comptable
centralisateur sont comptabilisés manuellement par les comptables centralisateurs. Les
écritures suivantes sont passées :
- Débit négatif du compte 411.111 « année courante » pour le montant du certificat.
- Crédit négatif du compte 398.111 pour le montant du certificat.
Si ces certificats concernent des impôts émis en années précédentes la réduction s’effectue de
la manière suivante :
- Débit négatif du compte 411.112 « années précédentes » pour le montant du certificat.
- Crédit négatif du compte 398.112 pour le montant du certificat.
En effet, comme indiqué ci-après, les dégrèvements sont assimilés à des réductions de prise en
charge, et non à des recouvrements.
Au retour des états annotés par le comptable non centralisateur en ce qui concerne les rôles
dont il assure le recouvrement, et après émargement des rôles manuels pris en charge par le
comptable centralisateur et intégration des dégrèvements dans le logiciel de recouvrement, il
établit un état récapitulatif des excédents de versement consécutifs à des trop versé et passe
les écritures suivantes :
- débit compte 391.30
- crédit compte 466.114 « excédent sur impôt dégrevé »
Cet état est vérifié et transmis par le comptable centralisateur à la Paierie générale du Trésor
qui à réception passe les écritures suivantes :
- débit compte 470.191.5 « I.P. de dépenses du budget : autres dépenses en cours
d’ordonnancement »
- crédit compte 391.30
Le payeur établit une demande d’ordonnance auprès de la direction du Budget et à réception du
mandat de paiement passe les écritures suivantes :
- débit compte 90
- crédit compte 470.191.5
Avant tout remboursement d’excédent, le comptable centralisateur doit en aviser les comptables
non centralisateurs de sa circonscription de façon que les excédents puissent être
éventuellement employés en l’acquit d’autres impôts.
Après accord des comptables non centralisateurs, le comptable centralisateur procède au
remboursement de l’excédent et passe les écritures suivantes :
- débit compte 466.114
- crédit compte financier
Lorsque le comptable non centralisateur peut employer en l’acquit d’autres impôts l’excédent
constaté chez le comptable centralisateur, il en avise le comptable centralisateur qui à réception
de la demande transmettra sans écriture l’excédent de versement à employer au comptable non
centralisateur.
Il joindra, à l’appui de son versement, l’excédent employé revêtu du cachet du poste, des
références de la pièce d’identité produite et de la signature du bénéficiaire.
Cette dérogation doit être exceptionnelle, le comptable centralisateur doit toujours privilégier le
remboursement par virement sur le compte du bénéficiaire, remboursement obligatoire dès que
le montant à rembourser dépasse 300.000 Francs CFA ( JO du 22 août 2003)
La DGID émet par ailleurs des certificats d’admission en non-valeur portant sur des articles de
rôles irrécouvrables à divers titres.
L’admission en non-valeur a pour effet de décharger le comptable de sa responsabilité. Elle ne
libère pas le contribuable qui reste redevable des sommes mises à sa charge, de sorte que le
comptable doit surveiller les possibilités nouvelles éventuelles de recouvrement.
A cet effet, le recouvrement des cotes admises en non-valeur d’un montant élevé doit faire
l’objet d’un suivi particulier par le comptable, soit à l’aide de fiches comptes, soit par l’édition par
l’application recouvrement d’un état des articles concernés.
L'emploi des certificats d'admission en non-valeur ne pourra jamais donner lieu à la constatation
d'un trop perçu au bénéfice du Contribuable.
4.3.1. Comptabilisation
Les certificats d’admission en non-valeur doivent être transmis par le comptable centralisateur
aux comptables non centralisateurs détenteurs du rôle pour exploitation ;
A réception le percepteur met à jour les rôles manuels du montant des admissions en non-
valeur reçues et met également à jour les comptes des contribuables dans son logiciel de
recouvrement.
Il ne comptabilise aucune écriture.
Après exploitation, le certificat d’admission en non-valeur doit toujours être retourné au
comptable centralisateur pour comptabilisation.
Si le comptable non centralisateur constate que des paiements ont été faits sur les articles
dégrevés, il doit annoter le certificat pour que le comptable centralisateur au moment de la
comptabilisation des réductions de prises en charge de ce certificat ne comptabilise la réduction
que pour le montant restant à recouvrer.
Si la côte a été entièrement soldée, le certificat d’admission en non-valeur ne sera pas employé
et aucun remboursement ne sera consenti.
5. LES MAJORATIONS
Les majorations de 10% sont liquidées par les comptables et recouvrées comme des droits au
comptant.
Les frais de poursuite dus par le contribuable sont liquidés par les comptables et recouvrés
comme des droits au comptant.
Les dépenses payées par les comptables au titre des frais divers de manutention et des
paiements des contractuels sont également comptabilisées par les comptables en dépenses
Au moment du paiement des frais occasionnés par les poursuites engagées à l’encontre d’un
contribuable ou lors du paiement des dépenses liées à l’emploi de contractuels, le comptable
non centralisateur passe les écriture suivantes :
- débit compte 390.303 « rubrique intéressée de la fiche de liaison - frais de poursuite »
- crédit compte de trésorerie
Au moment du paiement des frais occasionnés par les poursuites engagées à l’encontre d’un
contribuable ou lors du paiement des dépenses liées à l’emploi de contractuels, le comptable
centralisateur passe les écritures suivantes :
- débit compte 479.1 « Frais de poursuites »
- crédit compte de trésorerie
Tous les 3 mois, le comptable centralisateur procède à l’apurement de son compte d’imputation
provisoire ; il établit un bordereau de transfert et comptabilise les opérations comme suit :
Pour les opérations comptabilisées au crédit du compte, le comptable centralisateur passe les
opérations suivantes :
- débit compte 479.1 « Frais de poursuites »
- crédit compte 391.31 « transfert de recettes au RGT »
Pour les opérations comptabilisées au débit du compte, le comptable centralisateur passe les
opérations suivantes :
- débit compte 391.30 « transfert de dépenses au RGT »
- crédit compte 479.1 « Frais de poursuites »
En fin d’année :
Si le solde est créditeur, le RGT le comptabilise en recettes budgétaires de la classe 9 ;
Si les crédits alloués ne permettent pas la couverture du déficit, le RGT transfère l’opération au
TG pour intégration dans le compte 970.0 « pertes et profits ». ;
Au plus tard à la fin de la 3ème année suivant l’année financière de rattachement et en cas de
refus du bénéfice du sursis le comptable assignataire du rôle doit faire l’avance des sommes
non recouvrées. L’opération se comptabilise comme suit :
- débit compte financier
- crédit compte 391.31
le comptable établit un bordereau de transfert et l’envoie à la TG chargée d’instruire le dossier.
A réception le TG comptabilise l’opération comme suit :
- débit compte 391.31
- crédit compte 466.139.x « consignations diverses des comptables du trésor – rubrique
intéressée »
7.2 Apurement
1. COMPTABILISATION
Les recouvrements sont imputés par le comptable à un compte d’imputation provisoire dans
l'attente de l'émission du rôle.
Lors du recouvrement :
- débit aux comptes de trésorerie
- crédit compte 476.1 "Rubrique intéressée". :
Lors du recouvrement :
- débit compte de trésorerie
- crédit compte 475.16 « produits en instance d’imputation – acomptes provisionnels et
versements spontanés»
Et simultanément :
- débit compte 398 111 « Produits à imputer après encaissement- CD perçues par voie
de rôle- année courante »
- crédit compte 91.711.xx Impôts directs et taxes assimilées - sous compte concerné.
Et éventuellement
- Crédit compte 466.114 ‘’ EDV du Trésor sur Impôts directs’ pour le montant des
acomptes provisionnels et des versements spontanés supérieurs au rôle pris en charge.
Les acomptes provisionnels qui, en fin d’année, n’ont pu été imputés doivent être conservés
dans le poste jusqu’à l’émission du rôle ; Seuls, les Services fiscaux peuvent en autoriser le
remboursement.
Les rôles concernant les comptables non centralisateurs leur sont envoyés par le comptable
centralisateur, accompagnés des avertissements.
Dès réception du rôle, le comptable procède à l’imputation sur le rôle des acomptes
provisionnels et des versements spontanés, comme suit :
- débit compte 476.1
- crédit 390.300 ‘’rubrique intéressée de la fiche de liaison ‘’
Les acomptes provisionnels qui, en fin d’année, n’ont pu été imputés doivent être conservés
dans le poste jusqu’à l’émission du rôle ; Seuls, les Services fiscaux peuvent en autoriser le
remboursement.
Si lors de l’émission du rôle de régularisation, le montant dû est inférieur au montant versé, le
comptable doit vérifier que le contribuable ne doit pas d’autres impôts dans le ressort de la
circonscription financière ;
Si des impôts sont dus par le contribuable, les opérations suivantes sont comptabilisées :
Le réemploi de l’acompte provisionnel ou du versement spontané donne lieu à l’écriture
suivante :
- débit compte 476.1
- crédit compte 390.300
Et simultanément :
- débit 398.11x rubrique intéressée
- crédit 91.711 xx "Impôts sur les revenus – rubrique intéressée »
Les impôts perçus sans émission de rôle sont comptabilisés comme des droits au comptant.
Il s’agit des impôts suivants :
- les VRS (versements retenus à la source)
- les VRCS (versements retenus complémentaires à la source)
- les PPA (paiements par anticipation)
- les taxes sur les armes à feux et la vente des timbres fiscaux
- la TVA précomptée sur factures et marchés
- les paiements par anticipation effectués par les expatriés.
Ces versements sont toujours accompagnés d’un bordereau de versement comportant la ligne
budgétaire d’imputation du recouvrement.
* à la perception
Les prises en charge des rôles émis au bénéfice des communes sont effectuées dans la
comptabilité de la commune, dans les mêmes conditions que les prises en charge des impôts
enrôlés pour le compte de l’Etat.
Dans les postes comptables, la prise en charge se traduit dans la comptabilité de la commune
par les écritures suivantes :
- Débit compte 410
- Crédit compte 450
Les réductions de prise en charge effectuées par le service de l’assiette donnent lieu à
annulations de prise en charge négatives.
Les états de réduction sont adressés, par le Directeur chargé de la comptabilité publique, aux
comptables assignataires des rôles.
Les certificats de dégrèvement sont comptabilisés par les comptables dans les conditions ci-
après :
- Débit négatif du compte 410 pour le montant du certificat
- Crédit négatif du compte 450
En effet, les dégrèvements portant sur des impôts émis au bénéfice des collectivités sont
assimilés à des réductions de prise en charge, et non à des recouvrements.
Lorsque le comptable a constaté, après émargement des rôles manuels et intégration des
dégrèvements dans le logiciel de recouvrement, des excédents de versement consécutifs à des
trop versés, il établit un état récapitulatif des excédents constatés.
Si l’excédent est constaté par le comptable non centralisateur, l’opération suivante est
comptabilisée :
- débit compte 390.303
- crédit compte 390.302
A réception du bordereau de liaison, le comptable centralisateur passe les écritures suivantes :
- débit compte 390.302
- crédit compte 466.114
et
- débit compte 391.31
- crédit compte 390.303
Si l’excédent est constaté par le comptable centralisateur, l’opération suivante est
comptabilisée :
- débit compte 391.31
- crédit compte 466.114 « excédent sur impôt dégrevé »
Un état global des excédents constatés est établi, vérifié et transmis par le comptable
centralisateur à la Paierie générale du Trésor qui à réception passe les écritures suivantes :
- débit compte 470.191.5 « I.P. de dépenses du budget : autres dépenses en cours
d’ordonnancement »
- crédit compte 391.31
Il établit une demande d’ordonnance auprès de la direction du Budget et à réception du mandat
de paiement passe les écritures suivantes :
- débit compte 90
- crédit compte 470.191.5
Avant tout remboursement d’excédent, le comptable centralisateur doit en aviser les comptables
non centralisateurs de sa circonscription de façon que les excédents puissent être
éventuellement employés en l’acquit d’autres impôts.
Après accord des comptables non centralisateurs, le comptable centralisateur procède au
remboursement de l’excédent et passe les écritures suivantes :
- débit compte 466.114
- crédit compte financier
Lorsque le comptable non centralisateur peut employer en l’acquit d’autres impôts l’excédent
constaté chez le comptable centralisateur, il en avise le comptable centralisateur qui à réception
de la demande transmettra l’excédent de versement à employer au comptable non
centralisateur.
L’écriture suivante sera passée :
- Débit compte 466.11x
- Crédit compte 390.31
Un avis d’opération sera établi et la pièce justificative permettant l’emploi de l’excédent sera
jointe à l’envoi ;
A réception le comptable non centralisateur passera les écritures suivantes :
- débit compte 390.31
- crédit compte 390.300 si l’excédent est employé immédiatement
- ou crédit compte 476.1 si l’emploi est différé.
L'emploi des certificats d'admission en non-valeur ne pourra jamais donner lieu à la constatation
d'un trop perçu au bénéfice du contribuable.
La réduction de la prise en charge sera toujours égale au reste à recouvrer apparaissant avant
l'exploitation du certificat d'admission en non-valeur.
A réception le receveur municipal met à jour les rôles manuels du montant des admissions en
non-valeur reçues et les comptes des contribuables dans son logiciel de recouvrement.
L’emploi du certificat se comptabilise comme suit :
- Débit négatif du compte 410 pour le montant du reste à recouvrer
- Crédit négatif du compte 450
Si la côte a été entièrement soldée, le certificat d’admission en non-valeur ne sera pas employé
et aucun remboursement ne sera consenti.
Dans la comptabilité de la collectivité, les comptes de prise en charge sont repris comme suit
en balance d’entrée par les Receveurs municipaux :
Les opérations suivantes sont passées par l’Agent comptable central du trésor.
il reprend dans ses écritures aux mêmes comptes par l’intermédiaire du compte 396 les
opérations enregistrées en classe 9 et au compte 398 par les comptables assignataires de
recettes.
Il réfléchit ensuite en classe 7 les droits nouveaux constatés dans l’année au titre des
années antérieures :
- débit compte 398.113
- crédit compte classe 7
Il constate les pertes résultant d’annulations de prises en charge sur années antérieures
- débit au compte 661 « Annulation de droits constatés au cours d’années antérieures »
- crédit au compte 398.114
Les sous comptes du 411.1 sont repris comme suit en balance d’entrée par les Comptables
assignataires de recettes.
- le solde débiteur du sous compte 411.111 (année courante) est repris au compte 411.113 (
années antérieures )
Les sous comptes du compte 398 sont également repris en balance d’entrée par les comptables
assignataires de recettes.
L’Agent comptable central du Trésor reprend en balance d’entrée le solde du 398 obtenu à la
passation des écritures de fin d’année.
Les entrées et sorties des carnets "de triptyques" donnent lieu à des écritures en comptabilité
des valeurs inactives.
En comptabilité deniers, les recettes au titre des amendes sont traitées comme les droits au
comptant.
Le comptable centralisateur transfère au comptable assignataire la part qui revient au fonds
d’équipement de la gendarmerie ou de la police (40%) et simultanément, il transfère aux
comptables non centralisateurs concernés la part revenant aux communes (60%). Les écritures
comptables sont les suivantes :
* à la perception
L’encaissement des amendes forfaitaires par un comptable non centralisateur donne lieu à
l’écriture suivante :
- débit compte de trésorerie
- crédit compte 390 301 « amendes et condamnations pécuniaires -rubrique concernée »
pour la part à transférer
- crédit compte 43x.xx pour la part revenant à la collectivité
Il établit un avis d’opérations auquel est joint le bulletin de répartition pour la part revenant au
budget des communes relevant des comptables non centralisateurs de sa région.
E/INST 52 MAJ 01-09-2005
Il établit un bordereau de transfert qu’il adresse au comptable assignataire.
* A la perception
Le principe de la perception est le même que précédemment, mais la répartition est la suivante :
- 50% au budget de l 'Etat
- 25% à la collectivité locale
- 25% aux agents verbalisateurs
* à la perception
* à la perception
L’encaissement des amendes de composition par un comptable non centralisateur donne lieu à
l’écriture suivante :
- débit compte de trésorerie
- crédit compte 390 301 « amendes de composition-rubrique concernée » pour la part
revenant à l’Etat
- crédit compte 433 ou 434 pour la part revenant à la collectivité
* A la perception
Elle peut être encaissée par les comptables centralisateurs ou les comptables non
centralisateurs
Sur le plan comptable, les recettes de l'espèce sont traitées comme les amendes forfaitaires
(versements par des régisseurs).
La répartition des produits diffère : 100% au budget de l 'Etat.
Sur le plan comptable, les recettes de l'espèce sont traitées comme les amendes forfaitaires
(versements par des régisseurs). La répartition des produits diffère :
- 70% au budget de la collectivité
- 9% à l'agent verbalisateur
- 21% à l'agent indicateur
La répartition des amendes en matière de pêche, fixée par décret, est la suivante :
- 45% à la Caisse d'encouragement à la pêche et à ses industries annexes (CEPIA)
- 20% au fonctionnement des moyens de surveillance de la structure qui a procédé à
l'arraisonnement
- 10% à la structure chargée de la surveillance pour son fonctionnement (PSPS)
- 15% aux agents verbalisateurs et aux tiers ayant aidé à la découverte de l'infraction
- 10% aux agents de la Direction de l'Océanographie et des Pêches maritimes (DOPM)
Périodiquement, au vu des états de répartition, le comptable verse la part qui revient aux
bénéficiaires et la comptabilise comme suit :
- débit compte 466.22x
- crédit comptes de trésorerie
Les opérations suivantes sont passées par le Trésorier Général, Agent comptable central du
trésor.
il reprend dans ses écritures aux mêmes comptes par l’intermédiaire du compte 396 les
opérations enregistrées en classe 9 et au compte 398 par les comptables assignataires de
recettes.
Il réfléchit ensuite en classe 7 les droits nouveaux constatés dans l’année au titre des
années antérieures :
- débit compte 398.213
- crédit compte classe 7
Il constate les pertes résultant d’annulations de prises en charge sur années antérieures
- débit au compte 661 « Annulation de droits constatés au cours d’années antérieures »
- crédit au compte 398.213
Les opérations suivantes sont passées par le Trésorier Général, Agent comptable central du
trésor.
il reprend dans ses écritures aux mêmes comptes par l’intermédiaire du compte 396 les
opérations enregistrées en classe 9 par les comptables assignataires de recettes.
Les sous comptes du 411.21 sont repris comme suit en balance d’entrée par les Comptables
assignataires de recettes.
- le solde débiteur du sous compte 411.211 (année courante) est repris au compte 411.213
( années antérieures )
Les sous comptes du compte 398.21 sont également repris en balance d’entrée par les
comptables assignataires de recettes.
Le Trésorier général, Agent comptable central du Trésor reprend en balance d’entrée le solde
du 398.21 obtenu à la passation des écritures de fin d’année.
Les ordres de recettes à recouvrer au titre du budget général font l’objet d’une prise en charge
comptable au niveau du comptable assignataire
Le comptable assignataire peut transmettre pour recouvrement les titres lorsque le redevable
est domicilié dans le ressort d’un autre poste comptable. Au niveau des autres postes, la prise
en charge est extra comptable.
Les bordereaux de titres de recettes sont établis en deux exemplaires par duplication. Le
premier est adressé au comptable, le second est conservé par le comptable supérieur. Les
bordereaux classés et enliassés constituent le carnet des prises en charge comptables. Leur
total doit correspondre au débit du compte 41, lui-même égal au crédit du compte 39.
Les bordereaux comportent une colonne observations qui doit être annotée du renvoi des titres
recouvrés ou non.
1.2.1 À la perception
Généralités
Les annulations de titres ou les admissions en non-valeur relatives à des titres soldés ont pour
objet de régulariser des erreurs d'assiette.
Les admissions en non-valeur relatives à des titres non soldés ont pour objet de solder les titres
dont l'irrécouvrabilité a été justifiée.
Les annulations et les admissions en non-valeur font l'objet d'émissions de titre d'annulation et
de non-valeur suivant les mêmes modalités que l'émission des titres de recettes.
o en année courante :
Il s’agit d’une réduction de prise en charge.
Les annulations font l’objet d’émission de titres d’annulation par l’ordonnateur qui avait
préalablement émis le titre.
A réception du titre d’annulation et des pièces justificatives, les écritures suivantes sont
comptabilisées par le comptable assignataire :
- (-) moins débit compte 411.291 « redevables recettes diverses du budget
général./Année Courante »
- (-) moins crédit compte 398.291 « recettes diverses du budget général »
la prise en charge comptable est ainsi annulée.
o en année antérieure :
- (-) moins débit compte 411.293 « redevables recettes diverses du budget
général./Années antérieures»
- (+) plus débit 398.294 « annulation de droits constatés au cours d’années antérieures »
Le titre ayant été recouvré, le remboursement du versement effectué par le débiteur constitue
une dépense budgétaire pour l’Etat. Il donne lieu en contrepartie à l’émission d’un excédent de
versement qui sera remboursé au bénéficiaire de cette annulation.
Le comptable assignataire établit la liste des excédents de versement.
Cet état est vérifié et transmis par le comptable centralisateur à la Direction du Budget pour
établissement d’un titre de paiement.
La comptabilisation de ce titre de paiement se fait de la manière suivante :
* chez le PGT
A réception du mandat, le PGT passera les écritures suivantes :
- débit compte 90
- crédit 391.31
Il établit un bordereau de transfert qu’il adresse au comptable assignataire.
E/INST 60 MAJ 01-09-2005
A réception du transfert, le comptable assignataire comptabilise l’opération comme suit :
- débit compte 391.31
- crédit compte 466.114 « excédent de versement sur impôt dégrevé »
Les écritures comptables sont les mêmes que pour les recettes encaissées au comptant.
2.1 Comptabilisation
* à la perception
Les opérations suivantes sont passées par le Trésorier Général, Agent comptable central du
trésor.
il reprend dans ses écritures aux mêmes comptes par l’intermédiaire du compte 396 les
opérations enregistrées en classe 9 et au compte 398 par les comptables assignataires de
recettes.
Il constate les pertes résultant d’annulations de prises en charge sur années antérieures
- débit au compte 661 « Annulation de droits constatés au cours d’années antérieures »
- crédit au compte 398.294
Les sous comptes du 411.29 sont repris comme suit en balance d’entrée par les Comptables
assignataires de recettes.
- le solde débiteur du sous compte 411.291 (année courante) est repris au compte 411.293 (
années antérieures )
Les sous comptes du compte 398.29 sont également repris en balance d’entrée par les
comptables assignataires de recettes.
L’Agent comptable central du Trésor reprend en balance d’entrée le solde du 398.29 obtenu à
la passation des écritures de fin d’année.
Les opérations suivantes sont passées par le Trésorier Général, Agent comptable central du
trésor.
il reprend dans ses écritures aux mêmes comptes par l’intermédiaire du compte 396 les
opérations enregistrées en classe 9 par les comptables assignataires de recettes.
il réfléchit les opérations comme suit :
Les ordres de recettes à recouvrer au titre des comptes spéciaux font l’objet d’une prise en
charge comptable au niveau du comptable assignataire
Le comptable assignataire peut transmettre pour recouvrement les titres lorsque le redevable
est domicilié dans le ressort d’un autre poste comptable. Au niveau des autres postes, la prise
en charge est extra comptable.
Les bordereaux de titres de recettes sont établis en deux exemplaires par duplication. Le
premier est adressé au comptable, le second est conservé par le comptable supérieur. Les
bordereaux classés et enliassés constituent le carnet des prises en charge comptables. Leur
total doit correspondre au débit du compte 41, lui-même égal au crédit du compte 39.
Les bordereaux comportent une colonne observations qui doit être annotée du renvoi des titres
recouvrés ou non.
1.2.1 À la perception
et simultanément
- débit compte 398 29x « Autres recettes diverses - année intéressée »
- crédit compte 96.xxx « compte spécial intéressé »
E/INST 63 MAJ 01-09-2005
1.2.2 chez le comptable centralisateur
1.3 Annulations
Généralités
Les annulations de titres ou les admissions en non-valeur relatives à des titres soldés ont pour
objet de régulariser des erreurs d'assiette.
Les admissions en non-valeur relatives à des titres non soldés ont pour objet de solder les titres
dont l'irrécouvrabilité a été justifiée.
Les annulations et les admissions en non-valeur font l'objet d'émissions de titre d'annulation et
de non-valeur suivant les mêmes modalités que l'émission des titres de recettes.
o en année courante :
o en année antérieure :
- (-) moins débit compte 411.293 « redevables recettes diverses du budget - Années
antérieures»
- (+) plus débit 398.294 « annulation de droits constatés au cours d’années antérieures »
Le titre ayant été recouvré, le remboursement du versement effectué par le débiteur constitue
une dépense budgétaire pour l’Etat. Il donne lieu en contrepartie à l’émission d’un excédent de
versement qui sera remboursé au bénéficiaire de cette annulation.
Le comptable assignataire établit la liste des excédents de versement.
Cet état est vérifié et transmis par le comptable centralisateur à la Direction du Budget pour
établissement d’un titre de paiement.
La comptabilisation de ce titre de paiement se fait de la manière suivante :
Les opérations suivantes sont passées par le Trésorier Général, Agent comptable central du
trésor.
il reprend dans ses écritures aux mêmes comptes par l’intermédiaire du compte 396 les
opérations enregistrées en classe 9 et au compte 398 par les comptables assignataires de
recettes.
Il réfléchit ensuite en classe 7 les droits nouveaux constatés dans l’année au titre des
années antérieures :
- débit compte 398.293
- crédit compte classe 7
Il constate les pertes résultant d’annulations de prises en charge sur années antérieures
- débit au compte 661 « Annulation de droits constatés au cours d’années antérieures »
- crédit au compte 398.293
Les sous comptes du 411.29 sont repris comme suit en balance d’entrée par les Comptables
assignataires de recettes.
- le solde débiteur du sous compte 411.291 (année courante) est repris au compte 411.293
( années antérieures )
Les sous comptes du compte 398.29 sont également repris en balance d’entrée par les
comptables assignataires de recettes.
L’Agent comptable central du Trésor reprend en balance d’entrée le solde du 398.29 obtenu à
la passation des écritures de fin d’année.
Certaines recettes sont encaissées par des régisseurs nommés par décision du Ministre chargé
des Finances. La régie est créée par arrêté.
Ces régisseurs utilisent des quittanciers à souche P1B spécialisés qui leur permettent
d’encaisser les recettes pour lesquelles ils sont compétents.
Selon la périodicité prévue dans la création de la régie, ils versent leurs recettes au Comptable
de rattachement.
Au moment de l’encaissement, le régisseur inscrit sur son registre les encaissements numéraire
et les encaissements par chèque.
Le 25 de chaque mois, il totalise les quittances et arrête le journal.
Il établit un état de versement récapitulant l’ensemble des mouvements du mois.
A réception des journaux comptables, de l’état des versements et des pièces justificatives le
comptable assignataire comptabilise les opérations comme suit :
Un mandat déjà payé ne peut pas être annulé. Il est donc procédé à l’émission d’un ordre de
recettes dont l’imputation budgétaire est la suivante :
- pour les dépenses de fonctionnement, (classe 6) le compte est le 761 « remises et
annulations de dettes »
- pour les dépenses d’investissement, (classe 1 et 2) le compte sera le même que
celui qui avait supporté la dépense
1. PRISE EN CHARGE
Les avertissements et les ordres de recettes sont transmis par l’ordonnateur au comptable
assignataire de la recette qui, après la vérification des pièces prend en charge et passe les
écritures suivantes :
- débit au compte 411.2 « Redevables - recettes diverses du budget général -rubrique
intéressée »
- crédit compte 398.2 « Recettes diverses du budget général -rubrique intéressée »
2. RECOUVREMENT
L'article 390 du Code Général des Impôts prévoit que le recouvrement des taxes indirectes,
autres que celles liquidées par l’administration des Douanes, est effectué par les receveurs des
taxes indirectes.
Ces receveurs qui ont le statut de comptables publics, versent le produit des taxes collectées à
un comptable supérieur de rattachement (RGT à Dakar et TPR dans les autres régions),
mensuellement, le 25 de chaque mois. Le plafond de leur encaisse est fixé par instruction.
Le mode de comptabilisation de ces recettes est le même que celui retenu pour les produits
perçus au comptant. En effet, les recettes de TVA et autres taxes indirectes sont considérées
comme des droits au comptant. Dans la mesure où les recouvrements de l'espèce sont assurés
par les services des Impôts, il s'agit pour le Trésor de droits au comptant.
Dans l’attente de la mise en place d’une instruction applicable aux receveurs de la DGID, les
dispositions antérieures restent applicables.
En cours de mois, les régisseurs versent périodiquement le montant des recettes encaissées
par chèques ou en numéraire au comptable de rattachement qui passera les écritures suivantes
Le numéraire est déposé à la caisse du RGT qui comptabilise l’opération comme suit :
- débit compte 531.1
- crédit compte 477.xxx « Imputation provisoire de recettes chez les administrations
financières - régie concernée »
Au cours du mois, les receveurs déposent leurs chèques à la BCEAO, sur le compte bancaire
du comptable assignataire, qui à réception de l’avis de la banque passe les écritures
suivantes :
- débit compte 512.10x.x
- crédit compte 477.xxx « Imputation provisoire de recettes chez les administrations
financières - régie concernée »
Une quittance est remise au receveur des impôts, lors du dépôt des chèques.
Les recettes encaissées par le Trésor pour le compte de la DGID, notamment la TVA
précomptée sur les factures et les marchés et les taxes spécifiques, sont comptabilisées
comme suit :
- débit compte de transfert ou comptes financiers
- crédit compte 475.12 « TVA précomptée sur factures et marchés »
- crédit compte 475.13 « taxes spécifiques »
Des ordres de paiement sont alors établis par le comptable centralisateur et envoyés à la DGID,
pour permettre d’imputer les opérations dans les écritures de la DGID.
En effet, la TVA employée au titre des certificats de détaxe diminue les recettes de TVA à
l’importation encaissées en cours de mois.
Après vérification par le comptable assignataire de cet état, il est comptabilisé comme suit :
- pour le montant des ordres de paiement employés par la DGID au cours du mois, le comptable
passe les opérations suivantes :
- débit compte 475.12 « TVA précomptée sur factures et marchés »
- crédit compte 477.xx
et
- débit compte 475.13 « taxes spécifiques »
- et éventuellement débit compte 475.18 pour les autres taxes
- crédit compte 477.xx
ensuite il apure les opérations comptabilisées par la DGID comme suit :
- débit compte 477.xxx « Imputation provisoire de recettes chez les administrations
financières - régie concernée » pour le montant des versements cumulés du mois
- crédit compte 91.7xx pour le montant des recettes budgétaires
- crédit compte 4xx.x pour les autres recettes
- crédit compte 391.31
Tous les ordres de paiement établis le mois précédent et qui n’ont pu être rattachés à ce mois,
doivent obligatoirement être compris dans le versement du mois suivant.
En fin d’année, pour les ordres de paiement établis en décembre et non inclus dans le mois de
décembre, les receveurs de la DGID doivent adressés avant le 15 janvier un état
complémentaire incluant tous les ordres de paiement de l’année précédente.
Le régime comptable qui leur est applicable découle des dispositions de la loi n°87-47 du 28
décembre 1987, portant Code des Douanes. L'article 95 prévoit que les droits et taxes sont
liquidés par le service des Douanes et recouvrés par les comptables du Trésor.
L'article 97 précise que les droits et taxes liquidés par le service des Douanes, sont payables
au comptant. Les droits sont acquittés auprès des régies ou sous régies de Douanes chargées
du recouvrement direct au profit du Trésor ou directement auprès des comptables du Trésor.
Les opérations relatives aux certificats de détaxe constituent une exception aux principes
budgétaires. En effet, la loi n°2001/09 du 15 octobre 2001 portant loi organique relative aux lois
de finances (article 19), prévoit qu'il est fait recette, au budget de l 'Etat, du montant intégral des
produits sans contraction des recettes et des dépenses.
Or l'article 396 du code des Impôts prévoit qu'il est ouvert dans les écritures du comptable
assignataire un compte d’imputation provisoire pour la TVA.
C’est le Ministre chargé des Finances qui en est l’ordonnateur. Ce compte est crédité du
montant de la taxe acquittée par les assujettis, à raison de leurs importations et liquidée par les
services de Douane. Il est débité du montant des certificats de détaxe, et des remboursements
visés aux articles 424 et 427 du code général des Impôts. Le solde de ce compte qui doit
toujours rester créditeur est, à la fin de chaque mois, comptabilisée en recette à la rubrique
budgétaire à laquelle est imputée la TVA.
Les régisseurs sont rattachés pour leurs versements aux divers comptables du Trésor :
- Pour la région de Dakar, le comptable non centralisateur de Dakar-Port
- Pour chacune des autres régions, le Trésorier Payeur Régional établi au chef-lieu de la
région, et les comptables non centralisateurs établis aux chefs-lieux de départements.
* à la perception
Sur le plan comptable, les opérations de versements se traduisent par les écritures suivantes :
Au vu du bulletin de liquidation douanière, les opérations suivantes sont passées :
- débit comptes de trésorerie
- ou débit compte 390.303 pour les certificats de détaxe
- crédit compte 390.305 « sous comptes intéressés » pour le montant des droits de
douane et autres recettes figurant sur le bulletin de liquidation
Chaque soir des bordereaux de liaison sont établis par le comptable de Dakar port et
périodiquement par les autres comptables
Dans le cas où le versement est encaissé avant la liquidation des taxes, le comptable
comptabilise l’opération comme suit :
- débit comptes de trésorerie
- crédit compte 476.xx
Dans le cas où le versement est encaissé avant la liquidation des taxes, le comptable
comptabilise l’opération comme suit :
- débit comptes de trésorerie
- crédit compte 475.99
2. LE CREDIT D'ENLEVEMENT
L'article 102 du Code des Douanes prévoit que les redevables peuvent être admis à enlever
leurs marchandises au fur et à mesure des vérifications et avant liquidation et paiement des
droits, moyennant le dépôt entre les mains du comptable supérieur compétent d'une soumission
cautionnée, renouvelable chaque année, garantissant le paiement des droits et taxes exigibles,
et le paiement d'une remise de 1 pour 1000 du montant des droits et taxes liquidés.
En revanche lorsqu’un débiteur est en retard, le comptable doit réaliser la caution qui permettra
de solder les arriérés des droits de douane sur le crédit d’enlèvement.
A réception de la traite de douane pour paiement des droits, le comptable non centralisateur
comptabilise l’opération comme suit :
- débit compte 390 303 « dépenses diverses du trésor et opérations de trésorerie –
rubrique intéressée » pour le montant des traites de douanes acceptées
- crédit compte 390 305 « Recettes douanières – rubrique intéressée » pour le montant
des recettes portées sur le bulletin de liquidation ( droits et taxes assimilées et montant
des intérêts)
et
- débit compte de trésorerie pour le montant de la remise spéciale
- crédit compte 390 305 « recettes douanières – rubrique intéressée » pour le montant
de la remise spéciale
* chez le RGT :
Il est rappelé que les traites de douane ne peuvent pas être employées au paiement des
prélèvements communautaires
4. AUTRES RECETTES DE DOUANE
L'article 103 alinéa 2 du Code des Douanes prévoit que les amendes, confiscations et produits
des ventes sont recouvrés par des régisseurs désignés parmi les agents des Douanes sous la
responsabilité des comptables du Trésor.
Ces recettes sont enregistrées selon le même schéma comptable que celui appliqué aux droits
au comptant.
Les recettes liées à l'exécution des jugements, des contraintes et des obligations en matière de
douane (Chapitre V du Code des Douanes), font l'objet de prises en charge dans les mêmes
conditions que les droits et taxes dans le cas de retard de règlement.
Lorsque les services des Douanes sont conduits à rembourser au déclarant des droits et taxes
liquidés et perçus sur les marchandises importées ou exportées, en cas de renvoi au
fournisseur de ces marchandises lorsqu'elles sont défectueuses ou non conformes aux
commandes (article 100 du Code des Douanes) ou en cas d’erreur de liquidation et que
l’imputation budgétaire a été effectuée, il y a lieu de rembourser les droits à l'intéressé.
La décision de remboursement et les pièces justificatives sont notifiées par les services de la
Douane, pour la région de DAKAR, au Percepteur de Dakar port qui les transmet pour visa et
remboursement au Receveur général du Trésor et dans les régions au Trésorier payeur
régional compétent. Ce document comporte les références des comptes budgétaires
concernés.
A réception du dossier, le Comptable centralisateur vérifie sa validité et procède au
remboursement des droits encaissés à tort au bénéficiaire ; il passe l’opération comme suit :
Un bordereau de transfert est alors établi et envoyé au PGT, accompagné des pièces
justificatives de la dépense.
- débit au compte 90
- crédit au compte 470.191.5
Le remboursement total, partiel ou forfaitaire des droits et taxes supportés par les produits
entrant dans la fabrication de marchandises exportées est accordé par décision du Ministre
chargé des Finances (Drawback article 177 du Code des Douanes)
A réception du bordereau de transfert émis par le RGT ou le TPR, le Payeur général passe les
opérations suivantes :
- débit compte 470.1 «Imputation provisoire de dépenses – budget général –rubrique
intéressée »
- crédit compte 391.31
L'ordonnateur des dépenses de l'Etat est le Ministre chargé des finances. Il ordonnance lui-
même ou par l'intermédiaire de ses délégués, les dépenses sur Dakar et sa région. En ce qui
concerne le reste du territoire, il dispose d'ordonnateurs secondaires. Pour les départements
chef-lieux de région, ce sont les contrôleurs régionaux des finances et pour les autres
départements, les préfets.
Les comptables assignataires des dépenses de l 'Etat correspondant aux différents niveaux
d'ordonnancement sont les suivants :
- Dakar et sa région : le Payeur général du Trésor
- Les régions : les trésoriers payeurs régionaux
- Les départements : les comptables non centralisateurs
Les crédits ouverts au titre de la Solde sont évaluatifs. Les dépenses auxquelles s’appliquent
les crédits évaluatifs s’imputent au besoin au-delà de la dotation inscrite aux chapitres qui les
concernent.
Tous les mois, le service de la Solde envoie à la D.T.A.I. les éléments de la solde à traiter pour
le mois.
Après traitement, ce service édite :
- Le Bordereau récapitulatif des éléments de la solde (B.R.E.S.)
- L’état détaillé des retenues
- La balance des écritures
- Les moyens de règlements
o Bons de caisse
o Bordereaux de virements
La balance des écritures permet la prise en charge comptable des opérations de la Solde. Ce
document permet, le 10 du mois suivant, la validation définitive des éléments de la Solde traités
par la DTAI. Un procès verbal signé par les membres de la commission de validation est établi.
Si des différences ont été constatées, elles font l’objet d’une régularisation le mois suivant.
Les oppositions notifiées par les huissiers de justice ou par le juge sont transmises par le PGT
à la Direction de la Solde pour prise en compte au titre des retenues à effectuer sur le salaire du
fonctionnaire.
Ces retenues sont récapitulées en fin de mois sur l’état détaillé des retenues.
Les avis de crédit sont classés par mode de règlements et édités par la DTAI.
Après la prise en charge des bons de caisse par le Payeur général du Trésor, ils sont adressés
par la Direction de la Solde et des Rentes viagères au CRF qui les remet aux bénéficiaires.
Passé le délai de 20 jours, les bons de caisse qui n’ont pu être distribués aux bénéficiaires
doivent être remis au comptable chargé du règlement.
Le paiement des bons de caisse, chez le comptable non assignataire chargé du règlement,
donne lieu aux écritures suivantes, dans le journal divisionnaire T12bis :
- débit au compte 395.01 « bons de caisse payés à transférer au comptable
assignataire »
- crédit au compte financier.
Il établit un bordereau de transfert qu’il adresse directement au comptable assignataire.
A réception, le comptable assignataire passe les opérations suivantes :
- débit compte 401.12
- crédit compte 395.01
Les bons de caisse non payés au bout de 2 mois sont renvoyés au Payeur Général du Trésor
par les comptables chargés du règlement.
Ce dernier en informe la Direction de la Solde.
Lorsque l'agent dont le bon de caisse n'a pu être exécuté ou l’ayant droit si le bénéficiaire est
décédé, se présente chez le Payeur Général du Trésor, muni de ses pièces justificatives aux
fins de régularisation, et de l’accord de la direction de la Solde, le Payeur Général du Trésor
établit un ordre de paiement manuel et passe les écritures suivantes :
- débit au compte 401.12 « créanciers réglés par bons de caisse »
- crédit compte 531.1 « Numéraire chez les comptables supérieurs ».
Lorsqu’un bon de caisse a été perdu par son bénéficiaire, ce dernier saisit le comptable chargé
du règlement qui doit immédiatement en aviser le PGT.
Ce dernier établit la demande de renseignements qu’il adresse au comptable chargé du
règlement qui à réception certifie que le bon n’a pas été payé. Au retour de cette demande de
renseignements, le PGT saisit la Direction de la Solde qui procède à l’émission d’un nouveau
bon identique au premier.
Les billeteurs sont nommés par arrêté du Directeur Général de la Comptabilité Publique, sur
proposition des ministères concernés.
Un bon de caisse unique, par billeteur est émis par la DTAI et remis au PGT.
La prise en charge de ce bon est incluse dans les opérations de prise en charge de la solde.
A ce bon sont joints :
- les bulletins de salaire des bénéficiaires.
- un état d’émargement
Cinq jours après réception des fonds, le billeteur reverse au comptable les sommes qui n’ont
pu être réglées, appuyé des bulletins de salaire dont les volets n’ont pu être remis aux
bénéficiaires et de l’état d’émargement.
Le reversement des impayés par le billetteur est comptabilisé de la manière suivante :
- débit au compte 531.1
- crédit au compte 475.64 pour le montant reversé.
Les impayés reçus par le comptable doivent être conservés pendant 25 jours pour permettre le
paiement aux ayants droits.
Passé ce délai, le PGT régularise l’opération comme suit :
- débit compte 475.64
- crédit compte 391.31 transfert de recettes au RGT
A réception du transfert, le RGT comptabilise l’opération comme suit :
- débit compte 390.31
- crédit compte 91.729.99 « autres recettes non fiscales »
Si le bon de caisse a été remis à un autre comptable pour paiement au billetteur, les écritures
suivantes sont comptabilisées comme suit :
Cinq jours après réception des fonds, le billeteur reverse au comptable les sommes qui n’ont
pu être réglées, appuyé des bulletins de salaire dont les volets n’ont pu être remis aux
bénéficiaires et de l’état d’émargement.
Le reversement des impayés par le billetteur est comptabilisé de la manière suivante :
- débit au compte 531.x
- crédit au compte 475.64 pour le montant reversé chez le comptable centralisateur
- ou crédit 476.1 si le montant est reversé chez le comptable non centralisateur
Les impayés reçus par le comptable doivent être conservés pendant 25 jours pour permettre le
paiement aux ayants droits.
Passé ce délai, les opérations suivantes sont comptabilisées :
* chez le comptable non centralisateur
- débit compte 476.1
- crédit compte 390.302
Pour le règlement de la dépense payée par d’autres moyens que le bon de caisse, le PGT
passe les écritures suivantes :
- débit au compte 40x.xx « Dépenses ordonnancées à payer -rubriques intéressées »
- crédit compte de règlement pour le montant net à payer au bénéficiaire
- ou crédit 391.31 « transfert de recettes à un comptable supérieur » pour le montant des
retenues à la source et des autres retenues à transférer
- ou crédit compte 96.101 « fonds national des retraites » pour la part des cotisations
retraites
- ou crédit compte 96.5xx ou 96.6xx « prêts et avances consentis au personnels»
- ou autres comptes de tiers
* rejet de virements
Pour les dépenses payées par virement, le PGT établit un bon de virement global par banque.
Les virements qui n’ont pu être réglés par la banque pour diverses raisons (comptes clôturés,
comptes inconnus, bénéficiaire décédé etc.) sont retournés au PGT accompagné d’un chèque
représentant le montant des salaires qui n’ont pas pu être réglés.
le montant rejeté peut faire l'objet d'un second virement; le Payeur Général du Trésor
passe alors les écritures suivantes :
- débit au compte 475.91 «Recettes à imputer après vérification- Réimputation de
virements bancaires rejetés»
- crédit compte 512.10x.x « BCEAO comptes courants des comptables supérieurs »
A la date de la déchéance quadriennale les salaires non réglés sont annulés par le Payeur
Général du Trésor. Les comptes 401.1 rubrique intéressée ou 475.91 sont soldés par l’écriture
suivante :
- débit au compte 401.1xx ou 475.91
- crédit au compte 391.31 « transfert de recette au RGT »
Le Payeur Général du Trésor établit un bordereau de transfert et le transmet au RGF
accompagné d’un état détaillé des salaires non réglés. A réception ce dernier passe l’écriture
suivante :
- débit au compte 391.31
- crédit au compte 91.769 « autres recettes exceptionnelles »
Les oppositions et les précomptes de TVA sur factures sont saisis préalablement dans
l’application dépense et les moyens de règlement sont édités par cette application.
Les mandats visés dans l’application dépense et acceptés par le Payeur Général du Trésor sont
pris en charge.
Les écritures suivantes sont passées :
- débit au compte 90
- crédit compte 401.11 « bon de caisse fournisseurs »
- crédit compte 402.11 « virements fournisseurs »
- crédit compte 402.21 « virements fournisseurs – dépenses d’investissement »
- crédit compte 407.3 « retenues TVA sur marchés et factures »
Après contrôle des opérations validées et prise en compte des oppositions le Payeur Général
du Trésor autorise l’édition des moyens de règlement.
A la date de la déchéance quadriennale les dépenses non réglées sont annulées par le Payeur
Général du Trésor. Les comptes 401.11 ou 402.11 ou 402.2 rubrique intéressée ou 475.92
sont soldés par l’écriture suivante :
- débit au compte 401.11 ou 402.11 ou 402.2 ou 475.91 ou 475.92
- crédit au compte 391.31 « transfert de recette au RGT »
Le Payeur Général du Trésor établit un bordereau de transfert et le transmet au RGF
accompagné d’un état détaillé des salaires non réglés. A réception ce dernier passe l’écriture
suivante :
- débit au compte 391.31
- crédit au compte 91.769 « autres recettes exceptionnelles »
Les dépenses payées au titre des pensions répondent aux mêmes règles que les dépenses de
solde. La seule différence consiste lors de la prise en charge à débiter un compte d’affectation
spéciale (compte 96 rubriques intéressées) au lieu du compte 90 dépenses du budget.
Après la prise en charge des bons de pensions par le Payeur général du Trésor, ils sont
adressés par la Direction de la Solde et des Rentes viagères au CRF qui les remet aux
bénéficiaires.
Passé le délai de 20 jours, les bons de pensions qui n’ont pu être distribués aux bénéficiaires
doivent être remis au comptable chargé du règlement.
1.2.1.1 paiement
Le paiement des bons de caisse pensions donne lieu aux écritures suivantes chez le comptable
non assignataire chargé du règlement :
- débit au compte 395.02 « bons de caisse pensions payés à transférer au comptable
assignataire »
- crédit au compte financier.
Les bons de caisse pensions non payés au bout de 2 mois sont renvoyés au Payeur Général du
Trésor par les comptables chargés du règlement.
Lorsqu’un bon de caisse pension a été perdu par son bénéficiaire, ce dernier saisit le comptable
chargé du règlement qui doit immédiatement en aviser le PGT.
Ce dernier établit la demande de renseignements qu’il adresse au comptable chargé du
règlement qui à réception certifie que le bon n’a pas été payé. Au retour de cette demande de
renseignements, le PGT saisit la Direction de la Solde qui procède à l’émission d’un nouveau
bon identique au premier.
Pour le règlement de la dépense payée par d’autres moyens que le bon de caisse, le PGT
passe les écritures suivantes :
- débit au compte 40 « rubriques intéressées »
- crédit compte de règlement pour le montant net à payer au bénéficiaire
et
- crédit 391.31 « transfert de recettes à un comptable supérieur » pour le montant des
retenues à la source
- ou crédit compte 96.5xx ou 96.6xx « prêts et avances consentis au personnels»
- ou autres comptes de tiers
* rejet de virements
Pour les dépenses payées par virement, le PGT établit un bon de virement global par banque.
Les virements qui n’ont pu être réglés par la banque pour diverses raisons (comptes clôturés,
comptes inconnus, bénéficiaire décédé etc. ) sont retournés au PGT accompagné d’un chèque
représentant le montant des salaires qui n’ont pas pu être réglés.
A la réception du chèque, le PGT passe les écritures suivantes :
- débit au compte 512.10x.x « BCEAO comptes courants des comptables généraux »
- crédit au compte 475.91 «Imputation provisoire de recettes - réimputation de virements
bancaires rejetés »
La direction de la Solde en est avisée.
le montant rejeté peut faire l'objet d'un second virement; le Payeur Général du Trésor
passe alors les écritures suivantes :
- débit au compte 475.91
- crédit compte 512.10x.x « BCEAO comptes courants des comptables généraux »
le montant rejeté peut être régularisé par l'émission d'un ordre de paiement manuel
payable à la caisse du Payeur Général du Trésor qui passe les écritures suivantes :
- débit au compte 475.91
- crédit compte 531.1 « Numéraire chez les comptables généraux ».
1.3 Déchéance
A la date de la déchéance quadriennale les dépenses relatives aux pensions non réglées sont
annulées par le Payeur Général du Trésor. Les comptes 401.31 rubrique intéressée ou 475.92
sont soldés par l’écriture suivante :
- débit au compte 401.31 ou 475.91
- crédit au compte 391.31 « transfert de recette au RGT »
Le Payeur Général du Trésor établit un bordereau de transfert et le transmet au RGF
accompagné d’un état détaillé des salaires non réglés. A réception ce dernier passe l’écriture
suivante :
- débit au compte 391.31
- crédit au compte 91.769 « autres recettes exceptionnelles »
Un mandat émis et pris en charge dans l’exercice en cours et non payé peut être annulé par
l’ordonnateur. Ce mandat d’annulation suit la procédure normale d’émission des mandats dans
l’application dépenses.
Une écriture individualisée doit être passée pour identifier les opérations d’annulation.
A réception du mandat d’annulation et des pièces justificatives le PGT passe les écritures
suivantes :
- moins (-) débit au compte 90 ou 96
- débit compte crédit 409 « dépenses annulées - compte de créanciers à régulariser »
L’annulation est effectuée au cours de la gestion suivante. Elle fait l’objet de l’émission d’un avis
de recettes dont l’imputation budgétaire est la suivante :
- pour les dépenses de fonctionnement, (classe 6) le compte est le 761 « remises et
annulations de dettes »
- pour les dépenses d’investissement, (classe 1 et 2) le compte sera le même que
celui qui avait supporté la dépense
Cet avis de recettes est transmis sans prise en charge au comptable assignataire de la dépense
qui comptabilisera l’opération comme suit :
- débit compte 40 rubrique ayant enregistré la prise en charge du mandat initial
- crédit compte 91.7xx « imputation budgétaire concernée »
Un mandat déjà payé ne peut pas être annulé. Il est donc procédé à l’émission d’un ordre de
recettes dont l’imputation budgétaire est la suivante :
- pour les dépenses de fonctionnement, (classe 6) le compte est le 761 « remises et
annulations de dettes »
- pour les dépenses d’investissement, (classe 1 et 2) le compte sera le même que
celui qui avait supporté la dépense
Les avertissements et les ordres de recettes sont transmis par l’ordonnateur au comptable
assignataire de la recette qui, après la vérification des pièces prend en charge et passe les
écritures suivantes :
- débit au compte 411.29x « Redevables recettes diverses du budget général » (rubrique
intéressée)
- crédit compte 398.29x « Recettes diverses du budget général » (rubrique intéressée)
Si des écarts de change sont constatés, le comptable centralisateur en est informé à réception
de son relevé BCEAO.
Les pertes de change s’imputent sur le compte 471.71 « pertes de change » et les gains de
change s’imputent sur le compte 475.71 « gains de change »
Les différences de change interviennent notamment sur les transferts de fonds aux payeurs à
l’étranger ou lors des paiements dus au titre de la dette extérieure. Ces opérations sont
réalisées par l’intermédiaire de la BCEAO.
1. PERTE DE CHANGE
A réception des avis de la BCEAO faisant apparaître des pertes de change, les écritures
suivantes sont passées par le comptable :
- débit au compte 471.71
- crédit au compte 512.10x.x
Dans les deux cas, le comptable assignataire demande à l’ordonnateur concerné d’émettre
une ordonnance de régularisation selon la procédure simplifiée et joint à sa demande les
justificatifs des pertes de change, notamment les avis de la BCEAO et les compte- rendus
d’opérations.
A réception de l’ordonnance de régularisation, le comptable assignataire la prend en charge et
passe les écritures suivantes :
- débit au compte 90
- crédit au compte 470.191.5
2. GAIN DE CHANGE
A réception des avis de la BCEAO faisant apparaître des gains de change, les écritures
suivantes sont passées par le comptable :
- débit au compte 512.10x.x
- crédit au compte 475.71
Frais financiers
La comptabilisation des frais financiers est identique à celle des pertes de change.
Les dépenses de cette catégorie sont généralement payées au vu d'un titre détenu par le
créancier ou d'une pièce justificative :
Il s’agit :
- des remboursements sur retenues à la source ;
- des intérêts des emprunts intérieurs ;
- des charges de la dette flottante ;
- des frais sur opérations de trésorerie (frais d'escompte sur O.C., commissions allouées aux
banques ; frais divers du Trésor).
Ces dépenses sont comptabilisées, à un compte d'imputation provisoire, le visa et l'imputation
budgétaire sont ensuite normalement effectués par le comptable assignataire.
Lors du paiement de ces dépenses, le comptable assignataire passe les écritures suivantes :
- débit compte 470.19x.x « dépenses diverses du trésor à régulariser - rubrique
concernée par la dépense »
- crédit comptes de trésorerie
En cours d’année :
Les remises à payer aux bénéficiaires au titre de la vente des timbres fiscaux sont
comptabilisées périodiquement, à partir du montant des timbres vendus.
Le comptable non centralisateur établit un état de paiement et après avoir recueilli l’acquit du
bénéficiaire, passe l’opération suivante :
- débit compte 390.303 rubrique intéressée du bordereau de liaison
- crédit compte de trésorerie
A la décade le percepteur établit un bordereau de liaison T 72D « dépenses diverses du
trésor », qu’il adresse au comptable centralisateur.
En fin de trimestre:
Si les engagements reçus ne couvrent pas les opérations comptabilisées par le PGT au compte
470.191.1, le PGT transfère l’opération au TG pour intégration dans le compte 970.0 « pertes et
profits ».
Pour des raisons motivées par l’urgence ou par des circonstances exceptionnelles, Le ministre
chargé des Finances peut, sur demande de paiement par anticipation, demander au comptable
assignataire de la dépense de procéder à son règlement immédiat.
Cette demande doit préciser l’imputation budgétaire définitive de la dépense.
Au moment du paiement de cette dépense, le comptable assignataire passe les écritures
suivantes :
- débit au compte 470.19x.x « dépenses diverses du Trésor à régulariser du budget de
fonctionnement en cours d’ordonnancement »
- crédit au compte financier
Dès que le budget est mis en place ces dépenses sont ordonnancées, prioritairement dans
l’application dépenses. Le comptable assignataire passe les écritures suivantes :
- débit au compte 90
- crédit au compte 470.19x.x
S’il s’agit d’un compte au trésor, il est retracé au compte 361.xxx « compte au trésor des
régisseurs de l’Etat »
Le régisseur utilise son compte bancaire ou son compte de dépôt au trésor pour régler les
dépenses de la régie.
Dans le cas où il est doté d’un compte de dépôts au trésor il comptabilise les opérations comme
suit :
- débit compte 361.xxx
- crédit compte de trésorerie
Après production des justifications au comptable concerné, les pièces de dépenses sont
vérifiées et celles qui sont acceptées sont transmises à l’administrateur de crédits concerné. La
dépense est alors ordonnancée ;
Les écritures suivantes sont passées chez le comptable assignataire :
prise en charge du mandat :
- débit au compte 90
- crédit au compte 40 concerné
paiement du mandat
- débit compte 40
- crédit compte 361.xxx
- ou crédit compte de trésorerie du régisseur
E/INST 95 MAJ 01-09-2005
2. LE REGISSEUR NE DISPOSE PAS DE COMPTE DE DEPOTS AU TRESOR OU A
LA BANQUE :
Après production des justifications au comptable concerné, les pièces de dépenses sont
vérifiées et celles qui sont acceptées sont transmises à l’administrateur de crédits concerné. La
dépense est alors ordonnancée ;
Les écritures suivantes sont passées chez le comptable assignataire :
- débit au compte 90
- crédit au compte 401.11
le bon de caisse est remis au régisseur et son paiement est comptabilisé comme suit :
- débit au compte 401.11
- crédit au compte de trésorerie
Après production des justifications la dépense est ordonnancée et les écritures suivantes sont
passées :
- débit au compte 90
- crédit au compte 401.11
le bon de caisse est remis au comptable qui le comptabilise comme suit :
- débit au compte 401.11
- crédit au compte 362
Le reversement du reliquat chez le comptable assignataire donne lieu aux écritures suivantes :
- débit au compte financier pour les régisseurs ne disposant pas de compte de dépôts
- ou débit compte 361.xxx ou 44x.xx pour les régisseurs disposant d’un compte de
dépôt.
- crédit au compte 362
Tous les comptes de dépôts de fonds des régisseurs ainsi que le compte d’avance doivent être
nuls en fin d’année.
Après le vote de la loi de finances, est promulgué un décret de répartition des crédits entre les
ministères.
Chaque comptable reçoit de la part de son ordonnateur, avant le début de l'exercice comptable,
les pièces standard de procédures sur lesquels seront ordonnancées les dépenses dont il est
comptable assignataire.
1. PRISE EN CHARGE
* à la perception
Prise en charge :
- débit au compte 390 304 «constatation des droits sur crédits délégués »
- crédit au compte 474.2 « imputations provisoires de dépenses sur crédits délégués -
comptables non centralisateurs » pour le montant net à payer.
et le cas échéant :
- crédit compte 390.302 « rubrique intéressée » pour le montant de la TVA prélevée sur
la facture
Chaque décade, le comptable non centralisateur établit un bordereau de liaison des dépenses
sur crédits délégués et le cas échéant un bordereau de liaison recettes. Ces bordereaux sont
transmis au comptable centralisateur accompagnés des doubles des ordres de paiement, des
factures et pièces justificatives.
Liaison dépenses
Liaison recettes
Prise en charge :
- débit au compte 90x « rubrique concernée par la dépense »
- crédit au compte 474.1 « opérations sur crédits délégués » pour le montant net à
payer
- et crédit compte 475.12 pour le montant de la TVA prélevée sur la facture
Dans ce cas, il notifie les ordres de paiements reçus au receveur de la DGID et à la réception
des états mensuels, il apure le compte de prise en charge comme suit :
- débit compte 475.12
- crédit compte 91.715.02.01 « TVA intérieure », pour le montant de la TVA recouvrée
E/INST 97 MAJ 01-09-2005
2. REGLEMENT
* à la perception
- débit au compte 474.2
- crédit au compte financier pour le montant net à payer
Le solde créditeur du compte 474.2 (sous rubrique intéressée) détermine à tout moment le
montant des restes à payer.
Après vérification des mandats de paiement pris en charge par le comptable non
centralisateur, le comptable assignataire peut, en cas de désaccord, rejeter
l’opération.
Dans ce cas, il établit un avis de transfert qu’il adresse à son comptable rattaché, accompagné
des titres de paiement non acceptés.
Il passe les écritures suivantes :
- débit compte 390.31 « compte de liaison sur l’initiative des comptables centralisateurs »
- crédit compte 390.304 pour le montant de la dépense
et pour le montant de la TVA transférée
- débit compte 390.302
- crédit compte 390.31
A réception de l’avis, le comptable non centralisateur comptabilise le rejet comme suit :
A chaque versement, le total de la colonne «rejets » est reporté à la ligne «rejets » du bordereau
de liaison correspondant.
A réception des bordereaux de liaison, le comptable assignataire comptabilise les opérations de
manière identique aux opérations comptabilisées lors du premier versement.
Dans le même temps, les sommes rejetées sont inscrites au grand-livre auxiliaire :
- à la rubrique 390.304 en diminution dans la colonne relative à la sous rubrique au titre de
laquelle le rejet est effectué et en augmentation dans la colonne «rejets de dépenses»
ouverte au grand-livre auxiliaire.
- A la rubrique 390.302 en diminution dans la colonne relative à la sous rubrique au titre de
laquelle le rejet est effectué et en augmentation dans la colonne «rejets de recettes » ouverte
au grand-livre auxiliaire.
Si le paiement a été effectué à tort, lors de la régularisation les opérations sont comptabilisées
comme suit :
- débit compte financier
- crédit compte 472.1 pour le montant versé au bénéficiaire
et
- débit compte 476.1 pour le montant de la TVA rejetée
- crédit compte 472.1
Si le remboursement de la dépense payée à tort ne peut être obtenu par le comptable dans le
délai de 2 mois à compter du rejet effectué par le comptable centralisateur, le comptable
centralisateur doit en aviser la Division de la Comptabilité publique qui après autorisation du
Directeur général de la Comptabilité publique et du Trésor pourra mettre la responsabilité du
comptable en cause.
Le Comptable centralisateur de la circonscription financière est chargé de suivre les opérations
qui concernent la mise en œuvre de la responsabilité des comptables.
Les opérations suivantes sont passées par l’Agent comptable central du trésor.
il reprend dans ses écritures aux mêmes comptes par l’intermédiaire du compte 396 les
opérations enregistrées en classe 9 par les comptables assignataires de dépenses.
Les avances sont en général consenties pour une durée de un an, renouvelables une seule fois,
au-delà, elles sont consolidées en prêt.
Les prêts sont consentis pour une durée supérieure à un an et portent intérêt.
Les dépenses et remboursements de prêts et d’avances constituent des opérations d’exécution
de la loi de finances; ces opérations sont donc décrites en classe 9 dans un compte spécial du
Trésor.
En matière d’avances les ordonnancements et les encaissements sont comptabilisés, tant dans
la comptabilité budgétaire qu’en comptabilité patrimoniale (classe 2).
En comptabilité budgétaire les opérations sont suivies dans un compte spécial du Trésor.
La comptabilisation est la suivante:
A la prise en charge
- débit au compte 96.6xx « rubrique intéressée »
- crédit au compte 408 « Avances et prêts à verser »
Au versement de l’avance
- débit au compte 408
- crédit au compte de trésorerie
Un ordre de recette est émis à l’encontre du débiteur et pris en charge de la manière suivante :
- débit compte 411.291 « autres recettes diverses du BG – année courante »
- crédit compte 398.291
Au remboursement de l’avance:
- débit au compte intéressé (compte financier, compte de transfert, compte de
correspondant …)
- crédit compte 411.29x
et simultanément
- débit compte 398.29x
- crédit au compte 96.6xx
Si l’avance produit des intérêts ils sont comptabilisés comme des recettes budgétaires
comptabilisées au comptant.
- débit compte intéressé (compte de trésorerie, de transfert ou de correspondant)
- crédit compte 91.724.03 « intérêt de placement »
La prolongation d’une avance est une opération administrative qui ne donne lieu à aucune
comptabilisation.
La consolidation d’une avance par transformation en prêt s’analyse comme un remboursement
de l’avance et l’octroi d’un prêt:
- débit au compte 96.5xx « Comptes de prêts – rubrique intéressée»
- crédit au compte 96.6xx compte d’imputation de l’avance.
Le PGT est chargé de suivre l’apurement des avances consenties à des tiers et de prendre
toutes les dispositions nécessaires à leur recouvrement.
Certaines avances peuvent faire l’objet d’une décision d’admission en non-valeur ou d’une
remise gracieuse; dans ce cas une dotation du budget général au profit du compte spécial vient
solder l’avance non remboursée.
Les opérations suivantes sont passées chez le comptable assignataire :
- débit compte 90 sous rubrique intéressée
- crédit compte 40x « rubrique intéressée »
puis :
- débit compte 40x
- crédit compte 96.6xx compte d’imputation de l’avance
E/INST 101 MAJ 01-09-2005
Les opérations sur avances sont réfléchies en fin d’année par l’A.C.C.T. en classe 2 compte 29
sous comptes correspondants pour le montant de l’avance et en classe 7 pour les intérêts
éventuels.
En matière de prêts, les ordonnancements et les encaissements sont comptabilisés, tant dans
la comptabilité budgétaire qu’en comptabilité patrimoniale ( classe 2.)
En comptabilité budgétaire les opérations sont suivies dans un compte spécial du Trésor.
Le PGT est chargé de suivre l’apurement des prêts consentis à des tiers et de prendre toutes
les dispositions nécessaires à leur recouvrement.
Certains prêts peuvent faire l’objet d’une décision d’admission en non-valeur ou d’une remise
gracieuse; dans ce cas une dotation du budget général au profit du compte spécial vient solder
le prêt non remboursé.
Les écritures de réflexion sont les mêmes que pour les autres comptes de classe 9; la réflexion
est faite en fin d’année en classe 2 pour le capital et en classe 7 pour les intérêts.
Afin d’assurer une parfaite concordance entre les fichiers de la dette tenus par le Directeur de la
dette et la comptabilité générale de l’Etat, toutes les conventions de financement doivent
obligatoirement faire l’objet de l’émission d’un titre de recette (imputation budgétaire 15,16
ou 17).
Les conventions sont prises en charge de la façon suivante :
à réception de l’ordre de recette émis par le Directeur de la Dette, Le Trésorier Général prend
en charge l’ordre de recette comme suit :
- débit au compte 13 « Emprunts en cours de tirage »
- crédit au compte 398.41 « emprunt et don – année courante »
OBSERVATIONS :
En matière d’emprunts, l’Etat n’est engagé qu’à hauteur des financements qu’il a effectivement
reçus.
Il convient donc de maintenir le solde débiteur du compte 398.41 au bilan afin de suivre la
réalité de la mobilisation des financements et de ne réfléchir aux comptes d'emprunt que le
montant des recettes budgétaires effectivement encaissées à ce titre.
Si l'exécution de la convention est abandonnée, au vu des pièces consacrant cet abandon, il
faudra solder les comptes 13 et 398.41 par des écritures de sens inverse de façon à ne
maintenir au bilan que le montant des droits de tirage.
La distinction entre le 398.41 et le 398.42 ne se justifie que pour connaître les restes à mobiliser
en années antérieures sur les conventions déjà prises en charge.
En fin d’année quand l’ACCT réalise les opérations de réflexion, il passe les écritures suivantes:
- débit au compte 99 « Réflexion des opérations de la loi de finances »
- crédit au compte intéressé (15,16 ou 17)
4. REMBOURSEMENT DU CAPITAL
Les mandats de paiement étant les pièces justificatives du compte de gestion, ils sont pris en
charge par le TG et doivent obligatoirement être réglés par lui.
Les transferts pour paiement par d’autres comptables ne sont pas autorisés, sauf cas
exceptionnel.
A la fin de l’année, le compte des dépenses payées sans ordonnancement préalable du TG doit
obligatoirement être apuré et tous les décaissements relatifs au remboursement de la dette
doivent avoir été ordonnancés.
Après contrôle des opérations par le comptable assignataire, le règlement est comptabilisé
comme suit :
- débit au compte 40 - rubrique intéressée
- crédit au compte de règlement
A la fin de l’année, le compte des dépenses payées sans ordonnancement préalable du TG doit
obligatoirement être apuré et tous les décaissements relatifs au remboursement de la dette
doivent avoir été ordonnancés.
L'article 31 de la loi n°2001/09 du 15 octobre 2001 portant loi organique relative aux lois de
finances, prévoit que le montant maximum des garanties et avals susceptibles d'être accordées
par l 'Etat pendant l'année financière est défini par la loi de finances.
L'article 31 de cette loi prévoit également que des crédits doivent être inscrits au budget,
chaque année à concurrence de 10% des annuités garanties.
En ce qui concerne les écritures comptables, les opérations relatives aux garanties et avals ne
sont comptabilisées en comptabilité budgétaire et patrimoniale qu'à compter de la mise en jeu.
Les créances ainsi constituées du fait de la subrogation de l 'Etat dans les droits des prêteurs
(recouvrement immédiat, délais accordés, consolidation ou abandon de créance)sont
comptabilisées.
Pour régler la dette du débiteur défaillant, le Directeur de la Dette établit un mandat de paiement
au profit du créancier, et constate en même temps, une créance à l’égard du tiers défaillant, par
émission d’un ordre de recette.
Les paiements effectués s’analysent comme des prêts aux débiteurs défaillants. Le versement
est global et il n’y a pas de distinction entre le versement des intérêts et le versement du capital.
Lors de la mise en jeu de la garantie, un mandat de paiement est émis pour permettre le
règlement par l’Etat de la créance due par le débiteur défaillant.
A réception du mandat de paiement, le comptable assignataire passe les écritures suivantes :
- débit compte 96.701 "Comptes de garanties et avals"
- crédit compte 406.3 « dette avalisée »
et au moment du paiement :
- débit compte 406.3
- crédit compte de trésorerie
Les paiements effectués par le débiteur défaillant sont comptabilisés de la manière suivante :
- débit compte de trésorerie
- crédit compte 411.51 ou 411.53 si années antérieures
et simultanément :
- débit compte 398.51ou 398.53 si années antérieures
- crédit compte 96.701
En fin d’année, lors des opérations de réflexion, les écritures suivantes sont passées :
- débit au compte 99
- crédit au compte 28 « dette avalisée et autres paiements pour compte de tiers-rubrique
concernée » pour le montant de la mise en jeu de la garantie
et
- débit compte 28
- crédit compte 99
Si la créance ainsi constituée fait l'objet d'une admission en non-valeur, les mêmes
schémas comptables sont appliqués mutatis - mutandis.
Si, après l’admission en non-valeur un remboursement est obtenu, il fait l'objet d'une
recette au budget général.
Le Trésorier Général centralise l'ensemble des opérations relatives aux emprunts contractés
par l 'Etat et aux engagements ayant le caractère de dette à moyen terme. Il leur donne une
imputation définitive dans sa comptabilité laquelle fait apparaître le montant en capital de la
dette et en retrace les variations.
A la perception
Les écritures sont les mêmes que celles décrites précédemment chez le comptable non
centralisateur ou le TPR.
Chez le comptable assignataire de la dépense, les écritures suivantes sont comptabilisées :
- débit compte 470.11x « dépenses payées sans ordonnancement préalable- rubrique
concernée » pour le montant du capital remboursé
- crédit compte 391.30
Les bons du trésor à plus d’un an sont considérés comme des dettes à moyen terme.
Les bons du Trésor dont la durée est inférieure ou égale à un an sont considérés comme des
concours à court terme destinés à couvrir des déficits de trésorerie.
Les opérations de souscription sont réalisées par l’intermédiaire du réseau des comptables du
trésor.
La souscription des bons du trésor sur formules donne lieu au paiement immédiat des intérêts.
Les bons du trésor sur formules émis depuis plus de 3 mois sont admis en paiement d’impôts.
Les opérations de souscription sont réalisées par le réseau des comptables du Trésor.
1.1 souscription
Au jour le jour :
A la perception
- débit comptes de trésorerie pour le montant net des bons émis (montant total diminué des
intérêts à payer au souscripteur)
- et débit compte 390.303 « dépenses diverses du trésor et opérations de trésorerie -
‘rubrique intéressée’ » pour le montant des intérêts payés
- crédit 390.302 « recettes diverses du trésor - rubrique intéressée » pour le montant des
bons souscrits
Les bordereaux de liaison et les pièces justificatives sont transmis au comptable centralisateur.
Si les souscriptions sont réalisées directement chez le comptable centralisateur, les opérations
suivantes sont comptabilisées :
- débit comptes de trésorerie pour le montant net des bons émis (montant total diminué des
intérêts à payer au souscripteur)
- et débit compte 391.30 pour le montant des intérêts payés
- crédit 391.31 pour le montant des bons souscrits
Les bordereaux de transfert et les pièces justificatives sont transmis au trésorier général qui à
réception passe les écritures suivantes :
1.2 remboursement
Le remboursement s ‘effectue dans les mêmes conditions que le remboursement des bons du
trésor à plus d’un an, le compte d’imputation définitive étant le 478 au lieu du compte 90.
1.1 Souscription
Au jour le jour :
A la perception
- débit compte de trésorerie pour le montant net des bons émis (montant total diminué des
intérêts à payer au souscripteur)
- et débit compte 390.303 « dépenses diverses du trésor et opération de trésorerie –
rubrique intéressée » pour le montant des intérêts payés
- crédit compte 390.302 « Recettes diverses du Trésor – rubrique intéressée » pour le
montant des bons souscrits
Les bordereaux de liaison et les pièces justificatives sont transmis au comptable centralisateur.
2.1 Remboursement
La commission de placement a été fixée par arrêté n° 11.532 du ministre des Finances en date
du 30 juillet 1965, de la manière suivante :
- 1 pour mille de la valeur nominale des bons du Trésor à 6 mois
- 1,5 pour mille de la valeur nominale des bons du Trésor à 1 an
- 2 pour mille de la valeur nominale des bons du Trésor à 2 ans
- 3 pour mille de la valeur nominale des bons du Trésor à 3 ans
Ces états seront envoyés au TG pour visa et après vérification et apposition du cachet « bon à
payer » retournés au comptable pour paiement.
Au moment du paiement par le comptable des remises, les opérations suivantes seront
comptabilisées :
La comptabilisation de cette opération se fera de la manière suivante :
Conformément à l’arrêté du ministre des Finances n° 11.532 du 30 juillet 1965, il est alloué au
comptable assignataire des bons du Trésor une commission de centralisation de 0,5% des
souscriptions centralisées.
Les souscriptions des bons du trésor en compte courant ne peuvent se faire que par
l’intermédiaire du TG.
Elle est réservée à des personnes disposant d’un compte à la BCEAO.
Ces bons peuvent être émis pour des durées allant de 10 jours à 15 ans.
Ils sont généralement souscrits par adjudication.
Les taux d’intérêt des bons en compte courant sont fixés dans la convention fixant les conditions
de l’adjudication.
Les intérêts sont payables à l’échéance ou décomptés au moment du remboursement anticipé.
Ils peuvent également être payés lors de la souscription.
Les opérations de comptabilisation sont les mêmes que celles décrites ci dessus.
1. LES PRINCIPES
Les comptes de liaison enregistrent les relations comptables qu'entretiennent deux comptables,
d'une manière continue.
Les comptes de liaison sont tenus contradictoirement par les deux comptables partenaires : les
débits de l'un sont les crédits de l'autre.
Les opérations sont notifiées de l'un à l'autre par un document descriptif (l'avis d’opérations)
comportant le rappel du montant des opérations antérieures, ce qui permet un contrôle
permanent et réciproque de la position du compte.
L'exploitation périodique des liaisons des postes comptables non centralisateurs est faite par le
comptable centralisateur dont dépendent les postes non centralisateurs rattachés.
* à la perception :
* à la perception :
Les opérations sur l’initiative du comptable centralisateur sont notifiées au comptable non
centralisateur par un avis d’opérations appuyé des pièces justificatives correspondantes.
Elles sont comptabilisées au compte 390.31 «opérations sur l’initiative des comptables
centralisateurs » qui joue contradictoirement chez les deux comptables.
Pour le compte 390.31, la liaison est assurée au moyen d'avis d’opérations.
Il s’agit notamment des opérations suivantes qui sont comptabilisées dans le journal des
opérations diverses :
- versement des taxes diverses ;
- versement des subventions et autres produits revenant aux communes ;
- rejets de recettes ;
- rejets de dépenses ;
- divers.
* à la perception :
* à la perception :
En fin d'année les soldes des sous comptes 390.30, 390.31 et 582 sont globalisés de manière à
dégager le solde net du compte 390.3 « Compte d’opérations entre comptables du Trésor
centralisateurs et comptables du Trésor non centralisateurs». Ce solde est inscrit selon les cas
dans la colonne débit ou crédit en regard du sous- compte 390.31 « Opérations sur l’initiative du
comptable centralisateur ».
Le compte 390.31 est le compte de contrepartie des balances d’entrée du comptable non
centralisateur.
Ce solde est repris par le comptable centralisateur sur le premier bordereau d’opération adressé
à la perception au titre de la nouvelle gestion.
Deux comptes, l'un pour les dépenses l'autre pour les recettes sont utilisés.
1 LES PRINCIPES
Les écritures constatées à ce compte sont enregistrées par poste comptable et le TG est
chargé du contrôle du dénouement des opérations de transfert.
La périodicité des transferts peut être quotidienne.
Le comptable émetteur du transfert adresse le bordereau de transfert et les pièces justificatives
de l'opération au comptable destinataire, le jour même de l'écriture.
Le comptable destinataire de l'opération la comptabilise le jour de la réception du bordereau de
transfert et des pièces justificatives.
Tout comptable supérieur qui encaisse ou centralise une recette ou paie ou centralise une
dépense pour le compte d'un autre comptable supérieur en transfère le montant à ce dernier. A
cet effet, il procède aux opérations suivantes :
Ce bordereau qui récapitule les opérations transférées est édité en deux exemplaires : l'un des
exemplaires constitue le registre auxiliaire du comptable émetteur, l'autre est le bordereau
d'accompagnement des pièces justificatives adressées au comptable destinataire.
Il ne peut-être établi qu'un seul bordereau de transfert par jour pour un même comptable
assignataire et ce bordereau doit être de même date et de même montant que l'écriture
correspondante en comptabilité générale et récapitulant toutes les opérations transférées à ce
comptable au titre de la journée..
Chaque écriture est assortie de spécifications numériques indiquant notamment le n° codique
du poste comptable destinataire. L'opération est comptabilisée au journal divisionnaire concerné
et après l'arrêté journalier, récapitulée au journal grand livre récapitulatif.
Les pièces justificatives de l'opération (chèques impayés, titres de paiement, bulletin de recettes
etc.) sont annexées au bordereau de transfert et adressées au comptable assignataire.
En fin de mois, le cumul des totaux journaliers des liasses des duplicata des bordereaux de
transfert est rapproché, pour accord, du cumul mensuel des opérations enregistrées aux
comptes 391.30 et 391.31 du grand-livre.
Le comptable destinataire comptabilise les transferts reçus, vérifie leur bonne exécution et
prend l'initiative des régularisations éventuelles.
Le comptable destinataire des transferts a pour mission d'en assurer et d'en vérifier la bonne
exécution.
A cet effet il rapproche, d'une part, les états récapitulatifs reçus de l’ACCT et d'autre part les
bordereaux de transferts correspondants, en vérifiant principalement la concordance des
sommes figurant sur ces deux séries de documents.
L’état récapitulatif est annoté de la date de réception de chaque bordereau ; pour les
bordereaux de transfert non annotés, le comptable destinataire s'assure que leur montant
correspond à la différence entre le cumul du compte au grand livre récapitulatif et le total
cumulé de l’état récapitulatif.
Opérations de rejet :
Lorsqu'un transfert reçu présente une anomalie touchant la régularité comptable de la dépense
ou de la recette transférée, le transfert reçu est comptabilisé dans les conditions habituelles
et l'opération est ensuite rejetée par un transfert en sens inverse, l'équilibre du compte est ainsi
sauvegardé.
L’ACCT contrôle chaque mois le dénouement des opérations enregistrées par les divers
comptables au 391.3.
Il établit pour chaque comptable destinataire et pour chaque compte de transfert un état
récapitulatif par poste comptable émetteur du montant des bordereaux de transfert reçus dans
le mois par ce comptable destinataire, ce comptable étant chargé de régulariser immédiatement
les opérations non dénouées.
L’ACCT vérifie la conformité entre la position du compte de chaque comptable destinataire et
les écritures correspondantes figurant sur son compte de gestion.
Régularisations comptables :
Le total des comptes de transfert chez les comptables destinataires doit correspondre au
montant des états récapitulatifs envoyés par l’ACCT.
Les comptables doivent faire concorder leurs écritures avec ces états en faisant jouer, s'il y a
lieu :
le compte 475.93 « Imputations provisoires de recettes diverses : rejet de recettes » ou le
compte 471.93 « Imputations provisoires de dépenses diverses : rejets de dépenses».
Un bordereau de transfert est établi par le comptable émetteur auquel sont joints les documents
et pièces justificatifs.
Un bordereau de transfert est établi par le comptable émetteur auquel sont joints les documents
et pièces justificatifs.
1. LES GENERALITES
Le nivellement des comptes des comptables non centralisateurs se fait d’abord chez le RGT et
ensuite le compte du RGT est nivelé sur le compte du TG.
Par contre les chèques sont toujours restitués, soit directement par la BCEAO, soit par
l’intermédiaire du RGT, aux comptables qui les a comptabilisés.
2.1 Nivellement des comptes des comptables non centralisateurs rattachés sur le
compte du RGT
* A la perception
Chaque jour, la BCEAO nivelle son compte bancaire au profit du RGT et, à réception de l’avis
de la banque comptabilise l’opération suivante :
- débit compte 582 «Mouvement de fonds entre comptables supérieurs et comptables
secondaires rattachés »
- crédit compte 512.2 « Compte des comptables non centralisateurs à la BCEAO »
* Chez le RGT
A réception de l’avis de la BCEAO le RGT passe l’écriture inverse :
- débit compte 512.10x.x
- crédit compte 582
* Chez le RGT
Chaque jour, la BCEAO nivelle le compte bancaire du RGT au profit du compte du TG. A
réception de l’avis de la banque le RGT comptabilise l’opération suivante :
- débit compte 581.1 « mouvements de fonds entre le TG et le RGT »
- crédit compte 512.10x.x « compte courant des comptables supérieurs à la BCEAO »
Pour les postes de Pikine et de Dakar municipale, la BCEAO nivelle automatiquement chaque
soir les soldes de ces comptes courants au profit du TG.
Le lendemain, le solde de ces comptes est repositionné.
Ces opérations ne donnent lieu à aucune écriture comptable.
Il appartient à ces deux comptables de dégager leur trésorerie au profit du TG chaque fois que
l’encaisse minimum fixée par décision du Directeur Général est dépassée.
L'approvisionnement des comptes bancaires de Dakar municipale et Pikine se traduit par les
écritures suivantes:
* Chez le Trésorier Général
- débit compte 581.1
- crédit compte 512.10x.x "Compte courant du Trésorier Général à la BCEAO "
* Chez le RGT
Afin de faciliter l'exécution de leurs opérations sur l'ensemble du territoire, certains comptables
du Trésor ont été autorisés à ouvrir un compte bancaire.
Les opérations sont retracées aux comptes :
- 512.10x.x « Compte courant des comptables centralisateurs ouvert à la BCEAO »
- 515.1« Compte courant des comptables centralisateurs ouvert dans les banques
commerciales »
- 515.2 « Compte courant des comptables non centralisateurs ouvert dans les banques
commerciales »
Le compte 531 "Numéraire", est ouvert dans les écritures de tous les comptables de
l’Etat à l'exception du Trésorier Général. Il est débité des entrées de fonds et crédité des sorties
de fonds.
L'approvisionnement et le dégagement des caisses des comptables de l’Etat se font
par l'intermédiaire des guichets de la Banque où est domicilié leur compte.
Cette procédure est valable pour tous les comptables dotés d’un compte bancaire.
Les comptables en liaison avec leur établissement bancaire approvisionnent leur caisse par
prélèvement sur leur compte bancaire ou dégagent leur caisse par versement au compte
courant de leur poste comptable.
Approvisionnement de la caisse
1) Le prélèvement de fonds au guichet de la banque est constaté dans le journal des dépenses
par banque et donne lieu aux écritures suivantes :
- débit au compte 584 « Mouvements de fonds internes au poste »
- crédit au compte 512.10x.x ou 512.2 compte courant à la BCEAO
Ou
- compte 515.1 ou 515.2 compte courant dans les banques commerciales.
2) La remise des fonds en caisse est constatée dans le journal des recettes en numéraire et
donne lieu aux écritures suivantes :
- débit au compte 531.1 ou 531.2 numéraire
- crédit au compte 584 « Mouvements de fonds internes au poste »
Dégagement de la caisse
1.2 Mouvements de fonds internes au poste, le comptable n’est pas doté d’un compte
bancaire
Approvisionnement
Dégagement
1.3 Mouvements de fonds internes au poste : le comptable n’est doté que d’un
compte de collecte
Approvisionnement
- Chez le RGT :
A réception du chèque établit par le TG, le RGT passe les écritures suivantes :
- débit compte 512.10x.x
- crédit compte 581.1
Il établit un chèque qu’il remet au comptable non centralisateur et passe les écritures suivantes :
- débit compte 582
- crédit compte 512.10x.x pour le montant du chèques établi au bénéfice du comptable
non centralisateur
- A la perception :
2.1 Approvisionnement
Le comptable centralisateur qui approvisionne passe les écritures suivantes dans le journal des
dépenses par banque :
- débit au compte 582 « mouvements de fonds entre comptable supérieur et comptables
subordonnés »
- crédit au compte 512.10x.x ou 515.1 compte courant.
A la réception de l’avis de crédit de la banque ou du chèque les écritures suivantes sont passées
dans le journal des recettes par banque :
- débit au compte 512.2 ou 515.2 compte courant
- crédit au compte 582 « mouvements de fonds entre comptable supérieur et
comptables subordonnés »
Le comptable destinataire doit établir immédiatement une déclaration de recette et l’envoyer au
comptable émetteur, cette déclaration de recettes valant accusé de réception.
Le comptable non centralisateur passe les écritures suivantes dans le journal des dépenses par
banque :
- débit au compte 582
- crédit au compte 512.2 ou 515.2 compte courant.
Le compte bancaire est approvisionné sur demande, par télex ou par lettre, adressée au
Trésorier Général lequel établit un ordre de virement sur son compte à la BCEAO, au profit du
compte bancaire du Trésorier payeur régional.
Il est dégagé soit automatiquement, par convention avec la banque lorsqu'un certain seuil est
atteint, soit sur l’initiative du Trésorier payeur régional.
Les écritures sont les suivantes :
Chez le TPR :
A réception de l’avis de la banque le comptable passe les écritures suivantes :
- débit compte 512.10x.x ou 515.1
- crédit compte 581.3.xx « mouvements de fonds entre te TG et les TPR »
Le comptable destinataire doit établir immédiatement une déclaration de recette et l’envoyer au
comptable émetteur, cette déclaration de recettes valant accusé de réception.
3.2 Dégagement
Chaque fin de mois, le comptable non centralisateur établira un état détaillé des
approvisionnements et dégagements des comptes de disponibilités, ce qui permettra au
comptable centralisateur de contrôler que toutes les opérations concernant les mouvements de
fonds sont bien dénouées au niveau du poste et notamment les opérations internes.
Il peut arriver que les recettes et les dépenses réglées ou centralisées par les comptables
centralisateurs transitent par un compte d'imputation provisoire avant d'être comptabilisées au
compte d'imputation définitif ou, éventuellement, au compte de transfert intéressé.
La régularisation des comptes d’imputation provisoire peut concerner soit un compte
d'imputation définitif (classe 9 ou classe 4) soit un compte de transfert (391.3)
Les comptes d'imputation provisoire sont relativement nombreux car, pour permettre, sur les
situations financières, le classement automatique des opérations dans les rubriques
correspondant à leur nature, ils sont eux-mêmes spécialisés par nature d'opération.
Ces comptes sont rangés dans les comptes divisionnaires 475 et 471.
Seuls seront examinés ici les comptes non spécialisés :
« Recettes à imputer après vérification » et « Dépenses à imputer après vérification ».
Un principe essentiel préside à l'utilisation de ces deux comptes : ils ne doivent être utilisés que
dans deux cas :
lorsqu'il n'est pas ouvert de comptes d'imputation provisoire spécialisés correspondant à la
nature de l'opération.
lorsque la recette ou la dépense concerne plusieurs comptes d'imputation définitive de
nature différente.
Dans le compte 475.9, « recettes à imputer après vérification » les comptes suivants sont
ouverts pour l’ensemble des comptables centralisateurs :
- 475.91 « réimputation de virements bancaires rejetés »
- 475.92 « réimputation de virements CCP rejetés »
- 475.93 « rejet de recettes »
- 475.94 « frais de poursuite /CC non assignataires
- 475.98 « mandats en instance de règlement »
- 475.99 « recettes diverses en instance d’imputation »
Les comptes 475.9x sont toujours crédités avant d’être débités, la comptabilisation se fait
comme suit :
- débit compte de trésorerie
- ou débit compte de transfert
- ou d’un compte de la classe 4
- crédit compte 475.9x
Les comptes 475.9 x sont débités lors de l'apurement des sommes portées à leur crédit, la
comptabilisation se fait comme suit :
- débit compte 475.9x
- crédit compte d’imputation définitive
- ou crédit compte 391.31si la recette concerne un autre comptable.
- ou crédit compte de trésorerie lors du reversement au bénéficiaire de la somme
imputée.
- ou par transfert au compte 466.11 « Excédents de versements sur divers produits »
des sommes non employées au 31 décembre de la deuxième année.
Dans le compte 471.9, les comptes suivants sont ouverts pour l’ensemble des comptables
centralisateurs :
- 471.91 « chèques bancaires rejetés »
- 471.92 « chèques CCP rejetés »
- 471.93 « rejet de dépense »
- 471.99 « dépenses en instance »
Les comptes 471.9x sont toujours débités avant d’être crédités, la comptabilisation se fait
comme suit :
- débit compte 471.9x
- crédit compte de trésorerie
- ou crédit compte de transfert
- ou crédit d’un compte de la classe 4
Les comptes 471.9 x sont crédités lors de l'apurement des sommes portées à leur débit, la
comptabilisation se fait comme suit :
- débit compte d’imputation définitive (classe 9 ou classe 4)
- ou débit compte 391.30 si la dépense concerne un autre comptable.
- ou débit compte de trésorerie lors de la régularisation des chèques impayés ou des
traites de douane
- crédit compte 471.9x
Cette opération concerne les rejets de chèques déposés à l’encaissement, la réception d’effets
impayés donne lieu aux écritures suivantes au journal des opérations diverses :
- débit au compte 471 91 ou 471.92 «Chèques rejetés»
- crédit compte 512.10x.x «Compte courant des comptables généraux à la BCEAO» ou
513 «Compte courant postal»
Le comptable adresse au tireur par lettre recommandée, avec avis de réception, une mise en
demeure de se libérer immédiatement.
Si la régularisation intervient, le compte 471.91 ou 471.92 est crédité par le débit du compte de
règlement intéressé. L’opération est enregistrée au journal des opérations diverses si la
régularisation intervient par chèque et au journal des encaissements en numéraire si la
régularisation est effectuée en numéraire.
Si au bout de deux mois, le comptable constate que la régularisation ne peut intervenir (décès,
disparition du tireur de chèque, etc.), Il procède à l’annulation de la recette initiale par l’écriture
suivante constatée au journal des rectifications :
- écriture négative au crédit du compte d’imputation initiale
- écriture positive au crédit du compte 471.91 ou 471.92 »
Si le chèque impayé avait été comptabilisé par un comptable non centralisateur, les opérations
suivantes sont comptabilisées :
Chez le comptable centralisateur :
- écriture négative au crédit du compte d’imputation initiale
- écriture positive au crédit du compte 390.31
A réception du bordereau de liaison, le comptable non centralisateur comptabilise l’opération
comme suit :
- débit compte 390.31
- crédit compte 472.1XX
Si la régularisation de l’opération ne peut être effectuée, mais que toutes les diligences pour
régulariser ce chèque ont été menées, les chèques concernés feront l’objet de dispositions
particulières contenues dans l’instruction relative aux opérations clôture.
E/INST 132 MAJ 01-09-2005
SECTION 2 : LES MOUVEMENTS DE DEPOTS ET RETRAITS SUR COMPTES DE
FONDS DEPOSES AU TRESOR
- Les Comptables supérieurs tiennent les comptes de dépôts de fonds des établissements
publics situés dans la région de Dakar.
- Les comptables publics, en dehors de la région de Dakar, sont appelés à effectuer des
opérations de recettes et dépenses de certains établissements publics pour le compte du
Trésorier général ou du Receveur général du Trésor.
Le comptable assignataire, lorsqu’il vise le chèque sur le trésor remis par l’établissement, le
conserve et le remplace par un chèque tiré sur son compte bancaire à la BCEAO et passe
l’opération suivante :
- débit compte de dépôts intéressé
- crédit compte 512.10x.x
Il remet le chèque tiré sur son compte BCEAO au bénéficiaire et après compensation lors de la
réception de son relevé bancaire émarge son débit attendu.
Les agents comptables des établissements publics peuvent, dans la région de Dakar,
s'approvisionner soit directement auprès du comptable teneur du compte , soit auprès de la
BCEAO, sur le compte du teneur préalablement approvisionné.
Dans les autres régions, ils peuvent s'approvisionner dans les postes comptables du Trésor,
teneur du compte.
1.4 Chèques payés par compensation dans le compte du Trésorier Général à la BCEAO
A la TG :
Les comptables des postes effectuent leurs dépôts et leurs retraits soit directement auprès du
Receveur Principal des Postes de Dakar, soit auprès des comptables du Trésor de leur localité.
Dans ce dernier cas, le receveur des Postes remet au comptable du Trésor une fiche de
demande ; si son encaisse le lui permet, ce dernier y donne suite. Si son encaisse ne lui permet
pas de répondre à la demande, le comptable du Trésor effectue alors une demande
d'approvisionnement comme pour ses besoins de trésorerie propres.
Les opérations entre les comptables centralisateurs et les receveurs des postes se
comptabilisent de la manière suivante :
A la perception
Cette opération n’est pas autorisée par l’office des Postes actuellement. Dans l’hypothèse où le
comptable non centralisateur devrait approvisionner le comptable de la poste il passerait les
écritures suivantes :
- débit compte 390.303 « opérations de trésorerie - mouvements de fonds entre le
Trésor et la Poste »
- crédit compte 512.2 ou 515.2 ou 531.2
Il en informe immédiatement le Trésorier Général et au moment des opérations de la décade il
établit un bordereau de liaison qu’il adresse au comptable centralisateur.
Ces organismes tenus de déposer leurs fonds au Trésor, y disposent d'un compte
de dépôt auquel sont imputés les encaissements ou décaissements les concernant, de sorte
que se sont les comptes de trésorerie de l'Etat qui se trouvent mouvementés de leurs
opérations de trésorerie.
Les disponibilités de l’Etat sont celles détenues par le Trésor Public. Elles
correspondent à la sommation :
- des encaisses détenues par les comptables du Trésor (comptes 531.1 et 531.2 "Numéraire
des comptables du Trésor") ;
- des encaisses détenues par les comptables du trésor exerçant à l'étranger (531.8)
"Numéraire des agents comptables des postes diplomatiques et consulaires). Pour ces derniers,
les encaisses sont constituées, naturellement en monnaie du pays.
- du solde du compte courant du Trésorier Général à la BCEAO (compte 512.10x.x) ;
- du solde des comptes spéciaux de disponibilités mobilisables à la BCEAO (comptes
512. xx ) ;
- Du solde des comptes à la BCEAO des autres comptables du Trésor (comptes 512.10x.x et
suivants) ;
- Du solde des comptes des comptables du Trésor dans les banques au Sénégal (comptes
515.2) ;
- Des soldes des comptes courants postaux des comptables du Trésor ;
- Du solde des comptes bancaires des agents comptables des postes diplomatiques et
consulaires, à l'étranger (comptes 515.3) ;
- Du solde des comptes de déposit dans les banques (dépôt de fonds de garantie).
Des comptes ont été ouverts dans les écritures de la Banque Centrale afin d'isoler les fonds
affectés par les bailleurs à des opérations particulières. Il s'agit des comptes 512-10x.x
"Comptes à la BCEAO - Fonds affectés". Les conditions d'utilisation de ces fonds sont
différentes selon les accords passés avec chaque bailleur.
Ainsi, les fonds de certains de ces comptes sont strictement affectés, d'autres
peuvent être mobilisés en cas de besoin de trésorerie.
Dans ce cas, les prélèvements qui ne peuvent être que momentanés, sont
remboursés par priorité dès que la situation de trésorerie le permet.
Lorsque les obligations cautionnées reçues sont remises avant la date d’échéance pour être
escomptées, l'opération passée est la suivante :
- débit au compte 511.123 « obligations cautionnées déposées à la BCEAO pour
escompte »
- crédit au compte 511.111 « Obligations cautionnées en dépôt chez le comptable
assignataire »
A réception de l’avis de crédit de la BCEAO, le comptable assignataire passe les écritures
suivantes :
- débit compte 512.10x.x pour le montant net versé par la banque ( montant des OC
moins commissions et frais)
- débit compte 470.1xx.x pour le montant des commissions et frais
- crédit compte 511.123 pour le montant des OC remises à l’escompte.
Trimestriellement, le Trésorier général demande au Directeur de la Dette d’émettre un mandat
de régularisation selon la procédure simplifiée et joint à sa demande les justificatifs des agios et
des frais financiers payés.
A réception du mandat de régularisation émis par le Directeur de la dette, le PGT passe les
écritures suivantes :
- débit au compte 90
- crédit au compte 391.31 pour le montant des frais pris en charge par la TG
A réception du transfert, le TG comptabilise l’opération comme suit :
- débit compte 391.31
- crédit compte 470.1x
Il peut arriver que la BCEAO demande au Trésor de lui fournir des Obligations cautionnées en
gage, notamment lors de tensions de trésorerie.
Dans ce cas, le TG passe alors l’opération suivante :
- débit au compte 511.122 « obligations cautionnées déposés en gage à la BCEAO.»
- crédit au compte 511.111
Lorsque la BCEAO reçoit les OC remises en gage, elle verse une avance au TG qui, à
réception de l'avis de crédit, passe l'écriture suivante :
- débit au compte 512.10x.x pour le montant encaissé
- crédit au compte 511.122. pour le montant de l’avance
A l'échéance la BCEAO remet les traites à la compensation et verse au Trésorier Général le
montant net qui lui revient (montant total des traites escomptées diminué de l'avance déjà
versée et des frais dus par le Trésor). A réception de l'avis de crédit et du bordereau détaillé
permettant de connaître le montant des frais, le TG passe les écritures suivantes :
- débit au compte 512.10x.x pour le montant net encaissé
- débit au compte 470.1x pour le montant des frais.
et
- crédit au compte 511.122
E/INST 139 MAJ 01-09-2005
Trimestriellement, le TG demande au Directeur de la dette d’émettre un mandat de
régularisation selon la procédure simplifiée et joint à sa demande les justificatifs des agios et
des frais financiers payés.
A réception du mandat de régularisation émis par le Directeur de la dette, le PGT passe les
écritures suivantes :
- débit au compte 90
- crédit au compte 391.31 pour le montant des frais pris en charge par la TG
A réception du transfert, le TG comptabilise l’opération comme suit :
- débit compte 391.31
- crédit compte 470.11
Si le rejet concerne un effet non cautionné, il appartient au Comptable qui a accepté ce mode
de règlement de prendre toutes les dispositions pour obtenir la régularisation de cette opération.
"La Banque Centrale peut escompter ou réescompter des effets publics n'ayant plus
que dix ans à courir, créés par les Etats et collectivités publiques de l'Union, qui lui seraient
présentés par les Etats, les collectivités publiques, la Banque Ouest africaine de
Développement, les banques ou établissements financiers de l 'Union, pour financer la création
ou l'amélioration d'équipements collectifs, d'infrastructure ou d'actions d'amélioration des
conditions de production, ou souscrire au capital d'entreprises concourant au développement.
Les crédits de paiement nécessaires au service des intérêts et au remboursement
des effets émis doivent faire l'objet d'une inscription obligatoire au budget de l 'Etat ou de la
collectivité émettrice, et les opérations ainsi financées avoir reçu l'accord du Conseil
d'Administration de la Banque Centrale".
Il s’agit du paiement effectué par le Trésor français des pensions et des rentes accident du
travail du FNR en France et dans les pays de l’Afrique francophone.
Le TG reçoit tous les dix jours de la Paierie de France les pièces justificatives des paiements
effectués.
Après vérification les écritures suivantes sont passées :
- débit au compte 391.30 « Transfert de dépenses entre comptables supérieurs »
- crédit au compte 451.011 « Règlements avec les gouvernements étrangers. Opérations
du Trésor français pour le compte du Trésor sénégalais- Pensions »
Un bordereau de transfert est établi par le TG et transmis avec les pièces justificatives au
Payeur Général du Trésor qui, à réception, passe les écritures suivantes :
- débit au compte 401.32 «Bons de caisse FNR »
- crédit au compte 391.30 « Transfert de dépenses entre comptables supérieurs »
(le compte 401.32 ayant été préalablement crédité lors de la prise en charge des mandats de
paiement.)
Les pensions françaises peuvent être payées par les services du Trésor sénégalais à l’intérieur
du pays.
Dés réception du transfert et des pièces justificatives provenant du PGT, le TG procède au
contrôle de leur validité et passe les écritures suivantes :
- débit au compte 451.021 « Règlements avec les gouvernements étrangers. Opérations du
Trésor sénégalais pour le compte du Trésor français. Pensions. »
- crédit au compte 395.03 « Transfert pensions étrangères»
Ces pièces sont transférées mensuellement à la Paierie de France.
Le TG transfère le rejet au comptable qui avait payé la dépense. Ce rejet est accompagné des
pièces justificatives pour permettre à ce dernier de régulariser.
Les opérations suivantes sont passées chez le TG :
- débit au compte 391.30 «Transfert entre comptables supérieurs - transfert de
dépenses
- crédit au compte 451.021 « Règlements avec les gouvernements étrangers.
Opérations du Trésor sénégalais pour le compte du Trésor français. Pensions. »
A réception du bordereau de transfert par le comptable destinataire (Comptables
centralisateurs), les écritures suivantes sont passées :
- débit au compte 471.9x « Imputation provisoire de dépenses chez les comptables
centralisateurs »
- ou débit au compte 390.31 « Opérations sur l’initiative des comptables centralisateurs »
si la dépense doit être transférée à un comptable subordonné
- crédit au compte 391.30 « Transfert entre comptables supérieurs - transfert de
dépenses »
E/INST 141 MAJ 01-09-2005
1.2 Les recettes
Le TG reçoit tous les dix jours de la Paierie de France les pièces justificatives des recettes
encaissées ; après vérification les écritures suivantes sont passées :
- débit au compte 451.013 « Opérations du Trésor français pour le compte du Trésor
sénégalais. Recettes »
- crédit au compte de transfert 391.31 s’il s’agit d’un impôt à transférer à un autre
comptable
ou
- crédit au compte 475.99 « Autres recettes à imputer » s’il s’agit d’une recette dont il faut
déterminer la destination.
Chaque quinzaine, le rapprochement des opérations effectuées par les deux parties est réalisé
pour déterminer le versement qui devra être opéré par l’une ou l’autre de ces parties.
Le TG passe les écritures suivantes :
- débit au compte 451.03 « Compte de règlement entre Trésor sénégalais et Trésor
français. »
- crédit aux comptes 451.021, 451.022 et 451.013 pour solder ces comptes
puis ensuite :
- débit aux comptes 451.011, 451.012 et 451.023 pour solder ces comptes
- crédit au du compte 451.03 « Compte de règlement entre Trésor ivoirien et Trésor
français.
Le compte 451.03 présente alors un solde :
Chaque TPR est chargé de suivre les opérations qui concernent la mise en œuvre de la
responsabilité des comptables.
1 CONSTATATION DU DEFICIT
3 apurement du déficit
Dés que l’arrêté de débet est pris par l’administration ou l’arrêt de débet par la Cour des
Comptes l’écriture suivante est passée :
- débit au compte 461.31 «Débets des comptables après la prise en charge d’un arrêté
de débet ou d’un arrêt de débet» sous compte concerné.
- crédit au compte 461.21
Le suivi du cautionnement des comptables est réalisé par le Receveur général du trésor au
moyen d’un état nominatif par comptable.
1 LES VERSEMENTS
Le RGT avise la Direction de la Solde pour saisie dans l’application « retenues et oppositions »
des montants à prélever mensuellement sur la solde des fonctionnaires.
Lors de la prise en charge des dépenses de solde, le PGT comptabilise l’opération comme suit :
- débit compte 90
- crédit compte 407.1
Au moment du règlement des précomptes le PGT passe les écritures suivantes :
- débit au compte 407.1
- crédit au compte 391.31 «transfert de recettes»
A réception du bordereau de transfert et des pièces justificatives, le RGT passe les écritures
suivantes :
- débit au compte 391.31 «Transfert de recettes»
- crédit au compte 466.211 «Cautionnements des comptables publics – retenue
sur solde»
Simultanément, l’application «retenues et oppositions» est mise à jour par intégration du
support informatique remis par la Solde.
Les intérêts sont versés à la souscription et les bons renouvelés chaque année par
reconduction tacite
E/INST 145 MAJ 01-09-2005
3 REMBOURSEMENT DU CAUTIONNEMENT
Pour obtenir le remboursement de leur cautionnement les comptables doivent fournir les pièces
justificatives suivantes :
quitus de la Chambre des Comptes,
arrêté de remboursement du Ministre chargé des Finances,
déclaration de recette attestant les sommes versées.
Ce remboursement est comptabilisé de la manière suivante :
- débit au compte 466.6 «Cautionnements des comptables publics - rubrique intéressée»
- crédit au compte de règlement intéressé
- ou crédit compte 478.1
1. GENERALITES
1.1 Principe
Dans la directive de l’UEMOA, les timbres fiscaux sont des valeurs qui doivent faire l’objet d’un
suivi en comptabilité de valeurs inactives. Les comptables ne doivent donc pas passer
d’écritures en comptabilité deniers au moment où ils s’approvisionnent.
L’article 737 du Code général des Impôts et l’annexe III du Livre III dudit Code ne permettent
pas d’appliquer les dispositions contenues dans la directive, en effet :
L’article unique de l’annexe III du Livre III fixe les conditions dans lesquelles sont délivrés les
timbres :
« Les distributeurs auxiliaires de timbres s’approvisionnent en timbres mobile au Bureau de
l’Enregistrement territorialement compétent. Ils paient comptant les timbres qui leur sont
délivrés …. »
C’est pour faire droit à ce principe de paiement comptant que les receveurs de l’Enregistrement
exigent des comptables du Trésor la remise d’un titre de paiement matérialisé par le mandat de
préposé.
Il faut donc changer cette disposition de la loi pour pouvoir s’approvisionner sur simple
commande et créer, ainsi, les conditions d’un suivi en comptabilité des valeurs inactives de ces
timbres.
2. COMPTABILISATION
En attendant que les textes soient modifiés, la procédure suivante sera appliquée :
Au moment de la commande,
Au moment de la commande,
Pour ces propres opérations, le comptable centralisateur les comptabilise comme suit :
En fin d’année, après enregistrement des dernières opérations au 31 décembre, les comptables
procèdent à un arrêté d’écritures identique à celui de fin de mois.
1. BALANCE DE SORTIE
Après arrêté définitif du journal grand-livre centralisateur, les comptables dégagent les soldes
débiteurs ou créditeurs des comptes 390.30, 390.31, 531.2, 512.2 ou 515.2, 513, 433, 434 et
476.1, 474.2, 472.1, 582 et 584 et les inscrivent immédiatement après l’arrêté sur ce même
journal.
La balance générale des comptes établie au 31 décembre constitue la balance de sortie définitive
de la gestion écoulée.
Elle comprend :
- la balance d’entrée
- les opérations de la gestion
- le total des débits et crédits ( B.E. + opérations de la gestion)
- la balance de sortie
Outre les documents habituels produits à la fin de chaque mois, le comptable doit établir :
un état de développement des soldes des comptes 476.1 et 472.1 précisant : la date de
constatation des recettes et des dépenses, la référence au journal de première écriture, le
nom des parties, le montant de l’opération et les motifs de non régularisation.
Compte tenu des dispositions réglementaires applicables, les comptables pourraient également
produire :
L’état détaillé des acomptes provisionnels inemployés au 31 décembre.
Sur la balance générale des comptes, la balance d’entrée de la nouvelle gestion est dégagée
dans les colonnes appropriées.
Les résultats de cette balance sont identiques à ceux de la balance de sortie, sauf en ce qui
concerne les sous comptes 390.30 et 390.31et 582 qui sont globalisés de manière à dégager le
solde net du compte 390.3 « Compte de liaison entre comptables du Trésor centralisateurs et
comptables du Trésor non centralisateurs ». Ce solde est inscrit selon les cas dans la colonne
débit ou crédit en regard du sous- compte 390.31 « Opérations sur l’initiative du comptable
centralisateur ».
Le compte 390.31 est le compte de contrepartie des balances d’entrée.
Ce solde est repris par le comptable centralisateur sur le premier bordereau de règlement
adressé à la perception au titre de la nouvelle gestion.
La balance d’entrée est inscrite en rouge, en première écriture, dans le journal général de la
nouvelle gestion, sous le libellé balance d’entrée.
L'arrêté de fin de gestion donne lieu à confection d'une part du compte de gestion sur pièces
et d'autre part du compte de gestion sur chiffres, lequel se compose des documents suivants :
-
les pièces générales ;
-
la balance générale des comptes arrêtés à la clôture de la gestion ;
l’état détaillé par compte d’imputation des dépenses et des recettes du budget général
-
et des comptes spéciaux du Trésor ;
- l’état des restes à recouvrer et restes à payer sur la gestion ;
- l’état de développement des soldes en ce qui concerne les comptes qui se justifient en
solde ;
- les balances des comptes particuliers des opérations en valeur inactives du comptable
principal ;
- les pièces justificatives ;
Le compte de gestion sur pièces est envoyé ensuite dans la forme habituelle.
Dès que les opérations de l’ensemble des postes comptables non centralisateurs de la
circonscription financière sont consolidées dans sa balance, le TPR doit vérifier :
- que les comptes de liaison ont un solde nul ; Il s’agit :
o des comptes 390.300,390.301, 390.302,390.303, 390.304
o du compte 390.31
Après vérification des opérations budgétaires imputées en classe 9, notamment celles imputées à
tort sur des comptes génériques, les comptables centralisateurs soldent les comptes de classe 9
en comptabilisant les opérations comme suit :
* pour les opérations imputées au débit de la classe 9 :
- débit compte 396.xx
- crédit compte 9xx rubriques intéressées
Ces opérations sont transférées à l’ACCT, accompagnées du compte de résultat des opérations
budgétaires.
Après arrêté définitif du journal grand-livre centralisateur, les comptables dégagent les soldes :
- des comptes financiers
- des comptes d’imputation provisoire non apurés à la clôture de l’exercice
- des comptes de créance (restes à recouvrer sur rôles ou titre de recette ayant fait l’objet
d’une prise en charge préalable)
- des comptes de dettes à court terme (restes à payer divers, compte de dépôt des
correspondants du Trésor) ou à long terme (emprunts, etc..)
Sur la balance générale des comptes, la balance d’entrée de la nouvelle gestion est dégagée
dans les colonnes appropriées.
Le solde apparaissant au journal Général lors de l’arrêté du dernier jour de l’année doit être
contrôlé avec l’encaisse existante dans le poste, la réserve doit être recomptée.
Le montant total de cette encaisse doit être reportée sur le carnet de situation de disponibilités.
Le solde dégagé sur la balance générale des comptes doit être reporté à l’encre rouge au titre de
la balance d’entrée sur le Journal général de l’année suivante.
Le solde apparaissant au journal Général lors de l’arrêté du dernier jour de l’année doit être
contrôlé avec le certificat de concordance établi à partir du dernier relevé connu de la banque.
Une attestation de solde de la banque doit être jointe à l’appui de l’exemplaire du carnet de
situation de disponibilités.
La situation détaillée des avis de débits attendus et des avis de crédits attendus doit également
être jointe.
Le solde dégagé sur la balance générale des comptes doit être reporté à l’encre rouge au titre de
la balance d’entrée sur le Journal général de l’année suivante.
Le solde apparaissant au journal Général lors de l’arrêté du dernier jour de l’année doit être
contrôlé avec le certificat de concordance établi à partir du dernier relevé connu de la banque.
Une attestation de solde de la banque doit être jointe à l’appui de l’exemplaire du carnet de
situation des disponibilités.
La situation détaillée des avis de débits attendus et des avis de crédits attendus doit également
être jointe.
Le solde dégagé sur la balance générale des comptes doit être reporté à l’encre rouge au titre de
la balance d’entrée sur le Journal général de l’année suivante.
Après les arrêtés des journaux au journal général, les soldes des comptes d’imputation provisoire
sont repris en balance d’entrée en rouge sur le journal général de l’année suivante.
Pour chaque compte de tiers repris en Balance d’entrée, le comptable doit établir en 3
exemplaires un état détaillé des soldes. Le premier exemplaire est envoyé à l’appui de la balance
du poste, le 2ème exemplaire est envoyé à la DCP, le 3éme exemplaire à l’appui du compte de
gestion du comptable.
Les rejets pris en charge pendant la période complémentaire, au titre de la gestion devront êtres
ajoutés en complément des balances d’entrée initiales.
Les opérations de régularisation entraînant un mouvement sur un compte de disponibilités (531.2
ou 515.2 ou 512.2) doivent être comptabilisées au titre de l’exercice suivant.
Crédits délégués :
Les factures non réglées au 31 décembre devront être reprises en balance d’entrée au crédit
du compte 474.1
Au 31 décembre, après établissement de l’état de situation des disponibilités du compte 43, les
soldes des comptes 568 de chaque collectivité figurant au 31/12/ sur cet état doivent être
reportés globalement , en balance d’entrée du Journal général, au crédit du compte 43.
Les comptables qui au 31/12/ ont des collectivités dont les comptes de disponibilités sont
anormalement créditeurs (compte 568) doivent prendre contact avec la DCP pour fixer les
conditions d’apurement de ces soldes anormaux.
Le résultat de type patrimonial est dégagé à partir des opérations enregistrées en droits
constatés retracées en classes 6 et 7 après réflexion; il exclut celles affectant les comptes de
bilan: immobilisations corporelles et incorporelles, prêts et avances, dotations et participations.
3 LE DECOUVERT DU TRESOR
L’Agent Comptable Central du Trésor est chargé de dégager dans sa comptabilité les
résultats de l’exécution de la loi de finances. Il centralise dans ses écritures l’ensemble des
opérations enregistrées chez les comptables du Trésor. Cette centralisation est réalisée par le
jeu du compte 396.x « Opérations centralisées à l’A.C.C.T. »: les opérations virées à ce
compte par les comptables sont reprises à l’Agence Comptable Centrale du Trésor aux
comptes de classe 9 concernés.
Lorsque toutes les opérations imputées en classe 9 par l’ensemble des comptables
centralisateurs ont été consolidées dans la comptabilité tenue par l’ACCT, ce dernier procède
à la détermination des résultats.
La comptabilité de l’A.C.C.T. présente alors les caractéristiques suivantes:
- elle comprend en classe 9 la totalité des opérations budgétaires.
- les comptes de transfert et les comptes de liaison ayant joué en cours d’année se trouvent
soldés.
1 REFLEXION
L’ACCT procède à la réflexion des opérations de la loi de finances dans les comptes de
charges et de produits ou dans les comptes de bilan
(prêts, avances et participations ) par le jeu du compte 99 « Réflexion des opérations
d’exécution de la loi de finances ».
En dépenses :
- débit aux comptes 6, 1, 2 pour le montant des dépenses au compte 90
- crédit au compte 99 « réflexion des opérations d’exécution de la loi de finances »
En recettes
- débit au compte 99 « réflexion des opérations d’exécution de la loi de finances »
- crédit aux comptes 7, 1, 2 pour le montant des recettes encaissées pendant l’année
aux comptes de classe sous rubriques intéressées
- crédit compte 398 –rubrique intéressée- pour le montant des recettes concernant les
années antérieures
Il comptabilise les restes à recouvrer sur rôles ou ordres de recettes émis dans l’année :
- débit compte 398 (rubrique intéressée)
- crédit classe 7
Il constate les pertes résultant d’annulations de prises en charge sur années antérieures :
- débit compte 661 « annulations de droits constatés au cours d’années antérieures»
- crédit compte 398.114
Il est déterminé par virement des soldes des comptes 90, 91,95, et 96 au compte 98
« Résultats d’exécution de la loi de finances ».
Il est dégagé au compte 117 « Résultats de l’année » après virement à ce compte des
charges et des produits comptabilisés dans les classes 6 et 7.
Il est repris en balance d’entrée de l’année suivante au compte 112 « Report à nouveau ».
Le découvert résulte de l’addition ou de la contraction des comptes 98 et 97; il est inscrit par
une écriture en partie simple au compte 01 « Résultat des budgets non réglés » puis
transporté après le vote de la loi de règlement au compte 02 « Découverts du Trésor »
L’Agent Comptable Central du Trésor, fournit une synthèse globale des opérations passées
en cours d’année.
Il produit la balance générale des comptes de l’Etat. Cette balance constitue l’élément
principal du compte général de l’administration des finances qui comprend:
- la balance générale des comptes consolidés;
- le développement des recettes budgétaires ;
- le développement des dépenses budgétaires faisant apparaître pour chaque
département ministériel ou institution le montant des dépenses ;
- le développement des opérations constatées aux comptes spéciaux du Trésor
- le développement des comptes de résultats.
Le compte général de l’Administration des Finances est transmis au Ministre des Finances
pour signature et transmission à la Cour des comptes à l’appui du projet de loi de règlement
qui lui est communiqué annuellement.
Les Trésoriers Payeurs Régionaux sont dans leur circonscription territoriale, les
comptables assignataires des recettes et des dépenses de l'Etat. Ils enregistrent
comptablement les prises en charge, mettent en œuvre les procédures de recouvrement. Ils
exécutent les dépenses sur les crédits de l 'Etat, délégués au niveau de la région.
Ils surveillent le niveau des encaisses et des avoirs en comptes courants des
comptables placés sous leur responsabilité, et participent ainsi à la régulation de la trésorerie
de l’Etat.
Par ailleurs, ils contrôlent les opérations des comptables non centralisateurs
relevant de leur circonscription avant d'en assurer l'imputation aux comptes du budget de
l'Etat.
- En ce qui concerne le Payeur général du Trésor une particularité doit être signalée : Il est
comptable assignataire des opérations des comptes spéciaux du Trésor (comptes 91), des
comptes de dépôt au trésor des régies d’avances (comptes 361/362), des comptes de dépôts
au trésor des divers services non personnalisés de l’Etat (compte 368).
Les comptes de règlement avec les gouvernements étrangers sont suivis par le
Trésorier Général.
Dans ces conditions, les opérations qu'ont à exécuter l'ensemble des autres
comptables du Trésor au titre de comptes spéciaux du Trésor et des comptes de dépôts, le
seront pour le compte du Payeur général du Trésor ou du Receveur général du Trésor ou du
Trésorier général.
Dans tous les cas cependant, ces opérations seront imputées par l'ensemble des
comptables à des comptes de liaisons (comptable non centralisateur à comptable
centralisateur) ou de transferts (relations entre comptables centralisateurs de même niveau :
TPR entre eux, TPR à RGT ou PGT ; RGT à PGT et vice - versa)
3. Le Trésorier Général
Par ailleurs, le Trésorier Général suit les opérations relatives aux comptes de
règlements avec les gouvernements étrangers, tient la comptabilité des autres
correspondants du trésor et des traites de douane.
1. Arrêté quotidien
Le total des opérations de la journée dégagé sur les différents journaux divisionnaires est
reporté, à raison d’une ligne par journal, au journal général.
A partir du journal général, le carnet de situation des disponibilités est servi.
Les reports au journal grand livre sont également effectués.
2. Arrêté décadaire
Cette opération a pour effet de solder les comptes de liaisons entre les
comptables non centralisateurs de sa région et lui-même.
Une instruction particulière portant sur la confection du compte de gestion et sa mise en état
d’examen, a été déposée pour signature auprès du Ministre de l’Economie et des Finances.
Les journaux divisionnaires font l’objet d’un arrêté et d’un contrôle quotidiens, les totaux journaliers
ne se cumulent pas et sont reportés dans le Journal général. Il en résulte que les journaux
divisionnaires ne comportent aucun report au titre des sommes comprises dans la balance d’entrée
ou des arrêtés antérieurs.
Le contrôle, lors de l’arrêté quotidien des journaux divisionnaires, a pour but de vérifier, à partir des
pièces comptables, que le montant total des écritures est égal à celui des imputations effectuées
sous chaque rubrique.
Ce contrôle consiste également à établir l’égalité entre le montant total des débits et celui des
crédits
A l'issue de chaque arrêté quotidien, deux traits horizontaux de séparation marquent la fin de la
journée.
Le total des montants inscrits dans chaque journal depuis le dernier arrêté d’écritures est
repris en une seule ligne au journal général.
Les inscriptions se font sans laisser de lignes vierges.
Après le dernier arrêté de l’année, la balance de sortie comportant le solde de chaque compte
est inscrite à l’encre rouge sur le registre. Cette balance de sortie constitue la balance
d’entrée à reprendre sur la première ligne du registre de la gestion suivante.
Le carnet de situation des disponibilités en numéraire décrit, jour par jour la situation
du compte numéraire et en particulier le détail de l’encaisse. Il est servi à partir du montant
journalier des opérations figurant aux comptes : 531.1 ou 531.2 Numéraire ;
Le solde en écritures dégagé à la fin de chaque journée doit être rapproché des espèces
existant effectivement en caisse.
Des rubriques particulières sont destinées à faire apparaître les différences de caisse.
Le carnet de situation des disponibilités bancaires et CCP décrit, jour par jour la situation des
comptes de disponibilités. Il est servi à partir du montant journalier des opérations figurant aux
comptes : 512.1 ou 512.2, 515.1 ou 515.2 pour les banques et 513.1 ou 513.2 pour les CCP.
Le carnet de situation des disponibilités contient les feuillets à utiliser pour l’ensemble
d’une année. Chaque situation est établie en double exemplaire :
le premier exemplaire, qui est détachable, est adressé au comptable centralisateur
chaque décade,
le second exemplaire est conservé dans le carnet T45.
Les soldes dégagés pour le compte numéraire, le compte bancaire et le compte courant
postal sur la situation T45 doivent être rapprochés des indications fournies par le Journal
Général.
En dehors des livres de comptabilité proprement dits, sont tenus divers registres et documents
propres à certaines parties du service.
Cet état sert à décrire tous les mouvements de fonds affectant les comptes de disponibilités.
Il est servi par triplication.
- le premier exemplaire est joint, chaque fin de mois, au versement de la comptabilité.
Il doit permettre aux services de contrôle de vérifier le bon dénouement des opérations.
- le 2ème exemplaire est destiné au comptable centralisateur dont dépend le comptable
rattaché. Il doit permettre au comptable centralisateur de contrôler que toutes les opérations
concernant les mouvements de fonds internes sont bien dénouées au niveau du poste
rattaché et de pouvoir, avant de consolider sa balance, vérifier que toutes les opérations
d’approvisionnement et de dégagement ont bien été comptabilisées au niveau du poste de
rattachement.
Le 3ème exemplaire reste au poste et permet la reprise des reports pour l’état détaillé du mois
suivant.
La situation détaillée des comptes 431, 433, 434 et 435 apparaît sur la situation de
disponibilités établie en fin de mois pour notifier à la Division de la Comptabilité la situation de
trésorerie des collectivités.
Cette situation est établie en 2 exemplaires :
le premier exemplaire est envoyé à la DCP
Le dernier exemplaire est conservé par le comptable enliassé pour valoir grand-livre
auxiliaire du compte 431, 433, 434 et du compte 435.
Cette situation est servie à partir de la comptabilité communale.
Les débits et les crédits inscrits au compte 431, 433, 434 ou 435 du grand livre auxiliaire des
comptes de liaison et des comptes de tiers correspondent à l’ensemble des crédits et des
débits portés au compte 56 (compte des disponibilités des communes et communautés
rurales).
Outre les états produits mensuellement à l’appui de la balance consolidée des comptables
centralisateurs, en fin d’année s’y ajoutent les états suivants :
Ils sont établis en fin d’année, par exercice et par contribuable, pour le principal de l’impôt,
par le comptable détenteur du rôle.
Ils sont adressés au RGT, chargé de vérifier la cohérence entre les prises en charge et les
écritures comptables de recouvrement.
Les états des restes à recouvrer sont établis pour le principal en trois exemplaires.
Ils sont dressés distinctement par année.
Une fiche compte est créée par exercice et regroupe au titre d’une même année toutes les
impositions émises au nom d’un même contribuable. Ces fiches comptes sont récapitulées
sur l'état des restes à recouvrer de l'exercice concerné sur lequel sont mentionnés :
1) les noms, prénoms et numéro de compte des contribuables
2) le n° de la fiche compte
3) la somme globale restant à recouvrer (principal).
La colonne « recouvrement depuis le dernier arrêté » est servie lors de la mise à jour des
états des restes.
Les comptables qui ont assumé la prise en charge extra comptable des rôles sont
responsables sur la base des états des restes à recouvrer dressés à partir des comptes
individuels des contribuables.
Toutes les sommes non recouvrées et ne faisant pas l’objet d’une demande de sursis de
versement ou de décharge de responsabilité doivent être versées par les comptables chargés
du recouvrement avant le 31 décembre de la troisième année suivant celle de la mise en
recouvrement du rôle.
Les sursis de versement ou les décharges de responsabilité peuvent porter soit sur la totalité
soit sur une partie seulement de la cote.
Ces états permettent de détailler, par sous rubrique, les soldes des comptes de tiers et les
comptes d’imputation provisoire.
Ces états sont établis chaque année et envoyés aux comptables généraux intéressés.