II.
HYPOTHÈSE
L’hypothèse est une proposition provisoire formulée par le chercheur pour répondre à
la problématique de manière anticipée. Elle exprime une relation supposée entre des
faits ou des phénomènes, que la recherche cherchera à vérifier, infirmer ou nuancer.
Elle oriente l’étude, guide la collecte des données et permet d’élaborer une analyse
cohérente.
Le contrôle constitutionnel exercé par la Cour constitutionnelle en RDC est
théoriquement bien encadré par les textes, mais il reste peu efficace dans la pratique
en raison de l’influence politique, du manque d’indépendance réelle de certains juges,
et de la faible exécution de ses décisions par les institutions concernées.
L’efficacité du contrôle constitutionnel en RDC repose sur un cadre juridique solide.
La Constitution confère à la Cour constitutionnelle des compétences étendues :
contrôle des lois, interprétation de la Constitution, contentieux électoraux, et jugement
du Chef de l’État pour haute trahison. En théorie, cette structure permet de garantir la
primauté de la Constitution sur toutes les autres normes.
Cependant, en pratique, plusieurs limites affaiblissent cette efficacité. D’abord, la
politisation du processus de désignation des juges (par le Président, le Parlement et le
Conseil supérieur de la magistrature) peut compromettre leur indépendance. Ensuite,
certains arrêts de la Cour, notamment en matière électorale, sont perçus comme
partiaux ou orientés, ce qui entame la confiance du public.
De plus, l’inexécution fréquente de ses décisions par les autorités publiques montre
que son autorité n’est pas toujours respectée. Par ailleurs, le droit de saisine est limité
: seuls certains acteurs peuvent porter une affaire devant la Cour, excluant la majorité
des citoyens de la défense de la Constitution.
Pour clore, malgré un cadre constitutionnel clair, le contrôle exercé par la Cour peine
à s’imposer comme un mécanisme réellement efficace dans la réalité institutionnelle
congolaise.