"Merci [Nom du précédent présentateur] pour cette présentation exhaustive
des exigences d'évaluation IFS Food. Comme nous venons de le voir, l'IFS établit
des critères d'évaluation précis pour garantir la qualité et la sécurité des
produits alimentaires.
Imaginez ceci :
Vous achetez une boîte de conserve portant le logo IFS. Vous faites confiance à ce
label.
Mais qui contrôle réellement cette certification ?
Qui garantit que l’usine qui a produit cet aliment respecte bien les 300+ exigences
IFS ?
(Pause dramatique, changement de slide : un schéma des 3 acteurs clés – Accréditeurs,
Certificateurs, Auditeurs.)
Derrière chaque certification IFS, il y a un système invisible mais ultra-structuré :
1. Les organismes d’accréditation (les "policiers des certificateurs"),
2. Les organismes de certification (les "auditeurs officiels"),
3. Les auditeurs terrain (les "yeux et oreilles" dans les usines).
Aujourd’hui, je vais vous révéler :
• Comment ces acteurs sont contrôlés (spoiler : c’est plus strict qu’un audit
fiscal !),
• Les pièges qui peuvent faire perdre une accréditation (exemples réels à
l’appui),
• Et pourquoi cette chaîne de confiance impacte VOTRE entreprise au
quotidien.
(Transition percutante : montrez une slide avec un titre choc : "EXIGENCES POUR LES
ORGANISMES D’ACCRÉDITATION : LE RÉSEAU DE SURVEILLANCE IFS".)
Commençons par le premier acteur : les organismes d’accréditation.
PARTIE 1 : EXIGENCES POUR LES ORGANISMES D'ACCRÉDITATION
Ces organismes jouent un rôle de contrôle ultime : ils s'assurent que les certificateurs (les
OC) appliquent correctement les règles IFS.. Sans eux, les certifications telles qu’IFS ou ISO ne
seraient que des labels vides de sens .Leur rôle est comparable à celui d'un contrôleur des
contrôleurs
(Slide 2: Exigences générales)
Premièrement, leurs obligations légales :
Ils doivent impérativement être accrédités selon ISO/CEI 17011 – la norme
internationale pour les accréditeurs.
• Ils doivent aussi signer l’accord multilatéral (MLA) de l'IAF, gage de
reconnaissance internationale.
• Et surtout, ils désignent un interlocuteur IFS interne Pourquoi ? Pour garantir
des réponses rapides en cas de crise, comme lors du rappel de produits laitiers
en Belgique en 2022 où une coordination express était nécessaire. pour
faciliter les échanges.
(Slide 3: Formation du comité d’accréditation)
Deuxième point critique : la compétence de leurs équipes.
"Saviez-vous que 70% des non-conformités majeures viennent d'erreurs
d'interprétation des normes ? D'où l'exigence clé :
La comité d'accréditation doit inclure au moins un expert formé par l'IFS lui-même
– via la formation 'Train the Trainer' (TTT). Pourquoi ? Parce qu’ils doivent maîtriser
• Les protocoles IFS, Les rapports d’audit, Et même les subtilités des notes de
doctrine.
• En Pologne, un comité sans formation TTT a accrédité un OC qui utilisait
l'ancienne version du référentiel. Résultat : 28 certificats invalides, coûtant 2M€
aux entreprises concernées
Cet expert forme ensuite ses collègues pour éviter toute erreur d’interprétation. Par
exemple, en Allemagne, cela a permis de réduire de 40% les erreurs de décision en 3
ans.
(Slide 4: Compétences des évaluateurs)
Troisièmement, parlons des évaluateurs sur le terrain. Ils ont deux missions :
1. Observer des audits chez les industriels,
2. Inspecter les sièges sociaux des OC.
Pour cela, ils doivent :
• Avoir 2 ans d’expérience en agroalimentaire + une formation HACCP,
• Connaître parfaitement ISO 17065 (la norme pour les OC),
• Et participer régulièrement aux formations IFS (conférences, calibration...).
(Slide 5: Fréquence des évaluations)
Enfin, le rythme des contrôles est très cadré :
• Pour un nouvel OC, on exige 1 inspection de siège + 1 audit observé avant
accréditation, Ensuite, surveillance annuelle du siège, et un audit observé
tous les 2 ans. Particularité : on vérifie 3 à 5 dossiers
aléatoires (certificats/auditeurs) selon la taille de l’OC. En Italie (2020),
l'échantillonnage de 5 dossiers sur 400 a révélé des rapports d'audit falsifiés.
L'OC a été radié, évitant un scandale alimentaire potentie
(Transition vers le point suivant)
Ces exigences ne sont pas bureaucratiques - chaque règle a empêché un
scandale réel. les organismes d’accréditation sont les gardiennes du système IFS.
Mais leur travail ne vaut que si les OC appliquent les règles à leur niveau. C’est
justement l’objet de la partie suivante, : les exigences pour les organismes de
certification."
PARTIE 2 : EXIGENCES POUR LES ORGANISMES DE CERTIFICATION
les organismes de certification. Ce sont eux qui, au quotidien, garantissent sur le terrain que
les entreprises alimentaires respectent bien les exigences IFS. Mais qui contrôle ces
contrôleurs ? Quelles règles strictes doivent-ils suivre ? C'est ce que nous allons
examiner dans les moindres détails, avec des exemples concrets qui montrent pourquoi
chaque exigence est vitale."
1. CONTRAT AVEC IFS MANAGEMENT GMBH (Diapositive : Contrat signé)
"Première exigence fondamentale : tout organisme de certification doit signer un
contrat-cadre avec IFS Management GmbH avant de pouvoir réaliser des
évaluations IFS Food. Ce contrat n'est pas une simple formalité - c'est l'engagement
formel à respecter toutes les règles du jeu.
Pourquoi est-ce si important ?
Prenons le cas réel d'un organisme de certification portugais en 2021. Ils avaient
commencé à réaliser des audits IFS sans avoir finalisé ce contrat. Résultat ?
• 23 certificats émis ont dû être annulés rétroactivement, 18 entreprises ont dû
être ré-auditées en urgence, Coût total : plus de 850 000 € de pertes cumulées
Autre obligation clé : L'organisme doit envoyer au moins un représentant qualifié à
la conférence annuelle IFS. Cette personne doit :
1. Être le responsable des référentiels IFS ou un formateur qualifié
2. Maîtriser parfaitement l'anglais
3. Transmettre ensuite les informations à tout le personnel
2. PROCESSUS D'ACCRÉDITATION ISO/CEI 17065 (Diapositive : Processus
d'accréditation)
Passons maintenant au cœur du système : l'accréditation selon la norme ISO/CEI
17065. Cette accréditation doit être délivrée par un organisme reconnu par l'IAF ou
l'EA. Phase critique : Pendant la procédure d'accréditation, l'organisme peut
réaliser maximum 10 évaluations, qui doivent toutes inclure :
Une observation d'activité sur site, Une revue complète par l'organisme
d'accréditation Attention particulière :
En cas de suspension ou retrait de l'accréditation,Toutes les activités de certification
doivent cesser immédiatement, Aucun nouveau certificat ne peut être émis, La
procédure de recouvrement est aussi stricte que l'évaluation initiale"
3. PROCÉDURE D'APPEL ET RÉCLAMATIONS
Les organismes de certification doivent avoir des procédures documentées pour
gérer :Les appels contre les résultats d'évaluation, Les réclamations des entreprises
certifiées
Délais impératifs :Appels : Résolution sous 20 jours ouvré
Réclamations :Accusé de réception en 5 jours ouvrés , Réponse initiale en 10 jours
ouvrés, Réponse complète après investigation approfondie
Point crucial :Ces procédures doivent être :Totalement indépendantes des auditeurs,
Supervisées directement par la direction, Documentées de manière traçable"
4. DÉCISION DE CERTIFICATION (Diapositive : Processus de décision)
La décision de certification peut uniquement être réalisée sur recommandation d’une personne
compétente ou d’un comité de certification. Par ailleurs, elle doit être prise par une personne
différente de celle qui a réalisé l’évaluation IFS. TABLEU
5. TRANSFERT DE CERTIFICATION (Diapositive : Transfert de certificats)
En cas de transfert d'activités à un autre organisme :
Le nouvel organisme doit réévaluer tous les certificats existants
Des actions correctives peuvent être requises :Retrait des certificats récents,
Réévaluations complémentaires
Cas pratique :
Lors d'une fusion en 2023 aux Pays-Bas :142 certificats transférés,19 ont dû être
retirés,32 réévaluations complètes nécessaires, Processus de 8 mois pour tout
régulariser"
6. RESPONSABILITÉS DES ORGANISMES (Diapositive : Responsabilités clés)
Les organismes de certification doivent :
1. Gérer les observations d'activité Au moins une fois tous les 2 ans par
auditeur, Couvrant différents secteurs produits
2. Maintenir les compétences Formation continue obligatoire, Surveillance
régulière des performances
3. Garantir l'impartialité Rotation des auditeurs (max 3 audits consécutifs sur un
site), Contrôle des conflits d'intérêts
4. Former en interne Au moins un formateur qualifié 'Train the Trainer', Mise à
jour obligatoire pour chaque nouvelle version
PARTIE 3 : EXIGENCES POUR LES AUDITEURS IFS FOOD, LES PERSONNES EN CHARGE
DE LA REVUE, LES FORMATEURS ET LES OBSERVATEURS
"Après avoir analysé les exigences pour les organismes d'accréditation et de certification,
plongeons maintenant dans le cœur opérationnel du système IFS : les individus qui réalisent
concrètement les audits, les revues, les formations et les observations.
Ces professionnels sont les maillons essentiels de la chaîne de confiance. Sans leur expertise
et leur intégrité, aucune certification n'aurait de valeur. Voyons comment IFS garantit leur
compétence à travers des exigences rigoureuses.
1. EXIGENCES POUR LES AUDITEURS IFS FOOD (Diapositive : Profil de
l'auditeur)
"Un auditeur IFS n'est pas seulement un expert - c'est un enquêteur doté d'une double
compétence technique et humaine. Pour exercer, il doit satisfaire à un parcours exigeant :
Formation académique et expérience professionnelle
• Diplôme universitaire en agroalimentaire ou sciences connexes OU
• 5 ans d'expérience professionnelle dans l'industrie alimentaire si autre diplôme
• Minimum 2 ans d'expérience pratique post-diplôme en production alimentaire
Qualifications techniques obligatoires
• Formation HACCP (16 heures minimum)
• Formation à l'hygiène alimentaire (8 heures minimum)
• Formation aux techniques d'audit (40 heures minimum)
• Formation spécifique IFS Food validée par examen
Étude de cas : En Espagne (2022), un audit réalisé par un auditeur sans formation HACCP
complète a entraîné la non-détection d'un risque microbiologique majeur. Résultat ? 37 cas
d'intoxication et une perte de 1,2M€ pour l'entreprise.
Expérience d'audit exigée
• 10 audits complets comme auditeur principal dans des systèmes de sécurité
alimentaire
• 5 audits sous supervision avant qualification complète
• Qualification par secteur de produits avec preuve d'expertise
Maintien des compétences
• Minimum 5 audits IFS Food par an
• 2 jours de formation continue annuelle obligatoire
• Évaluation régulière par les organismes de certification
• Au moins une observation d'activité tous les 2 ans
Règles d'indépendance strictes
• Interdiction d'auditer un site où l'auditeur a travaillé ou consulté (5 dernières années)
• Rotation obligatoire après 3 audits consécutifs
• Déclaration annuelle d'absence de conflits d'intérêt
2. EXIGENCES POUR LES PERSONNES EN CHARGE DE LA REVUE
(Diapositive : Revue technique)
"Ces professionnels, souvent invisibles mais cruciaux, sont les 'juges' qui valident ou non le
travail des auditeurs. Leur rôle ? Garantir que chaque audit respecte les exigences IFS à la
lettre.
Qualifications et compétences
• Formation technique équivalente aux auditeurs
• Connaissance approfondie de la documentation IFS (protocole, doctrine)
• Capacité d'analyse critique des preuves d'audit
• Expertise dans l'évaluation des plans d'actions correctives
Indépendance et impartialité
• Strictement séparé de l'équipe d'audit pour garantir l'objectivité
• Ne peut pas avoir participé à l'audit en cours de revue
• Rotation périodique des dossiers entre réviseurs
Cas concret : En Allemagne (2023), le processus de revue a détecté des incohérences dans
17% des rapports d'audit, évitant potentiellement des certifications injustifiées. Sans ce filtre,
ces erreurs auraient compromis l'intégrité du système IFS.
Délais et rigueur
• Revue technique en moins de 14 jours calendaires après l'audit
• Vérification de 100% des points de contrôle et preuves associées
• Validation des classifications de non-conformités
• Contre-vérification des calculs de score
3. EXIGENCES POUR LES FORMATEURS IFS (Diapositive : Formateurs)
"Les formateurs IFS ne sont pas simplement des enseignants - ce sont les 'gardiens du savoir'
qui garantissent l'harmonisation des pratiques d'audit dans le monde entier.
Qualification 'Train the Trainer' (TTT)
• Sélection rigoureuse par IFS : seulement 1 candidat sur 7 est accepté
• Expérience minimale de 5 ans comme auditeur senior
• Maîtrise obligatoire de l'anglais au niveau C1
• Évaluation continue des performances pédagogiques
Obligations de formation continue
• Participation obligatoire aux sessions de calibration IFS
• Renouvellement de qualification tous les 2 ans
• Mise à jour immédiate pour chaque nouvelle doctrine IFS
Exemple : La calibration mondiale des formateurs en 2022 a permis de réduire de 32% les
écarts d'interprétation entre pays sur les non-conformités majeures.
Responsabilités clés
• Former tous les auditeurs aux nouvelles versions du référentiel
• Maintenir l'homogénéité de l'interprétation des exigences
• Participer aux groupes de travail techniques IFS
• Assurer le lien entre IFS et les organismes de certification
4. EXIGENCES POUR LES OBSERVATEURS (Diapositive : Observateurs)
"Les observateurs sont les témoins silencieux qui garantissent l'intégrité du système. Leur
présence lors des audits répond à des règles précises :
Types d'observateurs autorisés
• Auditeurs en formation (witnessing)
• Représentants des organismes d'accréditation
• Personnel IFS pour supervision
• Experts techniques (sans droit d'intervention)
Protocole d'observation
• Autorisation écrite préalable de l'entreprise auditée
• Accord de confidentialité obligatoire
• Non-intervention dans le processus d'audit
• Limite de 2 observateurs maximum par audit
Cas particulier des témoins d'accréditation
• Évaluent la performance de l'auditeur, pas le site
• Rapport confidentiel à l'organisme d'accréditation
• Peuvent observer tous types d'audit (initial, surveillance, renouvellement)
Étude de cas : En France (2023), la présence d'observateurs d'accréditation a révélé que 22%
des auditeurs ne vérifiaient pas correctement les CCP sur le terrain, conduisant à un
renforcement des formations pratiques.
CONCLUSION (Diapositive : Chaîne de confiance)
"Cette chaîne humaine - auditeurs, réviseurs, formateurs, observateurs - forme l'épine dorsale
du système IFS. Chaque maillon est soumis à des exigences drastiques pour une raison simple
: la sécurité alimentaire mondiale en dépend.
Les statistiques le prouvent : les sites certifiés IFS connaissent 68% moins de rappels produits
que les autres. Pourquoi ? Parce que derrière chaque logo IFS se cache ce réseau de
professionnels qualifiés qui, chaque jour, appliquent ces exigences sans compromis.
La prochaine fois que vous verrez un produit certifié IFS, vous saurez qu'il a été contrôlé par
des auditeurs qualifiés, dont le travail a été vérifié par des réviseurs experts, formés par des
formateurs d'élite, et parfois observés par des témoins indépendants.
Cette chaîne de confiance invisible est ce qui permet à l'IFS d'être bien plus qu'un simple logo
- c'est la garantie d'un système robuste et fiable pour la sécurité alimentaire mondiale