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Cours Préparé Sur La Géologie Générale

Le document présente un cours de géologie générale, abordant la géographie et la géologie comme sciences de la Terre, ainsi que les différentes disciplines de la géologie fondamentale et appliquée. Il décrit la structure et la composition de la Terre, ses enveloppes internes et externes, ainsi que les méthodes d'étude et d'observation. Enfin, il souligne l'importance de la géologie dans les activités humaines et les interactions entre les différentes couches de la Terre.

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Cours Préparé Sur La Géologie Générale

Le document présente un cours de géologie générale, abordant la géographie et la géologie comme sciences de la Terre, ainsi que les différentes disciplines de la géologie fondamentale et appliquée. Il décrit la structure et la composition de la Terre, ses enveloppes internes et externes, ainsi que les méthodes d'étude et d'observation. Enfin, il souligne l'importance de la géologie dans les activités humaines et les interactions entre les différentes couches de la Terre.

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Cours de Géologie Générale/ Mines / Système LMD

æ CHAPITREI : LA GEOLOGIE COMME SCIENCE DE LA


TERRE
I. GEOGRAPHIE ET GEOLOGIE

1. La géographie est la science qui a pour objet la description et l’explication de l’aspect


actuel, naturel et humain, de la surface de la terre. Elle présente deux ensembles de disciplines
souvent liés, la géographie physique (géomorphologie, climatologie, hydrologie,
biogéographie, pédologie) et la géographie humaine (économique, urbaine, rurale,
culturelle, sociale, démographie etc.).
2. La géologie du grec (géo=terre ; Lagos = science donc la géologie est la science qui
étudie la terre du point de vue de son origine, de sa structure, de sa composition, de son
histoire et de son évolution au cours du temps. C’est la science qui a pour objet l’étude :
1) de la nature, de la distribution et de l’organisation des matériaux du globe terrestre (parties
accessibles directement à l’observation ou non),
2) des phénomènes responsables de leur genèse, de leur agencement et de leur évolution,
3) de leur histoire. Les objets d’études appartiennent à divers niveaux d’organisation : le
minéral, la roche, la formation rocheuse, le complexe structural (bassin sédimentaire, chaîne
de montagne), la plaque lithosphérique. Suivant ses objectifs, on la divise en géologie
fondamentale et appliquée. La géologie intègre aussi bien les milieux continentaux
qu’océaniques (géologie marine).
Au sein de la géologie, la paléogéographie est la discipline traitant de la reconstitution
(notamment cartographique) des différents milieux des époques du passé.
Le terme géosciences s’applique à l’ensemble des sciences étudiant les diverses enveloppes
de la terre (géologie, géophysique, océanologie, climatologie). Les sciences de l’univers
englobent également l’astronomie, l’astrophysique et la cosmogonie.
Géologie et géographie physique ont un domaine commun, celui de la description des
formes du relief et l’étude des agents qui en sont responsables (géomorphologie).
Les résultats de leurs observations sont consignés sous forme de cartes, géologiques,
géomorphologiques, et thématiques diverses. La confection de ces cartes s'effectue à partir
des levés de terrain en s'appuyant sur des cartes topographiques. Le lever de cartes
géologiques permet l'exploration d'une région peu ou mal connue et prépare à des études plus
spécialisées. Inversement l'étude des cartes est une discipline d'enseignement fondamentale.
Elle apprend aux étudiants à lire les cartes et à observer des situations géologiques différentes.
A. LA GEOLOGIE FONDAMENTALE
La cristallographie est l’étude des propriétés, en particulier géométriques, de l’état cristallin
de la matière.
La minéralogie est l’étude de la composition et des propriétés des minéraux.
La pétrographie est l’étude et la classification des roches. On distinguera la pétrographie
des roches sédimentaires et la pétrographie « cristalline » pour les roches magmatiques et
métamorphiques.
La pétrologie est l’étude de la genèse des roches. On appellera aussi pétrologie exogène
l’étude des roches sédimentaires, qui est en partie confondue avec la sédimentologie, et
pétrologie endogène l’étude des roches magmatiques et métamorphiques.
La volcanologie étudie la structure, la formation et l’évolution des volcans.
La sédimentologie étudie les processus de dépôts des sédiments et de genèse des roches
sédimentaires.
La pédologie étudie les caractères et la formation (altération du substratum) des sols,
notamment du point de vue physico-chimique.

Elaborée par CISSE Abdoulaye Enseignant Chercheur à ISMGB


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La stratigraphie (appelée aussi géologie historique, expression aujourd’hui inusitée) étudie


la succession des dépôts sédimentaires pour aboutir à une reconstitution des paléogéographies
successives. La détermination de l’âge des dépôts fossilifères est permise par la paléontologie
(exemple : un âge jurassique).
La géochronologie permet la détermination de l’âge d’une roche par des méthodes physiques
et fournit une échelle temporelle dite absolue (chronostratigraphie) (exemple : un âge de
300 Ma ou millions d’années). Les temps géologiques sont divisés en ères (ex : l’ère
secondaire), systèmes (ex : le Jurassique) et étages (ex : l’Aquitanien).
La paléontologie étudie les êtres fossiles animaux (paléozoologie) ou végétaux
(paléobotanique) : description, classification, évolution, extinction, écologie (paléoécologie).
Elle conduit à une échelle paléontologique des temps fossilifères constituant un cadre pour la
datation des terrains (biostratigraphie).
La tectonique étudie les déformations de l’écorce terrestre et leur genèse. L’échelle
d’observation va du cristal ou de la roche (microtectonique) à celui de la chaîne de
montagnes (géotectonique). La tectonophysique utilise plus spécialement les méthodes
physiques. La tectonique globale (ou tectonique des plaques) étudie les phénomènes liés à la
formation et aux mouvements des plaques. L’expression géologie structurale est
pratiquement synonyme de tectonique.
La géophysique est l’étude des propriétés physiques du globe (champ magnétique, champ de
gravité, ondes sismiques par exemple) afin d’en connaître la structure et les mouvements. Elle
est soit interne (intérieur du globe), soit externe (surface du globe : cours d’eau, océans,
atmosphère).
La géochimie étudie la répartition des éléments et les lois de leur comportement chimique
dans les minéraux, les roches et les diverses enveloppes du globe.
La géodynamique étudie les grands processus géologiques tant externes qu’internes. Elle
regroupe en fait tout ou partie des diverses disciplines décrites ci-dessus.
B. LA GEOLOGIE APPLIQUEE
1. Géologie appliquée à l’étude des conditions de gisement, de formation et
d’exploitation des diverses ressources du sous-sol
L’hydrogéologie s’occupe de la circulation des eaux dans le sous-sol : recherche des nappes,
évaluation des réservoirs, captages et débits possibles, etc.
L’hydrochimie traite spécifiquement de la chimie des eaux.
La géologie du pétrole ou plus généralement des hydrocarbures concerne l’ensemble des
disciplines de la géologie mises en oeuvre pour la prospection pétrolière. La géologie des
gîtes métallifères comprend la gîtologie qui étudie la structure des concentrations minérales
et la métallogénie, qui décrit leur genèse.
2. L’utilisation des données et des méthodes de la géologie en vue de la réalisation de
travaux publics
La géotechnique est l’étude des propriétés mécaniques des roches et des massifs rocheux. On
parle de géologie de l’aménagement et de génie civil pour l’étude des grands ouvrages
(routes, ponts, tunnels, barrages) et des risques associés.
3. Certaines disciplines analytiques sont largement utilisées en géologie appliquée
La géophysique appliquée ou de subsurface permet d’obtenir une image locale du sous-sol
par l’étude de propriétés physiques. Elle est très utilisée en prospection des géoressources.
La géochimie appliquée permet la caractérisation chimique des eaux et des sols en
particulier dans le cas de pollutions.
La cartographie est l’ensemble des techniques et des arts graphiques conduisant à
l'établissement des cartes et de leur impression. Elle évolue actuellement par l'apport de la
télédétection.
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La télédétection, à partir de photographies aériennes ou d’images satellitales, regroupe


l’ensemble des méthodes permettant d’étudier à distance (télé) les propriétés
électromagnétiques de la surface terrestre. Elle permet de réaliser rapidement des cartes
(géologiques, de végétation, urbaines, etc.) et aussi de suivre, dans le temps et dans l’espace,
l’évolution de phénomènes dynamiques tels que les crues, la déforestation, la désertification,
la fonte des glaciers, les glissements de terrain, etc.
Les Systèmes d’Information Géographique ou SIG sont des systèmes permettant de
communiquer et de traiter l’information géographique, c’est-à-dire au sens étymologique du
terme, décrivant le monde terrestre. Ces systèmes intègrent du matériel (hardware), des
logiciels (software) et des processus permettant la collecte, la gestion, la manipulation,
l’analyse, la modélisation et l’affichage de données à référence spatiale afin de résoudre des
problèmes complexes de cartographie, d’aménagement et de gestion.
II. INTERET ET PRINCIPE DE LA GEOLOGIE
La géologie est le fondement d’une grande partie des activités humaines et des possibilités de
vie en certains points du globe (agriculture, hydrogéologie, mines, travaux publics,
environnement etc.).
Du point de vue principe, tout raisonnement doit s’accorder avec les théories admises. Dans
ce cas, la géologie est une science d’observation, cette observation doit se faire à toutes les
échelles (Rayons X, Composition chimique, loupe, avion, satellite etc.…) correspondant aux
multiples niveaux d’organisation atomes, éléments, minéraux, roches, montagnes) tout en
admettant que :
 Les événements de l’histoire de la terre sont et ont toujours été régis par des lois (Loi de la
Géodynamique);
 Ces lois ont été par le passé les mêmes (Loi de la gravitation, de la conservation de la masse,
la sédimentation, échange de la chaleur etc.…).

CHAPITRE II : LA TERRE (ORIGINE, COMPOSITION ET STRUCTURE)
II.1. Notions Générales
La Terre est la troisième planète du Système solaire par ordre de distance croissante au
Soleil, et la quatrième par taille et par masse croissantes. Il s'agit de la plus grande et la plus
massive des quatre planètes telluriques, les trois autres étant Mercure, Vénus et Mars. La
Terre se trouve dans la zone habitable du Système solaire. Elle est couramment appelée en
français Terre, planète Terre, planète bleue ou encore Monde. La Terre s'est formée il y a
4,54 milliards d'années environ et la vie apparut moins d'un milliard d'années plus tard. La
planète abrite des millions d'espèces vivantes dont les humains. La biosphère de la Terre a
fortement modifiée l'atmosphère et les autres caractéristiques abiotiques de la planète,
permettant la prolifération d'organismes aérobies de même que la formation d'une couche
d'ozone, qui associée au champ magnétique terrestre, bloque une partie des rayonnements
solaires permettant ainsi la vie sur Terre. Les propriétés physiques de la Terre de même que
son histoire géologique et son orbite ont permis à la vie de subsister durant cette période et la
Terre devrait pouvoir soutenir la vie durant encore au moins 500 millions d'années.
La croûte terrestre est divisée en plusieurs segments rigides appelés plaques tectoniques qui se
déplacent sur des millions d'années. Environ 71 % de la surface terrestre est couverte par des
océans d'eau salée qui forment l'hydrosphère avec les autres sources d'eau comme les lacs ou
les nappes phréatiques. Les pôles géographiques de la Terre sont principalement recouverts de
glace (inlandsis de l'Antarctique) ou de banquises. L'intérieur de la planète reste actif avec un
épais manteau composé de roches plus ou moins fondues, un noyau externe liquide qui génère
un champ magnétique et un noyau interne de fer solide.
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La Terre interagit avec les autres objets spatiaux, principalement le Soleil et la Lune.
Actuellement, la Terre orbite autour du Soleil en 365,26 jours solaires ou une année sidérale.
L'axe de rotation de la Terre est incliné de 23,4° par rapport à la perpendiculaire du plan de
l'écliptique, ce qui produit des variations saisonnières sur la surface de la planète avec une
période d'une année tropique (365,24 jours solaires). Le seul satellite naturel connu de la
Terre est la Lune qui commença à orbiter il y a 4,5 milliards d'années. Celle-ci provoque des
marées, stabilise l'inclinaison axiale et ralentit lentement la rotation terrestre. Il y a environ
3,8 milliards d'années, lors du grand bombardement tardif, de nombreux impacts d'astéroïdes
causèrent d'importantes modifications de sa surface.
La Terre a pour particularité d'être le seul endroit de l'univers connu pour abriter la vie, et
accessoirement l'espèce humaine. Les cultures humaines ont développé de nombreuses
représentations de la planète, dont une personnification en tant que déité, la croyance en une
terre plate, la Terre en tant que centre de l'univers et la perspective moderne d'un monde en
tant que système global nécessitant une gestion raisonnable.
II.2. Constitution de la terre
L’analyse de la coupe du globe terrestre nous montre qu'’il est constitué d’une suite de
sphères emboitées les unes dans les autres appelées enveloppes (externes et internes).
2.1. Les enveloppes externes elles sont représentées par l’atmosphère, l’hydrosphère, et la
biosphère. C’est l’interaction et l’interpénétration de toutes ses enveloppes qui règlent en
grande partie la marche des phénomènes qui se déroulent à la surface de la terre.
2.2. Les enveloppes internes Pour connaître la composition chimique et les propriétés
physiques de la terre, les géologues ont dû intégrer les données obtenues indirectement par
multiples disciplines :
-l’astronomie pour la détermination de la densité moyenne de la terre ;
-cosmochimie pour la sélection des éléments chimiques qui jouent un rôle fondamental (H,
He etc.) dans la constitution du globe terrestre ;
-La sismologie pour les informations précises sur la structure interne du globe ;
-L’océanographie pour l’accès aux domines des zones profondes de l’océan ;
-La bathymétrie et la thermométrie pour l’appréciation de l’état de la matière au sein du
globe.
II.3. Dimensions de la terre
3.1. Forme
La forme de la Terre est approchée par un ellipsoïde, une sphère aplatie aux pôles. La rotation
de la Terre entraine l'apparition d'un léger bourrelet de sorte que le diamètre à l’équateur
est43 kilomètres plus long que le diamètre polaire (du pôle Nord au pôle Sud). Le diamètre
moyen du sphéroïde de référence (appelé géoïde) est d'environ 12 742 kilomètres, ce qui est
approximativement 40 000 kilomètres/π, car le mètre était initialement défini comme
1/10 000 000e (dix-millionième) de la distance de l'équateur au pôle Nord en passant par
Paris.

Caractéristiques physiques

Rayon équatorial 6 378,137 km

Rayon polaire 6 356,752 km

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Rayon moyen
6 371,0 km
volumétrique

Aplatissement 0,0033529

40 075,017 ;
Périmètre équatorial périmètre méridional
« polaire » = 40 007,864 km

Superficie 510 067 420 km2

Volume 1,08321×1012 km3

Masse 5,9736×1024 kg

Masse volumique 5,515×103 kg/m3

Gravité de globale 9,80665 m/s2


surface (1 g)

Vitesse de libération 11,186 km/s

Période de rotation 0,99726949 de


(jour sidéral) (23 h 56 min 4,084 s)

Vitesse de rotation
1 674,364 km/h
(à l’équateur)

Inclinaison de l’axe 23,4388°

Albédo géométrique
0,367
visuel

Albédo de Bond 0,306

1 367,6 W/m2
Irradiance solaire
(1 Terre)

Température
d’équilibre 254,3 K (-18,7 °C)
du corps noir

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Température de
surface :

Maximum : 56,7 °C1,2

Moyenne : 15 °C

Minimum : -89,2 °C3

Tableau 1 : caractéristiques physiques de la terre


II.4. Composition chimique et minéralogique de la Terre :
Certains matériaux internes de la Terre sont directement accessibles pour les géologues :
roches peu profondes, matériaux remontés à la surface à la faveur d’événements géologiques.
Pour étudier la composition des roches profondes, les géologues font donc recours à des
méthodes indirectes.
4.1. Composition des matériaux accessibles directement
Les enveloppes de la Terre, accessibles par échantillonnage, ont des compositions chimiques
différentes que l'on détermine à partir de l'étude de roches représentatives. Ces roches sont
formées de minéraux et/ou de verre.

1.1. Les trois principaux types de roche de la surface terrestre :


1 .Les granites et granitoïdes
Ils sont les principaux représentants de la croûte continentale.
Ces roches présentent une structure grenue, c’est-à-dire que tous les cristaux qui les
constituent sont jointifs.
Les principaux minéraux constitutifs des granitoïdes sont :
- le quartz,
- les micas noirs et blancs,
- l’orthose (feldspaths potassiques),
- les plagioclases.

La structure grenue des granitoïdes témoigne d’une formation due à un refroidissement lent
du magma d’origine.
2 .Les basaltes : les basaltes sont en général de teinte sombre et peuvent présenter des
cristaux sombres.
Ils ont une structure microlitique, c’est-à-dire que des cristaux de différentes tailles sont «
noyés » dans une pâte de verre amorphe.

Les plus gros cristaux sont des cristaux de pyroxène et d’olivine alors que les petits cristaux
(microlites) sont des plagioclases.

3. Les Gabbros présentent la même composition chimique que les basaltes car ils
proviennent d’un même magma injecté au niveau de l’axe de la dorsale. La structure des
gabbros est grenue car leur mise en place et donc leur refroidissement ayant été plus lents. Le
magma d’origine de ces roches est constitué à partir des matériaux du manteau supérieur.

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4. Les péridotites leur structure est grenue, prouvant que leur cristallisation a été lente. Les
cristaux constitutifs sont des cristaux de pyroxène et d’olivine.
1.2. La composition chimique de ces roches les analyses chimiques ont montrées que seuls
quelques éléments constituent la majeure partie de ces roches. Dans la croûte terrestre : Si, O,
Al, K, Na, Ca, Mg et Fe. Dans le manteau supérieur : Si, O, Mg et Fe.

4.2. Composition des matériaux inaccessibles les matériaux du manteau profond et du


noyau sont inaccessibles. On peut néanmoins, par des modèles et des raisonnements qui
tiennent compte de la formation de la Terre à partir des chondrites, préciser leurs
compositions.
L’analyse des météorites donne des informations sur la composition de la Terre.
En effet, la Terre s’est formée par accrétion (croissance d’un objet géologique par apports
successifs de matière) d’astéroïdes s’attirant par gravitation et formant des cailloux de plus en
plus gros, puis des embryons de planètes.
En étudiant la composition des météorites, on peut donc avoir une idée de la composition des
matériaux d’origine de la Terre et par extension se faire une idée de la composition interne
actuelle de la Terre. On étudie deux types de météorites :
- Les chondrites, météorites non différenciées, composées de chondres (sortes de gouttes de
silicates (olivine, pyroxène,...) prises dans une matrice finement grenue de silicates et de fer-
nickel.
Les chondrites nous donnent des informations sur la composition globale de la Terre avant la
différentiation des différentes couches (Terre dite primitive magmatique).
- Les achondrites, météorites pierreuses différenciées. Il en existe de nombreux types. Ils
sont issus des couches externes des planétoïdes), et ils nous informent sur la composition des
couches superficielles terrestres.
II.5. Composition chimique de la terre :
La masse de la Terre est d'approximativement 5,98×1024 kg. Elle est principalement
composée de fer (32,1 %51), d'oxygène (30,1 %), de silicium (15,1 %), de magnésium
(13,9 %), de soufre (2,9 %), de nickel (1,8 %), de calcium (1,5 %) et d'aluminium
(1,4 %), le 1,2 % restant consistent en de légères traces d'autres éléments. Les éléments les
plus denses ayant tendance à se concentrer au centre de la Terre (phénomène de
différenciation planétaire), on pense que le cœur de la Terre est composé majoritairement de
fer (88,8 %), avec une plus petite quantité de nickel (5,8 %), de soufre (4,5 %) et moins de
1 % d'autres éléments.
Le géochimiste F. W. Clarke a calculé que 47 % (en poids) de la croûte terrestre était faite
d'oxygène, présent principalement sous forme d'oxydes, dont les principaux sont les oxydes
de silicium, d'aluminium, de fer, de calcium, de magnésium, de potassium et de sodium. La
silice est le constituant majeur de la croûte, sous forme de pyroxénoïdes, les minéraux les plus
communs des roches magmatiques et métamorphiques. Après une synthèse basée sur l'analyse
de 1 672 types de roches, Clarke a obtenu les pourcentages présentés dans le tableau ci-
dessous.
Composition
Composé Formule
Continentale Océanique

Silice SiO2 60,2 % 48,6 %

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Oxyde d'aluminium Al2O3 15,2 % 16,5 %

Oxyde de calcium CaO 5,5 % 12,3 %

Oxyde de magnésium MgO 3,1 % 6,8 %

Oxyde de fer(II) FeO 3,8 % 6,2 %

Oxyde de sodium Na2O 3,0 % 2,6 %

Oxyde de potassium K2O 2,8 % 0,4 %

Oxyde de fer(III) Fe2O3 2,5 % 2,3 %

Eau H2 O 1,4 % 1,1 %

Dioxyde de carbone CO2 1,2 % 1,4 %

Dioxyde de titane TiO2 0,7 % 1,4 %

Pentoxyde de phosphore P2O5 0,2 % 0,3 %

Total 99,6 % 99,9 %

Tableau 2 : Composition chimique de la croûte terrestre.


II.6. La structure interne de la Terre L'intérieur de la Terre est constitué d'une succession
de couches de propriétés physiques différentes: au centre, le noyau, qui forme 17% du
volume terrestre et qui se divise en noyau interne solide et noyau externe liquide; puis, le
manteau, qui constitue le gros du volume terrestre, 81%, et qui se divise en manteau inférieur
solide et manteau supérieur principalement plastique, mais dont la partie tout à fait supérieure
est solide; finalement, la croûte (ou écorce), qui compte pour moins de 2% en volume et qui
est solide.

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Deux discontinuités importantes séparent croûte, manteau et noyau: la discontinuité de


Mohorovicic (MOHO) qui marque un contraste de densité entre la croûte terrestre et le
manteau, et la discontinuité de Gutenberg qui marque aussi un contraste important de densité
entre le manteau et le noyau. Une troisième discontinuité sépare noyau interne et noyau
externe, la discontinuité de Lehmann.

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La couche plastique du manteau supérieur est appelée asthénosphère, alors qu'ensemble, les
deux couches solides qui la surmontent, soit la couche solide de la partie supérieure du
manteau supérieur et la croûte terrestre, forment la lithosphère. On reconnaît deux types de
croûte terrestre: la croûte océanique, celle qui en gros se situe sous les océans, qui est formée
de roches basaltiques de densité 3,2 et qu'on nomme aussi SIMA (silicium-magnésium); et la
croûte continentale, celle qui se situe au niveau des continents, qui est plus épaisse à cause de
sa plus faible densité (roches granitiques à intermédiaires de densité 2,7 à 3) et qu'on nomme
SIAL (silicium-aluminium). La couverture sédimentaire est une mince pellicule de

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sédiments produits et redistribués à la surface de la croûte par les divers agents d'érosion (eau,
vent, glace) et qui compte pour très peu en volume.

Tableau 3 : Structure Interne de la terre


L'intérieur de la Terre est donc constitué d'un certain nombre de couches superposées, qui se
distinguent par leur état solide, liquide ou plastique, ainsi que par leur densité. Comment
savons-nous cela? C'est par une sorte d'échographie de l'intérieur de la Terre qui a été établie
à partir du comportement des ondes sismiques lors des tremblements de terre. Les
sismologues Mohorovicic, Gutenberg et Lehmann ont réussi à déterminer l'état et la densité
des couches par l'étude du comportement de ces ondes sismiques. La vitesse de propagation
des ondes sismiques est fonction de l'état et de la densité de la matière. Certains types d'ondes
se propagent autant dans les liquides, les solides et les gaz, alors que d'autres types ne se
propagent que dans les solides. Lorsque qu'il se produit un tremblement de terre à la surface
du globe, il y a émission d'ondes dans toutes les directions. Il existe deux grands domaines de
propagations des ondes: les ondes de surface, celles qui se propagent à la surface du globe,
dans la croûte terrestre, et qui causent tous ces dommages associés aux tremblements de terre,
et les ondes de volume, celles qui se propagent à l'intérieur de la terre et qui peuvent être
enregistrées en plusieurs points du globe. Chez les ondes de volume, on reconnaît deux grands
types: les ondes de cisaillement ou ondes S, et les ondes de compression ou ondes P.

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6.1. Les ondes sismiques de volume : L'onde P se déplace créant successivement des zones
de dilatation et des zones de compression. Les particules se déplacent selon un mouvement
avant-arrière dans la direction de la propagation de l'onde, à la manière d'un "slinky". Ce type
d'onde est assimilable à une onde sonore. Dans le cas des ondes S, les particules oscillent dans
un plan vertical, à angle droit par rapport au sens de propagation de l'onde.

La structure interne de la Terre, ainsi que l'état et la densité de la matière, ont été déduits de
l'analyse du comportement des ondes sismiques. Les ondes P se propagent dans les solides,
les liquides et les gaz, alors que les ondes S ne se propagent que dans les solides. On sait aussi
que la vitesse de propagation des ondes sismiques est proportionnelle à la densité du matériel
dans lequel elles se propagent.

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La brusque interruption de propagation des ondes S à la limite entre le manteau et le noyau


indique qu'on passe d’un solide (manteau inférieur) à un liquide (noyau externe).
L’augmentation progressive de la vitesse des ondes P et S dans le manteau indique une
augmentation de densité du matériel à mesurer qu'’on s’enfonce dans ce manteau. La chute
subite de la vitesse des ondes P au contact manteau-noyau est reliée au changement d’état de
la matière (de solide à liquide), mais les vitesses relatives continuent d’augmenter, indiquant
une augmentation des densités. Plus en détail, au contact lithosphère-asthénosphère, on note
une légère chute des vitesses de propagation des ondes P et S correspondant au passage d’un
matériel solide (lithosphère) à un matériel plastique (asthénosphère).La composition de la
croûte terrestre est assez bien connue par l’étude des roches qui forment la surface terrestre et
aussi par de nombreux forages. Notre connaissance du manteau et du noyau est, cependant,
plus limitée. Malgré tous les efforts déployés à cet effet, aucun forage n’a encore traversé le
MOHO.

CHAPITREIII CROUTE TERRESTRE

C’est la partie superficielle et solide du matériau dont est faite la Terre. C'est la partie
supérieure de la lithosphère (qui constitue les plaques tectoniques).La limite entre la croûte
terrestre et le manteau supérieur est la discontinuité de Mohorovicic (Moho).La croûte
terrestre existe en deux "variétés" radicalement différentes, la croûte continentale, de
composition pétrologique principalement granitoïdique, et la croûte océanique de nature
essentiellement basaltique. De nombreux autres critères différencient ces deux types de
croûtes : densité moyenne (2,7 contre 2,9), épaisseur caractéristique (typiquement 35 km
contre environ 6 km), âge moyen des matériaux (en majorité entre 1 et 3 Ga contre moins de
200 Ma).
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Cours
La majorité des roches de Géologie
constituant Générale/
la croûte terrestreMines / Système
sont des LMD a l'habitude de
silicates qu'on
décrire par leur composition en oxydes, l'oxygène étant l'élément chimique de loin le plus
abondant ; parmi les éléments pouvant prendre une forme réduite, seuls le chlore, le soufre
et le fluor sont susceptibles de créer des minéraux. De fait leur quantité totale dans
n'importe quelle roche dépasse rarement 69%. À la limite du XIXe et du XXe siècle, F. W.
Clarke a calculé que 47 % de la croûte terrestre est faite d'oxygène présent
principalement sous forme d'oxydes, dont les principaux sont les oxydes de silicium,
aluminium, fer, calcium, magnésium, potassium et sodium. La silice est le constituant
majeur de la croûte sous forme de silicates, les rocks les plus communs des roches
magmatiques et métamorphiques. Après une synthèse basée sur l'analyse de 1 672 types de
roches, Clarke a obtenu la composition suivante, exprimée en pourcentages massiques :
Tableau 4 : Composition chimique moyenne de la croûte terrestre selon Clarke

Pourcentage
Oxyde
(% pds)

SiO2 59,71
Al2O3 15,41
CaO 4,90
MgO 4,36
Na2O 3,55
FeO 3,52
K2O 2,80
Fe2O3 2,63
H2O 1,52
TiO2 0,60
P2O5 0,22
total = 99,22
III. 1. Composition chimique moyenne de la croûte terrestre :

III.2. Structure de la croûte terrestre On distingue la croûte continentale (30 % de la


surface terrestre) de la croûte océanique (70 % de la surface terrestre) :

 La croûte continentale formée essentiellement de continents. Certaines parties peuvent


toutefois se trouver immergées sous des mers ou des océans, comme par exemple la plate-
forme continentale. La croûte continentale est épaisse de 15 à 80 km, avec une moyenne de
30 km. Elle a une composition moyenne de roche granitique à dioritique (dite intermédiaire),
de densité 2,7 à 2,8. La majeure partie est probablement constituée de gneiss. La base de la
croûte présente des placages de Gabbro, issus de la fusion partielle et ancienne du manteau
supérieur.
 La croûte océanique : formée essentiellement le fond des océans. Elle est beaucoup plus fine
(5 à 7 km en général). Formée de roches basaltiques et de gabbro, elle est aussi plus dense
(3 g/cm³).On pensait que la croûte terrestre était essentiellement granitique, et on la nommait
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donc « sial » (silicium-aluminium), par opposition au manteau que l'on nommait « sima »
(silicium-magnésium). Maintenant, on sait que la croûte de la Terre n'a pas de composition
homogène puisque la croûte océanique est originellement différente de la croûte continentale,
et ces appellations sont obsolètes.

Tableau 5 : Constitution de la croûte terrestre

composition
épaisseur âge (MA)
moyenne
croûte océanique 7 à 12 < 200 basaltique
croûte continentale 30 à 70 3 800 maxi granitique

Figure 2 : Schéma simplifié de la croûte terrestre. 1 : croûte continentale ; 2 : croûte


océanique ; 3 : manteau supérieur.

CHAPITRE IV LES GRANDS ENSEMBLES STRUCTURAUX DE LA CROUTE


TERRESTRE La surface du globe est partagée entre les domaines océaniques à relief
négatif ou domine la sédimentation et le domaine continental à relief positif ou domine
l’érosion. La répartition relative de ces deux domaines n’a pas encore reçu d’explication
achevée. Cependant, il est admis que cette répartition est très irrégulière et se situe dans un
rapport 71% pour les surfaces négatives soit 361.106 km2 contre 29% pour celles positives
soit 149.106 km2, alors que la profondeur moyenne des mers et océans est proche de 4000m,
la hauteur moyenne des terres émergées dépasse à peine 800m. On distingue les principaux
ensembles suivants :

Iv.1.LES CONTINENTS ils sont formés par la croûte continentale qui comprend entre autre
les grandes aires émergées de la surface terrestre, leur bordure peu profonde appelée plateau
continental.

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Ainsi géographiquement et géologiquement, les masses continentales sont par ordre de


grandeurs décroissantes :

Asie 44,4.106 km2


Amérique 42.106 km2
Afrique 30,3.106 km2
Antarctique 14.106 km2
Europe 10,5.106 km2
Australie 7,7.106 km2
Aussi la géologie des différents continents bien qu'’incontestablement complexe peut être
ramené à quelques éléments structuraux que voici :
1.1. La plateforme c‘est une zone tabulaire des aires continentales caractérisée par une
stabilité relative et se reconnaît par l’existence de deux étages structuraux :
L’étage structural inferieur (ou socle) constitué par les dépôts disloqués, métamorphisés,
percés par des intrusions reflétant toutes les particularités du développement géosynclinal de
cette partie de l’écorce terrestre ;
L’étage structural supérieur (ou couverture) constitués par les dépôts sédimentaires gisant
presque horizontalement et séparé du socle par une discordance majeure.
1.2. Le bouclier c’est une partie de la plate-forme dépourvue de couverture, laissant ainsi
affleurer les roches du socle. Ces roches sont très anciennes (600Ma ou plus), plissées,
tectonisées, métamorphisées, granitisées et constituent l’ossature des principaux continents.
Exemples dans l’hémisphère Nord, on reconnaît les boucliers canadien, baltique, sibérien.
Dans l’hémisphère Sud, on a les boucliers brésilien, africain, indien, australien et malgache.
1.3. Les chaînes de montagnes elles sont une conséquence des grands mouvements des
plaques lithosphériques liés à la dissipation de l’énergie interne de la planète. Elles constituent
des zones ou les sédiments ont été plissés, métamorphisés et granitisés. D’après leurs âges, on
distingue les types suivants :
3.1. Les chaînes Huroniennes d’âge précambrien et antécambrien(Pr). Elles se localisent au
canada et à l’extrême nord de l’Ecosse.
3.2. Les chaînes calédoniennes ( O - S) auxquelles appartiennent les chaînes de montagnes
Vertes de l’Amérique du Nord.
3.3. Les chaînes Hercynienne d’âge paléozoïque (D – C – P) regroupant les Apaches,
Vosges, Oura, Bretagne
3.4. Les chaînes Cimmérienne d’âge mésozoïque(T- J – Kr) marquant l’agrandissement des
continents sibérien, Nord-Américain aux dépend du pacifique.
3.5. Les chaînes Alpine Cénozoïque.
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Exemples Les Alpes, Pyrénées, Atlas, Caucase, Himalaya.


IV.2. LES OCEANS ils prennent naissance par fragmentation de continent dans les zones
soumises à des zones de distension au niveau des fossés d’effondrement appelés rifts
continentaux envahis par les mers (ex : Mer rouge).
De cette façon, la croûte terrestre est occupée de nos jours par quatre océans : l’océan
Pacifique, l’océan Atlantique, l’océan indien et l’océan Arctique. Parmi eux trois ont fait
l’objet d’études plus ou moins approfondies : Indien, Antarctique et le Pacifique.
Les études océanographiques récentes permettent de dégager leurs principaux éléments
morphologiques communs. C’est pourquoi, notre description ne portera que sur l’Atlantique
tout en laissant ressortir les traits qui sont spécifiques pour le pacifique. D’après B.Heezen,
l’Atlantique se caractérise par les éléments morphologiques majeurs suivants :
2.1. Plateau (ou plate-forme) continental c’est la partie immergée du continent, s’enfonçant
en pente douce vers le large jusqu’à 200m en moyenne .Il est le siège d’une importante
sédimentation terrigène et organogène résultant de l’érosion continentale.
2.2. Pente continentale incliné vers le large (4 à 40%), elle se divise en deux parties :
 Talus continental qui est une zone de transition entre le continent et le fond océanique,
entaillés de canyons en drape de sédiments non consolidés ;
 Glacis continental qui est le domaine d’épandage des matériaux provenant du talus et qui sont
repris par les courants et dessine une sorte de sillons comblés de sédiments.
2.3. Plaine abyssale c’est une étendue plane de profondeur moyenne 4000 à 5000m, tapissé
de sédiments fins et parfois accidentée de collines d’origine variée.
2.4. Dorsale (ou Ride) médio-océanique c’est l’axe de symétrie du plancher océanique avec
une largeur de 50km, caractérisée par l’absence de sédiments et l’abondance de roches
éruptives et constitue le siège d’une sismicité marquée .La dorsale et rift sont découpés par les
failles transformantes et caractérisés par un flux d’énergie maximale.
L’océan Pacifique c’est le plus grand du monde avec 178 millions de km2 et certainement le
plus profond (4000m en moyenne),bordé par des fosses dépassant 10000m (fosse de Tonga,
Mariannes etc.…).A la différence de l’Atlantique ,le Pacifique se caractérise par :
 Les alignements de hauts fonds volcaniques de direction NW-SE ;
 Le décalage vers le SE la ride médio-océanique ;
 L’absence de rift médiane ;
 La présence d’arc insulaire (îles volcaniques) associées à des fossés de plus grandes
profondeurs du globe.
Aussi toute la zone péripacifique constitue une zone de plus grande sismicité (70 – 80%) des
séismes actuels et de volcanisme actif (ceinture de feu du pacifique).Quant aux autres océans
(Indien et Arctique), ils sont peu étudiés et mal connus. De type Atlantique ou non, tous les
océans résultent d’une extension comme témoigne la dorsale Lomonossov dans l’océan
Arctique.
IV.3.LES CEINTURES OROGENIQUES on distingue deux grandes ceintures orogéniques
mondiales actuelles dans le cadre des structures géologiques de la croûte terrestre :
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3.1. La ceinture péripacifique qui se situe sur le pourtour des continents Américain,
Asiatique et Australien ;
3.2. La ceinture mésogéenne de direction perpendiculaire à la première et comprise entre les
cratons septentrionaux actuels de l’Amérique du Nord et méridionaux de l’Amérique du Sud,
l’Afrique et l’Inde. Elle se raccorde à la précédente dans la région des caraïbes à l’Ouest, de
l’Indonésie à l’Est. Les deux se caractérisent soit par des chaînes de montagnes soit par des
archipels de forme particulière, des arcs insulaires (ou guirlandes insulaires) soit enfin par des
mers intérieures dont la méditerranée ou la mer des caraïbes sont des exemples typiques. Ces
montagnes et archipels sont le siège principal de la sismicité et du volcanisme mondiaux.
CHAPITREV LE CALENDRIER GEOLOGIQUE ET L’AGE DE LA TERRE

V.1. GEOCHRONOLOGIE La géochronologie (ou géologie historique) est une discipline


basée sur la stratigraphie. Celle-ci est une science qui étudie la succession des dépôts
sédimentaires généralement arrangés en couches ou "strates". Chaque couche géologique est
caractérisée par son contenu lithostratigraphie et biostratigraphie :
-la lithostratigraphie = la description du contenu lithologique des couches. La nature des
roches sédimentaires nous informe sur le milieu de sédimentation et comment cet
environnement a évolué dans le temps.
-la biostratigraphie = la description des fossiles que contient une strate dont l'unité est la
biozone (faune et flore relatives à un temps). Elle nous renseigne sur l'évolution de ces
fossiles dans le temps et dans l'espace dans leur environnement sédimentaire.
La chronostratigraphie consiste à définir les intervalles de temps des strates et à retracer les
différentes paléogéographiques
Pour repérer un événement passé (=Paléogéographie), on peut :
- le situer par rapport à un autre c'est-à-dire établir sa chronologie relative(les mammifères
sont apparus après les reptiles).
- ou bien indiquer la date à laquelle il s'est produit c'est-à-dire établir sa chronologie absolue
(les mammifères sont apparus il y a 200 millions d'années).
I.GEOCHRONOLOGIE RELATIVE La stratigraphie permet de reconstruire les
événements géologiques grâce à l'établissement d'une chronologie relative des terrains par
l'application des principes suivants :
1°) - Principe d’actualisme Les lois régissant les phénomènes géologiques actuels étaient
également valables dans le passé.
2°) - Principe de superposition Dans leur disposition originelle, les strates sont généralement
horizontales, et superposées dans l’ordre chronologique de leur dépôt. On dit qu’elles sont en
superposition normale (concordantes), c’est-à-dire que chaque couche est plus ancienne
que celle qui la recouvre. Une strate est définie par sa limite supérieure (toit), sa limite
inférieure (mur) et son épaisseur. La disposition des âges dans une carte géologique, suit le
principe de superposition : terrains plus jeunes en haut, et les plus vieux en bas.

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3°) - Principe de continuité une couche, définie par un faciès donné (ensemble des
conditions de dépôt du sédiment ayant donné naissance à la roche), est de même âge sur toute
son étendue.
4°) – Principe d’identité paléontologique deux couches ou deux séries de couches
sédimentaires de même contenu paléontologique en fossiles stratigraphiques (et de lithologie
différente ou pas) ont même âge. Les fossiles sont caractérisés par une extension
géographique maximale et une extension chronologique minimale. Les "mauvais" fossiles
présentent une forme constante pendant une longue durée.
5°) - Principe de recoupement un objet géologique qui recoupe un autre lui est postérieur. Il
peut s'agir d'une intrusion de roches plutonique ou éruptives qui recoupe des couches
précédemment déposées dans un bassin sédimentaire.
6°) -Principe de « recouvrement une structure (couche sédimentaire ou volcano-
sédimentaire ou coulée volcanique...) qui en recouvre une autre (déformée ou pas) est
postérieure à cette dernière Une des applications importantes de ce principe est la notion de
discordance stratigraphique. On appelle discordance, une limite qui exprime une
l'interruption dans la sédimentation pendant un intervalle de temps. Elle peut se présenter sous
deux formes :
- La discordance de ravinement représentée par une surface irrégulière d'érosion entre des
strates parallèles. Cette surface exprime la cessation de la sédimentation plus leur ravinement
(érosion) mais sans déformation.
- La discordance angulaire représentée par une surface d'érosion recoupant d'anciennes
séquences déformées. Cette discordance implique le plissement (ou le basculement) et le
soulèvement, l'érosion d'anciennes couches sur lesquelles reposent de nouvelles couches.
Souvent les strates récemment déposées se trouvent directement au-dessus de roches ignées
ou métamorphiques intercalées dans la série plissée.
7°) – Les critères de polarité des couches pour déterminer si une série de couches est en
superposition normale ou inverse, on compare l’âge de ces couches d’après les fossiles
stratigraphiques qu’elles contiennent. Si ces derniers n'existent pas (couches azoïques), on
utilise des critères sédimentaires de polarité des couches. Il s’agit d’un ensemble de figures
sédimentaires permettant de distinguer le sommet (le haut = la partie la plus récente) de la
base (le bas = la partie la plus ancienne) d’une strate ou d’une série de couches. Ces critères
de polarité sont nombreux et de différentes natures.
II.GEOCHRONOLOGIE ABSOLUE la chronologie absolue est de mesurer des durées des
phénomènes géologiques et des objets géologiques (roche, minéral) grâce à des techniques
qui s’appuient sur la désintégration radioactive d’isotopes de certains éléments chimiques.
La radioactivité correspond à des changements naturels ou artificiels du nombre de protons et
de neutrons de noyaux dits instables. On appelle isotopes, les atomes d'un élément qui
contiennent des nombres différents de neutrons. On identifie un isotope par son nombre de
masse, qui représente la somme des neutrons plus protons. Par exemple, tous les atomes de
carbone contiennent 6 protons, mais ces derniers peuvent se lier à 6, 7, ou 8 neutrons. Les
isotopes radioactifs majeurs P (pères) et leurs produits F (fils) utilisés en géologie sont
40K/40Ar, 238U/206Pb, 235U/207Pb, 232Th/208Pb, 87Rb/87Sr (pour les longues durées)
et 14C/14N pour les courtes durées). Le tableau ci-après donne une idée sur les tranches d'âge
pouvant être obtenues en étudiant quelques couples d'isotopes:
COUPLES D'ISOTOPES PERIODES AGES MESURES

238U / 206P 4,47 GA > 25 MA

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87Rb / 87Sr 48,8 GA > 100 MA

40K / 40Ar 1,31 GA 1 à 300 MA

14C / 14N 5 730 années 100 à 50 000 ans

II.1. Principe de datation radiométrique


La loi de la désintégration est la même pour chaque élément radioactif même si le taux de
désintégration varie d'un élément à un autre. Un élément P radioactif se désintègre
progressivement en élément F. Cette désintégration est beaucoup plus abondante qu'il s'est
écoulé plus de temps. La désintégration de l'élément P suit une loi exponentielle exprimée par
une équation qui décrit le changement (dP) du nombre d'atomes pères (P) par intervalle de
temps (dt) : dP/dt = -λ. P0 où : P0 est le nombre initial d'atomes pères et P le nombre
d'atome à l'instant t et λ est la constante de désintégration de l'élément radioactif et elle
s'exprime en an-1. Cette équation s'intègre en fonction du temps : P = P0e-λt...ou bien P0= P
eλt... Comme P0= P + F, l'intégration de cette équation donne t= 1/λ.logn (1 + (F/P)) (I)
Chaque élément radioactif, est également, caractérisé par sa période ou demi-vie au bout de
laquelle la moitié de l'élément père P s'est désintégré. P0/2 = P0e-λt-------> λ= logn2/T. En
général, nous ne connaissons pas la valeur de P0, mais nous pouvons mesurer le nombre
d'atomes pères P et celui de fils F dans un échantillon. On détermine alors le rapport F/P; ce
qui suppose que l'élément F n'est pas lui-même radioactif. Dans la pratique on utilise la
formule t= 1/λ.logn (1 + (F/P)). Dans beaucoup de cas il faut tenir compte du fait que des
isotopes F peuvent exister au départ (F0) dans la roche indépendamment de la radioactivité de
P. On a alors : F = F0+ F* F* est le produit de désintégration de P, on a : F* = P0 - P
Comme P = P0e-λt..ou bien P0= P eλt.. On aura : F* = P (eλt..-1) et donc F mesuré= F0
initial+ P mesuré (eλt..-1) (II)
II.2. Méthodes de datation des périodes anciennes
2.1. La méthode Rb (rubidium) / Sr (strontium)
Lors de la formation d'une roche magmatique, du rubidium et du strontium sont intégrés dans
les réseaux cristallins de certains minéraux (micas, feldspaths). Chacun de ces éléments se
présente sous plusieurs formes isotopiques : 85Rb et 87Rb d'une part, 88Sr, 87Sr, 86Sr et
84Sr d'autre part. L'isotope 87Rb, radioactif, se désintègre en donnant 87Sr : (T = 48,8
milliards d'années et λ= 1,42.10-11an-1). Or on ne connaît pas la quantité initiale de ces
éléments dans les minéraux de la roche à la fermeture du système, que ce soit celle de P ou
celle de F qui n'est pas nulle au départ. Dans ce cas on applique l'équation II (F mesuré= F0
initial+ P mesuré (eλt...-1)) qui devient : 87Sr mesuré= 87Sr0 initial+ 87Rb mesuré (eλt...-1)
: On dispose ainsi d'une équation à deux inconnues : la quantité 87Sr0 initial et le temps t de
désintégration du 87Rb en 87Sr qu'il faut résoudre. Pour cela, il faut comprendre que deux
minéraux (ou deux roches) cristallisant à partir d'un même magma intégreront dans leur
réseau cristallin du strontium avec un rapport isotopique 87Sr/86Sr identique à celui du
magma d'origine. On dit que ces échantillons sont cogénétiques. Sachant que 87Sr est stable
et que 86Sr n'est ni radioactif ni radiogénique, la quantité de cet isotope ne varie pas au cours
du temps dans un système clos et 86Sr = 86Sr0. Si on divise toute l'équation par le nombre de
l'isotope 86Sr, l'équation devient donc :
{87Sr/86Sr} mesuré= {87Sr0/86Sr} initial+ {87Rb/86Sr)} mesuré {(eλt.-1)} (équation III).
Cette équation exprime une fonction sous la forme : y = Ax + B où les inconnues recherchées
sont : A = {(eλt.-1)} qui est la pente B = {87Sr0/86Sr} initial qui est une constante n'ayant pas

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changé (les isotopes ont les mêmes propriétés chimiques) Pour trouver la valeur B, il faut
opérer de la façon suivante :
(a) - Effectuer les mesures (par spectrométrie de masse), des rapports 87Sr/86Sr et 87Rb/86Sr
sur plusieurs échantillons d'un granite par exemple qui correspond à un système clos.
(b) - Construire un graphique et reporter les mesures 87Sr/86Sr sur l'axe des ordonnées (y) et
87Rb/86Sr sur l'axe des (x).
(c) – Ces mesures se répartissent sur une droite dite isochrone. L'intersection de cette
droite avec l'axe des ordonnées donne la valeur B du {87Sr0/86Sr} initial.
(d) – Connaissant B et la constante de désintégration λ, on peut déduire t à partir de
l'équation III précédente qui devient :
{87Sr/86Sr} mesuré= {87Sr0/86Sr} initial+ {87Rb/86Sr} mesuré t xλ
2.2 La méthode K (potassium) /Ar (argon) : Le 40K se désintègre en 40Ar: : (T = 1,31
milliards d'années et λ= 5,81.10-11an-1). Dans cette méthode, c'est la quantité 40Ar (F) formé
au cours du temps que l'on va mesurer, car avant la fermeture du système l'argon formé par
désintégration de 40K est éliminé dans le milieu (dégazage du magma au cours de sa
progression vers la surface, par exemple). Lorsque la température est devenue assez basse
pour que la cristallisation soit achevée, le système se ferme et le chronomètre isotopique est
remis à zéro. L'âge de la roche est donc l'âge de la fin de son refroidissement. Cet âge est
donné par la formule de l'équation I: t= 1/λ.logn (1 + (F/P)). >>>>>>>>>>t= 1/λ.logn (1 +
(40Ar /40K)
2.3. Une méthode de datation des périodes récentes : la méthode au 14C
C'est une méthode adaptée aux temps récents, car la période du 14C est courte. Le 14C se
désintègre en 14N (T = 5.730 années et λ= 1,245.10-4an-1). Le carbone existe dans la nature
sous forme de 3 isotopes : 12C, 13C et un isotope radioactif le 14C, rare et formé dans la
haute atmosphère. Rapidement intégré au CO2 ambiant, ce dernier est mélangé au CO2 non
radioactif de l'atmosphère et les plantes l'incorporent lors de la photosynthèse. On le retrouve
dans les chaînes alimentaires : tout être vivant contient donc dans ses tissus une proportion de
14C qui reste constante au cours de sa vie, car le carbone est renouvelé en permanence. La
production de 14C étant supposée régulière, on considère que le rapport 14C / 12C est
constant chez tous les êtres vivants qui échangent du CO2 avec l'atmosphère.
A la mort d'un organisme ou lors de la précipitation d'un carbonate isolé de l'atmosphère, le
carbone n'est plus renouvelé et le 14C se désintègre. Le système se ferme et l'élément-fils 14N
s'échappe et ne sera pas pris en compte dans la mesure. Le dosage du 14C résiduel dans un
échantillon permettra d'estimer son âge. Mais sa teneur très faible nécessite d'utiliser un
spectromètre de masse (couplé à un accélérateur de particule), pour mesurer 14C / 12C. On
admet que la valeur de ce rapport au moment de la fermeture du système était la même que
dans un organisme vivant actuel. Le rapport 14C initial/ 12C initial connu ; il est égal à
1,2.10-12.En mesurant la concentration en 12C contenu dans un échantillon et en le comparant
au rapport 14C actuel/12C actuel, on peut facilement déterminer la concentration en 14C
initial (à l'époque de la fermeture du système). Autrement-dit le rapport 14C actuel/ 12C
actuel mesuré dans l’échantillon permet de déterminer le rapport 14C initial/ 14C actuel.
L'âge de l'échantillon est donné par la formule : donne t = logn (14C initial/ 14C actuel) x T
/ logn2 III.
La biostratigraphie et les méthodes de géochronologie permettent de reconstituer l'histoire
géologique d'une région donnée. Les recoupements généralisés à l'échelle du globe ont permis
d'établir un calendrier de référence appelée échelle stratigraphique internationale des temps
géologiques qui comprend les subdivisions suivantes

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Tableau 6 : L'échelle des temps géologique

Apparition des
Ages Eres Systèmes Types de roche
êtres vivants
1,6 Holocène
Etres humains Quaternaire
4 Pléistocène
10 Pliocène sables
Mammifères 37 Cénozoïque Miocène
herbivores et
45 (Tertiaire) Eocène calcaires
carnivores
70 Oligocène sables
craie
Primates
Crétacé
Marsupiaux
144 sables
Mésozoïque
Oiseaux (Secondaire) Jurassique calcaires
Plantes à fleurs 213 marnes
Dinosaures
Trias grès
Mammifères 248
Reptiles
Permien
Fougères-conifères 286
Reptiles houiller
Carbonifère
Forêts de Fougères 360 calcaires
schistes
Amphibiens
Paléozoïque Dévonien grès
Insectes
408 (Primaire) schistes
Animaux
Silurien schistes noduleux
terrestres 435
Poissons 500 Ordovicien grès
Mollusques
Cambrien argiles
Trilobites 540
Algues 700 granit
Protérozoïque
Cellules (Précambrien) schistes
Eucaryotes 2500 métamorphiques
Cellules
Procaryotes 3500 Archéen Roches
(Précambrien) métamorphiques
4600
CHAPITREVI LES PHENOMENES DE LA GEODYNAMIQUE
Malgré son apparente stabilité, la terre est plus particulièrement l’écorce, subit d’incessantes
modifications. Elle évolue comme quelques faits d’observation le prouvent. Ici, le vent balaie
et transporte le sable. Là, un cours d’eau (rivière, fleuve) creuse son lit et charrie les
matériaux (galets, graviers, sables, boues) et plus loin ; il remblaie et sédimente. Au bord de la
mer, les vagues sapent les falaises, construisent les cordons et plages. Ailleurs un tremblement
de terre ouvre de profondes crevasses et un volcan entre en éruption et ensevelit tout autour de

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lui et sur son passage. L’ensemble de ces modifications qui conditionnent la configuration du
relief terrestre et constituent les facteurs de l’évolution de la planète et plus spécialement la
lithosphère porte le nom de Phénomènes Géologiques.
De ce faite toute l’histoire de la terre peut être considérée comme une lutte permanente entre
les agents qualifiés d’agents géologiques .les uns sont à l’origine des cuvettes océaniques et
des montagnes, du volcanisme, du métamorphisme, du magmatisme, des séismes et résultent
de l’énergie thermique interne du globe. Leurs études relèvent de la Géodynamique Interne.
Les autres englobent les processus (action de l’air, de l’eau, de la température des êtres
vivants etc.) qui tendent à niveler et à durcir la surface du globe et sont dû à l’énergie solaire
ainsi qu'’à la gravité. Leurs études est du domaine de la Géodynamique Externe.
VI .1. LES PHENOMENES DE LA GEODYNAMIQUE EXTERNE
Au contact de l’atmosphère et de l’hydrosphère, les roches des continents subissent une
altération accompagnée d’érosions.

I. LES PROCESSUS D’ALTERATION


I.1. Définition
En géologie, l'altération est l'ensemble des transformations minéralogiques d'une roche à la
surface, lorsqu'elle est exposée aux effets de l'eau. L'altération est donc d'autant plus
importante que l'eau est abondante. Elle est une des composantes de l'érosion, qui comprend
également la destruction mécanique des roches. Dans certains contextes, les différences avec
le métamorphisme de basse pression et basse température peuvent être floues, notamment
dans cas de l'hydrothermalisme.

I.2. Types d’altérations


Si l'on examine un sable fluviatile dans la partie amont du bassin versant d'une zone où
affleurent des granites (30 à 50% plagioclases, 5 à 35% FK, 5 à 10% quartz), on constatera
paradoxalement que le quartz en est un minéral essentiel. Dans la partie aval du système
fluviatile, il peut même être pratiquement seul. C'est l'altération qui est responsable de
l'augmentation de la proportion de quartz (minéral résistant) dans les sédiments. En effet, les
silicates de haute température (péridots, pyroxènes, plagioclases calciques...) sont vulnérables
à l'altération car l'arrangement des tétraèdres de silice est peu organisé (néso- soro-
inosilicates). Les minéraux de moyenne et basse température (inosilicates à deux chaînes,
phyllo- et tectosilicates) sont plus résistants. Les verres amorphes car figés à très haute
température, sont les plus vulnérables. Donc, la vulnérabilité à l'altération des minéraux issus
de la cristallisation d'un magma décroît proportionnellement à l'ordre de cristallisation
précisé, entre autres, dans les séries réactionnelles de Bowen (autre manière d'exprimer les
choses...). Dans le cas du quartz, il faut ajouter le fait que ce minéral possède aussi une bonne
résistance aux chocs car il ne se clive pas. L'altération a pour effet de décomposer une roche
en (1) des ions solubles et des grains qui vont être mobilisés par l'érosion d'une part et (2) un
dépôt résiduel d'autre part, demeurant sur place. Les mécanismes responsables de l'altération,
phénomène prenant place aux températures et pressions "faibles" régnant à la surface de la
terre, sont l'altération physique, l'altération organique et l'altération chimique.2.1.
L’altération Physique Les processus mis en œuvre dans l'altération physique sont les
suivants :

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- les alternances de gel-dégel, en climat suffisamment humide, fragmentent les roches


(cryoclastie). L'eau en gelant augmente son volume de 9-10% et agit comme un coin,
élargissant progressivement les fractures;

- les variations répétées de température (40-50°C d'amplitude journalière dans le Sahara) ont à
peu près le même effet que le gel: les différences de dilatation thermique entre les minéraux
d'une roche provoquent l'apparition de fractures;

- la décompression survient lorsque des roches ayant subit un enfouissement sont libérées de
la pression lithostatique par érosion des formations surincombantes. Des joints de
décompression, pratiquement parallèles à la surface du sol se développent progressivement.

- l'usure mécanique par des grains détritiques emportés par le vent, l'eau, la glace.

2.2. L’altération Biologique On distingue l'altération provoquée par l'action chimique de


composés produits par des organismes (plantes, microbes,...) de l'action purement mécanique
de plantes ou d'animaux (par exemple: dilatation progressive des racines jouant le rôle de coin
dans des fractures de roches). L'ingestion de matériaux par des animaux vivant dans les sols
est un processus faisant intervenir en même temps les deux types de mécanismes cités.

 Un premier processus important est l'oxydation de la matière organique (par la fermentation


ou la respiration), produisant de l'eau et du CO2, lui-même impliqué dans des réactions de
mise en solution:
 C6H12O6+ 6 O2 ® 6 CO2+ 6 H2O
 La combinaison du CO2 et de l'eau donne naissance à l'acide carbonique (H2CO3), un acide
faible qui peut néanmoins solubiliser la calcite (ou un autre carbonate):
 H2CO3+ CaCO3 ® Ca++ + 2 HCO3-
 On a en effet observé que pour une concentration de CO2 équivalente à la concentration
atmosphérique (~3.10-4 atm), la concentration de Ca++ et HCO3- était de respectivement de 20
mg/l et 60 mg/l. Dans un sol où la concentration de CO2 peut atteindre 3.10-2 atm, les
concentrations respectives de Ca++ et HCO3- peuvent augmenter jusqu'à 90 mg/l et 260 mg/l.
 L'action des microorganismes est importante et ne se limite pas à la production de CO2. Dès
leur arrivée en subsurface, les minéraux des roches sont soumis à leur métabolisme. Des
colonies microbiennes croissent à leur surface, s'infiltrent dans les fractures à la recherche
d'éléments essentiels à la vie. L'altération microbienne se manifeste surtout sous la forme
d'une dissolution par des acides organiques dont le plus fréquent est l'acide
oxalique. L'attaque des minéraux par ces acides libère des cations métalliques qui, combinés
aux anions organiques donneront naissance à des complexes organo-métalliques (dans le cas
des oxalates, combinés au calcium issu de la dissolution des carbonates, cela donnera
naissance à CaC2O4, fréquent dans les sols). Beaucoup de microbes possèdent la faculté de
produire des molécules spécifiques en fonction du type de minéral à dégrader.
 Outre l'action des acides organiques, la formation de biofilms d'EPS ("exopolymeric
substances" ou polymères extracellulaires) maintient une hydratation constante autour des
minéraux qui favorise les réactions de mise en solution.
 Ces processus d'altération microbienne par dissolution de minéraux primaires et précipitation
de nouveaux minéraux d'origine biogénique (comme l'oxalate de calcium) modifient l'aspect
de la roche et méritent le nom de "diagenèse microbienne". Cette diagenèse particulière se
marque souvent par la précipitation de microcristaux en remplacement de cristaux plus

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grands. C'est le processus de "micritisation" dans le cas des carbonates, fréquent en particulier
dans les sols.

2 .3. L'altération Chimique L'altération chimique agit de deux façons: certains minéraux
(halite, calcite) sont dissous totalement et leurs ions sont évacués en solution. D'autres
minéraux, comme les micas ou les feldspaths sont transformés en d'autres espèces minérales
(surtout en argiles), souvent de granulométrie plus fine et plus facilement mobilisables par
l'érosion. La plupart des réactions impliquées dans l'altération nécessitent la présence d'eau et
d'air. Passons en revue les réactions les plus significatives.

3.1. Principales réactions chimiques impliquées dans l'altération

 Mise en solution c'est la réaction la plus simple, faisant intervenir de l'eau, ou un


acide. Envisageons quelques cas concrets :

 La solubilité du quartz est très faible (6 ppm dans les eaux de surface); la réaction de mise en
solution est la suivante: SiO2 + 2 H2O ® H4SiO4
 La calcite, par contre est beaucoup plus soluble, parce que que l'eau de pluie se charge en CO2
et agit comme un acide faible lors de sa mise en contact avec la calcite (environ 2000 ppm).
La réaction est la suivante: CaCO3 + H2O + CO2 ® Ca+++ 2 HCO3- (bicarbonate en solution).
 La halite et les autres halogénures sont très solubles (solubilités de l'ordre du millier de ppm).

 Hydratation et déshydratation ou de manière plus concrète minéral + eau=nouveau


minéral hydraté; la déshydratation étant le processus inverse. Les réactions les plus
importantes sont :

 la déshydratation du gypse pour produire de l'anhydrite: CaSO4.2H2O ® CaSO4+ 2 H2O;


 l'hydratation de l'hématite pour produire de la limonite: Fe2O3+ 3 H2O ® 2 Fe(OH)3;
 l'hydratation de la kaolinite pour produire de la gibbsite.

 Hydrolyse Cette réaction est le processus par lequel un cation d'un minéral est
remplacé par le H+ d'une solution acide. Cette réaction a pour conséquence de détruire
le minéral (mise en solution complète) ou de le convertir en une nouvelle espèce. A
titre d'exemple, l'olivine et le pyroxène se dissolvent complètement, alors que les
feldspaths se dissolvent partiellement, produisant de la silice en solution et des
minéraux argileux. Comme les eaux météoriques contiennent du CO2 dissout, les
réactions se présentent comme suit:

 Mg2SiO4 (forstérite) + 4 H2 CO3 ® 2 Mg++ + 4 HCO3- + H4SiO4


 4 NaAlSi3O8 (albite) + 4 H2 CO3 + 18 H2O ® 4 Na+ + 8 H4SiO4 + Al4Si4O10(OH)8 (kaolinite) +
4 HCO3-

(Remarque : ces réactions d'altération des minéraux silicatés sont donc des "pompes" à CO2
atmosphérique !).

 Oxydation-réduction. : Le processus d'oxydation le plus connu est la transformation


de Fe2+ en Fe3+; le Mn se comporte de la même manière que le fer, avec la pyrolusite
(MnO2) et la manganite (Mn2O3.H2O) comme principaux produits d'oxydation.

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 (Fe2+)2SiO4+ 1/2 O2+ 5 H2O ® 2 Fe3+(OH)3 + H4SiO4


 4 FeS2+ 15 O2 + 8 H2O ® 2 Fe2O3+ 8 H2SO4

constituants
Na+, Ca2+, K+, Mg2+, H4SiO4, HCO3-, SO42-, Cl-
solubles
minéraux quartz, zircon, magnétite, ilménite, rutile, grenat,
résiduels sphène, tourmaline, monazite
kaolinite, montmorillonite, illite, chlorite, hématite,
minéraux
goethite, gibbsite, boehmite, diaspore, silice amorphe,
néoformés
pyrolusite
constituants
acides organiques, acides humiques, kérogène
organiques
Tableau 7: produits les plus courants de l'altération chimique.
3.2. Les paramètres qui contrôlent l'altération chimique

Le climat est probablement le facteur le plus important dans le contrôle de l'altération


chimique. Si l'on considère en effet l'aspect cinétique des réactions chimiques, il est clair
qu'une température élevée va les favoriser. L'humidité est également importante, puisque
beaucoup de réactions se passent en milieu aqueux. L'altération chimique est donc
prééminente en climat chaud et humide. En climat froid, même si les précipitations sont
abondantes, l'eau est à l'état de neige ou de glace, favorisant plutôt l'altération physique.
D'autres facteurs occupent également une place importante, quoique plus indirecte: c'est par
exemple le cas du drainage. Si les ions mis en solution ne sont pas évacués, un équilibre
chimique sera atteint et les réactions d'altération vont s'arrêter. Le relief, également, contrôle
la pente des réseaux fluviatiles et la rapidité des courants, donc l'intensité de l'évacuation des
ions: on a pu montrer par exemple que pour des circulations faibles, l'albite est transformée en
kaolinite, alors qu'avec une circulation plus rapide, elle est transformée en gibbsite (car l'acide
silicique est évacué).

L'acidité-alcalinité et le degré d'oxydo-réduction des eaux sont également des paramètres


importants contrôlant l'altération chimique. Si l'on porte en graphique l'Eh en fonction du pH
pour des environnements naturels variés, on constate que l'eau pluviale est légèrement acide,
tout comme les sols. Ce sont donc deux environnements où dissolution et hydrolyse vont
jouer un rôle dominant. Par contre, le pH de l'eau de mer est de l'ordre de 8: peu de réactions
d'hydrolyse ont donc lieu en milieu sous-marin. On observe aussi que la plupart des
environnements en contact avec l'atmosphère sont oxydants. Des conditions réductrices ne
sont observées que dans des milieux isolés de l'atmosphère (bassins stratifiés, nappes
profondes,) ou des milieux dont tout l'oxygène est consommé (par exemple suite à l'oxydation
de la matière organique).

3.3. Exemple l'altération des roches magmatiques

Ces roches sont en déséquilibre thermodynamique lors de leur arrivée à l'affleurement. Il


s'agit généralement de roches polyminérales et leur sensibilité à l'altération est fonction à la
fois de l'altérabilité des différents minéraux et de la structure de la roche. A sensibilité égale
des minéraux, les roches à gros grains (pegmatites) sont plus vulnérables que les roches à
grains fins (aplites).

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L'altérabilité des minéraux constituants des roches magmatiques est en fonction inverse de
leur ordre de cristallisation dans les magmas. Cette relation est également présente dans le
groupe des feldspaths, où l'orthose est peu altérable, alors que les plagioclases le sont plus. Au
sein des plagioclases, la sensibilité à l'altération augmente de l'albite à l'anorthite.

Prenons l'exemple des réactions mises en jeu lors de l'altération de l’orthose :

 les premiers stades de l'altération de l'orthose aboutissent à la formation de minéraux argileux,


l'illite, ou si le drainage est mauvais, les smaltites:
orthose + eau ® illite + silice + potassium (entraîné en solution)
Ce processus est appelé bisiallitisation car le rapport Si/Al (égal à 3 dans l'orthose) est de 2
dans l'illite;
 en cas de lessivage plus important de la silice (altération plus poussée), on obtient de la
kaolinite ou le rapport Si/Al est de 1. Il s'agit du processus de monosiallitisation;
 enfin, dans le stade ultime (climat tropical humide), toute la silice est lessivée et il ne subsiste
qu'un hydroxyde d'aluminium, la gibbsite, dans laquelle le rapport Si/Al est égal à zéro. Ce
processus est appelé allitisation et aboutit à la formation de bauxites mais, comme le plus
souvent le produit d'altération contient du fer, on parle de ferrallitisation ou de latérisation.

II.PROCESSUS D’EROSION

II.1. Définition

En géomorphologie, l’érosion est le processus de dégradation et de transformation du relief,


et donc des roches, qui est causé par tout agent externe (donc autre que la tectonique).

Un relief dont le modelé s'explique principalement par l'érosion est dit « relief d'érosion ».
Les facteurs d'érosion sont :

 le climat ;
 le relief ;
 la physique (dureté) et la chimie (solubilité par ex.) de la roche ;
 l'absence ou non de couverture végétale et la nature des végétaux ;
 L’histoire tectonique (fracturation par exemple) ;
 L’action de l'homme (pratiques agricoles, urbanisation).

L'érosion agit à différents rythmes et peut, sur plusieurs dizaines de millions d'années, araser
des montagnes, creuser des vallées, faire reculer des falaises.

Des phénomènes naturels violents tels qu'une avalanche, un lahar ou un orage peuvent
modifier considérablement le paysage en quelques heures, voire en quelques minutes.

II.2. Mécanismes de l'érosion :

Dans les processus d'érosion, on distingue généralement trois phases distinctes :

 Destruction du matériel rocheux (ablation du matériel) ;


 Transport ;

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 Accumulation des débris (dépôt du sédiment).

L'érosion implique une désagrégation superficielle de la roche ou du sol appelée


météorisation. Elle se produit sur place, et produit des débris.

Le degré d'érosion dépend des caractéristiques de la roche:

 de la dureté et de la cohésion de ses minéraux


 de sa dilatation thermique ;
 des réactions chimiques possibles entre ses minéraux et le milieu.

II.3. TYPES D’EROSION :

3.1. L’érosion mécanique


La désagrégation mécanique se produit sous l'action d'une force physique qui arrache des
morceaux de roche plus ou moins volumineux :

 éclatement dû au gel ou à la chaleur ;


 usure par frottement : glacier, écoulement d'eau (cavitation) ou vent ; ce sont les débris
charriés par ces facteurs (rochers, graviers, quartz ou sable) qui sont efficaces dans le
processus d'érosion. L'érosion mécanique est particulièrement active dans les milieux froids
(gels et dégels) et/ou arides.

3.2. L‘érosion par l'eau :


Elle est mécanique et chimique, avec comme principales altérations : l'hydroclastie, l'effet
splash (impact des gouttes d'eau qui tombent sur le sol), la reptation, la solifluxion. L'érosion
par l'eau est renforcée par la pente (torrents) et est un facteur de transport à plus ou moins
longue distance de polluants du sol (dont pesticides agricoles ou de la vigne). Sur le littoral, il
faut tenir compte des vagues et des courants. Dans les fleuves ou canaux, c'est le batillage qui
accélère l'érosion.

Si un fluide comme l'eau coule, il peut se charger de particules en suspension. La vitesse de


sédimentation est la vitesse minimale qu'un flot doit avoir pour transporter, plutôt que
déposer, des sédiments et est donnée par la loi de Stokes :

où w est la vitesse de sédimentation, ρ est la masse volumique (les


indices p et f indiquent particule et fluide respectivement), g est l'accélération due à la gravité,
r est le rayon de la particule et μ est la viscosité dynamique du fluide. Si la vitesse de
l'écoulement est plus grande que celle de dépôt, le granulat continue vers l'aval. Comme il y a
toujours des diamètres différents dans le flot, les plus gros se déposent (décantation) tout en
pouvant continuer à descendre par des mécanismes comme la saltation (collisions particules-
paroi), roulant et glissant, dont les traces sont souvent conservées dans les rochers solides, et
peuvent être utilisées pour estimer la vitesse du courant.

 Le ruissellement est le type d'érosion le plus fréquent sur terre. Il peut être concentré
(torrents,) ou diffus (films d'eau issus de la fonte des neiges, érosion littorale).
 L'érosion fluviatile est produite par des cours d'eau.
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 Hydroclastie : alternance humectation-dessiccation.


 Effet splash : impact des gouttes d’eau sur le sol.
 L'érosion fluvioglaciaire : la glace exerce une forte pression sur elle-même qui la rend fluide
et donc érosive avec des cailloux.

3.3. L‘érosion par le vent L'érosion éolienne attaque les roches en enlevant des particules
(déflation, abrasion) ou en polissant la surface. Elle est d'autant plus efficace que les
obstacles sont inexistants et que le vent est puissant, régulier et chargé de poussières.
Elle conduit à une dégradation environnementale sévère par l’appauvrissement des sols et le
déplacement de volumes élevés de particules par le vent. L’érosion éolienne est le principal
facteur physique d’épuisement des terres agricoles et, par l’ensablement, constitue une des
gênes majeures dans les aires urbaines et oasiennes des écosystèmes secs.

II.4.L‘érosion liée aux différences de températures Dans les régions de forte amplitude
thermique (climat continental, polaire, déserts, haute montagne, etc.), les chocs thermiques
répétés par la succession des cycles jour/nuit, fend puis fait éclater certaines roches, à
différentes échelles micro et/ou macroscopique ; c'est la thermoclastie.
L'érosion liée à la température fait également intervenir l'eau comme agent d'érosion en
présence de roches poreuses et/ou de fissures qui éclatent en cas de gel. La cryoclastie est un
exemple d'érosion par thermoclastie : la roche éclate à cause de l'alternance gel-dégel de l'eau
qui s’infiltre, lorsque l'eau gèle, elle occupe plus de volume et exerce une force capable de
faire exploser une roche. Les morceaux libérés par le gel sont appelés gélifracts7. Le cycle
gel/dégel est saisonnier (en Sibérie par exemple) ou quotidien en haute montagne.

Ce sont les processus de la gélifraction ou gélivation. En montagne, la cryoclastie produit des


phénomènes d'éboulisation, qui s'accumulent en bas de pente pour former des tabliers éboulis
ainsi que des éboulements, processus gravitaire collectif d'effondrement.

4.1. L'érosion chimique


La décomposition chimique des roches donne naissance à des modelés de désagrégation.

 Un processus important est la dissolution, en particulier des calcaires par la pluie plus ou
moins acide, on parle alors de karst. La dissolution est une forme de météorisation qui affecte
essentiellement les massifs calcaires. Elle donne lieu à des paysages de karst. L'eau, chargée
en acides organiques et en dioxyde de carbone, s'infiltre par les fissures et modèle les roches
carbonatées ; elle constitue un « complexe d'altération ». Elle libère les éléments chimiques de
la roche sous forme d'ions dissous dans l'eau. En effet, contrairement au grès siliceux, les
calcaires sont particulièrement vulnérables à la dissolution. Aussi, d'autres roches et minéraux
sont solubles :

- la silice, relativement peu soluble

- les carbonates, d'autant plus soluble que l'eau est acide

- le gypse, d'autant plus soluble que l'eau est chaude

- les sulfates

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- les chlorures de sodium et de potassium (solubilité extrêmement importante)

- L'altération chimique modifie les minéraux des roches : hydratation, oxydation, oxydo-
réduction, hydrolyse. Dans la zone intertropicale, l'altération des roches feldspathiques par
lessivage permet la formation de latérites, roches rouges ou brunes constituées d'hydroxydes
d'aluminium et de fer et qui forment une véritable cuirasse à la surface des plateaux des
régions chaudes et humides.

L'hydrolyse est le processus de rupture des liaisons chimiques des minéraux. Elle donne
naissance à des oxydes tels que la limonite, ou des argiles et finit par former un sol.

4.2. L’érosion causée par les êtres vivants


 Biométéorisation
 Microorganismes
 Mollusques perforateurs, pholades par exemple
 Végétaux peuvent concourir à l'érosion par leurs racines par exemple
 L'homme : déforestation, labours, urbanisations diverses

4.3. Le transport le transport des matériaux issus de la désagrégation de la roche s’effectue


soit sous forme dissoute dans la circulation des eaux continentales, soit sous forme solide.
Dans ce dernier cas, il peut s’agir de processus gravitaires agissant à faible distance par des
processus gravitaires ou de transport à plus longue distance quand les matériaux sont pris en
charge par un agent de transport : glacier, eau, vent. Les matériaux transportés peuvent
éventuellement être stockés, créant des accumulations sédimentaires, avant d’être de nouveau
mis en mouvement. À long terme, ils aboutissent dans les mers et les océans et que tous ces
moyen de transports sont mise en place d’être comme un vent des emplacements des
matériaux comme : sable de plage sable fluratif sable desertif.

 La masse de matériaux transportés sous forme dissoute par les eaux continentales est
importante. C’est le processus essentiel des régions karstiques.
 De multiples processus gravitaires (éboulement, avalanche, reptation, ruissellement,
solifluxion) nourrissent un manteau d’altération à proximité immédiate de la zone source. Sur
les versants ou à leur base, on trouve des cônes de déjection, des cônes d’éboulis ou des talus
d’éboulis.
 Les glaciers transportent des matériaux de toute taille (blocs erratiques, moraines, sables).

Sur le long terme, la sédimentation des débris donne naissance à des roches détritiques. Le
vent constitue un formidable agent de transport, en particulier dans les régions désertiques. Le
vent peut aussi transporter des graviers et du sable (par saltation) et des limons (par
suspension) à partir de zones de (déflation). Ils emportent et déposent les lœss parfois à des
milliers de kilomètres de leur lieu d’origine.

Dans les régions anthropisées, l’érosion des sols augmente dans les bassins versants, mais les
barrages artificiels peuvent aussi bloquer le transit sédimentaire normal jusqu’en mer

4.4. Les modèles de l’érosion : l'érosion use le matériel rocheux et façonne des formes très
diverses.

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1. Les formes en creux : l’érosion peut creuser la roche et donner naissance à des modelés de
dissection :

 gorge, canyon ;
 vallée et cirque glaciaire ;
 gouffre, caverne, grotte ;
 arche ;
 lavaka ;
 calanque, fjord ;
 ravine ;
 etc.

Le ravinement affecte les paysages nommés badlands. Les précipitations, en coulant sur les
pentes constituées de matériaux meubles (argile, sédiments), creusent des rigoles et des
sillons.

1.Les autres formes : l'érosion peut donner naissance à des modelés d'accumulation
 Karst à tourelles
 Inselberg
 Pinnacles
 Chaos de boules granitiques (Bretagne, Massif central) ou de blocs de grès (Forêt de
Fontainebleau)
 Pain de sucre Rio de Janeiro
 Cheminée : cheminées des fées (Hautes-Alpes), Demoiselles coiffées (Turquie)

 .Le littoral : le recul et la transformation des littoraux dépendent de très nombreux


facteurs :
 la configuration de la côte ;
 la nature de la roche ;
 la force et l'orientation des courants, des vagues, de la dérive littorale et de la houle ;
 la présence de galets ;

 l'anthropisation.
 littoral à falaise différent selon les roches ;
 les calanques appartiennent au relief karstique ;
 les rias, abers et fjords ;
 les marais, deltas, estuaires ;
 les dunes.

2. L’érosion des sols agricoles : l’érosion des sols agricoles produit des croûtes (gypseuses
ou calcaires), des cuirasses ferrugineuses et latéritiques Cette érosion est due en grande partie
à l'action de l'homme :
 les défrichements ;
 les méthodes agricoles intensives, la monoculture, la culture en rang espacés, la mécanisation,
le labour, le sol nu en période hivernale, le défrichage, les sillons dans le sens de la pente,
etc. ;
 les aménagements routiers et urbains augmentent les surfaces de ruissellement ;
 le surpâturage: dans les pays du Sahel, la désertification est la conséquence du surpâturage ;

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 le remembrement des années 1960, en France, a abouti à l'augmentation de la taille des


parcelles et corrélativement à la suppression des haies, des talus et des fossés. Les surfaces en
cultures de printemps, encouragées par les subventions, augmentent (tournesol, maïs,
betterave) et laissent la terre à nu en hiver. Les terrains pentus sont progressivement colonisés
par la vigne. Enfin, la destruction des plantes adventices par les herbicides laisse le sol à nu
entre les plants cultivés.
 les zones détruites par les incendies sont particulièrement exposées à l'érosion.

CHAPITRE VII LA TECTONIQUE DES PLAQUES

Lorsqu'on observe une carte géologique présentant des séismes, des volcans et des
déformations, on se rend compte que ces accidents découpent la lithosphère en plusieurs
morceaux. Chaque morceau constitue une plaque lithosphérique.
La tectonique est l'étude des déformations des terrains sous l'effet des forces internes après
leur mise en place.
La tectonique des plaques quant à elle est l'ensemble des mouvements qui animent les plaques
lithosphériques

I.PLAQUES LITHOSPHERIQUES

Les plaques lithosphériques sont des morceaux de lithosphères pouvant être continentaux
(Exemples: plaque Turque, la plaque Indienne...), océaniques (Exemple: Plaque Pacifique,
plaque Nazca) ou mixte (Exemples: Plaque Africaine, plaque Américaine, plaque
Européenne...)
Il existe de très grandes plaques telles que la plaque pacifique sur laquelle repose la presque
totalité de l'océan pacifique et de très petites plaques telles que la plaque Nazcas, la plaque
des Philippines.
Parmi les plaques les plus importantes, on peut citer la plaque Nord Américaine, la plaque
Eurasiatique, la plaque Indienne, la plaque Australienne, la plaque Antarctique entièrement
recouverte de glaciers.

Caractéristiques des limites des plaques et leur fonctionnement : Les plaques


lithosphériques solides reposent sur l'asthénosphère fluide continentale en mouvement. Ces
mouvements sont appelés courant de convection. Ceci entraîne un mouvement permettant de
déterminer 3 types de limite fonctionnelle :

 Les zones de divergence : Ce sont les lieux où 2 plaques lithosphériques s'éloignent


l'une par rapport à l'autre. On les observe dans les océans et les mers. Dans ces lieux,
la nouvelle croûte se forme et ceci à l'aide d'un volcanisme de type effusif.

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L'accumulation des roches volcaniques et des chaînes de montagne sont appelées dorsale. Au
milieu de la dorsale se trouve un fossé (ou vallée) d'effondrement appelé rift par où remonte le
magma provenant de l'atmosphère.
Quand la dorsale divise l'océan en son milieu on parle de dorsale médio océanique.

Exemple: La dorsale médio Atlantique est formée par un rift de 20 à 50 Km de large, il laisse
passer de façon continue des laves basaltiques. On a un élargissement de l'ordre de 2 à 4cm
par an, dans certains cas ceci peut atteindre 18cm par an. La dorsale médio atlantique se
trouve entre les plaques Sud-Américaine et Africaine.
 Les zones de coulissage ou faille transformantes Dans ces zones, on observe un
coulissage entre 2 plaques ayant la même densité. Ceci s'observe généralement en
milieu océanique entre 2 dorsales séparées par une zone de fracture. Les croûtes
océaniques nouvellement formées au niveau des 2 dorsales s'écartent vers les
directions apposées et se coulissent (se frottent) au niveau de la zone de fracture
appelée zone de faille transformante. Ces zones connaissent un séisme actif.
 Les zones de convergence ou d'affrontement Africaine : Ce sont les zones où 2
plaques se rapprochent l'une contre l'autre, deux cas se présentent :

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 La subduction Lorsqu’une plaque océanique plus dense et une plaque continentale


plus légère s’affrontent, la première plonge sous la seconde et s'enfonce dans
l'asthénosphère.
Le frottement entre les 2 plaques est la cause de nombreux séismes enregistrés dans
cette zone. Des magmas volcaniques et plutoniques prennent naissance suite à une
fusion partielle des roches du manteau supérieur de la lithosphère continentale.

 La collision : Lorsque 2 plaques de même densité (continentales ou océaniques) se


n’affrontent ni l'une ni l'autre ne peut s'enfoncer dans l'asthénosphère. La collision qui
en résulte crée des reliefs (pli, faille) et la formation d'une chaîne de montagne: c'est
le cas des alpes et de l'Himalaya.
On dit qu'il y'a abduction lorsqu'une plaque océanique a lieu sous le manteau monte plutôt au-
dessus de la plaque continentale. De tels morceaux de plaques océaniques qui se retrouvent
sur le continent sont appelés Ophiolites.

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II. DERIVE DES CONTINENTS ET DES PLAQUES


1. LA DERIVE DES CONTINENTS
La dérive des continents est la théorie développée par l'Allemand Alfred Wegener (1910)
d'après laquelle les continents flottent sur le Sima, à la suite du morcellement d'un continent
unique qui existait avant. Wegener se fonde sur les remarques suivantes:
 Les contours côtiers de l'Afrique et de l'Amérique du Sud sont complémentaires.
 Il existe des fossiles (restes d'êtres vivants) et des caractéristiques géologiques particulières de
part et d'autre des limites continentales.On trouve par exemple au Brésil et en Afrique du Sud
et uniquement dans ces régions des fossiles (petits reptiles des temps anciens).
Suite à ces remarques, les chercheurs ont pu affirmer que les continents étaient soudés au
départ en un seul bloc appelé Pangée (terre unique en Grec). Ce bloc serait divisé en deux
blocs pour donner la Gondwana (hémisphère Sud), Laurasie (Hémisphère Nord).
Avec le temps chaque bloc s'est subdivisé pour donner plusieurs plaques:
 La Gondwana a donnée naissance à l'Amérique du Sud, à l'Afrique, à l'Antarctique, à l'Inde et
à l'Australie

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 La Laurasie a donnée naissance à l'Europe, l'Asie, l'Amérique du Nord

2. comment nait un océan (comment se fait la rupture d'un continent) : lorsqu'une plaque
continentale épaisse est soumise à des étirements dus aux forces tectoniques (courant de
convection de l'asthénosphère), il s'en suit un amincissement suivi de la formation d'un fossé
d'effondrement ou rift et d'une chaîne volcanique. Après le continent se casse en deux
morceaux séparés par une bande étroite de croûte océanique: c'est la naissance de l'océan.
Exemple: Le cas de la mer rouge.
La bande étroite de la croûte océanique va s'éloigner plus tard suite aux plaques océaniques de
la dorsale: c'est l'expansion du fond océanique.

3. Mouvement des plaques : Le mouvement des plaques lithosphériques suit des courants de
convection présents dans l'asthénosphère. Au niveau des dorsales, les plaques s'écartent l'une
de l'autre. Elles se rapprochent au niveau des zones de convergence, c'est-à-dire les zones de
subduction ou d'abduction ou de collision. Au niveau des failles transformantes elles
coulissent. La lithosphère terrestre, continuellement en mouvement flotte sur l'asthénosphère.
Cette dernière par ses courants de convection est la cause de morcellement des anciennes
plaques de la naissance de nouveaux océans et c'est elle qui oriente le mouvement des
plaques.
CHAPITRE VIII LES PHENOMENES DE LA GEODYNAMIQUE INTERNE
L’intérieur de la terre ne peut être considéré comme inerte mais est plutôt le siège d’une
évolution à très long terme. Un certain nombre de phénomènes assez différents les uns des
autres en apportent des témoignages (déformation tectonique, séisme, volcanisme,
magmatisme, métamorphisme etc.) et dont l’étude constitue le domaine de la Géodynamique
Interne.
Si variés qu'’ils soient, il est cependant commode de les classer suivant le rôle des divers
agents internes en processus de déformations tectoniques, de tremblement de terre, de
volcanisme, de magmatisme et de métamorphisme.
DEFORMATIONS TECTONIQUES DE L’ECORCE TERRESTRE
Les minéraux de l’écorce terrestre n’occupent que très rarement leur position primitive .C’est
un fait courant de constater que les couches ont été dérangées (soit redressées, plissées, soit
fracturée) suite aux mouvements du sol plus ou moins violent. Ces modifications
architecturales portent le nom de déformation tectonique et sont étudiées par la Géotectonique
et la Géologie structurale.
Pour simplifier leurs études, toutes ces modifications peuvent être regroupées en deux types
essentiels : les déformations disjonctives et les déformations plicatives.
I. DEFORMATIONS DISJONCTIVES
Les déformations disjonctives (schistosité, diaclase et faille) sont des déformations par rupture
se manifestant dans le cas d’une tectonique cassante très caractéristique de la zone
superficielle et dont les plus utiles sont les failles. Ainsi notre étude ne portera essentiellement
que sur ces failles.

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1.1. Les failles et leurs éléments : les failles ou paraclases sont des cassures (ruptures)
tectoniques plus ou moins profondes de terrains accompagnées d’un déplacement relatif
(rejet) des parties séparées (compartiments) le long d’un plan (miroir de faille) soit vertical
(faille verticale) soit oblique ( faille oblique) soit horizontale (faille de décrochement ou
cisaillante). D’une façon générale, une faille se compose des éléments principaux suivants : le
rejet, les compartiments, le miroir de faille.
1.2. Classification des failles :
on distingue les types principaux suivants : les failles normales, les failles inverses, les failles
conformes, les failles contraires, les failles longitudinales, les failles transversales, les failles
diagonales, les failles de charriages, les failles profondes. Ainsi, lorsque le plan de faille est
incliné vers le bloc affaissé, la faille est dite normale ; elle est inverse dans le cas contraire.
Lorsque le pendage de la faille orienté dans le même sens que celui des couches, la faille est
dite conforme ; si elle est inclinée dans l’autre sens, elle est dite contraire. Lorsque les failles
sont disposées suivant les structures antérieures des couches affectées, elles sont dites
longitudinales ; si elle les traverse, elles sont appelées failles transversales. Les failles sont
diagonales quand leur direction est oblique par rapport à celle des couches et sont
chevaussantes (ou de charriage) lorsque les directions de leurs surfaces coïncident avec les
axes des plis avec les lesquels elles se développent simultanément. Quand aux failles
profondes, elles sont caractérisées par de grandes dimensions avec une profondeur atteignant
parfois le manteau supérieur. Ainsi les failles se groupent en un système de failles plus ou
moins parallèles dit champ de failles ou de fracture dont on peut dégager :
- Le système de failles à rejet compensateur c'est-à-dire quand les rejets se
compensent.
- Le système de failles en escalier quand les rejets s’ajoutent.
- Le garden(ou fossé d’effondrement) constitue une zone effondrée entre deux
systèmes de failles. Par exemple le lac Nyassa, le Lac Tanganika, le Lac
Victoria, le Lac Rodolph, la Mer rouge.
- Le horst(ou môle) est une région soulevée entre deux systèmes de failles. Par
exemple le Kilimandjaro, le Mont Kenya, la zone Bassari etc.
1.3. Les principaux types de failles :
Terminologie issu des mineurs : les failles ont un ≪ toit ≫, le compartiment au-dessus de la
faille ; et un ≪ mur ≫ en dessous.
3.1. Failles normales
_ Le déplacement sur une faille normale est proche de la ligne de plus grande pente du plan de
faille ;
 Le mur descend relativement au toit ;
 Il ≪ manque ≫ de la stratigraphie de part et d’autre de la faille ;
 Ce sont des failles en extension (horizontal, perpendiculaire à la faille, vertical), leur
pendage typique est de 60 °.
3.2. Failles inverses et chevauchements :
 Le déplacement sur une faille inverse est aussi dans la ligne de plus grande pente;
 Le mur monte par rapport au toit ;
 La stratigraphie est répétée de part et d’autre de la faille ;
 Ce sont des failles en compression (horizontal, vertical) ; en théorie elles devraient avoir
un angle de 30° (mais en pratique on trouve aussi des failles inverses très pentées, souvent
par réactivation d’anciennes failles normales)
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Les chevauchements sont des failles inverses plates, avec un fort déplacement (pouvant
atteindre des dizaines de kilomètres). Ce sont des failles compressives qui résultent en un
épaississement et un raccourcissement crustal. Les chevauchements peuvent séparer des
nappes, éventuellement déracinées de leur source, et mettent alors en contact un terrain
transporté, allochtone sur un autochtone. L’érosion peut creuser des fenêtres dans une nappe,
ou au contraire en isoler des kilppes.

3.3. Failles décrochantes : les failles décrochantes ont un mouvement essentiellement


horizontal. On parle de décrochement pour une faille décrochantes à peu prés verticale (c’est
le cas général).

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ICI

Figure : Failles décrochantes


Le mouvement sur une telle faille est défini par rapport a la direction dans laquelle ≪ fuit ≫
le compartiment opposé a celui sur lequel on se trouve : à gauche, faille senestre ; à droite,
faille dextre existent mais ne sont pas aussi courants).
3.4. Mouvements composites
La plupart des failles ont en réalité des mouvements composites, qui ne sont pas purement
l’un des types décrits
 (Faille normale dextre, décrochantes normale, etc.).

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Figure: Failles à mouvements composites

Il existe aussi des failles sur lesquelles le mouvement est essentiellement rotationnel : failles
en ciseaux.

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Etude des failles sur le terrain :


1. Détermination du sens de déplacement
Si on observe un plan de faille exposé, différents indicateurs permettent de déterminer le sens
et la direction du glissement :
_ Le plan de faille est en général strié.
L’orientation des stries donne le sens du mouvement ;
_ Des stylolithes et des fentes de tension associées peuvent indiquer le sens du déplacement ;
_ Des cristallisations de minéraux (calcite en France, le plus souvent) se forment ≪ en aval ≫
de petites irrégularités du plan de faille et forment des écailles qui donnent le sens du
déplacement ;
_ Les roches proches de la faille sont tirées et tordues de façon ductile et forment des
crochons.
Il faut se méfier, en revanche, du déplacement apparent en carte : selon l’orientation initiale
des couches et de la faille, il peut être tout et n’importe quoi !
Reconstitution de l’état de contrainte :
Les failles sont en théorie à 30°, avec une population de failles (formées en même temps, à
l’évidence !) on peut donc retrouver la direction de la contrainte principale.
Mécanismes au foyer : Si on considère un séisme, correspondant à un mouvement sur une
faille active, on peut découper l’espace autour de cette faille en 4 quadrants, séparés par la
faille elle-même, et par un
plan orthogonal (le plan auxiliaire). Deux de ces quadrants sont en extension, deux en
compression.
Les ondes sismiques générées lors de la rupture sur cette faille vont, de la même façon, avoir
des caractères différents. Les ondes qui partent du foyer, dans un des quadrants en
compression, ont un premier mouvement en compression ; celles qui partent dans un quadrant
en extension ont un premier mouvement en extension.

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Enfin retenons que du point de vue âge, les failles sont toujours plus récentes que les terrains
qu'’elles affectent et plus anciennes que ceux qui les recouvrent, elles peuvent être elles-
même se regroupées : ce qui permet de les dater.
De même, les failles sont des accidents tectoniques d’un grand intérêt auquel le globe terrestre
doit certain nombre de ses aspects les plus remarquables et auxquels sont souvent liés
quelques gisements des minéraux utiles.
II.DEFORMATIONS PLICATIVES
Lors de la déformation continue par compression, les couches sédimentaires décrivent des
ondulations irréversibles et permanentes dont la manifestation la plus typique est le pli.
Un pli est un objet résultant de la flexion ou de la torsion de roches. Un pli ne peut être mis en
évidence que s'il existe dans le matériel qu'il affecte un repère dont la forme antérieure à la
déformation est connue (stratification, schistosité, joint, etc.). Le phénomène associé est
appelé plissement. La déformation est dite plicatives. Un anticlinal est un pli où les éléments
situés à l’intérieur de la couche étaient, avant la déformation, les plus bas (les plus anciennes).
Dans tous les cas où l’on ne connaît pas la genèse des plis dont on observe seulement la
forme, la prudence conseille l’utilisation du terme antiforme (pli convexe vers le haut). A
l’inverse, un synclinal est un pli où les éléments situés à l'intérieur de la courbure étaient
avant la déformation, les plus hauts (on parle aussi de synform pour les plis concaves vers le
haut).
1. Les plis et leurs éléments :

Figure : Les éléments d’un pli.

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2. Forme des plis :


En section, un pli est un antiforme si ses flancs pendent dans
des directions opposées, et un synforme si leur pendage
Converge (antiforme, synforme). Si les couches les plus jeunes
sont au cœur, on parle de synclinal, sinon d’anticlinal (synclinal, anticlinal).
Un pli, forme élémentaire est soit convexe (anticlinal) soit concave (synclinal).

Les principaux éléments d’un pli sont indiqués sur la figure et comprennent la charnière, les
flancs, le plan axial (ou surface axiale), l’axe du pli, la direction, le pendage, la hauteur, la
largeur, la clé de voûte, le noyau, la terminaison périclinale
3. Types de pli et leurs groupements Dans la nature, les plis peuvent adapter plusieurs
formes et leur classification se fait suivant les critères. Cependant, d’après l’inclinaison de
leurs surfaces axiales et leurs flancs, on distingue les principaux types suivants :
 Pli droit (ou symétrique) : à plan axial presque vertical et à flanc pendant sous le
même angle mais à sens opposés.
 Pli déjeté (ou oblique) : à plan axial incliné avec les deux flancs pendants dans le
même sens et dans lequel la succession de la série stratigraphique est normale.
 Pli couché : à plan axial subhorizontal ou horizontal et à flancs couchés sous des
angles identiques ou différents. On distingue en outre :
 Pli étiré : est un pli à flanc inverse laminé :
 Pli étranglé (ou en éventail) caractérisé par les flancs divergents du type anticlinal
ou synclinal droit ou déversé c'est-à-dire ayant des flancs presque parallèles au plan
axial.
 Plis diapir (ou pli à noyau de percement) qui sont des plis formés par des couches
plastiques (sel gemme, gypse, argile, marne etc.) perçant les formations encaissantes
ou sous-jacentes.
 Plis coniques ce sont des plis dont les flancs par rapport au plan axial présentent ine
forme conique.

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 Plis cylindriques dont les flancs déterminent avec le plan axial une forme
cylindrique.
 Plis quelconques qui regroupent des plis à forme irrégulière.
Du point de vue génétique, on distingue les catégories de plis suivants :
 Plis concentriques (ou isopaques) : qui se caractérise par la même épaisseur des
couches.
 Plis semblables (ou anisopaques) : dont l’épaisseur des couches est variable.

Figure : Représentation schématique des styles tectoniques à différents niveaux


structuraux
On connait quelques exemples de plis isolés mais le plus souvent ils sont groupés en
faisceaux plus ou moins parallèles.

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4. Systèmes plissés sur le terrain

Figure : Associations plis régionaux – plis de second ordre –


Schistosité ; notez dans chaque cadre les relations géométriques
différentes, que l’on peut utiliser pour comprendre la structure d’ensemble.
III. SEÏSME
1. Définition : Les séismes ou tremblements de terre sont des secousses brusques, violentes et
brèves du sol qui causent plus ou moins de dégâts.

2. Les différentes phases d'un séisme :


On distingue 3 phases:

1- La phase prémonitoire ou précurseur Elle est caractérisée par les grondements souterrains
et les vibrations du sol.
2- La phase paroxysmale Elle est caractérisée par une succession de secousses de 1 à 2
secondes chacune, très fortes, ces secousses peuvent être horizontales, verticales, ou les 2 à la
fois.
3- La phase de réplique Ce sont les secousses moins violentes qui interviennent quelques
heures ou quelques jours après la phase paroxysmale, alors l'écorce terrestre reprend son
équilibre
3. Enregistrement et étude d'un séisme
Enregistrement L’enregistrement d'un séisme s'effectue par un appareil appelé
sismographe. Le sismographe est un pendule lourd suspendu à un support lié au sol. Le
principe du sismographe est le suivant: Une masse ne bouge pas lorsque son support bouge.
Le mouvement du sol entraîne le support et le pendule déséquilibré oscille; le pendule porte
un stylet qui trace une courbe sur un rouleau enregistreur. Cette courbe est appelée
sismogramme.

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Lorsque le sol est au repos, le sismographe enregistre de petites vibrations qui sont des bruits
de fond ou ondes micro sismiques

4. Etude de séismes
Lors d'un séisme, les sismographes enregistrent 3 types d'ondes:
Les ondes P (ondes premières) très rapides et se déplacent dans les zones profondes du globe,
elles sont de faibles amplitudes
Les ondes S (Ondes secondes ou ondes secondaires): rapides se propagent à l'intérieur du
globe mais ne traversent pas les liquides. Elles sont d'amplitude moyenne

Les ondes L ou ondes longues: lentes, ce sont les ondes de surface, car se propagent dans la
dans la couche superficielle du globe terrestre. Elles sont de grande amplitude.

Une
onde est une vibration qui se propage dans le sol.

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Grâce à ces enregistrements on peut calculer l'énergie libérée par un séisme. Cette énergie est
appelée la magnitude. La magnitude est évaluée par l'échelle de Richter qui comprend 9° en
chiffre arabe. La magnitude 5 correspond à des légers dégâts, les magnitudes entre 7 et 8,5
causent des destructions importantes.

1. Notion d'hypocentre et d'épicentre : On appelle hypocentre ou foyer le lieu où le séisme


a été provoqué, ou encore là où le séisme a pris naissance. Il peut être situé à quelques
kilomètres voire à plusieurs centaines de kilomètres en profondeur.
On appelle épicentre, le lieu où le séisme a causé les plus grands dégâts ou encore le point de
la surface de la terre où le sol a tremblé avec la plus grande intensité (force)
L'épicentre est sur le même rayon terrestre que l'hypocentre.

2. Evolution de l'intensité sismique : Il existe 2 échelles pour évaluer la force d'un séisme :

-L'échelle de Mercati : Elle comporte 12 chiffres romains (I-XII):


 1erdegré: secousses insensibles à l'homme, mais enregistrés par un séismographe
 2edegré: secousses constatées par quelques personnes au repos
 3edegré: secousses constatées par plusieurs personnes au repos
 4edegré: ébranlement constaté par les travailleurs; craquement des portes
 6edegré: Oscillation des lampes, arbres, réveil des dormeurs
 7edegré: tintement des cloches, vitres brisées
 8edegré: Chute des cheminées, lézardes dans les murs
 9e degré: destruction partielle ou totale de quelques édifices
 10edegré: destruction de la plus part des bâtiments, fentes dans les rues
 11edegré: destruction des ponts, digues, rails tordus
 12edegré: éboulement de montagne, formation de chutes d'eau, larges crevasses

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À l'extérieur. -L’échelle de Richter Elle comporte 9 degré en chiffre arabe; elle se base sur la
magnitude; elle est calculée à partir de l'amplitude des tracées mesurées sur un enregistrement
effectué par un sismographe.

3. Les causes et localisations des séismes

Causes
 Certains séismes se produisent dans les régions autres fois plissées et dont l'équilibre n'est pas
encore parfaitement atteint.
 La formation des montagnes.
 L'activité interne du magma qui entraîne le mouvement des plaques.
 Explosion de certains atomes est aussi causent des séismes.

a. Localisation
Les séismes se trouvent dans les zones où on a localisé une activité volcanique interne. On
distingue 4 grandes zones :

 La zone de l'océan pacifique qui porte l'Amérique.


 La zone de l'océan atlantique.
 La zone de l'océan Indien.
 La ligne sismique méditerranéenne.

b. Prévention et différents types de séisme On ne peut pas prévenir un séisme mais on peut
en limiter les dégâts.

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En construisant les immeubles parasismiques, usage des matériaux légers (bloques de carton);
pas de briques ou autres agglomérats. Les constructions en bois solidement fixés au sol, les
constructions en terre battue sur un squelette tissé de bois ou de bambous. L'observation des
zones sismiques nous permet d'identifier 3 types de séismes :

1) Les séismes tectoniques


2) Les séismes d'effondrement
3) Les séismes volcaniques (dû à la montée du magma à la surface de la terre)
Quelques séismes parmi les plus violents :

Lieux Dates Magnitudes

Pérou 13 Janvier 8

Chili 19 Mai 1960 8,3

Îles Kouriles 13 Octobre 1963 8,2

Alaska 28 Mars 1964 8,5

Japon 16 Mai 1968 8,2


Tableau 8 : Quelques séismes violents

IV.LE VOLCANISME

1. Appareil volcanique Un volcan est une ouverture de l'écorce terrestre où les roches
magmatiques remontent à la surface de la terre à l'état plus ou moins fluide. Un volcan
comprend 3 principales parties :

1) Un cône volcanique formé des cendres et des produits solides de l'éruption ;


2) Un cratère qui est la bouche de la cheminée par où sort les produits de projection. Ils
se trouvent au sommet du volcan ;

La cheminée est là où passe le magma pour se pencher

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2. Les différentes phases d'une éruption volcanique

Une éruption volcanique se divise en 3 phases :

1) La phase prémonitoire : elle se caractérise par les tremblements de terre, grondement


souterrain, réchauffement du sol, affolement des bêtes sur le sol.
2) La phase paroxysmale : Elle peut s'effectuer avec ou sans explosion. Elle se
manifeste par l'exposition des produits liquides (laves), solides (bombes volcaniques)
ou des produits gazeux.
3) Phase post-volcanique : il se produit quelques tremblements de terre mais en général
elle est plus tranquille, les gaz, les fumerolles, les sources thermales (eau chaude)
peuvent durer plusieurs semaines.

3. Les produits rejetés

Ce sont les produits gazeux, solides et liquides.

a. Les produits gazeux


Ce sont les gaz combustibles tels que l'hydrogène, le monoxyde de carbone. Le gaz
incombustible tels que l'azote (N), le gaz carbonique, de la vapeur d'eau, les solfatares (gaz
riches en soufre).

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b. Les produits solides


Ils proviennent de la fragmentation du cratère ou du refroidissement rapide dans l'air des
fragments des laves. Ces produits différents en taille, en forme et même parfois en couleur.
On distingue :

 Les cendres pouvant durer dans l'air pendant plusieurs semaines


 Les ponces ce sont des fragments percés de petits trous
 Les lapilli qui sont les fragments de larves solidifiées
 Les sols et les bombes volcaniques: leur diamètre est supérieur à 32mm, les blocs sont
anguleux alors que les bombes sont allongées.

c. Les produits liquides


Ils sont constitués essentiellement de laves. On distingue plusieurs types de laves: Les laves
fluides, les laves intermédiaires, les laves visqueuses.

 Les laves fluides : Ce sont des laves de couleur sombre très pauvres en silice
(renferment 45% de silice). Les coulées de ces laves sont très longues et peuvent
s'étendre sur les dizaines de kilomètres. Ces laves après refroidissement donnent une
roche appelée basalte.
 Les laves visqueuses: Elles sont riches en silice, renferment 65% de silice. Les
coulées sont courtes, ces laves se solidifient rapidement et donnent les roches claires
telles que les rhyolites.
 Les laves intermédiaires Elles sont moins riches que les laves visqueuses, elles
renferment 55% de silice. Elles sont de couleur claire, les coulées plus ou moins
importantes donnent des roches telles que des trachytes, des andésites.

ETUDE D’UNE ROCHE VOLCANIQUE le Basalte

Caractéristiques physiques
Le basalte est une roche de couleur sombre d'aspect compact et dur, lourde et difficile à
casser. Quelques minéraux sont visibles à l'œil nu.

Etude microscopique
Au microscope le basalte est formé d'une pâte homogène étant donc formé à partir de cristaux.
On dit qu'elle est une roche semi ou hémi cristalline.
Le basalte contient des microlites qu'on appelle donc roche microlitique.

Structure
Le basalte est une roche de structure microlitique

Composition minéralogique
Les principaux minéraux rencontrés dans le basalte sont:

 Les plagioclases
 Les pyroxènes
 Les amphiboles
 Les microlites

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Composition chimique : Le basalte est une roche basique, car ne contient pas de la silice
(quartz).
Condition de formation du basalte : Le magma basaltique monte en surface et se repend.
On dit que le basalte est une roche magmatique en épanchement. La solidification du magma
se fait en 3 temps:

1. Le magma se repend à la surface et il y'a formation de microlites.


2. Le reste de magma se refroidi très lentement à l'intérieur de la terre, il se forme de gros
cristaux de pyroxènes.
3. Le magma devient solide sous forme de pâte.

Différents types d'éruption volcaniques : On distingue 3 types d'éruption volcanique :

1) Le type effusif ou Hawaïen.


2) Le type explosif (type vulcanien, type peléen).
3) Le type intermédiaire ou strombolien.

Type effusif ou Hawaïen (45% silice) : Il est caractérisé par des laves très fluides, des
coulées vastes pouvant atteindre plusieurs dizaines de kilomètres, éruption tranquille sans
projection ni explosion. Exemple: Le mont Cameroun, le mont Manengouba, le mont
Bamboutos.

Type strombolien ou intermédiaire (55% de silice) : Les laves sont claires moins fluides,
les éruptions sont violentes avec projection des bombes et lapilli Exemple Volcans de
Tomber au Sud-ouest. On trouve aussi se type dans l'Adamaoua et dans la plaine du Noun.

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Type vulcanien : Il est caractérisé par des laves très visqueuses avec des projections
violentes, des coulées massives et courtes. Il y'a formation des dômes. Exemple Lac bambili.

Type peléen : Il est caractérisé par des laves plus visqueuses qui ne coulent pas et ferment la
cheminée, il y'a formation des aiguilles peléennes.

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V.MAGMATISME

1. Situation générale Selon leur nature, les magmas se mettent en place dans la croûte ou
dans le manteau. La croûte : c'est la partie superficielle de la Terre.
On distingue 2 types de croûtes, la croûte continentale et la croûte océanique. La croûte
continentale possède certains terrains vieux de 3,8 milliards d'années, elle n'est donc
pratiquement pas régénérer par rapport à la croûte océanique qui n'a que 200 millions d'années
au maximum.
La croûte océanique est composée essentiellement de basaltes pauvres en SiO2 (la silice,
minéral formant le quartz entre autre). La croûte continentale est essentiellement composée de
roches métamorphisées et de granites.
L'épaisseur est également différente : 7-12 km pour la croûte océanique (densité : 2,7 à 2,9),
30-40 pour la croûte continentale jusqu'à 70 km sous les montagnes (d : 2,7). Les sédiments
ont une densité de 2,5.Grâce aux ondes sismiques, il a été possible de montrer une
discontinuité au sein de la croûte continentale, à mi-épaisseur environ, principalement dans
les régions les moins actives (boucliers). Cette discontinuité, de Conrad, indiquerait une
différence de composition entre les deux ensembles. Les rares sites où cette croûte inférieure
est étudiable montrent de nombreuses intrusions mantelliques basiques. Ainsi la partie
supérieure de la croûte continentale est riche en SiO2 tandis que sa partie inférieure l'est moins
en raison des nombreuses intrusions mantelliques.

2. Formation du magma

Le magma correspond à la fusion d'une partie des roches du manteau ou de la croûte puis à
une cristallisation de certains minéraux caractéristiques. Il peut être formé par l'action d'une
source de chaleur interne ou par un métamorphisme très évolué. Le magma obtenu dans ce
dernier cas est appelé anatexique. Il est toujours crustal.

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3. La fusion des roches

Si le mécanisme de fusion est identique pour tous les magmas, leur évolution sera différente
en fonction de leur composition et de leur localisation. La comparaison d'un magma
granitique et basaltique le montre bien.

4. Les mécanismes de la fusion

Ils sont commandés par les conditions de températures et de pressions qui règnent en
profondeur mais aussi par la présence d'eau. Dans les conditions normales il ne peut pas y
avoir fusion des roches. C'est pourquoi le manteau et la croûtes sont constitués de roches
solides. Toutefois en certains endroits, le plus souvent liés à la tectonique des plaques, les
conditions sont modifiées et permettent la fusion locale des roches. Chaque minéral possède
une température de fusion qui lui est propre. La roche étant constituée d'un mélange de
minéraux, sa température de fusion dépendra de sa composition. La présence d'eau (dans des
minéraux hydratés par exemple) permet de diminuer cette température de fusion. Elle joue un
grand rôle dans la formation des magmas.

Les magmas sont moins denses que les roches qui les entourent (la densité du magma est de
2,9 contre une densité de 3,4 dans le manteau, il est donc plus "léger"), ils tendent donc à
remonter vers la surface de la terre. Sous cette poussée d'Archimède, les pressions fortes du
magma sur les roches du manteau entraînent la formation de fractures par lesquelles le magma
monte vers la surface.
Au fur et à mesure qu'ils se rapprochent de la surface, la température des roches qu'ils
traversent diminue (rappel : le gradient géothermique est d'environ 30°C tous les kilomètres).
De plus les magmas en s'éloignant de leur lieu de formation, et donc de la source de chaleur,
vont progressivement refroidir.

Les caractéristiques du magma influence son comportement, notamment sa viscosité : la


fluidité d'un magma facilite sa remontée vers la surface au travers de fissures.

5. Magmas basaltiques et granitiques


Il existe, grossièrement deux grands types de magma : granitique et basaltique. Un magma
granitique est un magma formé par la fusion de roches riches en silice, il est épais et
visqueux. Un magma basaltique, moins riche en silice, sera lui beaucoup plus fluide. Quand
un magma granitique remonte vers la surface il se solidifie généralement en profondeur car la
température devient vite insuffisante pour le maintenir à l'état liquide. C'est pourquoi les
granites se forment exclusivement en profondeur.

La température de solidification d'un magma basaltique étant beaucoup plus forte que celle
des magmas granitiques (1200°C en surface contre 900°C) les magmas basaltiques arrivent le
plus souvent à l'état liquide en surface. Ils donnent alors des éruptions. C'est un magma de ce
type que l'on rencontre dans les volcans.

La viscosité d'un magma dépend de :

 sa température (plus c'est chaud, plus c'est fluide)


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 la teneur en eau qui facilite l'hydrolyse de la silice et donc la fluidification du magma


 la teneur en gaz (plus il y a de gaz plus c'est fluide). Cette caractéristique est à l'origine de
la nature explosive ou effusive des volcans.
 l'acidité du magma (plus le magma est basique, c'est dire de moins en moins riche en
silice, plus il est fluide).
 la présence de Na, Ca, Mg, Fe qui permettent la formation de petites chaînes et renforcent
donc la fluidité.

Lors de sa remontée vers la surface, le magma peut s'accumuler à certains endroits du


manteau ou de la croûte. Ce sont les chambres magmatiques.

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6. Cristallisation : Au fur et à mesure de la cristallisation d'un magma, il y a


transformation de sa composition chimique. Ainsi un même magma peut fournir une
succession de roches différentes déterminées par une série magmatique. Selon la taille
des cristaux dans une roche magmatique il est facile de connaître son temps de
refroidissement et donc son lieu de refroidissement.

7. Les phénomènes chimiques Au cours de sa remontée vers la surface et de son stockage


dans une chambre magmatique, un magma refroidit. Il peut arriver directement en surface,
il subit alors peu de modification. Mais lorsqu'il stagne dans les chambres magmatiques,
son refroidissement, plus intense, va entraîner des modifications dans sa composition.
Lors du refroidissement, il y a cristallisation des minéraux (comme le sel d'eau de mer
cristallise lors de l'évaporation). Mais cette cristallisation n'a pas lieu en même temps pour
tous les minéraux. En effet les minéraux ne peuvent cristalliser que dans certaines
conditions de température et de pression. Il peut y avoir recristallisation des mêmes
minéraux que ceux de la roche d'origine (dont est issue le magma) mais souvent ce sont de
nouvelles espèces minérales qui se forment. Des substitutions d'ions peuvent avoir lieu
(rayons ioniques semblables, charge plus forte comme Na+ et Ca++). Enfin, les minéraux
entrant dans la composition des premiers cristaux ne sont plus disponible dans le magma.
Ainsi au fur et à mesure du refroidissement, le magma s'appauvrit en certains éléments
chimiques (ceux entrant dans la composition des cristaux) et s'enrichit en conséquence des
autres éléments (quand de l'eau de mer s'évapore, l'eau encore liquide est de plus en plus
riche en sel). C'est le phénomène de la cristallisation fractionnée.

Un exemple est celui du Rubidium. Présent en faible quantité dans le magma d'origine, il se
concentre au fur et à mesure de la cristallisation fractionnée. Cette caractéristique est utilisée
pour connaître l'origine d'un magma.
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Il peut aussi y avoir cristallisation fractionnée quand les minéraux formés se déposent par
gravité et n'entrent plus en relation avec le liquide, il n'y a plus alors d'échanges d'ions et le
liquide devient plus concentré en certains ions que d'autres. La silice se cristallisant à faible
température (en dernier), on peut ainsi observer une acidification de plus en plus grande au fur
et à mesure du refroidissement d'un magma. En effet tous les autres minéraux cristallisant
avant, le magma restant voit sa teneur en silice devenir de plus en plus importante.

Le mélange des minéraux dans un magma peut modifier certaines de leurs caractéristiques : si
on regarde 2 espèces minérales différentes, le mélange de celles-ci peut permettre une
température de fusion inférieure à la température de fusion de l'espèce la plus fusible prise
isolément, c'est le point eutectique.

En plus de cette cristallisation fractionnée, la stabilité des minéraux va intervenir. En effet les
cristaux ne sont stables que dans des conditions très précises de température et de pression (et
d'environnement chimique). Ainsi les premiers cristaux formés à haute température vont se
dissoudre à des températures plus faibles. L'olivine, par exemple, qui est un des premiers
cristaux à se former, va donner un pyroxène lors de la baisse de température du magma. Les
pyroxènes vont eux-mêmes être détruits pour donner des amphiboles si la baisse de
température se poursuit. Cette suite réactionnelle se poursuit avec la cristallisation de biotite
au dépend des amphiboles puis de muscovite au dépend de la biotite. La formation de quartz
est le terme final qui se forme lors de la cristallisation complète du magma. Pour des solutions
solides (minéraux isomorphes comme les plagioclases) il y aura enrichissement, ou non, de
certains minéraux selon le temps de refroidissement d'un mélange liquide. A forte température
c'est l'anorthite qui se cristallise, le magma restant s'enrichit donc en albite (il y a de plus en
plus de Ca et de moins en moins de Na).Dans ce cas précis, l'anorthite n'est pas détruite mais
reste protégée par les formations d'albites (et des minéraux intermédiaires).

A travers ces différentes caractéristiques, il a été possible de classer des minéraux selon leur
ordre d'apparition en fonction de la température et de la teneur en SiO2 du magma initial :
(Suite réactionnelle de Bowen).

La teneur du magma en silice conditionne l'évolution de cette suite. Un magma riche en silice
ira jusqu'aux termes ultimes de la suite : beaucoup de quartz, un peu de micas de

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plagioclases(albite) et d'orthose). Un magma peu siliceux conservera les cristaux de haute


température. Un magma très pauvre en silice donne ainsi une roche riche en olivine et en
feldspathoïdes.

8.Les séries magmatiques Ces différents phénomènes lors de la cristallisation peuvent


ainsi expliquer l'évolution des magmas.
Au cours de son ascension et de son stockage dans des chambres magmatiques, le magma
peut subir en plus de la cristallisation fractionnée, une contamination par l'encaissant lors
de sa remontée. Ainsi au cours du temps le magma va peu à peu évoluer. La succession des
roches dérivées d'un même magma constitue une série magmatique. Ceci explique
comment il est possible de passer d'un magma basaltique à un magma riche en silice. On
distingue :

 La série tholéitique : le rapport Na-K/SiO2 est faible et le magma est saturé (il n'y a pas
de feldspathoïdes). Le magma de départ est un basalte tholéitique (très pauvre en silice)
que l'on rencontre généralement au niveau des dorsales océaniques, des arcs insulaires et
dans le volcanisme continental (trapps). Le basalte tholéitique se forme à faible pression
(donc en faible profondeur) à partir du manteau. Ensuite par enrichissement progressif
(contamination, cristallisation fractionnée) du magma, il y a formation d'andésites
(islandites) puis de rhyolites. Le stade basalte est le plus courant.
 La série calco-alcaline : le rapport Na-K/SiO2 est plus fort. Na est dominant par rapport à
K. Cette série se rencontre dans les zones de subduction (Cordillères) et les arcs insulaires
évolués. Elle commence par des basaltes et va jusqu'aux rhyolites. Le stade intermédiaire
andésitique est le plus courant.
 La série alcaline : le rapport Na-K/SiO2 est fort. Les minéraux caractéristiques sont
l'olivine et les feldspathoïdes, c'est donc un magma sous-saturé. Cette série se rencontre
dans le volcanisme des domaines continentaux stables. Elle va des basaltes aux trachytes.
Le stade basalte est dominant. Le magma ne se forme qu'à haute pression.

9. Cristaux et temps de refroidissement Plus le temps de refroidissement sera long, plus


les cristaux auront le temps de se développer. Ainsi les magmas qui refroidissent en
profondeur, lentement, donnent des roches riches en gros cristaux. La taille et l'abondance
de ces cristaux déterminent des textures différentes :

 Texture grenue : Il n'y a que des cristaux visibles à l'œil


nu (phénocristaux).
 Texture aplitique : les cristaux sont tous petits
 texture porphyroïde : il y a de gros et de petits cristaux
 texture pegmatitique : il n'y a que de gros cristaux
 texture microgrenue il n'y a que des cristaux mais
ceux-ci ne sont visibles qu'au microscope.
 Texture microlitique la roche n'est pas entièrement
cristallisée. On trouve quelques gros cristaux, beaucoup
de petits invisibles à l'œil nu qui sont contenus dans un verre. Le verre correspond à la
phase liquide d'un magma ayant solidifiée très rapidement sans pouvoir former des
minéraux. C'est donc un mélange d'espèces minérales non cristallisées. Les roches
possédant cette texture se sont généralement formées près de la surface terrestre.
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 texture vitreuse ou hyaline il n'y a pas de cristaux. Ce n'est que du verre. Les roches
hyalines sont le plus souvent des laves ayant refroidies très rapidement (dans l'eau par
exemple). On peut toutefois y observer des pseudocristaux (les sphérolites).

10. Caractères des roches

Il existe plusieurs classements différents et complémentaires.

Selon les minéraux :

Ces classements se basent sur les notions :

 d'acidité de la roche :

o Une roche acide possède plus de 65% de silice


o Une roche intermédiaire possède entre 52 et 65% de silice
o Une roche basique possède entre 45 et 52% de silice
o Une roche ultrabasique possède moins de 45% de silice.

 D’alcalinité :

o Une roche alcaline est riche en feldspaths potassiques et sodiques,


o Une roche calco-alcaline possède en plus des plagioclases
o Une roche calco-sodique ne possède que des plagioclases.

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 De saturation :

o une roche sursaturée ne contient pas de feldspathoïdes et est riche en quartz


o une roche saturée ne contient pas de feldspathoïdes
o une roche sous-saturée est riche en feldspathoïdes.

 De coloration :

o Une roche hololeucocrate est blanche, elle possède moins de 12,5% de


ferromagnésiens
o Une roche leucocrate possède entre 12,5 et 37,5% de ferromagnésiens
o Une roche mésocrate possède entre 37,5 et 62,5% de ferromagnésiens
o Une roche mélanocrate possède entre 62,5 et 87,5% de ferromagnésiens
o Une roche holomélanocrate est noire avec plus de 87,5% de ferromagnésiens.

A ces critères se rajoute la texture de la roche.

Selon la proportion en minéraux, on distingue (Classification de Jung et Brousse) :

Les syénites et trachytes riches en orthose, biotite et amphibole

 les granites et rhyolites riches en quartz, orthose, plagioclases (Na), biotite et


amphibole
 les granodiorites riches en quartz, orthose, plagioclases (Ca), biotite et amphibole et
où les plagioclases dominent sur l'orthose
 les diorites et andésites riches en plagioclases (Ca), pyroxènes, biotite et amphibole
 les gabbros et basaltes riches en plagioclases (Ca), pyroxènes et olivine
 les péridotites riches en pyroxènes et olivine.

11.Selon le mode de gisement

 Les roches de profondeur :


Ce sont les roches grenues, et plus particulièrement le granite. Ces gisements peuvent
être de deux types :

o Soit un énorme massif à bords francs avec l'encaissant. Ce sont les batholithes.
Ce sont de grosses gouttes de magma qui se sont solidifiées dans la croûte. Ils
ont une origine profonde ou sont produits par métamorphisme.
o Soit un massif où l'on passe progressivement aux roches sédimentaires. On y
trouve les migmatites (mélange de granite et d'une autre roche) qui font
transition. Ce sont des granites issus du métamorphisme.

 Les roches de demi-profondeur :


Leur structure est microgrenue. Elles forment généralement de petits massifs, les
laccolites, ou des filons au travers de l'encaissant.
 Les roches de surfaces :
Elles sont microlitiques ou vitreuses. Ce sont les laves.

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12. ORIGINE DES MAGMAS :

 Les magmas basaltiques


Ils prendraient leurs origines dans le manteau à partir d'une péridotite initiale, la pyrolite,
riche en feldspath. On pourrait retrouver une roche de composition proche à la base de la
croûte océanique.
On distingue les basaltes (tholéitiques) émis des points chauds (type Hawaii), qui prennent
leur origine dans un manteau profond, des basaltes émis au niveau des MORB (Basaltes des
Rides Médio-océaniques) qui sont issus d'un manteau plus appauvrit à la suite des
nombreuses fusions partielles précédentes. On retrouve également des magmas basaltiques
tholéitiques au niveau des arcs insulaires.

Fonctionnement des dorsales :

Lorsque le magma monte vers la dorsale, une partie cristallise au contact des roches déjà en
place, elle est à l'origine des gabbros. Plus haut le magma s'infiltre sous forme de cheminée
vers la surface. Les complexes filoniens en sont les restes.
Le litage des gabbros de la croûte océanique est issu du mouvement de l'asthénosphère.
Proche du Moho, ces foliations indiquent le mouvement de l'asthénosphère au niveau de la
dorsale, plus profondes elles indiquent des mouvements à une distance d'autant plus grande
que le niveau est profond. Car l'asthénosphère va se refroidir au contact de la lithosphère (qui
elle même refroidit au cours de son déplacement) et s'accrétée à la lithosphère d'où un
épaississement de celle-ci.

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VII. LE METAMORPHISME

Définition et facteurs du métamorphisme

Expérience au laboratoire, les géologues ont porté l'argile à haute température, forte pression
et en présence de l'eau. On a obtenu les résultats suivants :

A partir de 500°C, les cristaux apparaissent et les minéraux argileux disparaissent pour faire
place aux nouveaux minéraux appelés minéraux du métamorphisme.
A cette étape de transformation, les géologues ont obtenus après refroidissement du quartz, du
feldspath, du mica un résidu cristallin constitué d'ilménite, de corderie, de grenat. Cette
composition est celle du Gneiss, roche cristallophyllienne qui s'est donc formée à partir de
l'argile roche sédimentaire. Cette transformation est faite à l'état solide.

 Au-dessus de 370°C, un liquide sorti du mélange se scinde en deux phases


o Une phase solide avec les cristaux de mica, d’ilménite, de grenat etc.
o Une phase liquide qui a pour composition minéralogique le quartz, le
feldspath, le mica. Cette composition minéralogique est comparable à celle du
granite roche magmatique. Il s'agit ici d'un granite d'anatexies, c'est-à-dire
granite issu de la fusion de roches cristallophyllienne

I. Définition
Le métamorphisme est un ensemble de transformation minéralogique et architecturale d'une
roche solide préexistante en une autre. Ces transformations s'opèrent à l'état solide et dans les
conditions de haute température, de forte pression et de présence de minéralisateur.

II. Les facteurs du métamorphisme

 La haute température la température augmente avec la profondeur, elle augmente


de 300C/100m : c’est le gradient géothermique moyen. Un métamorphisme ou la
température agit est appelé thermométamorphisme.

 La pression la forte pression que subissent les roches est due à la superposition de
terrain et aux déplacements des plaques lithosphériques si dans un métamorphisme
c'est la pression qui domine on parle de dynamo métamorphisme.

 La présence des minéralisateurs ce sont des vapeurs renfermant les substances


minérales (eau, phosphate, soude). Elles s'échappent du magma situé en profondeur et
en pleine ascension pendant le plutonisme ou pendant le volcanisme.

III. Les types de métamorphisme

On distingue 3 types de métamorphismes :

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1. Le métamorphisme régional ou métamorphisme général ou métamorphisme


géosynclinal Ce métamorphisme intéresse une vaste région. Il affecte toute une série de
roche très vaste et épaisses et généralement sédimentaires. Il a lieu dans les grandes fosses
géosynclinales.

Les facteurs responsables de ce métamorphisme sont :

 La température qui assure la fusion des minéraux et naissance du magma secondaire


qui en se refroidissant se cristallisent
 La forte pression: elle détermine le réarrangement des minéraux. Elles créent la
schistosité et ou la foliation des roches cristallophylliennes
 Les vapeurs minéralisatrices qui accélèrent la recristallisation.

Les roches les plus métamorphisées passent insensiblement au granite d'anatexie en passant
par le migmatique qui sont les roches renfermant un mélange de gneiss et de granite.

2. Le métamorphisme de contact ou d'auréole : c'est un métamorphisme qui se produit à


faible profondeur et ceci lorsque le magma en traversant des roches sédimentaires leurs fait
subir au contact des modifications chimiques et de phénomènes de cristallisation. L'action du
magma intrusif se fait sentir dans les zones limitées et concentriques appelées auréole de
métamorphisme.

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La roche métamorphique obtenue est la cornéenne.

Les roches sédimentaires sont autant plus transformées qu'elles sont plus proches du granite
intrusif.

3. Le métamorphisme d'impact ou d'enfouissement


Ce métamorphisme est provoqué par chute de grosses météorites à la surface du globe.

IV. Caractéristiques des roches métamorphiques, étude comparée du gneiss et du


granite

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L'observation d'un échantillon de gneiss montre que c'est une roche présentant une alternance
de lits clairs et de lits sombres. Les lits clairs sont constitués de quartz et de feldspath, tandis
que les lits sombres sont constitués de micas noirs.
Cet aspect feuilleté est caractéristique des roches métamorphiques.
Le granite contient les mêmes minéraux que le gneiss, mais il n'est pas feuilleté. Ses grains de
dimension semblables sont dispersés de façon homogène.
Le gneiss est une roche entièrement cristalline et les cristaux sont alignés dans le même sens.
Le granite bien étant une roche cristalline n'a pas ses cristaux alignés.
Le gneiss n'est pas clivable c'est-à-dire qu'on ne peut pas séparer ses feuillets.

Du fait que le gneiss est constitué de cristaux disposés en lit ou en feuillet, on dit que c'est une
roche cristallophyllienne.

En plus des 3 minéraux suscités (quartz, feldspath, mica noir) certains gneiss peuvent
renfermer d'autres minéraux tels que d'ilménite, cordiérite, grenat. Alors on parlera de gneiss à
cordiérite...
Définitions
Foliation c'est l'aspect feuilleté commun que présentent les roches métamorphiques, aspect
qui résulte de la disposition parallèle des minéraux.
La schistosité: est la propriété d'une roche de se débiter en feuillet suivant les plans de
clivage, propriété dû à la structure orientée des minéraux.
Le litage : est l'alternance des bandes parallèles de compositions différentes.
Le clivage : est un plan de cassure originel rencontré dans certains cristaux.
V. Caractéristiques des roches métamorphiques :
Les roches métamorphiques sont:

 Non stratifiée (c'est-à-dire ne forment pas de strates)


 Elles sont non fossilifères (elles ne contiennent pas de fossiles)
 Elles sont cristallines (formées de cristaux)
 Elles proviennent de la transformation des préexistantes

VI. Quelques séries métamorphiques :

Roches
Roches sédimentaires Roches magmatiques
métamorphiques
Catégorie de la
roche semi
Semi semi semi semi
siliceu semi éclogitique
argileuse calérine granitique basaltique
se
Argiles et granite pop
Roches initiales Caléaires Gneiss basalte éclogite
schistes thyroïde
marbres Gneiss oille
schistes
cristallines (gros grains Amphiboli
Roches cristallines → Quartz
→ marbres de feldspath te → Amphibole
métamorphiques micaschiste ite
à minéraux allongés) → éclogite

tel que Gneiss à

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amphibole grains fins


et mica
Séries métamorphiques Série régressive

Tableau 9 : Quelques séries métamorphiques

BIBLIOGRAPHIE :

1- GEOREGE BEAUDOIN, GITOLGIE et METALLOGENE 2006


2- RESSOURCES MINIERES FRANCAISE, TOME I, LES GISEMENTS DE
TINGSTEN, 1977
3- CONTEXTE STRUCTURAL ET METALLOGENIQUE DES SKARNS A
MAGNETITTE BENI BOU, FROUR, MAR, MEMOIRE, 2014, NOENUE
LEDBRET
4- L’OBJET EMBLOMATIQUE SYSTEME HYDROTHERMAUX, NIGALI, BOSSI,
2014 COLLECTION EDYTEM
5- HYDROTHERMALISME SPECUATION METALLIQUE HYDRIQUE ET
SYSTEME HYDROTHERMAUX, MAURICE CHENEVOY ? 2016
6- Maurice chenevoy et michel piboule, hydrothermalisme spéciation métallique
hydrique et systèmes hydrothermaux ; EDP Sciences, 2007
7- GÎTES MINÉRAUX ET MÉTALLIFÈRES, ED. FUCUS, Nicolas VARLAMOFF,
1993

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