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Chris

Le document traite de la loi régissant le microcrédit en République Démocratique du Congo, soulignant son rôle crucial dans le développement économique et social, en particulier pour les populations exclues du système bancaire traditionnel. Il aborde également le problème croissant de l'insolvabilité des débiteurs à Lubumbashi, en identifiant plusieurs causes telles que l'instabilité économique et le manque d'éducation financière. Enfin, il pose la question de recherche sur les causes de cette insolvabilité et propose une méthodologie pour l'étude.

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Chris

Le document traite de la loi régissant le microcrédit en République Démocratique du Congo, soulignant son rôle crucial dans le développement économique et social, en particulier pour les populations exclues du système bancaire traditionnel. Il aborde également le problème croissant de l'insolvabilité des débiteurs à Lubumbashi, en identifiant plusieurs causes telles que l'instabilité économique et le manque d'éducation financière. Enfin, il pose la question de recherche sur les causes de cette insolvabilité et propose une méthodologie pour l'étude.

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1

INTRODUCTION
1. PRESENTATION DU SUJET
En République Démocratique Du Congo (RDC), la loi principale régissant le microcredit est la
loi n°11/020 du 15 septembre 2011, fixant les règles relatives à l’activité de la microfinance.
Cette loi est complétée par les instructions de la Banque Centrale Du Congo (BCC) pour sa mise
en œuvre. Cette loi définit les règles générales encadrant l’activité de la microfinance en RDC,
notamment le cadre juridique applicable aux institutions de microfinance (IMF) et aux entreprises
de microcredit. Elle précise les conditions d’agrément des IMF, les règles de fonctionnement, et
les obligations d’établissements.

En RDC, le microcredit joue un rôle essentiel dans le développement économique et social, en


particulier pour les populations exclues du système bancaire traditionnel. Il permet d’acceder à
des financements pour lancer ou développer des activités génératrices de revenus, contribuant
ainsi à la création des emplois et à la lutte contre la pauvreté.

Les microcredits permettent sont un outil pour l’autonomisation des femmes et permettent aux
ménages d’améliorer leurs conditions de vie. Les microcredits ont un impact positif dans
plusieurs secteurs :

- Élaboration :

Ils permettent aux personnes qui n'ont pas accès aux crédits bancaires classiques d’obtenir un
financement pour financer leurs projets personnels ou professionnels.

- Développement de l’entrepreunariat :

Ils sont un moyen pour les personnes à faible revenu de démarrer ou développer leurs entreprises.

- Création d’emplois :

Ils soutiennent l’entrepreunariat, ils contribuent à la création des emplois et à la réduction du


chômage.
2

- Autonomisation des femmes :

Ils jouent un rôle important dans l’autonomisation des femmes, en leur donnant les moyens de
devenir financièrement indépendantes.

- Amélioration des conditions de vie :

Ils permettent aux ménages d’améliorer leurs conditions de vie en leur donnant l’accès à des
services financiers et en les aidant à gérer leur argent.

- Lutte contre la pauvreté :

Ils sont un outil de lutte contre la pauvreté, en permettant aux personnes les plus démunies
d’accéder aux services financiers et de développer des activités génératrices de revenus.

- Renforcement des capacités locales :

Des programmes de microcredits comme celui-ci soutenu par la Banque africaine de


développement (BAD) et d’autres institutions, visent à renforcer les capacités d’acteurs locaux et
à soutenir les petites entreprises.

2. PHENOMENE OBSERVE
Nous avons constaté qu’en République Démocratique Du Congo (RDC), en général et à
Lubumbashi, en particulier, l’insolvabilité est en voie d’atteindre son paroxysme pour moult
raisons, en l’occurrence :

- Instabilité économique : La conjoncture économique instable et les fluctuations de prix


des biens de consommation peuvent affecter la capacité des clients à rembourser leurs
prêts.

- Carence d'éducation financière : De nombreux clients n'ont pas une formation adéquate
en gestion financière, ce qui peut les amener à faire des choix d'investissement risqués ou
à mal gérer leurs finances personnelles;

- Forte concurrence : L'augmentation du nombre d'institutions

- Problèmes de santé : Les dpenses imprévues liées à la santé peuvent également peser
lourdement sur éle budget des clients, les empêchant de respecter leurs obligations
financières;
3

- Absence de garanties : Beaucoup de clients n'ont pas de biens à offrir en garantie, ce


qui augmente le risque pour les institutions de microcredit et peut conduire à des pratiques
de prêt moins responsables.

Ces facteurs amassés contribuent à un environnement où l'insolvabilité devient un


problème croissant, nécessitant une attention accrue d’acteurs du secteur pour trouver des
solutions durables.

a) Problème à élucider

Dans ce travail, nous allons tenter d’élucider le problème relatif à l’insolvabilité des débiteurs
dans le domaine du microcredit en RDC en général, et à Lubumbashi en particulier. Comme nous
l’avons dit dans la partie précédente, plusieurs raisons sont à la base de l’insolvabilité des
débiteurs dans le domaine du microcredit en RDC de manière générale, et à Lubumbashi de façon
singulière.

Eu égard de l’observation que nous avons faite, une thématique de recherche a été extraite et nous
l’avons intitulée : << l’insolvabilité des débiteurs dans le domaine du microcredit à Lubumbashi.
Cas de la Finca >>. Il s’agit de cette situation que nous allons essayer d’éclairer dans notre travail.

b) Question de départ

Raymond Quivy et Luc Van Campenhoudt, dans leur ouvrage ils définissent la question de départ
comme un champ de base initial crucial mais temporaire, avant d’entreprendre une recherche plus
approfondie. Ils mettent en évidence son rôle de guide dans le processus de recherche.

Une question de départ ou de recherche bien formulée doit être claire, concise, précise et
spécifique. Elle doit être suffisamment précise pour être abordée dans le cadre de votre recherche,
et suffisamment générale pour susciter des réponses intéressantes. Elle doit être aussi pertinente
par rapport à votre sujet de recherche et compréhensible pour tous,même ceux qui ne connaissent
pas votre domaine.

Quelles sont les causes de l’insolvabilité des débiteurs dans le domaine du


microcredit à Lubumbashi. Cas de la Finca ? Telle est notre question de recherche
ou de départ à laquelle nous allons tenter de répondre.

3.REVUE DE LITTERATURE

Nicolas Kalika, Charles Piot et Hervé Stolowy, abordent la revue de littérature


comme un état de l’état de l’art dans le domaine de la comptabilité, de la gestion et
de l’audit, mettant en évidence son utilité pour analyser et synthétiser les
connaissances existantes.
4

Cette partie est importante puisqu'elle nous rapproche d’avantage du bagage documentaire, des
théories existantes, des pensées de nos prédécesseurs et des résultats de leurs études qui sont en
congruence avec la problématique de notre travail.

a) Études théoriques

Cette étude théorique qui aborde l’insolvabilité des débiteurs dans le domaine du microcredit à
Lubumbashi. Cas de la Finca, en mentionnant des auteurs et leurs ouvrages pertinents. Cette
étude examine les contributions théoriques d'auteurs clés qui ont analysé les sujets qui sont en
similitude avec celui sur lequel porte notre étude.

Jean-Michel Servet, (2015). Dans la vraie révolution du microcredit, analyse le microcredit


comme un outil de développement mettant en lumière ses succès et ses limites. Sébastien Boyé,
Jéremy Hajdenberg, David Munnich et Alix Pinel, (2009). Guides pratiques et études. Le
guide de la microfinance : Microcredit, ce guide offre une vision globale du microcredit, de sa
conception à ses applications pratiques.

Marguerite S. Robinson,(2001) est connue pour ses travaux sur le développement de la


microfinance et son rôle dans la réduction de la pauvreté parmis les quels nous pouvons citer The
microfinance révolution. Cette étude soutient que les institutions de microfinance peuvent offrir
des services financiers qui permettent aux personnes à faible revenu d'accéder à des ressources,
favorisant ainsi l'entrepreneuriat et le développement économique. Robinson met en avant l'idée
que la microfinance peut jouer un rôle crucial dans l'autonomisation des femmes et dans
l'amélioration des conditions de vie. Sa théorie ne mettant pas un accent sur les crises
économiques, Robinson se concentre souvent sur les bénéfices à long terme de la microfinance
sans suffisamment prendre en compte comment les crises économiques (comme les récessions ou
les chocs externes) qui peuvent affecter la capacité des emprunteurs à rembourser leurs prêts.
Manque d'analyse des risques spécifiques : Ses travaux peuvent manquer d'une évaluation
détaillée des types de risques (comme le risque de crédit, le risque opérationnel, etc.) auxquels les
institutions de microfinance sont confrontées, ce qui est crucial pour une gestion efficace. David
Roodman (2012) est un critique influent de la microfinance. Dans ses études, il remet en
question l’efficacité des institutions de microfinance en termes de réduction de la pauvreté. Il
souligne que, bien que la microfinance puisse offrir un accès au crédit, elle ne garantit pas
5

nécessairement une amélioration significative des conditions économiques des emprunteurs.


Roodman appelle à une plus grande transparence et à une meilleure évaluation de l'impact social
des programmes de microfinance. Bien qu'il soulève des préoccupations légitimes, Roodman
pourrait ne pas explorer suffisamment les solutions pratiques que les institutions pourraient
adopter pour améliorer leur gestion des risques. Cela peut laisser un vide pour les praticiens
cherchant à mettre en œuvre des changements, sa critique peut parfois sembler trop généralisée,
sans tenir compte des variations dans les contextes locaux et les modèles d'institutions de
microfinance.

Niels Hermes et Robert Lensink (2007) se concentrent sur l'impact de la microfinance sur la
pauvreté et le développement économique. Ils analysent comment les prêts peuvent influencer les
résultats économiques des emprunteurs et examinent également l'efficacité des institutions de
microfinance dans divers contextes. Leur travail met en avant l'idée que la microfinance peut être
un outil puissant pour le développement, mais que son succès dépend de nombreux facteurs
contextuels. Bien qu'ils fournissent une analyse macroéconomique, leur recherche peut manquer
d'une analyse détaillée des mécanismes spécifiques de gestion des risques au sein des institutions,
ce qui est essentiel pour comprendre comment elles peuvent gérer efficacement le risque de crédit,
certaines de leurs conclusions peuvent être basées sur des données qui ne tiennent pas compte des
nuances locales, rendant leurs recommandations moins applicables dans certains contextes.

Tandis que Joanna Ledgerwood (1999) Dans son ouvrage "Microfinance Handbook : An
Institutional and Financial Perspective" reconnue pour son approche systématique dans la
compréhension des produits financiers offerts par les institutions de microfinance. Elle propose

un cadre pour évaluer ces produits et souligne l'importance d'une gestion rigoureuse des risques,
notamment par la formation du personnel et l'évaluation continue des portefeuilles de prêts.
Ledgerwood insiste sur le fait que pour que les institutions de microfinance soient durables, elles
doivent adopter une approche proactive en matière de gestion des risques. L’auteur aborde les
pratiques de gestion des risques dans les IMF, en mettant l'accent sur l'importance d'une approche
systématique pour évaluer le risque de crédit et optimiser la performance institutionnelle. Elle
offre une analyse approfondie des mécanismes de fonctionnement des institutions de
microfinance, tout en mettant l'accent sur l'importance d'une gestion rigoureuse des risques.
Joanna Ledgerwood souligne également que la gestion des risques est cruciale pour la durabilité
6

et la performance des institutions de microfinance. Elle met en avant que, bien que ces
institutions visent à fournir un accès au crédit aux populations vulnérables, elles doivent
également naviguer dans un environnement complexe de risques de crédit, opérationnels et
réglementaires. Ledgerwood insiste sur l'importance d'établir des systèmes robustes de gestion
des risques qui non seulement protègent les actifs de l'institution, mais garantissent également la
protection des emprunteurs. Cette approche équilibrée entre la mission sociale et la viabilité
financière est essentielle pour garantir que les institutions de microfinance puissent continuer à
servir efficacement les communautés qu'elles desservent, tout en minimisant les impacts négatifs
potentiels sur les emprunteurs.

b) Études empiriques

Mohamed Lamine Hibrahim NTOUGARA (2010). Le microcredit et la lutte contre la pauvreté,


pour rendre claire la lecture de mon mémoire, je vais procéder par un éclaircissement de quelques
mots. A commencer par le micro-crédit, dont plusieurs personnes considèrent comme un service
de proximité dont le but est la solidarité et le coût minime. Cette forme est considérée comme le
micro-crédit traditionnel, puisque aujourd'hui le micro-crédit prend différentes formes, ce n'est
plus les petits services de proximité qui gèrent le micro-crédit, c'est plutôt les Institutions du
Micro-crédit (IMC), les banques, les collectivités, souvent même certains Etats etc.Certains
auteurs ont aussi vérifié empiriquement l’existence d’un lien entre le mécanisme de crédit de
groupes et le taux de remboursement des crédits.

Cédric Beauduin YMELE, (2013). La microfinance et la lutte contre la pauvreté : une étude de
microcredits octroyés par le réseau MCA de la Menoua, la microfinance représente aujourd'hui
un des axes de nombreuses politiques de développement ; pourtant, la nature et l'ampleur exacte
de l'impact qu'on peut en attendre ne sont pas toujours aussi établies que ce qui est parfois affirmé
dans les forums internationaux (Marc LABIE, 1999). Par ailleurs, il s'agit d'un secteur
extrêmement diversifié. En matière de microfinance, cela concerne fondamentalement deux types
d'institutions : les organisations à « logique coopérative2 » et les ONG. Il n'est donc ni possible ni
souhaitable de résumer l'ensemble de la microfinance autour d'un schéma unique qui serait le seul
à légitimer. Au contraire, il s'agit de faire preuve de nuance et de voir ce que chaque type
d'institution peut apporter au champ de la microfinance. Par ailleurs, il est important de ne pas ni
7

surestimer ni sous-estimer ce que la microfinance peut apporter en matière de lutte contre la


pauvreté.

Shama et Zeller (1997). D’autre par le niveau de taux de remboursement des crédits faibles
(Godquin, 2004 ; Paxton et al., 2000 ; Sharma et Zeller, 1997). Selon les principes de gestion
bancaire et sur le modèle bilatéral prêteurs-emprunteurs, leur portefeuille de créances est
constitué en majorité de personnes se situant autour de la ligne de pauvreté.

4.PROBLEMATIQUE

La problématique est un procès de réflexion, un art d'élaborer ou de poser clairement les


problèmes et aussi de les résoudre suivant leur transformation dans la réflexion scientifique ou
philosophique. Elle consiste donc à poser d'une manière explicite, claire et précise, le problème
qui sera posé plus tard.

Nous disons avec MUCHELLI, J., que la problématique d'un travail scientifique est un problème
que l'investigateur souhaiterait résoudre ou d'une question à laquelle il souhaiterait répondre.

Selon GANI KOONGO, N., la problématique est une question ou un groupe de questions
auxquelles un chercheur souhaiterait répondre selon une réflexion scientifique tout au long de son
travail scientifique.

Ainsi, pour ce qui nous concerne, notre problématique se résume par la question suivante :

1. Quelles sont les causes d'insolvabilité des débiteurs dans le domaine du microcredit à
Lubumbashi. Cas de la Finca ? Telle est la question à laquelle nous allons essayer de répondre.

5. HYPOTHESES

L'hypothèse peut être envisagée comme une réponse anticipée que le chercheur formule à sa
question spécifique de recherche.

Pour GRAWITZ, l'hypothèse est définie comme une proposition de réponses anticipées aux
questions posées qui seront vérifiées au cours de la recherche. Elle tend à formuler une relation
entre les positions significatives mêmes ou plus au moins précises. Elle permet de les interpréter
et leur donner une signification véritable qui constituera un élément imposable dans la théorie.
8

Partant de la problématique de notre travail, nous avons émis les hypothèses selon lesquelles :
Les causes d'insolvabilité s’expliqueraient par le manque de culture d’affaire des débiteurs
(mauvaise affectation de fonds reçus), le taux d'intérêt de remboursement trop élevé, la situation
socio-économique ou encore le manque de bonne volonté de ces derniers auprès de la Finca.

6. METHODES ET TECHNIQUES DE RECHERCHE

Il y a deux grandes approches de produire des données ou des preuves empiriques en sciences
économiques et de gestion : le qualitatif et le quantitatif (Pires, 1997). L’étude quantitative est
une technique de collecte de données qui pemet au chercheur d’analyser des comportements, des
opinions, ou même des attentes en quantité. L’objectif est souvent d’en déduire des conclusions
mesurables statistiquement, contrairement à une étude qualitative :( Publié le 5 décembre 2019
par Gaspard Claude). Dans le cadre de notre travail nous avons opté pour une approche plus
quantitative de données qui seront recueilles sur le terrain, pour pouvoir analyser comment
l’insolvabilité des débiteurs au sein de la Finca.

6.1.1. METHODES ET TECHNIQUES DE COLLECTE DES DONNEES

Pour analyser l’insolvabilité des débiteurs dans une institution de microcredit comme la Finca, il
est essentiel de mettre en place des méthodes et techniques de collecte des données.

6.1.2. Méthode d’entretien

Nous allons élaborer des questionnaires standardisés pour recueillir des données quantitatives sur
l’insolvabilité des débiteurs dans le domaine du microcredit à Lubumbashi. Cas de la Finca qui
est notre champ empirique.

Nous allons également faire des entretiens Semi-Directifs avec des agents de l'institution de
microfinance (Finca) pour obtenir des informations qualitatives sur l’insolvabilité des débiteurs.

6.1.3. Technique Documentaire

Cette technique est importante pour tout chercheur, car elle permet d'étudier et d'analyser les
différents documents pour enrichir la question de recherche, la technique documentaire va nous
permettre de recenser les données existantes (données secondaires), grâce a cette technique, nous
9

avons eu à consulter différents documents entre autres : les mémoires, les ouvrages, les
articles.etc afin d'obtenir des informations nécessaires pour notre thématique.

6.2. METHODES ET TECHNIQUES D’ANALYSE DES DONNEES

Pour analyser l'insolvabilité des débiteurs au sein de la Finca, nous avons opté pour deux
méthodes d'analyse : l'analyse descriptive et l'analyse de corrélation.

6.2.1 Méthode d'Analyse Descriptive

L'analyse descriptive consiste à résumer et à décrire les caractéristiques des données collectées.
Elle permet d'obtenir une vue d'ensemble de tendances, de distributions et de relations dans les
données sans établir des relations causales. Nous allons rassembler des données quantitatives sur
les performances financières (taux de défaut, taux de recouvrement, rentabilité) et des données
qualitatives sur l’insolvabilité des débiteurs au sein de la Finca.

6.2.2. Méthode d'Analyse de Corrélation

L'analyse de corrélation est définie par Cohen et Holliday (1982) comme une méthode statistique
utilisée pour mesurer la force et la direction de la relation entre deux variables quantitatives.
Selon eux, "la corrélation quantifie le degré auquel deux variables varient ensemble, permettant
ainsi d'évaluer si une variable peut être prédictive de l’autre. Cette méthode nous aidera à
l'analyse des données collectées au sein de l’entreprise Finca et à analyse des coefficients obtenus
pour déterminer quelles pratiques sont associées à l’insolvabilité de ses clients.

7. OBJECTIF POURSUIVI PAR LA RECHERCHE

Il est vain d'amorcer un travail scientifique sans un objectif visé. Notre travail repose sur un
double objectif :

- Examiner les critères d'octroi de crédit de la Finca ;

- Savoir ce que fait la Finca face au cas des insolvables.


10

8. JUSTICATION SUR LE CHOIX DU SUJET

Le choix du sujet constitue, avec le choix du directeur, la démarche qui aura la plus grande
importance dans le cheminement de l'étudiant. Le sujet de recherche représente ce sur quoi
l'étudiant investira le plus et de ce choix dépendra aussi les apprentissages et la satisfaction que
l'étudiant retirera de sa démarche.

8.1. Justification personnelle :

Sur le plan personnel, ce sujet est d'une importance capitale pour nous raison de notre intérêt pour
la finance inclusive et le développement économique. Le microcredit joue un rôle crucial dans
l'autonomisation des populations vulnérables et dans la lutte contre la pauvreté. En abordant le
thème afférent à l’insolvabilité des débiteurs dans le domaine du microcredit à Lubumbashi. Cas
de la Finca, nous pouvons contribuer à une meilleure compréhension de défis auxquels ces
institutions font face et tenter de proposer des solutions concrètes. De plus, cette recherche nous
permet d’acquérir des compétences analytiques et pratiques qui seront bénéfiques pour notre
carrière future dans le secteur financier ou du développement.

8.2. Justification scientifique :

Ce sujet permet de combler une lacune dans la recherche académique en fournissant des données
empiriques sur l'insolvabilité des débiteurs dans le domaine du microcredit, en intégrant des
théories financières et des études de cas pratiques, cette recherche peut enrichir le corpus des
connaissances sur le microcredit et offrir des perspectives nouvelles sur les meilleures le
phénomène d’insolvabilité dans le domaine du microcredit.

8.3. Justification managériale :

Les managers doivent comprendre comment l’insolvabilité de leurs clients peut influencer non
seulement la santé financière de leurs institutions, mais aussi les capacités à servir leurs clients et
leurs objectifs sociaux. En examinant le cas spécifique de la Finca, cette recherche peut fournir
des recommandations pratiques qui aideront les dirigeants à améliorer leurs stratégies d’octroi
des prêts, elle peut également être une sensibilisation pour eux.
11

9. DELIMITATION DU SUJET

Pour ce qui est de notre délimitation, notre étude dans sa délimitation spatiale, sera menée à la
Fondation pour l'assistance communautaire internationale de Lubumbashi, Finca en sigle, située
sur l'avenue Lomami au numéro 211 dans la commune de Lubumbashi. Quand à la délimitation
temporelle, notre recherche, nous l’avons faite ou effectuée sur une période allant du 05 février
2025 au 05 mai 2025, synonyme de trois (3) mois de recherche.

10. STRUCTURE DU MEMOIRE

Il est de bon aloi de signaler qu’outre l'introduction générale et la conclusion générale, notre
travail est subdivisé en trois chapitres à savoir : Le premier chapitre met l’accent sur le cadre
conceptuel et théorique, le deuxième chapitre se focalise sur le cadre empirique et le troisième et
dernier chapitre se centralise sur le résultat de l'étude.

Le premier chapitre, parle du cadre conceptuel et théorique, c’est dans ce chapitre que nous
aurons à définir les mots clés qui cadrent avec notre thématique et à donner les approches
théoriques utilisés.

Pour ce qui est du deuxième chapitre, c’est ici où la présentation de notre champ empirique, soit
de la fondation pour l'assistance communautaire internationale de Lubumbashi (Finca) va être
faite.

Enfin, dans le troisième chapitre, nous allons donner les détails du résultat de notre étude en
présentant les données, les analyses, les interprétations et suggestions pour améliorer le
phénomène observé, et c’est par une conclusion générale que nous allons jeter une ancre
indélébile à cette recherche.
12

CHAPITRE PREMIER : CADRE CONCEPTUEL ET


THEORIQUE

I.1. DEFINITION DES CONCEPTS

Sur ce point nous allons relever quelques définitions de mots pivots de notre travail scientifique
tels que : insolvabilité, débiteur, domaine, microcredit , etc. Et de différentes théories qui ont un
point de jonction avec notre sujet de recherche.

I.1.1. Concepts Opératoires

a. Insolvabilité :

a.a. Selon le droit : L'insolvabilité, en droit, se définit généralement comme l'incapacité d'une
personne ou d'une entité à payer ses dettes à l'échéance, en raison d'un passif supérieur à l'actif ou
d'une incapacité à faire face à ses obligations financières. Cette définition est largement partagée
par les auteurs et les juristes qui abordent le sujet, bien que des nuances existent dans les
approches juridiques spécifiques.

Définitions plus précises et nuances :

• Insolvabilité de trésorerie :

Une entreprise peut être insolvable en termes de trésorerie si elle ne peut pas payer ses dettes
malgré un actif global supérieur à son passif, mais elle peut être solvable comptablement si son
passif est inférieur à son actif.

• Insolvabilité comptable :

Elle se produit lorsque le passif d'une entreprise est supérieur à son actif total.

• Insolvabilité prospective :

Contrairement à l'arrêt des paiements, l'insolvabilité est une situation où l'entreprise ne peut pas
apurer son passif malgré la mise en œuvre de mesures de redressement.
13

• Insolvabilité comme incapacité à payer l’échéance :

L'insolvabilité est caractérisée par l'incapacité du débiteur à payer les dettes échues, exigibles et
non litigieuses.

• Insolvabilité et personnalité juridique :

L'insolvabilité n'affecte pas la personnalité juridique de l'entreprise, mais elle constitue un


élément de représentation du débiteur.

Quelques auteurs et leurs contributions :

a.b. Larousse :

Définit l'insolvabilité comme l'état de la personne ou de la société qui ne peut pas payer ses dettes
par insuffisance d'actif.

a.c. NetSuite :

Précise qu'il existe deux types d'insolvabilité, l'insolvabilité de trésorerie et l'insolvabilité


comptable.

a.d. Thomson Reuters :

Indique qu'une entreprise est insolvable si ses actifs sont insuffisants pour s'acquitter de ses dettes
et de son passif.

a.e. Coface :

Définie l'insolvabilité comme l'incapacité d'une personne physique ou morale de faire face à ses
obligations financières à leur échéance.

a.f. Theses.fr :

Met en évidence la notion prospective de l'insolvabilité, qui ne se limite pas à l'impossibilité de


payer au regard des ressources existantes, mais inclut l'incapacité à apurer le passif malgré des
mesures de redressement.
14

a.g. L'Association Henri Capitant :

Souligne que l'insolvabilité est caractérisée par l'incapacité du débiteur à payer les dettes échues,
exigibles et non litigieuses.

a.h. United Nations Commission on International Trade Law (UNCITRAL) :

Précise que l'insolvabilité peut être définie comme l'impossibilité de payer les dettes à leur
échéance ou lorsque le passif dépasse la valeur de l'actif.

Ces définitions et approches mettent en évidence la complexité de la notion d'insolvabilité, qui va


au-delà d'une simple incapacité à payer et prend en compte la situation financière globale de
l'entreprise ou de la person la gestion des risques de crédit dans le secteur de la microfinance se
réfère à l'ensemble des processus systématiques adoptés par les institutions de microfinance pour
anticiper et gérer les risques associés à l'octroi de crédits, afin d'assurer leur viabilité financière
tout en soutenant le développement économique des emprunteurs." (Source : Adapté d'une étude
sur la microfinance, 2021)

Cette définition souligne l'importance d'un équilibre entre la rentabilité et l'impact social, un
aspect central dans le domaine de la microfinance.En termes simples, un débiteur est une
personne, physique ou morale, qui doit quelque chose à un autre, appelé le créancier. Cette
"chose" peut être une somme d'argent, un bien ou un service, et le débiteur est obligé de l'exécuter.

b. Débiteur :

b.a. Larousse :

En termes simples, un débiteur est une personne, physique ou morale, qui a une dette envers un
créancier. Il s'agit de la personne qui doit payer une somme d'argent ou effectuer une prestation
envers une autre personne. Le débiteur peut être un client envers un fournisseur, un locataire
envers un propriétaire, ou une entreprise envers une banque.

Définitions :

Débiteur : Personne qui est redevable d'une obligation envers un créancier.


15

Dette : Obligation financière ou non-financière (comme un bien ou un service) que le débiteur


doit au créancier.

Créancier : Personne à qui le débiteur doit payer une somme d'argent ou effectuer une prestation.

Auteurs notables qui ont abordé le concept de débiteur :

Il n'y a pas d'auteurs spécifiques qui ont "inventé" le concept de débiteur, car il s'agit d'un concept
juridique et économique fondamental. Cependant, des juristes et économistes ont largement
étudié et approfondi la notion de débiteur dans différents domaines du droit et de l'économie, tels
que :

b.b. Juristes :

Les juristes ont élaboré les règles concernant les obligations, les contrats, et les procédures de
recouvrement des dettes, ce qui est directement lié à la notion de débiteur.

b.c. Économistes :

Les économistes ont étudié l'effet des dettes sur l'économie, les systèmes de crédit, et les
comportements des débiteurs, comme des auteurs sur le développement durable.

Exemples de situations où le concept de débiteur est utilisé :

Achats à crédit: Un client qui achète un produit ou un service à crédit devient débiteur envers le
vendeur.

Emprunts bancaires: Une personne qui contracte un prêt devient débiteur envers la banque.

Location: Un locataire qui paie un loyer est débiteur envers le propriétaire.

Transactions commerciales: Une entreprise qui doit payer ses fournisseurs est débitrice.

En résumé, le concept de débiteur est central dans les relations économiques et juridiques, et sa
compréhension est essentielle pour comprendre les mécanismes de crédit, d'endettement, et de
gestion des dettes.
16

l.1.2. Concepts Connexes

a. Domaine :

a.a. Larousse :

Le mot "domaine" en français possède plusieurs significations, allant de la propriété foncière à un


champ d'activité. Il peut également désigner un domaine de connaissances ou un domaine de
compétence. En droit, le domaine public désigne les biens qui appartiennent à l'État et qui sont
inaliénables.

Définitions:

a.b. Propriété foncière :

Un domaine peut désigner une vaste propriété, souvent rurale, comprenant des terres, des
bâtiments et des exploitations agricoles.

a.c. Champ d'activité :

Le terme "domaine" peut être utilisé pour désigner une discipline, un sujet, une branche de
connaissances ou un secteur d'activité.

a.d. Compétence :

"Domaine" peut aussi faire référence à une compétence ou une spécialité, c'est-à-dire ce que
quelqu'un connaît bien ou dans lequel il est compétent.

a.f. Droit :

Dans le domaine juridique, le "domaine public" désigne les biens appartenant à l'État et qui sont
inaliénables et imprescriptibles.

a.g. Informatique :

En informatique, le nom de domaine est une adresse unique qui permet d'identifier un site web ou
une section d'Internet.
17

a.h. Auteurs :

Les différents domaines peuvent avoir leurs propres auteurs ou figures importantes. Par exemple,
en littérature, on peut parler de grands auteurs du domaine romanesque ou poétique. Dans le
domaine scientifique, on peut citer des noms comme Einstein ou Darwin. En droit, les auteurs de
codes et lois sont des figures importantes dans ce domaine. En informatique, des figures comme
Bill Gates ou Linus Torvalds sont considérées comme des auteurs dans leur domaine.

En résumé, le mot "domaine" est polyvalent et son sens dépend du contexte. Il peut désigner une
propriété, un champ d'activité, une compétence, un domaine juridique ou

un nom de domaine en informatique. Les auteurs peuvent être des figures importantes dans
différents domaines, selon le sens du mot. elle est définie par Muhammad Yunus, un économiste
bangladais, qui a publié son livre "Banker to the Poor" en 1999. Dans ce livre, il explique que la
microfinance est un moyen de fournir des services financiers, comme des petits prêts, aux
personnes à faible revenu qui n'ont pas accès aux banques traditionnelles. Cela vise à aider les
gens à sortir de la pauvreté en leur permettant de créer ou de développer une petite entreprise.

b. Microcrédit :

Le microcrédit est un dispositif qui consiste à prêter de petites sommes d'argent à des personnes
ou à des familles qui n'ont pas accès au système bancaire classique, faute de garanties réelles ou
d'apport personnel suffisant. L'objectif est de les aider à réaliser un projet de développement
d'activités productives ou de création d'une très petite entreprise.

Il a pour origine l'initiative, récompensée par le prix Nobel de la paix 2006, du Bangladais
Muhammad Yunus et de la Grameen Bank qu'il a créée en 1983. Professeur d'économie,
Muhammad Yunus avait constaté que des femmes pauvres ne pouvaient obtenir des banques
locales du crédit pour leur petit commerce, faute de solvabilité. Sur ses propres fonds, il leur prêta
de petites sommes d'argent qui furent rapidement remboursées.

Présent surtout dans les pays en développement où il est particulièrement adapté pour favoriser
l'activité et la création de richesses, le microcrédit se pratique aussi dans les pays développés ou
en transition.
18

Par le maillage économique qu'il crée, le microcrédit a un impact sur le développement local. Il
touche des secteurs très variés comme :

l'agriculture (groupements villageois, coopératives paysannes, organisations

professionnelles agricoles),

l'artisanat (groupements d'artisans, associations artisanales féminines),

le financement de l'économie sociale (mutuelles d'épargne et de crédit, banques villageoises),

la protection sociale (mutuelles de santé, caisses de santé primaire).

Inscrit dans une démarche économique et financière durable, le microcrédit s'accompagne d'un
soutien fort aux bénéficiaires.

Le microcrédit est, avec l'épargne, la micro-assurance et d'autres produits, l'un des outils
financiers qui forment la microfinance.

I.2. CADRE D’ANALYSE

C’est dans cette partie de notre travail que nous allons évoquer les théories qui sont
en lien avec notre thème de recherche. Les théories sur l'insolvabilité dans le
microcrédit sont complexes et multiples, mais plusieurs auteurs ont contribué à les
développer. Des chercheurs comme David Hulme et Paul Mosley (1996), ont
notamment démontré l'impact positif des programmes de microcrédit sur la
réduction de la pauvreté des clients, soulignant l'importance de ces programmes
pour le développement économique.

Voici quelques théories et auteurs clés :

Théories générales sur l'insolvabilité en microcrédit :


19

- Théorie de l’agence :

Explique comment les intermédiaires financiers (IMF) peuvent avoir des objectifs
différents de ceux de leurs clients, ce qui peut conduire à une prise de risques
excessive et, par conséquent, à l'insolvabilité.

- Théorie des incitations au profit :

Met en évidence les mécanismes qui incitent les IMF à prendre des risques pour
maximiser leurs profits, ce qui peut entraîner des problèmes de remboursement.

- Théorie du compromis :

Examine le compromis entre la recherche de profits et la satisfaction des besoins


des clients en microfinance, qui peut conduire à des choix qui augmentent le risque
d'insolvabilité.

- Théorie de la hiérarchie :

Se concentre sur la structure organisationnelle des IMF et comment elle peut


influencer leur comportement, notamment en matière de gestion des risques et de
remboursement des prêts.

- Théorie du cycle de vie :

Examine comment les sources de financement et leur impact sur la performance


peuvent varier selon la phase du cycle de vie d'une IMF, ce qui peut affecter sa
capacité à gérer les risques.

Auteurs notables et leurs contributions :


20

- Muhammad Yunus :

Figure emblématique de la microfinance, il est le fondateur de la Grameen Bank et


a popularisé l'approche du microcrédit, mais son travail a également souligné
l'importance de la gestion des risques et de la soutenabilité financière des
institutions de microcrédit.

- Katsushi Imai et Shafiul Azam :

Ont étudié l'impact du microcrédit sur la réduction de la pauvreté au Bangladesh,


mettant en évidence l'importance de la gestion des risques pour la soutenabilité des
programmes de microcrédit.

- David Hulme et Paul Mosley :

Ont examiné l'impact du microcrédit sur la pauvreté, soulignant à la fois les


avantages et les défis de cette approche, notamment en ce qui concerne la gestion
des risques d'insolvabilité.

- Jean-Michel Servet :

A également étudié l'impact positif des programmes de microcrédit sur la réduction


de la pauvreté.

Auteurs spécialisés en gestion des risques :

Comme Koehn et Santomero, Kim et Santomero, Rochet, Shrieves et Dahl,


Besanko et Kanatas, et Furlong et Keeley, ont étudié l'influence du niveau de
capitalisation sur le comportement des banques et leur performance, notamment
dans le contexte de la microfinance.

Auteurs spécialisés en microfinance :


21

Comme Hartarska et Nadolnyak, ont examiné l'impact du ratio de capital sur la


performance des IMF.

Auteurs qui ont examiné les déterminants du défaut de remboursement :

Comme Abhijit Banerjee et Esther Duflo, ainsi que Matthieu Chemin, ont
étudié les facteurs qui peuvent conduire à l'insolvabilité des clients en microcrédit.

Ces théories et auteurs ont contribué à une meilleure compréhension des défis liés à
l'insolvabilité en microcrédit, notamment en ce qui concerne la gestion des risques,
la soutenabilité financière des institutions de microcrédit et l'impact de ces
programmes sur la réduction de la pauvreté et le développement économique.
22

CHAPITRE DEUXIEME : PRESENTATION DE FOUNDATION


INTERNATIONAL COMMUNITY ASSISTANCE (Finca)

II.1. PRESENTATION DU CHAMP EMPIRIQUE

a. Situation géographique

Finca/RDC a son siège à Kinshasa dans la commune de la Gombe au croisement des avenues
colonels Ebeya et de l'hôpital,non loin de l'hôpital général.Elle compte plusieurs branches dont :

- La branche de Masina, 25 , boulevard Lumumba, Masina SIFORCO ;

- La branche de Ngaliema , route de Matadi 16007/BINZA UPN

- La branche de Rond-point Ngala, 475, avenue de foire,C/Lemba ;

- La branche de Matadi, 24 avenue Kinshasa , Rond-point 24/15 ;

- La branche de Boma, 245 avenue Lumbua, Quartier NZAZI ;

- La branche d'Iturie (Durba)

- La branche de Mbuji-Mayi

- La branche de Bukavu

- La branche de Lubumbashi,211 avenue Lomami,C/Lubumbashi.

Dont la branche de Lubumbash qui est notre champ empirique est considéré comme la plus
grande agence dans la a province dans la province du grand Katanga en générale, et elle est
accompagnée avec d'autres branches comme suit :

- La branche de katuba

- La branche de Bel air

- La branche de Kolwezi

- La branche de Kalemie
23

Elle envisage d'étendre son réseau des agences sur toute l'étendue de la République démocratique
du Congo.

b. Historique de l'entreprise

The foundation International Community Assistance, FINCA en sigle est une association de
microcrédit, a but non lucratif fondée par John Hatchi en 1984, qui a pour slogan :"small loans-
bigs changes" ( petits prêts - grands changements).

Parfois désignée comme "la banque mondiale des pauvres"et un vaccin contre la pauvreté
pour la planète, FINCA est l'investigateur du village banking dans le microcrédit, et est considéré
comme l'un des pionniers de la micro finance modene. FINCA a son quartier général a
Washington DC.

À l'heure actuelle, Finca est présente dans 22 pays d'Amérique latine, aux Caraïbes d’Asie
occidentale et centrale, en Europe de l'est et en Afrique ; elle comporte près de 7000 employés,
servant 700000 clients pour un portefeuille global de près de 500000000 USD. De manière
exhaustive Finca est présente dans les continents suivants : Amérique, Afrique, Moyen-orient,
Eurasie, Antique, et Finca maintien une présence administrative en Ukraine.

Avec la gamme Bank et Action International, Finca est considérée comme l'une des
organisations de microfinance la plus influente au monde.

1984, Hatchi, un économiste averti etexpert du développement international, conçoit une


nouvelle méthode pour porter assistance aux pauvres. Dans un avion survolant les Andes en
direction de la Bolivie, Hatch est frappé par l'inspiration. Il saisit de quoi écrire, et note
rapidement ses idees, équations et organigramme. Arrivé a La Paz, il a déjà jeté les bases d'une
approche complètement différente de l'allègement de la pauvreté : un programme de sévices
financiers qui donneraient des responsabilités aux pauvres."Donnez aux communautés pauvres,
l'occasion, et après deguerpissez!"déclaré Hatchi, Il appelle l'idée village Banking. Cette
approche donne aux pauvres l'occasion des prêts a des niveaux d'intérêt du marché.

Hatchi a d'abord convaincu le groupe des officiers de l'USAID(Agence des États-Unis pour le
développement international), qui étaient intéressés par cette idée novatrice, fournira une
première subvention d'un million de dollars, Hatchi et son partenaire d'affaires péruvien, Aquiles
24

Lanoa, lancèrent un programme dans cinq parties géographiques séparées de la Bolivie, et en


l'espace de quatre semaines, avaient généré des fonds dans 280 villages, servant 14000 familles
avec de prêts valant 630000 dollars.

La fondation international pour l'assistance communautaire a réussi, en près de vingt-cinq années


d'expérience, à se classer parmi les plus importantes institutions internationales du monde de la
microfinance..

Pour assurer plus d'efficacité du développement, il prône les principes suivants :

1. Acheminer les fonds vers les bénéficiaires;

Permettre aux bénéficiaires de déterminer eux-mêmes ce dont ils ont besoin ;

La mise en pratique de ces pratiques conduit à la création de la méthodologie dite"Village


banking" qui consiste en de micro-prets de groupe 7 avec les caractéristiques suivantes :

Le groupe compte 10 à 15 membres :

2. Les membres se connaissent : ils veillent et/ ou travaillent dans le même quartier,

3. Les membres utilisent le concept de " solidarité", ils garantissent les prêts des autres membres ;

4. Le contrat social au sein du groupe assure le remboursement, assure que la banque villageoise
se réunit toutes les semaines ou toutes les deux semaines ;

5. Les membres ont la charge d’une organisation démocratique, ils élisent leurs propres
dirigeants, établissent leurs propres règlements, tiennent les livres comptables, gèrent les fonds, et
sont pleinement respectables de la surveillance des prêts, y compris d'appliquer des pénalités, en
cas de violations de lois et règlements du groupe.

Ainsi, le premier programme FINCA va voir le jour à la Paz, en Bolivie, dans un contexte
marqué par un manque total de soutien de banques envers les institutions de microcrédit. Le
formidable succès emporté par la formule va créer de nouveaux programmes en Amérique Latine .
25

À ce stade, FINCA se concentrait exclusivement à sévir mes femmes économiques faibles,


pour les raisons suivantes :

- Les femmes sont défavorisées en matière d'accès au crédit ;

- La pauvreté féminin est une tendance mondiale ;

- Aider ma femme est le plus court chemin pour aider ma famille à améliorer son niveau de vie.

Avec l'évolution de temps, FINCA a décidé d'une part de cibler tous les micros entrepreneurs, et
d'autres part de s'engager dans un vaste processeur de restructuration de sa finalité sociale ("a
Banker With a soul": un banquier dotée d'une âme).

De ce fait, si la maison mère basée à Washington dispose du statut d'organiser caritative, les
fliales éparpillées à travers le monde sont en train de se transformer pour devenir des banques.

La filiale congolaise de Finca a commencé à opérer en mai 2003, dans un contexte marqué par
une situation politique très instable (la fin de la guerre n'était pas encore effective et formelle),
ainsi qu'une extrême méfiante du public envers les institutions financières. En depit de cela,
FINCA/RDC, dotée alors du tatut d'ONG, parvient à récolter un succès impressionnant avec son
produit de village banking.

En 2006, FINCA/RDC obtient aux termes de l'instruction n° 001 de la Banque


Centrale du Congo, le statut d'instruction de microfinance .

En 2006,un nouveau produit est introduit par l'institution, à savoir le crédit individuel, lequel a
permis à FINCA/RDC de doubler son portefeuille de crédit en l'espace de quelques mois
d'expansion de ses activités, ce qui impliquait d'importants investissements dans les
infrastructures : Il fut décidé la création de deux branches à Kinshasa Gombe, masina, dotée de
dix bureaux ultramodernes, et qui devinrent pleinement opérationnelles en décembre 2006. Au
cours de l'année 2006, le personnel de FINCA/RDC passa de 50 à plus de 120 employés.

En dépit de tous ces succès l'instruction se trouvait limiter par son statut juridique, lequel ne
permettrait pas d'offrir au public de nouveaux produits tels que les transferts d'argent et les
paiements électroniques : de par la législation congolaise en effet, seules les banques sont
habilitées à gérer les moyens de paiement dont font partie les transferts et les paiements.
26

Cet obstacle est désormais levé, car depuis le mois de mai 2008, FINCA/RDC est une société par
Actions à Responsabilité limitée (SARL), disposant du tout nouveau statut juridique de société de
microfinance.

De nouvelles opportunités se présentent donc à l'institution qui s'est par ailleurs engrangée à
acquérir un système informatisé plus performant afin de travailler de manipule professionnelle.

II. 2. ELEMENTS STRATEGIQUES

a. Missions

La mission d'une organisation est là réalisation du but de son existence, et aussi celle
de sa vision. La mission de Finca consiste à "fournir des services financiers aux micros
entrepreneurs du monde entier, afin de leur permettre de créer de l'emploi, accumuler des
richesses et améliorer leurs conditions de vie "dans le but de contribuer à l'effort planétaire de
réduction de la pauvreté.

b. Vision

La vision d'une organisation est la perception des résultats que l'organisation voudrait voir ses
activités réalisées . C'est un tableau qui montre où l'organisation voudrait aller et peut être décrite
comme une"balise brillante de loin pendant la nuit, qui guide des voyageurs vers leurs
destinations"

Cette déclaration de vision traduit clairement d'une part la volonté de Finca d'être le leader
mondial en matière de service financier fournis aux micro entrepreneurs et d'autres part la
nécessité de travailler de manière rentable professionnelle afin d'assurer la pérennité de ses
opérations.

c. Objet et valeur
27

II.3. STRUCTURE ORGANITIONELLE ET FONCTIONNELLE

FINCA RD Congo a comme une et une seule direction (la direction nationale qui chapeaute
toutes les branches et d'autres directions)

La direction de complaisance

Elle est chargée de faire appliquer la méthodologie de Finca à tous les niveaux de
l'institution. Elle fait ses rapports directement au Directeur National sur tous les fonctionements
qu'elle constate à tous les niveaux de l'institution. Elle s'occupe également de l'inspection
minutieuse de tous les dossiers de crédits déboursés par les officiers de credit.

Cette Direction est subdivisée en quatre services à savoir :

_ Le service d'inspection crédit individuel ;

_ Le service d'inspection crédit de groupe ;

_ Le service d'inspection petit groupe ;

_ Le service d'audit

La Direction de Finance.

Elle gère les financements de l'institution. Elle est subdivisée


en : Comptabilité qui gère tous les comptes de l'institution et les caissières et Porto Folio qui
s'occupe de la gestion des portefeuilles de crédit de FINCA RD Congo.

La Direction des opérations

Elle s'occupe de tous ces problème de production de l'institution. C’est cette direction qui
alimente toute l'institution. Elle est appuyée par deux chefs de produits qui sont des législateurs,
chacun en son domaine. Ce sont les chefs de produits qui élaborent tous les principes et
l'éthologied des produits au niveau national.
28

II.4. ORGANIGRAMME DE L'ENTREPRISE

II.5. ANALYSE DE L'ENVIRONNEMENT

II.5.1. Contexte interne ( SWOT)

L’analyse SWOT permet d’identifier les forces et faiblesses de l’entreprise (Finca), ainsi que les
opportunités et les menaces externes.

a. Forces :

- L’expertise en services financiers pour les petites entreprises;

- Le personnel qualifié et engagé

- L’approche centrée sur le client et le développement communautaire ;

- Les programmes de formation et d’éducation financière.

b. Faiblesses :

- Les ressources limitées pour le marketing et la sensibilisation ;

- Le taux d’intérêt perçu comme élevé par certains clients.

c. Opportunités :

- La croissance de la demande pour les services financiers inclusifs ;

- L’adoption des technologies financières innovantes ;

- L’expansion dans des zones rurales sous-desservies;

- La création des plateformes de prêt en ligne.

d. Menaces :

- La concurrence accrue des banques traditionnelles ;

- L’instabilité économique et politique dans la région ;

- La crise sanitaire affectant la capacité de remboursement des clients ;


29

- Le risque de surendettement des clients.

II.5.2. Contexte externe ( PESTEL)

L’analyse PESTEL permet d’évaluer les facteurs externes qui peuvent avoir un impact sur
l’entreprise (Finca).

a. Politique :

- Les politiques gouvernementales ;

- Les lois;

- La stabilité politique.

b. Économique :

- Le taux de croissance

- L’inflation ;

- Le taux d’intérêt;

- Les conditions du marché.

c. Social :

- Les tendances sociales ;

- Les changements de comportements de consommateurs ;

- Les valeurs culturelles.

d. Technologique :

- Les évolutions technologiques ;

- Les nouvelles innovations ;

- La numérisation ;

- L’autonomisation.
30

e. Environnement :

- Les changements climatiques ;

- Les réglementations environnementales.

f. Légal :

- Les lois en matière de droit du travail de protection des données et de concurrence ;

- Les réglementations en matière de droit du travail de protection des données et de concurrence.

CONCLUSION ET SUGGESTIONS
Nous voici au terme de notre travail de recherche dont le sujet porte sur l’Insolvabilité des
débiteurs dans le domaine du microcredit à Lubumbashi. Cas de la Finca.

A cet effet, l'objectif de notre recherche était plus basé sur les causes d'insolvabilité des crédits
demandés par les clients et la gestion des ressources qui exige à la banque une vigilance et une
étude rationnelle de solvabilité avant tout octroi de crédit et plus loin, une garantie.

Ainsi, la FBN Bank comme toutes autres banques est exposé à ces risques de crédit, qui n'est
d'autres que l'insolvabilité des clients, et cette situation a fait l'objet de notre étude.

Notre problématique a tourné autour de la question suivante : « Quelles sont les causes
d'insolvabilités des consommateurs des produits et services de la FBN Bank? »

A cette question, nous avons avancé une réponse provisoire suivante qui a constitué notre
hypothèse : « les causes d'insolvabilité seraient le manque de culture d'affairesauprès de
consommateurs (mauvaiseaffectation de fonds reçu), letaux d'intérêt de remboursement trop
élevé, la situation socio-économiqueouencore lemanque de bonne volonté de ce dernierauprès de
sa banque ».

Cette hypothèse nous a conduit à l'utilisation de questionnaire pour afin atteindre les objectifs
poursuivis à notre recherche. Ce questionnaire a ciblé tous les clients de la FBN/BANK qui ont
reçu un créditen 2015. L'échantillon de notre enquête était composé de 30 sujets qui ont accepté
de répondre à ce questionnaire.

Afin, après le dépouillement, l'analyse et la comparaison des données ainsi queles différents
tableaux des résultats, nous disonsde cette hypothèse que :

1) Plus de la moitié soit 70% de notre sujet d'enquête, nous ont montré que, le montant sollicité
pour le crédit auprès de FBN/BANK est affecté à l'utilisation du ménage qu'aux affaires. Ce qui
veut dire manque de culture d'esprit d'affaires auprès des consommateurs. Cfr. Le tableau des
résultats n°9 ;
31

2) La deuxième raison est celle d'un faible écart de 6% de taux d'intérêt de remboursement des
crédits octroyés par la FBN/Bank entre ceux-là qui disent le taux est normal(53%) et ceux-là qui
disent que le taux est cher (47%) d'où, le facteur de la hausse de taux d'intérêt de remboursement
est un élément non négligeable de l'insolvabilité chez les clients de la banque, cfr. Au tableau
n°13 ;

3) La troisième cause est celle des problèmes socio-économiques qui font à ce que les
demandeurs des crédits ne soient pas à mesure de rembourser leurs crédits.

Nous pouvons constater que les trois premières raisons poussées dans l'hypothèse de notre travail
sont vérifiées et affirmées, et notre quatrième raison dans l'hypothèse est infirmée, ce qui veut
dire que le manque de bonne volonté ne constitue pas une des causes d'insolvabilité.

Ainsi pour clore, nous suggérons à la FBN/BANK ce qui suit :

- Encourager sa clientèle en octroyant les crédits à un taux faibles pour augmenter sa capacité de
demande;

- Former sa clientèle à l'esprit d'investissement et de bon usage des prêtsdemandés ;

- Préparer sa clientèle aux conséquences de multiples réalités du monde d'affaires.

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