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E o e

Ce cours sur l'économie et l'organisation des entreprises vise à expliquer le fonctionnement et la structuration des entreprises, en abordant des questions clés telles que la définition, la classification, et l'environnement des entreprises. Il se compose de plusieurs chapitres qui traitent de la définition des entreprises, de leur environnement, de leurs activités, et de leur organisation. L'accent est mis sur l'importance d'une bonne organisation et d'une structure adaptée pour le développement économique et la réussite des projets d'entreprise.

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Ce cours sur l'économie et l'organisation des entreprises vise à expliquer le fonctionnement et la structuration des entreprises, en abordant des questions clés telles que la définition, la classification, et l'environnement des entreprises. Il se compose de plusieurs chapitres qui traitent de la définition des entreprises, de leur environnement, de leurs activités, et de leur organisation. L'accent est mis sur l'importance d'une bonne organisation et d'une structure adaptée pour le développement économique et la réussite des projets d'entreprise.

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SUPPORT DE COURS : ECONOMIE ET

ORGANISATION DES ENTREPRISES

Objectif :

Ce cours a pour objectif de répondre aux questions essentielles qui permettent de mieux
comprendre, le fonctionnement et l’organisation des entreprises.
Qu’est ce qu’une entreprise ? Par quoi caractérise-t-on la diversité des entreprises ?
Quelles sont les classifications et les typologies possibles ? Selon quel critère désigne-t-
on une PME-PMI ? Qu’est ce qui caractérise l’environnement d’une entreprise ?
Quelles sont les fonctions fondamentales de l’entreprise ? Comment définir une
structure ? Quels sont les paramètres de structuration ?...

Répondre à ces questions, c’est découvrir l’environnement dans lequel évolue


l’entreprise. Notamment, à travers l’identification de ses différents partenaires. De saisir
aussi, le caractère divers et varié du « phénomène » Entreprise, à travers l’identification
des typologies.

Répondre à ces questions, c’est aussi comprendre l’importance d’une organisation et


l’importance du choix d’une structure, qui sont des critères stratégiques du
développement économique de l’entreprise et de la réussite de ses projets.
Préalablement, il est fondamental d’identifier les activités et les fonctions essentielles
d’une entreprise.

Plan du cours :

CHAPITRE I : DEFINITION ET CLASSIFICATION DES ENTREPRISES


CHAPITRE II : L’ENVIRONNEMENT DE L’ENTREPRISE
CHAPITRE III : LES DIFFERENTES ACTIVITES DE L’ENTREPRISE
CHAPITRE IV : L’ORGANISATION DE L’ENTREPRISE : LES FONCTIONS
ESSENTIELLES DE L’ENTREPRISE
CHAPITRE V : L’ORGANISATION DE L’ENTREPRISE : LES STRUCTURES DE
L’ENTREPRISE

1
CHAPITRE I : Définition et classification des
Entreprises

A/ Définition de l’entreprise :
Une entreprise est un groupement humain hiérarchisé qui met en œuvre des moyens
intellectuels, physiques et financiers pour produire former, distribuer les richesses
conformément à des buts définis pour réaliser un profit.
En plus de réaliser un profit, l’entreprise a pour objectif de répondre aux questions
fondamentales importantes de l’économie :
▪ Que produire ?
▪ Quels sont les besoins du marché afin de les satisfaire ?
▪ Pour qui produire ?
▪ Quelle est la catégorie des consommateurs ayant exprimé le besoin ?
▪ Comment produire ?
▪ Quelles matières employer, quelles techniques, quels investissements, quelles
personnes ?

On peut dire que l’entreprise est une unité de production de biens et de services.
…Mais c’est aussi une unité de répartition des richesses :

- Pour fabriquer des biens et des services, l’entreprise doit combiner différents facteurs
de production.
Le but de l’entreprise est d’atteindre l’efficacité maximale afin de minimiser les coûts et
de réaliser des profits. Pour cela elle recherche la meilleure combinaison possible des
facteurs de production.
- L’entreprise en tant qu’unité de répartition des richesses.
Les richesses créées – encore appelées "valeurs ajoutées" – servent par la suite à
rémunérer l’ensemble des agents économiques ayant participé à l’activité de production
de l’entreprise.

Agents rémunérés Type de rémunération

Le personnel Salaires
Richesses
L’Etat et les organismes Impôts et cotisations sociales
Créées par sociaux

l’entreprise Les prêteurs Intérêts


Les apporteurs de Kx Dividendes
L’entreprise Revenus non distribués

2
La part de chaque agent dans la richesse créée dépend du degré de participation de
celui-ci dans l’activité économique.

I. Les classifications (ou typologies) des entreprises :

1. la classification juridique :

Entreprises  Entreprises → Entreprise du


privées secteur public

Entreprises Entreprises Autres types Entreprises Entreprises


individuelle sociétaires d’entreprises semi-pub. publiques
s
-sociétés -sociétés -Les entreprises
coopératives d’économie nationales
-sociétés mixte -les établissements
mutualistes -les publics, industriels et
concessions commerciaux.

Sociétés de SARL Sociétés de


personnes capitaux
- société en nom - société en commandite
collectif par action
- société en - société anonyme
commandite simple

2. La classification dimensionnelle :
a. selon l’effectif :
L’application des critères de mesure de la taille conduit à distinguer les petites
entreprises PE, les PME et les grandes entreprises. Le plus souvent, c’est le critère de
l’effectif qui est retenu pour réaliser cette partition. On distingue ainsi :

1-9 = très petite E/se


10-49 = petite E/se
50-499 = moyenne E/se
> 500 = grande E/se

3
3. Classification économique selon le secteur d’activité :

La classification de Colin Clark : Les trois grands secteurs d’activité


Clark découpe le système productif en 3 grands secteurs d’activité :

• Le secteur primaire : regroupe les E/ses liées à l’exploitation du milieu naturel,


et aboutissant à la mise à disposition de matières premières (agriculture, pêche,
extraction minière)
• Le secteur secondaire : rassemble les E/ses qui réalisent la transformation des
matières premières en biens de production ou en biens de consommation
(industrie, BTP…)
• Le secteur tertiaire : Inclut les entreprises réalisant la production de services
(commerces, banques, assurances, transport…)

Clark introduit un nouveau concept : “La loi des trois secteurs”. Le développement
économique est lié à l’évolution de la part respective de chacun des 3 secteurs dans
l’activité économique ;

• Au départ, c’est le secteur primaire qui est dominant,


• Puis, le secteur secondaire se développe, et finit par dépasser le secteur primaire,
• Enfin, le secteur tertiaire prend de l’importance et devient petit à petit dominant.

D’aucuns aujourd’hui, parlent du secteur quaternaire : il concernerait les prestations


intellectuelles (en général, cette appellation désigne les sociétés de conseil
informatique).

4
Chapitre II : L’environnement de l’entreprise
I. Généralités sur l’environnement de l’entreprise

1. Définition :

L’entreprise est un système ouvert ; elle entretient des relations constantes avec son
environnement. Celui-ci est constitué de tous les éléments extérieurs à l’entreprise qui
ont une influence sur elle. Traditionnellement, on distingue :

- un Macro-Environnement : c’est un environnement général de l’entreprise qui intègre


les aspects, sociologiques, économiques, juridiques, techniques… tant nationaux
qu’internationaux.

- un Micro-Environnement : c’est un environnement spécifique de l’entreprise constitué


de ses clients, ses fournisseurs, ses sous-traitants, ses concurrents…

L’environnement est constitué de l’ensemble des forces extérieures à l’entreprise qui


agissent et réagissent au profit ou à l’encontre de l’entreprise.

Démographie Social Technologie

Clients

Economie Entreprise Culture

Concurrents Four/s
Juridique Politique

Relations internationales

L’entreprise agit également sur son environnement d’une façon positive (création
d’emplois…) ou négative (pollution).

2. Relations entre l’entreprise et son environnement :

a. L’entreprise doit s’adapter à son environnement


Les différentes composantes de l’environnement des entreprises évoluent : la
concurrence se mondialise, la demande des consommateurs change rapidement, les
technologies, les sciences progressent, les événements politiques et économiques
s’enchaînent et la réglementation se modifie.

Les entreprises se doivent d’adapter leur stratégie en fonction de l’évolution des


composantes de l’environnement. Elles identifient les menaces que les évolutions de

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l’environnement font peser sur elles, mais aussi les opportunités qui peuvent en naître.
Les entreprises ne peuvent pas rester passives face à ces évolutions.

E L’ Comportement Analyse en
V E de l’entreprise terme de stratégie
O N
L V
U I . ignorer les modifications de . Absence de
T R l’environnement stratégie particulière
I O
O N
N N . faire face aux évolutions . Stratégie défensive
E
M
défavorables
. Anticiper les évolutions pour . stratégie offensive
D E
E N
T ne pas se laisser surprendre

b. L’entreprise a une influence sur l’environnement


Par sa stratégie, par son activité, par ses produits, l’entreprise modifie son
environnement, de façon positive ou négative.
Par exemple, une entreprise par sa présence dans une zone géographique donnée a des
influences positives sur l’environnement : création d’emplois, formation des salariés,
diffusion de technologies…Lorsqu’elle innove, l’entreprise peut modifier ou créer des
habitudes nouvelles de consommation (téléphonie mobile, restauration rapide,
Internet…).
Toutefois une entreprise peut avoir des influences plus négatives sur son
environnement : pollution, dégradation des paysages (conséquences négatives sur
l’environnement écologique), licenciements massifs (conséquences négatives sur
l’environnement économique et social) …

II. L’entreprise dans son environnement :

1. L’entreprise dans l’économie :

Les caractéristiques du système économique dans lequel l’entreprise est située vont
profondément influencer cette dernière. L’entreprise ne peut être isolée du régime
économique dans lequel elle baigne. Pour simplifier on oppose les nations économiques
selon le régime de la propriété (libérale ou collectiviste) et selon le niveau de
développement.

a. L’entreprise en économie libérale se caractérise par :

- la propriété privée des moyens de production.


- la liberté d’entreprise : chacun est libre de créer une entreprise
- la recherche du profit individuel.

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- l’existence d’un marché où le prix est le mécanisme fondamental de l’activité
économique.
- la concurrence.
b. L’entreprise en économie socialiste se caractérise par :

- la primauté de l’intérêt collectif : l’individuel est subordonné au général.


- la propriété collective des moyens de production. Les moyens de production sont la
propriété de tous.
- l’Etat dirige l’économie, le marché n’existe pas et le niveau des échanges, les prix et
les revenus sont fixés par l’Etat.
- la planification autoritaire : l’administration définit les niveaux de tous les équilibres.

2. L’entreprise et le social :

La prise en compte de la dimension sociale de l’entreprise conduit plusieurs entreprises,


voulant être performantes, à mettre en place une gestion des ressources humaines.
L’homme constitue ainsi la principale richesse des entreprises modernes. L’ensemble
des actions menées par l’entreprise en faveur de son capital humain, traduit une
situation sociale dans l’entreprise qui apparaît à travers la lecture du bilan social. Celui-
ci récapitule en un document unique les principales données chiffrées permettant
d’apprécier la situation de l’entreprise dans le domaine social.

3. L’entreprise et les capitaux

Pour exercer son activité, l’entreprise a besoin en plus du facteur "travail", du facteur
"capital" qui lui sera utile pour le financement de son activité.

Les sources de financement peuvent être nombreuses :

• ils peuvent provenir des associés sous forme d’apports en nature ou en espèces
pour la constitution de la société ou en cas d’augmentation du capital.
• les emprunts obligataires : la dette obligataire ressort du long terme. Sa durée de
vie est comprise entre 8 et 15 ans.
• les crédits bancaires : ces crédits peuvent être à moyen et long terme pour le
financement des investissements réalisés par l’entreprise, comme ils peuvent être
à court terme, de quelques jours à quelques mois pour assurer à tout moment le
maintien de la solvabilité de l’entreprise.
• le crédit-bail ou "leasing" qui a pour objet le financement d’investissements
mobiliers ou immobiliers de l’entreprise puisque sa caractéristique fondamentale
est la mise à la disposition de l’entreprise d’équipements dans le cadre d’un
contrat de longue durée qui prévoit le versement régulier de loyers. L’entreprise
n’a pas donc la propriété du bien investi bien quelle en ait l’usage.

7
• la bourse ou marché financier dont la fonction essentielle est de constituer une
source de financement pour les émetteurs de titres. Deux grands types
d’instruments, les actions et les obligations, sont utilisés afin de mobiliser
l’épargne des investisseurs.

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Chapitre III : Les différentes activités de l’entreprise

I. L'activité commerciale
La gestion commerciale couvre la connaissance du marché, la définition d'une
stratégie, l'élaboration des politiques commerciales (produits, prix.), l'organisation des
services commerciaux et l'action commerciale (vente, formation, recrutement, ...).
a) Connaissance du marché
Du fait que l'entreprise dépend de l'extérieur, une grande place est accordée aux
relations avec l'extérieur et le marché. Une bonne connaissance du marché est
indispensable pour définir la stratégie commerciale (avec les actions correspondantes :
prix, publicité, ...) et pour guider l'entreprise dans certaines opérations ponctuelles. Il
faut bien connaître ses besoins en informations, ensuite on se renseigne.
b) Les prévisions et politiques…
La prévision de la demande est indispensable à une bonne gestion. Toute prévision est
caractérisée par 3 éléments : l'horizon (période prise en compte), l'incertitude,
l'historique (pour extrapoler le futur. On a une tendance générale, l'aléa, des variations
saisonnières et cycliques).
c) L'action commerciale
L'action commerciale recouvre toutes les décisions et opérations directement liées à la
vente. Plusieurs structures existent. En général, les services commerciaux sont dirigés et
coordonnées par une direction unique.
II- L'activité productrice
Pour éviter tout risque d'erreur pour l'entreprise, la production doit être organisée,
planifiée, contrôlée. Le mode de production est la façon dont le produit ou le service est
élaboré. On trouve la fabrication unitaire (artisan), la production en série ou par lot
(voitures), et la production continue (raffinage, ...). Les productions en série demandent
un investissement important ce qui ne facilite pas l'adaptation au marché. Ces
entreprises tentent de fidéliser leurs clients par de la publicité, ... Les systèmes
modernes essaient de concilier productivité et flexibilité. Le choix d'un mode de
production dépend du marché (nombre de clients), et du produit.
a) L'organisation du travail
L'entreprise doit faire face à des contraintes de coûts et de réorganisation de la
production ; si elle veut conserver sa place sur le marché, elle doit mettre en oeuvre une
politique de production qui dépend de sa taille, des objectifs fixés, ... Elle peut être
d'assurer entièrement sa production ou de sous traiter des parties.
b) Outils de gestion
L'entreprise doit déterminer les quantités à fabriquer en fonction des capacités
d'absorption du marché et des capacités de production. L'entreprise dispose d'outils de
gestion de la production tels que la programmation linéaire, le PERT. L'approche

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actuelle consiste à l'analyse de la valeur, de la démarche qualité, et la gestion des
flux tendus.
III- La logistique
C'est l'organisation des flux matériels, informationnels, ... Corrélativement à
l'organisation de la production, c'est l'organisation de tous les flux entrants et sortants
qui doivent être gérés de manière optimale.
La logistique commence avec la localisation de l’entreprise ; elle est liée à des
facteurs économiques (terrain, branchement eau, routes, impôts, main d'oeuvre, climat,
localisation des clients, ...), sociaux (niveau socio-culturel, conflits entre main d'oeuvre
locale et celle amenée par l'entreprise, ...), politiques et institutionnels (exonérations
fiscales, aménagement de la région, réglementation, ...), et techniques (climat,
géographie, ...).
L'approvisionnement est aussi une branche de la logistique et elle constitue l'activité la
plus évolutive en raison des efforts pour en réduire le coût. Son domaine est limité à la
gestion des flux physiques mais on y ajoute la gestion des flux d'informations liés aux
flux physiques.
IV- Le financement
L'entreprise doit, à tout moment, s'assurer de son équilibre financier ; les ressources
permanentes dont elle dispose doivent financer l'actif immobilisé pour dégager un
excédent de capitaux permanents : le fonds de roulement. Ce dernier doit être suffisant
pour couvrir le besoin en fonds de roulement. A défaut, l'entreprise connaît des
problèmes de trésorerie. L'étude du bilan est une étude préalable.
a) Le bilan
Le bilan est l'inventaire de toutes les ressources dont dispose l'entreprise (passif) et de
tous les emplois qu'elle en a fait (actif).
b) La trésorerie
La trésorerie est la différence entre son actif (disponibilité, ...) et son passif (banques,
...), ou entre le FR et le BFR. La partie du BFR concernant l'exploitation (BFRE) est la
plus importante, c'est pourquoi on assimile le BFR à cette unique partie dans les
prévisions. On appelle aussi le BFRE le besoin de financement du cycle
d'exploitation car c'est la différence entre ACE (stocks, créances clients) et DE (dettes
aux fournisseurs), donc un besoin dans le cycle de production.
c) Le financement
Il existe plusieurs financements durables auxquels peut recourir une entreprise pour
financer des investissements : Autofinancement, augmentation de capital,
endettement à terme (moyen, long). Crédit bail ou leasing …

V- La gestion des resources humaines


Après avoir étudié les activités principales de l'entreprise, celles de la vente et de la
production, nous nous sommes intéressés à la gestion des moyens à mettre en oeuvre,
c'est à dire à la gestion des facteurs de production.

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l’importance de la RH a conduit à considerer l’homme dans l’entreprise sous un double
angle:
➢ le personnel peut être un « coût » qu’il s’agira de minimiser;
➢ le personnel peut être une « ressource » qu’il faudra optimiser, mobiliser,
développer et dans laquelle il faudra investir.
La seconde conception fait des RH une « ressource stratégique pour l’entreprise ».
Historiquement, elles faisaient simplement appel à des notions de « main d’œuvre ».
Aujourd’hui, le niveau de formation du facteur travail est désormais considéré comme
un « avoir fixe », tout comme le matériel immobilisé.

11
CHAPITRE IV : L’organisation de l’entreprise :
Les fonctions essentielles de l’entreprise

Au sein d’une entreprise, on peut dénombrer l’ensemble des activités de base : acheter,
produire, vendre, transporter, financer, compter, etc.
Afin d’atteindre les objectifs fixés, d’assurer sa survie et sa croissance, de s’adapter à
l’environnement et aux changements qui peuvent l’affecter, l’entreprise doit agencer,
disposer et coordonner l’ensemble de ses activités dont elle dispose de la manière la
plus rationnelle possible.
- comment se fait la répartition des tâches par grande fonction ?
- quel est le contenu de ces grandes fonctions ?

I. La répartition des tâches par grandes fonctions

L’idée d’entreprendre engendre l’idée d’organiser ; dont son premier aspect est
l’identification des différentes tâches, des différentes opérations à accomplir.

On peut songer à définir la fonction comme un assemblage, de personnes et de moyens


de spécialités similaires effectuant des services ou des opérations complexes (tâches) de
même nature et qui visent le même objectif dont la réalisation est nécessaire à la vie de
l’entreprise.
C’est Fayol qui s’est intéressé le premier vers 1910 à un regroupement des activités
essentielles en fonctions.

Il distinguait les six fonctions :

Fonctions essentielle d’après Fayol Tâches correspondantes


Administratives .prévoir, organiser, coordonner, contrôler
Commerciale . acheter, vendre, échanger
Technique . produire, fabriquer, transformer
Financière . rechercher les capitaux, employer les
capitaux
Comptable . inventorier, calculer les prix de revente,
déterminer les prix de vente, calculer le
résultat net comptable
Sécurité . protéger les biens et les actifs

On peut distinguer les fonctions opérationnelles qui contribuent à ajouter de la valeur au


produit en le transformant (approvisionnement, production, commercialisation, pour
l’essentiel) et les fonctions administratives qui ont pour but d’assurer le contrôle et la
coordination (fonction "administrative" au sens large).

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II. Le contenu des principales fonctions :

1. La fonction de direction :

La direction est un organe de l’entreprise constitué par un groupe d’individus distinct


c’est l’élément dynamique de la firme et celui qui lui garantit la coordination entre les
divers services.
Fayol a précisé les tâches incombant à une direction : prévoir, organiser, commander,
coordonner, contrôler.

- Prévoir, c’est à dire prendre en compte l’évolution probable de l’environnement


afin de s’y adapter et fixer les objectifs à atteindre en fonction des
caractéristiques externes des marchés et des contraintes internes à la firme.
- Organiser, c’est mettre en place les moyens afin d’atteindre les objectifs. Il faut
notamment déterminer la structure interne de la firme c’est à dire ses divers
systèmes et les relations entre eux.
- Commander : c’est à dire donner des ordres ou des directives, établir des
règlements de façon à susciter des actions orientées vers la réalisation des
objectifs.
- Coordonner : consiste à harmoniser les actes des divers employés pour les faire
converger vers le même but.
- Contrôler de façon à ne pas dévier de l’objectif fixé.

2- la fonction financière :

Son rôle consiste à mettre en œuvre les capitaux c’est à dire :

- Collecter les fonds en les cherchant, puis en les réunissant après examen des
divers moyens de financement possibles.
- Employer les fonds en les affectant aux divers emplois possibles
(investissement, stock, crédits accordés, placements) et aux différents services
dans le cadre de dotations budgétaires.
- Gérer les fonds par un ensemble de tâches de décision (par exemple le
remplacement d’une source de financement par une autre moins onéreuse) et de
tâches d’exécution (rapports avec les prêteurs et emprunteurs, remboursement et
rémunération des titres émis…).

En résumé, la fonction financière consiste à fournir à l’entreprise les capitaux dont elle a
besoin, au moment où elle en a besoin, avec le maximum de sécurité et au coût
minimum.

3. La fonction achat et approvisionnement


Cette fonction a une double mission :
- réaliser les achats
- gérer les stocks
La réalisation des achats c’est :

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- la recherche des fournisseurs et le choix des fournisseurs,
- la détermination des produits à commander (qualité et prix),
- la passation des commandes et le suivi de leur exécution,
- la réception des commandes et leur contrôle.

La gestion des stocks comprend :


- la gestion du magasin proprement dite : organisation, documents à
utiliser, méthodes de conservation.
- la gestion économique des stocks, c’est-à-dire la détermination optimale
des dates de commandes et des quantités à commander.

4- La fonction technique :

La fonction technique n’existe pas dans toutes les entreprises, elle est chargée :

- de la préparation du travail c’est à dire à la fois de la préparation technique et de


la préparation adjective ;
- de l’exécution du travail mettant en œuvre simultanément le personnel, le
matériel et les matières premières ou fournitures ;
- du contrôle (technique c’est à dire contrôle de la progression de l’exécution en
quantité et en qualité ;
- de l’entretien (maintenance) et de la sécurité.

5. La fonction commerciale ("commercial -vente")

La fonction commerciale a pour tâches :

- la connaissance du marché. Elle a pour objet de connaître les caractéristiques du


marché actuel : nature des clients, pourquoi ils achètent et comment, par quels
canaux préférentiels de distribution, les qualités et défauts attribués aux produits.
En outre, elle vise à déterminer le marché potentiel c’est à dire celui que l’on
peut atteindre par une action commerciale et le marché futur qui résulte des
objectifs fixés.
- Enfin la fonction commerciale est chargée des ventes et du service après vente
ainsi que de la publicité et les actions de promotion des ventes.

14
CHAPITRE V : L’organisation de l’entreprise :
Les structures de l’entreprise

I. Typologies et configurations structurelles


L’analyse traditionnelle, à partir de la réflexion des théoriciens et de l’observation
distingue cinq grands types structures.

1. La structure hiérarchique :

a) Principes de la structure hiérarchique :


C’est la structure de type militaire, préconisée par Fayol. Elle se présente sous une
forme pyramidale. La hiérarchie est constituée par "la série des chefs" et la voie
hiérarchique est le chemin que suivent les communications passant par tous les degrés.

La structure hiérarchique est une organisation qui repose :

- l’unité de commandement : chaque subordonné ne reçoit d’ordre que d’un seul chef
lequel relève aussi d’un seul supérieur et ainsi de suite.
- la délégation de l’autorité : c’est la transmission de l’autorité par un supérieur
hiérarchique à un subordonné. On délègue uniquement l’autorité mais le supérieur reste
responsable des résultats des décisions prises par le subordonné.
- le principe de la responsabilité absolue : c’est l’obligation pour un subordonné
d’accomplir les tâches qui lui sont assignés et d’expliquer les résultats non satisfaisants
obtenus. C’est ainsi que le supérieur doit déterminer avec rigueur les objectifs attendus
et ne doit pas intervenir dans les tâches qui relèvent du subordonné :

Direction générale

Direction Direction Direction


Administrative technique commerciale

Directeur Directeur
des études d’usine

Atelier Atelier
X Y

15
b) Avantages et inconvénients de ce type de structure :

Du point de vue de ses avantages la structure hiérarchique est une structure simple,
facile à mettre en place, facilement compréhensible, claire où chacun connaît
exactement son rôle.
C’est une structure qui permet une définition précise de l’autorité et de la compétence :

- tous les éléments du système ont un pouvoir propre ou délégué.


- chaque élément du système est conscient du résultat qu’on attend de lui.

S’agissant des inconvénients de la structure hiérarchique, ils proviennent de sa rigidité,


de la lenteur des décisions et de risque de déformation de l’ordre donné (surtout quand il
est oral vu le nombre de niveaux parcourus par ce dernier. L’autre inconvénient est le
risque de cloisonnement, l’information circule plutôt dans le sens vertical et mal dans le
sens horizontal entre services.
Enfin, il y a le risque de centralisation. Les informations tendent à remonter vers le
sommet, et les décisions à être prises par le dirigeant.
Par ailleurs, cette structure hiérarchique peut être considérablement assouplie. Par
exemple, le chef d’entreprise peut accroître la décentralisation des décisions, c’est à dire
donner plus de pouvoir aux échelons subalternes.

2. La structure fonctionnelle :

a) Principes de la structure fonctionnelle :

Contemporain de Fayol, Taylor critiqua la structure hiérarchique. En effet dans ce


schéma un subordonné dépend d’un seul chef pour la totalité, de son activité. Ce
supérieur doit donc avoir des connaissances très étendues, excédant fréquemment la
capacité d’un seul homme.
Taylor proposa donc l’adoption d’une structure fonctionnelle dans laquelle chaque
subordonné dépend de plusieurs chefs, chacun d’eux ayant une autorité limitée à sa
spécialité appelée autorité fonctionnelle.

Chef d’atelier

Contremaîtres C1 C2 C3 C4 C5

Ouvriers

Structure fonctionnelle de Taylor


Chaque ouvrier dépend fonctionnellement des 5 contremaîtres

16
Direction d’usine

sécurité contrôle ordonnancement Chef d’atelier

chef chef
d’équipe1 d’équipe2

Structure fonctionnelle effective de Taylor

Les sources d’ordonnancement, de contrôle, de sécurité ont une autorité, dans leur
spécialité, sur les chefs d’équipe des ateliers.

b) Avantages et inconvénients de la structure fonctionnelle :

Ce type d’organisation permet de faire travailler de la façon la plus efficiente des


ouvriers peu qualifiés, payés au rendement et qui souhaitent gagner le maximum de
salaire. En leur adjoignant des spécialistes (contremaîtres) les ouvriers se sentent mieux
aidés et mieux assistés et peuvent ainsi être plus rentable dans leur travail. Aussi, en
organisant la production de manière plus scientifique, l’organisation fonctionnelle
permet d’éviter les pertes de temps, les flâneries et les gaspillages ce qui a conduit au
principe du travail à la chaîne avec décomposition en tâches élémentaires tels qu’il ont
été mis en œuvre dès le début du siècle dans les usines Ford.
Toutefois le type d’organisation présente certains inconvénients importants :
- dilution de l’autorité et de la responsabilité entre plusieurs chefs.
- difficultés de coordination car chacun n’envisage l’entreprise que du seul point de vue
de sa fonction.
- risque de non exécution ce certaines tâches, chacun croyant qu’un autre s’en charge.
En guise de conclusion, la structure fonctionnelle situe au niveau de l’atelier. Au delà
prédomine l’organisation hiérarchique Fayolienne. C’est ainsi qu’on peut dire que les
deux structures fonctionnelles et hiérarchiques sont complémentaires pour une grande
entreprise.

17
Bibliographie

▪ Bouba-Olga, O. Economie de l'entreprise, Ed. Points, 2003.

▪ Boyer, A. Hirigoyen, G. Thépot. Les fondamentaux de l'entreprise :


Marketing, Production, Finance, Ressources Humaine, Stratégie,
Ed. D'Organisation, 2004

▪ Bressy, G. Konkuyt, Ch. Economie d'entreprise, Ed. Sirey, 2006.

▪ Combemale, P. Comprendre l'entreprise, Armand Colin, 2005.

▪ Darbelet, M. Economie d’entreprise, Foucher, Hellriegel, 2000.

▪ Edighoffer, Jean-René. Gestion d'entreprise, Ed. Nathan, 2005.

▪ Hounounou, A. 100 fiches organisation et gestion de l'entreprise,


Ed. Breal, 2005. (EE 1237).

▪ Richet, Xavier, Economie de l'entreprise, Ed. Hachette Education,


2006.

▪ Soparnot, R. Organisation et gestion des entreprises, Dunod, 2006.

▪ Torrès-Blay, O. Economie d'entreprise, Economica, 2004.

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