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Essais Sur Ciment

Le document présente les essais principaux pour déterminer les caractéristiques des ciments, notamment la prise, le durcissement, la finesse de mouture, le retrait, la chaleur d'hydratation, la stabilité de volume et la résistance à la compression. Il décrit les méthodes de mesure et les facteurs influençant ces propriétés, ainsi que les normes associées. Les essais permettent d'évaluer la performance des ciments en fonction de leur composition et des conditions environnementales.

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Le document présente les essais principaux pour déterminer les caractéristiques des ciments, notamment la prise, le durcissement, la finesse de mouture, le retrait, la chaleur d'hydratation, la stabilité de volume et la résistance à la compression. Il décrit les méthodes de mesure et les facteurs influençant ces propriétés, ainsi que les normes associées. Les essais permettent d'évaluer la performance des ciments en fonction de leur composition et des conditions environnementales.

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Les essais

sur ciment
Par: Mouats Khaled
Université Mentouri Constantine
[Link]

27/02/2009
I. Les essais principaux pour déterminer les caractéristiques des ciments

1. La prise
Dès que le ciment anhydre a été mélangé avec de l’eau, l’hydratation commence et les propriétés de la pâte ainsi
obtenue sont évolutives dans le temps. Tant que cette hydratation n’est pas trop avancée la pâte reste plus ou
moins malléable, ce qui permet de lui faire épouser par moulage la forme désirée. Mais au bout d’un certain
temps, les cristaux d’hydrayes prenant de plus en plus d’importance, le mélange a changé de viscosité et se
raidit, on dit qu’il se fait priser.

fig 2.3: Détermination du temps de début de prise

Le début de prise correspond au moment où l'on observe une augmentation de la viscosité , ou raidissement de la
pâte, ce qui, dans la pratique, se mesure au moyen de l'aiguille normalisée (appareil de Vicat) et correspond au
temps écoulé depuis le gâchage de la pâte jusqu'au moment où l'aiguille s’arrête à une distance (d = 4 mm ±1
mm) du fond de l’anneau de 40 mm de hauteur remplie de pâte pure de ciment.
De même, la fin de prise correspond au moment où l'aiguille ne s'enfonce plus dans l’anneau.

fig 2.4: Détermination du temps de fin de prise

Le phénomène de prise du ciment est lié à de nombreux paramètres tels:

• la nature du ciment,
• la finesse de mouture du ciment; plus son broyage a été poussé, plus le temps de prise est court,
• la température; alors qu'à zéro degré la prise est stoppée, plus la température ambiante est élevée plus la prise est
rapide, pour un ciment donné le début de prise sera de 18 heures à 2 ºC, de 5 heures à 10 ºC, de 3h 30 à 20 ºC et
de 30 min à 35 ºC (fig 2.5),
• la présence de matières organiques dans l'eau ou dans l'un des autres constituants du béton qui ralenti la prise,
• l'excès d'eau de gâchage qui a, entre autres inconvénients, une action retardatrice sur la prise (fig 2.7)
En fonction de leur classe de résistance, les normes spécifient un temps de prise minimum qui est, à la
température de 20 ºC, de:
1 h 30 pour les ciments de classes 35 et45.
1 h pour les ciments des classes 55 et HP.
Il est à noter que pratiquement tous les ciments ont des temps de prise largement supérieurs à ces valeurs
minimales, l'ordre de grandeur étant de 2 h 30 à 3 h pour la majorité des ciments.

2
fig 2.5: Evolution du temps de prise en fonction fig 2.6: Influence de la température sur la prise
de la température des ciments

fig 2.7: Influence du E/C sur le temps de prise

2. Le durcissement
C’est la période qui suit la prise et pendant laquelle se poursuit l’hydratation du ciment. Sa durée se prolonge
pendant des mois au cours desquels les résistances mécaniques continuent à augmenter.
Comme le phénomène de prise, le durcissement est sensible à la température, ce qui conduit notamment en
préfabrication, à chauffer les pièces pour lesquelles on désire avoir des résistances élevées au bout de quelques
heures.
Prise et durcissement des constituants du clinker:
Pour mieux comprendre les propriétés des ciments portland, il est intéressant d’étudier comment réagit en
présence d’eau chacun des constituants anhydres du ciment pris isolément.
Tableau 2.5: Le comportement et le dégagement de chaleur des constituants du clinker

3
Le graphique ci-dessous
dessous montre le développement des résistances dans le temps des constituants purs du ciment
portland.

fig 2.8: Le développement


des résistances dans le temps
des constituants purs du CP.

Dans une poudre de ciment portland en contact avec l’eau, l’aluminate tricalcique (C3A) réagit en premier, se
dissous et se recristallise. Vient ensuite la réaction d’hydrolyse, de l’alite-Silicate
l’alite Silicate tricalcique (C3S) forme autour
des grains une pellicule de gel et met en même temps des ions Ca2+ en solution. L’hydrolyse et la recristallisation
de (C3A) sont rapides. Cette activité est si grande qu’il faut la retarder car elle conduirait à des prises trop rapides
et rendrait le liant inutilisable sur chantier.
Evolution physico-chimique
chimique de la pâte de ciment:
En gâchant le ciment avec l’eau, on obtient une pâte dans laquelle l’eau entoure chaque grain de ciment en
formant un réseau capillaire. Les composés anhydres du ciment sont alors attaqués en surface par l’eau pour
produire des composés hydratés. Dans le cas des silicates de calcium C3S et C2S, la chaux hydratée se dissout et
il se dépose des cristaux de Ca(OH)2 en plaquettes hexagones alors que les silicates de calcium hydratés forment
un gel composé de fines aiguilles à la surface du ciment. Ces aiguilles se développent en dimension et en nombre
tout en réduisant les interstrices capillaires entre les grains. Quand les aiguilles entre les grains de ciment se
rapprochent, la pâte devient plus raide. Cette rigidité est au début faible et peut encore être facilement détruite
mécaniquement. C’est le début de la prise.
Après quelques heures, les interstrices capillaires sont partiellement comblées par le gel. La pâte de ciment
acquiert une certaine résistance. C’est le durcissement qui commence. La résistance continue à croître à mesure
que le gel devient plus
us compact, d’une part, parce qu’il y a un accroissement de la cohésion entre les aiguilles et
accroissement du feutrage des aiguilles, d’autre part, parce qu’il se formerait des joints de soudure entre les
aiguilles de tobermolite des divers grains de ciment.
cim
Dans les pâtes de ciment durcies, il reste de ce fait toujours des grains de ciment non hydratés.
L’hydratation des grains de ciment continue non seulement des mois, mais des années durant, pour autant que le
gel soit entouré d'eau, car le gel de tobermolite ne peut se former qu’en présence d’eau.

fig 2.9: L'évolution


physico-chimique de
la pâte de ciment

4
Quelques réactions chimiques importantes:

Les réactions d’hydratation du ciment Portland sont très complexes. Nous ne considérons que les quelques-unes
utiles à connaître pour mieux comprendre les propriétés des ciments portlands.

3 La finesse de mouture (finesse de Blaine)


Elle est caractérisée par la surface spécifique des grains de ciment, exprimée en (cm2/g). Dans les cas courants,
elle est de l'ordre de 3000 à 3500 cm2/g.
Plus la finesse de mouture est grande, plus la vitesse des réactions d'hydratation est élevée et plus ces résistances
mécaniques à un âge jeune sont grandes, par contre plus le ciment est sensible à l'éventellement et plus le retrait
est important. En outre, la finesse de mouture influence la plasticité et la cohésion de la pâte de ciment à l'état
frais, ainsi que son pouvoir de rétention d'eau et la ressuée.
La surface massique de ciment étudié n’est pas mesurée directement,
directement, mais par comparaison avec un ciment de
référence dont la surface massique est connue. Il s’agit de faire passer un volume d’air connu au travers d’une
poudre de ciment. Toutes choses étant égales par ailleurs, plus la surface massique de cette poudre
p est importante
et plus le temps t mis par l’air pour traverser la poudre est longue: Dans les conditions normalisées décrites, la

surface est proportionnelle à .


L'appareil utilisé pour déterminer la finesse de mouture de ciment est appelé «Perméabilimètre
«Perméabilimètre de Blaine». Cet
appareil est schématisé sur fig 2.11. Il se compose pour l’essentiel d’une cellule dans laquelle est placé le ciment
à tester et d’un manomètre constitué d’un tube en verre en forme de U rempli, jusqu’à son repère inférieur (n° 4)
d’une
’une huile légère. La cellule est équipée d’une grille en sa partie inférieure. Un piston sert à tasser le ciment
dans la cellule sous un volume V défini.

fig 2.10: Influence de la


surface spécifique sur
la résistance à la compression

5
fig 2.11: Principe de fonctionnement de perméabilimètre de Blaine.
Blaine

4. Le retrait
La pâte de ciment se rétracte dans l'air sec (alors qu'au contraire elle gonfle dans l'eau), ce phénomène se
poursuivant dans le temps et ceci pendant des durées d'autant plus longues que les pièces sont massives. C'est le
retrait qui est cause des fissuress que l'on observe dans des pièces en béton.
En fait il existe plusieurs types de retrait:
retrait

• Le retrait avant prise dû essentiellement à la perte prématurée d'une partie de l'eau de gâchage par évaporation et
dont l'amplitude est dix fois celle du retrait hydraulique classique. Ce retrait qui provoque des contraintes de
traction supérieures à la résistance du béton à la traction, qui est alors pratiquement nulle, se traduit par
l'apparition, à la surface du béton encore plastique, de grosses crevasses peu profondes, pouvant être refermées
par talochage,
• le retrait hydraulique, qui découle d'une part de la contraction Le Chatelier (le volume des hydrates est inférieur
au volume des constituants de départ) et d'autre part du retrait de dessiccation (contraction
ion au séchage), est de
l'ordre de 0,2 à 0,4 mm/m pour les bétons. Dans le cas de béton à faible rapport E/C, la dessiccation d'origine
"endogène" (consommation de l'eau de gâchage pour hydratation) peut être prépondérante sur la dessiccation par
échange avec le milieu externe,
• le retrait thermique, qui est dû à la contraction du béton lors de son refroidissement.
L'importance du retrait hydraulique, en dehors du facteur de temps, est fonction de nombreux paramètres parmi
lesquels:

• la nature du ciment
• le dosage en eau (fig 2.12)
• la propreté des sables
• la forme et la dimension des granulats

fig 2.12: Influence du E/C sur


le retrait plastique des mortier.

6
5. Chaleur d'hydratation
Le phénomène de prise du ciment s'accompagne d'une réaction exothermique dont l'importance dépend de
différents paramètres, en particulier:

• la finesse de mouture: plus le ciment est broyé fin, plus la chaleur d'hydratation est élevée
• la nature des constituants: les ciments CPA comportant presque exclusivement du clinker dégagent plus de
chaleur que des ciments avec constituants secondaires
• la nature minéralogique du clinker:: plus les teneurs en aluminate tricalcique (C3A) et silicate tricalcique (C3A et
C3S) sont élevées, plus la chaleur d'hydratation est forte
• la température extérieure.

fig 2.13: Chaleur dégagée


lors de l'hydratation du CP

6. Stabilité de volume
La réaction d'hydratation est accélérée par un traitement thermique de la pâte, de façon à pouvoir constater
l’expansion éventuelle du ciment dans un délai très court.

fig 2.13: Aiguilles de Le Châtelier

Un essai permet de s'assurer que le ciment ne contient pas de substances susceptibles de provoquer une
expansion dangereuse au cours du temps.
On simule l'effet du temps en accélérant les processus de durcissement par une cuisson à 100 °C pendant 2
heures d'une pâte durcie de ciment à consistance normale âgée de 24 heures. Pour mesurer l'expansion, on utilise
utili
les aiguilles de Le Châtelier (fig 2.13). La différence d'ouverture des aiguilles avant et après cuisson doit rester
inférieure à 10 mm.
Ouverture d'aiguille causée par cuisson à 10 mm.
L'essai d'étuvage a été supprimé pour les ciments Portland, car depuis de nombreuses années, il n'y a jamais eu
de ciment Portland défectueux selon cet essai. On continue par contre à utiliser ce type d'essai pour contrôler la
stabilité de volume des chaux hydrauliques.

7
Aujourd'hui on contrôle la pureté et la stabilité des ciments portland par voie chimique tels:

• Perte au feu
• Insoluble
• Teneur en SO3, en MgO, en C3A etc..

7. Résistance à la compression
Les résistances mécaniques des ciments sont déterminées
déterminées par les essais sur mortier dit "normal", à 28 jours
d'âges en traction et en compression des éprouvettes 4 x 4 x 16 cm. La résistance du mortier est alors considérée
comme significative de la résistance du ciment. Elle dépend de la classe de ciment et est
est exprimée en Mpa.
Le mortier utilisé est réalisé conformément à la norme EN 196-1.
196 Le sable utilisé est un sable appelé "sable
normaliser CEN EN 196-1".
Pour chaque type de ciment, il existe effectivement plusieurs classes de résistances pour lesquelles les fabricants
garantissent des valeurs minimales et maximales.

fig 2.14: Résistance


du mortier normal

II. Expériences

1. Masse volumique absolue


Objectif de l’essai
Il s’agit de mesurer la masse volumique absolue du ciment anhydre qui varie en fonction de la composition du
ciment, tout en restant comprise entre 3,0 et 3,2 g/cm3.
Principe de l’essai: (avec le pycnomètre )
On repère en comparant la masse (mc) d’un volume connu de ciment (Vc) à la masse (mt) d’un même volume
d’un liquide dont la masse volumique (ρt) est connue. La masse (ρc) s’en déduit en écrivant:

Principe de la mesure: (avec le chantelier) – Voluménomètre.


Il consiste à mesurer le déplacement du niveau de liquide contenu dans un récipient
récipient à col étroit, lorsqu’on y
introduit la poudre dont on cherche la masse volumique absolue.
La méthode nécessite également une balance au décigramme, voluménomètre et un liquide inerte vis-à-vis
vis de la
poudre: ce sera par exemple du tetrachlorure de carbone,
carbone, si la poudre est du ciment (ou bien on peut remplacer le
tetrachlorure par le pétrole).
Équipement nécessaire
• Un voluménomètre d’une contenance minimale de 50 cm3.
• Un récipient contenant de l’eau à 20 ±1 °C.
• Un liquide qui ne doit pas être réactif avec le ciment, du toluène par exemple ( le tetrachlorure, le benzène,
cancérigène, le pétrole, ne doit plus être utilisé).

8
• Une balance. La précision de la balance devra être adaptée à la masse de l'échantillon utilisé.
• Un thermomètre, précis à 0,1 °C, permettant de connaître la température du laboratoire.
Conduite de l’essai: (Mode opératoire).
Remplir l’appareil de tétrachlorure de carbone jusqu’à ce que le niveau parvienne entre les divisions zéro et 1.
Éviter de mouiller les parois lors du remplissage. Immerger le voluménomètre dans un récipient contenant de
l’eau à 20±1 °C. Pendant l’équibrage de température, peser une masse de ciment de 64 g à 0,1 g près.
Repérer exactement le niveau atteint N0.
Verser le ciment très lentement (en ¼ d’heure environ) dans l’appareil en prenant garde à ne pas laisser de dépôt
sur les parois.
Déplacer le voluménomètre contenant le ciment, de récipient et le poser sur la table.
Boucher le voluménomètre, l’incliner à 45° par rapport à la table et le faire rouler avec un mouvement de va-et-
vient de manière à faciliter de départ de l’air. Replacer l’appareil dans le bain et lire le niveau N1 du liquide après
équilibrage de température.
La masse volumique absolue est donnée par le rapport:

2. Mesure de la finesse
Objectif de l’essai
Les ciments se présentent sous forme de poudre finement divisée. Cette finesse est une caractéristique
importante: lors du gâchage, plus la surface de ciment en contact avec l’eau est grande et plus l’hydratation est
rapide et complète.
La finesse d’un ciment est généralement exprimée par sa surface massique: c’est la surface totale des grains
contenus dans une masse unité de poudre. La surface massique est généralement exprimée en cm2 de surface des
grains de ciment par gramme de poudre. L’objectif de l’essai est d’apprécier cette surface.
Principe de l’essai
L’essai a pour but de calculer le débit d’air susceptible de passer à travers la poudre.
La surface massique du ciment étudié n’est pas mesurée directement, mais par comparaison avec un ciment
référence dont la surface massique est connue. Il s’agit de faire passer un volume d’air connu au travers d’une
poudre de ciment. Toutes choses étant égales par ailleurs, plus la surface massique de cette poudre est importante
et plus le temps t mis par l’air pour traverser la poudre est long. Dans les conditions normalisées décrites, la

surface est proportionnelle à


Équipement nécessaire
• Un appareil appelé «Perméabilimètre de Blaine». Il se compose pour l’essentiel d’une cellule dans laquelle est
placé le ciment à tester et d’un manomètre constitué d’un tube en verre en forme de U rempli, jusqu’à son repère
inférieur d’une huile légère. La cellule est équipée d’une grille en sa partie inférieure. Un piston sert à tasser le
ciment dans la cellule sous un volume V défini.
• Une balance précise à 0,001 g.
• Un chronomètre précis à 0,2 s près.
• Du ciment de référence de surface massique (S0)et de masse volumique ( ρ0) connues.
• Des rondelles de papier filtre adaptées au diamètre de la cellule.
• Du mercure pour mesurer le volume V de la couche tassée.
• Un thermomètre précis à 0,1 °C près pour mesurer la température de l’air.
Conduite de l’essai (Mode opératoire).
Le liant hydraulique dont on désire mesurer la surface spécifique doit être à porosité constante (égale à 0,500).
- Méthode : peser à 0,01 g près, une masse m de liant telle que, compte tenu de son volume V après tassement
dans la cellule, sa porosité soit égale à 0,500.

9
- La masse dee matière à prendre s’écrit: m = (1 - e) ρV
ρ - masse volumique
V – volume utile de la cellule.
Placer la grille au fond dela cellule. Appliquer sur cette grille, au moyen d’une tige à face inférieure plane et
d’une équerre, un disque neuf de papier filtre.
filtre
Verser le liant dans la cellule en utilisant un entonnoir.
Donner quelques légères secousses à la cellule pour niveler la couche supérieure du liant, puis placer sur celui-ci
celui
un autre disque neuf de papier filtre.
Tasser avec précaution au moyen du piston en évitant la remontée de la poudre au-dessus
dessus du papier filtre jusqu’à
ce que le collier vienne buter contre le haut de la cellule.
Retirer le piston lentement (Il est commode de pratiquer une légère rotation alternative).
Vérifier le niveau du liquide
ide du manomètre qui doit affleurer au trait inférieur. Enduire de vaseline la partie
rondée de la cellule et la placer sur son ajutage en lui imprimant un léger mouvement de rotation pour répartir la
vaseline; veiller au cours de cette opération à ne pas altérer le tassement de la couche.
Aspirer lentement au moyen de la poire l’air du tube jusqu’à ce que le niveau du liquide atteigne le trait
supérieur. Fermer le robinet. Mettre en marche un chronomètre sensible au cinquième de seconde quand le
niveau de liquide atteint le deuxième trait.
L’arrêter quand le niveau de liquide atteint le troisième trait.
Noter le temps écoulé t ainsi que la température de la pièce.
Faire trois mesures et prendre la moyenne arithmétique des trois temps.
La surface spécifique est calculé par la formule:

. S – Surface spécifique (cm2/g).


. k – Constante del’appareil.
. e – Porosité de la couche tassée
. t – Temps mesuré en secondes.
. ρ Masse volumique (g/cm3).
. η Viscositéé de l’air à la température d’essai (en poises).
Étalonnage de l’appareil:
(a) Détermination du volume V de la couche tassée.
Enduire la paroi intérieure de la cellule d’une très mince pellicule d’huile pour éviter l’amalgame. Placer la grille
au fond de la cellule, puis deux disques de papier filtre appliqués sur la grille. Remplir la cellule jusqu’au bord
avec du mercure, en chassant les bulles d’air adhérant aux parois. Niveler la surface de mercure en appliquant
une lamelle de verre sur le sommet de la cellule. Puis recueillir dans un récipient taré
taré le mercure se trouvant dans
la cellule, et peser à 0,01 g près – soit (m1) la masse en gramme du mercure utilisé.
Préparer ensuite la cellule dans les conditions prévues pour l’essai, avec une quantité de ciment portland telle
que la couche obtenue soit suffisamment comprimée (2,8 à 3 g), (Il est nécessaire que la poudre soit plus
compacte pour l’étalonnage que pour les essais, afin d’éviter son tassement par le mercure), et refaire avec du
mercure les opérations décrites à l’article précédent - soit ( m2) la masse, en gramme, du mercure utilisé.
Le volume de la couche tassée est obtenu par la formule:

10
V – Volume del acouche tassée (cm3).
m1 et m2 – Masse de mercure (g)
ρ.Hg Masse volumique du mercure à la température d’essai (g/cm3) ( voir en annexe, les
les valeurs ρ.Hg)
Répeter la détermination de façon à obtenir deux valeurs différents de moins de 0,01 cm3 et adopter leur
moyenne.
(b) Détermination de la constante k de l’appareil.
Avec une poudre étalon de surface spécifique et de masse volumique connues,, opérer selon le processus décrit à
l’article précédent.
Calculer k en appliquant la formule fondamentale:

La valeur adoptée sera la moyenne arithmétique résultant de trois prisess d’échantillons différentes.

Fig.2.7.2: Principe de fonctionnement du permiabilimètre de Blaine

3. Mesure des temps de début et de prise


Objectif de l’essai
Il est nécessaire de connaître les début et fin de prise des pâtes de ciment ( des liants hydrauliques ) afin de
pouvoir évaluer le temps disponible pour la mise en place correcte des mortiers et des bétons qui seront ensuite
confectionnés.
Les essais se font à l’aide de l’aiguille de Vicat qui donne deux repères
repères pratiques: Le début de prise et la fin de
prise.

11
Principe de essai
L’essai consiste à suivre l’évolution de la consistance d’une pâte de consistance normalisée; l’appareil utilisé est
appareil de VICAT équipé d’une aiguille de 1,13 mm de diamètre. Quand sous l’effet d’une charge de 300 g
l’aiguille s’arrête à une distance d du fond du moule telle que d= 4mm ± 1 mm on dit que le début de prise est
atteint. Ce moment, mesuré à partir du début du malaxage, est appelé « TEMPS DE DEBUT DE PRISE ». Le «
TEMPS DE FIN DE PRISE» est celui au bout duquel l’aiguille ne s’enfonce plus que de 0,5 mm.
Equipement nécessaire
- Salle climatisée: L’essai doit se déroule dans une salle, dont la température est de 20° C± 1° C et dont
l’humidité relative est supérieure à 90%. A défaut d’une telle humidité relative, l’échantillon testé pourra, entre
deux mesures, être entreposé dans de l’eau maintenue à 20° C± 1° C.
- Malaxeur normalisé: avec une cuve de 5 litres de contenance et d’une pale de malaxage pouvant tourner à 2
vitesses
ses ( dites lente 140 tr/mn et rapide 285 tr/mn ).
- Appareil de VICAT ( du nom de l’ingénieur français ). L’appareil est composé d’un moule tronconique de 40
mm de hauteur et d’une tige coulissante équipée à son extrémité d’une aiguille de 1,13 mm de diamètre.
diam
- Balance précise à 0,1 g près.
- Chronomètre précise à 0,1 s près.
Conduite de essai
Le mode opératoire de l’essai est fixé par la norme EN 196-3.
196 3. Il s’agit de confectionner une pâte de consistance
normalisée:
On préparera 2 Kg de ciment, une pâte pure
pure de rapport E/C=0,26. Ceci permettra de préparer 5 moules. Pour
accélérer les phénomènes, on dissolvera dans l’eau de gâchée du chlorure de calcium (CaCl2) en prenant comme
poids de CaCl2, 2% du poids d’eau calculé pour la gâchée. On versera l’eau avec l’accélérateur de prise dissous
dans la cuve du malaxeur,, contenant le ciment, on déclenchera les deux chronomètres, ( un pour la gâchée, un
autre pour base du temps, pour la manipulation ).

La pâte est alors rapidement introduite dans le moule tronconique posé sur une plaque de verre, sans tassement ni
vibration excessifs. Il faut enlever l’excès de pâte par une mouvement de va-et-vient
va vient effectué avec une truelle
maintenue perpendiculairement à la surface supérieure du moule. Puis l’ensemble est placé sur la platine de
l’appareil de vicat.
Quatre minutes après le début du malaxage, l’aiguille est amenée à la surface de l’échantillon et relâchée sans
élan ( sans vitesse ). L’aiguille alors s’enfonce dans la pâte. Lorsqu’elle est immobilisée ( ou après
ap 30 s d’attente
), relever la distance d séparant l’extrémité de l’aiguille de la plaque de base.
Recommencer l’opération à des intervalles de temps convenablement espacés ( ~ 10-15
10 15 mn ) jusqu’à ce que d=
4mm ± 1mm.
Cet instant mesuré à 5 mn près est le temps de début de prise pour le ciment concerné ( étudié )

12
4. Mesure la consistance de la pâte
Objectif de l’essai
La consistance de la pâte caractérise sa plus ou moins grande fluidité. Il y a deux types d’essai, qui permettent
d’apprécier cette consistance.
1. L’essai de consistance éffectué avec l’appareil de Vicat conformément à la norme 196-3.
196 3.
2. L’essai d’écoulement au cône, conformément
onformément à la norme NF P-18-358.
La consistance de la pâte de ciment est une caractéristique, qui évolue au cours de temps. Pour pouvoir étudier
l’évolution de la consistance en fonction des différents paramètres, il faut pouvoir partir d’une consistance qui
soit la même pour toutes les pâtes étudiées.
L’objectif de cet essai est de définir une telle consistance dite « CONSISTANCE NORMALISEE ».
Principe de essai
La consistance est évaluée ici en mesurant l’enfoncement dans la pâte, d’une tige cylindrique sous l’effet d’une
charge constante. L’enfoncement est d’autant plus important que la consistance est plus fluide. La consistance
évaluée de cette manière sera appelée « CONSISTANCE VICAT».

13
Equipement nécessaire
- Un malaxeur avec une cuve de 5 litres de contenance et d’une pale de malaxage pouvant tourner à 2 vitesses (
dites lente 140 tr/mn et rapide 285 tr/mn ) .
- Un appareil de VICAT. L’appareil est composé d’un moule tronconique de 40 mm de hauteur et d’une tige
coulissante
nte équipée à son extrémité d’une sonde 10 mm de diamètre. La partie coulissante a une masse totale de
700 g ( y compris la sonde amovible ).
- Une balance permettant de peser à 1 g près.
- Une Chronomètre précis à 1 s près.
Conduite de l'essai
500 g de ciment
ment sont pesés et introduits dans la cuve du malaxeur.. La quantité d’eau choisie est ajoutée au
ciment en un temps compris entre 5 et 10 secondes.
Mettre immédiatement le malaxeur en route à la vitesse lente pendant 90 s. Arrêter la machine pendant 15 s et
e
ramener, dans la gâchée avec une petite truelle, la pâte adhérant à la cuve et se trouvant au délà de la zone de
malaxage. Remettre la machine en route pour une durée de 90s à vitesse lente.

La pâte est alors rapidement introduite dans le moule tronconique


tronconique posé sur une plaque de verre, sans tassement ni
vibration excessifs; Il faut enlever l’excès de pâte par une mouvement de va-et-vient
va vient effectué avec une truelle
maintenue perpendiculairement à la surface supérieure du moule. Puis l’ensemble est placé sur
s la platine de
l’appareil de vicat.
Quatre minutes après le début du malaxage, la sonde est amenée à la surface supérieure de l’échantillon (moule
tronconique ) et relâchée sans élan . La sonde alors s’enfonce dans la pâte. Lorsqu’elle est immobilisée ( ou après
30 s d’attente ), on mesure la distance d séparant l’extrémité de la sonde et de la plaque de base.
Cette distance ( d ) caractérise la consistance de la pâte étudiée.
• Si ( d ) = 6mm ± 1mm, on dit que la consistance de la pâte étudiée est normalisée.ée. ( Consistance normalisée ).
• Si ( d ) n’atteint pas cette valeur ( c.a.d. d >7 mm ou d < 5mm ), il convient de refaire l’essai avec une valeur
différente du rapport E/C jusqu’à atteindre la valeur recherchée de la consistance.

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5. DÉTERMINATION DE LA STABILITÉ (EN 196-3) 196
Objectif de l’essai
Il s’agit d’apprécier l’augmentation de volume que seraient susceptible de provoquer, au cours de la réaction
d’hydratation, les oxydes de calcium ou de magnésium contenus dans le ciment.
Principe de l’essai
La réaction d’hydratation est accélérée par un traitement thermique de la pâte, de façon à pouvoir constater
l’expansion éventuelle du ciment dans un délai très court.
Équipement nécessaire
- Un malaxeur normalisé.
- Deux moules en laiton élastique, appelés «appareil
«appareil le Chatelier». Ces moules sont fendus de façon à pouvoir
s’ouvrir en cas d’augmentation de volume de la pâte.

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- Un bain d’eau muni d’un moyen de chauffage, dans lequel il est possible d’immerger les éprouvettes et de
porter la température de l’eau de 20°C ± 2°C jusqu’à ébullition en 30 min ± 5 min.
- Une salle ou une armoire humide maintenue à une température de 20°C ± 1°C et à au moins 98% d’humidité
relative.

Fig.: Essai de stabilité avec l’appareil le chantelier


Conduite de l'essai
Le mode opératoire est décrit par la norme EN 196-3.
196 Il faut confectionner une pâte de consistance normalisée,
qui sera introduite dans deux moules.
Après remplissage les moules sont conservés 24 h dans la salle ou l’armoire humide. Au bout de ce temps il
convient de mesurer à 0,5 mm près l’écartement A entre les pointes des aiguilles.
Le moule est alors entreposé dans le bain d’eau à 20°C qui doit être porté à ébullition pendant 3 h ± 5 min. Soit
B l’écartement entre les points des aiguilles au bout de ce temps. Soit C l’écartement lorsque le moule, après
refroidissement, est revenu à la température de 20 °C.
La stabilitée est caractérisée par la valeur C-A
C exprimée en mm à 0,5 mm près:
Stabilité = C-A

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