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Semiologie Medicale

Le document présente le programme de sémiologie médicale pour la première année d'infirmier(e) et sage-femme, abordant des chapitres sur les signes généraux et la sémiologie des différents appareils du corps. Il définit des concepts clés tels que la sémiologie, la physiologie, la pathologie, et les différentes étiologies des maladies, tout en insistant sur l'importance de l'observation et de l'interrogatoire dans le diagnostic. Enfin, il souligne les signes généraux et leur rôle dans l'évaluation de l'état de santé du patient.

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Semiologie Medicale

Le document présente le programme de sémiologie médicale pour la première année d'infirmier(e) et sage-femme, abordant des chapitres sur les signes généraux et la sémiologie des différents appareils du corps. Il définit des concepts clés tels que la sémiologie, la physiologie, la pathologie, et les différentes étiologies des maladies, tout en insistant sur l'importance de l'observation et de l'interrogatoire dans le diagnostic. Enfin, il souligne les signes généraux et leur rôle dans l'évaluation de l'état de santé du patient.

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Institut de Formation Professionnel en Santé 1ère ANNEE IDE/SF

PROGRAMME DE Sémiologie médicale

Chapitre i : Définition, concept de base, Signes généraux

Chapitre II : Sémiologie de l’appareil respiratoire

Chapitre iii : Sémiologie de l’appareil cardiovasculaire

Chapitre IV : Sémiologie de l’appareil urinaire

Chapitre V : Sémiologie de l’appareil digestif

Chapitre VI : Sémiologie de l’appareil génital féminin

Chapitre ViI : Sémiologie des maladies de la peau

TD : Examen clinique proprement dit d’un malade (simulation avec cobaille)

« Etudier les phénomènes des maladies sans livres, c’est naviguer sans boussole ;
Étudier les livres sans patients, c’est ne pas naviguer du tout »
Sir William Osler (1849 – 1919)

Docteur Kabiné CONDE COURS DE SEMIOLOGIE MEDICALE - COSNAK 1


Institut de Formation Professionnel en Santé 1ère ANNEE IDE/SF

Chapitre i : Définitions, concept de base, Signes généraux

 Sémiologie : La sémiologie médicale est la partie de la médecine qui étudie les signes (qui traduisent la lésion
ou le trouble d'une fonction) que peut relever le médecin à l'examen clinique (signes physiques, signes
fonctionnels et généraux) ou avec des examens complémentaires (imagerie, biologie). Elle étudie également la
manière de les relever (interrogatoire, examen physique, examens complémentaires) et de les présenter (écriture
d'une observation, regroupement en syndrome) afin de poser un diagnostic.
 Physiologie : Etudie le fonctionnement des organes normaux.
 Physiopathologie : Etudie le fonctionnement des organes pathologiques.
 Pathologie : Partie de la médecine qui étudie les causes et symptômes des maladies.
 Pathologie symptomatique : on parle de pathologie symptomatique lorsqu’elle s’exprime par des signes
fonctionnels.
 Pathologie paucisymptomatique : elle est paucisymptomatique lorsqu’elle s’exprime peu ou par des
symptômes banals.
 Pathologie asymptomatique : une pathologie est dite asymptomatique, lorsqu’elle évolue
silencieusement.
 Pathologie auto-immune : maladie liée au dérèglement du système immunitaire qui réagit de façon
exagérée à des stimulations extérieures, voire contre les organes du malade lui-même.
 Pathologie générale ou systémique : maladie atteignant plusieurs organes ou structures (vaisseaux,
nerfs…)
 Démarche systématique : c’est un raisonnement rigoureux qui consiste à tout rechercher dans un ordre
précis.
 Diagnostic : est le regroupement des signes cliniques et paracliniques en un syndrome ou en une maladie.
 Diagnostics différentiels : sont les maladies ou syndromes qui peuvent être compatibles avec une situation
clinique donnée (appendicite et GEU, Ulcère et Lithiase biliaire…)
 Etiologie : Partie de la médecine qui étudie les causes des maladies.
 Etiologie idiopathie : on dit qu’elle est idiopathique lorsqu’elle est d’origine inconnue.
 Etiologie iatrogène : on dit qu’elle est iatrogène lorsqu’elle est due à des traitements
médicaux.
 Etiologie essentielle ou commune : Termes utilisés en Rhumatologie pour désigner les causes
mécaniques fréquentes pour les douleurs du rachis d’origine discale.
 Etiologie fonctionnelle : qualifie une cause fréquente, bénigne, sans lésion décelable de l’organe
symptomatique (colopathie fonctionnelle)

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 Etiologie organique : maladie associée à une lésion décelable de l’organe en cause.
 Comorbidité : ce sont des pathologies dont souffre le malade. On utilise souvent ce terme pour des
pathologies chroniques ayant un retentissement important sur la santé et à risque de « décompensation », c’est-
à-dire d’aggravation brutale (insuffisance cardiaque, diabète…).
 Traitement : moyens prescrits par le médecin pour lutter contre les symptômes ou la maladie.
 Symptomatique : traitement visant à soulager les signes fonctionnels sans s’intéresser à la maladie
causale.
 Probabiliste ou Présomptif : terme utilisé pour les traitements anti-infectieux lorsque l’agent
pathogène n’est pas connu mais que la situation nécessite de traiter les germes les plus souvent en
cause, immédiatement.
 Etiologique : traitement spécifique de la maladie (ATB si infection bactérienne, Exérèse pour un
cancer du côlon…)
 Curatif : traitement dont l’objectif est une guérison du patient
 Palliatif : traitement dont l’objectif est d’améliorer la qualité de vie des malades.
 Préventif : traitement dont l’objectif est prévenir une pathologie (vaccin ROR, VAT…)
 Pronostic : est l’évolution probable de la maladie ou des symptômes du patient.

Concept de base :

L’esprit d’observation est une qualité indispensable à toute personne consacrée aux soins des malades. Par l’observation
l’infirmier contrôle les signes vitaux et détecte les modifications qui surviennent chez les malades. Cette observation doit
être constante pendant toute la durée de la maladie et l’hospitalisation. Tous les signes pathologiques seront signalés au
médecin, car cela permet de :

 Poser le diagnostic

 Prescrire le traitement approprié

 Surveiller l’évolution de la maladie.

 Symptôme ;

Le symptôme est un phénomène particulier que provoque dans l’organisme l’état de la maladie. On distingue deux
sortes de symptômes :

 Symptômes subjectifs : Ce sont des signes ressentis par le malade lui-même et qu’il peut décrire, mais ne
sont pas perceptibles extérieurement (Douleur, point de coté) ;
 Symptômes objectifs : Ils sont perçus par le médecin ou l’infirmier soit par l’observation directe du malade soit à l’aide
de procédés cliniques ou paracliniques. Les symptômes objectifs peuvent être perçus par le médecin ou l’infirmier
tandis que les signes subjectifs peuvent passer inaperçus si l’interrogatoire n’est pas bien mené.

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 Syndrome ; C’est une association ou un ensemble de signes ou symptômes qui vont dans le même sens et
peuvent caractériser une maladie.
 Syndrome méningé : vomissements en jet, raideur de la nuque, hyperthermie.
 Syndrome GEA : diarrhée aigue, douleurs abdominales, fièvre, vomissements.

 Prodrome ; C’est un signe avant-coureur de la maladie généralement qui est un état de malaise précédant
souvent une maladie.
 Prodrome des vomissements : nausées, pâleur, hypersalivation et sueurs diffuses…

 Signes ; Ce sont les phénomènes caractéristiques d’une maladie et qui permettent au médecin de poser le diagnostic.

Les signes sont tirés des symptômes de la maladie et se divisent en 3 groupes :


 Les signes fonctionnels :
Ils sont en rapport avec le fonctionnement d’un organe et correspondent aux symptômes subjectifs car ils sont perçus
par le malade. Les signes fonctionnels ne sont relevés que par l’interrogatoire et ce sont eux qui motivent généralement
l’appel de médecin ou la visite médicale.

 Les signes physiques : Ce sont tous les signes que le médecin recueille ou perçoit lorsqu’il examine le
malade. Ils correspondent aux signes objectifs exp (gros fois, larynx rouge). Le médecin recueille ses signes en
examinant le malade. Les principaux procédés employés au cours de l’examen clinique sont :
 Inspection : Elle consiste à examiner directement le malade, à le regarder et à noter les attitudes et les
signes pathologiques (couleur de la peau, éruption).
 Palpation : Se fait avec les doigts ou la main, elle consiste à étudier la sensibilité des différents
organes, à rechercher l’existence des modifications d’organes normaux et de dépister toute anomalie
organique (douleur d’appendicite, recherche d’adénopathie…)
 Percussion : Consiste à provoquer certains sons en frappant des parties sous-jacentes (recherche d’une matité
de thorax au cours d’une pleurésie…)
 Auscultation : Elle consiste à écouter les bruits qui se passent à l’intérieur de l’organisme soit en
appliquant l’oreille, soit à l’aide d’un stéthoscope (auscultation des bruits du cœur ; recherche des râles
bronchiques).
 Les signes généraux : Ce sont des signes en rapport avec l’état général du malade et non pas reliés au
fonctionnement d’un appareil déterminé. Ils traduisent l’altération, l’évolution ou l’amélioration de la maladie :
température, pouls, TA, FC, FR, SaO2.
Les signes fonctionnels, physiques, signes généraux sont appelés signes cliniques car ils sont perçus par le malade ou le
médecin ou l’infirmier.

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A côté de ses signes cliniques, il y a des signes paracliniques et ce sont tous les signes fournis par les examens
complémentaires tel que radiologiques ou les examens de laboratoire.
 Les signes vitaux : Les signes cardinaux ou vitaux sont souvent les premiers à observer pour évaluer l’état ou la
condition du malade.
Les mécanismes corporels responsables de ces signes sont très précis et la moindre déviation de la normale
peut être considérée comme un symptôme de la maladie.
Les signes vitaux comprennent : la température, le pouls, la TA, la FR et plus loin la diurèse.
Les variations de certains signes vitaux sont tellement typiques à certaines périodes de la maladie que très
souvent le traitement médical et le diagnostic dépendent entièrement de ces signes.

 Diagnostic ; C’est un acte par lequel le médecin groupe les symptômes d’une maladie pour l’identifier.
 Pronostic ; C’est un acte par lequel le médecin prévoit l’origine probable et les différentes étapes
possibles de la maladie.

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Signes généraux : Les signes généraux sont des signes très peu spécifiques : ils ne portent pas de
caractéristique d'organe et sont communs à de nombreuses affections. Ils permettent d'évaluer l'état global du patient, et
le retentissement de la maladie.

Il s'agit de :

 l'asthénie : sensation de fatigue généralisée.


 l'anorexie : absence ou diminution de l'appétit. Ce signe ne doit pas être confondu avec l'anorexie mentale.
 l'amaigrissement : perte de poids supérieure ou égale à 5 % du poids habituel.

 la fièvre : augmentation régulée de la température corporelle.

La combinaison de l'asthénie, de l'anorexie et de l'amaigrissement consiste en une altération de l'état général. Ces trois
signes peuvent aussi bien être témoins d'une maladie somatique que d'une maladie psychiatrique, comme la
dépression.

On distingue plusieurs étiologies somatiques à une asthénie ou un amaigrissement :

 infectieuse ;
 cancer ;
 endocrinienne, par exemple le diabète ou l'hypothyroïdie ;
 neurologique ;
 hématologique, telle qu'une anémie;
 Digestive ;
 cardiovasculaire et respiratoire, comme une insuffisance cardiaque.
 Maladies systémiques ;
 troubles ioniques ou carences ;
 Causes toxiques ou médicamenteuses.

‘’ Ecoutez le malade, il va donner le diagnostic ‘’


Sir William Osler

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Chapitre II :

Sémiologie de l’appareil

‘’Ne touchez pas le malade, notez d'abord ce que


vous voyez ; développez votre sens de l'observation. ‘’

Sir William Osler (1849-1919).

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Introduction :

La découverte d’une maladie respiratoire peut se faire selon diverses circonstances :


 Présence de symptômes fonctionnels ayant motivé la consultation.
 Découverte d'anomalies respiratoires lors d’un examen systématique.
 Dépistage en présence de facteurs de risques respiratoires.
Quelle que soit la circonstance de découverte des symptômes respiratoires, l'analyse sémiologique passe par :
 L’anamnèse rigoureusement menée.
 L'examen physique soigneux et complet.
Au terme du bilan clinique, le diagnostic de la maladie, déjà plus ou moins cerné, sera confirmé par des
examens complémentaires orientés.

Interrogatoire :

L'entretien médecin malade doit être orienté par le médecin en fonction des symptômes décrits, mais la libre

expression du malade doit être tolérée.

Certaines situations cliniques rendent l’interrogatoire impossible (coma, démence, troubles de l’élocution). Il

faut alors chercher à réunir les éléments de l’anamnèse en interrogeant l’entourage.

Eléments de l’interrogatoire à chercher en pneumologie :

Le motif de consultation : les signes fonctionnels respiratoires qui seront précisés.

 L’histoire de la maladie : la date de début de symptômes, leurs chronologies, leur évolution. Les investigations
déjà effectuées et leurs résultants. Les thérapeutiques reçus et leurs effets ;
 L’histoire professionnelle : notion très importante, compte tenu du possible retentissement sur l’appareil
respiratoire l’inhalation de certaines substances physico-chimiques : substances volatiles (gaz et vapeurs
toxiques et/ou irritants), particules solides inertes (charbon) ou actives (silice). Un véritable calendrier
professionnel devra être établi, précisant date, durée, et degré d'exposition ;
 Les conditions socio-économiques : cet aspect est particulièrement important à considérer. Certains modes
de vie exposent à la promiscuité et favorisent la contamination inter individuelle d'agents infectieux (tuberculose
par exemple) ;
 Les antécédents personnels :
 Le passé pneumologique doit être soigneusement analysé. Une démarche indispensable est celle de
savoir si le sujet est en possession de documents radiologiques anciens pouvant être comparés aux
documents actuels et de vérifier si le patient est vacciné au BCG et s’il a un antécédent de tuberculose.

C’est une étape anamnestique obligatoire, compte tenu de la fréquence de la tuberculose en Guinée.

 Il est également indispensable d'intégrer le symptôme dans l'histoire médicale du patient.


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- Les symptômes peuvent être en rapport avec l'évolution d'une affection connue : dyspnée révélant des
métastases pulmonaires chez un patient ayant un antécédent de cancer du côlon connu.
- Les symptômes peuvent être en rapport avec des séquelles d'une maladie guérie : dyspnée chez un patient qui a
des séquelles d'une tuberculose pulmonaire correctement traitée et guérie.
- Les symptômes peuvent être en rapport avec des complications iatrogènes (dues au traitement) : dyspnée
révélant une fibrose pulmonaire secondaire à une irradiation thoracique.

Il est pratique d’explorer les antécédents médicaux organes par organe afin de n'en méconnaître aucun.

 Habitudes toxiques :
 Alcool ;
 Tabac : le tabagisme retrouvé doit être quantifié par le nombre de « paquets-années » soit le nombre
de paquets quotidiennement fumés multiplié par le nombre d'années de tabagisme.
 La prédisposition génétique : recherche des antécédents personnels et familiaux d’allergie.
 Le contexte épidémiologique : recherche de la notion de contage tuberculeux (présence d’un cas de
tuberculose contagieuse dans l’entourage).
 L'existence d'animaux domestiques : si contexte allergique ou suspicion d’un kyste hydatique.

LES SIGNES FONCTIONNELS EN PNEUMOLOGIE :

 Toux :
Doit être systématiquement recherchée par l'interrogatoire car souvent non signalée
spontanément par le patient.
La toux est un acte réflexe, déclenché le plus souvent par une irritation des voies respiratoires qui
provoque une expulsion brusque et violente du contenu de celles-ci : air, sécrétions, corps étrangers.
Toutes les pathologies pulmonaires et bronchiques (parfois ORL) peuvent se révéler par une toux. La toux peut
être volontaire ou réflexe.
Caractères sémiologiques et principales étiologies de la toux :
Selon la productivité : toux grasse (humide, productive) ramenant des expectorations, utile car elle permet le
drainage bronchique, elle doit être respectée. Toux sèche, sans expectoration, peut fatiguer le malade et
l’empêcher de dormir (bronchite aigue, trachéite, fibrose pulmonaire, toux d’origine pleurale).
Selon la fréquence : elle peut être rare limitée à quelques secousses espacées, ou fréquente : toux
paroxystique (accès violents et répétés de toux), toux moniliforme (toux incessante et superficielle).

Selon le timbre : la toux peut être de type bitonal (paralysie d'une corde vocale), rauque ou éteinte (laryngite),
quinteuse ou spasmodique, coqueluchoïde (quintes de toux séparées par une inspiration sifflante c’est le « chant
du coq »).
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Selon l'horaire : la toux peut être matinale dans ce cas lorsqu’elle s’accompagne d’une expectoration on parle
de toilette bronchique (dilatation des bronches, bronchopneumopathie chronique obstructive « BPCO »).
Elle peut être également vespérale, survenant en fin de journée ou en début de nuit (asthme bronchique).
Selon les circonstances déclenchantes :
 Lors du changement de position et l’inspiration profonde dans les atteintes pleurales.
 Lors de la déglutition d’aliments ou de liquides par fausse route dans les anomalies du carrefour aéro-
digestif et les fistules oeso-bronchiques.
 Dans les positions déclives ou clinostatisme, la toux favorise alors le drainage bronchique dans la
dilatation des bronches, abcès du poumon.
 Lors d’un effort dans l’asthme, l’hyperréactivité bronchique et l’insuffisance cardiaque gauche.
 En décubitus dans l’insuffisance cardiaque gauche et le reflux gastro-œsophagien.
 Après exposition à des facteurs liés à l’environnement : humidité, pollen, poussière chez l’asthmatique.
 Après inhalation de substances toxiques ou irritantes.

Selon les signes d'accompagnement, la toux peut être émétisante c'est- à-dire suivie de vomissements, elle
peut être également syncopale ou « obnubilante », c'est-à-dire suivie d'une perte de connaissance (trachéomalacie).

 Expectoration :
Une expectoration correspond à une expulsion de sécrétions anormales présentes dans l’arbre
trachéobronchique par les voies respiratoires et la bouche au cours d’un effort de toux.
A l’état physiologique, l'ensemble de l'arbre trachéo-bronchique secrète une certaine quantité de mucus
(environ 100 ml/24h). Ce mucus est mobilisé en permanence et de façon inconsciente des bronchioles à la
trachée par les mouvements des cils des cellules ciliées pour être ensuite dégluti, conduisant ainsi à
l’épuration des voies aériennes. En cas d’agression des voies aériennes, on observe une augmentation de la
sécrétion de mucus. L’excès de mucus sécrété sera éliminé par la mise en jeu du phénomène de la toux.
Les diagnostics différentiels de l’expectoration sont l’expulsion de salive provenant de la cavité buccale et
les sécrétions provenant de la sphère ORL (jetage postérieur).
Caractères sémiologiques et principales étiologies de l’expectoration :
Le volume : c'est un critère d'appréciation de l'évolution de certaines pathologies broncho-pulmonaires
(suppurations bronchiques et pulmonaires, dilatation des bronches). Les expectorations doivent être
recueillis dans un crachoir transparent et gradué afin d’apprécier leur volume quotidien et leur aspect.

L'aspect : distingue les crachats séreux qui sont des expectorations fluides, les crachats mucoïdes ou muqueux,
blancs mais visqueux et adhérents, les crachats purulents, jaunes ou verdâtres, compacts et
adhérents, les crachats anthracosiques (anthracose = charbon), contenant des dépôts noirâtres de fumée

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industrielle ou de cigarettes, et les crachats hémoptoïques, contenant du sang.
L'odeur : le crachat peut être fétide ou non, traduisant alors une suppuration pulmonaire.
 La vomique :
C’est une forme d'expectoration caractérisée par le rejet brutal et massif d'une grande quantité de pus ou
de liquide clair, à la faveur d'un effort de toux.
Caractères sémiologiques et étiologies de la vomique :
Selon l’aspect :
 La vomique purulente : est le rejet par la bouche d’une grande quantité de pus provenant soit du
poumon (abcès pulmonaire) soit de la plèvre (pleurésie purulente), soit de la région sous phrénique
(abcès hépatique).
 La vomique « eau de roche » : est le rejet par la bouche d’une grande quantité de liquide clair au gout
salé et contenant des débits de membranes blanchâtres. Ce type de vomique traduit la rupture d'un kyste
hydatique du poumon dans les bronches.
Selon le volume :
 La vomique massive : cette forme classique est devenue beaucoup plus rare depuis l’usage précoce et
souvent systématique de l'antibiothérapie.
 La vomique fractionnée : c’est le rejet de petites quantités de pus mais de façon répétée.
 La vomique nummulaire : simples crachats purulents répétés.

La vomique fractionnée et la vomique nummulaire ne sont pas à priori évocatrices du diagnostic de vomique,
mais l'identification des critères suivants permet de les reconnaitre :

 Le début est toujours subit, le patient devient cracheur du jour au lendemain.


 Il s'agit de pus franc (si la vomique est purulente).
 Le volume journalier des crachats est aussi abondant que celui de la vomique.

 La dyspnée : C’est une sensation subjective de respiration gênante, pénible.


Mécanisme :
 Augmentation du travail respiratoire :
- Obstruction des voies aériennes : asthme, BPCO, corps étranger, etc.
- Diminution de la compliance : Fibrose pulmonaire, emphysème
 Diminution de la capacité ventilatoire :

- Amputation des volumes : lobectomie, pneumonectomie, séquelles de tuberculose.


- Troubles de la cinétique thoracique : cyphoscoliose et épaississements pleuraux.
 Modification du rapport ventilation-perfusion : embolie pulmonaire.
 Modification de la surface d’échange alvéolo-capillaire : fibrose pulmonaire
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 Hypoxie cellulaire : anémie, intoxication.
 Acidose métabolique : insuffisance rénale, acidocétose diabétique…etc.

Selon le mode d’apparition :

 Dyspnée aigue : C’est une dyspnée récente à début brutal. C’est le cas de la crise d’asthme, la
laryngite aigue, l’œdème aigue du poumon.
 Dyspnée chronique : C’est une dyspnée ancienne, évoluant progressivement mais qui peut
connaître des exacerbations ou des paroxysmes C’est le cas de bronchopneumopathie chronique
obstructive, l’emphysème, la fibrose pulmonaire, l’insuffisance cardiaque chronique.

Selon les circonstances déclenchantes :

 La dyspnée d’effort : la dyspnée apparait au cours d’un exercice physique, obligeant le sujet à
s’arrêter. L’intensité de l’effort ayant déclenché la dyspnée doit être quantifiée. Il peut s’agir du
périmètre parcouru (périmètre de marche), du nombre d’étage montés ou des gestes quotidiens
pouvant déclencher la dyspnée (s’habiller, faire sa toilette ...etc.).

En pratique, pour évaluer la dyspnée d’effort on utilise une échelle en cinq stades l’échelle de Sadoul :

1 : Dyspnée pour des efforts importants ou au-delà du 2ème étage.

2 : Dyspnée au 1er étage, à la marche rapide ou en légère pente.

3 : Dyspnée à la marche normale sur terrain plat.

4 : Dyspnée à la marche lente.

5 : Dyspnée au moindre effort.

 La dyspnée de décubitus : ou orthopnée, est caractérisée par le fait que le sujet trouve une
certaine aisance respiratoire lorsque son buste est vertical, voire légèrement penché en avant.
L’orthopnée est évaluée en comptant le nombre d’oreillers se voit dans l’insuffisance cardiaque
gauche et la paralysie diaphragmatique bilatérale)
 La dyspnée nocturne : asthme.

Selon le mode évolutif :

 La dyspnée paroxystique : dyspnée évoluant par crises aigues qui durent quelques minutes à
quelques heures. Les crises de dyspnée sont séparées par des intervalles de temps plus ou moins
longs où la respiration est normale.
 La dyspnée permanente : c’est la dyspnée de repos.

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Selon la fréquence respiratoire :

 La polypnée ou tachypnée : c’est l’augmentation de la fréquence respiratoire (> 22 cycles/min chez


l’adulte et > 30 cycles/min chez l’enfant).
 La bradypnée : c’est le ralentissement de la fréquence respiratoire (< 12 cycles/min chez l’adulte et <
22 cycles/min chez l’enfant).

Selon le temps respiratoire :

 La bradypnée inspiratoire : elle traduit une obstruction des voies aériennes supérieures (laryngite,
épiglottite, corps étranger). Elle s’accompagne de cornage (sifflement inspiratoire) et de tirage
(dépression inspiratoire des parties molles sus-claviculaires, sus-sternales et intercostales).
 La bradypnée expiratoire : elle traduit une bronchoconstriction (asthme). Ce type de dyspnée évolue
selon un mode paroxystique et s’accompagne de sifflements expiratoires (râles sibilants à l’auscultation
pulmonaire).

La dyspnée siné-matéria : où la modification de la respiration est inconsciente et le patient ne ressent aucune gêne.

La dyspnée de Kussmaul : respiration lente, profonde et régulière, dite en quatre temps ou en créneau.

Elle se voit dans les acidoses métaboliques (insuffisance rénale décompensée, acidose métabolique, acidose lactique).

Respiration périodique de Cheyne-Stokes : faite de cycles de plus de plus profond, puis de plus en plus courts, suivis
d’une pause respiratoire. Ce type de dyspnée traduit des lésions cérébrales graves.

 L’hémoptysie :
C’est le rejet par la bouche, suite à un effort de toux, de sang provenant des voies aériennes sous
glottique (c’est à dire la trachée, les bronches ou les poumons). C’est un symptôme qui alarme toujours
le malade.
Mécanismes :
L’hémoptysie peut être liée à : soit un saignement provenant de la circulation bronchique à haute pression, soit
un saignement provenant de la circulation pulmonaire à basse pression.
Le passage de sang est lié soit à une atteinte de la membrane alvéolo-capillaire (pathologie infectieuse ou
maladie de système) soit à une hyperpression capillaire (insuffisance cardiaque gauche).
Caractères sémiologiques et principales étiologies :
 L’hémoptysie massive : foudroyante, entraînant le décès par asphyxie.
 L’hémoptysie de grande abondance : au-delà de 300 ml/24h ou plus de 200 ml en une fois.
 L’hémoptysie de moyenne abondance : entre 50 et 300 ml/24h.
 L’hémoptysie de faible abondance : crachats hémoptoïques ou strié de sang (< 50 ml/24h) : ne doit
pas être négligée, car une hémoptysie de faible abondance peut récidiver sous forme massive.
Dans le cadre des hémoptysies de faible abondance, on distingue des formes particulières :
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- Le crachat hémoptoïque de Laennec : expectoration muco-sanglante, noirâtre et très visqueuse.
Il survient 24 à 36 heures après une embolie pulmonaire.
- Le crachat rouillé : crachat de coloration orangée, visqueux survenant au 3ème jour d’une pneumonie
franche lobaire aigue.

L’hémoptysie peut être précédée de prodromes : sensation métallique dans la bouche, chatouillement laryngé, chaleur
rétro sternale, angoisse, malaise. Puis le malade rejette après un effort de toux du sang rouge et aéré.

Cet épisode peut être unique ou répétitif puis sera suivie de crachats de sang de plus en plus foncés voire noirâtres les
jours suivants correspondant à « queue de l’hémoptysie ».

Diagnostic différentiel :

 Hématémèse : sang émis lors d’un effort de vomissement, le sang est foncé est non aéré parfois
accompagné de débris alimentaires. La fibroscopie digestive confirme le diagnostic.
 Epistaxis : le saignement nasal peut-être extériorisé par la bouche après effort de raclage de gorge (épistaxis
postérieur). L’examen oto-rhino-laryngologique est nécessaire au diagnostic.
 Gingivorragie ou hémorragie gingivale.

Principales causes des hémoptysies :

Il conviendra de tenir compte de l’âge, la notion de tabagisme, la durée de l’hémoptysie, les antécédents médico-
chirurgicaux du patient et des symptômes associés.

Les causes les plus fréquentes sont d’origine :

 Respiratoire : cancer bronchique, tuberculose pulmonaire évolutive ou séquellaire, dilatations des bronches,
bronchite aiguë, pneumopathie aigue, aspergillome, BPCO, kyste hydatique, rarement certaines maladies du
système.
 Cardiaque : insuffisance cardiaque gauche, rétrécissement mitral, cardiopathie congénitale.
 Vasculaire : embolie pulmonaire, rupture d’un anévrysme artério-veineux ou fistules artério-veineuses isolées
ou multiples (maladie de Rendu-Osler), anévrysme de l’aorte thoracique fissuré dans une bronche.
 Troubles de l’hémostase : traitement anticoagulant, troubles de l’hémostase liés à une hémopathie.

 Traumatisme thoracique responsable d’une plaie pulmonaire ou contusion pulmonaire,

 Iatrogène : gestes médicaux (biopsies bronchiques lors d’une fibroscopie bronchique, ponction pleurale,
biopsie pleurale).

 Idiopathique : 15 % des cas.

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 La douleur thoracique :

C’est la plèvre qui est à l’origine de la plupart des douleurs qu’éprouvent les malades atteints d’affections respiratoires.
Les affections du parenchyme pulmonaire ne provoquent de douleurs que lorsqu’elles sont sous-jacentes à la plèvre.

Toutes les douleurs thoraciques ne sont pas des maladies de l’appareil respiratoire, elles peuvent être dues à une
maladie cardiovasculaire, une atteinte de la paroi, neurologique ou d’origine digestive.

La douleur thoracique est un signe qui ne doit jamais être négligé car elle peut révéler une urgence vitale : syndrome
coronarien aigu, embolie pulmonaire, pneumothorax compressif, tamponnade et dissection aortique, perforation
œsophagienne.

Les signes de gravité immédiate devant une douleur thoracique sont respiratoires (dyspnée, cyanose), cardiovasculaires
(hypotension, sueurs) et neurologiques (syncope, lipothymie).

Caractères sémiologiques :

 Ancienneté : aiguë, récente, le malade peut parfois en préciser l’heure ; chronique, progressive, insidieuse.
 La durée.
 La variabilité :
- La notion de survenue à l’effort fait de prime abord suspecter une origine coronaire surtout si elle
régresse au repos.
- L’accentuation à la toux et à l’inspiration profonde est en faveur d’une origine pleurale alors que les
atteintes pariétales pures ne sont surtout réveillées que par la toux, ou la pression du thorax.
- La position penchée en avant augmente la douleur de la péricardite.
- L’ingestion alimentaire modifie les douleurs œsophagiennes et gastriques
 L’intensité : du simple tiraillement sourd à la douleur intolérable entraînant une attitude antalgique tendant à
immobiliser l’hémithorax en expiration.
 Le type :
- Constrictive, rétrosternale, évocatrice d’insuffisance coronarienne.
- Douleur en « coup de poignard » du pneumothorax ou de la pneumonie.
- Point de côté angoissant de l’embolie pulmonaire.
 Le siège : à préciser soigneusement en demandant au patient de montrer avec son doigt la zone douloureuse.
- Les douleurs rétrosternale sont essentiellement d’origine cardiaque et médiastinale
- Les douleurs latérothoraciques sont le plus souvent en rapport avec des affections pleurales ou
pleuroparenchymateuses.
- Les douleurs de l’épaule sont soit le fait d’organes sous-diaphragmatiques (foie ou vésicule à droite,
rate à gauche) ou en rapport avec des affections des sommets pulmonaires.
 Les irradiations : les douleurs irradiantes vers le membre supérieur gauche évoquent une origine coronaire. Le
zona et les autres douleurs neurogènes irradient le long d’un trajet intercostal.
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 Rechercher si cette douleur spontanée est reproductible par la palpation de cette zone : douleur provoquée,
évocatrice d’une atteinte pariétale.
 L’étendue :
Les douleurs de l’insuffisance coronaire sont souvent étendues alors que les douleurs pleurales, les douleurs
pariétales et psychogènes sont habituellement très localisées.
 Les circonstances de déclanchement :
L’angor est le plus souvent déclenché par l’effort. La rupture œsophagienne fait habituellement suite à des
vomissements. Les douleurs pariétales peuvent faire suite à un traumatisme, les autres douleurs sont le plus
souvent spontanées.
 Les signes associés :
- Signes généraux : altération de l’état général dans un contexte néoplasique.
- Signes respiratoires : dyspnée, toux, expectoration, hémoptysie.
- Signes infectieux : fièvre, frissons oriente surtout vers une pneumopathie bactérienne, ou une
pleurésie.
- Signes vasculaires : Phlébite oriente vers une embolie pulmonaire.
- Signes digestives : vomissements, dysphagie, hématémèse, oriente surtout vers une douleur d’origine
Digestive.
- Signes neurologiques : syncope, lipothymie.

Les caractéristiques de la douleur ne permettent pas à elles seules d’établir un diagnostic étiologique. L’interrogatoire doit
être complété par un examen clinique complet (appareil respiratoire, cardiovasculaire, paroi thoracique) et des examens
paracliniques.

Principales étiologies :

 Pleurésie : Les douleurs sont latéro-thoraciques, exacerbées par l’inspiration profonde et la toux et
soulagées par le décubitus latéral du côté de la douleur.
 Pneumothorax : La douleur de caractère pleural, latéro-thoracique, à début brutal, isolée ou accompagnée
de dyspnée.

 Pneumonie : La douleur thoracique, inconstante, est de type pleurale. Fièvre, frissons, toux, expectoration
purulente, herpès, foyer de crépitants peuvent être présents. L’expectoration peut prendre une coloration
rouillée.

 Syndrome coronarien aigu (infarctus du myocarde, angor) : la douleur est décrite comme une
oppression, elle irradie aux deux membres supérieurs ou aux épaules ou à la mâchoire. Elle n’est pas
d’emblée maximale.

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 Dissection de l’aorte thoracique : La douleur est intense d’emblée maximale. Elle est médiane rétro-
sternale, peut irradier dans le dos.

 Péricardite : Douleur médio-thoracique accentuée par l’inspiration profonde et la position penchée en avant.

 Embolie pulmonaire : Douleur basi-thoracique le plus souvent de type pleural, d’intensité variable,
associée à une polypnée, tachycardie et angoisse parfois hémoptysie. Souvent, présence de facteurs de
risque (alitement prolongée, immobilisation plâtrée d’un membre inferieur, phlébite).

 Les causes digestives :

- Rupture de l’œsophage : Il s’agit d’une affection rare. La douleur rétro-sternale est souvent précédée de
vomissements avec altération de l’état général en rapport avec une médiastinite.
- Œsophagite : Associée souvent à un pyrosis et une dysphagie. Augmentation de la douleur par la
position penchée en avant.
- Les lithiases biliaires dont les douleurs irradient vers l’épaule droite, leur diagnostic est échographique.
 Douleur d’origine pariétale :
- Douleur d’origine traumatique : présence d’un traumatisme, ecchymoses.
- Névralgie intercostale.
- Douleur musculaire
- Zona : éruption vésiculeuse d’origine virale sur le trajet radiculaire avec douleur à type de cuisson.
- Syndrome de Tietze : inflammation des articulations chondro-stérnales avec tuméfaction locale.
 Les douleurs thoraciques psychogènes : Sont fréquentes. Elles peuvent être aigués ou chroniques. Ce
diagnostic nécessite d’avoir éliminé les principales causes organiques et notamment les urgences. Ces douleurs
sont habituellement très localisées, migratrices et récidivantes.

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Chapitre III :

Sémiologie de l’appareil

« Etudier les phénomènes des maladies sans livres,


c’est naviguer sans boussole ; Étudier les livres sans
patients, c’est ne pas naviguer du tout »
Sir William Osler (1849 – 1919)

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Il faut reconnaître les signes qui évoquent 1 MCV pour :

 Participer à la prévention ;
 Orienter les personnes à risque ;
 Déceler une situation d’urgence ;
 Mettre en œuvre les actions nécessaires.

Les signe de dysfonctionnement cardio-vasculaire peuvent être visible ou non, il faut donc être attentif aux dires de la
personne et à ses attitudes corporelles.

 Douleur Précordiale :

Toute douleur est un phénomène subjectif dans lequel le psychisme du malade joue un rôle. L’analyse des douleurs
thoraciques d’origine cardiaque repose sur l’interrogatoire qui permettra de préciser :

 La topographie de la douleur ;
 Son siège superficiel ou profond
 Ses irradiations
 Son mode de début (brutal ou progressif)
 Les signes accompagnateurs, en particulier la dyspnée.
 Causes :

5 grandes causes peuvent être à l’origine d’une douleur thoracique d’origine cardiaque résumé par l’acronyme PIED :

 PERICARDITE :

La douleur est due à l’inflammation du péricarde et par la pression exercée par l’infiltration de liquide entre les deux
feuillets du péricarde.

Elle est rétro-sternale, s’accompagne d’essoufflement, elle augmente à l’inspiration profonde et diminue quand la
personne se penche en avant.

Elle intervient avec un syndrome grippal : fièvre, état de mal être.

L'urgence est moindre mais une complication : tamponnade, compression du cœur due à l'épanchement ⇒ Etat de choc.

 INFARCTUS DU MYOCARDE :

La douleur est due à la nécrose, c’est une URGENCE.

Elle est rétro-sternale, constrictive et peut irradier la mâchoire et le bras (le tout à gauche) et le dos.

Elle est brusque, intense, elle s’accompagne d’angoisse et dure plus longtemps que l’angor survient à l’effort mais ne
s’arrête pas à la fin de l’effort ni après l’administration de Trinitrine.

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La douleur peut être atypique. Peut s’accompagner d’un état de choc : pâleur, abolition du pouls périphérique, diminution
de la pression artérielle, polypnée, marbrures bleutées, l’arrêt respiratoire possible.

 EMBOLIE PULMONAIRE :

La douleur est due à l’oblitération d’un vaisseau pulmonaire par un caillot, c’est une URGENCE.

Elle survient brusquement à la base du thorax (point de côté), s’accompagne ou non d’essoufflement et d’angoisse.

Elle est plus ou moins intense et peut être inexistante et se manifeste alors par une gêne respiratoire répétitive.

Se manifeste le plus souvent chez :

- . Personne immobilisé (plâtre, voyage long, accouchement, acte chirurgical)


- Personne qui a déjà fait une insuffisance cardiaque
- Personne qui a déjà fait un infarctus
- Personne qui a déjà fait une phlébite

Sa gravité dépend de l’étendu de l’embolie, les récidives sont très fréquentes. Si elle est massive, elle peut être d’emblée
mortelle.

 DISSECTION AORTIQUE :

La douleur est due à la déchirure de la paroi aortique, elle suit la progression de la déchirure (de haut en bas, d’avant en
arrière), c’est une URGENCE souvent chirurgicale.

Elle est violente et peut s’accompagner de signes de l’état de choc (pâleur, abolition du pouls périphérique, diminution de
la pression artérielle, polypnée, marbrures bleutées, l’arrêt respiratoire possible).

Il faut orienter la personne dans un service spécialisé. La mort peut survenir d’emblée. Elle se manifeste essentiellement
chez les personnes atteintes de haute tension artérielle grave.

 ANGOR :

La douleur est due à l’ischémie du myocarde, elle est rétro-sternale, constrictive et peut irradier la mâchoire et le bras

(le tout à gauche) et le dos. Elle survient à l’effort jusqu’à l’arrêt de l’activité et disparaît au bout de 5 à 10 minutes de
repos. Elle cède également après l’administration de Trinitrine. La douleur peut être atypique.

 AUTRES CAUSES :
- Abdominale (rupture d’anévrisme de l’aorte abdominale) ;
- Hépatalgie en cas d’insuffisance cardiaque droite ;
- Membre inférieur : Phlébite (insuffisance veineuse profonde), Varice (insuffisance veineuse), lors de l'artérite
(ischémie due à l'occlusion d'une artère par une plaque d'athérome).

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 Vertiges :

Le terme vient du latin vertere « tourner » et correspond à la situation où le sujet voit tout tourner devant lui.

C’est une sensation erronée de déplacement des objets autour de soi ou de déplacement de soi-même dans l’espace.

 Interrogatoire :

Rigoureux et dirigé. Elément fondamental du diagnostic :

Questionnaire : 3 rubriques :

- La crise vertigineuse elle-même ;


- Les signes associés ;
- Les antécédents significatifs.

LA CRISE VERTIGINEUSE ELLE – MÊME :

Les caractéristiques du vertige, notamment le type (rotatoire, déséquilibre, instabilité, chute), le coté (droit ou gauche), la
date de début, nombre de crises, date de la dernière crise, l'intensité (discrète ou nécessitant l'arrêt de l'activité) et les
circonstances d'apparition (brutal ou progressif, après un épisode infectieux ou la prise de médicaments), mode
d'évolution (vertige itératif ou paroxystique, vertige unique ou état vertigineux chronique).

LES SIGNES ASSOCIES : notamment

- Les signes neurovégétatifs, type nausées, vomissements, pâleur, etc.


- Les signes otologiques, type otorrhée, otorragie, hypoacousie, etc.
- Les signes neurologiques, type perte de connaissance, migraines ou céphalées ;
- Les signes ophtalmologiques, type diplopie, amaurose, hémianopsie (SEP) ; troubles réfractaire, myopie (faux
vertige), strabisme.
- Les signes rhumatologiques, type cervicalgies et torticolis (insuffisance vertébro-basillaire.)

LES ANTECEDENTS SIGNIFICATIFS :

a) Traumatiques (crânien, cervical) : Fracture du rocher ; Commotion labyrinthique

b) Antécédents chirurgicaux oreille moyenne ; VPPB ; Fistule péri lymphatique

c) Antécédents infectieux : Méningite

d) Maladies métaboliques : Diabète

e) Prise médicamenteuse : aminosides, tramadol, quinine, etc.

f) Autres causes : HTA, Vieillissement, Tumeurs cérébrales, etc.

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 Les palpitations :

Elles correspondent à la perception anormale et déplaisante des battements cardiaques ressentis plus forts et/ou
plus rapides, anormalement puissants.

Elles peuvent être révélatrices de troubles du rythme cardiaques d’où la nécessité d’un interrogatoire minutieux afin d’en
faire préciser les caractéristiques : mode de début, durée, fin brusque ou progressive, polyurie en fin de crise, rythme
régulier ou irrégulier, fréquence cardiaque au moment des signes, les signes associés et les antécédents du patient.

Le diagnostic précis d’une anomalie rythmique lorsque celle-ci existe repose sur un enregistrement
électrocardiographique pendant la crise, soit par un ECG per critique, soit par un enregistrement ECG sur 24 heures
(holter rythmique), soit par un enregistrement des évènements significatifs sur une semaine (R-test), soit par exploration
électrophysiologique.

Les étiologies des palpitations sont nombreuses allant de la tachycardie sinusale dans un contexte de stress jusqu’à des
troubles rythmiques ventriculaires graves.

Elles peuvent être isolées ou associées à des douleurs ou à une dyspnée. Elles prennent dans ce cas, une valeur plus
grande.

 Œdèmes :

Un œdème correspond au gonflement d'un organe ou d'un tissu dû à une accumulation ou un excès intratissulaire de
liquides dans le milieu interstitiel chez l’homme. L'œdème peut être dû à de nombreuses causes primitives.

 Physiopathologie

Normalement, la quantité de liquide interstitiel est à l'équilibre. On parle d'homéostasie. La physiopathologie des
œdèmes découle d'un déséquilibre dans l'équation de Starling :

Q = P.S[(Pc - Pi) – σ(c - i)]


avec :

 Q, le flux

 P, la perméabilité de la membrane

 S, la surface d'échange

 Pc, la pression capillaire

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 Pi, la pression interstitielle

 σ, le coefficient de réflexion (dépend de la membrane et de la molécule)

 πc, la pression oncotique capillaire

 πi, la pression oncotique interstitielle.

Si Q est positif, on a un flux des capillaires vers le milieu interstitiel, et si ce flux est supérieur à la capacité de
réabsorption des vaisseaux lymphatiques, on a la création d'un œdème.

 TYPES D’OEDEMES :

Il existe deux types d'œdèmes : les œdèmes blancs et rouges :

 L'œdème blanc, principalement retrouvé dans les cas d'insuffisance cardiaque, ou d'atteinte veineuse, est
déclive (c'est-à-dire qu'il touche la partie la plus basse du corps, généralement les membres inférieurs), mou et
prend le godet (en appuyant sur l'œdème, il se forme une dépression qui persiste quelques instants).
 L'œdème rouge est dur, chaud et ne prend pas le godet. Il est fréquemment retrouvé lors de traumatismes.
 ETIOLOGIES :

Les pathologies pouvant entraîner un œdème sont multiples :

- En cas d'hyperpression hydrostatique des veines, entraînant une diminution de la réabsorption de


fluides : obstruction veineuse (thrombose veineuse profonde), insuffisance cardiaque congestive droite
ou globale, varices ;
- En cas d'abaissement de la pression oncotique : au cours d'une cirrhose, en cas de malnutrition dans le
cadre d'un kwashiorkor, au décours d'un syndrome néphrotique par perte rénale de protéines, ou au
cours d'une glomérulonéphrite aiguë (il faut savoir que des protéines telles que l'albumine (60 % du total
des protéines plasmatiques) ont un pouvoir oncotique très important : une baisse de leur nombre
(insuffisance hépatique par exemple) entraîne alors des œdèmes) ; néanmoins, dans les carences
protéiques modérées, notamment lorsque l'albumine est comprise entre 20 et 30 g·l-1, la survenue
d'œdèmes est liée à la réabsorption hydrosodée accrue au niveau rénal. L'hypovolémie efficace
entraînée par l'hypoprotidémie est responsable d'une mise en branle du système rénine angiotensine et
donc d'une réabsorption tubulaire de sodium accrue au niveau rénal ;
- En cas d'inflammation (sécrétion active de fluides dans l'espace interstitiel) : dans les allergies, au cours
de la maladie de Lyme, mais toutes les autres formes d'inflammation peuvent également être
responsables (chute par exemple) ;
- Cause iatrogène (due à un médicament) : inhibiteurs calciques, corticoïdes et AINS, entraînant une
rétention hydro-sodée ;
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- En cas de diminution anormale du drainage lymphatique : lymphœdème, œdème blanc ne prenant pas le
godet ;
- L'altitude entraînant le mal aigu des montagnes peut, pour les cas les plus extrêmes, être la cause d'un
œdème cérébral ou d'un œdème pulmonaire.
 Acouphène :

Les acouphènes sont souvent liés à une pathologie, mais pas systématiquement, d'origine indéterminée et d'intensité
souvent variable selon l'état de santé ou de fatigue de la personne qui y est sujette. Ils peuvent être permanents,
intermittents, variables ou temporaires.

Sensation auditive qui n’est pas causée par un stimulus extérieur.

On distingue différentes appellations en fonction de la tonie perçue par le sujet acouphénique : le tintement
(prolongement du son d’une cloche, qui va toujours en diminuant), le bourdonnement (bruit dans les oreilles), le
chuintement, le sifflement, ou des sons purs comme des notes de musique.

L'acouphène peut être unilatéral (ne concernant qu'une seule oreille) ou bilatéral. Le son peut sembler venir de l'intérieur
de l'organisme ou de l'extérieur. Il n'a aucune signification et est réellement entendu par le sujet, ce qui le différencie des
hallucinations (ce n'est pas réellement un bruit fantôme, acception souvent trompeuse).

L'acouphène est subjectif, il n'est perceptible que par le patient.

 CAUSES :
Différentes causes ou facteurs favorisants sont possibles. En premier lieu, l'utilisation des écouteurs. Le nombre de
personnes souffrant d'acouphènes s'est multiplié au fur et à mesure de l'usage de plus en plus généralisé d'écouteurs. La
suppression de l'écoute par ce moyen permet souvent une diminution du symptôme, voire sa disparition.

D'autres causes sont également possibles comme :

- Ototoxiques (certains antibiotiques, aspirine, diurétiques, aminoglycosides, quinine, beta bloquant


(Bisoprolol, Propranolol), anti-inflammatoires et traitements de chimiothérapie, dont les plus toxiques sont
à base de dérivés des sels de platine) ;
- Traumatisme sonore (concert, discothèque, pétard, feu d'artifice…) ;
- Traumatisme crânien (particulièrement après une fracture) ;
- Trouble vasculaire (Hypertension, stress, flux sanguin) ;
- Bouchon de cérumen ;
- Anémie sévère et insuffisance rénale ;
- Grand état de fatigue généralisée ;
- Troubles mentaux (anxiété, dépression, hallucinations auditives, psycho-somatisation, sensibilité
électromagnétique, hypocondrie…)
- Carence en vitamine B12.
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Chapitre IV :

Sémiologie de l’appareil

Objectifs Pédagogiques :
1. Définir les symptômes de l’appareil urinaire ;
2. Enumérer les principales causes et/ou les
circonstances d’apparition des symptômes de
l’appareil urinaire ;
3. Décrire les décisions à prendre par l’infirmier devant
ces symptômes.

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 Dysurie :

C’est une gêne à la vidange vésicale, soit par obstacle à l’évacuation, soit par insuffisance et faiblesse de la muqueuse
vésicale.

 CAUSES :
- Infections urinaires ;
- Adénomes prostatiques ;
- Tumeurs de l’urètre ;
- Rétrécissement urétral.
 RÔLE INFIRMIER :
- Installer le malade ;
- Faire l’anamnèse en vue de préciser les caractères de la dysurie :
 Initiale : lorsque la difficulté survient pour évacuer les premières gouttes d’urines.
 Terminale : lorsque la difficulté survient à la fin de la miction.
 Totale : lorsque la difficulté survient du début à la fin de la miction.
- Préparer le malade et le matériel pour la visite médicale ;
- Administrer le traitement prescrit.
 Oligurie :

C’est l’émission d’une petite quantité d’urines en 24 heures.

 CAUSES :
- Insuffisance rénale chronique ;
- Restriction hydrique ;
- Collapsus ;
- Déshydratation extracellulaires ;
- Insuffisance cardiaque globale.
 RÔLE INFIRMIER :
- Installer le malade ;
- Préparer le malade, le matériel et aider le médecin à poser le diagnostic ;
- Appliquer la thérapeutique prescrite.
 Polyurie :

C’est l’émission d’une quantité d’urines supérieure (2 litres et plus par 24 heures).

 CAUSES :
- Insuffisance rénale chronique ;

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- Diabète ;
- Levée d’obstacles sur les voies excrétrices ;
- Potomanie (personne qui a une tendance à boire excessive de liquide).
 RÔLE INFIRMIER :
- Calculer la durèse et inscrire le résultat dans le dossier du malade ;
- Dépister les anomalies par l’obervation (couleur, odeur, consistance, etc.) ;
- Effectuer des prélèvements pour différents examens de laboratoire ;
- Observer le malade, relever les autres signes qui accompagnent la polyurie et en faire part au médecin.
 Pollakiurie :

C’est l’augmentation du nombre de mictions avec conservation de diurèse.

 CAUSES :
- Maladies de la prostate (cancer et adénome) ;
- Irritation de la vessie ;
- Diminution de la capacité vésicale (compression extrinsèque, tumeurs vésicale, grossesse) ;
- Maladie psychosomatique ;
- Troubles métaboliques ou endocriniens.
 RÔLE INFIRMIER :
- Installer le malade et procéder à l’anamnèse ;
- Préparer le malade et le matériel nécessaire pour la visite médicale ;
- Effectuer les examens demandés = bilan urologique ;
- Appliquer le traitement prescrit.
 Enurésie :

C’est une émission involontaire d’urines. Elle est souvent nocturne et survient jusqu’à un âge très avancé.

 CAUSES :
- Séquelles des maladies infectieuses de la vessie ;
- Malformation des voies urinaires ;
- Persistance de l’automatisme du nourrisson
 RÔLE INFIRMIER :
- Aider le médecin à préciser la cause ;
- Interroger le patient ou la famille s’il s’agit d’un enfant (conseiller à la mère d’éduquer son enfant par la
vidange de la vessie avant de se coucher et éviter les liquides la nuit).
 Anurie :

C’est la diminution extrême du volume total journalier des urines à 100 ou 200 ml/24h. Le malade ne ressent aucune
envie d’uriner. Il n’existe pas de globe vésical.
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 CAUSES :
- Intoxication par le mercure ;
- Intoxication par leplomb ;
- Maladies infectieuses graves (septicémie) ;
- Compression urétérale ;
- Lithiase grave de l’urétère.
 RÔLE INFIRMIER :
- Evaluer les entrées et sorties ;
- Etablir la diurèse horaire ;
- S’assurer qu’il s’agit bien d’une anurie et non d’une rétention urinaire ;
- Préparer le malade et le matériel pour les différents examens.
 Retention urinaire :

C’est l’impossibilité d’évacuer l’urine, alors que l’envie d’uriner est intense et souvent douloureuse. Le malade garde les
urines dans sa vessie. Il se produit alors une distension, cela constitue un globe vésical.

 CAUSES :
- Trauamatismes du rachis lombaire, bassin et du rein ;
- Evolution de certaines maladies infectieuses urinaires ;
- Rétrécissement de l’urètre, des calculs bloquant dans l’urètre ;
- Evolution des adénomes, des cancers de la prostate et des cancers de la vessie.
 RÔLE INFIRMIER :
- Installer le patient et procéder à l’anamnèse ;
- Prendre les constantes ;
- Avertir le médecin et préparer le matériel pour le sondage ;
- Préparer le matériel pour la visite médicale et les différents examens (ECBU, Radiologies, Endoscopie) ;
- Administrer le traitement prescrit ;
- Faire le sondage vésical sur avis médical.
 Epreuve de 3 verres :

C’est un examen d’urine qui se fait en cas d’hématurie pour déceler son origine.

 TECHNIQUE :

Faire uriner le malade au cours de la même miction dans 3 verres différents :

- Le début de miction dans le 1er verre ;


- Le milieu de miction dans le 2ème verre ;
- La fin de la miction dans le 3ème verre.

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 RESULTAT :
- Le 1er verre : indique une hématurie provenant de l’urètre (hématurie initiale) ;
- Le 2ème verre : indique une hématurie proveanant de vessie (hématurie terminale) ;
- Le 3ème verre : indique une hématurie provenant du rein (hématurie totale).
 Hématurie :

C’est l’émission de sang dans les urines. Elle peut être macroscopique ou microscopique.

 CAUSES :
- Causes médiclaes (maladie du sang) ;
- Causes rénales (cancer du rein +++, Lithiase, tuberculose rénale) ;
- Causes vésicales (tumeurs de la vessie, infections de la vessie)
- Causes prostatiques et urétrales (adénome de la prostate, cancer de la prostate, tumeur de l’urètre) ;
- Causes médicamenteuses (anticoagulants)
 RÔLE INFIRMIER :
- Installer le patient et le rassurer ;
- Prévenir le médecin ;
- Effectuer l’epreuve des trois verres ;
- Préparer le patient et le matériel pour différents examens (cystoscopie, cathétérisme urétral,
radiographie) ;
- Appliquer la thérapeutique prescrite (hémostatiques).
 Albuminurie et Protéinurie :
- Affection caractérisée par la présence d’albumine dans les urines alors que la protéinurie est la
présence de protéines dans les urines.
 CAUSES :
- Pathologies glomérulaires (glomérulonéphrite) ;
- Néphrties interstitielles (néphrite gravidique) ;
- Maladies infectieuses (scarlatine) ;
- Cardiopathies.

 RÔLE INFIRMIER :
- Installer le malade ;
- Recueillir les urines pour la recherche d’albumine (urines fraîches ou dosage d’albumine de 24h) ;
- Administrer la thérapeutique prescrite ;
- Déconseiller l’utilisation des médicaments néphrotoxiques (sulfamides, le bismuth, l’arsenic) ;
- Contrôler régulièrement la présence d’albumine dans les urines ;

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- Veiller au respect du régime.
 Glucosurie :

Affection caractérisée par la présence de glucose dans les urines.

 CAUSES :
- Lésions pancréatiques ;
- Maladies hypophysaires ;
- Atteintes surénaliennes ;
- Hérédité ;
- Causes inconnues.
 RÔLE INFIRMIER :
- S’assurer de la présence de glucose dans les urines ;
- Interroger le patient sur la polyurie, polyphagie, polydipsie ;
- Effectuer un prélèvement sanguin pou glycémie ;
- Rechercher la présence d’acétone dans les urines ;
- Prendre les constantes ;
- Administrer la thérapeutique prescrite ;
- Veiller au respect du régime ;
- Contrôler régulièrement la glucosurie et la glycémie.
 Pyurie :

C’est l’émission d’urine mélangée au pus.

 CAUSES :
- Pyélonéphrite ;
- Néphrite interstitielle ;
- Tuberculose urinaire ;
- Bilharziose.
 RÔLE INFIRMIER :
- Installer le malade et prendre les constantes ;
- Prévenir le médecin ;
- Préparer le matériel pour la consultation médicale ;
- Effectuer les différents examens (antibiogramme, uroculture) ;
- Appliquer le traitement prescrit ;
- Surveiller l’évolution de la maladie.
 Cystalgie :

C’est une douleur vésicale sous forme de pesanteur sus pubienne généralement exagérée au moment de la miction.

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 CAUSES :
- Inflammation aigue ou chronique de la vessie ;
- Gangrène partielle de la muqueuse et de la musculeuse vésicale ;
- Tuberculose vésicale ;
- Calcul vésical adhérent à la muqueuse.
 RÔLE INFIRMIER :
- Installer le malade et le préparer à la visite médicale ;
- Interroger le malade pour préciser le siège, la nature, l’intensité et la durée de la douleur ;
- Préparer le patient et le matériel pour les différents examens (Cytologie, bactériologie, parasitologie) ;
- Aider le médecin pour poser le diagnostic ;
- Administrer la thérapeutique prescrite (Antalgiques).
 Colique néphritique :

C’est une douleur paroxystique traduisant une distension brusque des voies urinaires (urètre et bassinet).

 CAUSES :

La colique néphritique peut être en rapport avec :

- La migration d’un calcul ;


- La migration d’un caillot sanguin ou de cellules cancéreuses ;
- Tuberculose rénale.
 RÔLE INFIRMIER :
- Installer le malade et aider le médecin à poser le diagnostic en précisant :
 Le siège de la douleur (région lombaire) ;
 Ses irradiations (Fosse iliaques, petit bassin, organes génitaux, les flancs) ;
 Son intensité (douleur atroce, permanente avec des renforcements paroxystiques : malade
agité, anxieux, cherche une position antalgique sans la retrouver) ;
 Ses caractères (sensation de déchirure, de brûlure, de piqûre, de pesanteur)
- Administrer les antalgiques prescrits par le médecin ;
- Préparer le malade pour une éventuelle radiographie et une U.I.V

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Chapitre V :

Sémiologie de l’appareil

Objectifs Pédagogiques :
1. Définir les symptômes de l’appareil digestif ;
2. Enumérer les principales causes et/ou les circonstances
d’apparition des symptômes de l’appareil digestif ;
3. Décrire les décisions à prendre par l’infirmier devant ces
symptômes.

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 La gingivorragie :

C’est une hémorragie survenant au niveau des gencives.

 ETIOLOGIES :
- Gingivites ;
- Gingivo-stomatites
 RÔLES INFIRMIER :
- Lavage de la bouche avec une solution acqueuse à base d’un anti-hémorragique, d’eau oxygénée ou
d’un anesthésique local ;
- S’il ya récidives ou aggravation envoyer en consultation de stomatologie.
 Les aphtes buccaux :

Ce sont des petites ulcérations arrondies, de la taille d’une lentille, de couleur beurre frais, cerclées d’un bord rouge vif.

La zone muqueuse qui les entoure est également rouge et traduit une inflammation. Elles évoluent rn quatre à huit jours
vers la guérison.

 ETIOLOGIES :
- Manifestation d’une sensibilisation à certains produits alimentaires ;
- Virusapporté par le lait de vache ;
- Avitaminoses ;
- Embarras gastrique ou digestif ;
- Intoxication alimentaire ;
- Souvent on ne connait pas la cause exacte.
 RÔLE INFIRMIER :
- Veiller à la proprété bucco-dentaire, supprimer les dentifrices irritants ;
- Lavage de la bouche au bicarbonate de soude ;
- Attouchement au bleu de méthylène ;
- Surveiller le régime.
 Herpès labial :

Il se manifeste par des vésicules transparentes, groupées sur une base érythémateuse localisé surtout au niveau du
visage et en général au point de contact entre la muqueuse et la peau.

Cette lésion est douloureuse et forme souvent des craquelures (fissures), puis une croûte se forme et la lésion guérit en
10 jours.

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 ETIOLOGIES :

L’herpès est à un virus , survient à l’occasion de soins dentaires ou extraction, ou au cours d’une maladie générale, mais
très souvent l’herpès accompagne le rhume de cerveau.

 RÔLE INFIRMIER :
- Informer le malade que l’herpès guérit en principe spontanément ;
- Appliquer si disponible la teinture de benjoin qui a pour effet d’assécher les lésions ;
- Informer le malade des risques de surinfections par grattage ;
- Si surinfection, appliquer une pommade antibiotique.
 La sialorrhée :

La sialorrhée est encore appelée ptyalisme est une sécrétion salivaire exagérée pouvant atteindre 4 ou 5 litres non
compris la salive déglutie.

 ETIOLOGIES :
- Certains névroses ;
- Dans certains lésions nerveuses ( paralysie labio-glosso-laryngée, paralysie faciale) ;
- Dans la stomatite mercurielle ;
- Pendant la grossesse, surtout pendant le 1er trimestre.
 RÔLE INFIRMIER :
- Envoyer le malade en consultation médicale ;
- Appliquer le traitement ;
- Surveiller les signes de la déshydratation ;
- Pratiquer une bonne hygiène buccale et péri-buccale ;
- Surveiller l’rritation de la peau.
 Le pyrosis :

c’est une brulure retro sternale à point de départ dans le creux épigastrique à irradiation ascendante avec arrivée dans la
bouche d’un liquide aigre ou acide.

 ETIOLOGIES :
- Maladies de l’appareil digestif (hyperchlorydrie) ;
- Maladies de la nutrition (dispepsie).
 RÔLE INFIRMIER :
- Traiter la cause ;
- Régime lacté ;
- Suppression des aliments nuisibles.
 La regurgitation :

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c’est le retour dans la bouche du contenu gastrique acide sans effort de vomissement. Son déclenchement est également
postural ; peut entrainer une inondation des voies aériennes ou mouiller l’oreiller : signe de la taie d’oreiller.

 ETIOLOGIES :
- Affections de l’estomac ;
- Rétrécissement de l’œsophage.
 RÔLE INFIRMIER :
- Savoir différencier régurgitation et vomissements ;
- Envoyer le patient dans un service spécialisé ;
- Appliquer le traitement ;
- Chez les nourrissons surveiller le poids et l’état général.
 La Polyphagie :

C’est un besoin excessif de manger en grande quantité, avec une absence de sentiment de satiété.

 ETIOLOGIES :
- Diabète sucré ;
- L’hypoglycémie ;
- Certaines ulcères du duodénum ;
- Habitude de suralimentation.
 RÔLE INFIRMIER :
- Faire l’interrogatoire pour différencier la polyphagie de la boulimie ;
- Procéder à l’analyse d’urine à la recherche d’un éventuel diabète ;
- Surveiller la courbe pondérale.
 La Polydipsie :

C’est une soif excessive et intense, incitant le sujet à boire très souvent dans la journée et ayant pour conséquence
l’émission abondante d’urine.

On l’appelle Potomanie lorsqu’elle n’est qu’une habitude de boire beaucoup.

 ETIOLOGIES :
- Diabète sucré
- Diabète insipide
 RÔLE INFIRMIER :
- Interroger le malade sur les débuts du trouble ;
- Faire les analyses des urines.
 L’anorexie :

C’est la diminution ou la perte de l’appétit, qui peut être globale ou sélective pour tel type d’aliment.

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Exple : Anorexie de la viande dans les cancers de l’estomac.

 ETIOLOGIES :
- La gastrite éthylique ;
- Les cancers digestifs ;
- Certains pathologies d’origine colique ou rectale ;
- Toutes les maladies infectieuses.
 RÔLE INFIRMIER :
- Procéder à l’interrogatoire ;
- Orienter à la consultation spécialisée ;
- Traiter la cause ;
- Surveiller le poids.
 La dysphagie :

c’est une gêne à la déglutition. Cette gêne peut être totale ou sélective.

 ETIOLOGIES :
- Lésion du pharynx et du larynx ;
- Abcès périamygdalien, angine, muguet,….
- Lésions intrinsèques ou extrinsèques de l’œsophage (compression de l’oesophage)
- Anévrisme aortique ;
- Lésions neurologiques ;
- Paralysie bulbaire, polynévrite, rage, tétanos,poliomyélite.
 RÔLE INFIRMIER :
- Apprécier l’importance de la dyphagie (sélective, progressive, invalidante ou complète) ;
- Rechercher les signes qui peuvent l’accompagner (hypersialorrhée, hoquet, toux) ;
- Envoyer le malade à la consultation ;
- Préparer le malade si des examens spécialisés ont été démander (Fibroscopie, TOGD) ;
- Administrer le traitement prescrit ;
- Surveiller le régime alimentaire.
 Les nausées :

C’est une envie de vomir précédée d’une sensation de malaise général, avec pâleur, vertiges et tendance syncopale.

 ETIOLOGIES :

ce sont toutes les causes de vomissements :

- Les affections biliaires ;


- Les infarctus du myocarde ;

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 Les vomissements :

C’est le brusque rejet d’une partie ou de la totalité du contenu gastrique.

Pour qu’un vomissement se produit il faut que le pylore soit fermé, le cardia ouvert et que le diaphragme et les muscles
de la paroi abdominale se contractent brusquement, ce qui permet de le distinguer facilement :

- Du RGO ;
- De la hernie hiatale ;
- Des régurgitations ;
- Du mérycisme
 CARACTERISTIQUES DES VOMISSEMENTS :

Ils sont appréciés objectivement :

- Sur l’aspect des vomissements ;


- Sur la quantité.

De façon subjective avec les signes associés :

- La nausée ;
- La douleur ;
- Les circonstances d’apparition.
 Aspect des vomissements :

Suivant l’aspect du liquide rejeté, on distingue les vomissements :

- Alimentaires : précoces (les aliments ont subit peu de modifications) ou tardifs (les aliments sont plus ou
moins digérés).
- Bilieux : colorés en jaune ou en vert par la bile, amer.
- Aqueux : composé d’un liquide acide provoquant une sensation de brûlure oesophagienne.
- Poiraée : de couleur verdâtre dans les cas de péritonites.
- Fécaloide : contenant des matières fécales dans les occlusions intestinales.
- Sanglant : mélangés avec du sang dans les cas d’hématémèse.
- Acétoniques : alimentaires ou bilieux apparaissant par crises chez les jeunes enfants. Ils constituent un
syndrome grave s’ils sont accompagnés de céphalées, de fièvre, de corps cétoniques dans les urines,
d’une haleine d’odeur aigre.
- Les pituites : sont une forme mineure de vomissements aqueux. Quelques gorgées de liquides
incolores et filants sont rejetés surtout le matin, particulièrement dans les cas de gastrite éthylique.
 Quantité des vomissements :

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Elle correspond à un repas, ou à l’accumulation d’aliments ingérés quelques jours avant. Il sera bon de mesurer la
quantité si les vomissements se répètent dans la journée.

 les signes associés :


- Les nausées ;
- la douleur.
 Formes particulières :
- Vomissement en jet ou en fusée : c’est un vomissement spontané, sans effort de la part du malade. Il
se voit surtout dans les cas de méningites ou HTIC.
- Vomissements incoercibles : c’est une intolérance complète aux aliments liquides ou solides, peut
survenir au cours de la grossesse.
- Vomissements habituels : encore appelé gastro-pyloro-spasmodique de l’estomac et du pylore,
survenant chez certains bébés 15 à 20 mn apr-s la tété et provoquant des vomissements en jets.
 ETIOLOGIES :

Les causes des vomissements sont nombreuses et variées :

- Un embarras gastrique à la suite de l’ingestion d’aliments de mauvaise qualité, en trop grande quantité
ou insuffisamment mastiqués.
- Les ulcères gastro-duodénaux, plus rarement les cancers de l’estomac ;
- Toutes les urgences chirurgicales (Appendicite, Péritonite, occlusion,…) ;
- Les dyspepsies biliaires ;
- Les affections hépato-biliaires ;
- Les migraines, le vertige de Minière ;
- Les intoxications (ATB, digitaline, alcool)
- L’infarctus du myocarde ;
- La lithiase rénale aigue ;
- Les affections neurologiques ;
- Les maladies infectieuses ;
- La grossesse ;
- Les causes psychiques.
- Chez l’enfant (la coqueluche, l’acétonurie, la sténose du pylore, les erreurs de régime et le manque
d’hygiène)
 RÔLE INFIRMIER :

L’infirmier doit observer et noter pour en informer le médecin :

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- La couleur, l’odeur, la quantité et la qualité des matières vomies, l’heure par rapport aux repas, car les
vomissements qui suivent les repas ne sont pas graves, contrairement aux vomissements du repas de la
veille ;
- Il oberve également les signes associés, les vomissements seront parfois gardés en vue d’analyse ou
d’examen.
- Les caractères d’apparition : en fusée avec ou sans efforts, parfois il faut compenser les pertes
liquidiennes et hydorelectrolytiques souvent en posant une perfusion ;
- Surveiller l’état du malade s’il vomit beaucoup (dénutrition, déshydratation) ;
- Installer les malades surtout s’ils sont inconscients en position de sécurité ;
- Aider le malade au moment des vomissements, s’il est conscient lui faire rincer la bouche.
 La constipation :

C’est l’émission difficile et/ou douloureuse de selles trop dures et/ou trop rares. Il existe un ralentissement du transit
intestinal qui est normalement de 36H.

La fréquence de l’émission des selles est un facteur peu important car :

 ETIOLOGIES :
- Facteurs sociaux : alimentation mal équilibrée, pauvre en eau, sédentarité.
- Facteurs liés au terrain : équilibre hormonal, surtout chez la femme, vitaminiques, psychiques.
 RÔLE INFIRMIER :
- Conseiller un régime riche en cellulose ;
- L’alimentation doit être copieuse et les boissons abondantes ;
- Hygiène de vie :
 Conseiller l’habitude d’aller à heure fixe à la selle tous les jours ;
 Eviter la sédentarité, faire de la marche au grand air au moins une demie heure par jour, si
possible un autre sport ;
 Boire l’eau froide le matin à jeun, et un laxatif doux (huile de paraffine) ;

De nombreux médicaments peuvent être utilisés, mais il faut avant tout rechercher une cause éventuelle avant de donner
des traitements symptomatiques.

 Les diarrhées :
Les diarrhées sont définies par l’exrétion en quantité anormale d’un ou de plusieurs constituants des selles normales.
En pratique on le définit par l’augmentation de la fréquence des selles plus de trois fois par 24H et/ou l’augmentation du
poids des selles normalement inférieur à 250g/j et par la consistance des selles.
DIFFERENTES SORTES DE DIARRHEES :

- Diarrhée hydrique +++ : faites de liquides, abondantes pouvant entraîner une perte d’ions, surtout de
potassium ;
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- Diarrhée graisseuse (stéatorrhée) : faites de selles grasses adhérentes, luisantes, tâchant de graisse ;
- Diarrhée aigue dont l’évolution est brutale, mais courte en général ;
- Diarrhée chronique qui peut débuter brutalement à la manière d’une diarrhée aigue mais qui se
prolonge sans tendance à la régression.
 ETIOLOGIES :
- Diarrhée aigue :
 Diarrhée aiguë émotionnelle ;
 Diarrhée par intoxication alimentaire ;
 Choléra (Riziforme: eau de riz) ;
 Dysenterie bacillaire ;
 Après certains traitements surtout antibiotique per-os, ou prise de médicaments agressifs pour la
muqueuse digestive : colchicine, chimiothérapie(anti KC).
- Diarrhées chroniques :
Succèdent parfois a des diarrhées aiguës :
 Infections chroniques à salmonelle ;
 Diarrhées chroniques parasitaires ;
 Diarrhées chroniques bacillaires, parasitaires, ankylostomes, ascaris.
Peuvent être dues a un trouble digestif
 diarrhée d’origine gastrique (Achlorhydrie ; Maladie de Biermer ; Cancer de l’estomac) ;
 Diarrhée pancréatique: pancréatite chronique, Kc du pancréas ;
 Diarrhée d’origine biliaire: lithiase vésiculaire ;
 Diarrhée d’origine grélique : malabsorption ;
 Diarrhée d’origine colique et rectale ;
 Diarrhée post opératoire après gastrectomie.
 RÔLE INFIRMIER :
- Surveiller les selles :
 Noter le nombre, évaluer la quantité ;
 Observer leur aspect ;
- Garder les selles anormales pour les montrer au médecin ;
- Noter si la diarrhée s’accompagne de vomissements ,de douleurs ;
- Surveiller l’état d’hydratation:soif, sécheresse de la bouche, pli cutané surtout si le malade présente une
diarrhée aiguë ;
- Sur prescription médicale prélever des selles pour examen bactériologique ;
- Surveiller le régime ;
- Donner des sels de réhydratation orale (SRO) surtout quand il s’agit d’un enfant ;
- Poser une perfusion sur avis médical ;

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- Appliquer le traitement prescrit.

 Les selles :
L’infirmier doit savoir apprécier la couleur, la consistance des selles.

 Selles normales :

Chez l’enfant nourri au sein :

Les selles sont molles, un peu liquides de coloration jaune d’or, d’odeur fade, leur nombre est de 2 à 4/ jour.

Chez l’enfant nourri au lait de vache :

Les selles sont consistantes, pâteuses, de coloration jaune foncée, un peu brunâtres et d’odeur fétide, leur nombre est de
1 à 2 par jour.

Chez l’adulte :

Les selles sont moulées, de couleur brun foncé.

 Les Selles anormales :

Elles sont caractérisées par :

La couleur :

- Mastic ou blanc pur par absence de bile dans l’ictère rétentionnel ;


- Verdâtre diarrhée infantile grave, surtout dans les cas d’alimentation artificielle ;
- Noire présence du sang digéré, dégluti après une hématémèse ou épistaxis ;
- Rouge présence du sang frais, par hémorragie digestive basse, hémorroïdes, entérorragie.

Remarque :Les médicaments à base de bismuth ,de fer donnent des selles noires.

La consistance :

- Sèche encore appelée scibale. Accumulation dans l’intestin d’excréments durs et arrondis par suite de
constipation opiniâtre ;
- L’accumulation des matières peut être énorme et simuler une tumeur intestinale on l’appelle dans ce cas
fécalome ou scatome ;
- Glaireuse dans les colites ;
- Muco-purulentes : dysenterie ;
- Pâteuse dans les amibiases chroniques ;
- Séreuse : la diarrhée séreuse est très liquide elle peut ressembler a une purée verdâtre ou décolorée,
ressemblant a un bouillon sale ou contenant des grumeaux ou des grains riziformes dans le choléra.

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 Les douleurs abdominales :
DOULEURS ABDOMINALES SANS FIEVRE (abdomen souple)

 Epigastre :
- Ulcères gastro-duodénaux (UGD)
- Colique hépatique (lithiase)
- Pancréatite
- Troubles fonctionnels intestinaux (spasmes intestinaux)
 Hypochondre droit :
- Lithiase biliaire
- Spasmes intestinaux
 Para-ombilicale unilatérale :
- Lithiase urinaire
 Para-ombilicale bilatérale ou diffuse :
- Troubles fonctionnels intestinaux

DOULEURS ABDOMINALES + FIEVRE (et/ou hyperleucocytose)

 Sujet jeune :
 Fosse iliaque droite (FID) :
- Appendicite
- Salpingite
 Fosse iliaque gauche (FIG) :
- Salpingite
 Hypochondre droit (HD) :
- Cholécystite
- Angiocholite
- Péri-hépatite ($ de FITZ-HUGH-CURTIS)
- Infections pleuro-pulmonaires
 Sujet âgé :
 FID :
- Appendicite
 FIG :
- Sigmoïdite diverticulaire
 HD :
- Cholécystite
- Angiocholite
- Infections pleuro-pulmonaires
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DOIULEURS ABDOMINALES + SIGNES D’OCCLUSION

 Sans fièvre :
- Volvulus du grêle
- Volvulus du sigmoïde
 Avec fièvre :
- Appendicite
- Sigmoïdite
- Cholécystite

DOULEURS ABDOMINALES + CONTRACTURES

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Chapitre VI :

Sémiologie de l’appareil

Objectifs Pédagogiques :
1. Définir les symptômes de l’appareil génital
féminin ;
2. Enumérer les principales causes et/ou les
circonstances d’apparition des symptômes
de l’appareil génital féminin ;
3. Décrire les décisions à prendre par l’infirmier
devant ces symptômes.

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Rappel physiologique
Puberté :

- Premier signe : développement mammaire (10 - 11ans) ;


- 1ère menstruation : 2 ans plus tard ;
- Pilosité pubienne et axillaire se complètent en 2 à 3 ans.

Cycle menstruel :

- Un cycle normal est de 28- 30j, se terminant par une menstruation (50 ml) de durée moyenne de 4-6j ;
- Menstruation: élimination de la muqueuse de l’endomètre s’accompagnant d’une hémorragie.

Le cycle menstruel comporte 4 phases :

- Menstruation : 1er - 5éme j ;


- Pré ovulatoire : du 5 -14éme j , ou phase proliférative, elle est sous la dépendance des oestrogènes ;
- Ovulatoire:14-16éme j, elle est favorisée par une décharge brutale de LH ;
- Post ovulatoire :17-28éme j, ou phase sécrétoire, elle est sous la dépendance des oestrogènes et progestérones.

Courbe de température :

- L’élévation de la température( 37,2°c) signale La phase ovulatoire ;


- Hormones ovariennes: sous la dépendance de stimulines Antéhypophysaire FSH, LH.

Etude sémiologique :
Repose sur l’interrogatoire et l’examen gynécologique

1- Interrogatoire:

 Antécédents :
 Physiologiques: la vie génitale dés les premières règles jusqu'a la ménopause :
- Ménarchie : date des premières règles (10-16ans) ;
- Cycle menstruel :
 Rythme ( tous les 28-30j) ;
 La durée ( 3-6j) ;
 L’abondance ( nombre de garniture/j) ;
 La date des dernières règles afin de dépister un début de grossesse ;
 Nombre de grossesses et d’accouchement ;
 Nombre d’enfants vivants et décédés ;
 Rechercher la notion d’avortement et d’accouchement ;
 Prématuré ;
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 Notion de contraception.
- Ménopause :
 Disparition définitive des règles en rapport avec l’arrét de la fonction cyclique des
ovaires ;
 Age de survenue : 40-50 ans, d’où: - ménopause précoce ;
 Ménopause tardive.
 Pathologiques :
- Infection génitale haute ou basse ;
- Notion d’hystérectomie ;
- Chirurgie pour kyste de l’ovaire ;
- Notion de césarienne.
 Signes fonctionnels :
- Douleurs ;
- Pertes ;
- Hémorragie génitales ;
- Troubles de la menstruation.

 Les douleurs :

- Pelviennes siégeant au niveau de l’hypogastre et des fosses iliaques ;


- Association des douleurs lombaires +++
 Dyspareunie : Douleurs ressentie au niveau du vagin ou du petit bassin lors des rapports sexuels.
Elle peut être fonctionnelle ou révélant une affection chronique.
 Causes :
- Vaginites (particulièrement la trichomonase) ;
- Cervicite ;
- Annexite ;
- Salpingite ;
- Malformation utérine (rétroversion utérine)
- Fibrome ou kyste de l’ovaire ;
- On évoque ainsi des étiologies psychopatiques auxquelles il ne faut pas recourir avant d’avoir élimé
toutes les causes objectives.
 Décision à prendre :
- Anamnèse minutieux de la patiente sur les antécédents personnels et gynécologiques ;
- En cas d’infection : faire un prélèvement vaginal avec antibiogramme pour chercher le germe en cause.
- En cas de cervicite à répétition : faire un test de SCHILLER ;
- Envoyer la patiente avec ses résultats vers la consultation spécialisée pour avis et traitement ;

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- Exécuter le traitement médical prescrit ;
- Faire un autre prélèvement de contrôle après traitement ;
- En cas d’absence de lésions organiques ou d’infections, orienter la patiente vers un psychologue.
 Vaginisme : le vaginisme est une contraction spasmodique douloureuse du constricteur du vagin due à
l’hypersensibilité des organes génitaux externes.
 Causes :
- Vaginites aigues ;
- Rupture de l’hymen ;
- Eczéma de la vulve ;
- Vagin mal développé (type infantile) ;
- Episiotomie mal cicatrisée ;
- Plus rarement le vaginisme relève des causes psychologiques difficiles et longues à soigner.
 Décisions à prendre :
- Faire l’anamnèse, chercher la cause et noter tous les antécédents personnels et gynécologiques et
envoyer la patiente chez le médecin spécialiste ;
- L’infirmier doit bien assister la femme au cours de son accouchement pour prévenir les déchirures et
les traumatismes obstétricaux ;
- Faire une très bonne épisiotomie et bien la réfectionner en 3 plans pour éviter le vaginisme
cicatriciel ;
- Exécuter le traitement local et général si eczéma ;
- En cas de vaginisme essentiel, envoyer la femme chez une psychothérapeute.

 Les leucorrhées :

- La leucorrhée pathologique est un écoulement non sanglant provenant de la desquamation des tissus
du bas appareil génital, d’origine toujours infectieuse.
- Les leucorrhées physiologiques, autrement appelées pertes blanches, sont augmentées en période
pré-ovulatoire et en cours de grossesse ; elles sont isolées sans signe d’irritation, sans odeur
nauséabonde et sans polynucléaire au prélèvement vaginal.
- Pertes blanches, fréquentes, mais peuvent prendre d’autres couleurs :
 Transparente : visqueuse, filante et sans odeur, ce sont des secrétions génitales physiologiques
qui surviennent 2-3j avant l’ovulation ;
 Blanchâtres caillebottées : abondantes, un prurit intense avec a l’examen une rougeur vulvaire
et vaginale, elles sont en rapport avec une mycose, et se voient dans les états
d’immunodépression ( grossesse, diabète, anxiété) ;
 Blanc jaunâtres : plus fluide, odorantes, s’accompagnant de prurit et de brulures vulvaires, elles
sont dues au trichomonas vaginalis ;

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 Franchement purulentes : Jaunâtres ou verdâtres, pas de prurit, ni sensation de brulure, une
infection est a évoquer au niveau du Col.

Décisions à prendre :

- L’anamnèse est important, il précise :


 L’ancienneté du trouble ;
 L’abondance de l’écoulement, son aspect, son odeur ;
 Son éventuel renforcement pré et post menstruel ;
 L’existence de prurit vulvaire ;
- L’examen clinique : L’examen commencera par la région vulvaire mais sera toujours suivi de l’examen
gynécologique complet.
 La région vulvaire peut être irritée et présenter des lésions de grattage ;
 L’introduction du spéculum doit être douce mais pratiquée sans lubrifiant qui gênerait les examens
de laboratoire ;
 La muqueuse vaginale et souvent rouge, congestive, recouverte d’un enduit plus ou moins épais qui
constitue les pertes ;
 Le cul de sac vaginal postérrier apparaît comblé de sécrétions, c’est à ce niveau que sont faits les
prélèvements :
 Pour examen direct immédiat ;
 Eventuellement pour examen de laboratoire et mise en culture ;
 Dans tous les cas, un examen approfondi du col avec frottis de cyto-détection et
éventuellement test de SCHILLER et colposcopie seront effectués après traitement,
les leucorrhées peuvent masquer une pathologie associée.

 Les hémorragies génitales :


Deux types extériorisées et non extériorisées

- Extériorisées : pertes sanglantes de trois types selon leurs dates de survenue par rapport aux règles :
 Ménorragie : règles trop abondantes ou trop prolongées, recherche systématique d’un fibrome
utérin.
 Métrorragies : pertes sanglantes en dehors des règles, spontanées ou provoquées, d’aspect
variable soit faites de sang rouge ou de caillots noirâtres, un cancer génital doit être recherché.
 Ménométrorragies : association des deux types précédents
- Non extériorisée :
 Rupture de la grossesse extra utérine :

 Urgence chirurgicale ;

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 Nidation de l’oeuf fécondé en dehors de la cavité utérine (au niveau des trompes) ;
 Responsable d’une déchirure de cette trompe, et ainsi d’un hémopéritoine avec tableau
clinique d’hémorragie interne grave.
 Interrogatoire :
 Retard des règles ;
 Petit saignement noirâtre ou sepia ;
 Douleurs pelviennes latérales
 Examen clinique :
 Sensibilité hypogastrique ;
 Cri de douglas ;
 Signes de grossesse.

 Les troubles du cycles :


Les troubles du cycle sont des symptômes qui intéresse :

 Soit le volume du flux menstruel :


- Polyménorrhée : règles d’abondance excessive
- Oligoménorrhée : règles insuffisantes
 Soit la durée des menstrues :
- Hypoménorrhée : règles de durée inférieure à 3 jours.
- Hyperménorrhée : règles trop longues de plus de 7 jours.
 Soit les associations pathologiques :
- Hypo-oligoménorrhée : évoque une insuffisance sévère de l’endomètre.
- Ménorragie (polyménorrhée + hyperménorrhée) : règles anormalement abondantes et/ou longues).
- Oligospanio-ménorrhée : règles trop courtes et trop espacées.
 Soit un trouble des écoulements :
- Pollakiménorrhée : Cycle court moins de 25 jours
- Spanioménorrhée : Cycle long plus de 35 jours
- Anisoménorrhée : Cycles irréguliers, cycles inégaux

Les troubles du cycle demandent :

- Une enquête amnestique très poussée ;


- Une exploration très précise ;
- Une attention permanente pour grossesse toujours possibles.

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Causes :

- Affections organiques ((myome utérin, polypes muqueux etc.) ;


- Cycle anovulatoire (fonctionnement endocrinien incomplet) ;
- Stase pelvienne (rétroversion utérine) ;
- Parfois des troubles sanguins (thrombopénie) ;
- Facteurs utérins (TB endométriale, synéchies traumatiques) ;
- Excès de progestatifs : pilules (gynovlar)

 Aménorrhées :
Disparition des règles durant la vie génitale active, elle peut être primaire ou secondaire :

- Primaire : est l’absence de survenue de la première menstruation deux ans après l’apparition des caractères
sexuels secondaires, ou chez une jeune fille ayant atteint 18 ans.
- Secondaire : est l’absence de menstruation depuis plus de trois mois chez une femme antérieurement réglée
qui n’allaite pas et, bien entendue, non enceinte.
 Causes :
- Malformations de l’appareil génital (imperforation de l’hymen, absence congénitale de vagin avec
utérus fonctionnel, syndrome de Rokitanski – Kuster – Hauser) ;
- Tuberculose génitale pré pubertaire ;
- Testicule féminisant ;
- Aménorrhée primaire avec développement pubertaire normal ;
- Retards pubertaires ;
- Aménorrhée post pilule ;
- Aménorrhée consécutive au traitement par les neuroleptiques ;
- Aménorrhée du post partum ou du post abortum

 Metrorragies :
C’est une hémorragie survenant en dehors des règles.

 Causes :

Les métrorragies se voient lorsque la femme semble enceinte car :

- Elle a un retard des règles ;


- Elle a de petits signes de grossesse ;
- Le laboratoire l’a confirmé.

Il peut s’agir de :

- Soit d’une menace d’avortement ;


- Avortement en cours ;
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- GEU
- Môle hydatiforme.

La femme est au dernier mois de sa grossesse :

- Insertion basse du placenta : placenta Praevia ;


- Hématome Rétro – Placentaire ;
- Rupture utérine.

La femme n’est pas encenite :

- Cancer du col ;
- Autres lésions du col (exocervicite, bourgeon, polype du col, ulcération tuberculeuse ou syphilitique).
- Fibromes utérins ;
- D’autres causes plus rares (cancer de l’endomètre, infection génitales aigues, tumeurs ovariennes,
endométriose).

Métrorragies iatrogènes : ce sont des saignements qui surviennent sous traitement d’autres affections que celles
gynécologiques, par exemples la cardiologie, la Rhumatologie :

- Traitement aux anticoagulants : héparine


- Traitement hormonal : oestrogènes, progestatifs
 Décisions à prendre :

Toute métrorragie entraîne une émotion et une inquiétude suivant l’âge. L’infirmière doit faire calmer la malade, la
rassurer et procéder à :

- L’anamnèse : précisera les caractères des métrorragies :


 Date de survenue ;
 Caractère spontané ou provoqué ;
 Aspect : sang rouge ou noir, avec ou sans caillots ;
 Signes d’accompagnement : douleur ou leucorrhée ;
 Retentissement sur l’état gnénral : anémie liée à l’abondance de l’hémorragie, plus souvent à
sa répétition.
- Il recherche la date d’apparition des hémorragies et surtout leur place dans le cadre du cycle menstruel.
- Il faut noter les antécédents :
 Le passé génital, le passé obstétrical ;
 Les antécédents pathologiques en général, médicaux et chirurgicaux.

 Prurit vulvaire :
Ce sont des démangeaisons vulvaires très fréquentes. Il relève de causes multiples.

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 Causes :
- Infection vulvo-vaginales d’origine mycosique ou à trichomonas ;
- Parasitoses vulvaires (gale) ;
- L’oxyurose ;
- Le prurit sénile essentiel ;
- Prurit psychopathique
- Le diabète non équilibré de la femme.
 Décision à prendre :
- Faire un prélèvement vaginal et antibiogramme en cas de vaginites leucorrhéiques pour identifier le
germe ou le parasite ou le champignon en cause ;
- Si oxyurose, prélèvement des œufs d’oxyures pour confirmer le diagnostic.
- Exécuter les traitements prescrits.

 Frigidité :

- La frigidité est l’absence d’orgasme au moment des rapports, avec diminution ou absence de libido (désire).
- Autrement dit, la frigidité est une insatisfaction sexuelle.
 Causes :
- Surtout d’étiologie psychique.
 Décision à prendre :
- Oreinter la patiente vers un psychothérapeute.

 Examen gynécologique : Plusieurs conditions doivent être réunies

- Chambre bien éclairée, bien chauffée, bien aérée ;


- Malade a vessie et rectum vidé ;
- Décubitus dorsal ;
- Les cuisses demi fléchis en abduction, jambes fléchis ;
- Table gynécologique ;
- Speculum ;
- Doigtier a deux doigts ;
- Lubrifiant

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Chapitre VIi :

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Introduction :

La dermatologie est une spécialité où l’examen clinique reste une étape fondamentale dans l’établissement d’un
diagnostic, en sachant que souvent le symptôme cutané est le premier à permettre la découverte d’une maladie
systémique.

Le terme « lésions élémentaires » a été inventé en 1813 par Batémane élève de Willan à Londres, étrange alphabet dont
l’apprentissage doit préciser celui de la dermatologie.

Classiquement, on distingue les lésions élémentaires primitives correspondant au processus lésionnel initial, des lésions
secondaires représentant l’évolution de ce processus ou traduisant les perturbations de la fonction cutanée, secondaire à
la lésion initiale.

En fait, non seulement ces lésions élémentaires ne sont pas définies de façon univoque mais de plus elles ne sont pas
toujours fondées sur des critères exclusivement cliniques et elles ne permettent pas de suspecter automatiquement le
mécanisme ou l’étiologie.

 LES LESIONS ELEMENTAIRES PRIMITIVES :

 Les macules : ce sont des lésions sans relief ni infiltration. Il s’agit d’une modification de la couleur de la peau,
on distingue alors :

- Les macules érythémateuses roses ou rouges, s’effacent à la vitropression.


- Les macules vasculaires : dilatation vasculaire dermique s’effacent à la vitropression.
- Les macule purpuriques : ne s’effacent pas à la vitropression, c’est l’extravasation du sang dans le
derme.
- Les macules pigmentaires : accumulation de pigment, le plus souvent mélanique dans le derme ou
l’épiderme.
- Les macules achromiques : diminution de la quantité de mélanine épidermique : totale = achromie,
partielle = hypochromie.

 Papules : Elevures saillantes circonscrites, solides ne contenant pas de liquide. Diamètre inférieur à 1cm.
Son mécanisme de formation est variable selon qu’elle soit épidermique, dermique ou mixte.

 Epidermiques : Elles peuvent être folliculaires ou non


- Folliculaire : hyperplasie, augmentation circonscrite de la masse épidermique : pityriasis rubra
pilaire (PRP) ;
- Non folliculaire : hyperplasie périfolliculaire : verrue plane
 Dermiques : Augmentation circonscrite de la masse du derme:
- oedèmateuse : accumulation séreuse : urticaire ;
- purpuriques : sang et œdème : vascularites ;
- dysmétabolique (surcharge) : dépôt de substance anormale : amylose, mucinose ;
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- cellulaire : prolifération cellulaire bénigne, inflammatoire, maligne, syphilis secondaire,
carcinome baso-cellulaire, lymphome.
 Mixte ou dermo – épidermique : Hyperplasie épidermique et infiltrat dermique : lichen plan

 Nodules, Nouures Nodosités, Gomme : Elevures rondes saillante souple diamètre supérieur à 1cm. Il s’agit
d’une augmentation de la masse dermique et hypodermique par prolifération cellulaire bénigne ou maligne.

- Ex : Fibromes, mélanomes, lymphomes, vascularites ;


- Ex : Erythème noueux, onchocercose

Gomme (évolution en 3 phases : crudité, ramollissement, fistulisation) ;

- Ex : tuberculose, syphilis.

 Tubercules : Elevures saillantes circonscrites enchâssées dans le derme par infiltration cellulaire profonde du
derme, partiellement détruit.

- Ex : Syphilis tertiaire, lupus tuberculeux, lèpre, sarcoïdose.

 Végétations : Excroissances papillomateuses réalisant une élevure circonscrite. Il s’agit d’une prolifération
épidermique et un infiltrat cellulaire dermique souvent à polynucléaires.

- Ex : Pyodermite végétante, condylomes.

 Kératose : Lésion sèche, épaisse, en relief sur la peau voisine. Il s’agit d’un épaississement de la couche
cornée, cor, durillon, kératodermie palmo-plantaires
 Vésicules, bulles : Les vésicules sont des soulèvements circonscrits de l’épiderme contenant une sérosité
claire. Elles peuvent apparaître :

- Sur peau saine « comme une goutte de rosée » : varicelle ;


- Sur peau érythémateuse : herpes, zona, eczéma ;
- Sous épidermique : dermatite herpétiforme.

La bulle quant à elle est un soulèvement circonscrit de l’épiderme contenant un liquide clair, séropurulant, hémorragique :

- Sous épidermique : pemphigoïde bulleuse ;


- Intra épidermique : pemphigus érythémateux, pemphigus vulgaire

NB : Les phlyctènes sont des bulles particulièrement volumineuses.

 Pustules : Soulèvement circonscrit de l’épiderme contenant du pus. Elles peuvent être :

- Folliculaires : acuminées, centrées par un poil : il s’agit d’un afflux de polynucléaire dans l’appareil
pilosébacé, le plus souvent par infection. Ex : acné, folliculite de la barbe.

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- Non folliculaires : souvent planes ou en dôme, d’un blanc laiteux : c’est un afflux de polynucléaire dans
l’épiderme, souvent en l’absence d’élément infectieux. Ex : psoriasis pustuleux, pustulose sous cornée.
 LES LESIONS ELEMENTAIRES SECONDAIRES

 Squames : Lamelles de couche cornée qui se détachent de l’épiderme. Il s’agit d’un trouble de la kératinisation.

- Furfuracées ou pityriasiformes « comme du son sur la peau ». Ex : pityriasis versicolore, dermite


séborrhéique ;
- Micacées ou psoriasiformes : adhérentes nacrées et stratifiées. Ex : psoriasis ;
- Ichtyosiformes « comme des écailles de poisson ». Ex : ichtyose vulgaire ;
- En lambeaux : desquamation de vaste zone, « doigts de gants ».
Ex : scarlatine ; « Eczématiformes » aspect et épaisseur variés avec souvent croûtes ou
composantes « humides ».
Ex : eczéma.

 Croûtes : Concrétions : coagulation d’un exsudas à la surface de la peau.

- Séreuses – Inflammatoire – eczéma ;


- Purulente – Pus – psoriasis pustuleux ;
- Hémorragiques – Sang – Purpura bulleux

 Excoriations ou érosion :
Solution de continuité épidermique, guérit sans cicatrice, laisse une pigmentation transitaire : lésion de grattage.

 Fissures, Rhagades : Erosions linéaires épidermiques et dermiques superficielles. Il s’agit d’une déchirure
mécanique de tégument hyperkératosique ayant perdu leur élasticité. Fissure palmo-plantaire.

- Perlèche : Fissure des commissures labiales : candidose, syphilis secondaire, streptococcique.

 Ulcérations : Perte de substance intéressant le derme profond suivie de cicatrice. Elle est consécutive à la
destruction du tégument par atteinte vasculaire et ou infiltrat cellulaire inflammatoire. Plaie atome des membres.
 Gangrène : Nécrose tissulaire, hypo ou avascularisation : gangrène diabétique.
 Atrophie : Amincissement de la peau qui se plisse anormalement ; épidermique et ou dermo épidermique avec
aspect lisse et nacré ; parfois laisse voir le réseau vasculaire sous cutané.

- Mécanisme : altération du tissu conjonctif et ou du tissu élastique.

 Poïkilothermie : Etat bigarré de la peau associant : atrophie, troubles pigmentaires, télangiectasie.


 Sclérose : Induration de la peau, impossible à plisser, effaçant rides et reliefs.

- Mécanisme : densification du collagène dermique.

 Cicatrice : Tissus de néoformation qui répare une perte de substance, ou consécutive à un processus profond.

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