Plan mono processeur
* Définition d’un processeur (CPU)
* Rôle fondamental du processeur dans un ordinateur
* Présentation du concept de cœur dans un processeur
* Importance historique du processeur monocœur dans l’évolution de
l’informatique
II. Historique des processeurs monocœurs
1 Les débuts de l’informatique (années 1970-1980)
Processeurs 8 bits (ex. : Intel 8080, Zilog Z80)
2. L’ère des 16/32 bits (années 1980-1990)
Processeurs Intel 80286, 80386, Motorola 68000, etc.
3. L’essor des processeurs 64 bits et la montée en fréquence (années
1990-2000)
Pentium, Athlon, etc.
4. Apogée et limites du monocœur (années 2000)
Saturation de la montée en fréquence, problèmes thermiques et
énergétiques
III. Raisons de l’utilisation du modèle monocœur à l’origine
* Simplicité de conception
* Adapté aux logiciels séquentiels
* Moins coûteux à produire
* Suffisant pour les besoins informatiques de l’époque (bureautique, jeux
simples, calculs standards)
IV. Architecture et constituants d’un processeur monocœur
1. Unité de contrôle (Control Unit – CU)
* Gère l’exécution des instructions
2. Unité arithmétique et logique (ALU)
Réalise les opérations mathématiques et logiques
3. Registres internes
* Stockage temporaire des données
4. **Cache de niveau 1 (L1)**
* Mémoire très rapide pour stocker les instructions/données les plus
utilisées
5. **Bus de données et bus d’adresses**
* Communication avec la mémoire et les périphériques
6. **Horloge (Clock)**
Définit la vitesse de traitement (fréquence exprimée en MHz/GHz)
V. Avantages des processeurs monocœurs
* Moindre consommation énergétique initialement
* Facilité d’optimisation logicielle pour l’exécution séquentielle
* Moins complexe à produire et tester
* Moins de problèmes de synchronisation et de gestion de ressources
VI. Inconvénients et limites
1. **Limite de fréquence**
* Au-delà de 3-4 GHz, surgissent des problèmes de chaleur et de
consommation
2. **Performance limitée pour les tâches multitâches ou gourmandes**
* Une seule instruction à la fois
3. **Dépendance au parallélisme temporel (pipeline, superscalaire)**
* Techniques qui atteignent rapidement leurs limites
4. **Risque de goulot d’étranglement (bottleneck) dans les applications
modernes**
VII. Les facteurs ayant motivé la transition vers les processeurs
multicœurs**
1. **Stagnation de la loi de Moore en fréquence**
2. **Augmentation de la demande en puissance de traitement (vidéo, IA,
jeux, etc.)**
3. **Évolution des logiciels vers le multitâche et le parallélisme**
4. **Efficacité énergétique accrue avec plusieurs cœurs à fréquence
modérée**
5. **Amélioration de l’expérience utilisateur (réactivité, exécution
simultanée)**
VIII. Conclusion
* Résumé des apports et des limites du modèle monocœur
* La transition vers le multicœur comme réponse logique aux défis
techniques
* Ouverture vers les architectures hybrides (big.LITTLE, hétérogènes,
cloud, GPU…)
Plan multicoeurs
I. Introduction générale
* Définition d’un processeur multicœur
* Distinction entre multicœur, multiprocesseur et multitâche
* Contexte d’apparition : réponse aux limites des processeurs monocœurs
* Importance des multicœurs dans l’évolution informatique moderne
II. Historique des processeurs multicœurs
1. **Origines dans les superordinateurs et serveurs (années 1990)**
* Idée de paralléliser les tâches sur plusieurs unités
2. **Arrivée dans les ordinateurs grand public (2005–2010)**
* Exemples : Intel Core Duo, AMD X2
3. **Généralisation dans les smartphones et objets connectés**
* ARM Cortex-A, Snapdragon, Apple Silicon M1/M2
4. **Évolutions récentes**
Processeurs à 8, 16, 32 cœurs et plus (Ryzen, Threadripper, Apple M3,
etc.)
III. Raisons de l’adoption des multicœurs
1. **Limites physiques des monocœurs (chaleur, fréquence)**
2. **Besoins accrus en puissance de calcul pour applications modernes**
* Jeux, vidéo 4K/8K, IA, virtualisation, Big Data, etc.
3. **Efficacité énergétique améliorée**
* Plusieurs cœurs lents mieux que 1 cœur très rapide
4. **Adaptation aux logiciels parallélisés et multitâches**
IV. Constituants et architecture d’un processeur multicœur
1. Cœurs multiples (cores)
* Chaque cœur possède sa propre unité de calcul (ALU, CU)
2. **Caches partagés et privés**
* Cache L1 par cœur, Cache L2/L3 partagés
3. **Contrôleur mémoire intégré**
* Optimisation des échanges avec la RAM
4. **Interconnexion entre cœurs**
* Bus, anneaux (ring bus), mesh
5. **Unités spécialisées supplémentaires**
GPU intégré, unités d’IA, encodeurs vidéo, etc.
V. Types d’architectures multicœurs
1. **Homogène**
* Tous les cœurs sont identiques
2. **Hétérogène**
* Mélange de cœurs puissants et économes (ex. ARM big.LITTLE)
3. **Symétrique vs Asymétrique**
* Symétrique : tous les cœurs peuvent tout faire
* Asymétrique : certains cœurs réservés à des tâches spécifiques
VI. Avantages des processeurs multicœurs
* Amélioration du **multitâche** (exécution parallèle)
* Gain de **performance** sur les logiciels optimisés (vidéo, compression,
IA)
* **Meilleure efficacité énergétique**
* Scalabilité vers des processeurs à 8, 16, voire 64 cœurs
* Réduction du **temps de réponse** pour l’utilisateur
VII. Inconvénients et limites
1. Complexité de conception
* Synchronisation, cohérence des caches, gestion du bus
2. **Logiciels non optimisés**
* Certaines applications ne profitent pas des cœurs multiples
3. **Chauffe et consommation**
* Problèmes thermiques pour les très hauts nombres de cœurs
4. **Diminution des gains marginaux**
Loi d’Amdahl : pas toutes les tâches sont parallélisables
VIII. Limites et défis actuels
* Difficultés à dépasser certains seuils de performance par parallélisme
seul
* Problèmes de latence et de bande passante mémoire
* Saturation du bus inter-cœur
* Optimisation logicielle encore incomplète
IX. Transition vers des technologies plus avancées
1. **Architectures hétérogènes**
* Ex. : Apple M1/M2 (performance + efficacité)
* GPU et NPU intégrés
2. **Accélérateurs spécialisés**
* GPU pour le rendu graphique ou l’IA (NVIDIA, AMD, etc.)
* TPU (Tensor Processing Unit), FPGA
3. **Cloud Computing et virtualisation**
* Externalisation de la puissance (serveurs à très haut nombre de cœurs)
4. **Quantum Computing (en perspective)**
* Remise en question du modèle de calcul classique
5. **Neuromorphic Computing**
Architecture inspirée du cerveau pour certaines tâches d’IA
X. Conclusion
* Résumé des apports des multicœurs dans l’évolution de l’informatique
* Leur rôle central dans les appareils modernes
* Limites qui mènent à l’émergence de nouveaux paradigmes
informatiques
* Ouverture sur l’avenir du calcul : combinaison de CPU, GPU, cloud, IA,
etc.
Plan cloud computing
* **Histoire**,
* **Raisons de son apparition**,
* **Constituants**,
* **Architecture**,
* **Avantages**,
* **Inconvénients**,
* **Limites**,
* et la **transition vers des technologies plus avancées** (edge
computing, IA, etc.).
I. Introduction générale
* Définition du Cloud Computing
* Différence entre Cloud Computing, hébergement traditionnel et
informatique locale
* Importance du cloud dans la transformation numérique
* Exemples d’usage quotidien (Google Drive, iCloud, Netflix, etc.)
II. Historique du Cloud Computing
1. **Années 1960-1990 : Prémices**
* Concepts de « time-sharing » et de virtualisation
* Mainframes et accès à distance
2. **Années 2000 : Émergence commerciale**
Apparition des services comme Amazon Web Services (AWS), Google
Cloud, Azure
3. **Années 2010 à aujourd’hui : Démocratisation**
* Cloud grand public et professionnel (SaaS, PaaS, IaaS)
* Intégration dans les systèmes d’entreprise, éducation, santé, etc.
III. Raisons de l’apparition du Cloud Computing
1. **Limites de l’infrastructure locale (on-premise)
Coûts élevés, maintenance, évolutivité difficile
2. **Besoin de flexibilité et d’accessibilité**
Travail à distance, mobilité, collaboration temps réel
3. **Demande croissante de ressources informatiques**
Big Data, Intelligence Artificielle, Internet des Objets
4. **Progrès en virtualisation et bande passante**
Conteneurs, hyperviseurs, réseaux plus rapides
IV. Constituants du Cloud Computing
1. **Serveurs distants / data centers**
Physiques ou virtualisés, répartis géographiquement
2. **Réseaux**
Internet ou réseaux privés pour accéder aux services
3. **Services Cloud**
* **IaaS** (Infrastructure as a Service) : AWS EC2, Azure VM
* **PaaS** (Platform as a Service) : Heroku, Google App Engine
* **SaaS** (Software as a Service) : Gmail, Dropbox, Office 365
4. **Outils de gestion**
Orchestration, monitoring, sécurité, facturation
V. Architecture du Cloud Computing
1. **Architecture en couches**
* Couche physique (serveurs, stockage, réseau)
* Couche virtuelle (hyperviseurs, conteneurs)
* Couche applicative (API, interfaces utilisateurs)
2. **Modèles de déploiement**
* **Cloud public** : accessible à tous (ex : Google Cloud)
* **Cloud privé** : pour une organisation
* **Cloud hybride** : combinaison des deux
3. **Modèle distribué**
Répartition géographique pour assurer haute disponibilité et résilience
VI. Avantages du Cloud Computing
* **Évolutivité (scalabilité)** automatique à la demande
* **Réduction des coûts d’infrastructure**
* **Accessibilité mondiale et travail collaboratif**
* **Maintenance déléguée au fournisseur**
* **Sauvegarde, redondance, et continuité d’activité**
VII. Inconvénients et limites
1. **Dépendance au fournisseur**
Problèmes de verrouillage technologique (*vendor lock-in*)
2. **Problèmes de confidentialité et de sécurité**
Risques d’accès non autorisés, fuites de données
3. **Dépendance à la connectivité**
Nécessité d’une connexion stable et rapide
4. **Coût à long terme parfois supérieur**
Paiement à l’usage pouvant devenir onéreux
VIII. Limites actuelles
* **Latence pour les applications temps réel**
* **Transfert de gros volumes de données difficile**
* **Problèmes juridiques (lieu de stockage des données, RGPD, etc.)**
* **Énergie et empreinte carbone des data centers**
IX. Transition vers des technologies plus avancées
1. **Edge Computing**
Traitement des données près de la source (ex : véhicules autonomes,
objets connectés)
2. **Fog Computing**
Extension logique entre le cloud et l’edge, gestion locale et centralisée
3. **Serverless Computing (Fonction as a Service)**
Exécution de fonctions sans gérer de serveur (AWS Lambda)
4. **Cloud AI et Machine Learning as a Service**
Fourniture de modèles d’IA pré-entraînés via le cloud
5. **Cloud natif et conteneurs**
Kubernetes, Docker, microservices : développement agile, scalable et
portable
6. **Quantum Cloud Computing (futur proche)**
Accès à des ordinateurs quantiques via le cloud (IBM Quantum, Azure
Quantum)
X. Conclusion
* Résumé des apports du Cloud Computing dans l’évolution technologique
* Sa place centrale dans la transformation numérique actuelle
* Nécessité d’innover face à ses limites : vers le edge, le fog, et
l’intelligence distribuée
* Vers un avenir d’informatique ubiquitaire et adaptative
Difference et nuance entre cloud computing
et internet
I. Introduction
* Objectif du plan : clarifier la différence entre **Internet** et **Cloud
Computing**
* Présentation des deux concepts : souvent confondus, mais
fondamentalement distincts
* Importance de cette distinction dans la compréhension des technologies
numériques modernes
II. Définition des concepts
1. **Internet**
* Réseau mondial d’ordinateurs interconnectés
* Moyen de communication entre systèmes (support de transmission)
* Permet l’échange de données via des protocoles (TCP/IP, http, etc.)
2. **Cloud Computing**
* Modèle de prestation de services informatiques (serveurs, stockage,
logiciels)
* Hébergé sur des data centers accessibles via Internet
* Fournit des ressources à la demande (SaaS, PaaS, IaaS)
III. Origine et évolution
1. **Internet**
* Origines : ARPANET (années 1960)
* Évolution : du simple réseau universitaire à une infrastructure
mondiale
2. **Cloud Computing**
* Apparaît dans les années 2000 avec Amazon Web Services
* Basé sur la virtualisation, l’élasticité, l’accès distant
IV. Nature et rôle
| Critère | **Internet** | **Cloud Computing** |
| ------------ | ------------------------ | -------------------------------------- |
| **Nature** | Infrastructure de réseau | Modèle de prestation de services
|
| **Rôle** | Transporte les données | Fournit les ressources et les
services |
| **Fonction** | Moyen de communication | Plateforme
d’hébergement/exécution |
V. Relation entre les deux
Le **Cloud Computing dépend d’Internet** pour fonctionner
* Sans Internet, pas d’accès au cloud public
* Mais **Internet n’est pas limité au cloud**
* Il supporte aussi les sites web, les emails, les réseaux sociaux, etc.
* Analogie :
* **Internet = autoroute**
* **Cloud = services accessibles via l’autoroute (comme un supermarché
ou un hôpital)**
VI. Exemples d’usage
1. **Usages d’Internet sans cloud**
Navigation web, email traditionnel (POP/IMAP), messagerie
instantanée locale
2. **Usages du cloud via Internet**
Utilisation de Google Docs, sauvegarde sur OneDrive, hébergement
d’applications
VII. Points de convergence et complémentarité
* Internet est le **canal d’accès au cloud**
* Les performances du cloud dépendent en partie de la **qualité de la
connexion Internet**
* Le cloud optimise et étend les **possibilités offertes par Internet**
VIII. Différences techniques et opérationnelles
| Aspect | **Internet** | **Cloud
Computing** |
| ----------------------- | ------------------------------------------- |
----------------------------------------- |
| Propriété | Public, décentralisé | Généralement
privé (entreprises) |
| Ressources | Pas de ressources propres, juste un support | Offre
CPU, RAM, stockage, logiciels |
| Sécurité | Variable selon le site, le protocole | Souvent
centralisée, avec gestion d’accès |
| Élasticité | Non applicable | Élasticité
automatique des ressources |
| Coût pour l’utilisateur | Souvent gratuit | Paiement à
l’usage (freemium ou facturé) |
IX. Limites respectives
1. **Limites d’Internet**
Débits variables, cybersécurité, zones non connectées
2. **Limites du Cloud**
Dépendance à Internet, confidentialité, risques de panne chez le
fournisseur
X. Conclusion
* Internet et Cloud Computing sont **interdépendants mais différents**
* Le **Cloud est un service**, **Internet est l’infrastructure** qui permet
son accès
* Comprendre cette distinction aide à mieux saisir les **enjeux
numériques modernes**
* Ouverture : vers un futur où cloud, edge, et réseaux intelligents
s’interconnectent