Introduction : Hélène Dorion est une poétesse québécoise contemporaine, reconnue pour une écriture
introspective, sensorielle et engagée, mêlant nature et réflexion sur le monde.
Mes forêts est un recueil profondément écologique et poétique, dans lequel elle explore les liens entre
l’humain et la nature. Le poème « Une chute de galets », qui ouvre la 2e section du recueil, propose une
méditation sur le cycle de la vie, la conscience du vivant et l’élan poétique.
Problématique : Comment Hélène Dorion transforme-t-elle l’observation du monde en un chemin vers la
conscience poétique et spirituelle ?
Premier mouvement : vers 1 à 24 – L’observation du Deuxième mouvement : vers 25 à 27 – Prise de
cycle naturel conscience poétique
Résumé court : Résumé court :
La poétesse décrit des éléments naturels dans leur Le silence du monde se « fissure » : c’est la prise de
transformation, évoquant le mouvement du monde et le
conscience du poème, moment charnière où la
passage du temps, du printemps vers l’hiver.
poétesse sent émerger la vie.
Procédés littéraires :
Procédés littéraires :
• Refrain structurant : « c’est le bruit du monde /
l’écoulement du temps » → effet de leitmotiv. • Monostiche et tercet courts → effet de rupture.
• Métaphores du temps : goutte, sable, bourgeon → image • Zeugme poétique : « le silence se fissure » →
d’un sablier naturel. matérialisation de l’invisible.
• Personnifications : la nuit qui « se brise », la neige qui « • Présent de vérité générale → universalité de
siffle » → conscience progressive de la nature. l’expérience.
• Effets sonores : allitérations en [s], [r], [k] → souffles, • Rythme saccadé → surprise, basculement
craquements, sifflements. sensoriel et mental.
• Blocs disjoints, enjambements, rejets → rythme fluide
puis disloqué selon les saisons.
• Passage progressif du printemps (vie) à l’hiver (mort).
Troisième mouvement : vers 28 à 35 – Ouverture à Quatrième mouvement : vers 36 à la fin –
la spiritualité du monde Naissance du poème et quête de lien
Résumé court : Résumé court :
Invitation à percevoir le monde dans sa dimension Le poème devient prière : l’attention au monde
invisible et spirituelle, entre les choses, les saisons, permet la création, mais aussi le lien humain, dans
les éléments. une quête de fraternité et d’intériorité.
Procédés littéraires : Procédés littéraires :
• Anaphore de l’impératif : « écoute » → appel à • Métaphore du chemin : « le chemin qui s’ouvre
l’attention. dans ton cœur » → introspection.
• Métaphores : « la lumière se pose », « l’âme des • Métaphore de la main : recherche de l’autre et
choses » → présence divine dans le réel. geste d’écriture.
• Négation restrictive : « ne laisse sa trace que » → • Verbe d’action : « remue les mots jusqu’à ce qu’ils
rareté et discrétion du spirituel. s’ouvrent » → création poétique vivante.
• Anaphore de « entre » → éloge de l’entre-deux, du • Comparaison finale : « comme une onde » → image
fragile, du subtil. du mouvement infini, de la vie, du langage.
Conclusion : Ce poème propose un cheminement poétique et spirituel, qui va de l’observation de la nature à la
naissance du poème, en passant par la conscience du vivant. Il célèbre le lien entre monde, silence, parole et
humanité.
Ouverture : On peut rapprocher ce texte de Les Ronces de Cécile Coulon, autre recueil contemporain où la nature
devient un espace de réflexion intime et parfois tragique sur le monde moderne.