Cours Analyse1Bio 1
Cours Analyse1Bio 1
2020-2021
Cours
Analyse
Diabaté Nabongo
Maitre de Conférences
Université Alassane OUATTARA
nabongodia@[Link]
Chapitre 1
N = {0, 1, 2, 3, · · · }
x
x + y , x − y , x × y et , si y 6= 0
y
L’addition et la multiplication ont leurs résultats dans N. Ce n’est pas toujours le cas pour la
soustraction et la division. Ainsi, on a créé de nouveaux ensembles.
On a :
N⊂Z⊂Q
1
1.1.4 Les nombres décimaux D
Ils sont de la forme a.10n où a et n sont des entiers relatifs. Un nombre décimal a donc un
nombre fini de chiffres après la virgule : par exemple 1, 23 s’écrit 123.102
a2 = b 2 + c 2
√
Ainsi pour b = c = 1, on obtient : a = 2.
√
Proposition 1.1.1 Le nombre 2 n’est pas un nombre rationnel
Démonstration. Nous allons faire une démonstration par l’absurde.
√ √
Supposons que 2 est rationnel. Il existe alors deux entiers positifs a, b tels que 2 = a/b.
Si a et b sont pairs, on peut simplifier la fraction a/b par 2. En simplifiant par 2 autant que
possible, on arrive au cas où au moins un des deux entiers a ou b est impair.
√
En élevant au carrée l’égalité 2 = a/b et en chassant le dénominateur, on arrive à
2b2 = a2 .
0 0 0
Donc a2 est pair. Si a est impair, on peut écrire a = 2a + 1, alors a2 = 4a 2 + 4a ] + 1 qui est
0 0
impair. on en déduit donc que a est pair, donc on peut écrire a = 2a , ce qui donne 2b2 = 4a 2
et simplifiant par 2, on obtient
0
b2 = 2a 2 .
0
C’est la même équation que ci-dessous avec a à la place de b et b à la place de a. Le même
√
raisonnement montre alors que b est aussi pair. On a donc une contradiction et 2 ne peut
pas être rationnel.
a 1 1 1 1
e= =1+ + + + ··· + + ···
b 1! 2! 3! n!
2
Multiplions par b!. Alors on obtient l’égalité
a b! b! b! 1 1 1
b! − b! + b! + + + ··· + = + + + ···
b 2! 3! b! b+1 (b + 1)(b + 2) (b + 1)(b + 2)(b + 3)
1
··· + + ···
(b + 1)(b + 2)(b + 3) + · · · + (b + n)
Il est clair que tous les termes de la somme à gauche sont des nombre entiers, donc la somme,
qu’on notera s, est aussi un entier. En utilisant la minoration
1 1 1 1
0<s< + + + ··· + + ··· .
b+1 (b + 1)2 (b + 1)3 (b + 1)n
1 1 1
Cette dernière somme infinie vaut · 1 = d’après la formule donnant la somme
b+1 1− b b+1
d’une série géométrique. Ainsi on obtient l’encadrement
1
0<s< ≤ 1,
b
x = cm cm−1 · · · c1 c0 , d1 d2 d3 · · · dn · · ·
Exemples :
1. Les décimales du nombre π sont
c0 = 3, d1 = 1, d2 = 4, d3 = 1, · · ·
2. S’il n’y a qu’un nombre fini de décimales dj non nulles, alors le réel x est un rationnel et
3
3. Un nombre rationnel admet un développement décimal, donc est réel. On a
1
= 0, 33333 · · · (que des 3)
3
Théorème 1.1.1 Un nombre réel est rationnel si et seulement si son développement décimal
est périodique à partir d’un certain rang.
Propriété 1.1.1 (Règles de calcul) Soient a, b et c trois nombres réels. On pourra écrire
a, b, c ∈ R. On notera l’addition + et la multiplication × ou rien du tout (a × b ou ab quand il
n’y a pas d’ambiguïté). On a alors les règles de calcul suivante :
1. Commutativité : quels que soient les nombres réels a et b,
a + b = b + a et ab = ba,
(a + b) + c = a + (b + c) et a(bc) = (ab)c,
(a + b)c = ac + bc,
a + 0 = a et a × 1 = a.
a≤a
si a ≤ b et b ≤ a alors a = b,
4
3. Transitivité : quels que soient les nombres réels a, b et c,
si a ≤ b et b ≤ c alors a ≤ c,
on a a ≤ b ou b ≤ a.
Les intervalles de R
si x ≤ z ≤ y alors z ∈ I
Définition 1.1.2 (Intervalle fermé et borné (segment)) Soient a et b deux réels tels que
a ≤ b. On appelle intervalle fermé et borné (appelé aussi segment) de R tout ensemble de la
forme
[a, b] = {x ∈ R, a ≤ x ≤ b}
Définition 1.1.3 (Intervalle ouvert) Soient a et b deux réels tels que a < b. On appelle
intervalle ouvert de R tout ensemble de la forme
5
Ce sont également les ensembles de la forme :
ou
]−∞, b[ = {x ∈ R, x < b}
Définition 1.1.4 (Intervalle ouvert et borné) Soient a et b deux réels tels que a ≤ b. On
appelle intervalle ouvert et borné de R tout ensemble de la forme
Définition 1.1.5 (Intervalle semi-ouvert et borné) Soient a et b deux réels tels que a ≤ b.
On appelle intervalle semi-ouvert et borné de R tout ensemble de la forme
mais aussi
]a, b] = {x ∈ R, a < x ≤ b},
Définition 1.1.6 (Intervalle fermé et borné) Soient a et b deux réels. Par convention on
appelle intervalle fermé et borné de R tout ensemble de la forme
mais aussi
]−∞, b] = {x ∈ R, x ≤ b}.
Définition 1.1.7 (Segment) Soient a et b deux réels, avec a ≤ b. On appelle segment, l’en-
semble noté [a, b] défini par
Théorème 1.1.2 (Propriété d’Archimède) Soient x et y deux réels > 0, alors il existe un
entier n tel que ny > x.
Voisinage
6
Définition 1.1.8 (Voisinage d’un point) Soit a un nombre réel. On dit que V ⊂ R est un
voisinage de a si et seulement s’il existe > 0 tel que [a − , a + ] ⊂ V.
Définition 1.1.10 (Majorant, Minorant) Soit E une partie non vide de R. On dit que
1. E est majorée s’il existe un nombre réel M (pas forcément dans E) tel que pour tout
x ∈ E, x ≤ M . Un tel nombre (qui n’est pas nécessairement unique), est appelé majorant
de E.
2. E est minorée s’il existe un nombre réel m (pas forcément dans E) tel que pour tout
x ∈ E, x ≥ m. Un tel nombre (qui n’est pas nécessairement unique), est appelé minorant
de E.
3. E est bornée si E est majorée et minorée.
Définition 1.1.11 (Borne supérieure, Borne inférieure) Si E ⊂ R non vide. On dit que
M ∈ R est la borne supérieure de E que l’on note M = sup(E) si et seulement si
1. M est un majorant de E, c’est à dire que pour tout x ∈ E, x ≤ M,
0 0
2. Si M est un majorant de E, alors M ≤ M , autrement dit, M est le plus petit des
majorants
De même m ∈ R est la borne inférieure de E que l’on note m = inf(E) si et seulement
si
3. m est un minorant de E, c’est à dire que pour tout x ∈ E, x ≥ m,
0 0
4. si m est un minorant de E, alors m ≥ m , autrement dit, m est plus grand des minorants.
Proposition 1.1.3 (Caractérisation des bornes sup et inf ) Soit E ⊂ R non vide.
1. si la partie E est majorée par un réel M . Alors
7
Définition 1.1.12 (Maximum, minimum) Soit E ⊂ R.
On dit que M est le maximum de E, que l’on note M = max(E) si M = sup(E) et
M ∈ E. On dit que m est le minimum de E, que l’on note m = min(E) si m = inf(E) et
m ∈ E.
Propriété 1.1.6 (Propriété de la borne sup) Toute partie de R non vide et majorée admet
une borne sup.
Propriété 1.1.7 (Réel et borne sup) Tout réel est la borne sup d’un ensemble d’éléments
de Q.
Valeur absolue
Définition 1.1.13 (Valeur absolue) Soit a un nombre réel. La valeur absolue de a est le
nombre réel défini par :
a si a > 0,
|a| = −a si a < 0,
0
si a = 0.
Propriété 1.1.8 (Valeur absolue, rappels) Pour tous nombres réels a et b, nous avons :
1. |a| ≥ 0, −|a| ≤ a ≤ |a|, |−a| = |a| ;
√
2. a2 = |a|,
3. |ab| = |a||b|,
4. pour tout n ∈ N ou Z (si on a en plus a ∈ R∗ ), |x|n = |xn |,
1 1 b |b|
5. si a 6= 0, | | = et de façon générale | | = ,
a |a| a |a|
6. si b ≥ 0, |a| ≤ b si et seulement si −b ≤ a ≤ b,
7. si b ≥ 0, |a| ≥ b si et seulement si a ≤ −b ou a ≥ b,
8. |a + b| ≤ |a| + |b| (c’est l’inégalité triangulaire),
9. ka| − |bk ≤ |a − b| (c’est l’inégalité triangulaire inversée).
Propriété 1.1.9 (Valeur absolue et distance) Soit r un réel strictement positif. Pour tous
nombres a et b nous avons les deux équivalence suivantes :
1. |b − a| < r si et seulement a − r < b < a + r,
2. |b − a| ≤ r si et seulement a − r ≤ b ≤ a + r.
Partie entière
Définition 1.1.14 (Partie entière) Soit a un nombre réel. Le plus grand entier inférieur ou
égal à a s’appelle la partie entière de a. Nous le noterons E(a) ou [a].
8
Proposition 1.1.4 (Valeur absolue et distance) Soit a un réel. Il existe un unique entier
relatif n tel que
n ≤ a ≤ n + 1.
Théorème 1.1.3 (L’ensemble Q est dense dans R.) Démonstration. Soit a, b deux réels
tels que a < b. Il s’agit d’exhiber un rationnel p/q tel que a < p/q < b. En appliquant la
propriété d’Archimède (Théorème 1.1.2), on voit qu’il existe un entier q tel que
1
<q
b−a
Soit p le plus petit entier relatif tel que p > qa. On a alors
p − 1 ≤ qa < p, (1.2)
Théorème 1.1.4 L’ensemble des nombre irrationnels noté R\Q est dense dans R
√
Démonstration. Soit i un nombre irrationnel, par exemple 2.
Soient a et b deux réels tels que a < b. On applique le théorème précédent à ]a − i, b − i[ :
il existe un rationnel r tel que a − i < r < b − i. Alors a < i + r < b. Le nombre x = i + r est
irrationnel, sinon i = x − r serait rationnel contrairement à l’hypothèse. Le théorème est donc
démontré.
On a :
(a, b) + (c, d) = (a + c, b + d)
On note i le nombre complexe (0, 1). La formule du produit donne i2 = (0, 1) · (0, 1) = (−1, 0).
En identifiant le réel a avec le nombre complexe (a, 0), l’égalité précédente s’écrit
i2 = −1.
9
On peut alors noter de manière plus agréable (a, b) = a + ib et on vérifie que la formule qui
donne le produit vient du développement de
z z2 zn
ez = 1 + + + ··· + + ···
1! 2! n!
10
0
Théorème 1.1.6 Pour tout z, z ∈ C, on a la formule
0 0
ez+z = ez · ez .
11
Chapitre 2
Définition 2.1.2 (Suite arithmétique) On appelle suite arithmétique toute suite (un )n∈N
pour laquelle il existe a ∈ R appelé raison de cette suite tel que, pour tout n ∈ N
un+1 = a + un .
Définition 2.1.3 (Suite géométrique) On appelle suite géométrique toute suite (un )n∈N pour
laquelle il existe r ∈ R appelé raison de cette suite tel que, pour tout n ∈ N
un+1 = run .
un = u0 + na.
un = u0 rn .
12
2.1.1 Récurrence d’ordre 2
Définition 2.1.4 (Récurrence d’ordre 2) Toute suite (un )n∈N définie par la formulation ré-
currente linéaire d’ordre 2 s’écrit de la façon suivante
un+1
= bun + cun+1
u0 = a0 , u1 = a1
un = λ1 ρn cos(nθ) + λ2 ρn sin(nθ).
si n ≥ N alors |un − l| ≤ .
Si c’est le cas, on dit que la suite est convergente (on dit aussi qu’elle converge vers l). S’il
n’existe pas de l ∈ R, on dit que la suite est divergente. Et on écrit
lim un = l.
n→+∞
13
Proposition 2.1.3 (Unicité de la limite) La limite l ∈ R d’une suite réelle, si elle existe
est unique.
Définition 2.1.6 (Limite infinie d’une suite) 1. On dit qu’une suite réelle (un )n∈N a
pour limite +∞ si et seulement si pour tout M > 0 il existe un N ∈ N tel que pour
tout n ∈ N,
si n ≥ N, alors un ≥ M.
2. On dit qu’une suite réelle (un )n∈N a pour limite −∞ si et seulement si pour tout M < 0
il existe un N ∈ N tel que pour tout n ∈ N,
si n ≥ N, alors un ≤ M.
Proposition 2.1.4 (Suite majorée et minorée à partir d’un certain rang) Si la suite (un )n∈N
admet une limite finie ou infinie, et
1. s’il existe un N ∈ N et M ∈ R tels que pour tout n ∈ N,
si n ≥ N, alors un < M.
(on dit que la suite est majorée par M à partir d’un certain rang) alors la limite de (un )n∈N
est soit −∞ soit l ∈ ]−∞, M ] .
2. s’il existe un N ∈ N et M ∈ R tels que pour tout n ∈ N,
si n ≥ N, alors un > M.
(on dit que la suite est minorée par M à partir d’un certain rang) alors la limite de
(un )n∈N est soit +∞ soit l ∈ [M, +∞[ .
Définition 2.1.7 (Suite majorée, minorée et bornée) 1. On dit qu’une suite est ma-
jorée si et seulement s’il existe M ∈ R tel que un ≤ M pour tout n ∈ N.
2. On dit qu’une suite est minorée si et seulement s’il existe m ∈ R tel que un ≥ m pour
tout n ∈ N.
3. On dit qu’une suite (un )n∈N est bornée si elle est majorée et minorée.
Propriété 2.1.1 (Unicité de la limite) Toute suite convergente est une suite bornée.
14
limn→+∞ un limn→+∞ vn limn→+∞ (un + vn )
l1 l2 l1 + l2
l1 ∞ ∞
+∞ +∞ +∞
−∞ −∞ −∞
Forme
+∞ +∞ indéterminée
Propriété 2.1.3 (Limite de produit) Soient (un )n∈N et (vn )n∈N deux suites définies ayant
pour limites respectives l1 et l2 . Alors la limite du produit des suites est résumé sous forme de
tableau :
Propriété 2.1.4 (Limite de quotient) Soient (un )n∈N et (vn )n∈N deux suites définies ayant
pour limites respectives l1 et l2 . Alors la limite du produit des suites est résumé sous forme de
tableau :
un
limn→+∞ un limn→+∞ vn limn→+∞
vn
l1
l1 l2 (6= 0)
l2
l1 ∞ 0
l1 0 ∞
0 ∞ 0
∞ 0 ∞
Forme
∞ ∞ indéterminée
Forme
0 0 indéterminée
un ≤ vn ,
alors limn→+∞ vn = +∞
2. Si limn→+∞ un = +∞ s’il existe N ∈ N tel que pour tout n ≥ N
vn ≤ un ,
alors limn→+∞ vn = −∞
15
Proposition 2.1.6 (Limite positive) Soit (un )n∈N une suite convergence telle que pour tout
n ∈ N, un > 0 et limn→+∞ un = l, alors l ≤ 0.
Théorème 2.1.1 (Théorème des gendarmes) Soient (un )n∈N , (vn )n∈N et (wn )n∈N trois suites
réelles. Si limn→+∞ un = limn→+∞ wn = l (finie et infinie) et s’il existe N ∈ N tel que pour tout
n≥N
un ≤ vn ≤ wn ,
alors limn→+∞ vn = l.
Proposition 2.1.7 (Recollement) Si (un )n∈N est telle que les suites (vn )n∈N et (wn )n∈N dé-
finies par
vn = u2n et wn = u2n+1 , quel que soit n ∈ N
ont même limite l (finie et infinie), alors (un )n∈N a pour limite l.
Proposition 2.1.8 (Limite et monotonie) Toute suite monotone admet une limite. De fa-
çon plus précise :
1. toute suite croissante non majorée admet pour limite +∞
2. toute suite croissante et majorée admet une limite finie.
3. toute suite décroissante et non minorée admet pour limite −∞.
4. toute suite décroissante et minorée admet une limite finie.
Propriété 2.1.5 (Limites et suites adjacentes) Si (un )n∈N et (vn )n∈N sont deux suite réelles
adjacentes telles que (un )n∈N soit croissante et (vn )n∈N soit décroissante alors :
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1. pour tout (n, m) ∈ N2 , un ≤ vm ,
2. limn→+∞ un et limn→+∞ vn existent, sont finie et sont égales.
ϕ : N → Nstrictement croissante,
Théorème 2.1.2 (Bolzamo-Weietstrass) De tout suite réelle bornée on peut en extraire une
sous-suite convergente
Proposition 2.1.9 (Suite de Cauchy bornée) Toute suite de Cauchy est bornée.
Proposition 2.1.10 (Suite de Cauchy et convergence) Une suite réelle est convergente
si et seulement si elle est de Cauchy.
Définition 2.1.12 (équivalent, négligeable, dominé) Soient (un ) et (vn ) deux suites. On
suppose qu’à partir d’un certain rang N on a vn 6= 0.
un
1. On dit que (un ) est équivalent à (vn ) si la suite vn
tend vers 1.
17
un
2. On dit que (un ) est négligeable devant (vn ) si la suite vn
tend vers 0.
un
3. On dit que (un ) est dominée par (vn ) si la suite vn
bornée.
Proposition 2.1.12 La suite complexe (zn ) converge si et seulement si sa partie réelle (xn ) et
sa partie imaginaire (yn ) convergent.
Démonstration. Supposons que (zn ) converge vers l ∈ C. On écrit l = a + ib avec a et b
réels. On a l’égalité suivante
q q
|xn − a| = (xn − a)2 ≤ (xn − a)2 + (yn − b)2 = |zn − l|
car (yn − b)2 ≥ 0. On en déduit que la suite (xn ) tend vers a. On démontre de même que la
suite (yn ) tend vers b.
Réciproquement, on suppose que la suite (xn ) converge vers a ∈ R et que la suite (yn )
converge vers b ∈ R. On pose l = a + ib et on va montrer que la suite complexe (zn ) converge
vers l.
En effet on a |zn − l| ≤ |xn − a| + |yn − b|, car |u + iv| ≤ |u| + |v| pour tous réels u, v. Cette
√
inégalité est équivalente à u2 + v 2 ≤ |u| + |v|, qui au carré est u2 + v 2 ≤ u2 + v 2 + 2|uv|, qui
est évidement vraie.
Fixons > 0. Puisque la suite (xn ) tend vers a il existe un entier N tel que si n ≥ N alors
0 0 0
|xn −a| < 2 . De même il existe N tel que si n ≥ N alors |yn −b| < 2 . Alors si n ≥ max(N, N )
on a |zn − l| ≤ |xn − a| + |yn − b| < .
0
Lemme 2.1.1 (Inégalité triangulaire) Pour tout z, z ∈ C on a les inégalités
0 0 0
kz| − |z k ≤ |z − z | ≤ |z| + |z |
0 0 0 0 0 0
Démonstration. Posons z = x + iy et z = x + iy avec x, y, x , y réels. L’égalité |z − z | ≤
0
|z| + |z | s’écrit q q q
(x − x0 )2 + (y − y 0 )2 ≤ x2 + y 2 + x0 2 + y 0 2
18
, En élevant au carré on est ramené à montrer que
0 0 0 0
q
(x − x )2 + (y − y )2 ≤ x2 + y 2 x 2 + y 2 + 2 (x2 + y 2 )(x0 2 + y 0 2 )
ou q
0 0
−(xx + yy ) ≤ (x2 + y 2 )(x0 2 + y 0 2 )
0 0
0 ≤ (xy − x y)2
Proposition 2.1.13 Si la suite complexe (zn ) converge vers l alors la suite réelle (|zn |) converge
vers |l|.
Démonstration. Par l’inégalité triangulaire (lemme 2.1.1) on a kzn | − |lk ≤ |zn − l|.
Exemple
Soit a un nombre complexe non nul. Étudions la suite (zn ) définie par
zn = an
19
Chapitre 3
Remarque Une application est donc une fonction dont le domaine de définition est l’en-
semble de départ choisi. En d’autres termes, pour une application de f définie de I dans
l’ensemble J, nous avons Df = I.
Définition 3.1.4 (Graphe d’une application) Le graphe, appelé encore courbe représenta-
tive, noté Cf d’une application f : f → R est l’ensemble des points (x, y) du plan tels que x
appartienne à Df et y = f (x) appartienne à J ⊂ R.
Cf = {(x, f (x)); x ∈ Df }.
20
3.2 Propriétés des fonctions
3.2.1 Opérations algébriques
Définition 3.2.1 (Opérations sur les fonction) Si f et g sont deux fonctions définies sur
le même intervalle I ⊂ R, on a alors les résultats suivants :
1. Somme : la fonction somme f + g est définie pour tout réel x de l’intervalle I par :
2. Produit : la fonction produit f g est définie pour tout réel x de l’intervalle I par :
(f g)(x) = f (x)g(x).
3.2.2 Restriction
Définition 3.2.2 (Restriction) Soit f une application définie sur un intervalle I de R. Soit
I0 un intervalle de R inclus dans I. On appelle restriction de f à I0 que l’on note f |I0 , la
fonction définie sur I0 par :
pour toutx ∈ I0 , f |I0 = f (x).
21
Définition 3.2.4 (Fonction minorée) Soit f une application définie sur un intervalle I de
R. Étant donné un réel m, la fonction f est dite minorée (par m) sur I si pour tout réel de
I :
f (x) ≥ m.
Définition 3.2.5 (Fonction bornée) Soit f une application définie sur un intervalle I de R.
La fonction est dite bornée sur I si elle est à la fois majorée et minorée.
Définition 3.2.6 (Fonction majorée par une fonction) Soit f et g deux fonctions défi-
nies sur un même intervalle I de R. On dit que f majore g si pour tout x de I :
f (x) ≥ g(x).
On écrit alors f ≥ g.
Définition 3.2.7 (Fonction minorée par une fonction) Soit f et g deux fonctions défi-
nies sur un même intervalle I de R. On dit que f minore g si pour tout x de I :
f (x) ≤ g(x).
On écrit alors f ≤ g.
3.2.4 La composition
Définition 3.2.8 (Composition de fonctions) Soit f une fonction définie d’un intervalle I
de R à valeurs dans un intervalle J de R. Soit g une fonction définie de l’intervalle J de R vers
un intervalle K de R. La fonction composée des fonctions f et g est la nouvelle fonction
que l’on écrit g ◦ f (et que l’on lit g rond f ) définie pour tout x dans l’intervalle I par :
g◦f : I f J g K
→− →−
x 7→ f (x) 7→ g(f (x)).
3.2.5 Monotonie
Définition 3.2.9 (Croissance) Soit f une application définie sur un intervalle I de R. L’ap-
plication f est dite croissante sur I si pour tous x1 et x2 de l’intervalle I on a ;
22
Définition 3.2.10 (Décroissance) Soit f une application définie sur un intervalle I de R.
L’application f est dite décroissante sur I si pour tous x1 et x2 de l’intervalle I on a ;
Définition 3.2.11 (Croissance stricte) Soit f une application définie sur un intervalle I de
R. L’application f est dite strictement croissante sur I si pour tous x1 et x2 de l’intervalle
I on a ;
si x1 < x2 alors f (x1 ) < f (x2 ).
Définition 3.2.12 (Stricte décroissante) Soit f une application définie sur un intervalle
I de R. L’application f est dite strictement décroissante sur I si pour tous x1 et x2 de
l’intervalle I on a ;
si x1 < x2 alors f (x1 ) > f (x2 ).
Définition 3.2.13 (Monotonie) Soit f une application définie sur un intervalle I de R. L’ap-
plication f est dite monotone sur I si elle y est croissante ou décroissante.
Définition 3.2.14 (Monotonie stricte) Soit f une application définie sur un intervalle I de
R. L’application f est dite strictement monotone sur I si elle y est strictement croissante
ou strictement décroissante.
23
3.2.6 Parité
Définition 3.2.16 (Fonction paire) Soit f une application définie sur son domaine I dans
R (l’intervalle I doit être symétriquement réparti autour de 0). L’application est dite paire si
pour tout réel x de I nous avons
f (−x) = f (x).
Définition 3.2.17 (Fonction impaire) Soit f une application définie sur son domaine I
dans R (l’intervalle I doit être symétriquement réparti autour de 0). L’application est dite
impaire si pour tout réel x de I nous avons
f (−x) = −f (x).
Remarque Si f est paire, sa courbe représentative (son graphe) est symétrique par rapport
à l’axe des ordonnées (la droite d’équation x = 0)
Remarque Si f est impaire, sa courbe représentative (son graphe) est symétrique par
rapport à l’origine O.
Remarque Important : toute l’application f impaire s’annule en 0. Autrement dit, si f
est impaire f (0) = 0.
Propriété 3.2.2 (Axe de symétrie quelconque) Soit f une application définie sur l’inter-
valle I de R. Soit a un réel de I tel que pour tout x de I l’on ait :
a + x ∈ I et a − x ∈ I.
Propriété 3.2.3 (Centre de symétrie quelconque) Soit f une application définie sur l’in-
tervalle I de R. Soient a ∈ I et b deux réels tels que pour tout x de I l’on ait :
a + x ∈ I et a − x ∈ I.
24
seulement si pour tout réel x de I :
f (a + x) + f (a − x) = 2b.
x + T dans l’intervalle I.
f (x + T ) = f (x).
Définition 3.2.19 (Période fondamentale) Soit f une application définie sur son domaine
I dans [Link] suppose f périodique. Si l’ensemble des périodes strictement positives de f a un
plus petit élément T0 , celui-ci est appelé période fondamentale de f . Toutes les périodes de
f sont alors de la formes nT0 , où n est un entier relatif.
25
Définition 3.2.21 (Fonction surjective) On dit qu’une fonction f : I → J est surjective
si et seulement tout élément y de l’ensemble d’arrivée J admet au moins un antécédent dans
l’ensemble I de départ. Autrement dit, il en possède soit un, soit plus mais il est obligé d’en
posséder un. En Mathématiques cela s’écrit :
pour tout y de J il existe (au moins un) x de I tel que
f (x) = y.
f (x) = y.
Il est alors possible de passer de y à x par ce qu’on appelle la focntion réciproque, que l’on note
f −1 . Et donc si f est bijective on a :
f: I → J et f −1 : J → I
x 7→ y = f (x), y 7→ x = f −1 (y),
26
Chapitre 4
Définition 4.1.2 (limite finie en un point) Soit f une application définie sur son domaine
I dans R. Soient a et l deux réels finis (c’est-à-dire que a et l sont différents de +∞ et -∞)
avec a un adhérent à I. On dit que f admet une limite finie l en a, si pour tout réel > 0, il
existe un réel η > 0 tel que
x→a
lim f (x) = lou encore lim
a
f = l.
Définition 4.1.3 (Limite +∞ en un point) Soit f une application définie sur son domaine
I dans R. Soit a un réel adhérent à I.
On dit que f admet la limite +∞ et on dit (plus l’infini) en a, si pour tout réel A > 0, il
existe un réel η > 0 tel que
Définition 4.1.4 (limite - ∞ en un point) Soit f une application définie sur son domaine
I dans R. Soit a un réel adhérent à I. On dit que f admet la limite -∞ et on dit (moins l’infini)
en a, si pour tout réel A > 0, il existe un réel η > 0 tel que
27
pour tout x ∈ Isi |x − a| ≤ ηalors f (x) ≤ −A.
Définition 4.1.5 (Limite finie à droite) Soit f une application définie sur son domaine I
dans R. Soient a et l deux réels finis, avec un adhérent à I ∩ ]a,+∞[.
On dit que f admet une limite à droite en a (on dit encore par valeurs supérieures en a) si
pour tout réel > 0, il existe un réel η > 0 tel que
Définition 4.1.6 (Limite finie à gauche) Soit f une application définie sur son domaine I
dans R. Soient a et l deux réels finis, avec un adhérent à I ∩ ]-∞,a[.
On dit que f admet une limite à gauche en a (on dit encore par valeurs inférieurs en a) si
pour tout réel > 0, il existe un réel η > 0 tel que
.
On écrit alors comme précédemment
Définition 4.1.7 (Limite +∞ à droite) Soit f une application définie sur son domaine I
dans R. Soit a un adhérent à I ∩ ]a,+∞[. On dit que f admet une limite +∞ à droite en a si
pour tout réel A > 0, il existe un réel η tel que
28
On dit que D est non majorée lorsque pour tout réel A, l’intervalle [A,+∞[ rencontre D.
Autrement dit, pour tout réel A, il existe t ∈ D tel que A ≤ t.
On dit que D est non minorée lorsque pour tout réel A, l’intervalle ]-∞,A[ rencontre D.
Autrement dit, pour tout réel A, il existe t ∈ D tel que t ≤ A.
Définition 4.1.9 (limite finie en +∞) Soit f une application définie sur un intervalle I
non majoré. Soit l un réel fini.
On dit que f admet une limite finie en +∞ si pour tout réel > 0, il existe un réel A > 0
tel que
On écrit alors
lim f (x) = l ou encore lim f = l.
x→+∞ +∞
Définition 4.1.10 (Limite infinie en +∞) Soit f une application définie sur un intervalle
I non majoré.
On dit que f admet une limite +∞ en +∞ si pour tout réel B > 0, il existe un réel A tel
que
On écrit alors
lim f (x) = +∞ ou encore lim f = ∞.
x→+∞ +∞
Propriété 4.2.2 (Egalité) Soit f une application définie sur un intervalle I de R. Soit a un
réel adhérent à I.
Si f possède une limite l (finie ou infinie) en a on a l’équivalence suivante :
Propriété 4.2.3 (Majoration, minoration) Soit f une application définie sur un intervalle
I de R. Soit a un réel adhérent à I. Soient M et m deux réels. Alors :
1. Si lim f (x) < M , il existe un voisinage de a tel que pour tout x ∈ I dans ce voisinage
x→a
f (x) < M ,
29
2. Si lim f (x) > M , il existe un voisinage de a tel que pour tout x ∈ I dans ce voisinage
x→a
f (x) > M .
f (x) ≤ g(x),
alors
l1 ≤ l2 (autrement dit lim f (x) ≤ lim g(x).)
x→a x→a
Propriété 4.2.5 (Majoration par une fonction) Soient f et g deux fonctions définies sur
un intervalle I de R, Soit a un réel adhérent à I. S’il existe un voisinage de a tel que pour tout
x ∈ I dans ce voisinage,
f (x) ≤ g(x),
Propriété 4.2.6 (Minoration par une fonction) Soient f et g deux fonctions définies sur
un intervalle I de R, Soit a un réel adhérent à I. S’il existe un voisinage de a tel que pour tout
x ∈ I dans ce voisinage,
g(x) ≤ f (x),
lim f (x) = +∞
x→a
Théorème 4.2.1 (théorème des gendarmes) Soient f et g deux fonctions définies sur un
intervalle I de R, soient a dans I et l un réel. S’il existe un voisinage de a tel que pour tout
x ∈ I dans ce voisinage,
h(x) ≤ f (x) ≤ g(x),
lim f (x) = l.
x→a
30
résumé sous forme de tableau :
lim f (x)
x→a
lim g(x)
x→a
lim (f (x) + g(x))
x→a
l1 l2 l1 + l2
l1 ∞ ∞
+∞ +∞ +∞
-∞ -∞ -∞
+∞ -∞ Forme indéterminée
Propriété 4.3.2 (Limite de produit) Soient f et g deux fonctions définies sur un intervalle
I de R, Soit a un réel adhérent à I. Soient l1 et et l2 deux réels. Alors on a le résultat suivant
résumé sous forme de tableau :
lim f (x)
x→a
lim g(x)
x→a
lim f (x)g(x)
x→a
l1 l2 l1 l2
l1 ∞ ∞
∞ ∞ ∞
0 0 0
0 ∞ Forme indéterminée
Propriété 4.3.3 (Limite de quotient) Soient f et g deux fonctions définies sur un inter-
valle I de R, Soit a un réel adhérent à I. Soient l1 et et l2 deux réels. Alors on a le résultat
suivant résumé sous forme de tableau :
lim f (x)
x→a
lim g(x)
x→a
lim f (x)
x→a g(x)
l1
l1 l2 (6=0) l2
l1 ∞ 0
l1 0 ∞
0 ∞ 0
∞ 0 ∞
∞ ∞ Forme indéterminée
0 0 Forme indéterminée
lim g ◦ f (x) = l.
x→a
31
Proposition 4.3.1 (Limite et monotonie) Soit f une fonction croissante (respectivement
décroissante) définie sur I et a un point adhérent à I ∩]-∞,a[.
— Si la restriction de f à I ∩]-∞,a[ n’est pas majorée (respectivement non minorée),alors
lim f (x) = +∞
x→a−
(respectivement −∞).
— Si la restriction de f à I ∩]-∞,a[ est majorée (respectivement minorée),alors elle admet
une limite finie,
De façon analogue,
— Si I est non majoré, on dit que f satisfait le critère de Cauchy en +∞ lorsque pour tout
> 0, il existe A > 0 tel que pour tous x, y ∈ I.
— Si I est non minoré, on dit que f satisfait le critère de Cauchy en −∞ lorsque pour tout
> 0, il existe A > 0 tel que pour tous x, y ∈ I.
Proposition 4.4.1 (Limite critère de Cauchy) Une fonction f admet une limite en a (a
fini ou infini) si et seulement si elle satisfait le critère de Cauchy en a.
32
Chapitre 5
f: R → R
x 7−→ a,
33
5.2 Fonction identité
La fonction identité est la fonction définie sur I = R de la façon suivante :
Id : R → R
x 7−→ x,
Id : R → R
x
si x ≥ 0,
x 7−→ |x|=
−x x < 0.
34
Propriété 5.3.1 (Valeur absolue et fonction bornée) Soit f une fonction définie sur I,
un intervalle de R. La fonction f est bornée sur I si la fonction
E: R → R
x 7−→ E(x)
La fonction E est croissante sur R et elle est constante sur tous les intervalles du type [n, n + 1[
Notons que si n = 0, a0 = 1.
35
La fonction puissance entière peut donc être définie de la façon suivante :
f: R → R
x 7−→ xn
— Si n est pair :
f : R+ → R
√
x 7−→ n x,
— Si n est impair
f: R → R
√
x 7−→ n
x.
f : R+ → R
p
x 7−→ x q .
36
Graphique 5.6 : Fonction racine carrée
f : R \ {− ac } → R
ax + b
x 7−→ .
cx + d
−d
— une asymptote verticale qui a pour équation x = ,
c
a
— Une asymptote horizontale qui a pour équation y =
c
37
Graphique 5.8 : Fonction homographique
ln : R∗+ → R
x 7−→ ln(x).
Propriété 5.8.1 (Logarithme népérien) 1. Il existe un nombre e ' 2, 71828 tel que
ln(e) = 1
38
2. Soient a et b deux réels strictement positifs, alors
a
ln(ab) = ln(a) + ln(b) et ln = ln(a) − ln(b).
b
Cette dernière égalité nous permet d’ailleurs de déduire (en posant a = b) que ln(1) = 0.
3. Soient n un entier naturel non nul, et a un réel strictement positif, on a alors :
mais également
Définition 5.8.1 (Logarithme de base a) Soit a un réel strictement positif. Pour tout réel
x on définit son logarithme de base a noté loga (x) par
ln(x)
loga (x) =
ln(a)
exp : R → R
(
x 7−→ e x).
ea
ea+b = ea eb , ea−b = .
eb
1
(ea )n = ena , (ea )−n = ,
ena
.
3. Pour tout réel strictement positif a et pour tout réel b
39
Graphique 5.10 : Fonction exponentielle
Propriété 5.9.2 (Limites et exponentielles) Soit x réel. On a alors les limites suivantes
(1 + a)x
lim ex = +∞, lim ex = 0, lim = ea , où a ∈ R.
x→+∞ x→−∞ x→+∞ x
Soit α un réel strictement positif, soit β un réel quelconque. On a alors les limites suivantes :
ex ex xα
lim = +∞, lim = +∞, lim+ = +∞, lim+ xα (ln(x))β = 0
x→+∞ xα x→+∞ x−α x→0 (ln(x))β x→0
sin : R → R
x 7−→ sin(x).
40
Graphique 5.11 : Fonction sinus
cos : R → R
x 7−→ cos(x).
π
tan : R \ { + kπ}, k ∈ Z → R
2
sin(x)
x 7−→ tan(x) = .
cos(x)
41
Graphique 5.13 : Fonction tangente
cotan : R \ {kπ}, k ∈ Z → R
cos(x)
x 7−→ cotan(x) = .
sin(x)
ch : R → R
ex + e−x
x 7−→ cos h(x) = .
2
42
Graphique 5.15 : Fonction cosinus hyperbolique
sh : R → R
ex − e−x
x 7−→ sin h(x) = .
2
43
5.11.3 Fonction tangente hyperbolique (tanh)
La fonction tangente hyperbolique est définie de la façon suivante :
tanh : R → R
sin h(x)
x 7−→ tanh(x) = .
cos h(x)
coth : R∗ → R
ch(x)
x 7−→ coth(x) = .
sh(x)
44
Graphique 5.18 : Fonction cotangente hyperbolique
−π π
sin : , → [−1, 1]
2 2
x 7−→ sin(x),
−π π
arcsin : [−1, 1] → ,
2 2
x 7−→ arcsin(x).
45
Graphique 5.19 : Fonction arc sinus
−π π
tan : , → R
2 2
sin(x)
x 7−→ tan(x) = .
cos(x)
46
−π π
arctan : R] → ,
2 2
x 7−→ arctan(x).
arg sh R → R
√
x 7−→ ln(x + x2 + 1)
Réciproque de la fonction ch
arg ch R+ → [1, ∞]
√
x 7−→ ln(x + x2 − 1)
Réciproque de la fonction th
arg th R+ → ]−1, 1[
1 1+a
x 7 → ln
−
2 1−a
Propriété 5.12.1 (Propriétés d’arc sinus, arc cosinus, arc tangente) 1. Pour tout x ∈
[−1, 1]
sin(arcsin(x)) = x.
π π
2. Pour tout x ∈] − , [
2 2
arcsin(sin(x)) = x.
47
3. Pour tout x ∈ [−1, 1]
cos(arccos(x)) = x.
5. Pour tout x ∈ R
tan(arctan(x)) = x.
π π
6. Pour tout x ∈] − , [
2 2
arctan(tan(x)) = x.
π
7. Pour tout x ∈ [−1, 1] arccos(x) + arcsin(x) = ,
2
1 π
8. Pour tout x réel strictement positif arctan(x) + arctan = ,
x 2
1
−π
9. Pour tout x réel strictement négatif arctan(x) + arctan x
= .
2
x = α + 2kπ et x = π − α + 2kπ, k ∈ Z.
x = α + 2kπ et x = −α + 2kπ, k ∈ Z.
48
Cette équation a alors pour solution
x = α + kπ, k ∈ Z
49
Chapitre 6
Définition 6.1.2 (Continuité et limite) Soit f une fonction définie sur un intervalle I de R,
non vide et non réduit à un point. On dit que la fonction f est continue en I si et seulement si
Définition 6.1.3 (Continuité à gauche et à droite) Soit f une fonction définie sur un in-
tervalle I de R, non vide et non réduit à un point. Soit a un point de I.
1. La fonction f est dite continue à gauche de a si et seulement si
Définition 6.1.4 (Continuité sur un intervalle) Soit f une fonction définie sur un inter-
valle I de R, non vide et non réduit à un point. On dit que la fonction f est continue en I si
et seulement si elle est continue en chaque point de I.
50
les propriétés suivantes :
1. La fonction f + g est dite continue en a,
2. pour tout réel k, la fonction kf est continue en a,
f
3. si g(a) 6= 0, la fonction g
est continue en a.
En conséquence,
1. Une fonction polynôme est continue sur R,
P (x)
2. toute fonction rationnelle f définie pour tout x dans l’intervalle I de R par f (x)= Q(x) où
P et Q sont des polynômes définis sur I avec Q(x) 6= 0 sur I, est continue sur I.
est continue en a.
On dit que g constitue le prolongement par continuité de f en a.
51
6.3 Théorème sur la continuité
Théorème 6.3.1 (Théorème de Bolzano) Soit f :]a, b[→ R une fonction continue. Si f (a)
et f (b) sont tels que f (a)f (b) < 0 alors il existe c ∈]a, b[ tel que f (c) = 0.
Théorème 6.3.2 (théorème des valeurs intermédiaires) Soit f une fonction définie sur
I un intervalle de R. Soient a et b deux réels de I. Alors tout réel compris entre f (a) et f (b)
possède au moins un antécédent par la fonction f . En d’autres termes, pour tout a et b réels de
I tels que a < b.
Proposition 6.4.3 (Continuité et injectivité) Soit f une fonction définie sur un intervalle
I de R. Si f est injective et continue sur I alors elle est nécessairement monotone.
Théorème 6.4.1 (Continuité et bijectivité) Soit f une fonction définie sur un intervalle
I de R. Si f est injective et continue sur I et si on pose J = f (I) (l’image de I par f ), et si
l’on considère la fonction g :
g: I → J
x 7−→ g(x) := f (x)
alors la fonction g est bijective et sa fonction réciproque g −1 est continue.
52
Chapitre 7
f (x) − f (a)
l = lim g(x) = lim = f 0 (a).
x→a x→a x−a
Définition 7.1.2 (Dérivée à droite et à gauche) Soit f une fonction définie sur un inter-
valle I de R. Soit a un élément de I (ou bien une extrémité de I).
f (x) − f (a)
1. On dit que f est dérivable à droite en a si a une limite à droite quand x tend
x−a
vers a (supérieurement).
f (x) − f (a)
2. On dit que f est dérivable à gauche en a si a une limite à gauche quand x
x−a
tend vers a (inférieurement).
Définition 7.1.3 (dérivée sur I) On dit que f est dérivable sur I si, pour tout x de I, f est
dérivable en x. On note f 0 : x 7−→ f 0 (x) la fonction dérivée.
53
fonction est également continue en a.
f
3. Si f et g sont dérivables en a, avec g(a) 6= 0 la fonction est dérivable en a et on a :
g
0
f f 0 (a)g(a) − f (a)g 0 (a)
(a) = .
g g 2 (a)
Proposition 7.3.2 (Dérivée d’une fonction composée) Soient f une fonction définie sur
I à valeurs dans J, et g une fonction définie sur J à valeurs dans K (I, J et K étant des
intervalles de R).
Si f est dérivable en a, un élément de I, et si g est dérivable en f (a) un élément de J, alors
la composée g ◦ f est dérivable en a et l’on a
Proposition 7.3.3 (Dérivée d’une fonction réciproque) Soit f : I → J une fonction bi-
jective. Soit f −1 : J → I sa fonction réciproque. On suppose que f est dérivable en a et que
f 0 (a) 6= 0. Alors f −1 est dérivable en b = f (a) et
1
(f −1 )0 = .
f 0 (f −1 (b))
54
Proposition 7.3.4 (Dérivée d’une fonction réciproque sur I) Soit f : I → J une fonc-
tion bijective. Soit f −1 : J → J sa fonction réciproque. On suppose que f est dérivable en a et
que sa dérivée ne s’annule pas. Alors f −1 est dérivable sur J = f (I) et
1
(f −1 )0 = .
f 0 ◦ f −1
Proposition 7.4.2 (Dérivée et monotonie) soit f une fonction dérivable sur I intervalle
de R. Alors
1. f est croissante sur I et si et seulement si sa dérivée f 0 est positive ou nulle sur I.
2. f est décroissante sur I et si et seulement si sa dérivée f 0 est négative ou nulle sur I.
3. f est strictement croissante sur I et si et seulement si sa dérivée f 0 est positive ou nulle
sur I mais ne s’annule sur aucun des intervalle de I non réduit à un point.
4. f est strictement décroissante sur I et si et seulement si sa dérivée f 0 est négative ou
nulle sur I mais ne s’annule sur aucun intervalle de I non réduit à un point.
f (x) ≤ f (c),
f (x) ≥ f (c),
Proposition 7.5.2 (Maximum et minimum locaux) Soit f une fonction définie sur un in-
tervalle I de R. Soit c un point de I. On dit que :
1. La fonction f admet un maximum local en c s’il existe un nombre η > 0 tel que l’intervalle
ouvert de la forme [c − η, c + η] soit inclus dans I et la restriction de f à cet intervalle
55
admette un maximum en c, soit encore : il existe η > 0 tel que
2. La fonction f admet un minimum local en c s’il existe un nombre η > 0 tel que l’intervalle
ouvert de la forme [c − η, c + η] soit inclus dans I et la restriction de f à cet intervalle
admette un maximum en c, soit encore : il existe η > 0 tel que
Proposition 7.5.3 (Dérivée et extrema locaux - Théorème de Fermat) Soit f une fonc-
tion définie sur un intervalle ouvert de R. Soit c un point de I. Si f est dérivable en c et admet
un extremum local en ce point alors
f 0 (c) = 0.
f 0 (c) = 0.
Théorème 7.6.3 (Théorème des accroissements finis généralisé) Soient a et b deux réels
tels que a < b. Soient f et g deux fonctions définies et continues su l’intervalle [a, b], dérivables
sur l’intervalle ]a, b[.
Alors, il existe un nombre c dans l’intervalle ]a, b[, tel que
Proposition 7.6.1 (Prolongement en un point) Soit f une fonction définie sur un inter-
valle de I de R et I dérivable sur I\{a} où a est un élément de I).
56
0
On suppose que sa dérivée f admet une limite réelle l au point a. Alors f est dérivable en
a et f 0(a) = l.
Exemple
La fonction suivante est un exemple classique de fonction dérivable dont la dérivée n’est pas
continue.
f: R → R
x2 sin( x1 ) si x 6= 0,
x 7−→
0 si x 6= 0
est dérivable en 0 mais n’est pas continue en ce point puisque sa dérivée n’admet pas de limite
en 0.
f 0 (x) f (x)
si lim = l alors lim =l
x→a g 0 (x) x→a g(x)
f 0 (x) f (x)
si lim = l alors lim =l
x→a g 0 (x) x→a g(x)
57
Df Fonction f Df 0 Dérivée f 0
R a(a ∈ R) R 0
R x R 1
R x2 R 2x
1 −1
R∗ R∗
x x2
∗ n ∗
R ou R x (n ∈ Z) R ou R nxn−1
√ 1
R+ x R+ √
2 x
√ 1
R+ n
x R+ √
n
xn−1
R∗+ xα (α ∈ R) R∗+ axα−1
1
R∗+ ln(x) R∗+
x
x
R e R ex
R sin(x) R cos(x)
R cos(x) R − sin(x)
Propriété 7.7.3 (Dérivée des fonctions trigonométriques) La dérivée des fonctions tri-
gonométriques est donnée sous forme de tableau :
58
Df Fonction f Df 0 Dérivée f 0
R sin(x) R cos(x)
R cos(x) R − sin(x)
R\{ π2 + kπ}(k ∈ Z) tan(x) R\{ π2 + kπ} 1
cos2 (x)
= 1 + tan2 (x)
−1
R\{kπ}(k ∈ Z) cotan(x) R\{kπ} sin2 (x)
= −1 − cotan2 (x)
] − 1, 1] arcsin(x) ] − 1, 1[ √ 1
1−x2
] − 1, 1] arccos(x) ] − 1, 1[ √ −1
1−x2
1
] − 1, 1] arctan(x) R 1+x2
Définition 7.9.2 (Classe C ∞ ) Soit f une fonction indéfiniment dérivable sur I intervalle de
R. On dit que f est de classe C n sur I si pour tout entier naturel n, f est de classe C n sur I.
Proposition 7.9.1 (Dérivée nième d’une somme) Soient f et g deux fonctions définies sur
un même intervalle I de R et n un entier naturel. On suppose que f et g sont n fois dérivables
sur I. Alors :
Proposition 7.9.2 (Formule de Leibniz) Soient f et g deux fonctions définies sur un même
intervalle I de R et n un entier naturel. On suppose que f et g sont n fois dérivables sur I et
n
(f g)n = Cnk f k g n−k .
X
k=0
59
n
où, pour tout entier k = 0, ..., n,Cnk que l’on écrit également
k
est le nombre défini par :
n!
Cnk = .
k!(n − k)!
Et par convention, ce coefficient est nul si k > n.
où, la somme est sur toutes les différentes solutions entiers naturels b1 , b2 , ...bm de l’équation
et k = b1 + b2 + ... + bm .
Fonctions convexes
Définition 7.9.3 (fonction convexe) Soit f une fonction définie sur un intervalle I de R.
On dit que f est convexe si et seulement si pour tout x et y dans I
f (b) − f (a)
f (x) ≤ f (a) + (x − a) .
b−a
Proposition 7.9.5 (convexité et dérivée) Soit f une fonction définie sur un intervalle ou-
vert I de R et dérivable sur I. Si sa dérivée f 0 est croissante alors f est convexe et pour tout
x, a ∈ I
f (x) ≥ f (a) + f 0 (a)(x − a).
Corollaire 7.9.1 (Convexité et dérivée seconde) Soit f une fonction définie sur un inter-
valle ouvert I de R et deux fois dérivable sur I. Si sa dérivée seconde f 00 est telle que f 00 (x) ≥ 0
pour tout x ∈ I alors f est convexe sur I.
60
Proposition 7.9.6 (Dérivée et minimum) Soit f une fonction définie sur un intervalle ou-
vert I de R et dérivable en a ∈ I.
Proposition 7.9.7 (Convexité et minimum) Soit f une fonction définie sur un intervalle
ouvert I de R et dérivable en a ∈ I.
Soit a ∈ I . On a alors
61