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Chapitre 3

Le document traite de la logique mathématique et des fractions rationnelles, en abordant des concepts tels que la factorisation des polynômes, le degré des fractions rationnelles, et les pôles associés. Il fournit des définitions, des propriétés, et des méthodes de décomposition des fractions rationnelles en éléments simples. Les exemples illustrent les concepts théoriques et les étapes de calculs associés.

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Le document traite de la logique mathématique et des fractions rationnelles, en abordant des concepts tels que la factorisation des polynômes, le degré des fractions rationnelles, et les pôles associés. Il fournit des définitions, des propriétés, et des méthodes de décomposition des fractions rationnelles en éléments simples. Les exemples illustrent les concepts théoriques et les étapes de calculs associés.

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Table des matières

1 Introduction à la logique mathématique, ensembles et applications 2

2 Factorisation des polynômes 3

3 Fractions rationnelles 4
3.1 Définitions et propriétés générales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
3.2 Le degré d’une fraction rationnelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
3.3 Les pôles d’une fraction rationnelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
3.4 Décomposition d’une fraction rationnelle en éléments simples . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
3.4.1 Etape 1 : Partie entiére et partie principale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
3.4.2 Etape 2 : Décomposition du dénominateur en facteurs irréductibles . . . . . . . . . . . 7
3.4.3 Etape 3 : Décomposition de la partie principale en éléments simples . . . . . . . . . . 8
3.5 Techniques de DES : calcul des coeffcients . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
3.5.1 Méthode de décomposition par identification des coefficients . . . . . . . . . . . . . . . 10
3.5.2 Technique de base : multiplication/substitution . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
3.5.3 Evaluation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
3.5.4 Parité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
3.5.5 Limite de xF (x) à l’infini . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
3.5.6 Division suivant les puissances croissantes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13

Pr. [Link]

1
Chapitre 1

Introduction à la logique mathématique,


ensembles et applications

2
Chapitre 2

Factorisation des polynômes

3
Chapitre 3

Fractions rationnelles

Dans tout ce qui suit, K désignera l’un des ensembles R ou C.

3.1 Définitions et propriétés générales


Définition 3.1.1.
A
On appelle fraction rationnelle à coefficients dans K toute fraction F de la forme F = où A et B sont
B
A
deux polynômes avec B 6= 0, dans ce cas on dit que est une forme de F , si de plus A et B n’admettent
B
A
aucun facteur commun dans leur décomposition en produit de facteurs irréductibles on dit que est une
B
forme irréductible de F .
L’ensemble des fractions rationnelles dans K est noté K(X).

Exemples 3.1.1.

P
1. Tout polynôme P de K[X] est une fraction rationnelle car P = .
1
2X 1
2. Les fractions F = , et G = 2 sont sous la forme irréductible.
X −1 X +3
X 2 − 3X + 2
3. Soit la fraction rationnelle F (x) = . Alors :
X2 − 1
X 2 − 3X + 2 X 3 − 3X 2 + 2X X −2
 2
, 3
et sont trois formes de F .
X −1 X −X X +1
X −2
 La forme irréductible dans R de F est .
X +1
Propriétés 3.1.1.
A C
Soient F, G ∈ K(X), est une forme de F et est une forme de G.
B D
i) F + G et F × G sont des fractions rationnelles dans K(X).
F
ii) Si G 6= 0, alors ∈ K(X).
G
iii) Si F ◦ G = F (G) existe, alors F ◦ G ∈ K(X).
iv) F = G ⇔ AD = BC.
Exemple 3.1.1.

4
1 X−1
Soient F (X) = X+2 et G(X) = X+1 deux fractions rationnelles dans R(X). On a :
1 X −1
(F + G)(X) = +
X +2 X +1
X + 1 + (X − 1)(X + 2)
=
(X + 1)(X + 2)
2
X + 2X − 1
= .
X 2 + 3X + 2

1 X −1
(F × G)(X) = ×
X +2 X +1
X −1
= .
X 2 + 3X + 2

F 1 X +1
(X) = ×
G X +2 X −1
X +1
= .
X2 + X − 2

1 X −1
(F ◦ G)(X) = ( )
X +2 X +1
1
= X−1
X+1 + 2
X −1
= .
3X + 1

3.2 Le degré d’une fraction rationnelle


Définition 3.2.1.
A
Soient F ∈ K(X) et est une forme quelconque de F . On appelle degré d’une fraction rationnelle F la
B
quantité
d◦ F = d◦ P − d◦ Q ∈ Z ∪ {−∞}.
Exemples 3.2.1.

3X 4 − 5X + 3
− Si F = , alors d◦ F = 4 − 3 = 1.
X 3 + 3X 2 + 1
iX 5 + 4X 2 − 2
− Si F = , alors d◦ F = 5 − 5 = 0.
2X 5 + 3X 2 − 8i
2X − 2
− Si F = , alors d◦ F = 1 − 4 = −3.
−X − X 2 + 3X
4

Remarque 3.2.1.
d◦ F = 0, ne signifie pas que F une constante non nulle.
Propriétés 3.2.1.
Soient F, G ∈ K(X), on a :
1. d◦ F = −∞ ⇔ F = 0.
2. d◦ (F + G) 6 max(d◦ F, d◦ G).
3. d◦ (F × G) = d◦ F + d◦ G.
F 
4. Si G 6= 0, alors d◦ = d◦ F − d◦ G
G

5
3.3 Les pôles d’une fraction rationnelle
Définition 3.3.1.
A
Soit F = ∈ K(X) sous forme irréductible. Soit α ∈ K. On dit que α est un pôle de F si α est une racine
B
de B. Si α est une racine de B d’ordre k, on dit que α est un pôle de F d’ordre k. Un pôle d’ordre 1 est dit
simple.
Exemple 3.3.1.
X 2 + 2X − 3
Soit F = .
(X 2 + 4)(X − 1)3
F n’est pas sous forme irréductible car on a : X 2 + 2X − 3 = (X − 1)(X + 3) alors X − 1 est diviseur commun
X +3
du numérateur et dénominateur. est une forme irréductible de F ,
(X 2 + 4)(X − 1)2
1) Dans R(X), 1 est un pôle double de F .
2) Dans C(X), les pôles de F sont 2i, −2i et 1,

 2i, −2i sont simples.

 1 est double.
Remarque 3.3.1.
A
Si α ∈ K est un pôle d’ordre k d’une fraction F = , alors il existe un polynôme B1 tel que
B
A
F = avec B1 (α) 6= 0.
(X − α)k B1

Proposition 3.3.1.
A
Soient F ∈ K(X), est une forme quelconque de F et α ∈ K . Si A(α) 6= 0, alors :
B
α est un pôle de F d’ordre k ⇔ α est une racine de B d’ordre k.

Exemple 3.3.2.
A X 2 − 3X
Soit F = = . On a A(2) = −2 6= 0 et 2 est une racine de B d’ordre 4, alors 2 est un pôle de
B X(X − 2)4
F d’ordre 4.

3.4 Décomposition d’une fraction rationnelle en éléments simples


3.4.1 Etape 1 : Partie entiére et partie principale
Théorème et Définition 3.4.1.
A
Soit F = ∈ K(X). Il existe un unique polynôme E et une unique fraction rationnelle G telle que
B

 F = E + G,

d◦ G < 0.

R
Le polynôme E est le quotient de la division euclidienne de A par B et G = B avec R est le reste de cette
même division euclidienne. Le polynôme E est appelé la partie entiére de F et G sa partie principale (ou
polaire).
A
Méthode : Pour déterminer la partie entiére d’une fraction rationnelle F = .
B
 Si d◦ F < 0, alors la partie entiére est le polynôme nul.

6
 Si d◦ F > 0, alors on effectue la division euclidienne de A par B, et la partie entiére est le quotient de
la division. On obtient en effet A = BE + R, avec d◦ R < d◦ B, donc
A BE + R BE R R
F = = = + =E+
B B B B B
Exemple 3.4.1.
X 4 − 3X 3 + X 2 − 1 + i
Soit F = .
X2 − X + 2
Effectuons la division euclidienne de X 4 − 3X 3 + X 2 − 1 + i par X 2 − X + 2.

X4 − 3X 3 + X2 − 1+i X2 − X + 2
X4 − X3 + 2X 2 X 2 − 2X − 3
− 2X 3 − X2 − 1+i
− 2X 3 + 2X 2 − 4X
− 3X 2 + 4X − 1+i
− 3X 2 + 3X − 6
X + 5+i
X +5+i
On trouve F = X 2 − 2X − 3 + , alors la partie entiére de F est
X2 − X + 2

E = X 2 − 2X − 3

et la partie principale de F est


X +5+i
G= .
X2 − X + 2
Exercice 3.4.1.
Déterminer la partie entiére et la partie principale de la fraction rationnelle F dans les cas suivants :
X 5 +X 4 +1
1. F = X 3 −X .
X 3 +X+1
2. F = (X−1)3 .
X+1
3. F = (X 2 +3) .
5X 4 +(2+i)X 3 −X+1
4. F = (X 2 +X) .

3.4.2 Etape 2 : Décomposition du dénominateur en facteurs irréductibles


A R R
Soit F = =E+ où une forme irréductible de la partie principale de F .
B B B
i) Si K = C, B peut avoir l’écriture suivante
i=n
Y
B=d (X − ai )αi = d(X − a1 )α1 · · · (X − an )αn ,
i=1

où a1 , a2 , · · · an sont les racines de B de multiplicités respectives α1 , α2 · · · αn , et d est le coefficient dominant


de B. On a ainsi
R
F =E+ .
d(X − a1 ) · · · (X − an )αn
α1

ii) Si K = R, on sait que B se décompose sur R sous la forme


i=n
Y k=p
Y
B = d (X − ai )αi (X 2 + bk X + ck )βk
i=1 k=1
α1
= d(X − a1 ) · · · (X − an )αn (X 2 + b1 X + c1 )β1 · · · (X 2 + bp X + cp )βp ,

7
où a1 , · · · , an sont les racines réelles de B de multiplicités respectives α1 , · · · , αn , et d est le coefficient
dominant de B, (X 2 + bi X + ci ) des trinômes de discriminant strictement négatif et β1 , · · · , βp étant des
entiers strictement positifs. On a ainsi
R
F =E+ .
d(X − a1 )α1 · · · (X − an )αn (X 2 + b1 X + c1 )β1 · · · (X 2 + bp X + cp )βp

3.4.3 Etape 3 : Décomposition de la partie principale en éléments simples


a. Cas : K(X) = C(X)
Théorème et Définition 3.4.2.
A
Soit F = une fraction rationnelle irréductible dans C(X). On note a1 , · · · , an les pôles de F de
B
multiplicités respectives α1 , · · · , αn i.e..

B = (X − a1 )α1 · · · (X − an )αn .

Alors la fraction rationnelle F s’écrit de maniére unique sous la forme


k=α
X1 k=α
Xn
λ1k λnk
F = E+ k
+ · · · +
(X − a1 ) (X − an )k
k=1 k=1
 λ λ12 λ1α1 
11
= E+ + + · · · + + ··· +
X − a1 (X − a1 )2 (X − a1 )α1
 λ λn2 λnαn 
n1
+ + + · · · +
X − an (X − an )2 (X − an )αn

où E la partie entiére de F est un polynôme nul, ou de degré d◦ A − d◦ B et les coefficients λij sont des
complexes. Cette écriture s’appelle la décomposition en éléments simples (DES) de F dans C(X).
λij
, sont appelés les éléments simples de F dans C(X).
(X − ai )j
λi1 λi2 λiαj
+ + ··· + est appelée la partie principale de F associée au pôle ai .
X − ai (X − ai )2 (X − ai )αj
Remarque 3.4.1.
Dans la partie associée à chaque pôle, le coefficient correspondant à l’élément simple de plus haut degré
est nécessairement non nul. En d’autres termes

λ1α1 6= 0, · · · , λnαn 6= 0.

Exemples 3.4.1.

X +2
1) F1 = , on a d◦ F1 = −2, donc la partie entiére de F1 est nulle. Ainsi F1
(X − 2)(X − 1)(X + 3)
a une DES de la forme
A B C
F1 = + + , A, B, C ∈ R.
X −2 X −1 X +3

2X 4 + X + 1 2X 4 + X + 1
2) F2 = 2
= , on a d◦ F2 = 1, donc la partie entiére de F2 est
(X − 1)(X + 1) (X − 1)(X − i)(X + i)
un polynôme de degré 1. Ainsi F2 a une DES de la forme
A B C
F2 = aX + b + + + , A, B, C, a, b ∈ C.
X − 1 (X − i) X + i

8
−X 5
3) F3 = , on a d◦ F3 = 0, donc la partie entiére de F3 est égale à −1. Ainsi F3 a une
X(X 2 − 4)2
DES de la forme
A B C D L
F3 = −1 + + + + + , A, B, C, D, L ∈ R.
X (X − 2) (X − 2)2 X + 2 (X + 2)2

b. Cas : K(X) = R(X)


Théorème et Définition 3.4.3.
A
Soit F = une fraction rationnelle irréductible dans R(X), la décomposition en facteurs irréductibles
B
dans R[X] du dénominateur s’écrit :

B = (X − a1 )α1 · · · (X − a1 )αn (X 2 + b1 X + c1 )β1 · · · (X 2 + bp X + cp )βp .

Alors la fraction rationnelle F s’écrit de façon unique sous la forme


k=α
X1 k=α
Xn
λ1k λnk
F = E+ + · · · + +
(X − a1 )k (X − an )k
k=1 k=1
k=β k=βp
X1 µ1k X + γ1k X µpk X + γpk
+ 2 k
+ · · · +
(X + b1 X + c1 ) (X 2 + bp X + cp )k
k=1 k=1
 λ λ λ1α1 
11 12
= E+ + + · · · + + ··· +
X − a1 (X − a)2 (X − a)α1
 λ λn2 λnαn 
n1
+ + + · · · + +
X − an (X − an )2 (X − an )αn
 µ X +γ µ12 X + γ12 µ1β1 X + γ1β1 
11 11
+ + + · · · + + ··· +
X 2 + b1 X + c 1 (X 2 + b1 X + c1 )2 (X 2 + b2 X + c1 )β1
 µ X +γ
p1 p1 µp2 X + γp2 µpβp X + γpβp 
+ + + ··· +
2
X + bp X + cp 2
(X + bp X + cp ) 2 (X 2 + bp X + cp )βp

où E la partie entiére de F est un polynôme nul, ou de degré d◦ A − d◦ B et les coefficients λij , µij et
γij sont des réels tels que λiαi 6= 0 et (µiβi , γiβi ) 6= (0, 0). Cette écriture s’appelle la décomposition en
éléments simples (DES) de F dans R(X).

λij
, sont appelés les éléments simples de premiére espéce.
(X − ai )j

µij X + γij
, sont appelés les éléments simples de seconde espéce.
(X 2 + bi X + ci )j

Exemples 3.4.2.
A, B, C, D, L, M désignent des réels.
2X − 1
a. G1 = a une DES de la forme
(X − 1)(X + 2)2
A B C
G1 = + + .
X − 1 X + 2 (X + 2)2

3X + 1
b. G2 = a une DES de la forme
(X − 3)(X 2 + 5)2
A BX + C DX + L
G2 = + + .
(X − 3) X2 + 5 (X 2 + 5)2

9
3X 4 − 1
c. G3 = a une DES de la forme
(X 2 − 2X + 3)3
AX + B CX + D LX + M
G3 = + + .
X2 2
− 2X + 3 (X − 2X + 3) 2 (X − 2X + 3)3
2

3.5 Techniques de DES : calcul des coeffcients


3.5.1 Méthode de décomposition par identification des coefficients
Exemple 3.5.1.
2
Décomposons la fraction rationnelle G = XX+X+1
3 −X en éléments simples par identfication des coefficients.
On a d◦ G = −1 et G admet trois pôles simples 0, 1 et −1. Alors la DES de G est sous forme :
X2 + X + 1
G =
X(X − 1)(X + 1)
a b c
= + + ,
X X −1 X +1
implique que

a(X 2 − 1) + b(X 2 + X) + c(X 2 − X) (a + b + c)X 2 + (b − c)X − a


=
X(X − 1)(X + 1) X(X − 1)(X + 1)
X2 + X + 1
= ,
X(X − 1)(X + 1)
alors

(a + b + c)X 2 + (b − c)X − a = X 2 + X + 1,

donc a = −1 b + c = 2 et b − c = 1. Alors a = −1, b = 23 et c = 32 .


D’où la DES de G est :
−1 3/2 1/2
G= + +
X X −1 X +1

3.5.2 Technique de base : multiplication/substitution


Proposition 3.5.1.
A λ
Soit a un pôle d’ordre m d’une fraction rationnelle F = . Le coefficient λ du terme dans la
B (X − a)m
DES de F est
λ = [(X − a)m F ](a)
Remarque 3.5.1.
Cette technique va permettre de déterminer entiérement la DES d’une fraction rationnelle n’admet que des
pôles simples. Pour les pôles multiples, d’autres techniques sont données ci-dessous, mais on peut également
λ
raisonner de proche en proche : en calculant F − (où λ est le coefficient déjà trouvé), on obtient
(X − a)m
une fraction dont a est pôle d’ordre m − 1, et on peut recommencer.
Exemples 3.5.1.

X −2
1. Décomposons la fraction rationnelle F1 = en éléments simples dans R(X).
X(X + 2)(X − 1)

On a d F1 = −3, donc la partie entiére de F1 est nulle. Ainsi F1 a une DES de la forme
λ1 λ2 λ3
F1 = + + où (λ1 , λ2 , λ3 ) ∈ R.
X X −1 X +2

10
Calculons λ1 , λ2 et λ3 . D’aprés la proposition on obtient
h (X − 2) i
λ1 = [X × F1 ](0) = (0) = 1
(X − 1)(X + 2)
h (X − 2) i −1
λ2 = [(X − 1) × F1 ](1) = (1) =
X(X + 2) 3
h (X − 2) i −2
λ3 = [(X + 2) × F1 ](−2) = (−2) =
X(X − 1) 3
1 −1/3 −2/3
Ainsi, la DES de F1 est F1 = + + .
X X −1 X +2
X4 + X3 + X + 2
2. Décomposons la fraction rationnelle F2 = en éléments simples sur R.
(X − 1)(X + 1)2
On a d◦ F2 = 1, donc la partie entiére de F2 est un polynôme de degré 1 qui est le quotient de la division
euclidienne de X 4 + X 3 + X + 2 par (X − 1)(X + 1)2 , on obtient E = X et la partie principale de F2
X 2 + 2X + 2
est .
(X − 1)(X + 1)2
Ainsi la DES de F2 est de la forme
α β1 β2
F2 = X + + +
X − 1 X + 1 (X + 1)2

où α, β1 , β2 ∈ R.
- Calcul de α et β2
h (X 4 + X 3 + X + 2) i 5
α = [(X − 1) × F2 ](1) = (1) = .
(X + 1)2 4
h (X 4 + X 3 + X + 2) i −1
β2 = [(X + 1)2 × F2 ](−1) = (−1) = .
X −1 2
5/4 β1 −1/2
Donc F2 = X + X−1 + X+1 + (X+1)2 .
- Calcul de β1 . On peut calculer

1/2 X4 + X3 + X + 2 1/2 X 4 + X 3 + 3/2X + 3/2


F20 = F2 + = + =
(X + 2)2 (X − 1)(X + 1)2 (X + 1)2 (X − 1)(X + 1)2

En divisant X 4 + X 3 + 3/2X + 3/2 par X + 1, on obtient X 4 + X 3 + 3/2X + 3/2 = (X + 1)(X 3 + 3/2),


et on a donc
X 4 + X 3 + 3/2X + 3/2
F20 = .
(X − 1)(X + 1)
On ré-applique la méthode ci-dessus (sur la fraction , −1 n’est plus pôle double, mais simple), et on
obtient h (X 3 + 3/2) i −1
β1 = [(X + 1) × F20 ](−1) = (−1) = .
X −1 4
On en déduit alors la décomposition de F2 en éléments simples sur R

5/4 −1/4 −1/2


F2 = X + + + .
X − 1 X + 1 (X + 1)2

3.5.3 Evaluation
Lorsqu’il ne reste plus qu’un ou deux coeffcients à déterminer dans la DES, on peut remplacer X par des
valeurs particuliers.

11
Exemple 3.5.2.
Revenons à l’exemple précédent dans lequel on a trouver pour la fraction rationnelle F2
5/4 β1 −1/2
F2 = X + + + ,
X − 1 X + 1 (X + 1)2

au lieu de répéter la méthode multiplication/substitution, on peut remplacer X par la valeur 0. On a donc


F2 (0) = −2 = 0 − 45 + β1 + −1 5 1 −1
2 alors β1 = −2 + 4 + 2 , ce qui donne β1 = 4 .

3.5.4 Parité
Soit F est une fraction rationnelle paire ou impaire. Si a est un pôle d’ordre m de F , alors −a est un
pôle d’ordre m de F . En comparant les DES de F (X) et F (−X) = F (X), et en utilisant leur unicité, on
obtient des relations entre les coeffcients de la DES de F .
Exemple 3.5.3.
3X 2 + 1
Considérons la fraction rationnelle F = de R(X). La factorisation irréductible sur R du dénomi-
(X 2 − 4)2
nateur s’écrit :
(X 2 − 4)2 = (X − 2)2 (X + 2)2 .
La fraction F posséde sur R deux pôles doubles (les réels 2 et −2) . Sa décomposition en éléments simples
sur R s’écrit (la partie entiére est nulle) :

λ1 λ2 λ01 λ02
F = + 2
+ +
X − 2 (X − 2) X + 2 (X + 2)2

avec λ1 , λ2 , λ01 et λ02 sont des réels. F est paire : F (X) = F (−X). Donc

λ1 λ2 λ01 λ02
F (X) = + + +
X − 2 (X − 2)2 X + 2 (X + 2)2
= F (−X)
−λ1 λ2 −λ01 λ02
= + 2
+ + .
X + 2 (X + 2) X − 2 (X − 2)2

L’unicité de la DES impose λ01 = −λ1 et λ02 = λ2 . On a donc


λ1 λ2 λ1 λ2
F = + 2
− + ,
X − 2 (X − 2) X + 2 (X + 2)2

et il faut calculer seulement deux coefficients (λ1 et λ2 ) au lieu des quatre coefficients. Le coefficient λ2
s’obtient en multipliant par (X − 2)2 puis en remplaçeant X par 2 :
h (3X 2 + 1) i
λ2 = [(X − 2)2 × F ](2) = (2) = 13/16.
(X + 2)2
Pour obtenir le coefficient λ1 on peut remplacer X par 0 par exemple, on obtient :
1 1
F (0) = = −λ1 + λ2 .
16 2
11
On conclut que λ1 = 32 . Alors

11/32 13/16 11/32 13/16


F = + 2
− + .
X − 2 (X − 2) X + 2 (X + 2)2
Exercice 3.5.1.
X +3
Décomposer en élément simple la fraction rationnelle F = dans R(X).
(X 2 − 1)3

12
3.5.5 Limite de xF (x) à l’infini
Soit F est une fraction rationnelle de degré strictement négatif. Alors la fonction x → xF (x) a une limite
finie en l’infini. On peut ainsi trouver des relations entre les coeffcients de la DES de F .
4X
Exemple 3.5.4. Considérons la fraction rationnelle G = de R(X) La factorisation irréductible sur
X4 − 1
R du dénominateur s’écrit :
X 4 − 1 = (X − 1)(X + 1)(X 2 + 1).
La fraction G posséde sur R deux pôles simples (les réels 1 et −1). Sa décomposition en éléments simples sur
R s’écrit ainsi (la partie entiére est nulle) :
α1 α2 α3 X + α4
G= + +
X −1 X +1 X2 + 1
avec α1 , α2 , α3 , α4 dans R. G est impaire : G(X) = −G(−X). Donc
α1 α2 α3 X + α4
G(X) = + +
X −1 X +1 X2 + 1
α1 α2 α3 X − α4
= + + = −G(−X).
X +1 X −1 X2 + 1
Par unicité de la DES, on en déduit α2 = α1 et α4 = 0. On a donc
α1 α1 α3 X
G= + + 2 .
X −1 X +1 X +1
Le coefficient,α1 s’obtient en multipliant par X − 1 puis en remplaçeant X par 1 :
h 4X i
α1 = [(X − 1) × G](1) = 2
(1) = 1.
(X + 1)(X + 1)
Pour calculer α3 , on a d’une part
4x2
lim xF (x) = lim = 0,
x→+∞ x→+∞ x4 −1
et d’autre part
 x x α3 x2 
lim xF (x) = lim + + 2 = 1 + 1 + α3 = α3 + 2
x→+∞ x→+∞ x − 1 x+1 x +1
on obtient alors α3 + 2 = 0 puis α3 = −2. Finalement,
1 1 −2X
G= + + .
X − 1 X + 1 X2 + 1

3.5.6 Division suivant les puissances croissantes


A
Soit F = une fraction de K(X) irréductible, posséde (au moins) un pôle a ∈ K d’ordre n. Le dénomi-
B
nateur B se factorise alors sous la forme suivante :
B = (X − a)n B0 avec B0 (a) 6= 0.
où B0 est un polynôme de K[X]. Donc
A
F = .
(X − a)n B0
Dans la décomposition de F en éléments simples sur K(X), la partie principale associée au pôle a s’écrit :
λ1 λ2 λn
+ + ··· +
X − a (X − a)2 (X − a)n
où, parmi les scalaires λ1 , λ2 , · · · , λn de K, seul λn est nécessairement non nul.
Calcul simultané des coefficients λ1 , λ2 , · · · , λn . La méthode se décompose en trois étapes.

13
Étape 1 : elle consiste en un changement d’indéterminée : Y = X − a alors X = Y + a. D’où
A(Y + a)
F = nB
avec B0 (Y + a)(0) = B0 (a) 6= 0.
Y 0 (Y + a)

Étape 2 : en effectuant la division suivant les puissances croissantes à l’ordre n − 1 du polynôme A(Y + a) de
K[Y ] par le polynôme B0 (Y + a) de K[Y ]. Donc il existe Q(Y ), R(Y ) ∈ K[Y ] tels que

 A(Y + a) = B0 (Y + a)Q(Y ) + Y n R(Y )

d◦ Q(Y ) 6 n − 1

Alors
B0 (Y + a)Q(Y ) + Y n R(Y )
F =
Y n B0 (Y + a)
Q(Y ) R(Y )
= + .
Yn B0 (Y + a)
Comme d◦ Q(Y ) 6 n − 1, alors il existe α1 , α2 , · · · , αn ∈ K tels que
Q(Y ) = α1 Y n−1 + α2 Y n−2 + · · · + αn−1 Y + αn .

Étape 3 : on déduit de l’égalité précédente :


Q(Y ) α1 Y n−1 + α2 Y n−2 + · · · + αn−1 Y + αn
=
Yn Yn
α1 α2 αn
= + 2 + ··· + n
Y Y Y
α1 α2 αn
= + + ··· + .
X − a (X − a)2 (X − a)n
Par conséquent, λ1 = α1 , λ2 = α2 , · · · , λn = αn .
Exemple 3.5.5.
−4X
Soit F = . Appliquons cette méthode pour déterminer la DES de F dans R(X).
(X − 1)2 (X 2 + 1)2
On a d◦ F = −5 < 0, alors la partie entiére de F est nulle. Posons Y = X − 1, alors X = Y + 1. On obtient :
−4X = −4Y − 4 et (X 2 + 1)2 = ((Y + 1)2 + 1)2 = 4 + 8Y + 8Y 2 + 4Y 3 + Y 4 .
Donc
−4Y − 4
F = .
Y 2 (4 + 8Y + 8Y 2 + 4Y 3 + Y 4 )
En faisant la division suivant les puissances croissantes à l’ordre 1 de −4Y − 4 par 4 + 8Y + 8Y 2 + 4Y 3 + Y 4
−4 − 4Y 4 + 8Y + 8Y 2 + 4Y 3 + Y 4
2 3 4
4 + 8Y + 8Y + 4Y + Y −1 + Y
4Y + 8Y 2 + 4Y 3 + Y4
−4Y − −8Y 2 − −8Y 3 − 4Y 4 − Y5
−4Y 3 − 3Y 4 − Y5

On peut ainsi écrire : −4 − 4Y = (−1 + Y )(4 + 8Y + 8Y 2 + 4Y 3 + Y 4 ) + Y 2 (−4Y − 3Y 2 − Y 3 ). D’où


(Y − 1)(Y 4 + 4Y 3 + 8Y 2 + 8Y + 4) + Y 2 (−Y 3 − 3Y 2 − 4Y )
F =
Y 2 (Y 4 + 4Y 3 + 8Y 2 + 8Y + 4)
Y −1 −Y 3 − 4Y 2 − 4Y
= 2
+ 4
Y Y + 4Y 3 + 8Y 2 + 8Y + 4
1 −1 −Y 3 − 3Y 2 − 4Y
= + 2 + 4 .
Y Y Y + 4Y 3 + 8Y 2 + 8Y + 4

14
Revenons enfin à l’indéterminée X. Remplaçeons pour cela Y par X − 1 . On obtient :

1 −1 −X 3 − X + 2
F = + +
X − 1 (X − 1)2 (X 2 + 1)2

car −(X − 1)3 − 3(X − 1)2 − 4(X − 1) = −X 3 − X + 2.


Remarquons que la partie associée au polynôme X 2 + 1 s’obtient alors facilement à partir de la dernière
fraction rationnelle de l’égalité ci-dessus. On a

−X 3 − X + 2 = −X(X 2 + 1) + 2.

On en déduit alors :
−X 3 − X + 2 −X(X 2 + 1) + 2 −X 2
= = 2 +
(X 2 + 1)2 (X 2 + 1)2 X + 1 (X 2 + 1)2
On en déduit alors la DES de F sur R :
1 −1 −X 2
F = + + 2 + .
X − 1 (X − 1)2 X + 1 (X 2 + 1)2

Exercice 3.5.2.
i)Décomposer les fractions rationnelles suivantes en éléments simples sur R, en raisonnant par substitution
X 5 +X 4 +1
1. F = X 3 −X ,
X 3 +X+1
2. G = (X−1)2 (X+1) .
ii)Décomposer la fraction rationnelle suivantes en éléments simples sur R. à l’aide d’une division selon les
puissances croissantes :
4X 4 − 10X 3 + 8X 2 − 4X + 1
G= .
X 3 (X − 1)2
Exercice 3.5.3.
Décomposer en éléments simples sur R et sur C les fractions rationnelles :

X5 + X + 1
,
X4 − 1
X3 − 2
.
X 4 (X 2 + X + 1)2

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