0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
144 vues9 pages

Electricite Preparation

Ce chapitre d'électrocinétique aborde divers concepts liés aux régimes continu et transitoire, incluant la protection du corps humain par des disjoncteurs différentiels, l'association optimale de piles pour maximiser l'éclairement d'une lampe, et la modélisation de fibres nerveuses. Il traite également des mesures d'inductance, de l'influence de la résistance sur les constantes de temps des dipôles, et des applications pratiques comme la décharge d'un défibrillateur. Les exercices proposés sont destinés aux filières MP, MPI, PC, PSI et PT.

Transféré par

DRIOUICHE
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
144 vues9 pages

Electricite Preparation

Ce chapitre d'électrocinétique aborde divers concepts liés aux régimes continu et transitoire, incluant la protection du corps humain par des disjoncteurs différentiels, l'association optimale de piles pour maximiser l'éclairement d'une lampe, et la modélisation de fibres nerveuses. Il traite également des mesures d'inductance, de l'influence de la résistance sur les constantes de temps des dipôles, et des applications pratiques comme la décharge d'un défibrillateur. Les exercices proposés sont destinés aux filières MP, MPI, PC, PSI et PT.

Transféré par

DRIOUICHE
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Chapitre 1

 Électrocinétique 

Ce chapitre de 1re année concerne l’ensemble des filières MP, MPI, PC, PSI et PT.

 Régime continu

1. Disjoncteur différentiel et protection du corps humain (MP, MPI, PC, PSI, PT)
En termes de conduction électrique, le corps humain se modélise
selon le schéma ci-contre avec R1  460  , R2  80  ,
R3  125  , R4  15  et R5  840  . Le disjoncteur différentiel
domestique coupe le courant si la différence entre l’intensité
entrante et l’intensité sortante atteint 30 mA .
On envisage les deux situations suivantes :
* on touche, avec une main, un fil porté à un potentiel de 230 V
par rapport à « la terre », sans être équipé de semelles isolantes
et donc potentiellement en contact électrique avec « la terre »,
* on met un index dans chacun des trous d’une prise de courant,
les pieds n’étant pas en contact électrique avec le sol (semelles
isolantes).
Q : Les situations précédentes sont-elles dangereuses sachant
que, si un courant d’intensité supérieure à 20 mA traverse pendant quelques
millisecondes un corps humain, il y a risque de tétanisation mortelle ?

2. (*) Association optimale de piles (MP, MPI, PC, PSI, PT)


On dispose d’une part de N  24 piles de force électromotrice e  1 V et de
résistance interne r  0, 2  , et d’autre part d’une lampe de résistance R  0,3  .

Q : Comment associer régulièrement les piles (n branches identiques en parallèle)


pour que, branchées aux bornes de la lampe, l’éclairement produit soit
maximal ? Quelle puissance reçoit alors la lampe ?

3. (**) Modélisation d’une fibre nerveuse (MP, MPI, PC, PSI, PT)
Le réseau dipolaire infini ci-contre est R1 d R1 R1
constitué de cellules élémentaires du a
type ( adeb ). On admet que la
résistance équivalente RT du dipôle R2 R2 R2
entre a et b est finie.
b e

Électrocinétique 7
7

9782340-080423_001-[Link] 7 31/05/2023 11:51


La tension appliquée à l’entrée du réseau est notée Vab  V0 .
Pour un axone non myélinisé R1  0,35 M et R 2  1,1 G ; la longueur d’une
cellule élémentaire est ad  10 μm .

Q : Quelle est l’atténuation de la différence de potentiel sur une distance de


2,0 mm ?

 Régime transitoire

4. Mesure d’une inductance (MP, MPI, PC, PSI, PT)


Une bobine parfaite est soumise à une tension en créneau u(t ) .
La tension u(t ) à ses bornes et l’intensité i(t ) du courant qui la traverse sont
représentées ci-dessous.
u(t ) i(t )

Sensibilité horizontale : 5 s / div Sensibilité horizontale : 5 s / div


Sensibilité verticale : 10 V / div Sensibilité verticale : 5 mA / div

Q : Quelle est la valeur de l’inductance L de la bobine ?

5. (*) Influence de R sur les constantes de temps de dipôles (MP, MPI, PC, PSI, PT)
On envisage sur le même graphe la tension u(t ) aux
bornes du condensateur (pour une réponse indicielle du
R i
dipôle RC série, réseau ci-contre) pour deux valeurs R1 q u
E
et R  R de R avec u(0)  0 . Puis sur le même graphe C
2 1

l’intensité du courant i(t ) dans une bobine (pour une


réponse indicielle du dipôle RL série) pour R1 et R 2  R1 avec i(0)  0 .

Q : Quelle est l’influence de la résistance dans chaque cas ?

6. (*) Quelle trajectoire (de phase !) ? (MP, MPI, PC, PSI, PT)
Les dipôles R L et RC ont même constante de temps et E  10 V .
Pour t  0 l’interrupteur K est ouvert (soit i  0 ) et le condensateur est déchargé.
À t  0 on ferme K .

8 Chapitre 1
8 Chapitre 1

9782340-080423_001-[Link] 8 31/05/2023 11:51


R
K L
Q : Quelle est, parmi les quatre i i1 i2
possibilités ci-dessous, celle
qui correspond à la trajectoire E R u
de phase (u, du/dt) du cas C
proposé ?

L’axe des abscisses est en V et celui des ordonnées en V.s 1 .

7. (*) Durée de la décharge d’un défibrillateur (MP, MPI, PC, PSI, PT)
Un condensateur chargé de (grande) capacité C  470 μF schématise un défibril-
lateur destiné à lutter contre un trouble du rythme cardiaque pouvant conduire à un
infarctus. Le défibrillateur est relié au patient par deux électrodes. Une partie de
l’énergie stockée par le condensateur lors de sa charge est alors libérée dans le
thorax du patient, afin de
rétablir un rythme cardiaque
normal. Le défibrillateur est
réglé pour délivrer au patient
une énergie de 300 J .

Q : Quelle est la durée d’une


décharge ?

Données :
* la charge du condensateur
du défibrillateur conduit au
portrait de phase ci-contre,
grâce à un dipôle série RC

Électrocinétique 9
Électrocinétique 9

9782340-080423_001-[Link] 9 31/05/2023 11:51


alimenté par une source de tension E (comme à la question 5.)
* la figure de gauche ci-dessous modélise les résistances des parties du corps
humain, avec R1  460  , R 2  80  , R 3  125  , R 4  15  et R 5  840  ;
celle de droite indique l’emplacement des électrodes du défibrillateur.

8. (*) Condensateur et alimentation stabilisée (MP, MPI, PC, PSI, PT)


Une alimentation stabilisée (AS) ou encore
alimentation réglable (AR) est un générateur
délivrant un courant i0 constant tant que la
tension à ses bornes ne dépasse pas la valeur u0 .
La caractéristique courant tension de ce dispositif
est visible sur la partie gauche du boîtier du
modèle ALR3003, alimentation stabilisée réglable
en tension et en courant dans les plages 0 V  30 V et 0 A  3A .
Cette alimentation, réglée de façon à avoir u0  20 V et i0  100 mA , est utilisée
pour charger un condensateur initialement déchargé de capacité C  100 F
associé en série avec un résistor de résistance R  100  .

Q : Au bout de quelle durée la tension aux bornes du condensateur atteint-elle la


valeur de 19 V ?

10 Chapitre 1
10 Chapitre 1

9782340-080423_001-[Link] 10 31/05/2023 11:51


9. (**) Inversion du sens du courant (MP, MPI, PC, PSI, PT)
Dans le montage ci-contre, à l’instant initial, les
deux condensateurs sont déchargés au moment où
l’on ferme l’interrupteur K .
Q : À quel instant précis se produit-il une
inversion du sens du courant dans la
résistance grisée sur la figure ?

AN : E  10 V , R  10 k et C  10 μF .

 Dipôles non linéaires

10. (*) Tronçonneur (MP, MPI, PC, PSI, PT)


Dans le circuit ci-contre, les diodes sont
i K
idéales.
La fém du générateur est e(t )  U sin  t et le R u2
u1
régime lentement variable.
v
E1  cste avec 0  E1  U et E2  cste
avec 0  E2  U . e(t ) E1 E2
À t  0 on ferme l’interrupteur K ,
Q : Comment représenter la tension v(t) avec un minimum de calculs ?

11. (*) Photodiode utilisée en détecteur linéaire de lumière (MP, MPI, PC, PSI, PT)
Une photodiode est un composant
non linéaire dont la caractéristique
courant – tension (donnée sur la
figure) dépend du flux lumineux 
incident (aucune connaissance sur
les dipôles non linéaires n’est
requise).

On branche la photodiode en série


avec une source réelle de tension
de fém E et de résistance interne
R.

Q : Quel schéma de branchement convenable peut-on proposer afin d’avoir un


courant proportionnel au flux lumineux dans la photodiode ?

Électrocinétique 11
Électrocinétique 11

9782340-080423_001-[Link] 11 31/05/2023 11:51


12. (*) Clignoteur à lampe au néon (MP, MPI, PC, PSI, PT)
Une lampe au néon (symbolisée ci-contre) est un dipôle
symétrique dont la caractéristique dépend de son état (lampe
allumée ou éteinte). Dans chaque état, on considère qu’il s’agit
d’un dipôle linéaire passif et on note Re et Ra les
résistances associées respectivement aux deux
états lampe éteinte et lampe allumée. La lampe
s’allume lorsque la tension à ses bornes devient au
moins égale à ua (tension d’allumage) et s’éteint
dès que cette tension devient inférieure à ue
(tension d’extinction) avec 0  ue  ua comme
indiqué sur la figure ci-contre.
Données :
ue  10 V , ua  40 V , 
Re 10 k et R
a 10  .

Cette lampe au néon est insérée dans le


montage représenté ci-contre. La résistance
R peut prendre les valeurs 10  , 25  ou
50  . À l’instant initial t  0 on ferme
l’interrupteur.
Q : Comment choisir R et E pour que cette
lampe au néon clignote ?

13. (**) Détecteur de crêtes (MP, MPI, PC, PSI, PT)


Le schéma du montage est indiqué ci-
contre. La source de tension est idéale K
de fém e(t )  E sin( t ) , la diode est v(t )
e(t ) R
2 C
idéale et on considère RC  T  .

Pour t  0 , le condensateur est déchargé, à t  0 , on ferme K .
Q : Justifier l’utilisation de ce montage en détecteur de crêtes. Comment choisir
RC pour suivre par exemple les maxima d’un régime pseudo périodique ?

 Régime sinusoïdal forcé et filtre

14. Surtension (MP, MPI, PC, PSI, PT)


Q : Comment avec un dipôle RLC alimenté par une source de tension sinusoïdale
de 12 V efficace, peut-on récupérer 60 V efficace aux bornes du condensateur
(ou de l’inductance) ? Est-ce compatible avec l’équation de maille ?

12 Chapitre 1
12 Chapitre 1

9782340-080423_001-[Link] 12 31/05/2023 11:51


15. Diagramme de Fresnel (MP, MPI, PC, PSI, PT)
Un circuit série parcouru par un courant i de valeur maximale I m  120 mA ,
alimenté par une source de tension idéale u sinusoïdale à la fréquence
f  1, 20 kHz et de valeur efficace U eff  28, 0 V , est constitué d’une résistance
R  290  et d’un dipôle en série (soit une bobine idéale, soit un condensateur
idéal).
On donne ci-contre la représentation de Fresnel pour u et i .
u
Q : Quelle est la nature du composant, sa valeur numérique, 
ainsi que celle de l’angle  ? Quel nom peut-on donner à i
cet angle ?

16. Détermination expérimentale d’une inductance (MP, MPI, PC, PSI, PT)
Pour déterminer l’inductance L d’une bobine de résistance R  9,65 k , on lui
associe en série une résistance R a  10,0 k . Les deux dipôles sont ensuite
alimentés avec une source de tension sinusoïdale de fréquence f  20,0 Hz . Un
voltmètre alternatif branché aux bornes de la résistance indique la valeur efficace
U R a  3,17 V tandis qu’un autre branché sur la bobine donne U B  8,96 V .

Q : Quelle est la valeur de l’inductance de la bobine ?


Pour information, il s’agit d’une bobine de 33 cm de longueur comportant
régulièrement réparties et sur de nombreuses épaisseurs 127 000 spires .

17. Optimum de puissance transférée à un circuit capacitif (MP, MPI, PC, PSI, PT)
Le GBF est modélisé par un générateur idéal de i
tension de valeur efficace Eeff fonctionnant en
régime sinusoïdal à la pulsation  . C
e
Q : Pour quelle valeur particulière de R la puis- C
sance moyenne délivrée par le générateur R
est-elle maximale ? iR

18. (*) Identification (MP, MPI, PC, PSI, PT)


u1
Dans le réseau représenté ci-contre, on impose
u e (t )  E 2 cos  t  et on considère un régime
sinusoïdal forcé. R
ue L u2 R
Sur le document ci-dessous sont représentées en
fonction du temps les tensions ue (t ) , u1 (t ) et
u2 (t ) . Le tracé est de type oscillogramme avec les amplifications 0,10 ms/div en
abscisse et 1,0 V/div en ordonnée.

Q : Quelles sont les valeurs numériques de E, ω et du rapport L / R ?

Électrocinétique 13
Électrocinétique 13

9782340-080423_001-[Link] 13 31/05/2023 11:51


19. (*) Bruit thermique d’une résistance (MP, MPI, PC, PSI, PT)
L’agitation thermique des électrons engendre des fluctuations de tension aux bornes
d’une résistance, appelées bruit Johnson. En introduisant une densité spectrale de
puissance p 0 , la puissance du bruit pour l’intervalle de fréquence  f , f  df  , est
donnée par dpB  p0 df . À température ambiante et pour des fréquences inférieures
à quelques MHz , la densité spectrale p 0 dépend uniquement de la température T :
p 0  k BT , où k B désigne la constante de Boltzmann.
La résistance qui est à l’origine du bruit i(t )
thermique peut être vue comme une
résistance idéale non bruitée R , en série
R
avec un générateur de tension, qui produit charge
le bruit thermique, signal sinusoïdal noté u(t )
Z r jx
e(t ) . Cette résistance « alimente » une
charge d’impédance complexe Z  r  jx .
e(t )
Le schéma électrique équivalent est donc
de la forme ci-contre :
Q : Quelle est, en identifiant la puissance de bruit pB dans une bande de fréquence
f à la puissance maximale que peut fournir un générateur de tension de fém
e(t) et de résistance interne R, l’expression eeff de la valeur efficace de e(t) ?
AN : Calculer eeff pour une antenne conçue pour capter une onde radio. La largeur
de bande du récepteur vaut f  1 MHz , la température est de l’ordre de
20 °C et la résistance de rayonnement de l’antenne est voisine de 73  .

14 Chapitre 1
14 Chapitre 1

9782340-080423_001-[Link] 14 31/05/2023 11:51

Vous aimerez peut-être aussi