SUJET : LA PROTECTION DES DONNEES PERSONNELLES DE L’ENFANT EN
LIGNE AU CAMEROUN
Le droit du numérique est une discipline assez récente et en plein essor du Droit. Il
régit les activités et les relations juridiques liées aux technologies de l’information et
de la communication. Il s’agit des règles qui encadrent l’utilisation de l’internet, du
commerce électronique et des données à caractère personnel entre autres. En effet
l’internet s’est développé très rapidement, de l’Amérique à l’Europe, pour enfin gagner
le reste du monde. Au départ, il n’était qu’un simple réseau informatique servant
d’échange d’informations appelé ARPANET « Advanced Research projets Agency
Network » ; ce qui permettait à un nombre restreint d’ordinateurs interconnectés
d’échanger des informations en toute sécurité. La véritable transformation d’internet se
fait dans les années 1990 et au début des années 2000, grâce notamment « au
développement du World Wide Web », qui a suscité de nombreuses attentions
entrepreneuriales et également l’appétit de pas mal d’entreprises. C’est alors que
plusieurs géants partent à la conquête de la toile, et en moins d’une décennie émergent
les services les plus consultés de la toile que sont Google en 1997, Wikipédia en 2001,
et the Facebook en 20041. Avec cette venue des médias d’informations et d’échanges
et de leurs utilisations fréquentes, devenus même indispensables auprès du grand
public, le législateur a donc rapidement compris qu’il était devenu plus qu’urgent qu’il
légifère à propos, pour éviter un libertinage abusif dans le domaine et pour préserver
de la sorte l’harmonie et la cohésion sociale. Le professeur émérite Jean Louis
BERGEL en déclarant que « le droit ne saurait ignorer les réalités vivantes et
constamment évolutives, et ne peut pas comporter un stock complet de concepts
prédéterminés(…). Car des concepts émergents se dégagent par l’observation des
situations, des phénomènes, des pratiques en émersion que l’on élève à un niveau
d’abstraction et de généralité suffisant pour les conceptualiser (…). Leur insertion
dans l’appareil du droit est, au contraire, le signe de sa vitalité »2, a le mérite de
1
Valérie (S), Alexandre (S), « histoires de l’internet et du web », 2016 p9 et s.
2
Jean Louis (B), « la recherche des concepts émergents en droit », recueil Dalloz, 2012, p139-140.
1
soulever un aspect très important du droit qu’est l’évolution. Car comme l’observait
déjà Montesquieu « lorsque les temps ont passés, les lois qui ont demeurées sont
devenues ridicules »3 pour souligner l’adaptation des lois aux changements sociétaux,
le droit a pour vocation de toujours être en mesure de répondre aux besoins de la
société. Il faudrait donc pour cela qu’il s’adapte à l’évolution de celle-ci. Et il faut le
dire, internet est considéré à ce jour comme l’une des, si ce n’est la plus grande
invention du millénaire ; son ampleur est vraiment sans pareille et son influence défie
toutes les attentes. Aujourd’hui, il s’est mêlé même aux tâches les plus basiques de
notre quotidien. Ainsi, on peut faire des recherches, lire des livres, télécharger de la
musique, acheter et vendre en ligne grâce au commerce électronique, faire de la
politique et même certaines démarches administratives. Il est donc clair au vu de tout
cela que l’internet au travers des réseaux sociaux n’a plus de restrictions et touche
toutes les sphères de la société et du droit en l’occurrence, qu’il s’agisse du droit privé
ou du droit public.
Le droit du numérique est donc une matière qui relève à la fois du droit public par la
forte implication des pouvoirs publics dans la régulation des activités du cyberespace,
mais aussi du droit privé à travers la protection des personnes autant physiques que
morales et la régulation de leurs activités en ligne.
Ce droit est en constante évolution et est influencé par une multitude de sources tant
internationales que nationales. Sur le plan international, il est régi par des pactes et
chartes du domaine du numérique ratifiés par le Cameroun. Il s’agit entre autre de
l’Union Internationale des Télécommunications (UIT), l’Organisation Mondiale du
Commerce, en particulier les accords relatifs au commerce électronique. Sur le plan
national, ce droit a comme sources les nombreuses lois promulguées par les
législateurs (parlement et Président de la République), à l’instar de la loi n°2010/021
du 21 décembre 2010 régissant le commerce électronique, de la loi n°2010-012 du 21
décembre 2010 sur la cyber sécurité et la cybercriminalité et de la loi n°009/2023 du
25 juillet 2023 portant charte de la protection des enfants en ligne au Cameroun. C’est
ainsi que dans notre devoir nous nous intéresserons à la protection des enfants en
ligne, précisément de leurs données à caractères personnel.
3
Montesquieu, De l’esprit des lois, 1748.
2
Emprunté du latin « protectio » et du verbe latin « protegere », la protection est donc
l’action de « protéger, de défendre quelqu’un ou quelque chose »4. Juridiquement
parlant, la protection désigne une « précaution qui consiste à prémunir une personne
ou un bien contre un risque, à garantir sa sécurité, son intégrité, etc., par des moyens
juridiques ou matériels »5. Prise dans l’un comme dans l’autre sens, la protection est
l’ensemble de mécanismes adoptés par un Etat afin de garantir la sécurité de ses
concitoyens autant adultes qu’enfants contre tout ce qui est susceptible de mettre à mal
cette sécurité. La loi récemment promulguée par le Président de la République du
Cameroun le 25 juillet 2023 nous donne une définition plus précise de ce qu’est la
protection selon notre contexte. La protection est alors présentée comme « une mesure
visant à prévenir, atténuer et répondre aux risques liés à l’utilisation de l’internet par
les enfants ». Ces derniers qui sont particulièrement définis dans le cas d’espèce
comme les mineurs âgés de moins de 18 ans. On comprend alors qu’il ne s’agit pas de
tous les enfants réunis comme au sens commun du terme.
Quant aux données à caractère personnel, elles ont été définies par la Convention de
l’Union Africaine sur la Cyber sécurité et la Protection des données à Caractère
personnel comme étant « toute information relative à une personne physique identifiée
ou identifiable directement ou indirectement, par référence à un numéro
d’identification ou à un ou plusieurs éléments, propres à son identité physique,
physiologique, mentale, économique, culturelle et sociale »6. De nombreux autres
instruments juridiques comme le Règlement Général de Protection des Données
(RGPD) ont aussi donné une définition assez claire de ce qu’on pourrait entendre par
“données à caractère personnel”, il s’agirait en effet de « toute information se
rapportant à une personne physique identifiée ou identifiable, directement ou
indirectement notamment par référence à un identifiant, tel qu’un nom, un numéro
d’identification, des données de localisation, un identifiant en ligne, ou à un ou
plusieurs éléments spécifiques propres à son identité physique, physiologique,
4
Dictionnaire Larousse 2014.
5
Gérard (C.) association Henry (C.), vocabulaire juridique 12è édition mise à jour, « quadrige » 2018 PUF.
6
Article 1 convention de l’Union africaine sur la cyber sécurité et la protection des données à caractère
personnel de Malabo de 2014.
3
génétique, psychique, économique, culturelle ou sociale »7; de toutes ces définitions, il
en ressort que les données à caractère personnel relèvent de l’intimité, de la vie privée
de l’utilisateur de l’internet.
Si par la venue des réseaux sociaux certains voient en cela la fin de la vie privée et
parlent désormais d’elle comme « une histoire de vieux cons »8 ne pouvant subsister au
poids de la technologie, ou encore brandissent « la fin de la vie privée qu’annoncent
les réseaux sociaux »9et disent même de repenser à redéfinir les frontières du public et
du privé, c’est dire combien pour eux la vie privée n’est plus ce qu’elle était avant
l’arrivée des technologies de l’information et de la communication. On irait même
jusqu’à voir en cela la désacralisation de la vie privée. Ces positions s’expliquent sans
doute par le fait que la vie privée et les réseaux sociaux impliquent des réalités
différentes. Pour la première elle concerne l’intimité et les affaires confidentielles de
l’individu tandis que pour la deuxième il s’agit d’un partage, d’une communication à
l’échelle planétaire. Pour d’autres par contre, ces arguments ne sont pas assez solides
pour parler de fin de la vie privée. Ils estiment que malgré qu’il y’ait besoin sine qua
none de circulation de l’information personnelle à l’ère de l’électronique, « le droit de
la vie privée comme bien d’autres et peut-être davantage que beaucoup d’autres
domaines, n’est pas neutre dans le sens où des textes spécifiques sont nécessaires pour
assurer son contrôle dans un environnement technologique »10. Quoi qu’il en soit, il est
indéniable que le droit à la vie privée reste un intemporel et ne saurait disparaitre avec
le temps. Le législateur de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme lui-
même en fait un droit fondamental en affirmant que « Nul ne fera l’objet d’immixtions
arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance » et que
« toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de
telles atteintes »11. Le Pacte International relatif aux droits civils et politiques12 abonde
7
Article 4 alinéa 1 du règlement de l’Union Européenne sur la protection des données à caractère personnel,
2016.
8
Jean Marie (M), « la vie privée une histoire de vieux cons ?, internet actu, mars 2023, p29.
9
Propos de Bill Thompson, célèbre éditorialiste spécialisé dans les technologies à la BBC lors de la Conférence
Lift.
10
Vincent (G.) ; introduction générale : le défi de la protection de la vie privée face aux besoins de circulation de
l’information personnelle CRDP/CECOJI, 5 juin 2003.
11
Article 12, Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, 1948.
12
Le Pacte International relatif aux droits civils et politiques conclu à New-York le 16 décembre 1966 par
l’assemblée Générale des Nations Unies dans sa résolution 2200A (XXI), entré en vigueur le 23 mars 1976 et
4
également dans ce sens. En plus d’être d’ordre international, le droit à la vie privée est
aussi un droit d’une valeur constitutionnelle. Même si la constitution camerounaise ne
le dit pas de façon explicite, en protégeant « le domicile » et la « correspondance » des
personnes, elle protège par la même la vie privée de ces dernières. Il en est de même
pour bons nombres de constitutions étrangères, plus de 150 selon les données de
Wikipédia. Il est donc évident au vu de toutes ces définitions sus-évoquées que la vie
privée est un absolu pour toute personne, aussi bien adulte qu’enfant. Et « ce qui
relève de la vie privée d’un enfant est donc nécessairement encadré par cette autorité
tenue d’assurer sa sécurité, sa santé, son éducation et tout ce qui contribue à son
épanouissement »13 et dans le cas d’espèce, les données à caractère personnel sont des
composantes intrinsèques de la vie privée et par conséquent doivent être protégées par
le législateur.
Dans le souci de vouloir assurer la protection des données à caractère personnel des
enfants dans un « monde en ligne qui ne connait aucune frontière »14, les législateurs
international et national s’activent de plus en plus dans ce sens-là. C’est alors que la
Convention des Nations Unies sur les droits de l’enfant, particulièrement les résultats
du Sommet Mondial sur la Société de l’Information (SMSI), en affirmant « nous
sommes également résolus à créer des conditions propices au développement
d’applications et de services TIC tenant compte des droits des enfants ainsi que de
leur protection et de leur bien-être »15, ont reconnus que les enfants avaient des droits
et qu’il était nécessaire de les protéger contre les facettes potentiellement négatives des
progrès technologiques aux rangs desquels on peut avoir le harcèlement et l’usurpation
d’identité pour ne citer que ceux-ci. Et dans le cadre national, le législateur
camerounais dans l’optique de s’arrimer à la mouvance de la protection du numérique
infantile, a publié une toute récente loi sur la protection des enfants en ligne.
On l’a donc bien compris, il s’agit dans le présent sujet (la protection des données à
caractère personnel de l’enfant en ligne au Cameroun) des différentes mesures visant à
ratifié par le Cameroun le 27 juin 1984. Ce pacte défend à son article 17 al 1et2 aux mêmes termes que la
DUDH le droit à la vie privée.
13
Défenseur des droits. Rapport 2022, la vie privée : un droit pour l’enfant, Paris cedex, 2022.
14
Hamadoun (T),Directives pour la protection de l’enfance en ligne, destinées aux enfants, Genève 2011 p1.
15
Sommet Mondial sur la Société de l’’information, manifestation de haut niveau SMSI+10, Documents finals,
Genève 2014, p9.
5
prévenir, atténuer et même répondre aux risques liés à l’utilisation et la présence des
informations personnelles du mineur âgé de moins de 18 ans dans le cyberespace
camerounais « Car dans un monde de plus en plus connecté, la nécessité d’un
environnement sûr et habilitant pour les enfants n’a jamais été aussi grande »16. Ou
plus simplement, il s’agit dans notre travail du cadre juridique de protection du mineur
dans le cyberespace camerounais étant donné sa fragilité et la menace qu’il
représenterait pour la société si jamais cet encadrement venait à échouer.
Dès lors, le problème juridique qui se pose est celui de l’encadrement juridique de la
protection des données à caractère personnel de l’enfant dans le cyberespace
Camerounais.
En d’autres termes, comment se passe de manière pratique la réglementation de la
protection des données à caractère personnel de l’enfant en ligne au Cameroun ? Quels
sont les instruments juridiques qui l’encadrent ? Comment ces instruments
s’emploient-ils afin de protéger l’enfant en ligne ? Et enfin, ces moyens employés
sont-ils véritablement efficaces et répondent-ils au besoin de cette protection ? Telles
sont les interrogations auxquelles nous nous attèlerons à répondre au cours de notre
travail.
La pertinence de notre sujet nous amène à considérer le droit du numérique dans
différents systèmes juridiques du monde et à en tirer des leçons. Par ailleurs nous
allons particulièrement nous intéresser au cas du droit du numérique et précisément du
pan de ce droit qui traite de la protection de l’enfant en ligne au Cameroun. Les
exemples d’autres systèmes nous seront tout aussi utiles que pertinents. Cela se justifie
par le souci d’étudier les contours de la nécessité de protéger l’enfant vulnérable, c’est-
à-dire le mineur âgé de moins de 18 ans dans notre cas d’espèce, contre les effets
pervers de son exposition aux dangers des réseaux sociaux.
Géographiquement parlant, nous traiterons principalement de la protection des
données à caractère personnel de l’enfant en ligne dans l’espace camerounais.
16
5rights Foundation, Boite à outils sur la protection en ligne des enfants, faire de la sécurité en ligne des
enfants une réalité.
6
La question des données à caractère personnel a attiré plusieurs regards et bon nombre
d’auteurs se sont penchés sur la question. C’est ainsi que MAJILO Linda Judith a
abordé cette question du côté du consommateur dans son article intitulé « la protection
des données personnelles du cyberconsommateur par le droit des Technologies de
l’Information et de la Communication de la CEMAC »17 et a présenté pour sa part la
notion de données personnelles et nous a donné une manière efficace de protéger les
données personnelles du consommateur qui passe par la collecte (traçage électronique,
collecte directe directement auprès du consommateur et collecte indirecte) et le
traitement en toute sécurité de ses informations personnelles. Le professeur TCHABO
SONTANG Hervé Martial dans sa leçon inaugurale à l’occasion de la rentrée
solennelle de l’année académique 2023 de l’Université de Dschang s’est intéressé
également à la « vie privée et réseaux sociaux »18, et a pris l’aspect du bien-fondé (sur
le plan socio-politique et économique) de la protection de la vie privée dans la vie des
personnes et des modalités de protection de la vie privée sur les réseaux sociaux qui
consistent en la mise en place des règles visant à sauvegarder l’autonomie de la
personne malgré l’envahissement des réseaux sociaux et à l’organisation de la
réaction en cas d’atteintes à la vie privée sur les réseaux sociaux. Il en est ainsi de
nombreux autres auteurs qui ont abordés d’une façon ou d’une autre la protection de la
vie privée en général et des données personnelles en particulier. Etant aussi attiré par la
pertinence et l’importance avérée de ce sujet, nous avons également choisi de traiter
des données personnelles mais cette fois-ci de l’enfant en ligne au Cameroun. Ce
travail sera original dans la mesure où il essayera de se pencher en plus de
l’encadrement juridique, sur l’efficacité des normes juridiques édictées par le
législateur camerounais au sujet de la protection des données à caractère personnel de
l’enfant.
Ce questionnement revêt premièrement un intérêt social car l’analyse de la protection
des données à caractère personnel aide à augmenter la confiance des consommateurs
de l’internet (parents et enfants) envers l’outil numérique que représentent les réseaux
sociaux. Il va s’agir de veiller à la sécurité de l’utilisateur le plus vulnérable de
17
Article publié par l’International Multilingual Journal of Science and Technology (IMJST), octobre 2021.
18
Hervé Martial (T.S), « vie privée et réseaux sociaux », Université de Dschang 2023-2024.
7
l’internet qu’est l’enfant en s’assurant de ce que les Fournisseurs d’accès à internet
respectent les règles juridiques préexistantes et établies par le législateur.
Ensuite un intérêt économique car la protection des données personnelles permettra
d’équilibrer les relations entre les individus et les acteurs économiques. Cette
protection les empêchera d’utiliser des données sensibles des enfants hors du contexte
licite et autorisé et d’abuser par-là les droits notamment pécuniaires des
consommateurs.
Et enfin un il a intérêt juridique car la protection des données personnelles de l’enfant
en ligne permet d’accroitre et de renforcer le respect des droits et libertés
fondamentaux des citoyens en général et de l’enfant en particulier pour permettre une
meilleure sécurité juridique et d’assurer la paix sociale.
Afin de nous aider dans cette réflexion sur la protection des données personnelles de
l’enfant en ligne au Cameroun qui nous incombe, il sera important de préciser la
méthodologie que nous allons adopter. En effet, le mot méthodologie vient de méthode
qui signifie “manière de conduire sa pensée” et est définie comme étant l’étude des
procédés et des méthodes que les juristes sont amenés à pratiquer dans leurs activités
de recherche, de création et d’application du droit, et plus généralement, pour parvenir
à la solution des problèmes juridiques. Et afin de l’aider dans cette tâche, le juriste
devra faire appel aux principes, aux institutions, aux concepts, aux procédés
techniques et raisonnement déterminés. C’est pourquoi la méthode que nous
utiliserons sera celle de la dogmatique juridique. Selon le professeur Aulis Aarnio, la
dogmatique juridique est « le domaine de la science du droit consacré à
l’interprétation et à la systématisation des normes juridiques »19. Elle est donc la
méthode juridique fondée sur l’étude des textes et leur interprétation en déterminant le
contenu d’une règle à partir de la prise en compte des sources formelles du droit
international positif. Au vue de ce que l’interprétation est « un principe de la vie
juridique, car elle fait vivre le droit en tant que pratique collective »20, nous allons
entrer au travers de la dogmatique au cœur de l’interprétation et de l’analyse des
19
Aulis Aarnio dans le dictionnaire encyclopédique de théorie et de sociologie du droit, publié sous la direction
d’A.J Arnaud, LGDJ et story-sciencia, 1988.
20
F. Brunet, la normativité en droit, Edition Mare et Martin, 2011, p 305.
8
sources normatives de la protection des données à caractère personnel de l’enfant en
ligne.
Parler de la protection des données personnelles de l’enfant en ligne au Cameroun
reviendra à présenter l’encadrement juridique de cette thématique de prime abord, car
on ne peut aisément traiter de cette problématique sans préalablement évoquer les
bases juridiques qui l’entoure. Et étant donné la nouveauté de la question, nous
aborderons aussi l’aspect de l’efficacité des normes prises par le législateur sur la
protection de l’intimité de l’enfant en ligne au Cameroun.
De manière pratique nous allons toucher à tous les domaines de cette thématique et
même celui pénal, tout ceci dans le but de mieux cerner les contours de la protection
des données personnelles de l’enfant sur les plans internationaux et régionaux (I) et
dans la deuxième partie nous parlerons de l’encadrement juridique de cette protection
sur le plan national (II).
9
PREMIERE PARTIE : LE DISPOSITIF JURIDIQUE INTERNATIONAL DE DE
L’ENFANT EN LIGNE
UNE PROTECTION FORMELLEMENT CONSACREE PAR LES DIVERS
INSTRUMENTS JURIDIQUES INTERNATIONAUX ET REGIONAUX DE
PROTECTION ET DE DEFENSE DES DROITS DE L’ENFANT EN LIGNE
CHAPITRE I : LE DISPOSITIF JURIDIQUE MONDIAL DE PROTECTION DE
L’ENFANT EN LIGNE
LA CONSECRATION PAR LES INSTRUMENTS JURIDIQUES
INTERNATIONAUX
SECTION I : LES INSTRUMENTS INTERNATIONAUX A CARACTERE
GENERAUX DE PROTECTION DE L’ENFANT EN LIGNE (L’ENFANT EN
LIGNE OU LES ENFANT EN LIGNE IL FAUT CHOISIR ET HARMONISER)
PARAGRAPHE I : UNE PROTECTION D’ORDRE GENERALE ENCADREE
PAR DES INSTRUMENTS DE PROTECTION DES DROITS DE L’HOMME
PARAGRAPHE II : UNE PROTECTION DES DONNEES PERSONNELLES
ASSUREE PAR L’ARSENAL JURIDIQUE DE PROTECTION DES DROITS DES
ENFANTS (vous êtes sur que les textes sur la DH parlent des données personnelles de
l’enfant en ligne ?)
SECTION II : L’ENCADREMENT SPECIFIQUE DES DONNEES
PERSONNELLES DE L’ENFANT EN LIGNE SUR LE PLAN INTERNATIONAL
AU TRAVERS DES LIGNES DIRECTRICES DE PROTECTION DES ENFANTS
EN LIGNE MIS EN PLACE PAR L’UNION INTERNATIONALE DES
TELECOMMUNICATIONS
PARAGRAPHE I : LES LIGNES DIRECTRICES DE PROTECTION DES
DONNEES PERSONNELLES DES ENFANTS EN LIGNE DE MIS EN PLACE
PAR L’UNION INTERNATIONALE DES TELECOMMUNICATIONS
10
PARAGRAPHE II : DIRE CE QUI MANQUE (Y A TIL DES SANCTIONS ?)
CHAPITRE II : LE DISPOSITIF JURIDIQUE REGIONAL DE PROTECTION DE
L’ENFANT EN LIGNE
LA CONSECRATION REGIONALE AFRICAINE DE LA PROTECTION DE
L’ENFANT EN LIGNE
SECTION I : UN DISPOSITIF COMMUNAUTAIRE DE PROTECTION DES
DONNEES PERSONNELLES DE L’ENFANT PAR LA DIRECTIVE N° /08-UEAC-
133-CM-18 FIXANT LE CADRE JURIDIQUE DE LA PROTECTION DES DROITS
DES UTILISATEURS DE RESEAUX ET DE SERVICES DE COMMUNICATIONS
ELECTRONIQUES AU SEIN DE LA CEMAC.
Pour trouver les paragraphes/
1- EFFECTUEZ UNE RECHERCHE POUR EN SAVOIR PLUS SUR LA
PORTEE DES DIRECTIVE COMME INSTRUMENT NORMATIF
COMMUNAUTAIRE
2- LIRE CETTE DIRECTIVE ; TROUVEZ LES AVANTAGES OU LES
FAILLES EN CE QUI CONCERNE L’ENFANT.
UTILISEZ LA CRITIQUE issue des résultats de la recherche 1et 2 pour formuler un
titre /
UNE PROTECTION ASSUREE PAR LES INSTRUMENTS JURIDIQUES DE
PROTECTION DES DROITS DE L’HOMME ET DES DROITS DE L’ENFANT
11
PARAGRAPHE I : UNE PROTECTION ASSUREE PAR LE LEGISLATEUR
GARANT DES DROITS DE L’HOMME EN AFRIQUE
PARAGRAPHE II : UNE PROTECTION GARANTIE PAR LE LEGISLATEUR EN
CHARGE DU BIEN DE L’ENFANT EN AFRIQUE
SECTION II : UN DISPOSITIF AFRICAIN DE PROTECTION DES DONNEES
PERSONNELLES DE L’ENFANT PAR LA CONVENTION DE MALABO DE 2014
SUR LA CYBERSECURITE ET LA PROTECTION DES DONNEES
PERSONNELLES
PARAGRAPHE I : LES DROITS DE L’ENFANT DANS LE TRAITEMENT DES
DONNEES A CARACTERE PERSONNEL
PARAGRAPHE II : LES SANCTIONS LIEES AU NON-RESPECT DU CADRE
LEGAL DE PROTECTION DES DONNEES PERSONNELLES (CIBLER LES
ELEMENTS QUI CONCERNE L’ENFANT)
Utilisez la même approche qu’en première partie par construire la deuxième partie.
DEUXIEME PARTIE : LE DISPOSITIF NATIONAL DE PROTECTION DES
DONNEES A CARACTERE PERSONNEL DE L’ENFANT EN LIGNE
CHAPITRE I : LE DISPOSITIF SPEFICIQUE DE LA LOI N°2023/009 DU 25
JUILLET 2023 PORTANT CHARTE DE PROTECTION DE L’ENFANT EN LIGNE
UNE RECONNAISSANCE DE LA PROTECTION DES ENFANTS EN LIGNE PAR
DES TEXTES DE LOIS SPECIFIQUES : EXEMPLE DE LA LOI N°2023/009 DU
12
25 JUILLET 2023 PORTANT CHARTE DE PROTECTION DE L’ENFANT EN
LIGNE
SECTION I : LE ROLE DES AGENTS DE PROTECTION DES DONNEES A
CARACTERE PERSONNEL
PARAGRAPHE I : LE ROLE DES POUVOIRS PUBLICS
PARAGRAPHE II : LE ROLE DU SECTEUR PRIVE
SECTION II : LES DISPOSITIONS REPRESSIVES EN CAS D’ATTEINTE A LA
PROTECTION DES DONNEES A CARACTERE PERSONNEL DE L’ENFANT EN
LIGNE AU CAMEROUN
PARAGRAPHE I : LES SANCTIONS PENALES
PARAGRAPHE II : LES SANCTIONS ADMINISTRATIVES
CHAPITRE II LE DISPOSITIF GENERAL DE PROTECTION DES DONNEES
PERSONNELLES
VOUS NE POUVEZ PAS LOGIQUEMENT COMMENCER PAR LES
INSTITUTIONS SANS AVOIR AU PREALABLE INDIQUER LES ELEMENTS
DE LA PROTECTION
SECTION I : VOUS NE POUVEZ PAS LOGIQUEMENT COMMENCER PAR
LES INSTITUTIONS SANS AVOIR AU PREALABLE INDIQUE LES ELEMENTS
DE LA PROTECTION.
LA MISE SUR PIED DES AUTORITES DE CONTROLES DES
TELECOMMUNICATIONS
PARAGRAPHE I : LE CONTROLE EFFECTUE PAR CES ORGANES DE
PROTECTION DES DONNEES PERSONNELLES
13
PARAGRAPHE II : LES MISSIONS ASSIGNEES AUX ORGANES DE
REGULATION DES TELECOMMUNICATIONS
SECTION II : LES SANCTIONS APPLIQUEES PAR LES AUTORITES DE
CONTROLE
PARAGRAPHE I : LES SANCTIONS MORALES
PARAGRAPHE II : LES SANCTIONS PECUNIAIRES
CONCLUSION
14
BIBLIOGRAPHIE
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capitole) en Cotutelle internationale avec l’Université de Douala, 2013, p658
16
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IV. INSTRUMENTS JURIDIQUES
A. CODES
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