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Bruit Audit

Le document traite de l'impact du bruit sur la santé humaine, en particulier dans les environnements de travail, où il peut provoquer des troubles auditifs et d'autres problèmes de santé. Il décrit les étapes nécessaires pour lutter contre le bruit, y compris la mesure de la nuisance, la compréhension de ses effets et l'application de solutions techniques. Enfin, il présente des informations sur les niveaux de bruit admissibles et les risques associés à une exposition prolongée.

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Le document traite de l'impact du bruit sur la santé humaine, en particulier dans les environnements de travail, où il peut provoquer des troubles auditifs et d'autres problèmes de santé. Il décrit les étapes nécessaires pour lutter contre le bruit, y compris la mesure de la nuisance, la compréhension de ses effets et l'application de solutions techniques. Enfin, il présente des informations sur les niveaux de bruit admissibles et les risques associés à une exposition prolongée.

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A.

TAIRI, Maître de Conférences

INTRODUCTION

Nous prenons chaque jour davantage


conscience de ce phénomène qui nous entoure
à chaque moment de notre vie : le bruit.
Jusqu’à ces dernières années, ce phénomène
était étudié par des physiciens pour des cas très
limités comme l’acoustique architecturale des
salles de spectacles, des logements, des
moyens de transport et les télécommunications
Aujourd’hui, le bruit est à l’ordre du jour,
dans tous les domaines où séjourne l’homme,
et plus spécialement sur les lieux de travail.

C’est principalement dans sa vie


professionnelle que l’homme peut être exposé
à des bruits qui risquent de le rendre sourd.
Le bruit peut porter atteinte à la santé ; c’est
un fait aujourd’hui bien admis.
Encore faut-il distinguer les bruits dont le
niveau élevé entraîne une surdité progressive
des bruits moins intenses, qui sont seulement
gênants dans un premier temps, mais qui
provoquent à la longue d’autres troubles et

notamment une fatigue nerveuse.

Peu d’ateliers à ce jour sont conçus


rationnellement avec souci d’éviter la
propagation ou l’amplification des bruits.

De plus, les progrès incessants accomplis par


la technique, ont fait que les machines sont de
plus en plus bruyantes en raison de leur
cadence plus rapide, ou de l’augmentation de
leur nombre, afin d’obtenir des productions
toujours plus élevées.

La lutte contre le bruit, comme contre tout


autre nuisance, exige trois étapes :
1- Connaître la nuisance et notamment
savoir la mesurer.
Les sources de bruit, sa propagation et son
absorption, obéit à des lois complexes,
maîtrisées pour l’essentiel aujourd’hui. La
mesure des bruits est devenue de pratique
courante.

2- Connaître les effets de la nuisance sur


l’homme et définir des valeurs limites
d’exposition.

3- Etudier et mettre en application les


solutions techniques applicables aux
machines et aux locaux, afin de respecter
les valeurs limites d’exposition.
Beaucoup de problèmes restent à résoudre,
mais aussi beaucoup sont déjà résolus qui
attendent d’entrer dans la pratique industrielle.

Rappels sur le bruit


1- qu’est-ce qu’un bruit ?

Le bruit est souvent défini comme un son non


désiré, un son qui dérange.
Le son lui-même consiste en vibrations du
milieu élastique qu’est l’air.
Dans l’air, aux conditions normales de
température et de pression, la vitesse du son
est de 340 m/s.
Le passage d’une onde acoustique produit une
variation de la pression atmosphérique appelée
pression acoustique et c’est à elle qu’est
sensible notre appareil auditif.
Les bruits entrent dans la catégorie des sons
complexes et peuvent toujours être considérés
comme la superposition d’un grand nombre de
sons purs de fréquences différentes.
L’ensemble de ces composantes constitue le
« spectre sonore » qui donne la répartition de
l’énergie sonore en fonction de la fréquence.
La connaissance du spectre permet notamment
de dire si un bruit contient des fréquences
basses (graves), moyennes (médiums) ou
hautes (aiguës).

3- Le Décibel

les pressions acoustiques auxquelles l’oreille


est quotidiennement exposée varient dans des
propositions énormes. Ainsi, le seuil de
l’audition humaine est de 20uPa environ à
1000Hz, alors qu’au poste de travail d’une
presse non encoffrée ou d’un marteau-piqueur
non insonorisé, la pression sonore est un
million de fois plus forte.
Manipuler des nombres qui couvèrent une
plage aussi large n’est commode que si l’on
choisit une échelle logarithmique. Par
ailleurs, il est souhaitable de représenter un
niveau sonore par une grandeur indépendante
de l’unité de pression choisie. Ceci impose de
rapporter la pression acoustique P à une
pression de référence Po qui est de 20uPa.
C’est pour cet ensemble de raisons que la
qualité :

Log (Peff/Po)2
Où Peff est la valeur efficace de la pression
acoustique, a été retenue pour caractériser une
onde acoustique de pression P.
L’unité associée a été baptisée Bel (du nom
du physicien américain Graham Bell qui
inventa le téléphone en recherchant des
moyens pour faire entendre les sourdes).
Le Bel étant une unité trop grande, on préfère
utiliser le décibel-abréviation dB-et
caractériser une onde de pression P par la
quantité :
Lp = 10 log (Peff/Po)2

Lp est le niveau de pression sonore (Level).


Doubler l’intensité sonore, par exemple,
revient à augmenter le niveau sonore de 3 dB
(10 log2=3,01).
De la même façon, n machines identiques
présentant, individuellement et dans des
conditions de mesure données, un niveau de
bruit de Lp dB feront, une fois groupées un
bruit de (Lp + 10 log n) dB.
4- Appareillage de mesure

La mesure d’un signal sonore nécessite un


certain nombre d’opérations élémentaires. Une
chaîne de mesure acoustique comprend les
éléments suivants :
- Un microphone qui transforme le signal
sonore en signal électrique ;
- Un amplificateur qui joue le rôle
d’adaptateur d’impédance ;
- Eventuellement, un filtre de pondération (A
ou B ou C) ;
- Un détecteur qui calcule la valeur
quadratique moyenne du signal ;
- Un voltmètre qui en effectue la mesure en
décibels ;
- Eventuellement, un dispositif de traitement
de cette mesure (calcul de niveaux
équivalents ou de doses de bruit par
exemple) ;
- Un système d’affichage du résultat qui peut
être un simple indicateur à aiguille avec
échelle graduée en dB, un affichage
numérique ou un tracé graphique.
Les appareils de mesure du bruit sont les
sonomètres conçus pour la mesure de niveau
sonores physiques et physiologiques, et les
dosimètres dont la fonction est de calculer la
dose de bruit absorbée par un individu au
cours des diverses phases de son activité
professionnelle.

Les effets de bruit :

Dans notre société industrielle, le bruit est


partout présent : sur les lieux de travail, dans
les transports, dans l’habitat. Il est non
seulement gênant, mais il peut aussi affecter
la santé des travailleurs tant sur le plan
physiologique que sur le plan physique.

A des intensités faibles ou moyennes, le bruit


perturbe le sommeil ainsi que les activités
demandant une certaine concentration, dans le
travail comme dans les loisirs. Dans la vie
extra-professionnelle, les bruits de la
circulation (routière, ferrovière ou aérienne),
ou ceux du voisinage, viennent perturber les
heures de détente ou de repos du travailleur.
Dans le milieu du travail, le bruit, surtout
lorsqu’il est inattendu, peut troubler
l’exécution des tâches délicates ou de travaux
intellectuels.
A des intensités plus élevées, le bruit peut
rendre impossible une conversation, perturbant
ainsi la communication entre les personnes. Il
peut aussi masquer un signal utile, par
exemple l’arrivée d’un véhicule ou une
anomalie dans le fonctionnement d’une
machine, et constituer ainsi un facteur
potentiel d’accident.

Le bruit produit aussi une fatigue


psychosensorielle, une diminution de la
vigilance et de la concentration. Certaines
études ont montré qu’il agirait sur le système
sanguin, sur les muscles et sur le métabolisme
en général.

A partir de certaines conditions d’intensité et


de durée d’exposition, le bruit peut dégrader
de façon irréversible l’acuité auditive. C’est le
risque de surdité, plus ou moins profonde, due
à une trop forte exposition au bruit.

1- Evolution de l’atteinte auditive

Une exposition de quelques heures à des bruits


intenses provoque une fatigue auditive qui, à
ce stade, ne consiste qu’en un abaissement
temporaire (réversible) de la perception
auditive. Cette diminution momentanée de
l’acuité auditive peut atteindre 30 et même 40
décibels.
Après retrait du milieu bruyant, la perception
auditive redeviendra normale progressivement
avec une récupération d’abord rapide, puis
plus lente. En général, la récupération sera
quasi totale après 12 heures de repos.
Si l’exposition se prolonge ou si le bruit est
plus intense, la perte auditive sera irréversible,
pouvant évoluer jusqu’à une surdité profonde.
La figure n° montre un exemple typique
d’évolution de l’audiogramme d’un ouvrier
soumis pendant plusieurs années à un bruit
intense. Précisions que l’audiogramme
indique la perte auditive à différente
fréquence d’audition. d’une oreille normale
correspond sensiblement à la ligne horizontale
« zéro décibel » (aucune perte).
- Dans un premier stade (courbe I), c’est la
zone de fréquences centrée sur 4000 Hz qui
est essentiellement atteinte. La perte y est de
30 à 40 décibels.
A ce stade, le sujet ne se rend pas encore
compte de sa perte d’acuité auditive.
- Dans un second stade (courbe II), l’encoche
s’approfondit, jusqu’à 60 ou 70 dB. Elle
s’élargit également ; les fréquences
conversationnelles aiguës sont touchées. Le
sujet devient « un peu dur d’oreille ».
- Le troisième stade (courbe III) correspond à
une surdité profonde. La perte auditive
atteint 100 et même 110 dB à la fréquence
4000 Hz. La perte est importante aussi dans
la zone conversationnelle : par exemple, 80
dB à 1000 Hz, 40 dB à 500 Hz. Le sujet est
devenu un sourd profond. Cette surdité est
une surdité dite de perception.
2- Evolution de la perte auditive

En examinant comment évolue la perte


auditive en fonction du niveau sonore et de la
durée d’exposition, on constante que la
résistance au bruit de l’appareil auditif varie
selon les individus, certains étant plus
sensibles, d’autres résistant un peu mieux.
Le tableau n°1 indique le pourcentage de
personnes atteintes d’un déficit moyen de 25
dB au moins sur les fréquences
conversationnelles en fonction du niveau
sonore et du nombre d’années d’exposition
(pour une exposition hebdomadaire de 40
heures).
Par exemple, un ouvrier qui sera exposé sans
protection, à raison de 40 heures en moyenne
par semaine et durant 20 années, à un niveau
sonore moyen de 100 dB aura une probabilité
de perte auditive de 48%, alors que cette
probabilité n’aurait été que de 6% s’il n’avait
été exposé pendant le même temps à des
niveaux sonores inférieurs ou égaux à 80 dB.
3- Limites admissibles

L’influence du bruit industriel ne se fait sentir


qu’à partir de 85Db.
Les commissions d’étude dans beaucoup de
pays ont retenu une courbe de niveau de bruit
en fonction des fréquences donnant les valeurs
qu’il conviendrait de ne pas dépasser pour une
exposition à un bruit complexe pendant une
durée de 8 heures, ces valeurs étant
considérées «non lésionnelles pour une oreille
normale ».

La comparaison des résultats des travaux


effectués dans ce domaine montre que les
courbes proposées sont toutes comprises entre
les limites précisées sur la figure ci-après,
limites qui définissent trois zones (figure 2).

- Zone I, située au-dessous de la courbe la plus


basse (courbe a).
Les niveaux compris dans cette zone peuvent
être considérés comme non dangereux ;
Tableau n°1
Niveau Nombre d’années d’exposition
acoustique
contenu
équivalent en 0 5 10 15 20 25 30 35 40 45
décibels (A)
Risque supplémentaire %
………………… 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
< 80 totale en % présentant
une altération de l’ouïe
pour le groupe de
référence…………… 1 2 3 4 6 10 14 21 33 50
Risque supplémentaire %
…………………… 0 1 3 5 6 7 8 9 10 7
85 totale en % présentant
une altération de l’ouïe
pour le groupe de
référence…………… 1 3 6 9 12 17 22 30 43 57
Risque supplémentaire %
…………………… 0 4 10 14 16 16 18 20 21 15
90 totale en % présentant
une altération de l’ouïe
pour le groupe de
référence…………… 1 9 20 28 34 39 45 53 62 73
Risque supplémentaire %
…………………… 0 7 17 24 28 29 31 32 29 23
95 totale en % présentant
une altération de l’ouïe
pour le groupe de
référence…………… 1 9 20 28 34 39 45 53 62 73
Risque supplémentaire %
…………………… 0 12 29 37 42 43 44 44 41 33
100 totale en % présentant
une altération de l’ouïe
pour le groupe de
référence…………… 1 14 32 41 48 53 85 65 74 83
Risque supplémentaire %
…………………… 0 18 42 53 58 60 62 61 54 41
totale en % présentant
105 une altération de l’ouïe
pour le groupe de
référence…………… 1 20 45 57 64 70 76 82 87 91
Risque supplémentaire %
…………………… 0 26 55 71 78 78 77 72 62 45
110 totale en % présentant
une altération de l’ouïe
pour le groupe de
référence…………… 1 28 58 75 84 88 91 93 95 95
Risque supplémentaire %
…………………… 0 36 71 83 87 84 81 75 64 47
115 totale en % présentant
une altération de l’ouïe
pour le groupe de
référence…………… 1 38 74 87 93 94 95 96 97 97

- Zone II, située au-dessus de la courbe la plus


élevée (courbe b).Les niveaux compris dans
cette zone sont considérés comme
dangereux ;

- Zone III, située entre les deux courbes.


Dans cette zone, il y a présomption de danger.

La courbe c, qui se suite sensiblement dans


l’axe de la zone III, constitue la «cote
d’alarme ».

Le niveau sonore de 85 dB doit être pris


comme cote d’alerte.

Le niveau sonore de 90 dB doit être pris


comme cote de danger ;au delà de ce niveau,
il apparaît un risque appréciable de surdité
professionnelle, croissant avec le niveau et
avec le nombre d’années de travail.
LE BILAN SONORE

Le bilan sonore apparaît utile pour au moins


trois raisons, dans tous les établissements
confrontés de façon durable aux problèmes de
bruit.

- D’une part, il permet de connaître avec


précision les secteurs de l’entreprise où les
ouvriers sont exposés à des niveaux nocifs
pour l’audition et, par conséquent, le
nombre de personnes qui risquent des
troubles auditifs à plus ou moins brève
échéance.

- La carte du son, complétée par le nombre de


travailleurs exposés, constitue l’indicateur de
base pour déterminer les priorités d’une
action préventive, elle indique également
de façon objective les gains et les
améliorations qui auront été apportés lorsque
des travaux d’insonorisation seront réalisés.

- Enfin, le bilan sonore permet une


surveillance indirecte de l’état des machines
et de l’outil de production, ainsi que du
maintien en bon état des matériaux
insonorisants, qui seront éventuellement
utilisés (constituant des capotages, traitement
acoustique du local, amortisseurs de
vibrations, etc.), matériaux parfois sujets à
une dégradation au cours du temps.

1- qu’est ce qu’un bilan sonore ?

Le niveau sonore sera exprimé en niveau de


bruit équivalent : Leq, qui correspond à la
valeur moyenne, évaluée sur une durée de
travail de 40 h par semaine, de l’intensité
sonore telle qu’elle peut être lue sur un
sonomètre. Théoriquement, ce niveau
équivalent est obtenu après avoir observé
pendant 40 h, ou plus si le bruit n’est pas
constant, le niveau sonore à l’endroit à
surveiller. En pratique, le plus souvent on se
contente d’une évaluation de ce niveau moyen
théorique, évaluation basée sur un certain
nombre d’observations statistiquement
indépendantes. Par exemple, on fait porter
quelques jours un dosimètre à plusieurs
opérateurs choisis pour leur représentativité
des postes de travail bruyants. En comparant
les divers résultats journaliers d’un même
opérateur, on peut avoir une idée précise de la
fluctuation des niveaux et en déduire une
valeur moyenne relativement consistante.
Une autre méthode, très utilisée pour le tracé
des cartes de bruit, consiste à prélever
plusieurs échantillons sonores de courte durée
(30s à quelques minutes), à des périodes
variées d’activité.

Dans tous les cas l’établissement du bilan


sonore conduit à deux séries de mesures.

La première série est la mesure du bruit à


chaque poste de travail bruyant. Ce sera, par
exemple, l’évaluation du niveau équivalent au
poste de travail d’un servant de presse, d’un
tôlier, d’un menuisier…
Cette première série de mesures a pour
principal objectif la connaissance du nombre
de personnes affectées à des postes de travail
bruyants.

- La deuxième série, parfois appelée


évaluation du niveau de bruit ambiant,
conduit au tracé de la carte de bruit. Le but
essentiel est la surveillance de l’état sonore
de l’atelier.

Le bilan sonore contient les résultats de ces


deux séries de mesures.

2. Le bruit aux postes de travail

Cette première série de mesures s’applique aux


postes de travail fixes. On commence par
recenser tous les postes de travail de l’atelier.
Pour chaque poste fixe, le niveau équivalent en
pondération << A >> est relevé. L’appareil
de mesure est tenu comme indiqué sur la
figure, à environ 1,6m de hauteur pour un
opérateur debout et 1,1 à1,3m pour les
positions assises. Le microphone devra être
déplacé lentement de quelques décimètres
autour du point observé, afin d’obtenir une
valeur moyenne plus précise.

Les résultats sont présentés sur le tableau dans


lequel, pour chaque poste analysé, on trouve :
le nombre de personnes exposées, le niveau
équivalent, ainsi que la nature du bruit.
Tableau n°2

Exemple de présentation des résultats de mesure aux postes de travail

Numéro Nature du Niveau Niveau de Nature


de poste de de bruit bruit en De Nombre de
référence travail équivale dB (C) bruit personnes exposées
(repère nt en dB (faculatif)
sur plan) (A)
Fluctuant 3 par équipe
Fig. 2 a Meulage 91 91 valeur max. : (2 équipes par jour)
105 dB(A)
(slow)
Fluctuant 2 par équipe
Fig. 2 b Meulage 98 99 valeur max. : (2 équipes par jour)
108 dB(A)
(slow)
5 par équipe
Fig. 2 c Soudure 85,5 86,5 Fluctuant (2 équipes par jour)
valeur max. :
91 dB(A)
(slow)
1 par équipe
Fig. 2 d Cisaille 101 102 Impulsif ( 1 équipe par jour)

2 par équipe
Fig. 2 e Dressage 90 90 Impulsif ( 1 équipe par jour)

10 par équipe
Fig. 2 f Montage 93 94 Varié et ( 2 équipes par jour)
impulsif
3. La carte de bruit

La conception d’une carte de bruit commence


toujours par le choix des points ou doivent être
relevés les niveaux sonores Ce choix est
important car de lui dépend la précision du
tracé de la carte, ainsi que la répétitivité de la
mesure.

3-1- Choix des points de mesure.

Il est souvent proposé, lorsqu’un doit établir la


carte de bruit d’un atelier, de quadriller celui-
ci régulièrement (carrés de 1 ou 2m de côté) et
de relever le niveau de bruit en chaque centre
du maillage ainsi formé.
Une technique plus simple, et cependant assez
précise, consiste à utiliser un quadrillage dont
la taille est fonction de la grandeur du local du
nombre de sources de bruit. Cette méthode a
pour base l’étude de la forme de la surface
virtuelle constituée par la carte de bruit
(fig.5).
On remarque en effet que cette surface
virtuelle contient à peu près autant de pics que
le local contient de sources de bruit. On est
alors ramené à un problème d’échantillonnage,
celui d’une fonction de deux variables, à
savoir les variables x et y qui expriment
respectivement la position du point de mesure
suivant la longueur et la largeur du local. Le
choix du nombre de points de mesure devra
être en accord avec les règles classiques de
l’échantillonnage.
Du point de vue pratique on procède selon les
phases suivantes :

1re phase : Se munir d’un plan assez précis et


à jour de l’atelier.

2e. phase : Sur ce plan, tracer autour de


chaque machine ou source de bruit de toute
nature, un contour virtuel à environ 1m du
conteur réel de la machine. Ces contours
définissent les limites de zones à l’extérieur
desquelles devront être effectuées les mesures
de bruit,(fig.6). le tracé de ces contours
virtuels définit une surface s. Les points de
mesure seront situés dans la surface (S-s), ou S
est la surface totale de l’atelier.

3e phase : Evaluation du nombre total « n » de


sources de bruit dans le local étudié.

4e phase : Partage de la surface de mesure(S-


s) en N surfaces élémentaires d’observation,
ou pavés.
Une fois évalué le nombre n de sources de
bruit de l’atelier et tracée la surface (S-s) de
mesure, celle-ci est découpée en N pavés de
surface approximativement égale et de forme
proche d’un carré. Le nombre de pavés est pris
égal à environ neuf fois le nombre total n de
sources de bruit :
N = 9n
Dans chaque pavé ainsi défini est placé un
point d’observation.
On remarque que le nombre approximatif de
points d’observation à prendre en compte pour
le tracé de la carte de bruit est uniquement en
fonction du nombre de sources de bruit. On
notera également que les points d’observation,
une fois définis en position, peuvent servir de
points de référence pour juger de l’efficacité
de certains travaux d’insonorisation, par
exemple pour évaluer l’influence d’un
traitement acoustique.

3.2. Exemples de découpage de la surface de


mesure
Les figures 7 et 8 donnent deux exemples de
découpage de la surface de mesure.
Le premier exemple est classique. Le
découpage est suffisamment précis pour bien
connaître la répartition du bruit dans l’atelier.
Dans un certain nombre de cas, en particulier
lorsque le nombre n de sources de bruit élevé,
le découpage en pavés d’égale surface peut
conduire à une situation telle que les points de
mesure se trouvent très prés les uns des autres
à moins de 1,5m de distance par exemple. Pour
fixer un ordre de grandeur du nombre de
points de mesure, on peut convenir de ne
conserver que les points ou la variation de
bruit d’un point à l’autre dépasse 1 Db.
[Link] proprement dites
Les mesures à effectuer pour obtenir la carte
de bruit consistent à relever les niveaux
équivalents Leq. Lorsque le bruit fluctue
lentement, une courte mesure, sur une minute
de durée, ne suffit pas à obtenir une précision
suffisante. Il sera nécessaire d’utiliser une
évaluation statistique. Un premier balayage de
la zone à étudier est effectué en prenant par
exemple une période d’observation comprise
entre 30s et 1 min par point. La zone ayant été
ainsi couverte, une deuxième série
d’observations est entreprise quelques heures
après la première campagne, dans un ordre
diffèrent, pour éviter les coïncidences avec des
sources de bruit de cycle déterminé.
Ceci est répété plusieurs fois jusqu’à ce qu’une
consistance suffisante dans la moyenne des
résultats soit obtenue. Il est exceptionnel que
plus de quatre balayages soient nécessaires.

[Link] DES RESULTAS


Les résultats de toutes ces mesures peuvent
être présentés sous au moins deux formes :une
forme détaillée, c’est véritablement la carte de
bruit, mais également une forme condensée
que nous appellerons niveau moyen dans
l’atelier.

3.4.1. Tracé de la carte de bruit


Les présentations les plus couramment
utilisées dans la pratique pour indiquer la
répartition des niveaux sonores dans un local
industriel, sont les courbes isoniveaux, la
représentation en relief et les plages colorées
(fig.910,11,).

3.4.2. Evaluation du niveau de bruit


Cette évaluation présente un intérêt lorsqu’on
veut vérifier de façon précise le gain apporté
de certains types de travaux d’insonorisation.
On notera que cette notion de niveau moyen
est l’analogue dans l’espace de la notion de
niveau de bruit équivalent, Leq. Elle
correspond donc également à la dose de bruit
que recevrait un opérateur qui se déplacerait
de façon aléatoire et avec une répartition
uniforme , dans tous les endroits de l’atelier.
Ce niveau moyen Lm pour valeur théorique,
en dB : Li

Lm =10 log 1/ (S-s) ∫∫ 1010 d(S-s)


S-s

Avec S-s : surface de mesure.


Li : niveau de bruit en un point courant
de cette surface (S-s).
En pratique cette valeur sera directement
évaluée à partir des relevés de mesures
effectues lors de la conception de la carte de
bruit, soit : Li
Lm = 10 log 1/(S-s) ∑ 1010 ∆(S-s)i
L

Où Li : niveau de bruit du ième pavé.


∆ (S-s)i: Surface du ième pavé de surface (S-s)
de mesure.
A titre d’exemple, ce niveau moyen a été
évalué pour les deux exemples des figures et
On trouve :
- Exemple 1 Lm = 82 dB
- Exemple 2 Lm = 8,7,5 dB

CONCLUSION
La topographie sonore d’une unité de
production nécessite de relever
méthodiquement le niveau sonore en de
nombreux endroits du local étudié, de bien
connaître les phases de fonctionnement des
machines, sources de bruit, et de surveiller le
niveau de bruit pendant un temps assez long.
Par ailleurs, il convient de souligner
l’importance d’un tel outil dans la lutte contre
le bruit :
- Constat objectif d’une situation, permettant
de juger des améliorations qui peuvent être
ou qui ont été apportées.
- C’est un instrument de décision, car il
permet une présentation simplifiée,
compréhensible par tous, de la répartition de
la nuisance sonore sur lieu de travail.
REFERENCES

GRANDJEAN E. – Précis d’ergonomie


édition d’organisation. France, 1983.

I.N.R.S. – Le bruit. Travail et Sécurité. Mai-


Juin.1978.

Rock J.C.- On the evaluation of hazardous


noise environnements. 1er Congrés européen
d’acoustique. Fase,1975.

SAFEIR H.B- Erros in sampling community


noise. Journal ofsound and vibrations. Vol.24,
n°3, 1972.

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