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Application Linéaire

Le document présente le programme d'un cours d'Algèbre II, axé sur les applications linéaires, les matrices, les déterminants et la résolution de systèmes linéaires. Il définit les concepts clés tels que les applications linéaires, les noyaux et les images, ainsi que des propositions et théorèmes associés. Des exemples illustrent les notions abordées, notamment les formes linéaires et les propriétés d'injectivité et de surjectivité des applications linéaires.

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Cours de l’algèbre II

CPI S2

Prof. I. BAKHADACH

École Nationale des Sciences Appliquées de Béni Mellal

Année universitaire : 2020/2021

Cours Algèbre II 1 / 30
Programme du cours

1 Applications linéaires

2 Les matrices

3 Les déterminants

4 Résolution de systèmes linéaires

5 Réduction des matrices et des endomorphismes

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Définitions

Dans toute la suite (E, +, .) et (F, +, ·) sont deux K-espace vectoriel.

Définition Application linéaire


Soient (E, +, ·) et (F, +, ·) deux K−espace vectoriel et f : E → F. On dit que f est
linéaire si et seulement si :
1 ∀(x , y ) ∈ E2 , f (x + y ) = f (x ) + f (y ) .
2 ∀(λ, x ) ∈ K × E, f (λ · x ) = λ · f (x ) .
(On dit aussi que f est un morphisme d’espaces vectoriels).

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Définitions

Proposition Caractérisation des applications linéaires


Soit f : E → F. f est linéaire si et seulement si :

∀(x , y ) ∈ E2 , ∀(α, β) ∈ K2 , f (α · x + β · y ) = α · f (x ) + β · f (y )

Proposition
Soient E et F deux K-espaces vectoriels. Si f est une application linéaire de E dans F ,
alors :
1 f (0E ) = 0F .
2 f (−u) = −f (u), pour tout u ∈ E .

En effet f (0E ) = f (0E + 0E ) = f (0E ) + f (0E ) donc après simplification on a f (0E ) = 0F


soit x ∈ E on a : f (x − x ) = f (x ) + f (−x ) = 0F donc f (−x ) = −f (x ).

Cours Algèbre II Applications linéaires 4 / 30


Définitions

Définition
Soit f : E → F une application linéaire.
1 Si F = K, on dit que f est une forme linéaire.
2 Si E = F, on dit que f est un endomorphisme de E .
3 Si f : E → F est bijective, on dit que f est un isomorphisme.
4 Si f est à la fois un endomorphisme et un isomorphisme, on dit que f est un
automorphisme.

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Définitions

Exemples
Les applications linéaires f : R → R sont les applications x → λ · x où λ ∈ R.
Montrons qu’une telle application est linéaire.
Soient α, β ∈ R et x , y ∈ R alors
f (αx + βy ) = λ(αx + βy ) = αλx + βλy = αf (x ) + βf (y ) .
Donc f est linéaire.
Montrons que les applications f de cette forme sont les seules qui soient linéaires
sur R.
Si f est linéaire sur R alors on doit avoir, pour tout x ∈ R, f (x ) = f (x .1) = xf (1)
donc f est de la forme indiquée avec λ = f (1) .

Cours Algèbre II Applications linéaires 6 / 30


Définitions

Exemples
Dans un K-espace vectoriel quelconque E, les homothéties

h : E −→ E
x 7−→ λ.x

où λ ∈ K sont linéaires. La preuve est identique à celle donnée dans l’item


précédent.
Les translations de vecteur non nul ne sont pas linéaires.
En effet, dans un K-espace vectoriel E, pour u ∈ E tel que u ̸= 0, considérons la
τ : E −→ E
translation u On a τu (0E ) = 0E + u = u = 0F donc τu n’est
x 7−→ x + u
pas linéaire.

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Définitions
Exemples
La dérivation

D : C 1 (R) −→ C 0 (R)
f 7−→ D(f ) = f ′

est linéaire. Si α, β ∈ R et f , g ∈ C 1 (R) alors


D(αf + βg) = (αf + βg)′ = αf ′ + βg ′ = αD(f ) + βD(g) .
L’intégration

φ : C 0 ([0, 1], R) −→ R
∫ 1
f 7−→ φ(f ) = f (x )dx
0

est une forme linéaire.


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Définitions

Exemples
En effet, si α, β∫∈ R et f , g ∈ (C 0 ([0, 1],∫ R) alors ∫
φ(αf + βg) = 01 (αf + βg)(x )dx = α 01 f (x )dx + β 01 g(x )dx = αφ(f ) + βφ(g) .
L’application

φ : : R3 −→ R2
(x , y , z) 7−→ (x − y + z, 2x + z)

est linéaire.
Si α, β ∈ R et si (x , y , z), (x ′ , y ′ , z ′ ) ∈ R3 alors
φ(α(x , y , z) + β(x ′ , y ′ , z ′ )) = φ(αx + βx ′ , αy + βy ′ , αz + βz ′ ) =
(αx + βx ′ − (αy + βy ′ ) + αz + βz ′ , 2(αx + βx ′ ) + αz + βz ′ ) =
α(x − y + z, 2x + z) + β(x ′ − y ′ + z ′ , 2x ′ + z ′ ) = αφ(x , y , z) + βφ(x ′ , y ′ , z ′ ) .

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Noyau,image d’une application linéaire

Rappel
Soient f : E → F et E′ ⊂ E, F′ ⊂ F. Par définition :
1 L’image de E′ par f est f (E′ ) = {f (x )|x ∈ E′ }
2 L’image réciproque de F′ par f est f −1 (F′ ) = {x ∈ E|f (x ) ∈ F′ }

Théorème 1
Soit f : E → G une application linéaire. Soient E′ un sous-espace vectoriel de E et F′ un
sous-espace vectoriel de F alors :
1 f (E′ ) est un sous-espace vectoriel de F .
2 f −1 (F′ ) est un sous-espace vectoriel de E .

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Noyau,image d’une application linéaire

Démonstration
1 Tout d’abord, comme 0E ∈ E ′ alors 0F = f (0E ) ∈ f (E ′ ).
Ensuite pour la stabilité par combinaison linéaire, soient y1 , y2 ∈ f (E ′ ) et α, β ∈ K
disons y1 = f (a) et y2 = f (b) pour certains a, b ∈ E ′ par linéarité de f on a
αy1 + βy2 = αf (a) + βf (b) = f (αa + βb) or αa + βb ∈ E ′ car E ′ est un
sous-espace de E
donc αy1 + βy2 ∈ f (E ′ ).
2 Pour commencer f −1 (F ′ ) ⊂ E et 0E ∈ f −1 (F ′ ) car f (0E ) = 0F ∈ F ′ . Pour la
stabilité par combinaison linéaire, soient x1 , x2 ∈ f −1 (F ′ ) et α, β ∈ K. Par
hypothèse f (x1 ) ∈ F ′ et f (x2 ) ∈ F ′ et F ′ un sous-espace vectoriel de F , donc
αf (x1 ) + βf (x2 ) ∈ F ′ or αf (x1 ) + βf (x2 ) = f (αx1 + βx2 ) par linéarité de f , donc
f (αx1 + βx2 ) ∈ F ′ i.e αx1 + βx2 ∈ f −1 (F ′ )

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Noyau,image d’une application linéaire

Définition
Soit f : E → F une application linéaire. On appelle :
1 Noyau de f et on note Ker f le sous-ensemble de E : Ker f = {x ∈ E|f (x ) = 0F }
2 Image de f et on note Imf le sous-ensemble de F : Imf = {f (x )|x ∈ E}.

Théorème 2
Soit f : E → F une application linéaire. Alors :

Ker f et Im f

sont des sous-espaces vectoriels de E.

Preuve : C’est un corollaire immédiat du théorème 1

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Noyau,image d’une application linéaire

Exemple
Dans R3 , F = {(x , y , z) ∈ R3 |x + y − z = 0} est un sous-espace vectoriel de R.
En effet, posant

f : : R3 −→ R
(x , y , z) 7−→ x + y − z

on a : f est une forme linéaire et F = Ker f . On peut être ici plus précis : F est le
plan vectoriel de vecteur normal (1, 1, −1) .

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Noyau,image d’une application linéaire
Exemple
Soit

D : C 1 (R) −→ C 0 (R)
f 7−→ D(f ) = f ′

On a :
KerD = {f ∈ C 1 (R)|D(f ) = 0} qui est égal à l’ensemble des fonctions constantes
sur R.
Im(D) = {D(f )|f ∈ C 1 (R)} = C 0 (R) . Autrement dit D est surjective. Démontrons
le :
Soit f ∈ C 1 (R). Comme f est continue sur R et que R est un intervalle, f possède
une primitive F : R → R.
De plus F est dérivable et sa dérivée, f est continue.
Donc F ∈ C?1 (R) . On a bien D(F) = f et D est bien surjective.
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Noyau,image d’une application linéaire

Théorème Caractérisation des applications linéaires injectives


Soit f : E → F une application linéaire. Alors :
f est injective si et seulement si Ker f = {0}

Preuve
⇒ Supposons que f est injective. Rappelons que comme f est linéaire f (0E ) = 0F .
0F admet donc comme antécédent 0E .
Mais f étant injective 0E est le seul antécédent de 0F .
Il est alors clair que Ker f = {0E }.
⇐ Réciproquement supposons que Ker f = {0E } et montrons que f est injective. Soient
x1 , x2 ∈ E tels que f (x1 ) = f (x2 ). Par linéarité de f , on peut écrire que f (x1 − x2 ) = 0F .
Donc x1 − x2 ∈ Ker f = {0E }.
Il s’ensuit que x1 − x2 = 0E et donc que x1 = x2 .f est donc injective.

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Noyau,image d’une application linéaire

Exemple
On reprend l’exemple précédent,

D : C 1 (R) −→ C 0 (R)
f 7−→ D(f ) = f ′

n’est par injective car son noyau contient d’autres fonctions que la fonction nul,
comme par exemple f : x → 1.
f : R2 −→ R2
Soit
(x , y ) 7−→ (x + y , x − y )
{
x +y =0
On vérifie facilement que Ker f = {(0, 0)} en résolvant le système
x −y =0
et donc f est injective.

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Noyau,image d’une application linéaire

Remarque : Caractérisation des applications linéaires surjectives


Soit f : E → F une application linéaire.

f est surjective si et seulement si Imf = F

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Étude de L(E, F)

Notation
On note L(E, F) l’ensemble des applications linéaires de E dans F.

Proposition
(L(E, F), +, .) est un K-espace vectoriel.

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Étude de L(E, F)
Démonstration
L’ensemble L(E , F ) est inclus dans le K-espace vectoriel F(E , F ) .
Pour montrer que L(E , F ) est un K-espace vectoriel, il suffit donc de montrer que
L(E , F ) est un sous-espace vectoriel de F(E , F ) :
• Tout d’abord, l’application nulle appartient à L(E , F ) .
• Soient f , g ∈ L(E , F ) , et montrons que f + g est linéaire.
Pour tous vecteurs u et v de E et pour tous scalaires α, β de K,

(f + g)(αu + βv ) = f (αu + βv ) + g(αu + βv ) (définition de f + g)


= αf (u) + βf (v ) + αg(u) + βg(v ) (linéarité de f et de g)
= α(f (u) + g(u)) + β(f (v ) + g(v )) (propriétés des lois de F )
= α(f + g)(u) + β(f + g)(v ) (définition de f + g)

f + g est donc linéaire et L(E , F ) est stable pour l’addition.

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Étude de L(E, F)

Démonstration
• Soient f ∈ L(E , F ), λ ∈ K, et montrons que λf est linéaire.

(λf )(αu + βv ) = λf (αu + βv )


= λ(αf (u) + βf (v ))
= αλf (u) + βλf (v )
= α(λf )(u) + β(λf )(v ).

λf est donc linéaire et L(E , F ) est stable pour la loi externe.


L(E , F ) est donc un sous-espace vectoriel de F(E , F ) .

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Étude de L(E, F)

Notation
On note L(E ) l’ensemble des endomorphismes de E .

Corollaire
(LE ), +, ·) est un K-espace vectoriel.

Preuve : C’ est une conséquence directe de la proposition précédente car


L(E) = L(E , E ).

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Étude de L(E, F)

Proposition (Composée de deux applications linéaires)


Soient E , F , G trois K-espaces vectoriels, f une application linéaire de E dans F et g une
application linéaire de F dans G. Alors g ◦ f est une application linéaire de E dans G.

Remarque
En particulier le composé de deux endomorphismes de E est un endomorphisme de E .
Autrement dit, ◦ est une loi de composition interne sur L(E ) .

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Étude de L(E, F)

Démonstration
Soient n et v deux vecteurs de E , et α et β deux éléments de K. Alors :

(g ◦ f )(αu + βv ) = g(f (αu + βv ))


= g(αf (n) + βf (v ))
= αg(f (n)) + βg(f (v ))
= α(g ◦ f )(n) + β(g ◦ f )(v )

Proposition
(L(E), +, ◦) est un anneau unitaire (généralement non commutatif).

Preuve : On vérifie facilement que (L(E), +, ◦) vérifie les axiomes d’un anneau unitaire.

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Étude de GL(E )

Notation
On note GL(E ) l’ensemble des automorphismes de E .

Proposition : L’inverse d’une application linéaire bijective est linéaire


Soit f : E → F une application linéaire bijective (c’est-à-dire un isomorphisme !) alors
f −1 : F → E (qui existe car f est bijective) est aussi linéaire c’est-à-dire f −1 ∈ L(F, E)) .

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Étude de GL(E )

Démonstration
Soient x , x ′ ∈ E et y , y ′ ∈ F tels que y = f (x ) et y ′ = f (x ′ ) .
Soient α, α′ ∈ K. On a :

f −1 (αy + α′ y ′ ) = f −1 (αf (x ) + α′ f (x ′ ))
= f −1 (f (αx + α′ x ′ )) car f est linéaire
= αx + α′ x ′
= αf −1 (y ) + α′ f −1 (y ′ ).

et f −1 est bien linéaire

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Étude de GL(E )
Corollaire
(GL(E), ◦) est un groupe (en général non commutatif) d’élément neutre IdE . On
l’appelle groupe linéaire.

Exemple
Soit f : R2 → R2 définie par f (x , y ) = (2x + 3y , x + y ) .
Il est facile de prouver que f est linéaire.
Pour prouver que f est bijective, on pourrait calculer son noyau et son image.
Mais ici nous allons calculer directement son inverse : on cherche à résoudre
f (x , y ) = (x ′ , y ′ ) Cela correspond à l’équation (2x + 3y , x + y ) = (x ′ , y ′ ) qui est un
système linéaire à deux équations et deux inconnues.
On trouve (x , y ) = (−x ′ + 3y ′ , x ′ − 2y ′ ) On pose donc
f −1 (x ′ , y ′ ) = (−x ′ + 3y ′ , x ′ − 2y ′ ) On vérifie aisément que f −1 est l’inverse de f , et on
remarque que f −1 est une application linéaire.

Cours Algèbre II Applications linéaires 26 / 30


Cours Algèbre II Les matrices 27 / 30
Cours Algèbre II Les déterminants 28 / 30
Cours Algèbre II Résolution de systèmes linéaires 29 / 30
Cours Algèbre II Réduction des matrices et des endomorphismes 30 / 30

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