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Cours Informatique Preparatoire Umapon

Le document présente un cours d'informatique préparatoire à l'Université Mapon, couvrant des sujets tels que l'architecture des ordinateurs, l'algebra de Boole, les systèmes de numération, et l'algorithmique. Il décrit également l'évolution historique de l'informatique, les types d'ordinateurs, ainsi que les composants matériels essentiels et leurs fonctions. Enfin, il aborde les opérateurs booléens et leur importance dans le traitement de l'information.

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Cours Informatique Preparatoire Umapon

Le document présente un cours d'informatique préparatoire à l'Université Mapon, couvrant des sujets tels que l'architecture des ordinateurs, l'algebra de Boole, les systèmes de numération, et l'algorithmique. Il décrit également l'évolution historique de l'informatique, les types d'ordinateurs, ainsi que les composants matériels essentiels et leurs fonctions. Enfin, il aborde les opérateurs booléens et leur importance dans le traitement de l'information.

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Cours d’Informatique (Préparatoire)

Université Mapon

By: Cyrille KESIKU


Ph.D. Student Universidad de deusto Bilbao - Spain
[email protected]

Février, 2024
Contenus du cours

1. L’ordinateur et ses parties 3.5. Système octal


1.1.Introduction à 4. Système d’exploitation et
l’informatique Command Prompt
1.2. Le matériel 4.1. Le système
informatique d’exploitation
2. Algèbre de Boole et logique 4.2. Command Prompt
2.1. Notions d’algèbre de 5. Introduction à
Boole l’algorithmique
2.2. Applications de 5.1. Fondamentaux
l’algèbre de Boole 5.2. Programmation en
3. Systèmes de numération Python
3.2. Système binaire 6. Internet et le Web
3.3. Système décimal 6.1.Introduction à internet
3.4. Système hexadécimal 6.2 Le Web
1. L’ordinateur et ses parties
1.1. Introduction à l’informatique

1.1.1 Qu’est-ce que l’informatique ?


L’informatique est un domaine scientifique, technique et
industriel de traitement automatique de l’information
numérique à l’aide d’ordinateurs et de programmes
informatiques.
Traitement de l’information:
▶ Collecte: Saisie et acquisition de données sous différentes
formes (texte, images, sons, etc.).
▶ Stockage: Enregistrement des données sur des supports
numériques (disques durs, mémoires, etc.).
▶ Traitement: Manipulation et transformation des données
pour en extraire des informations utiles.
▶ Diffusion: Communication et partage des informations sous
différents formats.
1.1.2. L’histoire de l’informatique
L’histoire de l’informatique est longue et fascinante, débutant
avec les premières machines à calculer mécaniques et évoluant
vers les ordinateurs puissants et omniprésents d’aujourd’hui.
Son évolution peut être résumée comme suite:
Précurseurs (XVIIe - XIXe siècles)
▶ Blaise Pascal (1642) : Invention de la machine
arithmétique ”Pascaline” pour additionner et soustraire.
▶ Gottfried Wilhelm Leibniz (1673) : Création du système
binaire et invention de la machine à calculer ”Leibniz”
pour les quatre opérations arithmétiques.
▶ Charles Babbage (XIXe siècle) : Conception de la machine
analytique et de la machine différentielle, considérées
comme les ancêtres des ordinateurs modernes.
Naissance de l’informatique (XXe siècle)
▶ John Atanasoff et Clifford Berry (1937) : Construction du
premier ordinateur numérique, l’ABC, utilisant des tubes à
vide et des cartes perforées.
▶ Colossus (1943) : Premier ordinateur programmable utilisé
par les Britanniques pour décrypter les codes nazis pendant
la Seconde Guerre mondiale.
▶ ENIAC (1946) : Premier ordinateur électronique
numérique américain à usage général.
Évolution et miniaturisation (XXe - XXIe siècles):
▶ Développement des transistors (1947) et des circuits
intégrés (1958) : miniaturisation et augmentation de la
puissance des ordinateurs.
▶ Loi de Moore (1965) : observation du doublement du
nombre de transistors sur une puce tous les 18 mois,
conduisant à une croissance exponentielle de la puissance
de calcul.
▶ (1970) : Apple II, IBM PC, etc., révolutionnant l’accès à
l’informatique pour le grand public.
Intelligence artificielle et technologies émergentes (XXIe
siècle):
▶ Développement de l’intelligence artificielle (IA) et du
machine learning pour des applications variées
(reconnaissance faciale, traduction automatique, etc.).
▶ Apparition de nouvelles technologies comme l’informatique
quantique, l’Internet des objets (IoT) et la blockchain,
promettant des bouleversements majeurs dans tous les
domaines.
1.1.3. Les différents types d’ordinateurs
Qu’est-ce qu’un ordinateur ?
Un ordinateur est une machine électronique programmable
qui peut effectuer différentes tâches en traitant des données
en fonction des instructions fournies par un programme
informatique.
1.1.3. Les différents types d’ordinateurs
Qu’est-ce qu’un ordinateur ?
Un ordinateur est une machine électronique programmable
qui peut effectuer différentes tâches en traitant des données
en fonction des instructions fournies par un programme
informatique.
Les différents types d’ordinateurs regroupés par génération
et leurs composants essentiels
▶ Génération 1 (1940-1955):
▶ Ordinateurs électromécaniques:
▶ ENIAC (1946)
▶ Colossus (1943)
▶ Composants essentiels:
▶ Tubes à vide
▶ Relais
▶ Cartes perforées
▶ Rubans magnétiques
▶ Génération 2 (1955-1965):
▶ Ordinateurs à transistors:
▶ IBM 7090 (1955)
▶ UNIVAC I (1951)
▶ Composants essentiels:
▶ Transistors
▶ Mémoires à tores magnétiques
▶ Tambours magnétiques
▶ Génération 3 (1965-1975):
▶ Ordinateurs à circuits intégrés:
▶ IBM 360 (1964)
▶ PDP-8 (1965)
▶ Composants essentiels:
▶ Circuits intégrés
▶ Mémoires à semi-conducteurs
▶ Disques durs
▶ Génération 4 (1975-1985):
▶ Micro-ordinateurs:
▶ Altair 8800 (1975)
▶ Apple II (1977)
▶ Composants essentiels:
▶ Microprocesseurs
▶ Mémoires RAM
▶ Disquettes
▶ Génération 5 (1985-présent):
▶ Ordinateurs personnels:
▶ IBM PC (1981)
▶ Macintosh (1984)
▶ Composants essentiels:
▶ Microprocesseurs puissants
▶ Mémoires vives de grande capacité
▶ Disques durs de grande capacité
▶ Interfaces graphiques
1.2. Le matériel informatique

1.2.1. Fonctionnement d’un ordinateur


Un ordinateur peut effectuer différentes tâches en traitant des
données en fonction des instructions fournies par un programme
informatique. Les étapes principales du fonctionnement d’un
ordinateur sont:
(1) Entrées:
Les données et les instructions sont entrées dans l’ordinateur
via des périphériques d’entrée comme le clavier, la souris,
l’écran tactile, etc. Ces données sont ensuite converties en
format numérique que l’ordinateur peut comprendre.
(2) Traitement:
Le processeur, également appelé CPU (Central Processing
Unit), est le cerveau de l’ordinateur. Il lit les instructions du
programme et les exécute une par une. Le processeur utilise la
mémoire vive (RAM) pour stocker temporairement les données
et les instructions en cours de traitement.
(3) Sorties
Les résultats du traitement sont ensuite envoyés vers des
périphériques de sortie comme l’écran, l’imprimante, les
haut-parleurs, etc. Les données sont converties en format
humain pour que l’utilisateur puisse les comprendre.
1.2.2. Les composants internes d’un ordinateur
Composants essentiels d’un ordinateur:
▶ Processeur (CPU): Exécute les instructions du programme.
▶ Mémoire vive (RAM): Stocke temporairement les données
et les instructions en cours de traitement.
▶ Mémoire de stockage (disque dur, SSD): Stocke les données
de manière permanente.
▶ Carte mère: Connecte tous les composants de l’ordinateur.
▶ Ventilateur du processeur : Aide à garder le processeur au
frais.
▶ Carte graphique : Génère l’image affichée sur l’écran.
▶ Carte son : Génère le son provenant des haut-parleurs.
▶ Ports d’entrée/sortie (E/S) : Permettent de connecter des
périphériques tels que le clavier, la souris et l’imprimante.
▶ Système d’exploitation: Gère les ressources de l’ordinateur
et permet l’exécution des programmes.
▶ Programmes d’application: Permettent à l’utilisateur
d’effectuer des tâches spécifiques comme la navigation Web,
le traitement de texte, etc.
Analogie avec le corps humain:
▶ Le processeur est comme le cerveau.
▶ La mémoire vive est comme la mémoire à court terme.
▶ La mémoire de stockage est comme la mémoire à long
terme.
▶ Les périphériques d’entrée/sortie sont comme les organes
sensoriels et les muscles.
▶ Les logiciels sont comme les pensées et les actions.
1.2.3. Les périphériques d’entrée
Un périphérique d’entrée est un appareil qui permet à
l’utilisateur de fournir des informations à un ordinateur. Ces
informations peuvent être sous forme de texte, d’images, de
sons ou de vidéos.

Quelques périphériques d’entrée:


▶ Clavier et souris: Les touches du clavier et les boutons de
la souris envoient des signaux électriques à l’ordinateur.
L’ordinateur interprète ces signaux et les utilise pour
contrôler le curseur et afficher les caractères saisis.
▶ Écran tactile: L’écran tactile est constitué d’une matrice de
capteurs qui détectent le contact d’un doigt ou d’un stylet.
L’ordinateur utilise ces informations pour déterminer la
position du doigt ou du stylet sur l’écran.
▶ Stylet: Le stylet est un périphérique d’entrée qui permet
d’écrire et de dessiner sur l’écran. Le stylet est
généralement utilisé avec un écran tactile.
▶ Microphone: Le microphone convertit les sons en signaux
électriques que l’ordinateur peut enregistrer.
▶ Webcam: La webcam est une caméra numérique qui
permet de capturer des images et des vidéos. La webcam
est généralement utilisée pour la visioconférence et la
messagerie instantanée.
▶ Scanner: Le scanner convertit les documents papier en
images numériques que l’ordinateur peut stocker et afficher.
▶ Lecteur de code-barres: Le lecteur de code-barres est un
périphérique d’entrée qui permet de lire les codes-barres
imprimés sur les produits. Les codes-barres sont utilisés
pour identifier les produits et suivre leur inventaire.
1.2.4. Les périphériques de sortie
▶ Écran: L’écran est constitué d’une matrice de pixels qui
peuvent être allumés ou éteints pour afficher des images et
du texte.
▶ Imprimante: L’imprimante convertit les données
numériques en images physiques sur du papier.
▶ Haut-parleurs: Les haut-parleurs convertissent les signaux
électriques en son.
▶ Casque audio: Le casque audio fonctionne comme les
haut-parleurs, mais il diffuse le son directement dans les
oreilles de l’utilisateur.
▶ Projecteur: Le projecteur projette l’image affichée sur
l’écran d’un ordinateur sur un grand écran.
▶ Vibromasseur: Le vibromasseur est un périphérique de
sortie qui permet de restituer des sensations tactiles. Il est
généralement utilisé dans les jeux vidéo et les applications
de réalité virtuelle.
1.2.5. Les périphériques de stockage
Un périphérique de stockage est un appareil qui permet de
stocker des données de manière permanente. Il existe deux
types de périphériques de stockage :
▶ Stockage interne: Stocke les données sur un disque dur ou
un SSD à l’intérieur de l’ordinateur.
▶ Stockage externe: Stocke les données sur un appareil
portable qui peut être connecté à l’ordinateur.
Fonctionnement des périphériques de stockage:
▶ Disque dur (HDD): Les données sont stockées sur des
plateaux magnétiques qui tournent à grande vitesse. Une
tête de lecture/écriture lit et écrit les données sur les
plateaux.
▶ Solid State Drive (SSD): Les données sont stockées sur des
puces mémoire flash qui peuvent être lues et écrites
beaucoup plus rapidement que les plateaux magnétiques.
▶ Clé USB: Les données sont stockées sur une mémoire flash
USB qui peut être connectée à l’ordinateur via un port
USB.
▶ Disque dur externe: Les données sont stockées sur un
disque dur portable qui peut être connecté à l’ordinateur
via un port USB ou FireWire.
▶ NAS (Network Attached Storage): Les données sont
stockées sur un serveur accessible via le réseau.
2. Algèbre de Boole et logique
2.1. Notions d’algèbre de Boole

2.1.1. Définition
L’algèbre de Boole constitue un outil fondamental en
informatique et en électronique pour la manipulation et
l’analyse des systèmes logiques. Elle repose sur un ensemble de
règles mathématiques qui définissent les opérations et les
relations entre les variables logiques, telles que les valeurs Vrai
(1) et Faux (0).
2.1.2. Opérateurs booléens (ET, OU, NON)
Les opérateurs booléens sont des symboles utilisés pour
combiner des expressions booléennes et produire une valeur
booléenne unique. Les trois opérateurs booléens fondamentaux
sont :
▶ ET (∧) : Le résultat est vrai si et seulement si les deux
opérandes sont vrais.
▶ OU (∨) : Le résultat est vrai si au moins un des opérandes
est vrai.
▶ NON (¬) : Le résultat est l’inverse de l’opérande.
Exemples :
▶ A ∧ B est vrai si et seulement si A et B sont vrais.
▶ A ∨ B est vrai si A ou B est vrai, ou si les deux sont vrais.
▶ ¬A est vrai si A est faux, et faux si A est vrai.
OU EXCLUSIF:

Egalement connu sous le nom de XOR (eXclusive OR), est un


opérateur logique de l’algèbre de Boole. Il est souvent
représenté par le symbole ⊕.
Le OU EXCLUSIF est vrai si et seulement si un et un seul de
ses opérandes est vrai. Si les deux opérandes sont vrais ou faux,
le résultat est faux.
Exemple :
▶ A ⊕ B est vrai si A est vrai et B est faux, ou si A est faux
et B est vrai.
▶ A ⊕ B est faux si A et B sont vrais, ou si A et B sont faux.
2.1.3. Tableaux de vérité
Une table de vérité est une représentation tabulaire des
différentes combinaisons possibles des valeurs de vérité de
variables d’entrée et de la valeur de vérité de la sortie
correspondante pour une fonction logique donnée.
Les tables de vérité pour les opérations ET, OU et NON :
Table de vérité pour l’opération ET (AND) :

A B A∧B
0 0 0
0 1 0
1 0 0
1 1 1
Table de vérité pour l’opération OU (OR) :

A B A∨B
0 0 0
0 1 1
1 0 1
1 1 1
Table de vérité pour l’opération NON (NOT) :

A ¬A
0 1
1 0
2.1.4. Expressions booléennes
Une expression booléenne est une expression qui peut être
évaluée à une valeur booléenne, c’est-à-dire Vrai ou Faux. Elles
sont utilisées pour représenter des conditions logiques et sont
fondamentales dans de nombreux domaines, tels que
l’informatique, les mathématiques et la logique.
Éléments constitutifs:
Les expressions booléennes sont construites à partir de :
▶ Variables booléennes: Elles peuvent être vraies ou fausses.
▶ Opérateurs booléens: Ils permettent de combiner des
variables booléennes pour obtenir une nouvelle valeur
booléenne.
Exemples d’expressions booléennes:
▶ A ∧ B: Cette expression est vraie si et seulement si les
variables A et B sont vraies.
▶ A ∨ B: Cette expression est vraie si au moins une des
variables A ou B est vraie.
▶ ¬A: Cette expression est vraie si la variable A est fausse.
Propriétés :
▶ Commutativité:

A∧B =B∧A
A∨B =B∨A

Exemple:
(A ∧ B) est vrai si et seulement si (B ∧ A) est vrai.
▶ Associativité :

(A ∧ B) ∧ C = A ∧ (B ∧ C)
(A ∨ B) ∨ C = A ∨ (B ∨ C)

Exemple:
((A ∧ B) ∧ C) est vrai si et seulement si (A ∧ (B ∧ C)) est
vrai.
▶ Distributivité :

A ∨ (B ∧ C) = (A ∨ B) ∧ (A ∨ C)
A ∧ (B ∨ C) = (A ∧ B) ∨ (A ∧ C)

Exemple:
(A ∨ (B ∧ C)) est vrai si et seulement si
((A ∨ B) ∧ (A ∨ C)) est vrai.
▶ Identités booléennes :

A∧1=A
A∨0=A
A∨A=A
A∧A=A
A+0=A
A + ¬A = 1
A ∧ ¬A = 0

Exemple : (A ∧ 1) est vrai si et seulement si (A) est vrai.


▶ Négation :

¬(¬A) = A
A ∧ ¬A = 0(f aux)
A ∨ ¬A = 1(vrai)

Exemple : (A ∧ ¬A) est toujours faux.


Théorèmes :
▶ Théorème d’absorption :

A + AB = A
A ∧ (A + B) = A

Exemple:
(A + AB) est vrai si et seulement si (A) est vrai.
Preuve:
▶ Pour (A + AB = A) :
Nous avons (A + AB). En utilisant la loi d’absorption,
nous pouvons factoriser (A) :

A + AB = A(1 + B)
Puisque (1 + B = 1) dans l’algèbre de Boole, car (1) est
l’élément neutre de l’opération de la disjonction logique
(OR), nous avons :

A(1 + B) = A(1) = A
Ainsi, (A + AB = A).
▶ Pour (A(A + B) = A) :
Nous avons (A(A + B)). En utilisant la loi de distribution,
nous obtenons :

A(A + B) = AA + AB
Puisque (AA = A) (la loi d’identité), nous avons :

AA + AB = A + AB
Et nous avons déjà prouvé que (A + AB = A), donc
(A(A + B) = A).
D’ou : (A + AB = A) et (A(A + B) = A)
▶ Théorème d’idempotence :

A+A+B =A+B
A∧A∧B =A∧B

Exemple:
(A + A + B) est vrai si et seulement si (A + B) est vrai.
Preuve:
▶ Pour (A + A = A) : Nous avons (A + A). En utilisant la loi
d’identité, qui dit que (X + 0 = X) pour toute variable
(X), nous pouvons remplacer (0) par (A) :

A+A=A

Ainsi, (A + A = A).
▶ Pour (A · A = A):
Nous avons (A · A). En utilisant la loi d’identité, qui dit
que (X · 1 = X) pour toute variable (X), nous pouvons
remplacer (1) par (A) :

A·A=A

Ainsi, (A · A = A).
D’ou : et
A+A=A A·A=A
Les lois de De Morgan
Énoncé: En logique classique, les lois de De Morgan décrivent
l’équivalence entre la négation d’une conjonction et la
disjonction des négations, et vice versa. Elles se formulent ainsi :
(1) Loi de De Morgan pour la conjonction:

¬(A ∧ B) = ¬A ∨ ¬B

La négation de la conjonction de deux propositions A et B


est équivalente à la disjonction des négations de A et B.
(2) Loi de De Morgan pour la disjonction:

¬(A ∨ B) = ¬A ∧ ¬B

La négation de la disjonction de deux propositions A et B


est équivalente à la conjonction des négations de A et B.
Exemple:
Si ”A” est ”Il pleut” et ”B” est ”Il fait froid”, la négation de ”Il
pleut et il fait froid” est équivalente à ”Il ne pleut pas ou il ne
fait pas froid”.
Si ”A” est ”Il pleut” et ”B” est ”Il fait froid”, la négation de ”Il
pleut ou il fait froid” est équivalente à ”Il ne pleut pas et il ne
fait pas froid”.
Démonstration de la loi de De Morgan pour la conjonction
Preuve par inclusion:
- Montrer que (¬(A ∧ B)) est inclus dans (¬A ∨ ¬B)
Soit (x ∈ ¬(A ∧ B))
Par définition de la négation, (x) n’est pas dans (A ∧ B).
Deux cas possibles:
▶ (x) n’est pas dans (A): (x ∈ ¬A)
▶ (x) n’est pas dans (B): (x ∈ ¬B)
Dans les deux cas: (x ∈ ¬A ∨ ¬B)
- Montrer que (¬A ∨ ¬B) est inclus dans (¬(A ∧ B))
Soit (y ∈ ¬A ∨ ¬B)
Deux cas possibles:
▶ (y ∈ ¬A): (y) n’est pas dans (A)
▶ (y ∈ ¬B): (y) n’est pas dans (B)
Dans les deux cas: (y) n’est pas dans (A ∧ B) Par inclusion
mutuelle, (¬(A ∧ B) = ¬A ∨ ¬B)
Preuve par équivalence logique:
- Montrer que (¬(A ∧ B) ⇒ ¬A ∨ ¬B)
Soit (¬(A ∧ B)) vrai.
Par définition de la négation, (A ∧ B) est faux.
Par distributivité, (¬(A ∧ B)) est équivalent à (¬A ∨ ¬B)
- Montrer que (¬A ∨ ¬B ⇒ ¬(A ∧ B))
Soit (¬A ∨ ¬B) vrai.
Deux cas possibles:
▶ (¬A) est vrai: (A) est faux.
▶ (¬B) est vrai: (B) est faux.
Dans les deux cas: (A ∧ B) est faux.
Par équivalence logique, (¬(A ∧ B) ⇔ ¬A ∨ ¬B)
La table de vérité (¬(A ∧ B) = ¬A ∨ ¬B):

A B A∧B ¬(A ∧ B) ¬A ¬B ¬A ∨ ¬B
V V V F F F F
V F F V F V V
F V F V V F V
F F F V V V V
Exercices:
Question 1:
Trouver l’expression booléenne dont la table de vérité est la
suivante :

A B C Sortie
V V V V
V V F F
V F V V
V F F F
F V V V
F V F F
F F V F
F F F F
Question 2:
Quelle est l’expression booléenne équivalente à
(¬(A ∧ B) ∨ (C ∧ ¬D))?
Question 3: Trouver l’expression booléenne qui représente la
phrase ”Il pleut et il fait froid, ou il ne pleut pas et il ne fait pas
froid”.
Question 4: Écrivez les tables de vérité des expressions
suivantes :
a. ¬(A ∧ ¬B)
b. A + B + ¬C
c. A + ¬B + (¬C ⊕ D)
2.1.5. Simplification d’expressions booléennes
La simplification d’expressions booléennes est un processus qui
consiste à transformer une expression booléenne complexe en
une forme plus simple, tout en conservant sa sémantique.
L’objectif principal de la simplification est de rendre
l’expression plus facile à comprendre et à manipuler, ce qui
peut être particulièrement utile dans le domaine de la logique,
de l’informatique et de la conception de circuits logiques.
Il existe plusieurs méthodes pour simplifier les expressions
booléennes, parmi lesquelles les théorèmes d’absorption, les lois
de De Morgan, les identités booléennes le Diagrammes de Venn
et bien d’autres.
Étapes à suivre pour la simplification d’expressions
booléennes

1. Identifier les propriétés booléennes applicables:


2. Appliquer les propriétés booléennes étape par
étape:
▶ Commencez par les théorèmes d’absorption et les lois de De
Morgan.
▶ Ensuite, appliquez les identités booléennes.
▶ Simplifiez les expressions en utilisant le théorème de la
double négation.
3. Vérifier que l’expression simplifiée est équivalente à
l’expression originale:
▶ Construire la table de vérité de l’expression originale et de
l’expression simplifiée.
▶ Comparer les deux tables de vérité pour s’assurer qu’elles
sont identiques.
Exemple:
Simplifier l’expression (A ∧ B) ∨ (A ∧ ¬B).
Étape 1: Identifier les propriétés booléennes applicables
Le théorème d’absorption est applicable.
Étape 2: Appliquer les propriétés booléennes

(A ∧ B) ∨ (A ∧ ¬B) = A ∧ (B ∨ ¬B)
Étape 3: Vérifier l’équivalence
Construire la table de vérité des deux expressions.

A B (A ∧ B) ∨ (A ∧ ¬B) A ∧ (B ∨ ¬B)
V V V V
V F V V
F V F F
F F F F
Les deux tables de vérité sont identiques.
L’expression simplifiée est donc A ∧ (B ∨ ¬B).
2.2. Applications de l’algèbre de Boole

2.2.1. Circuits logiques


les circuits logiques sont des assemblages de portes logiques
interconnectées pour mettre en œuvre des fonctions logiques ou
algébriques. Ces circuits sont utilisés dans la conception et la
fabrication d’ordinateurs ainsi que d’autres appareils
électroniques.
Les portes logiques de base telles que les portes AND, OR,
NOT, XOR, etc., sont utilisées pour représenter des opérations
logiques de base. En combinant ces portes logiques, on peut
construire des circuits logiques plus complexes pour effectuer
des opérations plus avancées.
Figure 1: Les portes logiques de base
Exemple d’une expression booléennes et le schema du suircuit
logique:

Figure 2: Exemple
Exercices
Reprenez les équations trouvées à l’exercice precedant ,
simplifiez-les si besoin grâce aux propriétés des fonctions
logiques, puis construisez les circuits logiques correspondants.
3. Systèmes de numération
3.1. Introduction

3.1.1 Définition d’un système de numération


Un système de numération est un ensemble de règles et de
symboles qui permet de représenter des nombres. Il existe
plusieurs systèmes de numération, dont le système décimal, le
système binaire et le système hexadécimal.
3.1.2. Système binaire (base 2)
Le système binaire, aussi appelé base 2, est un système de
numération qui utilise deux symboles : 0 et 1. C’est le système
de numération fondamental utilisé par les ordinateurs car ils ne
peuvent traiter que deux états électriques : allumé (représenté
par 1) et éteint (représenté par 0).
Numération binaire:
Les nombres binaires sont composés de suites de 0 et de 1. La
valeur d’un nombre binaire est déterminée par sa position dans
le nombre et par la puissance de 2 associée à cette position. Le
chiffre de droite représente les unités (20 ), le deuxième chiffre à
droite représente les puissances de2(21 ), et ainsi de suite.
Exemple:
Le nombre binaire 1011 est composé des chiffres 1, 0, 1 et 1.
Le chiffre 1 à droite représente les unités (20 ) et vaut 1. Le
chiffre 0 à la deuxième position représente les puissances de
1(21 ) et vaut 0. Le chiffre 1 à la troisième position représente les
puissances de 22 et vaut 4. Le chiffre 1 à la quatrième position
représente les puissances de 23 et vaut 8. La valeur du nombre
1011 est donc 8 + 0 + 2 + 1 = 11.
Les unités de mesure des données en informatique:
En informatique, les unités de mesure des données sont basées
sur les nombres binaires. Les principales unités de mesure des
données en se basant sur le système binaire :
1 Bit (bit) :
▶ Le bit est l’unité de base de l’information en informatique.
▶ Il représente un chiffre binaire, soit 0 soit 1.
2 Octet (o ou B ou encore Byte) :
▶ Un octet est composé de 8 bits.
▶ Il est souvent utilisé comme unité de base pour la mesure de
la taille des données.
3 Kilo-octet (Ko ou KB)
▶ Un kilo-octet équivaut à 1024 octets (210 octets).
▶ Il est couramment utilisé pour représenter des quantités de
données de taille moyenne.
4 Méga-octet (Mo ou MB)
▶ Un méga-octet équivaut à 1024 kilo-octets ou 1 048 576
octets (220 octets).
▶ Il est utilisé pour quantifier des quantités importantes de
données, telles que la mémoire vive (RAM) ou la taille des
fichiers.
5 Giga-octet (Go ou GB)
▶ Un giga-octet équivaut à 1024 méga-octets ou 1 073 741 824
octets (230 octets)
▶ Il est utilisé pour représenter des quantités importantes de
données, comme la capacité de stockage des disques durs ou
la mémoire des ordinateurs.
6 Téra-octet (To ou TB)
▶ Un téra-octet équivaut à 1024 giga-octets ou 1 099 511 627
776 octets (240 octets).
▶ Il est utilisé pour quantifier des volumes massifs de données,
souvent dans le domaine du stockage de données à grande
échelle.
7 Péta-octet (Po ou PB)
▶ Un péta-octet équivaut à 1024 téra-octets ou 1 125 899 906
842 624 octets (250 octets).
▶ Il est utilisé pour quantifier des quantités énormes de
données, notamment dans les centres de données et le cloud
computing.
8 Exa-octet (Eo ou EB)
▶ Un exa-octet équivaut à 1024 péta-octets ou 1 152 921 504
606 846 976 octets (260 octets).
▶ Il est utilisé pour représenter des capacités de stockage
extrêmement importantes, comme celles nécessaires pour
des applications de recherche scientifique ou de stockage en
nuage à grande échelle.
Exercices
1. 256 octets = combiens de kilo-octets?
2. 5 méga-octets = combien de kilo-octets?
3. 2048 kilo-octets = combien de méga-octets?
4. 16 384 octets = combien méga-octets?
5. 220 bits = combiens de méga-octets?
6. 8 méga-octets = combiens de bits?
3.3. Système décimal
Le système décimal est un système de numération positionnel
basé sur 10 chiffres : 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, et 9. Dans le
système décimal, chaque position d’un chiffre dans un nombre
représente une puissance de 10.
Par exemple, dans le nombre 327, le chiffre 7 est dans la
position des unités, le chiffre 2 est dans la position des dizaines
et le chiffre 3 est dans la position des centaines. Cela signifie
que le nombre 327 est équivalent à :

(3 ∗ 102 ) + (2 ∗ 101 ) + (7 ∗ 100 ) = 300 + 20 + 7 = 327


Le système décimal est largement utilisé dans le monde entier
pour représenter des nombres dans la vie quotidienne, dans les
calculs mathématiques, les finances, etc.
3.4. Système hexadécimal
Le système hexadécimal est un système de numération
positionnel basé sur 16 chiffres. Il utilise les chiffres de 0 à 9,
ainsi que les lettres de A à F pour représenter les valeurs de 10
à 15. Dans ce système, chaque position d’un chiffre dans un
nombre représente une puissance de 16.
Les chiffres hexadécimaux sont souvent utilisés en informatique
car ils permettent de représenter de manière concise des valeurs
binaires. Chaque chiffre hexadécimal correspond à un groupe de
4 bits (un demi-octet ou un ”nibble”) dans le système binaire.
Par exemple, dans le nombre hexadécimal 2F6, le chiffre F
représente la valeur 15 en décimal, le chiffre 6 représente la
valeur 6, et le chiffre 2 représente la valeur 2. Donc, le nombre
2F6 est équivalent à :

(2 ∗ 162 ) + (15 ∗ 161 ) + (6 ∗ 160 ) = 512 + 240 + 6 = 758


en décimal.
Le système hexadécimal est largement utilisé en informatique
pour représenter des adresses mémoire, des couleurs, des valeurs
de registres et d’autres données binaires de manière plus
compacte et plus lisible que le binaire.
3.5. Système octal
Le système octal est un système de numération positionnel basé
sur 8 chiffres, allant de 0 à 7. Dans ce système, chaque position
d’un chiffre dans un nombre représente une puissance de 8.
Le système octal est moins courant que le système décimal ou
binaire, mais il est parfois utilisé en informatique pour
représenter des groupes de trois bits. Cependant, avec l’essor
des systèmes informatiques basés sur des puissances de deux,
tels que le binaire et le système hexadécimal, l’utilisation de
l’octal est devenue moins répandue.
Par exemple, dans le nombre octal 345, le chiffre 5 représente la
valeur 5 en décimal, le chiffre 4 représente la valeur 4, et le
chiffre 3 représente la valeur 3. Donc, le nombre 345 est
équivalent à :

(3 ∗ 82 ) + (4 ∗ 81 ) + (5 ∗ 80 ) = 192 + 32 + 5 = 229
en décimal.
Bien que moins courant de nos jours, le système octal était plus
populaire à l’époque où les ordinateurs utilisaient des mots de
12, 24 ou 36 bits, car il permettait de représenter plus
facilement des groupes de bits de taille multiple de trois.
.

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