0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
19 vues1 page

Liberté 58

Le droit européen et interne ne reconnaît pas la notion de secte, ce qui protège la liberté de conscience et de religion. La liberté de conscience est absolue et inconditionnelle, tandis que la liberté de culte peut être limitée. Des cas problématiques incluent l'interdiction de professions en raison de l'appartenance religieuse, mais la jurisprudence récente a évolué pour garantir l'égalité des droits indépendamment de la religion.

Transféré par

Nouran Hazem
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
19 vues1 page

Liberté 58

Le droit européen et interne ne reconnaît pas la notion de secte, ce qui protège la liberté de conscience et de religion. La liberté de conscience est absolue et inconditionnelle, tandis que la liberté de culte peut être limitée. Des cas problématiques incluent l'interdiction de professions en raison de l'appartenance religieuse, mais la jurisprudence récente a évolué pour garantir l'égalité des droits indépendamment de la religion.

Transféré par

Nouran Hazem
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Il importe de souligner à cet égard que ni le droit européen, ni le droit interne, ne connaît la notion

de secte. La secte n’obéit ainsi à aucune définition juridique. Ainsi, aucune disposition du Code
pénal par exemple n’est consacrée à l’interdiction des sectes ou des dérives sectaires. Tout au plus,
depuis la loi du 12 juin 2001, l’article 223-15-2 du Code pénal pénalise-t-il l’abus frauduleux de
l’état d’ignorance ou de faiblesse.

Cette absence de distinction juridique entre la secte et la religion est en réalité une nécessité dans le
but d’assurer une protection effective de la liberté de conscience ou de religion. Mettre en place
une distinction juridique a priori, ce serait ainsi porter une atteinte intolérable à la liberté de
conscience et de religion. Ainsi, ce n’est donc jamais l’opinion (religieuse ou non) en tant que telle
qui interdite ou limitée, mais l’exercice de celle-ci. D’où la nécessité de bien distinguer les deux
aspects fondamentaux de la liberté de conscience et de religion.

Paragraphe 2 – La dualité de la liberté de conscience et de religion


Au sein de cette liberté, il faut distinguer la liberté de conscience et la liberté de culte. Cette
distinction est impérative pour deux raisons :

- D’une part, ces deux libertés ont un contenu radicalement différent

- D’autre part, et surtout, tandis que la première est absolue et ne peut donc souffrir d’aucune
limitation, la seconde peut bien évidemment être limitée.

1. La liberté de conscience

La liberté de conscience peut se définir comme le droit d’avoir n’importe quelle conviction
(religieuse ou non) dans son for intérieur, comme le fait de ne pas en avoir ou encore d’en changer.
Ce droit est absolu et inconditionnel ; l’État ne peut pas s’y immiscer.

Concrètement, 3 hypothèses peuvent poser problème : le cas où l’on interdit une profession à une
personne du seul fait de son appartenance à une religion ; le cas où l’on oblige une personne à
révéler sa religion. Troisième hypothèse : lorsque les convictions personnelles s’opposent à
l’exécution d’une obligation professionnelle, civique voire légale ?

a. L’interdiction de certaines professions du seul fait de l’appartenance à une religion


Au début du XXe siècle, après l’adoption de la loi du 9 décembre 1905, le Conseil d’Etat a souvent
fait une application très stricte du principe de laïcité en ce qui concerne les agents du SP. Il a
notamment considéré dans son arrêt du 10 mai 1912, Abbé Bouteyre, que le refus du ministre
d’admettre un prêtre catholique sur la liste des candidats à un concours d’agrégation de
l’enseignement secondaire était justifié. Cette jurisprudence a cependant été remise en cause par un
avis de l’Assemblée du Conseil d’État du 21 septembre 1972 selon lequel aucun texte n’écarte plus
désormais des fonctions de l’enseignement secondaire les personnels non laïcs.

Ainsi, le Conseil d’État juge que ni l’appartenance à une religion, ni sa pratique à titre privé, même
connue par les autres agents du service, ne peut justifier une sanction disciplinaire (CE, 28 avril
1938, Demoiselle Weiss, ou, a fortiori, un licenciement (CE, 8 décembre 1948, Demoiselle Pasteau.

Vous aimerez peut-être aussi