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Soixante-dix-neuvième session
Point 16 c) de l’ordre du jour provisoire*
Questions de politique macroéconomique
* A/79/150.
Résumé
Dans le présent rapport, établi en application de la résolution 78/137 de
l’Assemblée générale, le secrétariat de la Conférence des Nations Unies sur le
commerce et le développement analyse l’évolution des indicateurs de base de la
soutenabilité de la dette extérieure des pays en développement en 2023, en faisant
ressortir les différences entre les régions en développement. Le poids élevé du service
de la dette continue de compromettre la réalisation des objectifs de développement
durable. Quoique l’échange de créances souveraines contre des programmes de
développement offre aux pays en développement la possibilité de dégager une marge
de manœuvre budgétaire et de consacrer des fonds à leurs priorités de développement,
ce mécanisme ne constitue pas le principal instrument de restructuration de la dette
et doit uniquement être envisagé lorsque des options plus favorables ne sont pas
disponibles et dès lors qu’il est compatible avec les priorités nationales de
développement et permet de les faire avancer. Des recommandations visant à résoudre
les problèmes d’endettement des pays en développement, en faisant notamment appel
au mécanisme d’échange de créances contre des programmes de développement, sont
formulées dans le présent rapport.
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I. Introduction
1. Les problèmes d’endettement et la crise du développement auxquels sont
confrontés les pays en développement se sont manifestés différemment selon les
régions et les groupes de pays depuis le précédent rapport (A/78/229). Dans la plupart
des pays à faible revenu et des marchés frontières, les coûts élevés de la dette
absorbent des ressources publiques vitales au détriment du développement : le
nombre de pays dans lesquels les dépenses d’intérêt représentent 10 % ou plus des
recettes publiques est ainsi passé de 29 en 2010 à 54 en 2023. Au moins 3,3 milliards
de personnes vivent dans des pays qui dépensent plus en paiements d’intérêts qu’en
santé et en éducation 1.
2. Selon le Cadre de soutenabilité de la dette établi conjointement par le Fonds
monétaire international (FMI) et la Banque mondiale, la moitié des pays admissibles
au Fonds fiduciaire pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (soit 34 sur
68) présentaient un risque élevé de surendettement ou étaient déjà surendettés en
février 2024 2. Les problèmes de soutenabilité de la dette sont encore plus répandus,
puisqu’une étude conjointe du FMI et de la Banque mondiale montre que 42 pays sur
66 dépasseraient les seuils de solvabilité de la dette extérieure au cours des cinq
prochaines années s’ils devaient obtenir des financements extérieurs au titre des
investissements nécessaires à la réalisation des objectifs du Programme de
développement durable à l’horizon 2030 et de l’Accord de Paris 3. Il ressort d’une
autre étude que les coûts du service de la dette publique extérieure dépasseraient le
montant des investissements nécessaires pour les objectifs de développement durable
non liés au climat dans 92 des 120 pays à faible revenu ou à revenu intermédiaire en
20244.
3. Comme souligné dans les rapports précédents, la crise actuelle du
développement s’inscrit dans le contexte d’un système financier mondial de plus en
plus déconnecté des priorités de développement 5. Depuis la pandémie de maladie à
coronavirus (COVID-19), les inégalités systémiques ont été amplifiées par deux
facteurs. Premièrement, l’impact cumulé des crises en cascade – notamment la
pandémie, l’aggravation de la crise climatique, la crise du coût de la vie et la montée
des conflits et des tensions géopolitiques – a entravé la capacité des pays en
développement à générer des recettes d’exportation pour assurer le service de leur
dette extérieure. Deuxièmement, le resserrement de la politique monétaire, le plus
vigoureux opéré depuis les années 1970, a entraîné une hausse des coûts d’emprunt,
des dépréciations monétaires et une perte d’accès au marché, qui ont exacerbé les
risques liés à la soutenabilité de la dette dans les pays en développement 6.
4. Cependant, les pays en développement financièrement intégrés n’ont pas tous
été touchés de la même manière. La plupart des économies des marchés émergents
ont fait preuve de résilience, tandis que les économies des marchés frontières ont été
__________________
1
Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), « A world of
debt: a growing burden to global prosperity » (« Un monde de dettes : une entrave de plus en plus
grande à la prospérité mondiale »), 2024.
2
Voir [Link]
3
Marina Zucker-Marques et al., Defaulting on Development and Climate: Debt Sustainability and
the Race for the 2030 Agenda and Paris Agreement (Boston, Londres et Berlin ; Boston University
Global Development Policy Center, Centre for Sustainable Finance, SOAS, Université de Londres
et Fondation Heinrich Böll, 2024).
4
Lara Merling et al., « The rising cost of debt: an obstacle to achieving climate and development
goals », document établi pour le Center for Economic and Policy Research, Washington, mai 2024.
5
Voir A/78/99 et A/77/206.
6
World Economic Situation and Prospects 2023 (publication des Nations Unies, 2023).
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les plus durement touchées 7. La situation s’est encore détériorée en 2023. D’autres
États de marchés frontières de catégorie « spéculative » n’ont plus accès au marché 8,
et les émissions nettes de titres de créance internationaux ont été pratiquement nulles 9.
5. Les conditions financières mondiales se sont améliorées entre octobre 2023 et
mars 2024, sous l’effet de l’anticipation de la baisse des taux d’intérêt aux États -Unis
d’Amérique et dans d’autres grandes économies développées. Les ventes
d’obligations souveraines ont atteint 45,5 milliards de dollars des États-Unis au
premier trimestre de 2024, un record pour la période. Toutefois, l’accès au marché est
resté inégal, la plupart des émissions de titres étant le fait des États de pays émergents
de catégorie « investissement ». Les États de certains marchés frontières ont
également retrouvé l’accès au marché, mais moyennant le versement d’une prime
élevée, ce qui aura des effets préjudiciables sur la dynamique future de la dette, en
particulier dans un contexte de stagnation des exportations 10.
6. Bien que l’économie mondiale ait fait preuve de résilience en 2023, avec une
croissance de 3,2 %, le volume des échanges mondiaux n’a augmenté que de 0,3 %,
la croissance des échanges de marchandises a été négative et les prix des produits de
base ont chuté. Dans le sillage de la hausse des prix des produits de base intervenue
à cause de la guerre en Ukraine, les marchés des produits de base ont enregistré une
baisse généralisée des prix en 2023, les prix de l’énergie connaissant la déflation la
plus importante11.
7. Cette résilience s’explique largement par la croissance aux États-Unis, où les
résultats de l’économie, qui ont été supérieurs aux prévisions au cours du premier
trimestre de 2024, ont entraîné une modification des attentes du marché. À la mi -
avril, les investisseurs mondiaux prévoyaient un report de la baisse des taux d’intérêt
par la Réserve fédérale en 2024 12 . En conséquence, les conditions financières
mondiales se sont à nouveau détériorées, entraînant une fuite de capitaux qui a exercé
des pressions à la baisse sur les monnaies des pays en développement 13. En réaction,
certains pays en développement sont intervenus sur les marchés des changes, voire
ont relevé leurs taux directeurs – cette mesure étant généralement associée à un
ralentissement de la croissance intérieure et des recettes publiques – pour atténuer la
flambée des coûts du service de la dette extérieure 14.
8. Bien que la croissance économique aux États-Unis n’ait pas été aussi forte que
ne le donnaient à penser les données préliminaires, les données publiées à la fin du
mois d’avril 2024 ont montré un frémissement de l’inflation. La Réserve fédérale a
indiqué lors de sa réunion de mai 2024 qu’elle maintiendrait son taux directeur plus
__________________
7
Trade and Development Report 2023: Growth, Debt, and Climate – Realigning the Global
Financial Architecture (Rapport sur le commerce et le développement 2023 : Croissance, dette et
climat : réformer l’architecture financière mondiale) (publication des Nations Unies, 2024).
8
Banque mondiale, Global Economic Prospects: January 2024 (Perspectives économiques
mondiales : janvier 2024), (Washington, 2024).
9
FMI, Rapport sur la stabilité financière dans le monde : Des fragilités financières dans le dernier
kilomètre de la désinflation (Washington, 2024).
10
Rapport sur le commerce et le développement 2023 (publication des Nations Unies, 2023).
11
FMI, Perspectives de l’économie mondiale : Reprise stable mais lente ‒ Résilience sur fond de
disparités (Washington, 2024) ; CNUCED, « Trade and Development Report Update » (avril
2024).
12
Kate Duguid et Harriet Clarfelt, « Investors price in growing chance of another Federal Reserve
interest rate rise », Financial Times, 23 avril 2024.
13
Joseph Cotterill, Cheng Leng et Leo Lewis, « Asia’s central bankers struggle to contain strong US
dollar », Financial Times, 19 avril 2024.
14
A. Anantha Lakshmi, « Indonesia raises interest rates to support sliding rupiah », Financial Times,
24 avril 2024.
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__________________
15
Claire Jones et Kate Duguid, « Federal Reserve chair Jay Powell signals interest rates will remain
higher for longer », Financial Times, 1er mai 2024.
16
Kevin Simauchi et Andras Gergely, « Emerging market currencies extend their steepest rally this
year », Bloomberg, 6 mai 2024.
17
FMI, Rapport sur la stabilité financière dans le monde.
18
Banque mondiale, Commodity Markets Outlook: April 2024 (Washington 2024).
19
FMI, Perspectives de l’économie mondiale.
20
Tous les chiffres mentionnés dans cette section proviennent des calculs établis par le secrétariat de
la CNUCED d’après des données de la Banque mondiale et du FMI ainsi que de sources
nationales, sauf indication contraire. Les chiffres pour 2023 sont des estimations du secrétariat de
la CNUCED.
21
Selon la classification de la CNUCED.
22
Les taux de croissance font référence à la variation par rapport à l’année précédente, sauf
indication contraire.
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12. Premièrement, la dette extérieure à long terme a augmenté de 3,1 % (contre une
diminution de 0,6 % en 2022) malgré des conditions financières mondiales
défavorables (voir sect. I ci-dessus). Cette hausse est essentiellement imputable à
l’augmentation de 3,9 % de la dette privée non garantie (qui avait diminué de 0,2 %
en 2022), qui peut s’expliquer en partie par le fait que les entreprises de catégorie
« investissement » des économies de marché émergentes aient emprunté sur les
marchés financiers internationaux, quoiqu’à des taux d’intérêt plus élevés qu’en
2022. L’augmentation de la dette extérieure à long terme est également due à la hausse
de 2,4 % (contre une diminution de 0,9 % en 2022) de la dette publique ou garantie
par l’État. Les taux de croissance n’ont guère modifié la composition de la dette à
long terme, dont la dette privée non garantie représentait, en 2023, 47,4 %, et la dette
publique ou garantie par l’État les 52,6 % restants.
13. Deuxièmement, la dette à court terme a également augmenté, mais à un rythme
beaucoup plus lent (1,5 %). Cette évolution contraste avec la hausse de 10,1 %
observée en 2022 et reflète principalement l’affaiblissement de la demande de crédits
commerciaux dans un contexte de morosité des échanges mondiaux (voir sect . I ci-
dessus). En conséquence, la part de la dette à long terme dans le total de l’encours de
la dette extérieure a augmenté pour la première fois depuis la pandémie de COVID -
19 pour atteindre 76,6 %, tandis que la part de la dette à court terme s’établit à 19,4 %.
Figure I
Évolution de la composition de la dette extérieure totale des pays en développement (2010-2023)
Source : Calculs du secrétariat de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) d’après les
estimations de la Banque mondiale.
Abréviation : e = estimations.
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14. Outre les flux nets de nouvelles dettes, les évolutions de l’encours de la dette
peuvent également être associées aux variations nettes des arriérés d’intérêts, à la
capitalisation des intérêts, à l’annulation de la dette ou à d’autres mécanismes de
réduction de la dette, ainsi qu’à des effets de variation des taux de change 23.
15. La solvabilité extérieure des pays en développement s’est détériorée en 2023
pour la première fois depuis 2020. Cette dégradation était attendue car les
améliorations observées en 2021 et 2022 étaient liées à des facteurs cycliques et non
structurels, notamment la reprise de la demande d’exportation des pays en
développement au lendemain de la pandémie de COVID-19 et l’envolée des prix des
produits de base en 2022. Le ratio de la dette extérieure totale aux exportations est
passé de 104 % en 2022 à 111,3 % en 2023, du fait de la hausse de la dette extérieure
totale et de la chute des recettes d’exportation. Le ralentissement des échanges
mondiaux et le recul des prix des produits de base (voir sect. I ci-dessus) ont
considérablement nui aux recettes d’exportation des pays en développement, puisque
95 sur 142 d’entre eux (66,9 %) sont tributaires des produits de base 24. Le deuxième
indicateur de solvabilité extérieure, le ratio du service de la dette extérieure totale aux
exportations, est passé de 13,5 % en 2022 à 15,2 % en 2023. Cette évolution tient à
la baisse des exportations déjà mentionnée et à une augmentation de 9,3 % des coûts
du service de la dette extérieure, la plus forte enregistrée depuis 2019, laquelle résulte
de la hausse des coûts du service des nouvelles dettes et des dettes à taux d’intérêt
variable. Toutefois, les deux indicateurs externes de solvabilité extérieure restent
inférieurs aux niveaux exceptionnels atteints en 2020.
16. La solvabilité extérieure du secteur public s’est également détériorée en 2023,
mais dans une moindre mesure. Le ratio du service de la dette extérieure publique ou
garantie par l’État aux recettes publiques est passé de 7,2 % en 2022 à 7,6 % en 2023,
les coûts du service de la dette ayant dépassé les recettes publiques.
17. La liquidité extérieure des pays en développement (le rapport entre les réserves
internationales et la dette à court terme) est passée de 244,3 % en 2022 à 257,3 % en
2023, l’augmentation des réserves internationales ayant été supérieure à celle de la
dette à court terme. Le ratio de liquidité a atteint un sommet en 2020, à 315,8 %.
18. En 2023, la soutenabilité de la dette extérieure – mesurée par le ratio des coûts
du service de la dette extérieure aux exportations – s’est détériorée ou est restée atone
dans toutes les régions [voir fig. II (partie de gauche)], en raison d’une baisse des
recettes d’exportation dans presque toutes les régions, sur fond de déclin des prix
mondiaux des produits de base, de ralentissement de la demande extérieure et de
hausse significative des coûts totaux du service de la dette dans l’ensemble des
régions à l’exception d’une seule. L’évolution de la solvabilité extérieure du secteur
public [voir graphique II (partie de droite)] a varié d’une région à l’autre. Par rapport
à 2022, les ratios régionaux de liquidité extérieure se sont améliorés ou sont restés
stables.
__________________
23
Banque mondiale, International Debt Statistics 2022 (Washington, 2021). Selon la base de
données sur les statistiques de la dette internationale (International Debt Statistics database) de la
Banque mondiale, le dollar représente environ 70 % de la dette extérieure des pays en
développement, suivi de l’euro (12 %) et du yen (3 %).
24
State of Commodity Dependence 2023 (L’état de la dépendance à l’égard des produits de base en
2023) (publication des Nations Unies, 2023).
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Figure II
Évolution des ratios du service de la dette dans les pays en développement (2018-2023)
Source : Calculs du secrétariat de la CNUCED d’après les estimations de la Banque mondiale et du FMI.
Abréviation : e = estimations .
__________________
25
Commission économique et sociale pour l’Asie et le Pacifique, Economic and Social Survey of
Asia and the Pacific 2024: Boosting affordable and longer-term financing for governments
(Bangkok, 2024).
26
FMI, Regional Economic Outlook: Asia and Pacific: Asia and Pacific – Steady Growth amid
Diverging Prospects (Washington, 2024).
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chute des prix du pétrole. Par conséquent, le ratio du service de la dette extérieure
aux exportations a augmenté par rapport à 2022 pour atteindre 11,8 % et le ratio du
service de la dette publique ou garantie par l’État aux recettes publiques est passé à
7,4 %. Le ratio de liquidité s’est légèrement redressé, passant à 471 % en 2023, soit
le taux le plus élevé de toutes les régions en développement.
23. En Afrique subsaharienne, la croissance économique a ralenti, passant de 4 %
en 2022 à 3,4 % en 2023. La région a été confrontée à des risques importants liés à la
soutenabilité de la dette extérieure 30. Selon le FMI, 19 des 35 pays africains à faible
revenu étaient surendettés ou présentaient un risque élevé de surendettement à la fin
de l’année 2023 31. L’encours de la dette extérieure de la région s’est inscrit en légère
hausse (1,7 %), pour atteindre 861,1 milliards de dollars en 2023. La dette extérieure
à long terme, qui a augmenté de 2,8 % en 2023, a représentait 78,7 % de ce total, soit
un niveau inférieur seulement à celui observé en Amérique latine et dans les Caraïbes.
La dette publique ou garantie par l’État a représenté 74 % de la dette à long terme,
soit le ratio le plus élevé enregistré toutes régions confondues. Alors que la dette à
court terme a diminué de 5,3 %, le service total de la dette extérieure et le service de
la dette publique ou garantie par l’État ont augmenté à un rythme plus élevé que dans
n’importe quelle autre région, ce qui tient à la prédominance d’États de marchés
frontières de catégorie « spéculative » qui ont été frappés de plein fouet par les
conditions financières mondiales défavorables. Le ratio du service de la dette
extérieure aux exportations est passé de 16,6 % à 20,7 % en 2023, soit un niveau
inférieur uniquement à celui observé en Europe et en Asie centrale. Le ratio du service
de la dette extérieure publique ou garantie par l’État aux recettes publiques est passé
de 12,8 % à 16 %, soit un ratio plus élevé que dans toutes les autres régions. Le ratio
de liquidité s’est légèrement redressé en 2023, pour atteindre 171,2 %.
24. En Asie du Sud, l’économie a enregistré une croissance estimée à 5,3 % en 2023,
sous l’effet de la forte expansion en Inde – la grande économie qui connaît la
croissance la plus rapide au monde 32 . La région a été touchée par de fortes
dépréciations monétaires au lendemain de la pandémie et a dû faire face aux pressions
exercées sur la balance des paiements 33. L’encours de la dette extérieure s’est établi à
943 milliards en 2023, soit une hausse de 2,6 % par rapport à 2022. La dette à long
terme a représenté 77,7 % de ce total, la dette publique ou garantie par l’État, qui a
augmenté plus rapidement que la dette privée non garantie en 2023, ayant représenté
59 % de cette dette. Le service de la dette extérieure et le service de la dette publique
et garantie par l’État ont tous deux augmenté rapidement. Comme en Afrique
subsaharienne, la région compte des marchés frontières de catégorie « spéculative »
qui ont pâti d’une forte augmentation des écarts de rendement obligataires. En 2023,
le ratio du service de la dette extérieure aux exportations est passé à 11,9 % et le ratio
de la dette publique et de la dette non garantie par l’État à 6 %. Le ratio de liquidité
est passé de 376,2 % en 2022 à 403,6 % en 2023, ce qui place l’Asie du Sud au
deuxième rang des régions en développement pour ce ratio, après la région Moyen -
Orient et Afrique du Nord.
__________________
30
Trade and Development Report 2023 (Rapport sur le commerce et le développement 2023)
(publication des Nations Unies, 2023).
31
FMI, Perspectives économiques régionales : Afrique subsaharienne – Une reprise timide et
coûteuse (Washington, 2024).
32
World Economic Situation and Prospects 2024 (publication des Nations Unies, 2024).
33
Banque mondiale, South Asia Development Update: April 2024 – Jobs for Resilience (Washington,
2024).
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25. Selon les estimations, le produit intérieur brut des pays les moins avancés a
connu une croissance de 4,4 % en 2023, contre 3,4 % en 2022, qui reste toutefois bien
en deçà de l’objectif de croissance de 7 % fixé dans le Programme 2030. La volatilité
des prix des produits de base a continué de peser sur les perspectives de croissance
de 38 des 46 pays les moins avancés qui sont tributaires des produits de base 34. La
soutenabilité de la dette extérieure de ce groupe de pays s’est considérablement
détériorée en 2023, la dette extérieure totale augmentant de près de 5 %, pour s’établir
à 577,6 milliards de dollars. Le service de la dette extérieure et le service de la dette
publique ou garantie par l’État ont augmenté de plus de 50 % en raison de la flambée
des coûts d’emprunt à l’étranger pour les États de catégorie « spéculative ». Dans le
même temps, les exportations et les recettes publiques ont diminué d’environ 6 %.
Les indicateurs de solvabilité extérieure se sont dégradés, le ratio du service de la
dette extérieure aux exportations passant de 15,9 % en 2022 à 25,4 % en 2023, ce qui
est beaucoup plus élevé que la moyenne de 15,3 % observée dans l’ensemble des pays
en développement exception faite de la Chine. Le ratio de liquidité de ce groupe de
pays a encore reculé, passant à 234,1 % en 2023.
26. Les petits États insulaires en développement 35 ont bénéficié d’une forte reprise
des entrées touristiques en 2022, mais la croissance économique s’est ralentie, passant
de 4,5 % à un taux estimé à 2,3 % en 2023. Les perspectives économiques de ce
groupe de pays restent négatives en raison des effets de plus en plus marqués des
changements climatiques et des fluctuations des prix du pétrole, qui ont une incidence
à la fois sur les flux touristiques et sur les prix à la consommation36. Comme dans le
cas des pays les moins avancés, la soutenabilité de la dette extérieure de ce groupe
s’est détériorée en 2023. Alors que la dette extérieure totale, la dette publique ou
garantie par l’État, la dette privée non garantie et la dette à court terme ont connu une
croissance modérée, le service de la dette extérieure a bondi de plus de 50 % et celui
de la dette publique ou garantie par l’État de 33,4 %. En conséquence, le ratio du
service de la dette extérieure aux exportations et le ratio du service de la dette
publique ou garantie par l’État aux recettes publiques ont augmenté considérablement
pour atteindre, respectivement, 20,3 % et 17,1 %. Bien que ces ratios soient inférieurs
à ceux des pays les moins avancés, ils restent supérieurs à la moyenne observée dans
l’ensemble des pays en développement exception faite de la Chine. En outre, ce
groupe est plus vulnérable aux chocs financiers extérieurs que les pays les moins
avancés en raison de son volant de liquidité plus faible, le ratio des réserves à la dette
à court terme ayant diminué, pour s’établir à 133,1 % en 2023.
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__________________
37
Organisation de coopération et de développement économiques, Lessons Learnt from Experience
with Debt-for-Environment Swaps in Economies in Transition (Paris, 2007).
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Figure III
Répartition de la valeur nominale (partie de gauche) et du nombre (partie de droite) des échanges de
créances contre des programmes de développement selon leur finalité (1987-2023)
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manœuvre budgétaire est limitée et dont les niveaux d’endettement ne sont pas
intrinsèquement insoutenables.
35. Si les échanges de dettes doivent, dans l’idéal, être assortis d’un certain degré
d’amélioration des termes de crédit, ils ne sont pas suffisants pour constituer un
mécanisme complet ou efficace de restructuration de la dette, principalement en
raison de leur valeur nominale limitée et de leurs coûts de transaction élevés. Ces
coûts s’expliquent par le caractère relativement nouveau de ces instruments pour de
nombreux pays (ce qui se traduit par un niveau d’expertise limité en interne et la
nécessité de faire appel à des conseillers internationaux), par leur taille (avec une
valeur relativement faible), par la longueur des délais d’exécution liée aux
consultations et à la coordination nécessaires, ainsi que par le suivi et l’évaluation
ultérieurement requis pour s’assurer que les objectifs sont atteints. Une analyse
préliminaire des récents échanges de dettes indique que les coûts de transaction (y
compris ceux liés aux garanties, à l’émission et aux services de conseil internationaux
associés à la structuration, à l’émission, au suivi et à l’évaluation, auxquels viennent
s’ajouter les coûts des ressources humaines dans le pays) pourraient représenter 40 %
ou plus des gains financiers générés 38.
36. Dans les échanges de dettes multipartites impliquant des détenteurs
d’obligations, même en présence de garanties complètes, le taux applicable aux
obligations bleues ou aux mécanismes de financement alternatifs devra être majoré
d’une prime (de 250 points de base par exemple) supérieure aux taux de référence en
vigueur aux États-Unis afin de tenir compte de ces coûts de transaction élevés. Cette
option de financement pourrait donc se révéler irrationnelle pour les pays qui peuvent
accéder aux marchés financiers mondiaux à des taux inférieurs à cette prime. Les
échanges de dettes auraient constitué une option financièrement judicieuse pour une
proportion relativement faible de pays en développement (environ 8 %) à la fin de
2023. Une réduction de la prime induite par le financement des coûts de transaction
aurait permis d’augmenter sensiblement la part des pays en développement pour
lesquels ces instruments auraient pu constituer une option financièrement
rationnelle39.
37. Les tenants d’un accroissement du nombre ou de la taille des échanges de dettes
font valoir que les retombées plus importantes ou plus fréquentes qui découleraient
pourraient, sous réserve d’améliorer la soutenabilité de la dette d’un pays, avoir une
incidence positive sur le coût des emprunts conclus ultérieurement aux conditions de
marché. Cela est particulièrement vrai lorsqu’un échange de dettes remplace un
engagement financier coûteux ou opaque et qu’il peut être converti en monnaie locale.
Le développement des échanges de dettes peut être se faire principalement en
augmentant le nombre de pays participant à ces échanges, en multipliant les contrats
d’échange conclus par les pays débiteurs à titre individuel et en accroissant la valeur
nominale desdits échanges.
38. L’augmentation du nombre de pays pouvant participer à des échanges est
toutefois subordonnée à la réduction des coûts de transaction associés. Il est probable
que les pays qui prennent part à plusieurs programmes d’échange de dettes dans un
laps de temps relativement court acquièrent une expérience et des capacités
institutionnelles suffisantes pour faire baisser les coûts de transaction associés aux
échanges ultérieurs. Toutefois, la complexité croissante des échanges de dettes, qui
font intervenir un plus grand nombre d’intermédiaires, peut limiter les possibilités de
réduire sensiblement les coûts de transaction.
__________________
38
D’autres analyses tendent à montrer que certains de ces coûts sont inhérents à la gestion du passif.
39
Calculs du secrétariat de la CNUCED d’après les données de Refinitiv.
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39. L’architecture des échanges de dettes pouvant varier fortement, il est peu
probable que ces instruments suscitent des réactions homogènes et prévisibles de la
part des agences de notation. Un échange de dettes auquel toutes les parties
participent volontairement et de manière proactive et qui entraîne une amélioration
mesurable des termes de crédit pour le pays débiteur pourra recevoir l’approbation de
ces agences et pourrait même conduire à un relèvement de la note de crédit
souveraine. Toutefois, les échanges de dettes structurés de telle sorte à entraîner des
pertes pour les créanciers existants ou à faire peser des risques et des conditions
déraisonnables sur le pays débiteur pourraient se traduire par une dégradation des
notes de crédit et compromettre la soutenabilité future de la dette.
40. Les retombées positives des échanges de dettes seront réduites à néant en cas de
défaut, car, dans ce cas, le financement du développement ne se concrétisera pas et
les tentatives ultérieures d’allègement et de restructuration de la dette gagneront en
complexité. Les échanges de dettes peuvent également faire intervenir de nouveaux
créanciers prioritaires (tels que les garants). Les obligations auxquelles est
subordonnée l’exécution des accords d’échanges de dette peuvent également exposer
le pays débiteur à des risques supplémentaires qui pourraient avoir des conséquences
sur sa note de crédit et sur les coûts du service de la dette à long terme.
41. L’échange de dettes n’est pas la panacée. La finalisation de tels accords peut
prendre plusieurs années et nécessite souvent que l’on s’entende sur des mécanismes
de financement ou institutionnels spécifiques qui subordonnent l’utilisation et le
contrôle des ressources à certaines conditions, ce qui augmente les coûts de
transaction. Ces délais d’exécution relativement longs exposent également le pays
débiteur à des risques supplémentaires liés à l’évolution des conditions financières et
économiques nationales et mondiales.
42. En ce qui concerne l’augmentation de la taille de ces dispositifs, l’évaluation
des avantages financiers des petits contrats d’échange de dettes conduit souvent à
penser que des contrats de plus grande envergure pourraient avoir des retombées
positives encore plus importantes sur la dette souveraine. Toutefois, l’exécution d’un
contrat d’échange de dettes de grande ampleur pourrait attirer l’attention du marché
et susciter des inquiétudes quant à l’échange de titres de dette avec décote ou à la
situation de surendettement auxquels il pourrait être associé.
IV. Recommandations
43. Quoique l’échange de créances souveraines contre des programmes de
développement offre aux pays en développement la possibilité de dégager une marge
de manœuvre budgétaire et de consacrer des fonds à leurs priorités de développement,
ce mécanisme ne constitue pas le principal instrument de restructuration de la dette
et doit être considéré comme un instrument de financement du développement parmi
d’autres. Ces échanges ne doivent être envisagés que lorsque des options plus
favorables ne sont pas disponibles et dès lors qu’ils sont compatibles avec les priorités
nationales de développement et concourent à leur réalisation.
44. Dans ce contexte, la communauté internationale pourrait envisager plusieurs
mesures à l’appui du développement des échanges de dettes, et notamment :
a) D’aider les pays à désigner et à définir un portefeuille de projets et de
programmes de développement en réserve nécessitant des financements, et ce, en
collaboration avec les populations concernées. Bien qu’un tel processus soit
chronophage et relativement coûteux, il s’agit là d’une première étape essentielle pour
s’assurer que l’utilisation des produits grâce aux échanges de dettes ou à d’autres
sources de financement garanti est bien alignée sur le programme de développement
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du pays débiteur. Des programmes bien conçus ont plus de chances de produire de
bons résultats en matière de développement. Toutefois, bon nombre de pays en
développement ne disposent pas des capacités ou de l’expertise technique nécessaires
pour mener à bien ce processus ;
b) De fournir une assistance technique aux pays qui envisagent de recourir
aux échanges de dettes : la décision de faire appel à ce mécanisme repose sur un
processus complexe et long qui peut être difficile de mener à bien, d’où l’utilité
d’offrir une assistance technique (par exemple par les banques multilatérales de
développement). Cette assistance pourrait porter, entre autres, sur la définition des
projets et l’évaluation des coûts-avantages, les analyses de viabilité de la dette,
l’appui aux négociations, la sensibilisation aux priorités nationales, la mise au point
d’orientations, la gestion des risques et les mécanismes de suivi et d’évaluation ;
c) De partager des informations sur les échanges de dettes via une structure
appropriée : l’assistance technique pourrait être coordonnée et gérée de manière
efficiente par le biais d’une plateforme facilitant le partage des connaissances entre
les pays en développement et les parties prenantes, et ouvrant la voie à l’échange de
données d’expérience et des meilleures pratiques ainsi que des enseignements
retenus. Cette plateforme pourrait également héberger une base de données complète
sur les modalités d’échange de dettes, ce qui permettrait de renforcer la transparence
et la responsabilité ;
d) D’améliorer les termes du crédit offerts dans le cadre des échanges de
dettes par les partenaires de développement : ceux-ci pourraient ainsi envisager un
rehaussement du crédit pour les pays pour lesquels les échanges de dettes présentent
un intérêt sur le plan financier, en assurant notamment le risque politique ou le risque
de crédit, ou en proposant d’autres garanties. De telles améliorations sont de nature à
atténuer les risques pour les créanciers, ce qui pourrait réduire les coûts et accroître
la participation aux programmes d’échange de dettes. Ces mesures pourraient
également conduire à une amélioration des conditions applicables aux nouveaux
instruments de dette, comme des taux d’intérêt plus bas ou des échéances plus
longues ;
e) De développer le volet allègement de la dette des programmes d’échange
de dettes, afin de permettre aux pays de disposer d’une plus grande marge de
manœuvre budgétaire en faveur des priorités de développement, et d’augmenter ainsi
plus facilement le financement d’initiatives de développement ciblées.
45. Les échanges de dettes ne doivent pas être utilisés pour détourner l’attention de
la nécessité de s’attaquer d’urgence aux problèmes d’endettement qui compromettent
la réalisation des programmes de développement de nombreux pays. Peu de progrès
ont été réalisés dans ce sens depuis le précédent rapport, dans lequel il était demandé
de prendre des mesures immédiates et d’entreprendre des réformes de l’architecture
financière mondiale 40.
46. En ce qui concerne les mesures immédiates, comme indiqué au paragraphe 2 ci-
dessus, la moitié des pays du Fonds fiduciaire pour la réduction de la pauvreté et pour
la croissance qui sont admissibles au Cadre commun pour le traitement de la dette au-
delà de l’Initiative de suspension du service de la dette présentent un risque élevé de
surendettement ou sont déjà surendettés. Il est urgent de s’attaquer aux problèmes
d’endettement de ces pays et, à cette fin, de combler les lacunes du Cadre commun,
notamment en améliorant le rythme d’action et en fournissant une méthodologie claire
aux fins de déterminer la comparabilité du traitement.
__________________
40
Voir A/78/229.
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Annexe
Dette extérieure des économies en développement
(En milliards de dollars des États-Unis)
Moyenne
2009-2023 2020 2021 2022 2023a
18/23 24-13380
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Moyenne
2009-2023 2020 2021 2022 2023a
Afrique subsaharienne
Encours total de la dette extérieure c 598,99 789,10 829,88 847,16 861,15
Dette extérieure à long terme 474,40 643,72 653,93 659,07 677,77
Dette extérieure publique ou garantie par
l’État/dette extérieure à long terme 69,3 % 72,5 % 73,3 % 73,7 % 73,9 %
Dette extérieure privée non garantie/dette
extérieure à long terme 30,7 % 27,5 % 26,7 % 26,3 % 26,1 %
Dette extérieure à court terme 92,61 103,90 106,26 118,95 112,69
Total du service de la dette extérieure 55,80 73,16 85,46 86,43 101,84
Service de la dette extérieure publique ou garantie
par l’État 28,99 38,53 44,03 45,17 53,99
Indicateurs relatifs à la dette (en pourcentage)d
Total de la dette extérieure/PIB 34,0 46,1 43,1 41,2 43,1
e
Total de la dette extérieure/exportations 145,0 235,0 186,6 162,5 174,8
Total du service de la dette/exportations e 13,5 21,8 19,2 16,6 20,7
Réserves/dette extérieure à court terme 200,5 173,1 193,2 160,8 171,2
Service de la dette extérieure publique ou garantie
par l’État/recettes publiques 9,7 14,9 13,9 12,8 16,1
Service de la dette extérieure publique ou garantie
par l’État/exportations e 7,3 11,8 10,2 8,9 11,3
Amérique latine et Caraïbes
Encours total de la dette extérieure c 2 096,97 2 492,09 2 588,54 2 636,77 2 701,52
Dette extérieure à long terme 1 733,57 2 079,04 2 103,66 2 130,44 2 175,61
Dette extérieure publique ou garantie par
l’État/dette extérieure à long terme 50,2 % 52,6 % 53,0 % 52,4 % 51,9 %
Dette extérieure privée non garantie/dette
extérieure à long terme 49,8 % 47,4 % 47,0 % 47,6 % 48,1 %
Dette extérieure à court terme 308,70 328,38 354,98 372,56 393,13
Total du service de la dette extérieure 279,98 339,81 382,90 355,26 400,70
Service de la dette extérieure publique ou garantie
par l’État 98,41 112,89 122,38 98,31 120,56
d
Indicateurs relatifs à la dette (en pourcentage)
Total de la dette extérieure/PIB 36,0 51,8 43,0 38,6 35,1
Total de la dette extérieure/exportations e 160,5 214,7 153,5 130,9 132,4
Total du service de la dette/exportations e 21,8 31,6 24,2 18,0 20,1
Réserves/dette extérieure à court terme 296,6 342,0 308,0 266,7 262,9
Service de la dette extérieure publique ou garantie
par l’État/recettes publiques 6,4 9,6 8,7 5,7 6,5
Service de la dette extérieure publique ou garantie
par l’État/exportations e 8,9 11,6 9,5 6,3 7,8
Europe et Asie centrale
Encours total de la dette extérieure c 628,37 694,97 711,55 744,27 793,29
Dette extérieure à long terme 491,27 559,68 556,25 549,11 581,48
Dette extérieure publique ou garantie par
l’État/dette extérieure à long terme 35,9 % 39,8 % 41,1 % 42,0 % 42,2 %
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Moyenne
2009-2023 2020 2021 2022 2023a
20/23 24-13380
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Moyenne
2009-2023 2020 2021 2022 2023a
24-13380 21/23
A/79/209
Moyenne
2009-2023 2020 2021 2022 2023a
22/23 24-13380
A/79/209
Moyenne
2009-2023 2020 2021 2022 2023a
Source : Calculs du secrétariat de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) d’après des
données de la Banque mondiale, du Fonds monétaire international (FMI) et de sources nationales.
Abréviation : PIB = produit intérieur brut.
a
Les chiffres pour 2023 sont des estimations du secrétariat de la CNUCED.
b
Les pays en développement sont définis conformément aux classifications des pays utilisées pour les statistiques de la
CNUCED.
c
L’encours total de la dette extérieure recouvre la dette extérieure à long terme, la dette extérieure à court terme et l’util isation
des crédits du FMI.
d
Les séries de données utilisées pour les calculs de ratios ont été ajustées en fonction des données disponibles.
e
Exportations de biens et de services.
f
Classification analytique des petits États insulaires en développement, selon les statistiques de la CNUCED (2023).
Abréviation : PIB = produit intérieur brut.
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