Rapport Stage PFE 2018
Rapport Stage PFE 2018
Thème :
Automatisation et supervision de la chaudière
principale de la centrale thermoélectrique de Maroc
phosphore 1.
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1. Dédicaces
Mansour mustafa amine
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REMERCIEMENTS
Je tiens à exprimer mes sincères remerciements à tous mes
professeurs, et surtout mon encadrants, Monsieur ASKOUR
Rachid pour ses conseils qu’ils m’ont prodigué tout au long de ce
projet.
Je voudrais également exprimer ma profonde gratitude et
mes sincères remerciements à Monsieur AIT EL HADJ Nabil
mon encadrant de stage pour ses judicieux conseils durant le
stage., sa patience, sa sympathie et le partage de son expérience
et de ses connaissances ainsi pour tous les moyens qu’il a mis à
notre disposition.
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2. Table des matières
................................................................................................................................................................. 1
1. Dédicaces ....................................................................................................................................... 2
Introduction générale............................................................................................................................... 7
Chapitre I : contexte de projet ................................................................................................................. 8
1. Présentation du groupe OCP .......................................................................................................... 8
1.1. Historique de l’OCP ................................................................................................... 8
............................................................................................................................................................... 21
7.2.1- Le ballon ............................................................................................................. 21
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7.2.4- Surchauffeurs I et II............................................................................................ 22
Figure [25] : «GRAFCET de la chaine de régulation de la température des gaz de la cheminée » .... 42
4.3 Régulation de la température et la pression de la vapeur HP ................................... 42
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5. Validation du choix des instruments............................................................................................. 45
5.1 Choix des dispositifs de mesure de débit ................................................................. 45
6.3 Détermination des niveaux d’intégrité de sécurité (SIL) des transmetteurs critiques
de la chaudière : .................................................................................................................... 61
Conclusion ............................................................................................................................................. 63
Chapitre III : Etude technique du projet ................................................................................................ 64
1. Choix de l’architecture.................................................................................................................. 64
1.1 Niveau 0 : réseau terrain ........................................................................................... 65
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Introduction générale
Sur toutes les installations, la conduite ne se limite pas aux fonctions continues, des
machines diverses doivent aussi être automatisées, il faut de plus assurer le démarrage et
l’arrêt du processus.
Par ailleurs les systèmes numériques de contrôle commande ont connu une évolution
extraordinaire au cours de ces dernières années. L’introduction de l’automatisation s’avère
ainsi un choix stratégique pour l’OCP. En effet, ce choix répondant aux exigences de la
production présente de nombreux avantages, dont on peut citer :
C’est dans cette perspective qu’il nous a été proposé comme projet de fin d’étude, au
sein de Maroc Phosphore I du groupe OCP à SAFI, le thème suivant « La fiabilisation des
installations d’alimentation et contrôle/commande de la chaudière principale à MPI ».
Dans ce rapport, nous allons présenter les différentes étapes suivies pour la réalisation
de l’étude et les travaux effectués. Après une présentation de la direction du Maroc Phosphore
I SAFI dans le premier chapitre, nous commencerons dans le deuxième par une l’analyse
fonctionnelle de la chaudière, puis nous détaillerons le principe de fonctionnement de cette
dernière, en appliquant une approche basée sur le grafcet. Alors qu’au niveau du 3ème chapitre
nous allons procédés à une description technique dans laquelle nous allons présenter nos
recommandations pour la réalisation de ce projet.
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Chapitre I : contexte de projet
Dans ce chapitre nous allons présenter l’organisme d’accueil, ensuite nous allons faire
une présentation du cahier des charges et finalement une description de la chaudière
principale de MPI.
Le groupe OCP, qui signifie Office Chérifien de Phosphate, est spécialisé dans
l’extraction, la valorisation et la commercialisation de phosphate et de ses produits
dérivés.
Le phosphate qui représente les trois-quarts des réserves mondiales est principalement
utilisé dans la fabrication des engrais, il provient des sites de KHOURIBGA,
BENGUERIR, YOUSSOUFIA et BOUCRAA-LAAYOUNE.
Selon les cas, le minerai subit une ou plusieurs opérations de traitement (criblage,
séchage, calcination, flottation, enrichissement à sec…). Une fois traité, il est exporté tel
quel ou bien livré aux industries chimiques du Groupe, à JORF LASFAR ou à SAFI, pour
être transformé en produits dérivés commercialisables : acide phosphorique de base, acide
phosphorique purifié.
Le groupe OCP extrait le phosphate du sol marocain dans des chantiers à ciel ouverte ou
souterrains qui se concentrent essentiellement au centre du pays (99% se trouve au centre
du pays).
Le groupe OCP joue un rôle très important sur les plans économique et social du pays, vu
l’importance des offres d’emploi qu’il offre et sa contribution dans le développement
social et économique des différentes régions du pays, puisqu’il représente le premier
exportateur mondial de phosphate sous toutes ses formes, dont 95 % de sa production
expédié en dehors des frontières nationales. C’est un opérateur international rayonne sur
les cinq continents de la planète.
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L’Office Chérifien des Phosphates OCP est créé le 7 août 1920, il se charge de la
recherche et d’exploitation du phosphate.
Encouragé par cette réussite l’OCP étudie alors la mise en exploitation d’un nouveau
gisement à YOUSSOUFIA, la teneur de phosphate de ce gisement (70%), bien inférieure à
celle du phosphate de KHOURIBGA reste néanmoins supérieure à celle des gisements
exploité dans les autres pays (USA, Algérie, Tunisie….).
En 1975, dans le cadre de la récupération des provinces sahariennes, l’OCP a pris en charge
l’exploitation du phosphate de BOUCRAA, et en 1979, il démarra l’exploitation d’une
nouvelle zone minière : le centre de BENGUERIR.
Pour la production de l’acide phosphorique et les engrais, l’OCP a mis en service plusieurs
usines :
Ainsi le groupe OCP met tout en œuvre pour répondre aux besoins mondiaux en produits
phosphatés, compte tenu de l’importance, de la quantité et la position géographique des
gisements du pays qui confère naturellement au Maroc une place particulière dans l’industrie
phosphatée.
Le Maroc dispose d’une réserve assez importante en phosphates, soit ¾ des réserves
mondiales, de ce fait, il s’est lancé dans l’exploitation de cette richesse naturelle pour
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développer son industrie en créant le groupe Office Chérifien des Phosphates (OCP) et
produits dérivés.
Il s’agit d’une nouvelle approche managériale, visant d’intégrer tous les facteurs influençant
la production dans les objectifs pluriannuels tracés par le groupe, dans une optique
d’optimisation et de réduction des coûts de revient, faisant appel à des études et à des
méthodologies adaptées à la réalité industrielle et ayant comme finalités la disposition d’une
vision très approchée du déroulement réel des différents processus.
L’Office Chérifien des Phosphates est un organisme étatique ayant pour mission l’extraction,
le traitement, la valorisation ainsi que l’exportation du phosphate et ses dérivés aux pays
demandeurs. Etant donné ses activités industrielles et commerciales intenses et critiques pour
l’économie du pays, le législateur l’a doté d’une organisation spécifique lui permettant d’agir
avec une grande liberté indépendamment de l’état et ceci bien sûr dans des limites bien
déterminées.
L’OCP est inscrit au registre du commerce et soumis sur le plan fiscal aux mêmes obligations
que n’importe quelle entreprise privée (patente, droit de douane, taxes à l’exportation, impôts
sur les salaires, impôts sur les bénéfices etc.). Cependant, il a une gestion financière séparée
de l’état, ainsi, chaque année il établit ce prix de revient, son compte d’exploitation, son bilan
et participe au budget de l’état.
Actuellement, le groupe OCP opère sur les cinq continents et il est devenu leader mondial sur
le marché du phosphate et des produits dérivés, et parmi les premières entreprises du
royaume.
Dans ce sens (la concrétisation des nouvelles tendances managériales au sein du groupe) la
plate-forme chimie de Safi a lancé un grand nombre de projets qui visent globalement une
optimisation de toutes les ressources, en particulier, le complexe Maroc Phosphore I qui a
connu dernièrement le lancement d’un ensemble de projets de développement (la nouvelle
ligne sulfurique H, les nouvelles unités de concentration, les nouveaux programmes
d’optimisation dans la consommation énergétique, etc.).
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1.3. Activité
Le groupe Office Chérifien des Phosphates (OCP) est spécialisé dans l’extraction, la
valorisation et la commercialisation de phosphate et ses produits dérivés. Chaque année, plus
de 23 millions de tonnes de minerais sont extraites du sous-sol marocain qui recèle les trois-
quarts des réserves mondiales.
Principalement utilisé dans la fabrication des engrais, le phosphate provient des sites de
KHOURIBGA, BENGUERIR, YOUSSOUFIA et BOUCRAA-LAAYOUNE. Selon les cas,
le minerai subit une ou plusieurs opérations de traitement (criblage, séchage, calcination,
flottation, enrichissement à sec…). Une fois traité, il est exporté tel quel ou bien livré aux
industries chimiques du groupe, à JORF LASFAR ou à SAFI, pour être transformé en
produits dérivés commercialisables : acide phosphorique de base, acide phosphorique purifié,
engrais solides.
Premier exportateur mondial de phosphate sous toutes ses formes, le groupe OCP écoule 95%
de sa production en dehors des frontières nationales. Opérateur international, il rayonne sur
les cinq continents de la planète et réalise un chiffre d’affaires annuel de 1,3 milliard de
dollars.
Moteur de l’économie national, le groupe OCP joue pleinement son rôle d’entreprise
citoyenne. Cette volonté se traduit par la promotion de nombreuses initiatives, notamment en
faveur du développement régional et de la création d’entreprise.
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2. Présentation de l’Office Industriel Safi
Plusieurs raisons ont commandé le choix de la ville de SAFI pour l’implantation du complexe
Maroc phosphore Safi tels que :
Maroc Chimie :
Cette usine a démarré le 15 juin 1965. Maroc Chimie a servi comme foyer de formation dans
lequel une partie du personnel et d’encadrement a été nécessaire aux autres usines puisées,
elle se compose principalement de quatre ateliers.
Maroc Phosphores I :
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Maroc Phosphores II :
Direction CIS
Direction de production
Division MPI
Production Contrôle
soufre et acide matériel
sulfurique
Production Maintenance
d’acide mécanique
phosphorique sulfurique
Production de Maintenance
phosphate mécanique
dicalcique DCP phosphorique
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Figure [1] : « Organigramme de la division MPI »
Le service électrique de Maroc Phosphore I occupe une place stratégique dans cette
division, car il s’occupe de l’entretien de tous les équipements électriques installés dans les
différents ateliers du complexe. Il se compose de :
Chef de service
Préventif BT Dépannage
Atelier réparation Preventif centrale
sulfurique éléctrique
Rembobinage Equipement HT MT
Réparation
Equipement BT
éléctrique
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4. Service de production de MPI
Compte tenu des résultats très encourageants, l'extension de ces installations a été
effectuée progressivement par la mise en service de la division Maroc Phosphore I dans le but
de produire l’acide phosphorique, elle comprend 5 ateliers : Atelier énergie et fluides; Atelier
de fusion et de filtration du soufre; Atelier de production d’acide sulfurique; Atelier de
production d’acide phosphorique, et l’Atelier de production des engrais (MAP), cette
installation a été éliminée et transférée à JORF LASFAR à cause du produit Ammoniac.
Pour faire face à la concurrence mondiale, la division Maroc phosphore I s’engage à satisfaire
les exigences de ses clients en terme de qualité, quantité et délais. La division MPI comporte
3 ateliers principaux :
Maroc Phosphore I
Atelier de production d'acide sulfurique
Seules la ligne B est maintenues en service, les lignes A, D et F sont actuellement en réforme,
elles sont éliminées lors du démarrage de la nouvelle ligne H qui a eu lieu en Juin 2009. Cet
atelier est le premier fournisseur de vapeur (Haute et Basse Pression), à partir de l’énergie
calorifique récupérée des gaz dans les différentes étapes de production de l’acide sulfurique.
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4.2- Atelier de Production d’Acide Phosphorique
Cet atelier stratégique constitue l’interface du complexe avec le client final, il a pour
vocation la production du produit fini qui est l’acide phosphorique 54% à partir du phosphate
broyé et de l’acide sulfurique, il est composé de deux unités :
Cet atelier est le fournisseur de toutes sortes d’eau pour les différentes sections du
complexe MPI, il est constitué de plusieurs sections :
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4.3.2- Atelier de production d’énergie
La centrale est dotée d’un ensemble de dispositifs, matériels et de potentiel humain qui
lui permet de produire l’énergie électrique et la vapeur d’eau nécessaire pour le bon
fonctionnement de MPI. La centrale thermique permet d’alimenter le complexe MPI en
utilités indispensables pour son fonctionnement à savoir :
La totalité de la vapeur HP produite est acheminée vers les collecteurs HP, au niveau de la
centrale, où elle servira d’énergie motrice aux turbines.
Selon le besoin en énergie électrique, la vapeur BP peut être soutirée ce qui est toujours le cas
au niveau de l’étage HP des turbines. La vapeur BP générée est véhiculée vers les collecteurs
BP, avant d’être expédiée vers les consommateurs.
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Chaque groupe turboalternateur, dont le schéma structurel est représenté ci-dessous, est
constitué des éléments suivants : Une turbine à vapeur fonctionnant avec la vapeur HP, un
réducteur, et un alternateur.
Dans ce qui suit une brève description de fonctionnement de chaque élément du groupe
turboalternateur :
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Cette conversion est réalisée dans un alternateur. En pratique, un alternateur
consiste en un rotor tournant à l'intérieur d'un stator. Le rotor est un électroaimant
qui est énergisé par un courant continu. L’électroaimant stator est constitué d'un
cylindre fixe avec des enroulements en cuivre dans lequel est généré un courant
alternatif triphasé suite à la rotation du rotor. Le rotor tourne à une vitesse
constante pour obtenir un courant alternatif de fréquence 50 Hz.
La chaudière utilisée est une chaudière à tubes à circulation naturelle : la circulation de l'eau
est très importante pour éviter la formation des zones sèches où le métal est susceptible de
fondre sous l'effet de la chaleur. Dans les chaudières à circulation naturelle, l'eau d'appoint est
introduite dans un ballon supérieur, vu que la densité plus grande que celle de l'eau plus
chaude déjà existante, elle va descendre naturellement par différence de densité. Durant cette
descente, elle commence à prendre la chaleur jusqu’à atteindre une zone où elle devient très
chaude et sa densité beaucoup plus faible, dans ce cas, elle monte et revient au ballon dans
lequel elle a été introduite. Ce mouvement parcouru par l’eau (on peut imaginer la trajectoire
d’une seule goutte) n’était pas obtenu à l’aide d’une pompe, pour cela, il est appelé : à
circulation naturelle.
6. Problématique de l’entreprise :
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Compte-tenu de la vétusté des installations électriques d’alimentation et de contrôle
commande de la centrale thermoélectrique de Maroc Phosphore 1 et dans le cadre de la
politique de renouvellement entreprise par le service électrique, on se propose de faire une
étude de faisabilité du projet de renouvellement de ces installations pour toute la centrale
électrique.
C’est dans ce but là que s’inscrit notre projet qui vise à l’amélioration, et la fiabilisation de la
chaudière principale.
Pour mener bien cette perspective, le service dans lequel nous avons été affecté, nous a confié
ce projet qui consiste à :
7. Etude de l’existant :
Le complexe industriel MP1 dispose d’une chaudière principale, lieu où s’est déroulé mon
stage.
7.1- Définition :
La chaudière principale est une enceinte fermée d’une structure métallique étanche et
résistante. Son rôle principal est de transformer l’eau traitée en vapeur sous l’action de la
chaleur fournie par la combustion à une pression et une température bien déterminées(Pr = 58
bar – T° = 475 °C). Elle est à tubes d’eau à circulation naturelle, installée dans le but d’assurer
l’appoint de pression au réseau de vapeur HP haute pression, afin de pouvoir, d’une part
démarrer l’installation en cas d’arrêt total du complexe, de compenser le manque de vapeur
d’eau en cas d’arrêt d’une ligne sulfurique et d’autre part d’utiliser cette vapeur pour la
concentration de l’acide phosphorique
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Figure[6] : « Présentation de la chaudière principale MP1 »
7.2.1- Le ballon
C’est une enceinte sous forme de tambour en acier renfermant un préchauffeur, un
système mécanique de séparation vapeur/gouttelettes d’eau appelé (démistère), deux soupapes
de sûreté tarées à 70 – 71 bars dotés d’appareils de surveillance de pression exploitation de ce
dernier, le niveau eau doit occuper les 2 /3 du volume du ballon, le 1/3 sera surmonté de la
vapeur saturée.et de niveau (mini et maxi), une purge et un évent. Sa pression est de 58 bars à
60 bars. Pour une meilleure
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Cet appareil constitué de serpentins à chicanes sous forme de trombones assure
l’échange thermique entre l’eau alimentaire et le fluide du ballon qui se trouve à l’état
d’équilibrage liquide/vapeur.
7.2.3- Economiseur
Ce sont des réchauffeurs disposés en batteries au nombre de trois éléments pour la
chaudière principale, montés en série l’un sur l’autre. L’économiseur fonctionne à contre-
courant, il échange la chaleur des gaz de fumée avec l’eau alimentaire en préchauffant ce
dernier avant son admission dans l’évaporateur. Les gaz de fumée quittent ainsi la chaudière à
une température < 190 °C < t°< 200°C. Les faisceaux tubulaires de ces derniers sont en forme
de trombones de tubes lisses et sans carnaux.
7.2.4- Surchauffeurs I et II
Constitués de tubes lisses disposés horizontalement les uns sur les autres leurs
extrémités aboutissent à des collecteurs externes de position verticale, le premier reçoit la
vapeur saturée sortante du ballon et la transforme en vapeur surchauffée, celle-ci est sujet
selon l’état à une désurchauffe à l’eau alimentaire avant d’attaquer le second surchauffeur de
finition, la vapeur qui en sortira est vive, sa température est de l’ordre de 475 °C à 490 °C.
7.2.5- Désurchauffe
Une injection d’eau alimentaire régulière fixe la température de la vapeur vive à
l’entrée du collecteur de vapeur vers les consommateurs, l’eau est pulvérisée par un arrosoir
sous pression pour éviter les coups de béliers dans la station de désurchauffe, une chaîne de
régulation indépendante fixe la température de sortie de la vapeur.
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Figure [8] : « Image des ventilateurs »
7.2.7- Brûleurs
La façade des brûleurs de la chaudière principale comporte trois brûleurs d’allumage
au gaz butane, trois brûleurs principaux qui portent des buses pour gas-oil uniquement au
moment du démarrage et qui seront remplacées après obtention de la vapeur de pulvérisation
par des buses mixtes gas-oil et fuel-oil.
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7.2.8- Combustible fuel-oil et gas-oil
La station combustible dispose de deux pompes fuel-oil et gas-oil en cas de surpression, les
soupapes de décharge s’ouvrent pour soulager les pompes, l’excédant est recyclé soit vers le
bac de stockage soit à l’aspiration de la pompe.
7.2.9- Cheminée
La cheminée est un dispositif qui sert à guider la fumée de la combustion vers
l’atmosphère. Placée à la sortie de la chaudière, la cheminée a une hauteur de 30.8 mètres, et
un diamètre de 3.32 mètre. Elle est fabriquée en acier corten, équipée d’une trappe de visite à
la base et d’une passerelle circulaire à +25 m avec accès par échelle à crinoline
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Figure [11] : « Image de cheminée de la chaudière»
Trois pompes d’eau alimentaire sont prévues pour alimenter la chaudière en eau à
travers une vanne à trois voies, sous une pression pouvant aller jusqu'à 90 bars et une
température de115 °C. Cette eau avait subi au préalable un traitement adéquat à l’atelier
traitement des eaux puis à la centrale par traitement thermique (dégazage) et chimique
(conditionnement par l’hydrate d’hydrazine) dans le but d’éliminer le CO2 et l’O2. Le
traitement thermique est effectué à la vapeur 4,5 bars dans le dégazeur, le traitement chimique
est opéré par injection d’une solution de N2H4(Hydrate d’Hydrazine) dans le circuit d’eau
alimentaire, et une injection de la solution Na3PO4 (Phosphate Trisodique) dans le ballon de la
chaudière (passivation). La station de traitement chimique est composée de :
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7.3- Principe de fonctionnement de la chaudière principal
L’eau alimentaire est disponible avec une température entre 110˚C et 120˚C. Elle est
divisée en deux courants partiels par une vanne à trois voies. Une partie est conduite par le
préchauffeur dans le ballon de l’eau alimentaire et est ainsi réchauffée. La deuxième partie est
conduite vers le flux de l’eau qui a été réchauffée par le préchauffeur du ballon et mélangée
avec celle-ci. La régulation de l’eau alimentaire se fait par la température des gaz de fumée de
sortie ‘190˚C’. L’eau alimentaire dépasse les divers échelons du réchauffeur à serpentins en
position fumée. Pendant cette opération l’eau alimentaire est chauffée à une température
inférieure à la température d’ébullition équivalente à la pression. Elle est transportée ensuite
par une conduite de raccord dans le ballon à l’aide d’une tube d’alimentation perforée.
L’eau de circulation arrive en passant par le système des tubes de descente vers les collecteurs
de vaporisation inferieurs. Dans les tubes des vaporisateurs des parois et des faisceaux se fait
une vaporisation partielle de l’eau de circulation causée par le chauffage. Le mélange
eau/vapeur passe par les tubes de trop-plein vers le ballon dans lequel est effectuée la
séparation de l’eau et de la vapeur par des constructions adéquates. La vapeur dépasse avec
une vitesse faible le demistère (système mécanique de séparation eau-vapeur) qui arrange
dans le sommet du ballon et l’humidité restante de la vapeur saturée est ainsi éliminée. La
vapeur est conduite par les tubes de prise et par une conduite de raccordement vers le
surchauffeur primaire, dans lequel le passage se fait horizontalement comme dans le
surchauffeur secondaire suivant, dans le but de la sécher avant d’être conduite dans le réseau
vapeur haute pression de norme 475˚C/58bars.
Cette logique présente plusieurs inconvénients dont les principaux sont au niveau de :
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surtout pour le cas des défauts regroupés. Ces derniers apparaissent suite à plusieurs
défauts résultant des défaillances au niveau des autres équipements.
• L’archivage des données : L’archivage des données est nécessaire pour effectuer les
analyses des différents paramètres qui entrent en jeu dans la production de la vapeur,
mais l’automatisme actuel ne comporte aucun moyen d’enregistrement. En effet, la
signalisation du défaut disparaît une fois le défaut est acquitté. Ce qui rend l’analyse et
le diagnostic très difficile pour les agents électriciens et les agents de régulation.
• La surcharge des opérations : Par absence d’aide à la conduite, toutes les décisions
de conduite de l’unité sont sous la responsabilité de l’opérateur qui y joue un rôle
essentiel dans :
o L’acquittement des défauts ;
o Le choix des modes de marche et mise en marche des équipements ;
o L’appréciation et l’interprétation des paramètres de marche
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Conclusion
Au cours de ce chapitre, nous avons fait une présentation de l’organisme d’accueil du
plus général au plus précis, puis nous avons présenté aussi l’objectif de stage avec le cahier
des charges du projet. Nous avons décrit aussi l’installation de la chaudière principale, ainsi
que son principe de fonctionnement.
28
.
Analyse fonctionnelle
2.1 Diagramme de cas d’utilisation :
Il montre les interactions fonctionnelles des acteurs et du système d’étude.Il délimite
précisément le système, décrit ce que fera le système sans spécifier comment (et non ce que
fera l’utilisateur). Ce diagramme exprime les services (use cases) offert par le système aux
utilisateurs (actors).
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Figure [13] : « diagramme de bloc de définition»
➢ Le pré-verrouillage ;
➢ La pré-ventilation ;
➢ La commande des brûleurs
30
Une fois ces conditions sont vérifiées, le pré-verrouillage libère le chemin pour la pré-
ventilation.
3.2 La pré-ventilation :
C’est une étape indispensable pour le démarrage de l’installation en toute sécurité.
Cette étape consiste à aérer l’ensemble de l’installation par un débit important d’air pour
dégager les gaz accumulés dans la chambre de combustion. Mais avant de lancer cette
opération il faut s’assurer que toutes les conditions suivantes sont vérifiées :
➢ Pré-verrouillage
➢ Démarrage de ventilateurs
➢ La fermeture des trois vannes rapides des trois bruleurs
➢ La flamme des trois bruleurs est éteinte
➢ Les clapets d’aspiration et de refoulement des ventilateurs 1 et 2 sont ouverts
➢ La quantité d’air (≥ 50%)
Une fois ces conditions sont vérifiées, la lampe pré-ventilation prête à démarrer s’allume, la
pré-ventilation peut commencer en actionnant le bouton poussoir S61 de l’armoire de
commande ou bien par S61a de la salle de contrôle.
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Figure [14] : «Grafcet de pré-ventilation »
➢ Macro étape M1 : Démarrage des Ventilateur 1 et 2
32
Figure [16] : « GRAFCET de la macro étape M2 »
33
➢ Macro étape M4 : Démarrage de la pré-ventilation
Tous d’abord, il faut s’assurer qu’au moins un ventilateur est en service et ses clapets de
refoulement et d’aspiration sont ouverts, aussi la pression du mazout doit être supérieure à un
minimum technique afin d’obtenir K92 condition nécessaire (commune pour les trois
bruleurs) pour pouvoir commander les bruleurs.
34
pendant un délai de 5 secondes (délai d’allumage). Si la photocellule ne détecte aucune
flamme, le bruleur est mis hors service. Le clapet d’air devant bruleur s’ouvre jusqu'au point
minimal, s’il y’a toujours une flamme, les soupapes rapide du combustible s’ouvrent pour
allumer le bruleur principale et la lampe de signalisation « Bruleur 1 en service » s’allume.
Le délai de secours du bruleur fonctionne après une certaine temporisation ce qui provoque la
fermeture de la soupape de gaz d’allumage. A ce moment le bruleur doit avoir pris la flamme
d’allumage et se tient par la flamme principale.
La commande des bruleurs est identique, lors du démarrage on commence par le bruleur
1(buzz de bruleur principale est de 1,8mm) après le bruleur 2 (buzz de bruleur principale est
de 3mm) et finalement le bruleur 3 (buzz mixte mazout /fuel) après avoir une vapeur de
pression 8,5 bars.
Au début, les bruleurs sont alimentés par le mazout. Dans ce cas, l’interrupteur sélecteur est
actionné sur le circuit mazout et le fuel effectue un circuit fermé pour se préchauffer pour
atteindre une température d’environ 120°C. Dès l’obtention de la vapeur 8,5 bars de
pulvérisation, une conversion mazout / fuel est effectuée.
NB :Avant de basculer vers le mode fuel, l’opérateur effectue le changement de buzz des
bruleurs principaux 1 et 2 de la chaudière manuellement vers des buzz mixte.
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Figure [19] : « GRAFCET de commande bruleur »
36
Figure[20] :« GRAFCET de M2 »
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Figure[22] :« GRAFCET de M8»
3.4 Arrêt :
Avant d’arrêter un brûleur, l’opérateur effectue une conversion fuel / gasoil pour
nettoyer le circuit combustible du fuel qui se colmate (le gasoil est un diluant du fuel). Puis, il
procède à l’opération de la purge, il s’agit de nettoyer le circuit de combustible par la vapeur
de pulvérisation. La purge est déclenchée par appui sur le bouton poussoir « Arrêt ». La
soupape de purge s’ouvre durant la période fixée. En outre le bruleur d’allumage s’allume
pour bruler le combustible purgé. Une fois la purge exécutée, on peut arrêter les bruleurs.
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Figure[23] :« GRAFCET de M11 »
4. Chaines de régulation
Au cours de la production de vapeur HP, la chaudière contient des entrées et sorties
analogique qui contrôle la charge de vapeur du réseau HP (Pression : 58 bars, Température :
475 °C) au niveau de la salle de contrôle.
A ce niveau le système de régulation de la chaudière joue un rôle très important afin d’assurer
le bon fonctionnement de tous les organes qui entrent dans la production.
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4.1 Régulation de débit de l’eau
Le débit de l’eau entrée à la chaudière et par conséquent aussi le niveau de l’eau
stockée dans le ballon varient dans des proportions importantes en fonction de la charge de
production de la vapeur HP.
Cette chaine de régulation est basée sur la différence entre la charge de vapeur HP et le niveau
du ballon, la chose qui va lui permettre d’agir sur le niveau d’ouverture ou fermeture de la
vanne grâce au régulateur.
L’introduction d’un régulateur LIC dans cette chaîne parait nécessaire, car il permet la
correction instantanée du niveau de ballon et par suite la commande de la vanne d’eau
d'alimentation.
Pour le contrôle de la vanne on agit sur le niveau d’ouverture et fermeture de cette dernière.
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Figure [24] : « GRAFCET de la chaine de régulation de débit de l’eau d’alimentation de la chaudière »
41
Figure [25] : «GRAFCET de la chaine de régulation de la température des gaz de la cheminée »
42
La chaine de régulation de la charge de la vapeur HP est la chaine la plus importante
au niveau de production de la vapeur HP. Elle contrôle la quantité de vapeur transmise vers le
réseau d’après le besoin et la charge des autres entités de l’usine Maroc Phosphore I (entre 20
tonne/h jusqu’à 70 tonne/h).
Fonctionnement de la chaîne :
Les 2 blocs contrôlent l’évolution de la variation de la charge, ensuite ils donnent la priorité à
la chaine précise. Si par exemple l’opérateur augmente la charge, le régulateur va augmenter
le niveau d’après la consigne, puis l’augmentation de la charge va ordonner le bloc max d’agir
automatiquement sur la chaine de l’air d'aspiration FICA214412 en premier ensuite la chaine
de combustible FICAH 214410, jusqu'à la stabilité du système.
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Figure [28] : « GRAFCET de la macro étape M4 »
44
5. Validation du choix des instruments
La phase du choix des instruments est une phase indispensable et prioritaire pour la
préparation de la mise en service du nouveau DCS. Les instruments de mesures doivent être
choisis d’une manière précise et détaillée.
Les principaux critères qui ont influé sur le choix le dispositif de mesure de débit d’eau :
Le choix était posé sur SITRANS P transmetteur de pression différentielle et débit PN32/160
de série DS III, de référence 7MF4433 et d’une plage de mesure va de 16 mbar à 1600 mbar.
3 P&ID
4 Montage
5 Classification zone
45
18 Précision Configuration 0,2 % Par touches
24 Type DN PN Bride
STANDARD DE 40
MONTAGE
41
42
COMMANDE 43 Fournisseur
44 Modèle
45 Numéro de série
DATE : LE 04/06/2018
Le dispositif que nous choisirons pour mesurer le débit de vapeur de sortie doit répondre aux
critères suivants :
46
• Température : 475°C
• Plage de mesure : 0-10000mmCE
Le choix était posé sur SITRANS P transmetteur de pression différentielle et débit PN32/160
de la série DS III, de référence 7MF4433 et d’une plage de mesure va de 16 mbar à 1600
mbar.
3 P&ID
4 Montage
5 Classification zone
24 Type DN PN Bride
47
26 Capillaire Matière Non
STANDARD DE 40
MONTAGE
41
42
COMMANDE 43 Fournisseur
44 Modèle
45 Numéro de série
DATE : LE 04/06/2018
Les principaux critères qui ont pris en considération dans le choix du capteur de débit d’air :
Le choix était posé sur un transmetteur de pression différentielle et débit PN32/160 de la série
DS III, de référence 7MF4433 et d’une plage de mesure va de 1 mbar à 60 mbar.
3 P&ID
4 Montage
5 Classification zone
48
6 No. ligne DN ligne Equipement
24 Type DN PN
STANDARD DE 40
49
MONTAGE 41
42
COMMANDE 43 Fournisseur
44 Modèle
45 Numéro de série
DATE : LE 04/06/2018
Débit de fuel/mazout:
Pour choisir le dispositif de mesure de débit fuel/gas-oil le mieux adapté, il faut respecter les
critères suivants:
Le choix était posé sur un débitmètre Coriolis SITRANS gamme FCS400 qui permet
d’atteindre une précision de 0.1%
FT 214 414
3 P&ID
4 Montage
5 Classification zone
50
12 Vitesse max. Possibilité de vide
26 Matière électrodes
27 Etanchéité IP67
28 Anneaux de masse
OPTIONS 34
35
36
37
51
STANDARD DE 43
MONTAGE
44
45
COMMANDE 46 Fournisseur
47 Modèle
48 Numéro de série
DATE : LE 04/06/2018
Les principaux critères qui ont pris en considération pour choisir le dispositif de mesure de
pression de vapeur sont :
Notre choix porte sur SITRANS P transmetteur de pression de la série DS III, de référence
7MF4033 et d’une plage de mesure va de 1.6 bar à 160 bar.
3 P&ID
4 Montage
5 Classification zone
52
12 Vitesse max. Possibilité de vide
18 Précision 0,2 %
36 Etanchéité IP65
38 Repérage du transmetteur
39 Repérage du coffret
STANDARD DE 40
MONTAGE
41
42
COMMANDE 43 Fournisseur
44 Modèle
45 Numéro de série
Les principaux critères qui ont pris en considération pour choisir le dispositif de mesure de
pression de l’eau sont :
53
Notre choix porte sur SITRANS P transmetteur de pression de la série DS III, de référence
7MF4033. Il est adapté pour une plage de mesure allant de 1.6 bar à 160 bars et une pression
nominale de 250 bars
2 Repère
3 P&ID
4 Montage
5 Classification zone
18 Précision 0,2 %
36 Etanchéité IP65
38 Repérage du transmetteur
39 Repérage du coffret
STANDARD DE 40
MONTAGE
41
42
COMMANDE 43 Fournisseur
54
44 Modèle
45 Numéro de série
DATE : LE 04/06/2018
Pression de fuel/gas-oil :
Notre choix porte sur SITRANS P transmetteur de pression de la série DS III, de référence
7MF4033. . Il est adapté pour une plage de mesure allant de 0.6 bar à 63 bars et une pression
nominale de 100 bars
PT 214 010
3 P&ID
4 Montage
5 Classification zone
55
16 Signal de sortie Protocole 4 à 20 mA HART
24 Type DN PN Bride 1
28 Fluide de remplissage
OPTIONS 31
32
STANDARD DE 40
MONTAGE
41
42
COMMANDE 43 Fournisseur
44 Modèle
45 Numéro de série
DATE : LE 04/06/2018
56
Choix des dispositifs de mesure de niveau:
Niveau de fuel/gas-oil
Pour un meilleur choix du dispositif de mesure de niveau du fuel/gas-oil, il faut respecter les
critères suivants :
Le choix était posé sur SITRANS LR250, ce transmetteur répond à tous nos besoins, il est
adapté pour une plage de mesure de 0 à 20m, une pression allant jusqu’à 40 bar et une
température va de -40°C à 200°C
2 Repère
3 P&ID
4 Montage
5 Classification zone
18 Précision 0,2 %
19 Etanchéité IP67
36 Etanchéité Lunette
57
38 Repérage du transmetteur
39 Repérage du coffret
STANDARD DE 40
MONTAGE
41
42
COMMANDE 43 Fournisseur
44 Modèle
45 Numéro de série
DATE : LE 04/06/2018
Les principaux critères qui ont pris en considération dans le choix du capteur de débit d’air :
Notre choix porte sur un transmetteur de niveau SITRANS P, montage 2 fils, série DS III de
référence 7MF4633. Ce dispositif fonctionne dans des conditions avec une plage de mesure
qui respecte le besoin.
Notre proposition était un thermocouple droit avec couple thermoélectrique Ni/Cr/Ni (Type
K) qui mesure des températures comprises entre 0 et 1250°c.
58
3 P&ID
4 Montage
5 Classification zone
19 Longueur
29 Dimension 1000 mm
OPTIONS 31
32
33
34
37 Presse étoupe
59
38 Repérage de la sonde Etiquette et colliers
39 Repérage du coffret
STANDARD 40
DE
MONTAGE 41
42
COMMAND 43 Fournisseur
E
44 Modèle
45 Numéro de série
DATE : LE
04/06/2018
60
6.2 Méthode de graphe de risque
Le graphe de risque consiste à hiérarchiser les niveaux de sécurité à partir de quatre
paramètres liés à :
6.3 Détermination des niveaux d’intégrité de sécurité (SIL) des transmetteurs critiques
de la chaudière :
61
Fonction Instrumentée De Sécurité C F P W SIL
La corrosion de la
matière de cheminée
Perte de vapeur.
6.4 Interprétation
D’après le tableau ci-dessus, un SIL 3 est requis pour « le niveau de l’eau dans le ballon » et
de 2 pour «le niveau de fuel dans le bac de fuel », « le niveau de gas-oil dans le bac de gas-
oil », « la température des gaz de la cheminée », « l’ouverture des clapets cheminée » et pour
« la température de la vapeur de sortie ». Pour « les flammes des bruleurs » il n’y a pas
d’exigences de sécurité spéciale.
62
VX
Conclusion
63
Chapitre II : Etude technique du projet
Ce présent chapitre présentera les outils de programmation du projet. Son but est de
concevoir, grâce au logiciel STEP 7 un programme pour guider l’évolution d’un automate
programmable de marque Siemens, modèle S7-300. Ce programme servira à l’automatisation
d’une installation de production.
1. Choix de l’architecture
Le contrôle et la supervision de process de la chaudière est très essentiel et nécessite
une grande degré de disponibilité et de précision pour le pilotage de process, cependant, un
affichage de process est erronée peut entrainer la perte de contrôle de process, ce qui influe
sur la disponibilité de l’installation et dans les pires des cas mettre en danger les hommes et
l’environnement, c’est pour cette raison on a choisi de travailler sur l’architecture réseau
« System with multiple OS single stations » « ou Système avec plusieurs stations monoposte
OS » .
64
Cette architecture se comporte de 3 niveaux :
• Niveau de terrain
• Niveau cellules ou contrôle commande
• Niveau salle de contrôle (monde bureautique)
•
65
1.2 Niveau 1 : réseau cellule de contrôle
• Système d’automatisation
• Station de périphérie décentralisée ET 200M
• Scalance switch
Le système d’automatisation a une structure redondante pour rester disponible dans tous les
cas. Ceci signifie que tous les composants essentiels sont doublés : l’unité centrale (CPU),
l’alimentation et le matériel de couplage des deux unités centrales existent en double. En
effet, le système comporte une CPU primaire qui exécute le programme applicatif et une
deuxième CPU de réserve qui prend la relève en cas d’une panne de la première. En ce qui
concerne redondance des alimentations, il existe deux alimentations : une alimentation
primaire et une deuxième de réserve.
66
Il faut ensuite quantifier les besoins :
• Nombre d'entrées / sorties : le nombre de cartes peut avoir une incidence sur le
nombre de racks dès que le nombre d'entrées / sorties nécessaires devient élevé.
• Type de processeur : la taille mémoire, la vitesse de traitement et les fonctions
spéciales offertes par le processeur permettront le choix dans la gamme souvent très
étendue.
• Fonctions ou modules spéciaux : certaines cartes (commande d'axe, pesage ...)
permettront de "soulager" le processeur et devront offrir les caractéristiques souhaitées
(résolution, ...).
• Fonctions de communication : l'automate doit pouvoir communiquer avec les autres
systèmes de commande (API, supervision ...) et offrir des possibilités de
communication avec des standards normalisés (Profibus ...).
Pour réaliser l'automatisation de la chaudière à vapeur qui fait l’objet de ce stage, nous avons
choisis l’automate programmable SIEMENS S7-300 vu qu’il était disponible en stock et
répondait à nos exigences
Le S7-300 est l'automate conçu pour des solutions dédiées au système manufacturier et
constitue à ce titre une plate-forme d'automatisation universelle pour les applications avec des
architectures centralisées et décentralisées.
➢ Avantages:
67
1.2.3.1 Etude de ET 200M
La station de périphérie décentralisée ET 200M est une station de périphérie
modulaire, dotée de la protection IP 20. L'ET 200M à la même architecture technique que le
système d'automatisation S7-300 et elle est constituée d'un IM 153-x et de modules de
périphérie du S7-300.
Dans cette application, l'ET 200M est le maître HART pour les appareils HART, L'IM153-2
dirige les commandes qui sont les mesures et les paramétrages provenant du client HART
(transmetteurs de terrain par exemple), ces derniers peuvent être programmées par PDM ou
via l'interface d'enregistrement des modules analogiques HART à travers le module
analogique HART, vers la CPU de l’automate. Ainsi que la réponse revient de la même
manière.
Pour notre cas, on a choisi la liaison Profibus DP, c’est pour cette raison on a choisi
l’interface module 153-2BA10
68
Figure [30] : « image de ET 200M»
Le tableau suivant dresse le nombre d’entrées et de sorties numériques et analogiques pour les
différentes stations de l’installation.
Chaudière 49 35 15 4
Principale MPI
69
Après avoir recensé l’ensemble des signaux que doit traiter les automates
programmables, vient la phase de détermination des modules d’E/S qui seront utilisés. Pour
assurer la flexibilité du système, 10% de réserves des entrées/sorties sont à pourvoir lors de
l’implantation du PLC, le tableau suivant illustre l’ensemble de modules d’E/S choisis.
70
via des vues de process. Des blocs d'affichage affichent des informations sur l'état des
différents composants et des fonctions technologiques. Des courbes sur l'évolution temporelle
des signaux, des listes de messages et des listes d'alarmes ainsi que des informations
d'archives complètent les informations requises durant le contrôle-commande.
2. Outils de programmation :
Le système chargé de la commande et contrôle des installations de la centrale
électrique est de type SIEMENS, alors le choix du logiciel de programmation va tenir compte
de cette spécification par conséquent on choisit STEP7 pour le codage du programme et pour
la supervision de celui-ci le WINCC flexible 2008 sera le logiciel le plus adéquat.
2.1 STEP7 :
STEP 7 Professional, l'outil d'ingénierie par excellence pour la configuration et la
programmation de tous les contrôleurs SIMATIC. Il permet de programmer un automate, d’y
accéder et de communiquer entre automates.
En effet, ce logiciel constitue une plate-forme pour la réalisation de notre projet. Nous
commençons, après l’insertion de tout le matériel requis pour l’application, par la
configuration matérielle, puis l’édition de la table des mnémoniques et la réalisation du
programme au niveau de STEP7 pour finir par l’élaboration de l’interface de supervision au
niveau du logiciel WINCC.
71
Figure [32] : « page de création de nouveau projet sur SIMATIC MANAGER »
Tous d’abord, on commence par l’insertion du rack pour supporter les modules
automates, puis l’alimentation pour alimenter la CPU et les différent modules de notre
automate, ensuite on insère la CPU et enfin les modules entrées/sorties.
72
Ces entrées/ sorties sont déclarées sous forme d’adresse pour permettre la simulation
de la communication avec les entrées/sorties physiques.
La figure ci-dessus représente la table des variables déclarés dans notre programme
La figure ci-dessus représente les blocs de programme utilisés dans notre projet.
73
Conclusion générale
C’est dans ce cadre que s’inscrit notre projet du stage intitulé : «automatisation de
la chaudière à vapeur par l’automate SIEMENS S7-300 ».
74
En effet, il fallait avoir un aperçu général mais aussi exhaustif sur le
fonctionnement de la société, ses différents services et notamment le service électrique. En
outre, il a fallu s’intégrer le plus rapidement possible avec le potentiel humain pour pouvoir
accéder à sa collaboration, ses conseils et sa convivialité.
Concernant le cahier des charges qui nous a été confié, nous avons proposé une
solution d’automatisation de la chaudière à vapeur en réalisant la partie programmation par le
langage grafcet, à l’aide de l’automate SIEMENS S7-300.
Le stage que nous avons effectué dans la société OCP nous a permis de connaître
de très près le monde de l’entreprise industrielle, avec toutes les difficultés auxquelles il se
heurte, et les atouts dont elle dispose.
Espérons par ce travail avoir atteint l’objectif fixé par le cahier des charges, et
avoir donné satisfaction à notre encadrant de l’entreprise ainsi qu’aux aspirations de nos
professeurs.
Constructeur SIEMENS
75
Pression combustible devant brûleur : fuel 15 à 17 bars
/ gas-oil
76
Pression Ballon 58 bars – 60 bars
Température vapeur entrée surchauffeur I 270 °C – 280 °C
Température vapeur sortie surchauffeur II 380°C – 400°C
Température vapeur sortie désurchauffe 390°C – 400°C
Température vapeur sortie désurchauffe II 475°C – 500°C
Pression gas-oil 18 bars – 20 bars
Pression fuel-oil 18 bars – 20 bars
Température après réchauffeur 120 °C – 130 °C
Pression fuel-oil ou gas-oil (avant brûleurs) 10 bars – 12 bars
Pression d’air devant brûleurs 12 mbar – 15 mbar
Pression gaz avant économiseur 7 mbar – 10 mbar
0,3 mbar – 0,5
Pression gaz après économiseur
mbar
Taux d’O2 0,25 % - 5 %
77
Annexe n°4 : Liste des entrées
Entrée Type
78
Clapet de cheminé Logique
79
Clapet vanne de pulvérisation Bruleur1 Logique
80
Commande de la Charge de la vapeur HP analogique
Ventilateur1 logique
Ventilateur2 logique
81
Transformateur d'allumage Bruleur2 logique
82
83