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17ODLT

Le document présente des exercices de mathématiques avancées, notamment sur les fonctions dérivables, les matrices diagonalisables et les probabilités. Il traite également de l'application de transformations linéaires et de l'intégration de fonctions continues. Les solutions fournies démontrent des concepts théoriques et des applications pratiques dans divers domaines des mathématiques.

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Simon Billouet
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Officiel de la Taupe 2017

Concours Mines-Ponts MP

[80]

I) Soient f une fonction deux fois dérivable sur un intervalle I de R, a, b, et c trois points distincts de I; montrer
qu’il existe d ∈ I tel que:

f (a) f (b) f (c) f 00 (d)


+ + =
(a − b)(a − c) (b − a)(b − c) (c − a)(c − b) 2

Soit f ∈ C n (]a, b[) telle que f (a) = f 0 (a) = · · · = f (n−1) (a) = 0 et f (b) = 0; montrer qu’il existe c ∈]a, b[ tel que
f (n) (c) = 0.

............................................................................................................
Solution :
Supposons a < b < c. Posons ϕ(x) = (c − x)f (a) + (a − c)f (x) + (x − a)f (c) − M (x − a)(x − c) avec
(c − b)f (a) + (a − c)f (b) + (b − a)f (c)
M = . On a ϕ(a) = ϕ(b) = ϕ(c) = 0 donc, selon le théorème de Rolle,
(b − a)(b − c)
il existe a < u < b < v < c tel que ϕ (u) = ϕ0 (v) = 0 puis, de même, il existe d ∈ I tel que ϕ00 (d) = 0. Or
0

f 00 (d) f (a) f (b) f (c)


ϕ00 (x) = (a − c)f 00 (x) − 2M donc 2 = M = + + .
(a − c) (a − b)(a − c) (b − a)(b − c) (c − a)(c − b)
=====================================================================================
Z b
(b − t)n−1 (n) (b − t)n−1 (n)
La formule de Taylor à l’ordre n − 1 en a donne f (b) = 0 = f (t) dt donc f (t)
a (n − 1)! (n − 1)!
s’annule sur ]a, b[ d”où le résultat.
=====================================================================================
II) Montrer que A ∈ Mn (R) telle que A3 = tAA est diagonalisable sur C.

............................................................................................................
Solution :
B = tAA est symétrique réelle donc diagonalisable donc il existe Q scindé à racines simples sur R tel que
Q(B) = 0. On a donc Q(A3 ) = 0.
s s
(X − λi ) alors Q(X 3 ) = (X − µi )(X − jµi )(X − j 2 µi ) où µ3i = λi et
Q Q
Si 0 n’est pas racine de Q =
  i=1 i=1
j = exp 2iπ 3 ? Ce polynôme est scindé à racines simples sur C donc A est diagonalisable sur C.
s s
(X − λi ) avec λi 6= 0 alors Q(X 3 ) = X 3 (X − µi )(X − jµi )(X − j 2 µi ) = X 3 R(X)
Q Q
Si 0 est racine de Q = X
i=1     i=1
et Q(A3 ) = 0 donne Cn = Ker Q(A3 ) = Ker A3 ⊕ Ker [R(A)] car X 3 ∧ R = 1. Or Ker(A) ⊂ Ker(A3 ) =
Ker( tAA) et x ∈ Ker( tAA) ⇒ t x tAAx = kAxk2 = 0 ⇒ x ∈ Ker(A). Donc Ker(A) = Ker(A3 ) et on a donc
Cn = Ker [A] ⊕ Ker [R(A)] = Ker [S(A)] avec S = XR scindé à racines simples sur C donc A est diagonalisable
sur C.
=====================================================================================
III) Cours : énoncer le lemme des noyaux.
=====================================================================================
!
A B
IV) Quel est le polynôme caractéristique de la matrice par blocs ?
O C
............................................................................................................
Solution :
χM = χA χC .
[81]


ln x2 + t2
Z
I) Domaine de définition de f (x) = dt.
0 1 + t2
Montrer que f est dérivable surR∗+ et donner une expression simple de f 0 .
Déterminer f .

............................................................................................................
Solution : 
ln x2 + t2
Soit g(x, t) = .
1 + t2  
Si x 6= 0, t 7→ g(x, t) est continue sur R+ et g(x, t) = O 3/2 1 donc t 7→ g(x, t) est intégrable sur R+ .
t→+∞ t 
Si x = 0, t 7→ g(x, t) est continue sur R∗+ , g(x, t) = O 3/2 1 et g(x, t) ∼ + 2 ln(t) donc t 7→ g(x, t) est
t→+∞ t t→0
intégrable sur R∗+ .
Donc f est définie sur R. De plus ∀t, g(x, t) = g(−x, t) donc f est paire.
∂g 2x  donc |dgx(x, t)| 6 2 2b  = ϕa,b (t) pour x ∈ [a, b] ⊂ R∗+ et t ∈ R+ . Or
(x, t) = 2
∂x
 
x + t2 1 + t2 a + t2 1 + t2
ϕa,b est continue sur R+ et ϕa,b (t) ∼ 2b donc ϕa,b est est intégrable sur R+ . Donc f est C 1 sur [a, b] pour
t→+∞ t4
Z +∞
∗ 1 ∗ 0 2x
tout [a, b] ⊂ R+ donc f est C sur R+ avec f (x) =   dt .
0 x + t !1 + t2
2 2
Z +∞
2x 2x
Pour x 6= 1, f 0 (x) = 2 2
 2
− 2
  dt
0 x +t 1−x 1+t 1 − x2
   +∞
2 t 2x
= Arctan − Arctan t
1 − x2 x 1 − x2 0
π
=
1+x
et ceci s’étend par continuité en x = 1.  
Donc ∀x > 0, f (x) = C + π ln(1 + x) donc f (x) − π ln(x) = C + π ln 1 + x 1 −−−→ C. Or
x→+∞

Z ∞ ln 1 + t2
 
∞ Z ∞ Z ∞

ln x2 + t2
Z
dt 2
x dt =
f (x) − π ln(x) = dt − 2 ln(x) dt = h(x, t) dt
0 1 + t2 0 1+t
2
0 1 + t2 0

ln 1 + t2
avec ∀t > 0, h(x, t) −−−→ 0 et ∀t > 0, ∀x > 1, |h(x, t)| 6 = g(1, t) avec t 7→ g(1, t) intégrable sur R+ .
x→+∞ 1 + t2
Donc, par convergence dominée, f (x) − π ln(x) −−−→ 0 donc C = 0. Par parité, ∀x 6= 0, f (x) = π ln (1 + |x|).
x→+∞
Z ∞ Z ∞
−2 ln (u) dt 2
Z 0
2 ln (t) 2 ln (u)
Enfin, f (0) = dt = − = − du = −f (0) donc f (0) = 0 et donc
0 1 + t 2
t=1/u ∞ 1+ 2
1 u 0 1 + u2
u
∀x ∈ R, f (x) = π ln (1 + |x|).
=====================================================================================
II) Une urne contient n boules numérotées de 1 à n, que l’on tire sans remise.
Quelle est la probabilité que la boule 1 soit tirée au k-ième tirage ?
On suppose que, sur les n boules, m sont rouges et les autres blanches ; quelle est la probabilité qu’une boule
rouge apparaisse au k-ième tirage ?

............................................................................................................
Solution :
Soit R le rang de sortie de 1. Par probabilités composées P (R = k) = n − 1n−2 n−k 1
n n − 1 ··· n − k + 1 n − k = n
1

Si on considére le tirage jusqu’àépuisement, il y a n! éléments dans Ω et les évenements élémentaires donnant


n−1
une boule rouge en k sont m−1 × m! × (n − m)! (choix des emplacements des autres boules rouges×ordre des
boules rouges×ordre des boules blanches) ou m

1 × (n − 1)! (choix de la boule rouge ×ordre des autres boules)
donc P (Tk = r) = m n
=====================================================================================

III) Montrer qu’il existe une suite a1 , a2 , . . . , an de réels tels que :

n−1
X
∀P ∈ Rn−1 [X], P (X + n) = ak P (X + k)
k=0
............................................................................................................
Solution :
Soit T : Rn−1 [X] → Rn−1 [X], P (X) 7→ P (X + 1). On a clairement T ∈ L (Rn−1 [X]) et le théorème de Cayley-
n−1 n−1
Hamilton donne χT (T ) = 0 donc, en notant χT = X n − ak X k , ∀P ∈ Rn−1 [X], T n (P ) = ak T k (P ). Or,
P P
k=0 k=0
par récurrence immédiate, T k (P ) = P (X + k) d’où le résultat. 
Remarque: la matrice de T dans la base canonique 1, X, . . . , X n−1 est triangulaire supérieure avec des 1
n−1
X n
n n
sur la diagonale donc χT = (X − 1) = X − (−1)n−k−1 X k .
k
k=0

[82]

I) On note φ l’application qui, à la matrice carrée M = C1 , . . . , Cn associe M 0 = C10 , . . . , Cn0 avec Cj0 =
   
P
Ck .
k6=j
Montrer que φ est diagonalisable, trouver son polynôme minimal et et son polynôme caractéristique.

............................................................................................................
Solution :
  n    
Ck donc (φ + Id)2 (M ) = (φ + Id) S, . . . , S = nS, . . . , nS =
P
On a (φ + Id)(M ) = S, . . . , S avec S =
k=1
n (φ+Id)(M ) donc φ+Id annule X(X −n) donc φ annule le polynôme scindé à racines simples (X +1)(X +1−n)
doncdonc φ est diagonalisable.  
φ annule (X + 1)(X + 1 − n) donc πφ | (X + 1)(X + 1 − n) φ(In ) = J − In où J = 1 (i,j)∈[[1,n]]2 donc
(φ + Id)(In ) = J 6= 0 et (φ + (1 − n)Id)(In ) = J − nIn 6= 0 donc πφ = (X + 1)(X + 1 − n).
Ainsi Sp(φ) = {−1, n − 1} et φ est diagonalisable donc χφ = (X + 1)dim(E−1 ) (X + 1 − n)dim(En−1 ) . Or
n
M ∈ E−1 ⇔ S = 0 ce qui équivaut à ce que chaque ligne de M soit dans l’hyperplan de Kn d’équation
P
xj = 0.
j=1
Ainsi, dim(E−1 ) = n(n − 1) donc dim(En−1 ) = n2 − dim(E−1 ) = n et donc χφ = (X + 1)n(n−1) (X + 1 − n)n .
=====================================================================================
II) On note E l’ensemble des fonctions continues et 2π-périodiques de R dans R et G définie pour f ∈ E par
Z +∞
G(f )(x) = e−t f (x + t) dt.
0

Montrer que G est un endomorphisme de E.


Trouver les valeurs propres de G et les sous-espaces propres associés.

............................................................................................................
Solution :
∀x ∈ R, t 7→ e−t f (x + t) est continue sur R+ et, puisque f est continue et 2π-périodique, ∀x ∈ R, ∀t >
[0,2π]
0, |f (x + t)| 6 f ∞ donc e−t f (x + t) = O (e−t ) donc t 7→ e−t f (x + t) est intégrable sur R+ et donc
t→+∞
G(f ) existe.
[0,2π]
On a ∀t > 0, x 7→ e−t f (x + t) est continue sur R et ∀x ∈ R, ∀t > 0, |e−t f (x + t)| 6 f ∞ e−t donc G(f ) est
continue sur R. De plus, G(f )(x + 2π) = G(f )(x) donc G(f ) ∈ E. La linéarité est claire donc G ∈ L(E).
Z +∞ Z +∞
On a G(f )(x) = ex−u f (u) du = ex e−u f (u) du. Le seond membre est de classe C 1 sur R donc
t=u−x x x
1 +∞ −u
Z
si G(f ) = λf avec λ 6= 0 alors f = 1 G(f ) est de classe C 1 sur R et ∀x, g(x) = e−x f (x) = e f (u) du
λ λ x
donc, en dérivant, ∀x, g 0 (x) = − 1 g(x) ce qui donne ∃ C ∈ R, ∀x, g(x) = e−x/λ donc f (x) = ex(1−1/λ) . La
λ
2π-périodicité donne λ = 1. Réciproquement, G(1) = 1 donc 1 est valeur propre de G et E1 = R.1. Si G(f ) = 0,
Z +∞
alors ∀x, e−u f (u) du = 0 donc, en dérivant, ∀x, f (x) = 0 et donc 0 n’est pas valeur propre de G.
x
Finalement la seule valeur propre de G est 1.
[83]

I) Pour fn (x) = x 
2 , on définit la suite xn n>1 par x1 > 0 et xn+1 = fn (xn ).
1 + nx
Montrer que xn n>1 est monotone et converge vers 0.
Montrer que, pourn > 2, 0 6 xn 6 n 1.
Montrer que nxn n>1 converge.
Donner un équivalent en +∞ de xn .

............................................................................................................
Solution :
On a xn > 0 ⇒ xn+1 donc, par récurrence, ∀n > 1, xn > 0 et donc xn+1 − xn = xn − x = − nx3n < 0.
n
 1 + nx2n 1 + nx2n
2
xn n>1 est décroissante, minorée par 0 donc converge vers ` > 0 et si ` > 0 alors 1 + nxn −−−→ +∞ donc , en
n→∞
passant à la limite dans l’égalité xn+1 = xn , on obtient ` = 0 ce qui est absurde. Donc x −−−→ 0.
2 n
1 + nxn n→∞
2
yn n + yn − (n + 1)yn (1 − yn )(n − yn )
Soit yn = nxn , on a yn > 0 et yn+1 = (n + 1) donc 1 − yn+1 = =
n + yn2 n + yn2 n + yn2
2
(1 − y1 ) 1.
donc yn 6 1 6 n ⇒ yn+1 6 1. Or 1 − y2 = > 0 donc ∀n > 2, 0 < yn 6 1 et donc ∀n > 2, 0 6 xn 6 n
1 + y12
(n + 1)yn yn (1 − yn2 ) 
yn+1 − yn = 2 − yn = 2 > 0 donc yn n>2 est croissante et majorée par 1 donc converge vers
n + yn n + yn
L ∈ [y2 , 1].
Donc yn ∼ L > 0 donc xn ∼ L 1 1
n . D’autre part, xn+1 − xn = nxn = yn ∼ L > 0 donc, par sommation
n−1
P 1  n−1
de l’équivalence pour des séries divergentes, − 1 ∼ P L soit 1 − 1 ∼ L(n − 1) ∼ Ln donc
xk+1 xk xn x1
k=1 k=1
1 1
xn ∼ Ln . On a donc L = L donc L = 1 et xn ∼ n . 1

Autre méthode:
Si ∃ N > 2, yN = 1 alors ∀n  > N, yn = 1. Sinon, ∀n > 2, yn < 1 et l’égalité vue plus haut donne
n − yn
ln(1 − yn+1 ) = ln(1 − yn ) + ln donc
n + yn2

yn2
 
yn 
ln(1 − yn+1 ) − ln(1 − yn ) = ln 1 − − ln 1 +
n L
L2 L + L2
       
L 1 1 1
= ln 1 − + o − ln 1 + +o =− +o
n n n n n n

avec L + L2 > 0 donc
P
(ln(1 − yn+1 ) − ln(1 − yn )) diverge et donc ln(1 − yn ) n>2 diverge. Or si L < 1,

ln(1 − yn ) n>2 converge vers ln(1 − L) donc, par l’absurde, L = 1.
=====================================================================================

II) Soient Xi )16i6n n variables aléatoires discrètes mutuellement indépendantes identiquement distribuées.
i
P
Pour i ∈ [[1, n]], on note Yi = Xk .
k=1
1 ··· 1
 
.. .
. .. .

Expliciter M = Cov(Yi , Yj ) (i,j)∈[[1,n]]2 et l’exprimer en fonction de A = 
0 1
Proposer un encadrement des valeurs propres de M .

............................................................................................................
Solution :
j
i P
P
Par bilinéarité , Cov(Yi , Yj ) = Cov(Xk , Xl ). Or, par indépendance, si k 6= l, Cov(Xk , Xl ) = 0 et si
k=1 l=1
i
P
k = l, Cov(Xk , Xl ) = V(X1 ) donc, si i 6 j, Cov(Yi , Yj ) = V(X1 ) = i V(X1 ). Donc, par symétrie , M =
k=1 " #
Min(i,j)
 n 
   
V(X1 ) Min(i, j) (i,j)∈[[1,n]]2 . Or tAA =
P P
aki akj = 1 = Min(i, j) (i,j)∈[[1,n]]2 .
k=1 (i,j)∈[[1,n]]2 k=1
(i,j)∈[[1,n]]2
t
Donc M = V(X1 ) AA.
kAV k2
Si λ ∈ Sp( tAA) et V vecteur propre associé, on a tAAV = λV donc tV tAAV = λ tV V donc λ = . Déjà,
kV k2
kAV k
ceci donne λ > 0 car det(A) = 1 donc V 6= 0 ⇒ AV = 6 0. D’autre part, λ 6 ||| A ||| 2 où ||| A ||| = Sup .
V 6=0 kV k
kAV k2 kA−1 (AV )k2
De même, λ = ⇒ 1 = 6 ||| A−1 ||| 2 donc λ > 1 .
kA−1 (AV )k2 λ kAV k2 ||| A−1 ||| 2
2
v1
  
n n n n
..  2
X X X X
Si V =  . , kAV k =  v j
 6 (n + 1 − i) vj2 (Cauchy-Schwarz)
vn i=1 j=i i=1 j=i
n n
X X n(n + 1)
6 (n + 1 − i)kV k2 = kV k2 k= kV k2
i=1
2
k=1
n(n + 1)
donc λ 6 2 .
n
Plus simplement, puisque toutes les valeurs propres sont positives, ∀λ ∈ Sp( tAA), λ 6 Tr( tAA) =
P
i =
i=1
n(n + 1)
2 .
0 1 ··· 0
0

 ... ..
.
..
..
.
.. 
. .
n−1
. ..
..

Si N =  .. N donc (In − N )A = In − N n = In donc A−1 = In − N . Donc
P k
.. 0 , on a A =

. ..  k=0
. . 1
.
0 ··· ··· ··· 0
n−1 n
) + vn2 6 4kV k2 donc λ > 14 .
X 2
X
kA−1 V k2 = (vi − vi+1 ) + vn2 6 2(vi2 + vi+1
2

i=1 i=1
On peut donc améliorer le majorant ci-dessus, car
X n(n + 1) (n − 1)
λ = Tr( tAA) − (m(λ) − 1)λ − m(µ)µ 6 − .
µ6=λ
2 4
µ∈Sp( tAA)

h 2 2 i
Posons V(X1 ) = σ 2 . On a donc Sp(M ) ⊂ σ4 , σ4 2n2 + n + 1 .

[84]

I) Soit A ∈ Mn (R) tel que A tAA = A; que dire des endormorphismes canoniquement  associés à tAA et à A tA ?
Soit (a1 , . . . , an ) et (b1 , . . . , bn ) deux vecteurs non nuls, on pose M = ai bj ) (i,j)∈[[1,n]]2 . Déterminer une condition
nécessaire et suffisante pour que M tM M = M . Que représentent alors tM M et M tM ?

............................................................................................................
Solution :
On a tAA tAA = tAA donc tAA est une matrice de projection. De plus, t ( tAA) = tAA donc tAA est une matrice
de projection orthogonale. On a Ker(A) ⊂ Ker( tAA) et si V ∈ Ker( tAA) alors kAV k2 = tV tAAV = tV 0Rn = 0
donc AV = 0Rn et V ∈ Ker(A). Donc tAA est la matrice canoniquement associée à la projection orthogonale sur
⊥ ⊥
(Ker(A)) . De plus, Im( tAA) ⊂ Im( tA) et dim Im( tA) = rg( tA) = rg(A) = n − dim Ker(A) = dim (Ker(A)) =
t ⊥ t
dim Im( AA) donc (Ker(A)) = Im( A).
En appliquant à tA, A tA est la matrice canoniquement associée à la projection orthogonale sur Im(A) (et

(Im(A)) = Ker( tA).
b tb |{z}
On peut écrire M = a tb donc M tM M = a tb |{z} t
aa tb = kak2 kbk2 a tb = kak2 kbk2 M donc, comme M 6= 0,
∈R ∈R
M tM M = M ⇔ kak2 kbk2 = 1.
Im(M ) = R.a et V ∈ Ker(M ) ⇔ 0Rn = a tbV = hb, V i a ⇔ V ∈ {b}⊥ donc tM M est la matrice canoniquement
associée à la projection orthogonale sur R.b et M tM est la matrice canoniquement associée à la projection
orthogonale sur R.a.
=====================================================================================
II) Montrer que si f est une solution non nulle de l’équation différentielle (E) : y 00 − ex y = 0 alors f s’annule
au plus une fois.
Soit ϕ la solution de (E) telle que ϕ(0) = ϕ0 (0) = 1.
Montrer que ∀x ∈ R+ , ϕ(x) > x + 1.
Z +∞
dt
On pose ψ(x) = ϕ(x) 2 ; montrer que ψ est définie sur R+ , qu’elle y est de classe C 2 , solution de
x (ϕ(t))
(E) et bornée.
............................................................................................................
Solution :
Soit f une solution non nulle. Si x0 est une racine. f 0 (x0 ) 6= 0 d’après Cauchy (sinon f vérifie la même condition
que la fonction nulle) donc ∃ α > 0, ∀x ∈]x0 − α,  x0 [∪]x0 , x0 + α[, f (x) 6= 0. Donc sif a plus d’un zéro, on
peut prendre x1 = Min x > x0 | f (x) = 0 car x > x0 | f(x) = 0 = [x0 + α, +∞[∩ x ∈ R | f (x) = 0 est
un fermé comme intersection de deux fermés (ou x1 = Max x > x0 | f (x) = 0 ) et on a f (x) 6= 0 sur ]x0 , x1 [.
Puisque f est continue sur cet intervalle, elle y garde un signe constant. Soit  son signe, on a f 00 = ex f > 0
donc f est convexe donc en dessous de la corde [x0 , x1 ] donc f 6 0 absurde. 
ϕ(0) = 1 donc ∃ α > 0, ∀x ∈]0, α[, ϕ(x) 6= 0. Si ϕ s’annulait sur R+ , comme ci-dessus, x1 = Min x > 0 |
xf (x) = 0 existe et ∀x ∈ [0, x1 ], ϕ(x) > 0. Ainsi ∀x ∈ [0, x1 [, ϕ00 (x) > 0 donc ϕ est convexe donc au dessus de
sa tangente en 0 qui a pour équation y = 1+x. Notamment, on aurait ϕ(x1 ) = 0/ge1+x1 > 1 ce qui est absurde.
Donc ϕ ne s’annule pas sur R+ et ∀x ∈ R+ , ϕ00 (x) > 0 donc ϕ est convexe sur R+ donc ∀x ∈ R+ , ϕ(x) > x + 1.
On a donc t 7→ 1 1 1 1 1 donc
2 continue sur R+ et ∀t ∈ R+ , 0 < 2 6 2 avec 2 ∼ 2
(ϕ(t)) (ϕ(t)) (1 + t) (1 + t) +∞ t
t 7→ 1
2 est intégra ble sur R+ et donc ψ est définie sur R+ .
(ϕ(t))
Z +∞
2 1 2 dt
Comme ϕ est de classe C sur R+ et ne s’annule pas 2 est de classe C sur R+ donc x 7→ 2 est
ϕ x (ϕ(t))
de classe C 3 sur R+ et donc ψ est de classe C 2 sur R+ .
Z +∞
0 0 dt 1 00 00
R +∞ dt ϕ0 (x) ϕ0 (x)
∀x ∈ R+ , ψ (x) = ϕ (x) 2 − ϕ(x) , ψ (x) = ϕ (x) x 2 − 2 + 2 donc ∀x ∈
x (ϕ(t)) (ϕ(t)) (ϕ(x)) (ϕ(x))
00 x
R+ , ψ (x) = e ψ(x) donc ψ est solution de (E) sur R+ .
ϕ est convexe sur R+ donc ϕ0 est croissante sur R+ et donc ∀t ∈ R+ , ϕ0 (t) > 1 > 0. Or ϕ00 (t)ϕ0 (t) =
2 2 2 2
(ϕ0 (x)) − (ϕ0 (0)) (ϕ(x)) − (ϕ(0))
et ϕ(t)ϕ0 (t) > ϕ(t)ϕ0 (t) donc, en intégrant entre 0 et x > 0, ∀x ∈ R+ , 2 > 2
| {z }
>0
2 2
donc ∀x ∈ R+ , (ϕ0 (x)) > (ϕ(x)) et donc, puisque tout est positif, ∀x ∈ R+ , ϕ0 (x) > ϕ(x). Ainsi
Z +∞ Z +∞ 0 !
dt ϕ (t) 1 1 1 1
ψ(x) = ϕ(x) 2 6 ϕ(x) 3 dt = ϕ(x) 2 − t→+∞
lim 2 =
2ϕ(x)
6
2
x (ϕ(t)) x (ϕ(t)) 2 (ϕ(x)) 2 (ϕ(t))
car 0 6 1 1
2 6 2 et ϕ croissante sur R+ .
2 (ϕ(t)) 2 (t + 1)

[85]
I) Deux variables aléatoires discrètes indépendantes X et Y suivent une même loi géométrique de paramètre
p ∈ ]0, 1[. Déterminer les lois de U et V définies par U = Max(X, Y ) et V = Min(X, Y ). Calculer E(U ) et
E(V ).
............................................................................................................
Solution :
Posons q = 1 − p. Cherchons tout d’abord la loi conjointe: (U, V )(Ω) = (m, n) ∈ (N∗ )2 | m > n .


Si m = n, P ((U = n) ∩ (V = n)) = P ((X = n) ∩ (Y = n)) = P (X = n)P (Y = n) = p2 q 2n−2 .


Si m > n, P ((U = m) ∩ (V = n)) = P ([(X = m) ∩ (Y = n)] ∪ [(X = n) ∩ (Y = m)])
= P ((X = m) ∩ (Y = n)) + P ((X = n) ∩ (Y = m))
2 n+m−2
( 2 2n−2= P (X = m)P (Y = n) + P (X = n)P (Y = m) = 2p q .
p q si m = n
P ((U = m) ∩ (V = n)) = 2p2 q n+m−2 si m > n
0 sinon
+∞
X Xm
∗ ∗
U (Ω) = N et ∀m ∈ N , P (U = m) = P ((U = m) ∩ (V = n)) = P ((U = m) ∩ (V = n))
n=1 n=1
m−1
X
= P ((U = m) ∩ (V = m)) + P ((U = m) ∩ (V = n))
n=1
m−1
X m−1
X
= p2 q 2m−2 + 2p2 q n+m−2 = p2 q 2m−2 + 2p2 q m−1 q n−1
n=1 n=1
2 2m−2 2 m−1 1− q m−1
= p2 q 2m−2 + 2pq m−1 1 − q m−1

=p q + 2p q
1−q
m−1
= (p2 − 2p)q 2m−2 + 2pq m−1 = 2pq m−1 − (1 − q 2 ) q 2
On a donc P (U = m) = 2P (X = m) − P (W = m) où W ,→ G(1 − q 2 ). Donc U suit la même loi que 2X − W
et donc E(U ) = 2E(X) − E(W ) = p2 − 1 = 1 + 2q car p = 1 − q.
1 − q2 1 − q2
+∞
X +∞
X
V (Ω) = N∗ et ∀n ∈ N∗ , P (V = n) = P ((U = m) ∩ (V = n)) = P ((U = m) ∩ (V = n))
m=1 m=n
+∞
X
= P ((U = n) ∩ (V = n)) + P ((U = m) ∩ (V = n))
m=n+1
+∞
X +∞
X
= p2 q 2n−2 + 2p2 q n+m−2 = p2 q 2n−2 + 2p2 q n−2 qm
m=n+1 m=n+1
q n+1
= p2 q 2n−2 + 2p2 q n−2 = p2 q 2n−2 + 2pq 2n−1
1−q
m−1
= (p2 + 2pq)q 2n−2 = (2p − p2 )q 2n−2 = (1 − q 2 ) q 2
donc V ,→ G(1 − q 2 ) et donc E(V ) = 1 2 .
1−q
1 + 2q 1(1 + q)
Remarque: On a U + V = X + Y donc E(U ) + E(V ) = 2E(X) : + 1 2 = 2 = 2.
= 1− q p
1 − q2 1−q 1 − q2
=====================================================================================
II) Montrer que si f , dérivable d’un ouvert U de R dans R, admet un extremum local en x0 , alors f 0 (x0 ) = 0.
Donner un théorème équivalent lorsque U est un ouvert de R2 et le démontrer.
iz −iz
Trouver les extrema de f (x, y) = sin(x + iy) sur Ω = (x, y) ∈ R2 | x2 + y 2 6 1 avec sin z = e −2ie .
2 

............................................................................................................
Solution :
Cours.
Cours: si f , de R2 dans R, différentiable sur U , ouvert de R2 , admet un extremum local en (x0 , y0 ), alors
∂f ∂f
∇f (x0 , y0 ) = 0 soit (x , y ) = (x , y ) = 0.
∂x 0 0 ∂y 0 0
1 ix−y 1  −y
− e−ix+y = cos x + i sin x − ey cos x − i sin x
   
sin(x + iy) = e e
2i 2i
1
= [−2sh y cos x + 2ich y sin x] = ch y sin x + i sh y cos x
2i 2 2
donc f (x, y) = ch y sin x + sh y cos x = sh2 y + 1 sin2 x + sh2 y cos2 x = sin2 x + sh2 y.


Ω est une boule fermée donc un fermé borné en dimension finie et f est continue sur R2 donc, selon le théorème
des bornes atteintes, f admet des extrema sur Ω.
◦ 
Sur Ω = (x, y) ∈ R2 | x2 + y 2 < 1 , on cherche les points critiques:
 
2 sin x cos x = 0 x=0 car x ∈] − 1, 1[⊂] − π/2, π/2[
∇f (x, y) = 0 ⇐⇒ ⇐⇒
2 sh y ch y = 0 y=0

et ∀(x, y) ∈ Ω, f (x, y) > 0 = f (0, 0). Donc (0,


 0) est minimum global.
Sur Fr(Ω) = (x, y) ∈ R2 | x2 + y 2 = 1 = (cos t, sin t) | t ∈ R : posons ϕ(t) = f (cos t, sin t) = sin2 (cos t) +
sh2 (sin t). ϕ est π périodique et paire donc il suffit de l’étudier sur [0, π/2]. ϕ0 (t) = − sin(2 cos t) sin t +
sin(2 cos t) sh (2 sin t)
sh (2 sin t) cos t. On a ϕ0 (0) = ϕ0 (π/2) = 0 et pour t ∈]0, π/2[, ϕ0 (t) = 0 ⇔ 2 cos t = 2 sin t . Or
∀u 6= 0, u sin u sh v 0 0
< 1 et ∀v 6= 0, v > 1 donc ϕ ne s’annule pas sur ]0, π/2[. Comme ϕ (t) ∼+ sin t, ϕ est
0
2 2
croissante
 sur [0, π/2] avec ϕ(0) = sin (1) et ϕ(π/2) = sh (1).
 Min f (x, y) = 0 atteint en (0, 0)
(x,y)∈Ω
Ainsi
 Max f (x, y) = sh2 (1) atteint en (0, 1) et (0, −1)
(x,y)∈Ω

[86]
Z π
π cos(nt)
I) On donne 0 < α < 2 et on pose, pour n ∈ N, un = dt.
0 1 − sin α cos t

Trouver an n∈N telle que ∀t : inR, 1 − sin1α cos t =
 P
an cos(nt) et calculer un .
n=0

............................................................................................................
Solution :
1 1 2z
Posons z = eit , = =
1 − sin α cos t sin α
1 − 2 (z + 1/z) 2z − sin α(z 2 + 1)
Le dénominateur a pour discriminant réduit ∆0 = 1 − sin2 α = cos2 α donc pour racines Z1 = −1−−sin cos α =
α
2 cos2 (α/2) −1 + cos α 2 sin2 (α/2)
= cotan(α/2) et Z2 = − sin α = = tan(α/2).
2 cos(α/2) sin(α/2) 2 cos(α/2) sin(α/2)
1 2z
Donc =
1 − sin α cos t sin α (z − tan(α/2)) (z − cotan(α/2))
tan(α/2) cotan(α/2)
= −
cos α (z − tan(α/2)) cos α (z − cotan(α/2))
tan(α/2) z 1
= + avec |tan(α/2) z| = |tan(α/2) z| < 1
cos α (1 − tan(α/2) z) cos α (1 − tan(α/2) z)
∞ ∞
tan(α/2) z X p 1 X p
= (tan(α/2)) z p + (tan(α/2)) z p
cos α p=0 cos α p=0
"∞ ∞
#
1 X p p
X p p
= (tan(α/2)) z + (tan(α/2)) z
cos α p=1 p=0

" #
1 X p
= 1+2 (tan(α/2)) cos(px)
cos α p=1
" #
∞ ∞
cos(nt) 1 P p P
Donc ∀t ∈ [0, π] , 1 − sin α cos t = cos α cos(nt) + 2 (tan(α/2)) cos(pt) cos(nt) = fp (t).
p=1 p=0

Cette série converge normalement sur [0, π] car ∀p ∈ N , ∗


fp 2 (tan(α/2))p avec 0 < tan(α/2) < 1 et
= cos
∞ α
les fp sont continues donc

∞ Z ∞
"Z #
π π Z π
X 1 X p
un = fp (t) dt = cos(nt) dt + (tan(α/2)) 2 cos(pt) cos(nt) dt
p=0 0 cos α 0 p=1 0

(π si n = 0
Z π  π
sin(nt)
 
Or cos(nt) dt =
n si n 6= 0 et 2 cos(pt) cos(nt) = cos (p + n)t + cos (p − n)t donc, selon
=0
0
Z π 0 
π si p = n
ce qui précède, 2 cos(pt) cos(nt) dt = .
0 0 si p 6= n
n
(tan(α/2))
Finalement, ∀n ∈ N, un = cos α .
====================================( =========================) ========================
Xn
2
II) Pour n ∈ N∗ , montrer que le minimum de (in − P (i)) P ∈ Rn−1 [X] existe et le calculer.
i=0

............................................................................................................
Solution : 
Munissons Rn [X] de la base B = L0 , L1 . . . , Ln des polynômes de Lagrange associés à (0, 1, . . . , n) et du
n 2
2
(in − P (i)) = X n − P
P
produit scalaire rendant cette base orthonormée. Ainsi et le minimum cherché
i=0
 2
est d(X n , Rn−1 [X]) qui existe bien.
n n YX −i n
QP (i)
X X
donc le coefficient de X n est
P
Pour tout P ∈ Rn [X], P = P (i)Li = P (i) =
i − j i=0 (i − j)
i=0 i=0 j6=i j6=i
n
Pn
(−1)n−i X (−1)n−i
P (i) et donc P ∈ Rn−1 [X] ⇐⇒ P (i) = 0. Ceci montre que
i=0 i! (n − i)! i! (n − i)!
i=0

" n #

X (−1)n−i
(Rn−1 [X]) = Vect Li = Vect(B).
i=0
i! (n − i)!

 2  2
 n
2 n 2 B | Xn B | Xn
On a alors d(X , Rn−1 [X]) = P(Rn−1 [X])⊥ (X ) = B = .
kBk2 kBk2
n 2 n
(−1)n−i
      
X 1 X n n 1 2n (2n)!
Or kBk2 = = 2 = 2 = car les deux sont le coefficient
i=0
i! (n − i)! (n!) i=0
i n − i (n!) n (n!)4
de xn dans le développement de (1 + x)2n = (1 + x)n (1 + x)n .
n
X n (−1)n−i n n
i est le coefficient de X n dans l’écriture X n = in Li
P
D’autre part, selon ci-dessus, B | X
i=0
i! (n − i)! i=0
donc vaut 1.
 2 (n!)4
Donc d(X n , Rn−1 [X]) = .
(2n)!

[87]
x
et
Z
I) Étudier F (x) = dt.
0 x+t
Montrer que F est développable en série entière sur R en précisant le développement.

............................................................................................................
Solution :
1
exu
Z
F (0) n’est pas définie. Pour x 6= 0, le changement de variable t = xu donne F (x) = du = G(x) et
0 1+u
xu
∀x, u 7→ 1e+ u est continue sur [0, 1] donc G est définie pour tout x ∈ R.
xu
De plus, ∀u ∈ [0, 1], x 7→ 1e+ u est continue sur R et

exu exu
∀u ∈ [0, 1], ∀x ∈] − ∞, a], = 6 eau et u 7→ eau intégrable sur [0, 1]
1+u 1+u

donc G est continue sur ] − ∞, a] pour tout a donc G est continue sur R. Ainsi F se prolonge par continuité en
 1
0 par G(0) = ln(1 + u) 0 = ln(2).
xu
∀u ∈ [0, 1], x 7→ 1e+ u est croissante sur R donc F est croissante sur R.
xu
La condition de domination ci-dessus et ∀u ∈ [0, 1], lim 1e+ u = 0 donne lim F (x) = 0.
x→−∞ x→−∞
Z 1 xu  xu 1 x
e e e − 1
∀x ∈ R∗ , F (x) > du = = −−−→ +∞.
0 2 2x 0 2x x→+∞

∞ ∞ n
xu
On a ∀x ∈ R, ∀u ∈ [0, 1], 1e+ u =
P un xn = P f (u) avec f − n continue sur [0, 1] et f [0,1] 6 |x|
1 + u n n ∞
n=0
n! n=0
n!
∞ Z 1
un
 n
X x
donc la série converge normalement sur le segment [0, 1] et donc ∀x ∈ R, F (x) = du .
n=0 0 1+u n!
Z 1 n Z 1 n Z 1 Z 1 n−1 !
u u − (−1)n n du X
n−1−k k
1
du + (−1)n ln(1 + u) 0

Or du = du + (−1) = (−1) u
0 1+u 0 u − (−1) 0 1+u 0 k=0
"n−1 #1 n−1
k+1
X u X (−1)n−1−k
= (−1)n−1−k + (−1)n ln(2) = + (−1)n ln(2)
k+1 k+1
k=0 0 k=0
n k+1 ∞
X (−1) X  xn
Donc, en posant Sn = (S0 = 0), ∀x ∈ R, F (x) = (−1)n ln(2) − Sn .
k n=0
n!
k=1
=====================================================================================
II) Trouver une condition nécessaire et suffisante pour que la matrice carrée réelle M , de taille 2n, antidiagonale
et d’éléments antidiagonaux a1 , a2 , . . . , a2n soit diagonalisable.
............................................................................................................
Solution :  
Si M est la matrice de f dans e1 , e2 , . . . , e2n alors la matrice de f dans e1 , e2n , e2 , e2n−1 , . . . , en , en+1 est
   
0 a2n 0 an+1
M 0 = Diag ,..., = Diag [B1 , . . . , Bn ] .
a1 0 an 0

M est diagonalisable si et seulement si f 0 l’est. Or si f est diagonalisable tout endomorphisme induit l’est aussi
donc chaque bloc Bi l’est . Réciproquement, si B1 , . . . , Bn sont diagonalisables, alors un calcul par blocs montre
M 0 , doncM , diagonalisable.

0 b
Or B = a pour polynôme caractéristique χB = X 2 − ab donc B est diagonalisable dans M2 (R) si et
a 0 
seulement si ab > 0 ou a = b = 0 . 

M est diagonalisable si et seulement si ∀i ∈ [[1, n]], ai a2n+1−i > 0 ou ai = a2n+1−i = 0 .

[88]

I) Dans E = R[X], on pose r ∀P ∈ E, φ(P )(X) = (X 2 − l)P 00 (X) + (2X + l)P 0 (X).
Z 1
 1−t
Montrer que P | Q = P (t)Q(t) dt munit E d’un produit scalaire.
−1 1+t
Montrer que φ est symétrique pour ce produit scalaire.
Montrer que φ est diagonalisable dans En = Rn [X] et qu’on peut former une base de vecteurs propres (Pn )
telle que ∀k ∈ N, deg(Pk ) = k.
Montrer que Pn n∈N forme une base orthogonale de E.

............................................................................................................
Solution :  
q q q
1 − t 1 − t
t 7→ 1 + t P (t)Q(t) est continue sur ] − 1, 1] et 1 + t P (t)Q(t) = O √ 1 donc t 7→ 11 + − t P (t)Q(t)
(−1)+ 1+t t

est intégrable sur ] − 1, 1]. Symétrie, bilinéarité et positivité sont faciles. Enfin, si P | P = 0, par continuité
q q
et positivité de t 7→ 1 − t P 2 (t), on a ∀t ∈] − 1, 1], 1 − t P 2 (t) = 0 donc ∀t ∈] − 1, 1[, P (t) = 0 et P a donc
1+t 1+t
une infinité deZracines donc P = 0.
1 Z 1
(1 − t)1/2 (1 + t)−1/2 (2t + 1)Q(t)P 0 (t) dt − (1 − t)3/2 (1 + t)1/2 Q(t)P 00 (t) dt

φ(P ) | Q =
Z−1
1 h
−1
i1
−1/2
= 1/2
(1 − t) (1 + t) (2t + 1)Q(t)P (t) dt − (1 − t)3/2 (1 + t)1/2 Q(t)P 0 (t)
0
−1  −1
Z 1 
3 1 −1/2
+ 1/2 1/2
− (1 − t) (1 + t) Q(t) + (1 − t) (1 + t) 3/2
Q(t) + (1 − t) (1 + t) Q (t) P 0 (t) dt
3/2 1/2 0
−1 2 2
Z 1  
3 1
= (1 − t)1/2 (1 + t)−1/2 2t + 1 − (1 + t) + (1 − t) Q(t)P 0 (t) dt
−1 2 2
Z 1 Z 1
(1 − t)3/2 (1 + t)1/2 Q0 (t)P 0 (t) dt = (1 − t)3/2 (1 + t)1/2 Q0 (t)P 0 (t) dt = P | φ(Q)

+
−1 −1
φ(X k ) = (X 2 − 1)k(k − 1)X k−2 + (2X + l)kX k−1 = k(k + 1)X k + kX k−1 − k(k − 1)X k−2 donc En est stable par
φ et la matrice de φEn dans la base canonique de En est trianglaire supérieure avec comme termes diagonaux
k(k + 1) pour k ∈ [[0, n]]. Donc φEn admet n + 1 valeurs propres simples donc φEn est diagonalisable.
Par récurrence: pour n = 0, P0 = 1 est vecteur propre pour 0. Si le résultat est vrai jusqu’à n − 1, φEn
admet n(n + 1) comme valeur propre donc il existe Pn ∈ En vecteur propre associé. Mais si deg(Pn ) < n alors
Pn ∈ En−1 mais φEn−1 n’admet pas n(n + 1) comme valeur propre donc deg(Pn ) = n.
Pn n∈N est une famille étagé en degré donc une base de E et deux vecteurs propres associés à des valeurs
propres distinctes de φ symétrique sont orthogonaux.
=================================================================================== ==
2
II) Déterminer l’ensemble des fonctions continues de I, intervalle de R, dans R telles que ∀(a, b) ∈ I , f a + b ∈
2
{f (a), f (b)}.

............................................................................................................
Solution :
Les fonctions
 constantes conviennent. Supposons f non constante: ∃ (a, b) ∈ I 2 , a < b et f (a) 6= f (b). Soit
Ia = x ∈ I | f (x) = f (a) . Puisque f est continue Ia est un fermé qui contient a. De plus si x1 < x2
sont dans Ia alors f x1 + x2 ∈ {f (x ), f (x )} = {f (a)} donc x1 + x2 ∈ I . Par récurrence facile, on a
 
2 1 2 2 a
 
n k k
∀k ∈ [[0, 2 ]], 2n x1 + 1 − 2n x2 ∈ Ia . Or pour tout t ∈ [0, 1], par développement dyadique, il existe (kn )n∈N
telle que ∀n ∈ N, kn ∈ [[0, 2n ]] et 2kn −−−→ t. Ainsi Ia 3 k kn
 
n
n x1 + 1 − n x2 −−−→ tx1 + (1 − t) x2 et, puisque
n→∞ 2 2 n→∞
Ia est fermé, ∀t ∈ [0, 1], tx1 + (1 − t) x2 ∈ Ia . Ainsi Ia est un convexe de R donc un intervalle fermé. Comme
/ Ia , il est de la forme ] − ∞, a0 ] ou [a00 , a0 ]. De même, Ib = x ∈ I | f (x) = f (b) est de la forme [b0 , +∞[

b∈
ou [b0 , b00 ] . Si a0 > b0 alors Ia ∩ Ib 6= ∅ ce qui est absurde. Si a0 < b0 , l’hypothèse appliquée en (a0 , b0 ) donne
a0 + b0 ∈ I ∪ I ce qui est absurde car a0 < a0 + b0 < b0 . Donc f est constante.
2 a b 2

[89]

I) Est-il possible de truquer deux dés pour que la somme des chiffres obtenus suive une loi uniforme sur
{2, . . . , 12} ?

............................................................................................................
Solution :
On suppose que les deux dés sont indépendants. Soit pk la probabilité que le premier dé tombe sur la face
numérotée k et qk la probabilité que le deuxième dé tombe sur la face k.
P
Notons S la somme des deux dés: P (S = n) = pi qj .
i+j=n
 6  6 !
12
n i
qj X j .
P P P
Donc P (S = n) X = pi X
n=2 i=1 j=1
Si les différentes sommes sont équiprobables, ceci donne

12 5
! 5 
1 X n X 2 X 11 − 1 X X
X = = X2 pi+1 X i  qj+1 X j 
11 n=2 11 X − 1 i=0 j=0

ce qui est impossible car le second membre admet au moins deux racines réelles non nulles alors que le premier
n’en a pas.
=====================================================================================
Z 1 −x2 (1+t2 )
e
II) Montrer que F (x) = 2 dt est dérivable sur R∗+ et calculer F 0 .
0 1 + t
Z +∞
2
En déduire la valeur de et dt.
0

............................................................................................................
Solution :
2 2
e−x (1+t )
Posons f (x, t) = . On a :
1 + t2
i) ∀x ∈ R, t 7→ f (x, t) est intégrable sur [0, 1] car continue sur ce segment ;
∂f 2 2 2
ii) ∀(x, t) ∈ R × [0, 1], (x, t) = − − 2xe−x e−x t existe;
∂x
∂f
iii) ∀x ∈ R, t 7→ (x, t) est continue (par morceaux) sur [0, 1];
∂x
∂f
iv) ∀t ∈ [0, 1], x 7→ (x, t) est continue sur ]1, +∞[;
∂x
∂f
v) ∀[−a, a] ⊂ R, ∀x ∈ [−a, a], ∀t ∈ [0, 1], (x, t) 6 2a intégrable sur [0, 1];
∂x
1
donc F est de classe C sur R avec
Z 1 Z x
2 2 2 2 2
F 0 (x) = −2xe−x e−x t dt = −2e−x e−u du
0 0
Z x
2
Soit G(x) = e−t dt. On a donc ∀x ∈ R, F 0 (x) = −2G0 (x)G(x) donc il existe une constante C telle que
02
F (x) + G(x) = C. Or F (0) = π π
4 , G(0) = 0 donc C = 4 .
On a :
i) ∀x ∈ R, t 7→ f (x, t) est continuen(par morceaux) sur [0, 1] ;
0 si t 6= 0
ii) ∀t ∈ [0, 1], f (x, t) −−−→ g(t) = ;
x→+∞ 1 si t = 0
iii) g est continue (par morceaux) sur [0, 1];
∂f
iv) ∀t ∈ [0, π], x 7→ (x, t) est continue sur ]1, +∞[;
∂x
v) ∀x ∈ R, ∀t ∈ [0, 1], |f (x, t)| 6 1 intégrable sur [0, 1];
R +∞ 2 2
donc, par convergence dominée, lim F (x) = 0. Or 0 e−t dt = lim G(x) existe positive car t 7→ e−t est
x→+∞ x→+∞
Z +∞ √
−t2 2 t2 π
continue sur R et e = o(1/t ) en +∞. Donc e dt = .
0 2

[90]

I) On donne un espace vectoriel de dimension n, E sur K = R ou C.


Soit u ∈ L(E) et p sous-espaces vectoriels F1 , . . . , Fp supplémentaires dans E, stables par u.
On note ui l’endomorphisme induit par u sur Fi . Montrer que u est diagonalisable si et seulement si les ui sont
diagonalisables.  
Soit B = b1 , . . . , bn une base de E, a1 , . . . , an ∈ Kn et u ∈ L(E) définie par ∀i ∈ [[1, n]], u(bi ) = ai bn+1−i .
Déterminer des sous-espaces vectoriels supplémentaires, stables par u et de dimension 1 ou 2 ( on pourra
distinguer selon la parité de n).
Donner une condition nécessaire et suffisante pour que u soit diagonalisable, selon le corps choisi.

............................................................................................................
Solution :
Si u est diagonalisable tout endomorphisme induit l’est aussi donc chaque ui l’est . Réciproquement, si u1 , . . . , up
sont diagonalisables, en prenant dans chaque Fi une base de diagonalisation de ui , on obtient, par concaténation,
une base de diagonalisation de u qui est donc diagonalisable.
Si n = 2p, la matrice de u dans b1 , b2p , b2 , b2p−1 , . . . , bp , bp+1 est
   
0 a2p 0 ap+1
M = Diag ,..., = Diag [B1 , . . . , Bp ]
a1 0 ap 0

donc on peut prendre Fi = Vect bi , b2p+1−i pour i ∈ [[1, p]]. 
Si n = 2p + 1, la matrice de u dans b1 , b2p+1 , b2 , b2p , . . . , bp−1 , bp+1 , bp est
    
0 a2p+1 0 ap+1
M = Diag ,..., , ap = Diag [B1 , . . . , Bp , Bp+1 ]
a1 0 ap−1 0
 
donc on peut prendre Fi = Vect bi , b2p+2−i pour i ∈ [[1, p]] et Fp+1 = Vect bp .
u est diagonalisable
  si et seulement si chaque bloc Bi l’est .
0 b
Or B = a pour polynôme caractéristique χB = X 2 − ab donc B est diagonalisable dans M2 (R) si et
a 0  
seulement si ab > 0 ou a = b = 0 et dans M2 (C) si et seulement si ab 6= 0 ou a = b = 0 et l’eventuel bloc
de taille 1 est toujours diagonalisable.
Donc: 
• Si K = C et n = 2p: u est diagonalisable si et seulement si ∀i ∈ [[1, p]], ai a2p+1−i 6= 0 ou ai =

a2p+1−i = 0

• Si K = C et n = 2p + 1: u est diagonalisable si et seulement si ∀i ∈ [[1, p]], ai a2p+2−i 6= 0 ou

ai = a2p+2−i = 0

• Si K = R et n = 2p: u est diagonalisable si et seulement si ∀i ∈ [[1, p]], ai a2p+1−i > 0 ou ai =

a2p+1−i = 0

• Si K = R et n = 2p + 1: u est diagonalisable si et seulement si ∀i ∈ [[1, p]], ai a2p+2−i > 0 ou

ai = a2p+2−i = 0
=====================================================================================
II) Pour a > 0 et n ∈ N∗ , on pose un = n! .
(a + 1) · · · (a + n)

un xn et en déterminer une expression là où elle est définie.
P
Étudier f (x) =
n=1

............................................................................................................
Solution :
un+1 n + 1 −−−→ 1 donc le rayon de convergence est R = 1.
∀n ∈ N∗ , un > 0 et u = n+
n  1 + a n→∞
un+1
      
ln u = ln 1 + 1 − ln 1 + 1 + a = − a + O 1 − a + v donc
n n n n n2 n n

n−1   n−1 n−1


X uk+1 X 1 X
ln (un ) − ln (u1 ) = ln = −a + vk = −a ln(n) + C + o(1)
uk k
k=1 k=1 k=1

n−1
car
P
vk converge et que
P 1 = ln(n) + γ + o(1). Ainsi u = exp(C + o(1)) ∼ exp(C) . Donc P u converge
k=1
k n na ∞ na n

si et seulement si a > 1.
un+1
Selon ci-dessus, un −−−→ 0 et ∀n ∈ N∗ , u un (−1)n vérifie le critère des séries alternées donc
P
n
< 1 donc
n→∞
converge. 
[−1, 1] si a > 1
Ainsi Df =
[−1, 1[ si 0 < a 6 1.
On a ∀n ∈ N∗ , (n + 1 + a)un+1 = (n + 1)un donc

X ∞
X ∞
X ∞
X
n+1 n+1 n+1
∀x ∈] − 1, 1[, (n + 1)un+1 x +a un+1 x = nun x + un xn+1
n=1 n=1 n=1 n=1

  1 , on obtient
soit x f 0 (x) − u1 + a f (x) − u1 x = x2 f 0 (x) + xf (x). Comme u1 = a + 1

∀x ∈] − 1, 1[, x(1 − x)f 0 (x) + (a − x)f (x) = x.

L’équation homogène a pour solutions sur ] − ∞, 0[ et ]0, 1[:


Z  Z   
x−a a 1−a
y(x) = Ck exp dx = Ck exp − + dx = Ck |x|−a (1 − x)a−1
x(1 − x) x 1−x

puis la méthode de variation de la constante donne sur ] − 1, 0[ et ]0, 1[:


 x  a 
|t|
Z
f (x) = Ck + dt |x|−a (1 − x)a−1
0 1−t
a Z x a

|t| a |t|
car l’intégrande ci-dessus est bien intégrable sur [x, 0] ou [0, x]. De plus, 1 − t ∼ t donc dt ∼ +
Z x t→0+ 0 1−t x→0
a+1
x
ta dt = ce qui donne C2 = 0 pour avoir f (0+ ) = 0. De même, C1 = 0 et donc ∀x ∈] − 1, 1[, f (x) =
0 a + 1Z  a
x
|t|
|x|−a (1 − x)a−1 dt.
0 1−t
Classiquement f est continue en −1 et, si a > 1, en 1 (dans ce dernier cas, on a convergence normale sur [−1, 1].
L’expression intégrale est continue en −1. En 1, si a > 1, l’intégrale diverge donc
x  a x
|t|
Z Z
1
|x|−a (1 − x)a−1 dt ∼ − (1 − x)a−1 (1 − t)−a dt ∼
0 1−t x→1 0 x→1− a−1

1 .
donc l’expression n’est plus valable mais on obtient f (1) = a − 1

[91]

n 2n −1 ∞
I) On note fn (x) = 2 x 2n pour n ∈ N et x ∈ R Domaine de définition de f (x) =
P
fn (x); calculer f (x) sur
1+x n=0
ce domaine.

............................................................................................................
Solution :
n
fn est définie sur R et impaire pour n > 1. Pour x > 1, fn (x) ∼ 2x donc
P
fn (x) diverge. Pour x = 1,
∞  
fn (x) diverge. Pour 0 6 x < 1, fn (x) ∼ 2n x2 −1 = o 12 donc
n
fn (1) = 2n−1 donc
P P
fn (x) converge. Donc
∞ n
Df =] − 1, 1[.
n
Soit gn (x) = ln 1 + x2 : g0 est de 1 1
 classePC sur ] − 1, +∞[ et, pour n > 1, gn est de classe C sur R, pour
x ∈] − 1, 1[, gn (x) ∼ x2 = o 12 donc
n
gn converge simplement sur ] − 1, 1[, gn0 = fn et pour 0 < a < 1,
∞   n
[−a,a]
6 2n a2 −1 = o 12 donc
n P 0
fn ∞ gn converge normalement sur [−a, a]. Le théorème de dérivation terme
n
∞ n
à terme donne donc ∀x ∈] − 1, 1[, f (x) = g 0 (x) avec g(x) = ln 1 + x2 .
P
n=0
2n+1
 
2n
Or ∀x ∈] − 1, 1[, 1 + x = 1 − x donc g (x) = ln 1 − x 2n+1 n n
− ln 1 − x2 avec ln 1 − x2 −−−→. Donc
2n n
1−x n→∞
g(x) = 0 − ln (1 − x) et donc f (x) = 1 − 1 .
x
=====================================================================================
II) Soit f endomorphisme de E, un K-espace vectoriel de dimension supérieure ou égale à 1, de polynôme
minimal π; donner une condition nécessaire et suffisante sur π pour que K[f ] soit un corps.

............................................................................................................
Solution :  
Montrons K[f ] corps ⇐⇒ π polynôme premier de K[X] .
(⇒) Supposons que K[f ] soit un corps. Si π n’est pas irréductible, il existe A, B tels que π = AB et deg(A) <
deg(π), deg(B) < deg(π) et alors π(f ) = 0 = A(f )B(f ) donc (K[f ] corps) A(f ) = 0 ou B(f ) = 0 soit π | A ou
π | B ce qui est exclu. Donc π est irréductible et unitaire donc premier.
⇐) Supposons π premier. Soit P (f ) ∈ K[f ] \ {0}, P (f ) 6= 0 ⇒ π ne divise pas P donc, puisque π premier,
2
π ∧ P = 1 donc ∃ (A, B) ∈ K[X] , Aπ + BP = 1 donc A(f ) × 0 + B(f )P (f ) = IdE et donc P (f ) est inversible
d’inverse B(f ) ∈ K[f ]. Donc K[f ] est un corps puisque c’est toujours un anneau commutatif.

[92]
Z π/4
I) Donner une relation de récurrence simple vérifiée par la suite de terme général In = tann t dt.
0
Donner un équivalent de In en +∞.

In xn ?
P
Quel est le rayon de convergence de S(x) =
n=0
Exprimer I2n et I2n+1 en fonction d’un reste d’une série convergente puis exprimer S(x).

............................................................................................................
Solution :
Z π/4
1
In+2 + In = tann t(1 + tan2 t) dt = .
0 n+1
In ↓ donc ∀n > 2, 1 6 In 6 1 donc In ∼ 2n 1 .
2(n + 1) 2(n − 1)
Donc R = 1.
Selon l’équivalent ci-dessus, In −−−→ 0.
n→∞

1 (−1)n (−1)k
I2n+2 +I2n = 2n + 1 donc (−1) I2n −(−1)n+1 I2n+2 = 2n + 1 donc, par télescopage, (−1)n I2n −0 =
n
P
k=n
2k + 1
∞ k ∞ k
(−1) (−1)
donc I2n = (−1)n =π
P P
. En particulier, I0 = 4
k=n
2k + 1 k=0
2k + 1

1 (−1)n (−1)k
donc (−1)n I2n+2 − (−1)n+1 I2n+3 = donc (−1)n I2n+1 − 0 =
P
I2n+3 + I2n+1 =
2(n + 1) 2(n + 1) k=n 2(k + 1)
∞ ∞
(−1)n P (−1)k (−1) k−1
ln(2)
. En particulier, I1 = 12
P
donc I2n+1 = 2 = 2 .
k=n
k+1 k=1
k
∞ ∞  
∀x ∈] − 1, 1[, S(x) =
P
In xn = I0 + I1 x +
P 1 −I xn
n−1 n−2
n=0 n=2

ln(2) xn − x2 S(x)

P
4 + 2 x + x n
 n=1
π ln(2) x .

donc ∀x ∈] − 1, 1[, S(x) = 1
2 −x ln(1 − x) + 4 + 2
1+x
=====================================================================================
II Montrer que si u est un endomorphisme de E de dimension finie, vérifiant u3 = 0, alors rg u + rg u2 6 dim E
puis que 2 rg u2 6 rg u.

............................................................................................................
Solution :
u3 = 0 ⇒ Im u2 ⊂ Ker u.
On applique le théorème du rang à g = u Im u
: rg(u) = rg(u2 ) + dim(Ker u ∩ Im u) et Im u2 ⊂ Ker u ∩ Im u

[93]

I) Une variable aléatoire X, à valeurs dans N, a pour fonction génératrice GX de rayon de convergence RX > 0.
Justifier que GX est définie en −1 et 1. En déduire RX > 1.
Montrer que pour (a, b) ∈ N2 , la fonction génératrice de aX + b est définie sur [−1, 1] et l’exprimer en fonction
de GX .
 G (1) + GX (−1)  G (1) + GX (−1)
Montrer que P X pair = X 2 et P X impair = X 2 .
Applications: si X suit une loi de Poisson puis si X suit une loi binomiale.

............................................................................................................
Solution :
Cours.
(aX + b)(Ω) ⊂ N.
 n 1 si n = b
Si a = 0, P aX + b) = n = donc GaX+b (x) = xb définie sur R.
0 sinon
Si a 6= 0, P aX + b) = n = P (X = k) si n = ak + b donc
 n
0 sinon

∞ ∞
X X k
GaX+b (x) = P (X = k) xak+b = xb P (X = k) xa = xb GX (xa )
k=0 k=0

donc GaX+b (x) est définie au moins pour |xa | 6 1 soit |x| 6 1.

∞ ∞ ∞ ∞

P (X = 2k) = 1
 P P P P P
P X pair = 2 P (X = 2k) + P (X = 2k + 1) + P (X = 2k) − P (X = 2k + 1) =
k=0 k=0 k=0 k=0 k=0
GX (1) + GX (−1)
2 .

∞ ∞ ∞ ∞

P (X = 2k+1) = 12
 P P P P P
P X impair = P (X = 2k) + P (X = 2k + 1) − P (X = 2k) + P (X = 2k + 1) =
k=0 k=0 k=0 k=0 k=0
GX (1) − GX (−1)
2 .
−2λ −2λ
Si X ,→ P(λ), GX (x) = eλ(x−1) donc P X pair = 1 + 2e et P X impair = 1 − 2e
 
.
n  1 + (1 − 2p)n  1 − (1 − 2p)n
Si X ,→ B(n, p), GX (x) = 1 − p + px donc P X pair = 2 et P X impair = 2 .
=====================================================================================
II) Montrer que C ∈ Mn (R) vérifiant ∀X ∈ Mn (R), det(C + X) = det(X), est nulle.
2
Si (A, B) ∈ (Mn (R)) vérifient ∀X ∈ Mn (R), det(A + X) = det(B + X), que dire de A et B?

............................................................................................................
Solution :

Si C 6= 0, C a une colonne Cj non  nulle. On peut alors compléter Cj en une base e 1 ,
 . . . , e n avec
 ej =
n
Cj . Prenons X =  −e1 , . . . , −en (donné par  ses colonnes). Alors det(X) = (−1) det e1 , . . . , en 6= 0 et
det(C + X) = det −e1 , . . . − ej−1 , 0, ej+1 , −en = 0 ce qui contredit l’hypothèse. Donc C = 0.
X 7→ Y = X + A est une bijection de Mn (R), on a donc ∀Y ∈ Mn (R), det(Y ) = det(B − A + Y ) donc, selon
ci-dessus, A = B.
[94]

I) Si p > 0 et 
si f (n) est
 le nombre de chiffres dans l’écriture de l’entier n, donner la nature de la série de terme
p
f (n)
général un = Arccos
f (n + 1)
............................................................................................................
Solution :
Si 10k 6 n < 10k+1 , on a f (n) = k + 1. Donc si 10k 6 n 6 10k+1 − 2, f (n) = f (n + 1) donc un = 0.
v2
   
Soit vk = u10k+1 −1 = Arccos k + 1 = Arccos 1 − 1
1/p 
. Ainsi vk −−−→ 0 donc cos(vk ) = 1 − 2k + o vk2 =
k + 2 k + 2 k→∞
p/2
q
1 − 1 donc vk ∼ 2 et donc u10k+1 −1 ∼ 2p/2 . Ainsi
P
un converge si et seulement si p > 2.
k+2 ∞ k ∞ k
=====================================================================================
II) Soit E euclidien de dimension n > 1, v un vecteur non nul de E, λ1 , . . . , λn des réels non tous nuls, montrer
 Pn
qu’il existe une base e1 , . . . , en de E telle que v = λk ek .
k=1
Peut-on choisir la base orthogonale? orthonormale?

............................................................................................................
Solution :
Puisque v 6= 0, il existe une base orthonormale ε = ε1 , . . . , εn telle que ε1 = v .

kvk
λ1
 
.
Posons C1 = 1  .. , C1 est non nul donc il existe C2 , . . . , Cn tels que C1 , C2 , . . . , Cn soit une base
 
kvk
λn
orthogonale de Rn pour le produit canonique et ∀j ∈ [[1, n]], kCj k = kC1 k. Soit  P la matrice de Mn (R) de
colonnes C1 , C2 , . . . , Cn . P est inversible donc il existe une base e = e1 , . . . , en telle que P = Pe→ε .
n n
On a donc ε1 = 1
P P
λk ek donc v = λk ek .
kvk k=1 k=1
−1
Pour (x, y) ∈ E 2 , [x]e = P [x]ε donc x | y = t[x]ε [y]ε = t[x]e tP −1 P −1 [y]e = t[x]e P tP

[y]e . Or tP P =
t 
Ci Cj (i,j)∈[[1,n]]2 = kC1 k2 In donc 1 tP = P −1 et donc P tP = kC k2 I . Ainsi x | y =  1 t
[x]e [y]e
1 n
kC1 k2 kC1 k2
δ
et donc ei | ej = i,j 2 . e est donc une base orthogonale.

kC1 k
De plus, si kC1 k = 1 alors e est une base orthonormale. Réciproquement, si il existe une base orthonormale
n n
λk ek alors kvk2 = λ2k donc kC1 k = 1. Donc la base e peut être choisie orthonormale si et
P P
telle que v =
k=1 k=1
n
2
λ2k .
P
seulement si kvk =
k=1

[95]
2
I) Soit (A, B) ∈ (Mn (C)) .
On suppose que 0 est la seule matrice qui vérifie AM = M B; montrer que toute matrice s’écrit de façon unique
sous la forme AN − N B.
On suppose que Sp(A) ∩ Sp(B) = ∅; montrer que la seule matrice qui vérifie AM = M B est la matrice nulle.
Est-ce encore le cas dans Mn (R) ?

............................................................................................................
Solution :
Pour M ∈ Mn (C), posons L(M ) = AM − M B. L est clairement un endomorphisme de Mn (C) et l’hypothèse
donne Ker(L) = {0} donc L est un automprphisme de Mn (C) et donc ∀M ∈ Mn (C), ∃ !N ∈ Mn (C), M =
L(N ) = AN − N B.
Si AM = M B, on a par récurrence, ∀k, Ak M = M B k donc ∀P ∈ C[X], P (A)M = M P (B). En particulier,
0 = χA (A)M = M χA (B) et χA (B) inversible donc M = 0.
Si n = 1, am = mb avec a 6= b donne m = 0 dans n’importe quel corps.
! !
In−2 O −In−2 O
 
cos(θ) − sin(θ)
Si n >, soit θ ∈
/ π.Z, R = ,A= ,B= . On a SpR (A) =
sin(θ) cos(θ) O R O R
! !
O O O O
{1}, SpR (B) = {−1} donc SpR (A) ∩ SpR (B) = ∅ et M = vérifie AM = M B = .
O I2 O R
=====================================================================================

an z n ait un rayon de convergence supérieur à 1; on choisit a1 = 1
P
II) Soit an n>2 une suite réelle, telle que
+∞ 
an z n est injective sur D = z ∈ C | |z| < 1 .
P
et on suppose que f (z) =
n=1
Soit z ∈ D, montrer que z ∈ R si et seulement si f (z) ∈ R.
Soit z ∈ D, montrer que =m(z) > 0 ⇒ =m(f (z)) > 0.

............................................................................................................
Solution :
+∞
an z n ∈ R.
P
(⇒) Si z ∈ R, f (z) =
n=1 | {z }
∈R
+∞
an z n = f (z) et f injective donc z = z soit z ∈ R.
P
(⇐) Si f (z) ∈ R alors f (z) = f (z), or f (z) =
n=1
Soit z0 ∈ D tel que =m(z0 ) > 0 . Si =m(z0 ) = 0 alors z ∈ Rdonc f  (z0 ) ∈ R et donc =m(f (z0 )) > 0. Sinon,
posons z0 = r eiθ avec 1 > r > 0 et θ ∈]0, π[. Soit g(t) = =m f t eiθ pour t ∈]0, 1[. g est continue sur ]0, 1[
car f est continue sur
 D puisque D est inclus dans le disque ouvert de convergence de la série.
g(t) = 0 ⇒ f t eiθ ∈ R donc g(t) = 0 ⇒ t eiθ ∈ R selon la première question. Comme ceci est faux, on a
∀t ∈]0, 1[, g(t) 6= 0 donc, selon le théorème
 des valeurs intermédiaires, g garde un signe constant sur ]0, 1[.
+∞ +∞
an tn eniθ = an sin(nθ) tn et cette série entière a un rayon de convergence
P P
Or ∀t ∈]0, 1[, g(t) = =m
n=1 n=1
g(t)
supérieur à 1 donc t −−−→ a1 sin(θ). Ainsi g(t) ∼ + sin(θ) > 0 donc ∀t ∈]0, 1[, g(t) > 0. En particulier,
t→0+ t→0
=m(f (z0 )) = g(r) > 0.
Concours Centrale MP

Sans Python

[132]
On note E l’ensemble des applications lipschitziennes de [0, 1] dans R. Pour f ∈ E, on note Kf sa constante de
Lipschitz, c’est-à-dire :
Kf = Inf k ∈ R+ | ∀(x, y) ∈ [0, 1]2 , |f (x) − f (y)| 6 k |x − y| .


On note kf k∞ la plus grande valeur de |f | sur [0, 1].


Montrer que E est un sous-espace vectoriel de C 0 ([0, 1], R). En est-il un fermé pour k · k∞ ?
Montrer que N , définie par N (f ) = |f (0)| + Kf est une norme sur
 E. Est-elle équivalente à k · k∞ ? Justifier.
Soit (F, k · k) un espace vectoriel normé et A ⊂ F . Une suite xn ∈ AN est dite de Cauchy si
∀ε > 0, ∃ N ∈ N, ∀p > N, ∀q > N, xp − xq 6 ε.

On dit que A vérifie la propriété C si toute suite de Cauchy xn ∈ AN converge dans A.
On admet que C 0 ([0, 1], R), k · k∞ vérifie C ; est-ce alors le cas pour (E, N )?
............................................................................................................
Solution :
E ⊂ C 0 ([0, 1], R) car une fonction lipschitzienne est continue et E 6= ∅ car les applications affines sont ipschitzi-
ennes. Si (f, g, λ) ∈ E × E × R, on a, pour tout (x, y) ∈ [0, 1]2 ,
  
|(f + λg)(x) − (f + λg)(y)| = f (x) − f (y) + λ g(x) − g(y) 6 |f (x) − f (y)|+|λ| |g(x) − g(y)| 6 Kf +|λ|Kg |x−y|
donc f + λg ∈√ E. Ainsi E est un sous-espace vectoriel de C 0 ([0, 1], R).
Soit fn (x) = x + 2−n . fn est de classe C 1 sur [0, 1] donc, d’après l’inégalité des accroissements finis, fn
√ 2−n √ 6 √2−n = 2−n/2
est lipschitzienne. Soit g(x) = x, on a ∀x ∈ [0, 1], fn (x) − g(x) = √
x + 2−n + x 2−n
−n/2 0
donc fn − g ∞ 6 2 −−−→ 0 donc fn −−−→ g dans C ([0, 1], R) pour kf k∞ . Mais g ∈ / E car sinon on
n→∞ n→∞
√ 1
aurait ∃ k > 0, ∀x ∈ [0, 1], g(x) − g(0) = x 6 k x donc ∀x ∈]0, 1], √ 6 k ce qui est absurde puisque
x
√1 −−−→ +∞.
x x→0+
On a ∀f ∈ E, N (f ) > 0 et si N (f ) = 0 alors f (0) = Kf = 0 donc ∀x ∈ [0, 1], f (x) = f (x) − f (0) 6 0 |x| = 0
donc f = 0.
On a, pour g ∈ E, K0.g = K0 = 0 = 0.Kg . Soit λ 6= 0. Selon l’inégalité vue plus haut, K0+λg 6 K0 + |λ|Kg
donc Kλg 6 |λ|Kg . On a donc Kg = K(1/λ)λg 6 1 Kλg . Finalement, pour tout λ ∈ R et g ∈ E, Kλg = |λ|Kg .
|λ|
On en déduit N (λg) = |λ|N (g).
De même, Kf +g 6 Kf + Kg donc N (f + g) = f (0) + g(0) + Kf +g 6 f (0) + bigl|g(0) + Kf + Kg donc
N (f + g) 6 N (f ) + N (g).
xn − 1 N (gn )
Prenons gn (x) = xn . On a gn ∞ = 1 et Kgn 6 lim− x − 1 = donc > n −−−→ +∞ donc k · k∞ et
x→1 gn ∞ n→∞
N ne sont pas équivalentes.
Par contre, ∀x ∈ [0, 1], f (x) = f (x) − f (0) + f (0) 6 f (x) − f (0) + f (0) 6 Kf |x| + f (0) 6 N (f ) donc
∀f ∈ E, kf k∞ 6 N (f ).
Si fn ∈ E N est de Cauchy dans (E, N ), selon cette inégalité,
∀ε > 0, ∃ N ∈ N, ∀p > N, ∀q > N, fp − fq
6 N (fp − fq ) 6 ε

  
donc fn ∈ E N est de Cauchy dans C 0 ([0, 1], R), k · k∞ . Selon le résultat admis, fn converge donc vers
g ∈ C 0 ([0, 1], R) pour k · k∞ . Notamment fn −→
S g sur [0, 1].
Pour ε > 0, ∃ N ∈ N, ∀p > N, ∀q > N, N (fp − fq ) 6 ε donc Kfp −fq 6 N (fp − fq ) 6 ε. Ainsi ∀p >
N, ∀q > N, ∀(x, y) ∈ [0, 1]2 , |fp (x) − fq (x) − fp (y) + fq (y)| 6 ε|x − y|. En faisant tendre q vers ∞,
∀p > N, ∀(x, y) ∈ [0, 1]2 , |fp (x)−g(x)−fp (y)+g(y)| 6 ε|x−y| donc fp −g ∈ E et donc g = fp −(fp −g) ∈ E.
De plus, ∀p > N, Kfp −g 6 ε. Ceci montre que Kfp −g −−−→ 0. Par convergence simple, on a aussi fp (0) −
p→∞
g(0) −−−→ 0 donc N (fp − g) −−−→ 0.
p→∞
 p→∞
Ainsi la suite de Cauchy fn ∈ E N converge ver g ∈ E pour N donc (E, N ) vérifie C.
[135]

Rappelerle résultat de continuité d’une suite décroissante d’événements. 


Soit Xn n∈N∗ une suite de variables aléatoires indépendantes sur un même espace probabilisé Ω, T , P suivant
chacune une loi de Bernoulli de probabilité 1 2.
n
On pose Tn = n 1 P 
(2Xi − 1); montrer que E n4 Tn4 = 3n2 − 2n.
i=1  n 
Montrer qu’il existe un événement A tel que P (A) = 0 et n 1 P
Xi converge simplement sur Ω \ A vers
i=1 n∈N∗
la variable aléatoire constante 12 .

............................................................................................................
Solution :

!
 \
Cours: si An n∈N est une suite d’événements décroissante pour l’inclusion alors P (An ) −−−→ P An .
n→∞
n=0
On a nTn = 2Bn − n où Bn ,→ B(n, 1/2) donc
4
n4 Tn4 = 2Bn − n = 24 Bn4 − 4n23 Bn3 + 6n2 22 Bn2 − 4n3 2Bn + n4 = 16Bn4 − 32n Bn3 + 24n2 Bn2 − 8n3 Bn + n4 .

On peut écrire:
4
2X − n = aX(X − 1)(X − 2)(X − 3) + bX(X − 1)(X − 2) + cX(X − 1) + dX + e

avec
a = 16 (coefficient dominant) a = 16
 
 
 e = n4 (valeur en 0)  b = 96 − 32n

 

d + e = (2 − n)4 (valeur en 1) soit c = 112 − 96n + 24n2
4 2 3
 2c + 2d + e = (4 − n) (valeur en 2)  d = 16 − 32n + 24n − 8n

 

 
6b + 6c + 3d + e = (6 − n)4 (valeur en 3) e = n4

(1 + t)n
Or GBn (t) = 2n donc

E Bn = G0Bn (1) = n
 

 2
 E Bn (Bn − 1) = G00B (1) = n(n − 1)

 

n 4
 (3) n(n − 1)(n − 2)


 E Bn (Bn − 1)(Bn − 2) = GBn (1) = 8
n(n − 1)(n − 2)(n − 3)

(4)
 
E Bn (Bn − 1)(Bn − 2)(Bn − 3) = GBn (1) =

16

donc E n4 Tn4 = aE Bn (Bn − 1)(Bn − 2)(Bn − 3) + bE Bn (Bn − 1)(Bn − 2) + cE Bn (Bn − 1) + dE Bn + e


    
1 1
112 − 96 n + 24 n2 n (n − 1)

= n (n − 1) (n − 2) (n − 3) + (96 − 32 n) n (n − 1) (n − 2) +
8 4
1
−8 n3 + 16 − 32 n + 24 n2 n + n4

+
2
= 3n2 − 2n

Remarque: si on veut éviter les calculs, on peut constater sur la première égalité que E n4 Tn4 est un polynôme
en n de degré au plus 4 et constater qu’il coı̈ncide avec 3n2 − 2n pour n ∈ [[0, 4]].
 k


Soit, pour k ∈ N , Ek = ω ∈ Ω 1 P 1 1
X (ω) − 2 6 1/8 . On a
k i=1 i k

k
!  
c 1 X 1 1 2  
P (Ek ) = P Xi − > 1/8 = P |Tk | > 1/8 = P k 4 Tk4 > 16 k 7/2
k i=1 2 k k
4 4

E k Tk 2
3k − 2k 3
6 7/2
= 7/2
6 par l’inégalité de Markov
16 k 16 k 16 k 3/2
 k
  k

Soit C = ω ∈ Ω 1 Xi (ω) −−−→ 1 ∗ 1 P X (ω) − 1 6 1
P
et D = ω ∈ Ω ∃ n ∈ N , ∀k > n, .
k i=1 k→∞ 2 k i=1 i 2 k 1/8
1 −−−→ 0, on a D ⊂ C . Or D =
[ \ \ [ \
Comme 1/8 Ek est un événement et Dc = Ek = Fn .
k k→∞ ∗ ∗ ∗
n∈N k>n n∈N k>n n∈N
On a Fn ⊃ Fn+1 donc P (Fn ) −−−→ P (Dc ) selon la première question.
n→∞

De plus, P (Fn ) 6
P
P (Ekc ) 6 3 P
−−−→ 0 en tant que reste d’une série convergente (car 32 > 1) donc
k>n 16 k 3/2 n→∞
k=n
P (Dc ) = 0 ce qui montre le résultat avec A = Dc .
Remarque: Il n’est pas évident que C soit un événement (ce n’est d’ailleurs pas demandé). En effet,
( k
) k
!
∗ 1X 1 \ [ \ 1X 1
C = ω ∈ Ω ∀ε > 0, ∃ n ∈ N , ∀k > n, Xi (ω) − 6ε = Xi (ω) − 6ε
k i=1 2 ε>0 ∗
k i=1 2
n∈N k>n

mais la première intersection est non dénombrable. Cependant, on a aussi


k
!
\ [ \ 1X 1 1
C= Xi (ω) − 6 i
k i=1 2 2
i∈N n∈N∗ k>n

ce qui montre que C est bien un événement.

[136]
Cours : définition, propriétés et caractérisations d’une fonction convexe.
Soient S ∈ Sn (R), de valeurs propres λ1 6 · · · 6 λn et ϕ convexe sur R.
Soient Ω = P SP −1 | P ∈ On (R) et A = (ai,j )(i,j)∈[[1,n]]2 ∈ Ω.
Monter que ∀k ∈ [[1,
( n]], ak,k ∈ [λ1 , λn ]. )
Xn Xn
Montrer que Max ϕ (ak,k ) (ai,j )(i,j)∈[[1,n]]2 ∈ Ω = ϕ (λk ).
k=1 k=1
X
n
Soient u un endomorphisme symétrique de R et f convexe de R dans R; on pose f (u) = f (λ) pλ,u où
λ∈Sp(u)
pλ,u est le projecteur orthogonal
 sur Ker(u − λId). Soient v et w deux endomorphismes symétriques.
  
Montrer que ∀t ∈ [0, 1], Tr f (1 − t)v + tw 6 (1 − t) Tr f (v) + t Tr f (w) .
............................................................................................................
Solution :
Cours.
n n n
A = P S t P car P ∈ On (R) donc ak,k = λj p2k,j et on a p2k,j = 1 donc ∀k ∈ [[1, n]], ak,k ∈
P P P
pk,j λj pk,j =
j=1 j=1 j=1
[λ1 , λn ]. !
n n
p2k,j p2k,j ϕ (λj ) donc
P P
On a, par l’inégalité de Jensen, ϕ (ak,k ) = ϕ λj 6
j=1 j=1

n n X
n n
" n
# n
X X X X X
ϕ (ak,k ) 6 p2k,j ϕ (λj ) = ϕ (λj ) p2k,j = ϕ (λj )
k=1 k=1 j=1 j=1 k=1 j=1
n
 n

P0 SP0−1
 P P
et, comme il existe P0 ∈ On (R) tel que = Diag λ1 , . . . , λn , ϕ (λk ) ∈ ϕ (ak,k ) (ai,j ) (i,j)∈[[1,n]]2 ∈Ω
( n ) k=1 k=1
X n
X
donc Max ϕ (ak,k ) (ai,j )(i,j)∈[[1,n]]2 ∈ Ω = ϕ (λk ).
k=1 k=1
En reprenant les notations de la première question, puisque u est daigonalisable dans une base orthonormée
M
donc Rn = Ker(u−λId), en notant BON l’ensemble des bases orthonormées de Rn , on a selon la question
λ∈Sp(u)
précédente,
n n
!
X X X
Tr(f (u)) = mλ f (λ) = f (λk ) = Max f (mk,k ) où M = MatB (u)
B∈BON
λ∈Sp(u) k=1 k=1

Si B ∈ BON , A = MatB (v), B = MatB (w) alors M = MatB (1 − t)v + tw = (1 − t)A + tB donc
n
X n
X n n n
 X    X  X 
f (mk,k ) = f (1 − t)ak,k + tbk,k 6 (1 − t)f ak,k + tf bk,k = (1 − t) f ak,k + t f bk,k .
k=1 k=1 k=1 k=1 k=1
n
P  
Comme t > 0 et 1 − t > 0, ∀B ∈ BON , f (mk,k ) 6 (1 − t) Tr f (v) + t Tr f (w) donc, en passant au
 k=1
  
maximum du premier membre, Tr f (1 − t)v + tw 6 (1 − t) Tr f (v) + t Tr f (w) .
[139]

Soient E un K-espace
 vectoriel de dimension finie n 6= 0 et f un endomorphisme de E tel que pour tout x ∈ E,
la famille x, f (x) est liée; montrer qu’il existe λ ∈ K tel que f = λ ldE .
Soient maintenant f et g deux endomorphismes
 de E de traces non nulles, tels que la famille (f, g) soit libre et
pour tout x ∈ E, la famille f (x), g(x) soit liée.
Pour tout x ∈ E \ Ker f , montrer qu’il existe un unique ax ∈ K tel que g(x) = ax f (x).
2 
Pour tout (x, y) ∈ E \ Ker f tels que f (x), f (y) est libre, montrer que ax = ay .
Montrer que f et g sont diagonalisables.

............................................................................................................
Solution : 
Soit e1 , . . . , en une base de E. Puisque ei 6= 0E , l’hypothèse donne ∀i ∈ [[1, n]], ∃ λi ∈ K, f (ei ) = λi ei .
Si n = 1, on a le résultat. Sinon, de même, puisque, pour i 6= j, ei + ej 6= 0E , l’hypothèse donne ∃ µi,j ∈
K, f (ei + ej ) = µi,j (ei + ej ) donc λi ei + λj ej = µi,j ei + µi,j ej et, par liberté, λi = λj = µi,j . Donc
∃ λ ∈ K, ∀i ∈ [[1, n]], f (ei ) = λ ei donc f = λ ldE . 
Puisque x ∈ E \ Ker f , f (x) 6= 0E donc l’hypothèse f (x), g(x) liée donne ∃ ax ∈ K, g(x) = ax f (x) et ax est
unique car f (x) libre. 
Puisque f (x), f (y) est libre, f (x+y) = f (x)+f (y) 6= 0E donc x+y ∈∈ E\Ker f et donc g(x+y) = ax+y f (x+y)
ce qui donne ax f (x) + ay f (y) = ax+y f (x) + ax+y f (y) donc, par liberté, ax = ay = ax+y .
2
Si n = 1, L(E) est de dimension 1 donc, pour tout (f, g) ∈  L(E) , (f, g) est lièe. On a donc n > 2. Si
on avait r =  rg(f ) > 2, alors soit p = n − r = dim Ker(f ) et e1 , . . . , ep , ep+1 , . . . , en une base adaptée
à Ker(f ). ep+1 , . . . , en ⊂ E \ Ker f et la restriction de f à F = Vect ep+1 , . . . , en est injective donc
∀j ∈ [[p + 1, n − 1]], f (ej ), f (en ) est libre donc, en posant λ = aen , ∀j ∈ [[p + 1, n]], g(ej ) = λ f (ej ).
De plus, soit x ∈ Ker(f), et j ∈ [[p + 1, n]], x + ej ∈ E \ Ker f donc g(x + ej ) = ax+ej f (x + ej ) = ax+ej f (ej )
donc g(x) = ax+ej − λ f (ej ) ∈ K.f (ej ). Ainsi g(x) ∈ K.f (en ) ∩ K.f (ep+1 ) = {0E }. Donc ∀j ∈ [[1, p]], g(ej ) =
0E = λ f (ej ).
Ainsi g et λ f coı̈ncident sur une base donc sont égaux ce qui est exclu. On a donc rg(f ) 6 1. Or f = 0 est
exclu donc rg(f ) = 1.
Classiquement, rg(f ) = 1 et n > 2 donne 0 ∈ Sp(f ) avec dim(E0 ) = n − 1 6 m0 et Tr(f ) 6= 0 donc m0 6= n
donc dim(E0 ) = n − 1 = m0 et Sp(f ) = {0, Tr(f )} avec Tr(f ) valeur propre simple donc f est diagonalisable.
Comme f et g jouent des rôles symétriques, g est aussi diagonalisable.

[140]
Z ∞
Montrer la convergence et trouver la valeur de tn e−t dt pour n ∈ N.
0
1
Pour p ∈ N, trouver le développement en série entière de ·
Z ∞ (1 − x)p+1 
1 n 2 −t n
 
Trouver la borne inférieure de 1 + a1 t + · · · + an t e dt a1 , . . . , an ∈ R .
0

............................................................................................................
Solution : Z ∞
 
n −t
t 7→ t e est continue sur [0, +∞[ et t e n −t 1
= o 2 donc In = tn e−t dt existe.
Z ∞ +∞ t
Z ∞ 0
∞ ∞
tn+1 e−t dt = −tn+1 e−t 0 + (n + 1) tn e−t dt = (n + 1)In et I0 = −e−t 0 = 1
 
In+1 =
0 0
donc, par récurrence, ∀n ∈ N, In = n!.
∞  
1 X n+p n
Cours: ∀x ∈] − 1, 1[, = x .
(1 − x)p+1 n=0
p
Z ∞
P (t)Q(t) e−t dt, on définit clairement un produit scalaire sur R[X]: tout est immédiat

En posant P | Q =
0 
sauf l’existence qui est conséquence de la première question et la définie positivité. Mais si P | P = 0 alors,
puisque ∀t ∈ R2 , P 2 (t) e−t > 0 et t 7→ P 2 (t) e−t est continue sur R+ , on a ∀t ∈ R2 , P (t) = 0 donc P a une
infinité de racines donc P = 0.  2 
Le minimum demandé s’interprète donc comme d(1, Fn ) avec Fn = Vect X, . . . , X n et on sait que ce
n
bj X j qui vérifie 1 − pFn (1) ∈ Fn⊥ c’est à dire
P
minimum existe et est atteint en un unique point pFn (1) = −
j=1

∀i ∈ [[1, n]], 1 − pFn (1) | X i = 0.
 Pn 
Ceci donne le système ∀i ∈ [[1, n]], 1 | X i + bj X j | X i = 0 soit, selon la première question,
j=1

n
X
∀i ∈ [[1, n]], i! + bj (i + j)! = 0
j=1

soit encore
n   X n  
X 1+p j+1+p
∀p ∈ [[0, n − 1]], (p + 1)! + bj (p + 1 + j)! = 0 ⇐⇒ ∀p ∈ [[0, n − 1]], + bj (j + 1)! =0
j=1
p j=1
p

  X n   n  
1+p j+1+p X j+1+p
Or, en posant c0 = 1 et cj = bj (j + 1)!, + bj (j + 1)! = cj est le
p j=1
p j=0
p
n
cj xn−j
P
n+1 j=0 P (x)
coefficient de x dans le développement en série entière de = .
(1 − x)p+1 (1 − x)p+1
 n
Mais la famille (X − 1)k k∈[[0,n]] est étagée en degré donc une base de Rn [X] et si P = dk (X − 1)k , on
P
k=0

P (x)
xi − d1 − · · · − dn (x − 1)n−1 donc le coedfficient de xn+1 est b0 = 0. Puis,
P
a ∀x ∈] − 1, 1[, 1 − x = d0
i=0

P (x)
xi − d2 − · · · − dn (x − 1)n−2 donc d1 = 0. Par récurrence facile, d0 = · · · = dn−1 = 0
P
∀x ∈] − 1, 1[, 1 − x = d1
i=0
n n
n

et comme c0 = 1, P = ((X − 1)n donc X n + bj (j + 1)! X n−j = j n−j
P P
j (−1) X . Donc le minimum est
j=1 j=0
 
n 1
atteint pour bj = (−1)j .
j (j + 1)!
La
Z ∞valeur du minimum est alors Z ∞ n Z ∞
2 X
1 + b1 t1 + · · · + bn tn e−t dt = 1 + b1 t1 + · · · + bn tn e−t dt + 1 + b1 t1 + · · · + bn tn tj e−t dt
 
0 0 j=1 | 0 {z }
=0
n n   n  
X X n 1 X n 1
=1+ bj j! = 1 + −1)j = −1)j
j=1 j=1
j j + 1 j=0
j j + 1
n   Z 1 Z 1
X n n
= −1)j tj dt = 1 − t dt
j=0
j 0 0
" n+1 #1
1−t 1
= − =
n+1 n+1
0

[141]

Soit E un C-espace vectoriel normé de dimension n 6= 0. Pour f ∈ L(E), on pose N (f ) = Sup f (x) , où S est
x∈S
la sphère unité de E. Montrer que N est une norme sur L(E).
On note G un sous-groupe de GL(E) dont les éléments g vérifient N (g − IdE ) < 1; montrer que les valeurs
propres de g sont de module égal à 1 puis que Sp(g) = {1}. Montrer que G = {IdE }.

............................................................................................................
Solution :
f est linéaire partant d’un espace de dimension fini donc f est continue sur E et S est un fermé borné d’un
espace de dimension fini donc un compact donc f est bornée sur S. Donc N (f ) existe.
N est la norme de la convergence uniforme sur S ce qui donne la positivité, l’homogénéité et l’inégalité trian-
gulaire.  
y y
Pour la séparation: si N (f ) = 0 alors ∀x ∈ S, f (x) = 0E . Or si y 6= 00 , f (y) = kykf = 0E car ∈S
kyk kyk
et f (0e ) = 0E donc f = 0L(E) .
 
y
Si λ est une valeur propre de f et y un vecteur propre associé, on a f = |λ| 6 N (f ).
kyk

G ⊂ Bo IdE , 1 donc G est borné. Selon ci-dessus,
 ∀g ∈ G, Sp(g) est borné.. Or si g ∈ G et λ ∈ Sp(g)
alors ∀k ∈ Z, λk ∈ Sp(g k ) donc la suite λk k∈Z est bornée. Mais si |λ| > 1, |λk | −−−→ +∞ et si |λ| < 1,
k→+∞
|λk | −−−→ +∞ donc les valeurs propres de g ∈ G sont toutes de module 1.
k→−∞
Si g ∈ G et λ ∈ Sp(g) alors λ − 1 ∈ Sp(g − IdE ) donc, selonn ci-dessus,i λ − 1ho< 1. L’intersection du cercle
unité et du disque ouvert de centre 1 et rayon 1 est l’arc Γ = eiθ | θ ∈ − π π iθ
3 , 3 . Si λ = e avec θ 6= 0, alors
e−iθ ∈ Sp(g −1 ) avec g −1 ∈ G et on peut donc supposer 0 < θ < π k k
3 . Comme ∀k ∈ Z, λ ∈ Sp(g ) avec g ∈ G,
k
l m
∀k ∈ Z, eikθ ∈ Γ. Soit n = π , on a nθ < π 3 6 (n + 1)θ et la condition e
i(n+1)θ
∈ Γ donne (n + 1)θ > 2π − π
3

donc θ = (n + 1)θ − nθ > 2π − π 3 − π > π ce qui est absurde. Donc ∀g ∈ G, Sp(g) = {1}.
3 3
On a toujours {IdE } ⊂ G. Soit g ∈ G. Si n = 1, ce qui précède donne g = IdE . Si n > 2 et si g n’est
pas diagonalisable alors il existe une base e1 , e2 , . . . , en formée cde vecteurs unitaires telle que g(e1 ) = e1 ,
g(e2 ) = e2 +αe1 avec α 6= 0. Mais alors, par récurrence, pour n ∈ N, g n (e2 ) = e2 +nαe1 : c’est vrai pour n = 0 et
n = 1 et si c’est vrai pour n, g n+1 (e2 ) = g(e2 )+nαg(e1 ) = e2 +αe1 +nαe1 . Donc N (g n −IdE ) > n|α| −−−→ +∞
n→+∞
ce qui contredit ∀n ∈ N, N (g n − IdE ) < 1. Ainsi g est diagonalisable donc g = IdE .

Avec Python
Non corrigés

[131]

Soient p et q deux entiers naturels avec q non nul ; on note x0 le quotient de la division euclidienne de p par q
et r0 le reste.
Les suites (xn ) et (rn ) sont définies par récurrence en notant xn+1 le quotient de la division euclidienne de 10 rn
par q et rn1 le reste.
a
On rappelle qu’un nombre décimal est un nombre qui peut s’écrire sous la forme n avec (a, n) ∈ Z × N.
10
Écrire en Python une fonction decimal, prenant des entiers p, q et N en arguments et renvoyant les listes
[x0 , . . . , xN ] et [r0 , . . . , rN ].
Tester cette fonction pour différentes valeurs de p, q et N . Quelle conjecture peut-on faire? Justifier cette
conjecture.
Montrer que pour tout entier naturel n, rn est le reste de la division euclidienne de 10n p par q.
Montrer que (xn ) et (rn ) sont, périodiques et de même période, à partir d’un certain rang; on note T la plus
petite période de (rn ) (et donc de (xn )).
p p
Que vaut T si q est décimal? Montrer que si q n’est pas décimal, T 6 q − 1.

Écrire une fonction periode, prenant en arguments p et q et qui renvoie T . Afficher T pour q ∈ 2, 3, 5, 7, 11, 13, 17
et p ∈ [[0, 10q − 1]].
Montrer que si q est premier, T = q − 1 ( on pourra commencer par considérer les cas q = 2 et q = 5).

[133]

Matrices de Householder: pour v ∈ Rn on pose H(v) = In − 2 vv T .


kvk2
Écrire une fonction Python qui calcule H(v). Calculer H(v)2 , H(v)H(v)T puis formuler des hypothèses. Que
dire des éléments propres de H(v)?
Caractériser géométriquement l’endomorphisme canoniquement associé à H(v). Démontrer les conjectures faites
à la question précédente.
Montrer que ku1 k = ku2 k ⇔ ∃ v ∈ Rn , H(v)u1 = u2 .
Montrer qu’il existe un vecteur v et un réel positif α, tels que la première colonne de H(v)u1 soit t(α, 0, . . . , 0).
On suppose A inversible ; montrer qu’il existe un unique couple (Q, R) avec Q orthogonale et R triangulaire
supérieure à coefficients diagonaux positifs, tel que A = QR. Écrire un programme Python qui décompose A
en QR.
[134]
On note Ω = {0, 1}N et on considère des suites de tirage de PILE ou FACE (respectivement représentés par 1
et 0), de même probabilité de tirage.
Pour tout n ∈ N, An est l’évènement : hh les tirages ne sont plus que des PILES après le n-ième tirage ii et A est
l’évènement : hh les tirages se terminent par une suite de PILES ii. Montrer que P (An ) = 0 et en déduire que
P (A) = 0.
Montrer que A est dénombrable.
On note B l’évènement: hh il n’y a pas de séquence 00 dans la suite des tirages ii. Soient ` ∈ N∗ et n > 2; écrire un
programme Python donnant la proportion des cas où la séquence 00 n’apparait pas dans les ` premiers tirages
pour n essais. Le tester pour ` ∈ {2, 3, 4} et n au choix. Retrouver les résultats par le calcul.
∞ ∞
!
 \ [
On donne une famille cn n∈N∗ d’évènements mutuellement indépendants; on pose limsupcn = cm .
 n=1 m=n
Prouver que la famille cn n∈N∗ est également mutuellement indépendante.
P∞
Montrer que si P (cn ) diverge, alors P (limsupcn ) = 1.
n=1

[137]

Un collectionneur achète r cartes distinctes et on modélise l’expérience par une suite Xk k>1 de variables
aléatoires indépendantes de loi uniforme
 sur [[1, r]]. 
On note, pour i ∈ [[1, r]], Ti (ω) = Min k > 1 | Card X1 (ω), . . . , Xk (ω) = i et T = Tr .
Simuler avec Python des valeurs de T pour r = 20 et r = 200.
Estimer numériquement E(T ) ; quelle approximation fait-on?
Les (Ti ) sont-elles indépendantes?
On pose Y1 = T1 , et pour i ∈ [[2, r]], Yi = Ti − Ti−1 ; calculer la probabilité conditionnelle de Yi sachant que
Ti−1 = t et en déduire la loi de Yi . 
Soient σ une permutation de [[1, r]], Ωk = σ(1), . . . , σ(k) , 1 = t1 < t2 < · · · < tr des entiers ; calculer la
probabilité de :
n
Eσ = Xt1 = σ(1)Xt1 +1 ∈ Ω1 , . . . , Xt2 −1 ∈ Ω1 , Xt2 = σ(2), Xt2 +1 ∈ Ω2 , . . . . . .
o
. . . , Xtr−1 = σ(r − 1), Xtr−1 +1 ∈ Ωr−1 , . . . , Xtr = σ(r)
En déduire que les Yi sont indépendantes.
Déterminer E(T ) et V(T ) ainsi que des équivalents quand r tend vers +∞.

[138]
Soit f continue sur [0, +∞[ strictement croissante et telle que f (0) 6= 0. Soit φ, C 1 sur [0, +∞[ vérifiant
lim φ(x) = +∞.
x→+∞
Z +∞
On suppose que ∃ t0 > 0 tel que e−t0 φ(x) f (x) dx existe.
0 Z
+∞
Pour tout t > t0 , on pose Ff,φ (t) = e−tφ(x) f (x) dx.
0  
Écrire une fonction Python F(f,phi,T) qui renvoie Ff,φ (t0 ), . . . , Ff,φ (tn ) si T = [t0 , . . . , tn ].
Tracer les courbes de Ff1 ,φ1 , Ff1 ,φ2 , Ff2 ,φ1 , Ff2 ,φ2 avec φ1 = Id, φ2 (x) = x2 , f1 (x) = 1 + 4x, f2 (x) =
1 + 3x ln(1 + x) + x2 .
Quelle semble être leur limite quand t tend vers +∞ ? Retracer ces fonctions en échelle semi-logarithmique.
Justifier que Ff,φ existe; on la notera simplement F dans la suite. Justifier que l’on peut se contenter d’étudier
le cas t0 = 0.
On suppose donc que t0 = 0 et on veut trouver. un équivalent de F en +∞.
Z +∞
Pour φ = Id, montrer que ∀α > 0, lim e−tφ(x) f (x) dx = 0.
t→+∞ α
Z +∞
f (0)
Montrer que ∀α > 0, t e−tφ(x) f (x) dx −−−→ f (0) et en déduire que F (t) t . ∼
α t→+∞ t→+∞
0
On ne suppose plus φ = Id mais φ(0) = 0 et φ strictement positive; en utilisant un changement de variable
f (0)
que l’on justifiera, montrer que F (t) ∼ 0 .
t→+∞ φ (0) t
2
Pour φ(x) = x , trouver un équivalent de F en +∞.
[142]

Soit n > 2, on note π(n) le nombre de nombres premiers inférieurs ou égaux à n.


Écrire en Python une fonction prime( n) qui, pour un entier n > 0 renvoie True si n est premier et False
sinon.
Écrire en Python une fonction piprime(n) qui renvoie le nombre de nombres premiers inférieurs ou égaux à n.
Donner la valeur approchée de n pour n = 101 , . . . , 107 . Que conjecturer?
π(n)
On admet ∀n > 2, π(n) 6 6 ln(2) n ; démontrer la conjecture précédente.
ln(n)
On fixe un rationnel k > 1 on considère l’équation de variable n : n = k , que l’on note (∗)k .
π(n)
Montrer que toute solution de (∗)k est majorée par 26k .
À l’aide de Python, montrer qu’il n’existe pas de solution
 à (∗)21/10 . 
On suppose que k ∈ N, k > 2 et on considère Ek = n>2 n 6k ; montrer que Ek est fini puis que le
π(n)
maximum des éléments de Ek est solution de (∗)k .
À l’aide de Python, donner l’ensemble des solutions de (∗)2 et de (∗)3 .
On veut démontrer l’inégalité admise.
Montrer que pour tout n > 1, π(2n) 6 n.
Soit n > 1 et p premier tel que n < p 6 2n. Montrer que p | 2n

n et en déduire que
 
2n
nπ(2n)−π(n) 6 6 (1 + 1)2n .
n

k+1
Montrer alors que pour tout k > 1 , π 2k+1 6 π 2k + 2
 
.
k
k+1
Montrer enfin que π 2k 6 3 2

et conclure.
k
Concours communs polytechniques MP

[178]

I) Exercice 2 de la banque CCP (série entière).


=====================================================================================
a ··· a
 
. .
II) Donner le rang de M =  .. (0) ..  ∈ Mn (C) pour a 6= 0 et n > 3.
a ··· a
Déterminer Ker(M ) et Im(M ) puis montrer que Cn = Ker(M ) ⊕ Im(M ).
M est-elle diagonalisable ? Donner ses valeurs propres.

............................................................................................................
Solution :  
rg(M ) = rg C1 (M ), . . . , Cn (M ) = rg C1 (M ), C2 (M ) = 2.
n
Notons e1 , . . . , en la base canonique  de C . 
On a Im(M ) = Vect C1 (M ), C2 (M ) = Vect e1 + en , e2 + · · · + en−1 .
x1
 

.. 
n
x1 + · · · + xn = 0 xn = −x1
x=  . ∈ Ker(M ) ⇔ ⇔
x1 + xn = 0 x2 = −x3 − · · · − xn−1
xn 
donc Ker(M ) = Vect e1 − en , e2 − e3 , . . . , e2 − en−1
On a déjà, grâce au théorème du rang,  dim(Ker(M )) + dim(Im(M )) = n et si x ∈ Ker(M ) ∩ Im(M ), x =
2α = 0
α(e1 + en ) + β(e2 + · · · + en−1 ) avec donc x = 0. Donc Cn = Ker(M ) ⊕ Im(M ).
(n − 2)β = 0
On a a 1 M symétrique réelle donc diagonalisable et donc M diagonalisable.
On a déjà 0 ∈ Sp(M ) avec E0 = Ker(M ) de dimension n − 2. D’autre part, on sait que si λ est une valeur
propre non nulle, Eλ ⊂ Im(M ). Posons u l’endomorphisme canoniquement associéà M , ε1 =  e1 + en , ε2 =
 2 n−2
e2 + · · · + en−1 et v l’endomorphisme induit par u/a sur Im(M ). Mat v, (ε1 , ε2 ) = donc Sp(v) =
2 0
 √ √  √  √ 
1 + 2n − 3, 1 − n − 3 donc Sp(M ) = 0, a 1 + 2n − 3 , a 1 − 2n − 3

[179]

I) Exercice 14 de la banque CCP (suite de fonctions).


=====================================================================================
II) Soit f un endomorphisme non nul de E avec dim(E) = n.
On suppose que Im f = Ker f . Montrer que n est pair et donner le rang de f en fonction de n. Montrer que
f 2 = 0.
On suppose que f 2 = 0 et que = n = 2 rg(f ) = 2p. Montrer que Im f ⊂ Ker f et!en déduire que Im f = Ker f .
0p 0p
Montrer qu’il existe une base de E dans laquelle f a pour matrice .
Ip 0p
............................................................................................................
Solution :
Le théorème du rang donne n = dim(Ker(f )) + dim(Im(f )) = 2 rg(f ) donc n est pair et rg(f ) = n 2 . On a
2
∀x ∈ E, f (f (x)) = 0 car f (x) ∈ Im f = Ker f donc f = 0.
Si f 2 = 0, ∀x ∈ E, f (f (x)) = 0 donc Im  f ⊂ Ker f et comme dim(Ker(f )) = n − dim(Im(f )) = − dim(Im(f )),
on a Im f = Ker f . Soit ep+1 , . . . , en une base de Im f = Ker f . Il existe ei ∈ E tel que f (ei ) = ei+p et
Pn Pn Pp 
si λi ei = 0E , λi f (ei ) = λi ei+p = 0E , donc, par liberté de ep+1 , . . . , en , λ1 = · · · = λp = 0, puis
i=1 i=1 i=1 
λp+1 = · · · = λn = 0. La!famille B = e1 , . . . , en est donc libre de cardinal n donc c’est une base de E et
 0p 0p
Mat f, B = .
Ip 0p
[180]

I) Exercice 22 de la banque CCP (série entière).


=====================================================================================
II) n variables aléatoires X1 , . . . , Xn ont même espérance, même variance σ 2 et vérifient ∃ r ∈ R, ∀(i, j) ∈
[[1, n]], i 6= j ⇒ cov(Xi , Xj ) = rσ 2 .
Calculer
n
On pose X = n 1 P X ; calculer V(X) en fonction de n, r et σ.
i
 n i=1 
P 2 1 6 r 6 1.
Calculer E Xi − X et montrer que − n − 1
i=1

............................................................................................................
Solution :
2
Cours: V(X1 + X2 ) = V(X1 ) + V(X2 ) + 2cov(X
 1 , X2 ) = 2σ (1 + r). 
n
! n
1 X 1 X X
De même, V(X) = 2 V Xi = 2  V(Xi ) + 2 cov(Xi , Xj )
n i=1
n i=1 i<j
σ2
 
1 n(n − 1) 2
= 2 n σ2 + 2

rσ = 1 + (n − 1)r
n 2 n
n
En notant m = E(Xi ), on a E(X) = n1 P
E(Xi ) = m donc
! i=1
n n 
X 2 X 2 
E Xi − X = E (Xi − m) − (X − m)
i=1 i=1
n h   
X 2 2  i
= E (Xi − m) + E X − m − 2E (Xi − m)(X − m)
i=1  
n n n
X   X 2 X
= V(Xi ) + V(X) − 2cov(Xi , X) = V(Xi ) + V(X) − cov(Xi , Xj )
i=1 i=1
n j=1
n  2

X σ 2
σ2 + (n − 1)r + 1 σ 2
 
= 1 + (n − 1)r −
i=1
n n
= nσ 2 − (n − 1)r + 1 σ 2 = (n − 1)(1 − r)σ 2

 n 
1 6 r et E P X − X 2 > 0 donne r 6 1 (ce qu’on peut obtenir via Cauchy-Schwarz:
V(X) > 0 donne − n − 1 i
i=1
|r| 6 1).

[181]

I) Exercice 23 de la banque CCP (série entière).


=====================================================================================
II)Soit u un endomorphisme d’un espace euclidien E tel que ∀x ∈ E, ku(x)k 6 kxk.
Montrer que E = Ker(u − Id) ⊕ Im(u − Id) (on pourra s’intéresser à l’application q(t) = kx + tyk2 − ku(x + ty)k2
avec x ∈ Ker(u − Id)).

............................................................................................................
Solution :  
q(t) = kx + tyk2 − ku(x + ty)k2
= kxk 2
+ 2t x | y + t 2
kyk2
− ku(x)k2
− 2t u(x) | u(y) − t2 ku(y)k2
2 2 2
= 2t x | y − u(y) + t kyk − ku(y)k car u(x) = x
Or l’hypothèse donne ∀t ∈ R, q(t) > 0 donc soit q est de degré 2 avec 0 racine double, soit q est nul. Dans tous
 ⊥
les cas, x | y − u(y) = 0. Ainsi Ker(u − Id) ⊂ (Im(u − Id)) et le théorème du rang donne dim (Ker(u − Id)) =



⊥ ⊥
dim(E) − dim (Im(u − Id)) = dim (Im(u − Id)) donc Ker(u − Id) = (Im(u − Id)) . Ainsi E = Ker(u − Id) ⊕
Im(u − Id).
[182]

I) Exercice 27 de la banque CCP (suite de fonctions).


=====================================================================================
II) On donne la suite de polynômes définie par T0 = 1, T1 = X et Tn+2 = 2XTn+1 − Tn .
Calculer le degré de Tn et son coefficient dominant.
Montrer que ∀θ ∈ R, Tn (cos θ) = cos(nθ).
On note En l’ensemble des polynômes qui vérifient: (1 − X 2 )P 00 − XP 0 + n2 P = 0.
Montrer que P ∈ En =⇒ (P = 0 ou deg P = n).
Montrer que Tn ∈ En et que P ∈ En ⇐⇒ ∃ λ ∈ R, P = λTn .

............................................................................................................
Solution :
Par récurrence: deg(Tn ) = n et pour n > 1, cd(Tn ) = 2n−1 .
L’égalité sur le degré est vraie pour n = 0 et n = 1 et si elle est vraie pour n et n + 1 alors deg(2XTn+1 ) = n + 2,
deg(Tn ) = n donc deg(Tn+2 ) = n + 2. Celle sur le coefficient dominant est vraie pour n = 1 et si elle est vraie
pour n + 1, vus les degrés, cd(Tn+2 ) = cd(2XTn+1 ) = 2 × cd(Tn+1 ) = 2n+1 .
Par récurrence, T0 (cos θ) = 1 = cos(0θ), T1 (cos θ) = cos θ = cos(1θ) et si le résultat est vrai pour n et n + 1
alors Tn+2 (cos θ) = 2 cos θ cos((n + 1)θ) − cos(nθ) = cos((n + 2)θ) + cos(nθ) − cos(nθ) = cos((n + 2)θ).
Si P 6= 0, soit d = deg(P ) et ad = cd(P ) alors le coefficient de X d dans (1 − X 2 )P 00 − XP 0 + n2 P est
−d(d − 1)ad − dad + n2 = n2 − d2 donc il faut d = n.
Dérivons par rapprt à θ l’égalité ∀θ ∈ R, Tn (cos θ) = cos(nθ). On obtient ∀θ ∈ R, − sin θ Tn0 (cos θ) = −n sin(nθ),
puis sin2 θ Tn00 (cos θ) − cos θ Tn0 (cos θ) = −n2 cos(nθ) soit (1 − cos2 θ) Tn00 (cos θ) − cos θ Tn0 (cos θ) + n2 Tn (cos θ) = 0.
Donc ∀x ∈ [−1, 1], (1 − x2 a) Tn00 (x) − x Tn0 (x) + n2 Tn (x) = 0 et une égalité polynomiale valable sur un ensemble
infini est vraie formellement donc Tn ∈ En .
Pour n = 0, R.T0 ⊂ E0 ⊂ R0 [X] = R.T0 .
Supposons n > 1. Par linéarité de P 7→ (1 − X 2 )P 00 − XP 0 + n2 P , P = λTn ⇒ P ∈ En . Réciproquement
cd(P )
si P = 0 alors P = 0.Tn et sinon, soit λ = n−1 . Selon ci-dessus, deg(P − λTn ) < n. Or, par linéarité,
2
P − λTn ∈ En donc P = λTn .

[183]

I) Exercice 29 de la banque CCP (intégrale à paramètre)


=====================================================================================
II) Soit n > 2. Montrer que φ, donné par φ(P )(X) = (X 2 − X)P (−1) + (X 2 + X)P (1) est un endomorphisme
de Rn [X] dont on donnera le noyau et l’image.
Montrer que 0 et 2 sont valeurs propres de φ, donner les sous-espaces propres associés. Est-il diagonalisable?

............................................................................................................
Solution :
deg [φ(P )] 6 2 6 n et la linéarité est facile.  
 2  P (1) + P (−1) = 0 P (1) = 0
φ(P )(X) = P (1) + P (−1) X + P (1) − P (−1) X donc φ(P ) = 0 ⇔ ⇔
P (1) − P (−1) = 0 P (−1) = 0
donc Ker φ = (X − 1)(X + 1).Rn−2 [X] de dimension n − 1.  
Selon ci-dessus Im φ ⊂ Vect(X, X 2 ) et le théorème du rang donne dim Im φ = n + 1 − dim Ker φ = 2 donc
Im φ = Vect(X, X 2 ).
0 ∈ Sp(φ) et E0 = Ker φ = (X − 1)(X + 1).Rn−2 [X].
Si λ ∈ Sp(φ) \ {0} alors Eλ ⊂ Im φ. Mais l’endomorphisme induit par φ sur Im φ a pour matrice dans (X, X 2 ):
2
2I2 donc Sp(φ) = {0, 2} et
 E2 = Im φ = Vect(X, X ).
On a dim E0 + dim E2 = dim Rn [X] donc φ diagonalisable.
[184]

I) Exercice 37 de la banque CCP (normes équivalentes)


======================== =============================================================
x+y+z+t=0
II) Montrer que F d’équation est un sous-espace vectoriel de R4 dont on donnera la dimen-
x−y+z−t=0
sion.
Trouver une base orthonormée de F puis une base orthonormée de F ⊥ .
Donner la matrice dans la base canonique de la projection orthogonale sur F puis calculer la distance à F ⊥ du
vecteur de coordonnées (1, 2, 3, 4).

............................................................................................................
Solution :  
1 1 1 1 1 1
En notant M = on a F = Ker(M ) et rg(M ) = 2 car 6= 0 donc dim(F ) = 4 − 2 = 2.
1 −1 1 −1 1 −1
x 1 0
     
 
y x+y+z+t=0 x+z =0  0   1 
V = ∈F ⇔ ⇔ (S) : donc F = Vect  , .
z x+z =0 (L2 + L1 ) y+t=0 −1 0
t 0 −1
1 0
    
 0  √1  1 
Ces deux vecteurs sont déjà orthogonaux donc une base orthonormée de F est  √1  , .

2 −1 2 0

0 −1
1 0 1 0
        
 0   1  0  1 
Selon (S), F ⊥ = Vect   ,   donc une base orthonormée de F ⊥ est  √1   , √1  .

1 0 2 1 2 0
 0 1 0 1
En notant e1 , e2 la base orthonormée de F trouvée, on a

1 0 1 0 −1 0
    
  x−z  0  y−t 1  1 0 1 0 −1 
pF (V ) = e1 | V e1 + e2 | V e2 = + =  V
2 −1 2 0 2 −1 0 1 0
 
0 −1 0 −1 0 1

1
 
r
(x − z)2 + (y − t)2 2
d V, F ⊥ = pF (V ) = donc pour V0 =  , d V0 , F ⊥ = 2.
 
2 3
4

[185]

I) Exercice 44 de la banque CCP (topologie )


=====================================================================================
II) On place un mobile dans le plan R2 , initialement situé au point (0, 0). À chaque seconde k ∈ N∗ , on fait
évoluer son abscisse selon la variable aléatoire Xk = +1 et son ordonnée selon la variable aléatoire Yk pouvant
prendre les valeurs −1 ou +1 avec une probabilité p = 12 . On suppose les Yk indépendantes.
Pn
Expliquer pourquoi après n secondes, l’abscisse est n et l’ordonnée est Sn = Yk . Calculer l’espérance et la
k=1
variance de Yk et de Sn .
Calculer l’expression des fonctions GZk (t) = E(tYk ) et GBn (t) = E(tSn ) pour tout réel t > 0 et en déduire les
valeurs prises par Sn et leur probabilité.
Déterminer les valeurs prises parBn = Sn2+ n ainsi que sa loi.

............................................................................................................
Solution :
n
P n
P
Il est clair que l’abscisse est = 1 et l’ordonnée Sn = Yk .
k=1 k=1
n
P
E(Yk ) = 0 donc E(Sn ) = E(Yk ) = 0.
k=1
n
V(Yk ) = (−1 − 0) 12 + (1 − 0) 12 = 1 et les Yk sont indépendantes donc V(Sn ) =
2 2 P
V(Yk ) = n.
k=1
∀t > 0, GYk (t) = 1 + t2
2t . Par indépendance, suivant le lemme des coalitions,
n X n
1 + t2
  
Sn Y1 Yn Y1 Yn 1 n 2k−n
E(t ) = E(t · · · t ) = E(t ) · · · E(t ) = = t
2t 2n k
k=0

Donc
• Si n = 2p alors S2p (Ω) = 2k | k ∈ [[−p, p]] et P (S2p = 2k) = 12p k+p
2p
 
.
2

• Si n = 2p + 1 alors S2p+1 (Ω) = 2k + 1 | k ∈ [[−p − 1, p]] et P (S2p+1 = 2k + 1) = 2p+11 2p+1

.
2 k+p+1
n
Soit Zk = Yk 2+ 1 . Zk suit une loi de Bernoulli B(1/2) donc Bn =
P
Zk suit une loi binomiale B(n, 1/2).
k=1

[186]

I) Exercice 48 de la banque CCP (suite de fonctions).


=====================================================================================
II) Les coefficients d’une matrice aléatoire M ∈ Mn (R) sont des variables aléatoires indépendantes suivant
toutes une loi de Bernoulli de paramètre p ∈]0, 1[.
Donner la loi de Tr(M ) et l’espérance de Tr(M )2 .
Les coefficients de M 2 sont-ils indépendants ?

............................................................................................................
Solution :
Tr(M ) est la somme de n variables de Bernoulli indépendantes de même loi donc Tr(M ) ,→ B(n, p).
2
E Tr(M )2 = V(M ) + (E (Tr(M ))) = np(1 − p) + n2 p2 = np (n − 1)p + 1
n n
Si n = 1, il n’y a rien à montrer. Supposons n > 2. Notons A = M 2 , on a a11 = m1j mj1 = m211 +
P P
m1j mj1
j=1 j=2
n
P n
P
et a12 = m1j mj2 = m12 (m11 + m22 ) + m1j mj2 donc
j=1 j=3

h i      
P (a11 = 0) > P (m11 = 0) ∩ (m12 = 0) ∩ · · · ∩ (m1n = 0) = P (m11 = 0)) × P (m12 = 0) × · · · × P (m1n = 0)
> (1 − p)n
h i
P (a12 = n) > P (m11 = 1) ∩ (m12 = 1) ∩ · · · ∩ (m1n = 1) ∩ (m22 = 1) ∩ · · · ∩ (mn2 = 1) = p2n−1

donc P (a11 = 0)P (a12 = n) 6= 0.


n n
Or (a11 = 0) ⊂ (m11 = 0) car 0 = m211 +
P P
m1j mj1 ⇒ m11 = 0 et m11 = 0 ⇒ a12 = m1j mj2 6 n − 1
j=2 | {z } j=2 | {z }
>0
  61
donc (m11 = 0) ⊂ (a12 = n) et donc (a11 = 0) ∩ (a12 = n) = ∅ donc P (a11 = 0) ∩ (a12 = n) = 0 6= P (a11 =
0)P (a12 = n). Ainsi les coefficients de M 2 ne sont pas indépendants.

[187]

I) Exercice 51 de la banque CCP (série numérique et série entière)


=====================================================================================
II) On considère une famille (Xi,j )(i,j)∈[[1,2]]2 formée de variables aléatoires indépendantes, identiquement dis-
tribuées, avec
  1
P Xi,j = 1 = P Xi,j = −1 =
2
 
X1,1 X1,2
et on pose M = √1 .
2 X 2,1 X2,2
Déterminer E(det(M )) et V(det(M )). Que dire de det(M ) et − det(M ) ?
Donner les probabilités que M soit orthogonale, celle qu’elle soit inversible puis celle qu’elle soit diagonalisable.

............................................................................................................
Solution :
M prend 24 =  16
√ valeurs√équiprobables:

2/2 −√ 2/2
• A1 = √ , A2 = tA1 , A3 = −A1 , A4 = − tA1 , matrices de rotations d’angles respec-
2/2 2/2
tifs π π 5π 5π
4 , − 4 , 4 , − 4 donc de déterminants 1, orthogonales et non diagonalisables dans M2 (R) mais
iθ −iθ
diagonalisables
√ √ M2(C) (car de valeurs propres
dans  √ complexes√ non  réelles simples e , e ).
• A5 = √
2/2 √2/2 , A6 = −A5 , A7 = √2/2 −√2/2 , A8 = −A7 , matrices de symétries
2/2 − 2/2 − 2/2 − 2/2
axialesdonc
√ de déterminants
√  −1, orthogonales et √
diagonalisables
√ dans
 M2 (R) car symétriques réelles.
2/2 2/2 2/2 − 2/2
• A9 = √ √ , A10 = −A9 , A11 = √ √ , A12 = −A11 , de rangs 1 donc de
2/2 2/2 − 2/2 2/2
déterminants
 √ 0 et √ et diagonalisables
 dans M2 (R) car symétriques réelles.
2/2 − 2/2
• A13 = √ √ , A14 = −A13 , A15 = tA13 , A16 = − tA13 , de rangs 1, donc de déterminants 0,
2/2 − 2/2
et de traces 0 donc de spectres {0} donc non diagonalisables
 dans M2 (C) car non nulles.
 P det(M )=1 =  1/4
det(M ) est à valeurs dans {−1, 0, 1} et, selon ci-dessus, P det(M ) = −1  = 1/4 . Ainsi:
P det(M ) = 0 = 1/2

- E(det(M )) = 0
- V(det(M )) = 12
- det(M ) et − det(M ) suivent la même loi.
Selon ci-dessus, P M ∈ O2 (R) = 21 , P M ∈ GL2 (R) = 21 , P M diagonalisable = 12 .
  

[188]

I) Exercice 62 de la banque CCP (polynôme d’endomorphisme)


======================================= ==============================================
X 1
II) Trouver le rayon de convergence R de sin √ xn .
n
n>1
Étudier la convergence en −R et enR. 

sin √1 xn lorsque x tend vers 1− et prouver que lim− (1 − x)f (x) = 0.
P
Trouver la limite de f (x) =
n=1 n x→1

............................................................................................................
Solution :   
On a sin √ 1 1
∼ √ = an donc sin √ 1 xn a même rayon de convergence que an xn . Or aa n
P P
=
n ∞ n n>1 n n>1
n+1
q
n + 1 −−−→ 1 donc R = 1.
n n→∞
 
P 1
an diverge car 2 6 1 donc
P
sin √ 1 diverge.
n>1 n>1 n
   
P
sin √1 n
(−1) est une série alternée car ∀n > 1, 0 < √1 π
6 1 < 2 , sin √1 −−−→ 0 et n 7→
n>1 n n n n→∞
  h i
sin √1 est décroissante puisque sin est croissante sur 0, π 2 . Donc le critère des séries alternées donne:
n
 
sin √1 (−1)n converge.
P
n>1 n

 
∀x ∈ [0, 1[, f 0 (x) = n sin √1 xn−1 > 0 donc f est croissante sur [0, 1[ et donc ` = lim f (x) existe
P
n=1 n x→1−
N
 
sin √1 xn 6 f 0 x) donc, à la limite lorsque x tend vers 1− , ∀N >
P
dans R Sup{+∞}. Mais ∀N > 1,
n=1 n
N
 
sin √1
P
1, 6 `, puis, à la limite lorsque N tend vers ∞, +∞ 6 ` donc lim− f (x) = +∞.
n
n=1

  ∞
  ∞
  x→1  
(1 − x)f (x) =
P
sin √1 n
x −
P
sin √1 x n+1
= sin(1) x +
P
sin √1 − sin √ 1 xn
n=1 n n=1 n n=2 n n−1
∞ ∞
bn xn =
P P
= un (x)
n=1 n=1
[0,1]
et un ∞
= |bn | avec ∀n > 2, bn < 0.
   
Or, pour n > 2, |bn | = −bn = sin √ 1 − sin √1 est le terme d’une série télescopique convergente.
P n−1 n
Ainsi un converge normalement donc uniformément sur [0, 1] et, pour tout n > 1, lim− un (x) = bn donc le
x→1

P
théorème de la double limite donne lim− (1 − x)f (x) = bn = sin(1) + 0 − sin(1) = 0.
x→1 n=1

[189]

I) Exercice 65 de la banque CCP (polynôme annulateur)


=====================================================================================
sin(t)
II) Montrer que φ1 (t) = t est solution de (E0 ) : x00 + 2t x0 + x = 0 sur R∗+
l’aide du wronskien, chercher une autre solution de (E0 )-

............................................................................................................
Solution :
Vue la seconde question, posons y(t) = t x(t). x D2 sur R∗+ si et seulement si y D2 sur R∗+ et alors ∀t >
0, y 0 (t) = t x0 (t) + x(t), y 00 (t) = t x00 (t) + 2x0 (t). Ainsi
   
x est solution de (E0 ) sur R∗+ ⇐⇒ y est solution de y 00 + y = 0 sur R∗+

 
C1 sin(t) + C2 cos(t)
Ainsi l’ensemble des solutions de (E0 ) sur R∗+ est t 7→ t (C1 , C2 ) ∈ R2 .
On retrouve bien que φ1 est solution de (E0 ) sur R∗+ .

[190]

I) Exercice 71 de la banque CCP (projecteur orthogonal).


=====================================================================================
Z +∞ p+1
t
2
II) Montrer que, pour (n, p) ∈ N , Sn = t e−nt dt existe.
0 e − 1
Z +∞
a −bt
Montrer que Γ(a, b) = t e dt est définie pour (a, b) ∈ N × N∗ .
0 Z +∞
Calculer Γ(a, b), sachant que tn e−t dt = n!.
0
n

X 1
Montrer que ∀n ∈ N , S0 = (p + l)! p+2 + Sn et en déduire que la suite (Sn ) converge.
k=1
k
+∞ ∞
tp+1
Z X 1
Montrer que dt = (p + 1)! p+2 .
0 et − 1 k
k=1

............................................................................................................
Solution :
p+1
f : t 7→ tt e−nt est continue sur ]0, +∞[, en 0, f (t) ∼ 1 = tp = −p 1 avec −p < 1 et f (t) ∼
e −1   t→0+ t t→+∞

tp+1 e−(n+1)t = o 12 car n + 1 > 0. Donc Sn existe.


t→+∞ t  
a −bt
g : t 7→ t e est continue sur [0, +∞[ et f (t) = o 12 car b > 0. Donc Γ(a, b) existe.
Z +∞  a Z +∞ t→+∞ t
u −u du 1 a −u a!
Γ(a, b) = e = a+1 u e du = a+1 .
u=bt 0 b b b b
Z +∞ −nt Z +∞0 −nt
p+1 1 − e p+1 −t 1 − e
S0 − Sn = t dt = t e dt
0 et −1 0 1 − e−t
Z +∞ n−1
X n−1
X Z +∞ n−1
X
= tp+1 e−t  e−jt  dt = tp+1 e−(j+1)t dt = Γ(p + 1, j + 1)
0 j=0 j=0 0 j=0
n−1 n
X (p + 1)! X 1
= = (p + 1)!
j=0
(j + 1)p+2 k=1
k p+2
n
Sn = S0 − (p + 1)!
P 1 −−−→ S − (p + 1)!ζ(p + 2) car p + 2 > 1.
k=1 k p+2 n→∞ 0
Utilisons le théorème de convergence dominée:
p+1
- ∀t ∈]0, +∞[, tt e−nt −−−→ 0
e −1 n→∞
- t 7→ 0 est continue sur [0, +∞[
p+1 p+1 p+1
- ∀n ∈ N, ∀t ∈]0, +∞[, tt e−nt 6 tt et t 7→ tt est intégrable sur ]0, +∞[ (existence
e −1 e −1 e −1
de S0 ) .
Z +∞ p+1 ∞
t X 1
Donc Sn −−−→ 0 et donc t dt = S0 = (p + 1)! p+2 .
n→∞ 0 e −1 k
k=1

[191]

I) Exercice 86 de la banque CCP (arithmétique).


=====================================================================================

II) Soit E, h. , .i un espace préhllbertien
 dont on note k · k la norme associée. On définit deux types de
convergences pour une suite xn n∈N ∈ E N :
• la convergence forte vers x ∈ E lorsque lim xn − x = 0;
n→∞
• la convergence faible vers x ∈ E lorsque ∀y ∈ E, lim hxn − x, yi = 0.
n→∞
Montrer l’unicité de la limite pour la convergence faible.
Montrer que la convergence forte implique la convergence faible.
Montrer l’équivalence entre les propositions suivantes :

(1) xn n∈N converge fortement vers x.

(2) xn n∈N converge faiblement vers x et lim xn = x .
n→∞
Montrer qu’en dimension finie, les deux types de convergence sont équivalentes.

............................................................................................................
Solution :
Si xn n∈N converge faiblement vers x et x0 alors


∀y ∈ E, hx − x0 , yi = hxn − x0 , yi − hxn − x, yi −−−→ 0


n→∞

donc ∀y ∈ E, hx − x0 , yi = 0 et donc x − x0 ∈ E ⊥ = {0E } soit x0 = x.



Selon l’inégalité de Cauchy-Schwarz, si xn n∈N converge fortement vers x,

∀y ∈ E, |hxn − x, yi| 6 xn − x × y −−−→ 0


n→∞


donc xn converge faiblement vers x.
n∈N  
(1) ⇒ (2): selon ci-dessus, si xn n∈N converge fortement vers x alors xn n∈N converge faiblement vers x et on
a xn − x 6 xn − x donc xn −−−→ x (continiuité de la norme).
n→∞
2 2 2 2 2 2 2
(2) ⇒ (1): xn − x = xn + x − 2hxn , xi = xn − x − 2hxn − x, xi −−−→ x − x − 0 = 0.
n→∞
On a toujours ( convergence forte)⇒ ( convergence faible). Pour E = {0} la réciproque est claire. Si dim(E) =
p > 1, et si on a convergence faible, en particulier ∀i ∈ [[1, p]], hxn − x, ei i −−−→ 0 où e1 , . . . , ep est une base
n→∞
orthonormée de E donc ∀i ∈ [[1, p]], e∗i (xn ) −−−→ e∗i (x) donc xn −−−→ x.
n→∞ n→∞
[192]

I) Exercice 93 de la banque CCP (polynôme d’endomorphisme).


=====================================================================================
+∞
P (−1)n
II) Soit S(x) = fn (x) avec ∀n ∈ N, ∀x > 0, fn (x) = .
n=0 n!(x + n)
Montrer S est définie sur R∗+ et que S(1) = 1 − e−1 .
que
Montrer ∀x > 0, x S(x) − S(x + 1) = e−1 .
que
Montrer S(x) ∼ x
que 1 en 0 et S(x) ∼ 1 en +∞.
ex
Montrer S est de classe C ∞ sur R∗+ .
que
Z 1
Montrer que ∀x > 0, S(x) = tx−1 e−t dt.
0

............................................................................................................
Solution :
f (x) x+n
Pour x > 0, on a : ∀n ∈ N, fn (x) existe et fn (x) 6= 0 et n+1 = −−−→ 0 < 1 donc,
P fn (x) (n + 1)(x + n + 1) n→∞
selon la règle de D’Alembert, fn (x) converge.
+∞
P (−1)n +∞
P (−1)n−1 +∞
P (−1)n
S(1) = = =1− = 1 − e−1 .
n=0 (n + 1) n=1
n! n=0
n!
+∞ +∞ +∞
−1
X (−1)n (x + n) X (−1)n X (−1)n−1
e = = xS(x) + = xS(x) −
n=0
n!(x + n) n=1
(n − 1)!(x + n) n=1
(n − 1)!(x + 1 + n − 1)
= x S(x) − S(x + 1)  
[a,+∞[ 1 = o 1 donc
P
Soit a > 0, on a fn ∞ = fn converge normalement sur [a, +∞[ pour tout
n!(a + n) n→∞ n!
a > 0.
Comme, de plus, ∀n ∈ N, fn est continue sur R∗+ , S est continue sur R∗+ donc lim+ xS(x) = e−1 + lim+ S(x+1) =
x→0 x→0
e−1 + S(1) = 1 donc S(x) ∼ 1
x→0+
x.
De plus, ∀n ∈ N, fn (x + 1) −−−→ , donc, par double limite, lim S(x + 1) = 0 donc lim xS(x) = e−1 donc
x→+∞ x→+∞ x→+∞
S(x) ∼ 1 .
x→+∞ e x
Appliquons le théorème de dérivation terme à terme:
(k) (−1)n+k k!
- ∀n ∈ N, fn est de classe C ∞ sur R∗+ avec ∀k ∈ N, ∀x > 0, fn (x) = ;
n!(x + n)k+1

P
- fn converge simplement sur R+ ;  
(k) [a,+∞[ k! 1 donc P f (k) converge normalement sur
- ∀k ∈ N, ∀a > 0, fn ∞ = = o n
n!(a + n)k+1 n→∞ n!
[a, +∞[ pour tout a > 0;
donc S est de classe C ∞ sur R∗+ .
(−1)n x+n−1
Appliquons le théorème d’intégration terme à terme à gn : t 7→ t :
n!
- ∀n ∈ N, gn est continue par morceaux sur ]0, 1] et x + n + 1 > −1 donc gn est intégrable sur ]0, 1];
gn converge simplement sur ]0, 1] vers t 7→ tx−1 e−t qui est continue par morceaux sur ]0, 1];
P
-
Z 1
1 P 1
- gn (t) dt = et converge pour x > 0 d’après ci-dessus (règle de D’Alembert)
0 n!(x + n) n!(x + n)
Z 1 +∞
X Z 1
donc ∀x > 0, S(x) = tx−1 e−t dt = gn (t) dt = S(x).
0 n=0 0

[193]

I) Exercice 96 de la banque CCP (variable aléatoire)


=================h====i================================================================
II) Montrer que ∀t ∈ 0, π 2t
2 , π 6 sin t 6 t.
Z π/2
sin t −xt
Montrer que F (x) = e dt est définie sur R.
0 t
−xπ/2
Montrer que ∀x ∈ R∗ , F (x) 6 1 − ex et en déduire la limite de F en +∞.
Montrer que F est C 1 sur R et exprimer F 0 sans intégrale.
Donner la limite de F en −∞.
............................................................................................................
Solution : h i h i
sin00 = − sin donc ∀t ∈ 0, π 2 , sin 00
(t) 6 0. Ainsi la fonctionsin est concave sur 0, π . Son graphe est
2
donc hau dessus
i de la corde entre M (0) et M (π/2) et en dessous de la tangente en M (0) ce qui donne bien
∀t ∈ 0, π 2t
2 , π 6 sin t 6 t. i i i i
t 7→ sin
t
t e−xt est continue sur 0, π et sin t e−xt ∼ 1 donc t 7→ sin t e−xt est intégrable sur 0, π . Donc
2 t t 2
t→0+
F (x) existe pour tout x ∈ R.
Z π/2 Z π/2  −xt π/2
sin t −xt e 1 − e−xπ/2 −xπ/2
∀x ∈ R∗ , F (x) = e dt 6 e−xt dt = − = . Or 1 − ex −−−→ 0
0 t 0 x 0 x x→+∞
donc F (x) −−−→ 0.
x→+∞
Soit f (x, t) = sin t −xt
t e . On a : i i
1) selon ci-dessus, ∀x ∈ R∗ , t 7→ f (x, t) est intégrable sur 0, π 2 ;
∂f
i i
2) ∀x ∈ R∗ , ∀t ∈ 0, π −xt
2 , ∂x (x, t) = − sinite i existe;
∂f
3) ∀x ∈ R∗ , t 7→ (x, t est continue sur 0, π 2 ;
i ∂x
∂f
i
4) ∀t ∈ 0, π 2 , x 7→ ∂x (x, it est icontinue sur R ;

∂f
i i
5) pour [a, b] ⊂ R∗ , ∀x ∈ [a, b], ∀t ∈ 0, π 2 , (x, t) 6 e −at
et t →
7 e −at
est intégrable sur 0, π . Donc F est
2
∂x
Z π/2
de classe C 1 sur R∗ et ∀x ∈ R∗ , F 0 (x) = − sin te−xt dt.
0
Z π/2 !  (i−x)t π/2 !
∗ 0 (i−x)t e
Ceci donne ∀x ∈ R , F (x) = −=m e dt = −=m
0 i−x 0
1 − ie−xπ/2 1 − xe−xπ/2
 
= =m − =
i−x 1 + x2
Z π/2 −xπ/2
2 2 1−e −xπ/2
Selon l’inégalité vue plus haut, ∀x ∈ R∗ , F (x) > e−xt dt = . Or 1 − ex −−−→ +∞
π 0 π x x→−∞
donc F (x) −−−→ +∞.
x→−∞

[194]

I) Exercice 98 de la banque CCP (loi binomiale).


=====================================================================================
Z 1
II) Montrer que T , définie par T (f )(x) = Min(x, t) f (t) dt est un endomorphisme de C 0 ([0, 1], R).
0
Montrer que si la fonction f est vecteur propre de T associé à une valeur propre non nulle, elle est dérivable.
Trouver Ker T et les éléments propres de T .

............................................................................................................
Solution :
Z x Z 1
On a, puisque x ∈ [0, 1], T (f )(x) = t f (t) dt + x f (t) dt ce qui montre que T (f ) ∈ C 1 ([0, 1], R) ⊂
0 x
C 0 ([0, 1], R). De plus, ona ∀x ∈ [0, 1], T (f + λg)(x) = T (f )(x) + λT (g)(x) donc T (f + λg) = T (f ) + λT (g).
Ainsi T ∈ L C 0 ([0, 1], R) .
Si T (f ) = λ f avec λ 6= 0 alors f = 1 (f ) ∈ C 1 ([0, 1], R).
Z x λ Z 1 Z 1
Si T (f ) = 0 alors ∀x ∈ [0, 1], t f (t) dt + x f (t) dt = 0 donc, en dérivant, ∀x ∈ [0, 1], x f (x) + f (t) dt −
Z 1 0 x x

x f (x) = f (t) dt = 0. On peut dériver de nouveau et donc ∀x ∈ [0, 1], −f (x) = 0. Ainsi Ker(T ) = {0} et 0
x
n’est pas valeur propre de T .
Z x Z 1

Si T (f ) = λ f avec λ ∈ R alors (1) : ∀x ∈ [0, 1], t f (t) dt + x f (t) dt = λ f (x) et on peut dériver , selon
Z 1 0 x

ci-dessus, donc (2) : ∀x ∈ [0, 1], f (t) dt = λ f 0 (x). Le premier membre est de classe C 1 donc f ( aussi donc
x
f est C 2 et (3) : ∀x ∈ [0, 1], −f (x) = λ f 00 (x). f est donc solution d’une équation à coefficients constants
d’équation caractéristique X 2 + 1 = 0.
λ    
• si λ > 0, ∃ (C1 , C2 ) ∈ R2 , ∀x ∈ [0, 1], f (x) = C1 sin √x + C2 cos √x . Or (1) donne 0 = λ f (0)
 λ λ
donc C2 = 0 et (2) donne 0 = λ f 0 (1) donc C1 cos √1 = 0 donc C1 = 0 (ce qui donne f = 0) ou
λ
∃ p ∈ Z, λ =  1  . Réciproquement, si f : x 7→ sin (ω x) avec ω = π + pπ, on a
π + pπ
2 2
2
Z x Z 1
∀x ∈ [0, 1], T (f )(x) = t sin (ω t) dt + x sin (ω t) dt
0 x
 x Z x  1
t 1
= − cos (ω t) + cos (ω t) dt + x − cos (ω t)
ω 0 0 ω x
 x  
cos (ωx) 1 cos (ω x) − cos (ω)
= −x + sin (ω t) + x
ω ω2 0 ω
1
= 2 sin (ω x) car cos (ω) = 0
ω
   
2
• si λ < 0, ∃ (C1 , C2 ) ∈ R , ∀x ∈ [0, 1], f (x) = C1 sh p x +C2 ch px . Or (1) donne 0 = λ f (0)
|λ| |λ|
0
donc C2 = 0 et (2) donne 0 = λf (1) donc C1 = 0 cequi donne f = 0.

 

Donc l’ensemble des valeurs propres est  1 2 p ∈ Z et l’espace propre associé à  1  est la
2
 π + pπ
 
 π + pπ
   2 2
droite engendrée par x 7→ sin π 2 + pπ x .

[195]

I) Exercice 107 de la banque CCP (probabilités, tirage).


=====================================================================================
x2 y
II) f , définie par f (0, 0) = 0 et f (x, y) = 2 si (x, y) 6= (0, 0), est-elle continue sur R2 ?
x + y2
Montrer que f admet des dérivées partielles que l’on calculera. Calculer la dérivée de f en (0, 0) suivant (1, 1).
Montrer de deux manières différentes que f n’est pas C 1 sur R2 .

............................................................................................................
Solution :
Par opérations, f est continue sur R2 \ {(0, 0)}. On a f (r cos θ, r sin θ) = r2 cos2 θ sin θ donc ∀(x, y) 6=
(0, 0), f (x, y) 6 x2 + y 2 −−−→ 0 donc f est continue sur R2 .
(x,y)→(0,0)

2 ∞ ∂f 2 xy 3 ∂f x2 x2 − y 2
Sur R \ {(0, 0)}, f est de classe C par opérations et (x, y) = 2 , ∂y (x, y) = 2
∂x x2 + y 2 x2 + y 2
∂f ∂f
∀t ∈ R, f (t, 0) = f (0, t) = 0 donc les dérivées partielles en (0, 0) existent et (0, 0) = (0, 0) = 0.
∂x ∂y
3 f (t, t) − f (0, 0)
∀t ∈ R∗ , f (t, t) = t 2 = 2t donc t = 12 donc, en posant v = (1, 1), Dv f (0, 0) = 12 .
2t
∂f ∂f
Si f était C 1 sur R2 alors Dv f (0, 0) = df (0, 0)[v] = (0, 0) × 1 + (0, 0) × 1 = 0 ce qui est faux.
∂x ∂y
∂f 4 ∂f ∂f ∂f
Par ailleurs, (x, x) = 2 x4 = 12 donc x→0 lim (x, x) 6= (0, 0) donc n’est pas continue sur R2 .
∂x 4x ∂x ∂x ∂x
x6=0
Concours divers MP

[222]

[ICNA]:
Z π/2
2
I) Exprimer le développement en série entière de g(x) = √ 1 2 en fonction de Wn = sin2n θ dθ =
1−x π 0
n
Y 2k − 1
.
2k
k=1
2 π/2
Z

Développement en série entière de F (t) = p sur ] − 1, 1[.
π 0 1 − t2 sin2 θ
............................................................................................................
Solution :
Montrons la formule de Wn par récurrence: W0 = 1 donc vraie pour n = 0 et si le résultat est vrai pour n,
2 π/2 2n+2 2 π/2 2n 2 π/2 2n
Z Z Z
Wn+1 = sin θ dθ = sin θ(1 − cos2 θ) dθ = Wn − sin θ cos θ cos θ dθ
π 0 π 0 π 0
 2n+1 π/2 Z π/2 !
2 sin θ sin2n+1 θ Wn+1
= Wn − cos θ + sin θ dθ = Wn −
π 2n + 1 0 0 2n + 1 2n +1
n+1
donc Wn+1 = 2n2n + 1 W = Q 2k − 1 .
+ 2 n k=1 2k
La formule du binôme généralisé donne:

∞  ∞ n n ∞
2n − 1 tn tn
   
−1/2
X 1 3 X (−1) n Y X n
∀t ∈]−1, 1[, (1+t) = − − ··· − = n 2 (2k −1) = (−1) Wn tn
n=0
2 2 2 n! n=0
2 n! n=0
k=1


Donc ∀x ∈] − 1, 1[, g(x) = √ 1 2 = Wn x2n .
P
1−x n=0
h i ∞ ∞
On a donc ∀t ∈] − 1, 1[, ∀θ ∈ 0, π 2n 2n
P P
2 , g(t sin θ) = n=0 Wn t sin θ = n=0 un (θ) et on a:
h i
→ ∀n ∈ N, un est continue donc intégrable sur le segment 0, π 2 .
h i
→ θ 7→ g(t sin θ) est continue sur 0, π 2 .
Z π/2
Wn+1 2 2
π 2
I
  
→ In = un (θ) dθ = Wn2 t2n et n+1 = t = 2n + 1 t2 −−−→ t2 < 1 donc P I
In Wn 2n + 2 n
0 2 n→∞
converge.
∞ ∞
2 π/2
X Z X
Donc le théorème d’intégration terme à terme donne ∀t ∈] − 1, 1[, F (t) = un (θ) dθ = Wn2 t2n .
n=0
π 0 n=0
 
p q r
II) Donner une CNS pour que A =  q r p  soit la matrice d’une rotation.
r p q

............................................................................................................
Solution : 
 p2 + q 2 + r2 = 1
A ∈ SO(3) ⇔ pq + qr + rp = 0
3pqr − p3 + q 3 + r3 = 1

Or p2 +q 2 +r2 = (p+q+r)

2
−2(pq+qr+rp) et (p+q+r)(p2 +q 2 +r2 ) = p3 +q 3 +r3 −3pqr+(p+q+r)(pq+qr+rp)
2
 σ1 − 2σ2 = 1
σ1 = −1
n  
donc A ∈ SO(3) ⇔ σ2 = 0 ⇔ ⇔ (p, q, r) ∈ R3 racines de X 3 + X 2 + σ3
 3 σ2 = 0
σ1 − 3σ1 σ2 = −1
Donc aussi, A ∈ SO(3) ⇔ p3 + p2 = q 3 + q 2 = r3 + r2
[223]

[TPE-EIVP]: P 2
|un |2
P P
I) ) Soit (un )n∈N ∈ CN . On suppose que ∀n ∈ N, <e(un ) 6 0, un et un convergent; montrer que
converge.

............................................................................................................
Solution :
2 2 2 2 2
Posons
Pun = xn + iyn avec P(xn , yn ) ∈ R alors un = xn − yn + 2ixP
n yn et |un | P= x2n + yn2 .
On a un converge donc xn converge. Or ∀n ∈ N, xn 6 0 donc |xn | = − xn converge. Alors xn −−−→ 0
   n→∞
donc x2nP= o |xn | et donc
P 2
xn converge. Comme x2n + yn2 = 2x2n − x2n − yn2 et que
P 2
xn − yn2 converge, on
a bien |un |2 converge.
=====================================================================================
II) Soit A une partie non vide d’un espace vectoriel normé E.
Montrer que A est bornée si seulement si ∆(A) = Sup kx − yk existe.
(x,y)∈A2
Comparer le diamètre ∆(A) à celui de son adhérence, puis à celui de son intérieur.
Montrer que ∆(A ∪ B) 6 ∆(A) + ∆(B) + d(A, B) avec d(A, B) = Sup kx − yk.
(x,y)∈A×B

............................................................................................................
Solution : 
Si A est bornée, il existe M tel que ∀(x, y) ∈ A2 , kx − yk 6 2M donc kx − yk | (x, y) ∈ A2 est non vide et
majoré donc ∆(A) existe.
Si ∆(A) existe, soit a ∈ A fixé, ∀x ∈ A, kxk 6 kx − ak + kak 6 ∆(A) + kak donc n A est bornée. o
 2 2
Si A est bornée non vide alors A aussi et A ⊂ A donc kx − yk | (x, y) ∈ A ⊂ kx − yk | (x, y) ∈ A donc
2 
∆(A) 6 ∆(A). Réciproquement, si (x, y) ∈ A , il existe (xn ), (yn ) ∈ (AN )2 telles xn −−−→ x et yn −−−→ y et
n→∞ n→∞
kxn − yn k 6 ∆(A) donc, à la limite, kx − yk 6 ∆(A) et donc ∆(A) 6 ∆(A). Ainsi ∆(A) = ∆(A).
◦ ◦
Si A est bornée non vide alors A est bornée mais peut être vide. Il faut donc déjà supposer A 6= ∅. Dans ce
◦ ◦
cas, puisque A ⊂ A, on a, comme ci-dessus, ∆(A) 6 ∆(A). Il n’y a pas d’égalité en général comme le montre
◦ ◦
l’exemple A = [0, 1] ∪ {2}: A =]0, 1[ donc ∆(A) = 1 < ∆(A) = 2.
Soit (x, y) ∈ A ∪ B × A ∪ B. Si (x, y) ∈ A × A on a kx − yk 6 ∆(A), si (x, y) ∈ B ×  B on a kx − yk 6 ∆(B), si
(x, y) ∈ A×B on a kx−yk 6 d(A, B). Donc ∆(A∪B) 6 Max ∆(A), ∆(B), d(A, B) 6 ∆(A)+∆(B)+d(A, B).

[224]

[TPE-EIVP]: 
I) Donner le développement en série entière de x 7−→ ln 1 + x + x2 .

............................................................................................................
Solution :
∞ ∞
x3 = ln 1 − x3  − ln (1 − x) = − P x3n + P xn pour x ∈] − 1, 1[.
 
ln 11−
−x n n
n=1 n=1
=====================================================================================
Qn
II) Montrer que P = −1 + (X − ai ) où a1 , . . . , an sont des entiers relatifs distincts, est irréductible dans
i=1
Z[X].

............................................................................................................
Solution :
Si P = QR avec deg Q < deg P = n et deg R < deg P = n alors Q(ai )R(ai ) = −1 avec Q(ai ) ∈ Z et R(ai ) ∈ Z
donc Q(ai ) = −R(ai ) = 1 ou Q(ai ) = −R(ai ) = −1. Donc Q + R a n > deg(Q + R) racines distinctes, donc il
est nul, et donc ∀x ∈ R, P (x) = −Q2 (x) 6 0. Or P (x) ∼ xn > 0 ce qui fournit une contradiction. Donc P
x→+∞
est irréductible dans Z[X]
[225]

[TPE-EIVP]:  
a 0 0
I) Donner une CNS pour que A =  b d 0  soit diagonalisable.
c e f
............................................................................................................
Solution :
Sp(A) = {a, d, f }.
Cas 1: a, d, f , distincts
A a trois valeurs propres simples donc A est diagonalisable.
Cas 2: a = d 6= f
 
x 
 y  ∈ Ea ⇐⇒ bx =0
cx + ey + (f − a)z = 0
z
Cas 2.1: b 6= 0
 
x 
x=0
z = e y donc dim(Ea ) = 1 et A n’est pas diagonalisable.
 y  ∈ Ea ⇐⇒
z a−f

Cas2.2: b = 0

x
 y  ∈ Ea ⇐⇒ z = c x + e y donc dim(Ea ) = 2 et A est diagonalisable.
a−f a−f
z
Cas 3: a = f 6= d
 
x 
 y  ∈ Ea ⇐⇒ bx + (d − a)y = 0
cx + ey =0
z
Cas 3.1: be − c(d − a) 6= 0
 
x 
 y  ∈ Ea ⇐⇒ x = 0 donc dim(Ea ) = 1 et A n’est pas diagonalisable.
y=0
z
Cas 3.2: be − c(d − a) = 0
 
x
 y  ∈ Ea ⇐⇒ y = b x donc dim(Ea ) = 2 et A est diagonalisable.
a−d
z
Cas 4: f = d 6= a
  
x  (a − f )x = 0 
 y  ∈ Ef ⇐⇒ bx x=0
= 0 ⇐⇒
ey=0
z cx + ey =0

Cas 4.1: e 6= 0
 
x 
 y  ∈ Ef ⇐⇒ x = 0 donc dim(Ef ) = 1 et A n’est pas diagonalisable.
y=0
z

 4.2: e = 0
Cas
x
 y  ∈ Ef ⇐⇒ x = 0 donc dim(Ef ) = 2 et A est diagonalisable.
z
Cas 5: a = d = f
A est diagonalisable si et seulement si A = aI3 soit b = c = e = 0.
=====================================================================================

P P (−1)k
II) Étudier la convergence de un pour un = (on pourra étudier un + un+1 ).
k=0
n+l+k
Étudier la convergence de (−1)n un .
P

............................................................................................................
Solution :
∞ ∞ ∞ ∞
X (−1)k X (−1)k X (−1)k X (−1)k−1
un + un+1 = + = +
n+l+k n+2+k n+l+k n+l+k
k=0 k=0 k=0 k=1
1
=
n +l
P
donc (u2p + u2p+1 ) diverge car u2p + u2p+1 ∼ 2p1 . Or si P u converge, P(u + u P
n 2p 2p+1 ) converge donc un
diverge.
∞ ∞
(−1)n+l+k (−1)k
= (−1)n+l = (−1)n+l Rn où Rn est le reste de rang n d’une série alternée
P P
un =
k=n+1
n + l + k k=n+1
k
vérifiant le critère spécial donc Rn est du signe de (−1)n+l donc un > 0.
De même, Rn −−−→ 0 donc un −−−→ 0.
n→∞ n→∞
∞ ∞ ∞
X (−1)k X (−1)k X (−1)k
un − un+1 = − =
n+l+k n+2+k (n + l + k)(n + 2 + k)
k=0 k=0 k=0
∞ k
X (−1)
= (−1)n+l
k=n+1
(k + l)(k + 2) = (−1)n+l ρn
où ρn est le reste de rang n d’une série alternée vérifiant le critère spécial donc ρn est du signe de (−1)n+l donc
un − uPn+1 > 0.
Ainsi (−1)n un vérifie le critère spécial des séries alternées donc (−1)n un converge.
P

=====================================================================================
 99 
P xk
III) Donner un développement limité à l’ordre 100 en 0 de f (x) = ln .
k=0
k!
............................................................................................................
Solution :
99
On a le développement limité à l’ordre 100 en 0 de ex : ex =
P xk + x100 + o(x100 ) donc
k=0
k! 100!

99
xk x100 x100 e−x x100
X    
x 100 x 100 −x x 100
=e − + o(x ) = e 1 − + o(x e ) = e 1 − + o(x )
k! 100! 100! 100!
k=0

100 100
h i
car e−x = 1 + o(1). Donc f (x) = x + ln 1 − x + o(x100 ) = x − x + o(x100 ).
100! 100!

[226]

[Mines-Télécom]:
I) Déterminer les extrémums éventuels de f (x, y, z) = xyz −ln(x+y+z) sur (R∗+ )3 . Est-elle majorée ? minorée ?

............................................................................................................
Solution :
∂f ∂f ∂f
f est de classe C ∞ sur (R∗+ )3 et (x, y, z) = yz − x + 1y + z , (x, y, z) = xz − x + 1y + z , (x, y, z) =
∂x ∂y ∂z
xy − x + 1y + z . Les points critiques vérifient donc xz = xy = yz = x + 1y + z donc xyz = x + x y+z =
y z √1
x + y + z = x + y + z donc x = y = z. En reportant dans le système initial, on obtient x = y = z = 3 3 .
Notons α = √ 1 . Pour (u, v, w) → (0, 0, 0),
3
3
f (α + u, α + v, α + w) = (α + u)(α + v)(α + w) − ln(3α + u + v + w)  
3 2 u+v+w
= α + α (u + v + w) + α(uv + uw + vw) + uvw − ln(3α) − ln 1 +

1 2 u + v + w (u + v + w)2
= − ln 3 + α2 (u + v + w) + α(uv + uw + vw) − + o u2 + v 2 + w2

+ 2
3 3 3α 18α
1 2 αh i 1
4uv + 4uw + 4vw − u2 − v 2 − w2 + o u2 + v 2 + w2

= − ln 3 + car 2 = 3α
3 3 6 α
Soit q(u, v, w) = 4uv + 4uw + 4vw − u2 − v 2 − w2 , on a q(t, t, t) = 9t2 > 0 et q(t, −t, 0) = −6t2 6 0 donc (α, α, α)
est un point col. Il n’y a donc pas d’extremum.
f (t, t, t) = t3 − ln(3t) −−−→ +∞ donc f non majorée.
 t→+∞ 
f (t, 1/t, 1) = 1 − ln 1 + t + 1t −−−→ −∞ donc f non minorée.
t→+∞
=====================================================================================
Z x
 f (t)
II) Montrer que T , défini sur E = f ∈ C 1 (R+ , R) | f (0) = 0 , par T (f )(x) = dt est un endomorphisme
0 t
dont on déterminera les éventuelles valeurs propres, ainsi que les sous-espaces propres associés.
............................................................................................................
Solution :
f (t) f (t) − f (0)
Soit g(t) = t , g est C 1 sur R∗+ et g(t) = t −−−→ f 0 (0) donc g est prolongeable par continuité
Rx t→0+
en 0. Ainsi ∀x ∈ R+ , T (f )(x) = 0 g(t) dt est la primitive qui s’annule en 0 de la fonction continue g donc
T (f ) ∈ C 1 (R+ , R) et T (f )(0) = 0. Ainsi T (f ) ∈ E. Z
x Z x Z x
f (t) + λg(t) f (t) g(t)
∀(f, g, λ) ∈ E × E × R, ∀x ∈ R+ , T (f + λg)(x) = dt = dt + λ dt = T (f ) +
0 t 0 t 0 t
λT (g)(x) donc T est linéaire.
f (x)
Si T (f ) = λf et f 6= 0 alors, en dérivant, ∀x ∈ R∗+ , x = λf 0 (x). Si λ = 0, on obtient f = 0 exclu. Sinon,
il existe C ∈ R tel que ∀x ∈ R∗+ , f (x) = C x1/λ . La condition f 6= 0 donne C 6= 0, la condition f (0) = 0
1
donne λZ> 0, la condition Z x f ∈ C (R+ , R) donne λ 6 1. Réciproquement, si λ ∈]0, 1], fλ : x 7→ x1/λ appartient
x ix
fλ (t) h
à E et dt = t1/λ−1 dt = λt1/λ = x1/λ . Donc l’ensemble des valeurs propres de T est ]0, 1] et
0 t 0 0
Eλ (T ) = R.fλ .

[227]
[Mines-Télécom]:
Z +∞ ∞
t X 1
I) Montrer que 2t −t dt = .
0 e −e n=0
(3n + 2)2
............................................................................................................
Solution :
−2t ∞ ∞ ∞
∀t ∈]0, +∞[, 2t t −t = te −3t = te−2t e−3nt = t e−(3n+2)t =
P P P
un (t).
e −e 1−e n=0 n=0 n=0
 
On a ∀n ∈ N, un est continue et intégrable sur [0, +∞[ car un (t) = o 12 , selon ci-dessus,
P
un converge
+∞ t
simplement sur ]0, +∞[ vers t 7→ 2t t continue et
e − e−t
Z +∞ Z +∞ +∞ Z +∞ −(3n+2)t
e−(3n+2)t

e 1
un (t) dt = un (t) dt = −t + dt =
0 0 3n + 2 0 0 3n + 2 (3n + 2)2
P R +∞
donc 0
un (t) dt converge.
Z +∞ ∞
t X 1
Le théorème d’intégration terme à terme s’applique donc et on a 2t −t dt = .
0 e − e n=0
(3n + 2)2
=====================================================================================
II) Une personne passe n coups de fil à n correspondants; chaque appel est indépendant et la probabilité qu’elle
appelle le bon correspondant est p ∈]0, 1[. Déterminer la loi de X, variable aléatoire représentant le nombre de
bons correspondants obtenu au cours des n appels.
La personne appelle une seconde fois les n − X correspondants non joints la première fois ; on note Y la variable
aléatoire représentant
 le nombre de bons correspondants obtenu au cours de cette opération. Déterminer
P Y = k | X = i . Montrer que Z = X + Y suit une loi binomiale de paramètres à déterminer.
............................................................................................................
Solution :
X suit une loi binomiale de paramètres (n, p). 
n−i k
 n−i−k
Sachant (X = i), la loi conditionnelle de Y est B(p, n−i) soit P (Y = k|X = i) = k p (1 − p) si k ∈ [[0, n − i]]
0 sinon
Z(Ω) = [[0, n]] et la formule e des probabilités totales donne pour k ∈ [[0, n]]
k k
n−i n k
P P   2n−k−i
P (Z = k) = P (Y = k − i|X = i)P (X = i) = k−i i p (1 − p)
i=0 i=0
k
(n − i)! n!
k 2n−k
(1 − p)−i
P
= p (1 − p)
i=0 (n − k)! (k − i)! i! (n − i)!
k
n! p (1 − p)2n−k
k
P k
 −i
=
k! (n − k)! i (1 − p)
i=0
 k
= nk pk (1 − p)2n−k 1 + 1 −
 1 k
= nk (p(2 − p)) (1 − p)2n−2k

p
k n−k
= nk (p(2 − p)) (1 − p(2 − p))

donc Z suit une loi binomiale de paramètre (n, p(2 − p)).

[228]

[Mines-Télécom]:
Z +∞
I) Pour quelles valeurs de α ∈ R, Iα = tα e−t dt est-elle définie ?
0
Trouver une relation entre In et In+1 puis montrer que In = n!.
Z +∞
P (t)Q(t)e−t dt est un produit scalaire sur R[X].

Montrer que P | Q =
0
Montrer que φ, défini par φ(P )(X) = XP 00 (X) + (1 − X)P 0 (X) est un endomorphisme de R[X].
R +∞
Montrer que φ(P ) | Q = − 0 tP 0 (t)Q0 (t)e−t dt et en déduire que φ est symétrique.


............................................................................................................
Solution :  
f : t 7→ tα e−t est continue (au moins) sur ]0, +∞[ et f (t) = o 12 , f (t) ∼+ −α 1 donc f est intégrable si et
+∞ t 0 t
seulement si −α < 1 soit α > −1. +∞ +∞
D’après ci-dessus, ∀n ∈ N, In existe et In+1 = −tn+1 e−t 0 + (n + 1)In = (n + 1)In . Or I0 = [−e−t ]0 = 1


donc, par récurrence immédiate, In = n!. 


Puisque P Q est combinaison linéaire des t 7→ tn pour n ∈ N, P | Q existe.
La symétrie et la bilinéarité sont claires.
Comme ∀t ∈ R+ , P 2 (t) e−t > 0, on a ∀P ∈ R[X], P | P > 0.


Comme ∀t ∈ R+ , P 2 (t) e−t > 0 et t 7→ P 2 (t) e−t continue sur R+ alors P | P = 0 ⇒ ∀t ∈ R+ , P 2 (t) e−t = 0


donc ∀t ∈ R+ , P (t) = 0 et donc P a une infinité de racines donc est nul.
Donc · | · est un produit scalaire sur R[X].
φ est clairement
Z +∞linéaire. Z +∞ h
h i  i
tP 00 (t) + (1 − t)P 0 (t) Q(t)e−t dt = tP 00 (t) + (1 − t)P 0 (t) e−t Q(t) dt

φ(P ) | Q =
0 0
h i+∞ Z +∞ Z +∞
0 −t 0 0 −t
tP 0 (t)Q0 (t)e−t dt

= tP (t)e Q(t) − tP (t)Q (t)e dt = −
0 0 0
ce qui montre bien φ est symétrique, puisque cette dernière expression est symétrique.
=====================================================================================
II) Énoncer le théorème du rang.
Montrer que si f est un endomorphisme de E de dimension finie, Ker f ⊂ Ker f 2 et que l’inclusion réciproque
est vraie dès que f est diagonalisable.

............................................................................................................
Solution :
Si x ∈ Ker(f ), f 2 (x) = f (0E ) = 0E donc x ∈ Ker(f 2 ). 
Si f a pour matrice dans une base de diagonalistion D= Diag λ1 , . . . , λr , 0, . . . , 0 avec λi 6= 0 alors f 2 a pour
matrice dans cette base D2 = Diag λ21 , . . . , λ2r , 0, . . . , 0 donc rg(f ) = r = rg(f 2 ) donc Ker f = Ker f 2

[229]

[Mines-Télécom]:
I) Soit H un hyperplan de Mn (R) (n > 2) stable par produit matriciel.
On suppose par l’absurde que In n’appartient pas à H.
Déterminer un supplémentaire de H.
Montrer que si M 2 ∈ H, alors M ∈ H.
En raisonnant sur les éléments de la base canonique de Mn (R), trouver une contradiction et conclure.

............................................................................................................
Solution :
Si In ∈/ H, on a, selon le cours, H ⊕ R.In = Mn (R). On peut donc écrire M = N + λIn avec N ∈ H et
M 2 = N 2 + 2λN + λ2 In donc λ2 In ∈ H car N 2 ∈ H et H sous-espace vectoriel. Ainsi λ2 = 0 donc M = N ∈ H.
2
Si i 6= j, Ei,j = 0 ∈ H donc Ei,j ∈ H. Puis, avec i 6= j (possible car n > 2), Ei,i = Ei,j Ej,i ∈ H. Donc
H = Mn (R) ce qui est absurde. Donc In ∈ H.
=====================================================================================
Z π Z π
2 2
II) Existence de I = ln(sin t) dt et J = ln(cos t) dt et trouver une relation entre I et J.
0 0
π ln(2)
En calculant I + J de deux manières différentes, montrer que I = J = − 2 .
............................................................................................................
Solution : i i
t 7→ ln(sin t) est continue sur 0, π 2 et ln(sin t) 0∼+ ln(t) donc I existe.
Par le changement de variable u = π 2Z −π t, ceci donne l’existence de J etZ Iπ= J.
Z π
2 2 π 2
2I = I + J = ln(sin t cos t) dt = ln(sin t cos t) dt = − ln(2) + ln(sin(2t)) dt
0 0 2 0
Z π Z π Z π
π 1 π 1 2 1
= − ln(2) + ln(sin(u)) du = − ln(2) + ln(sin(u)) du + ln(sin(u)) du
2 2 0 2 2 0 2 π
2
Z π Z π
π 1 2 1 2
= − ln(2) + ln(sin(u)) du ln(sin(π − v)) dv
2 2 0 2 0
π
= − ln(2) + I
2
donc I = J = − π 2 ln(2).

[230]

[Mines-Télécom]:
I) Calculer la trace de φ, défini sur Mn [R) par φ(M ) = P M − M P où P est une matrice donnée de projecteur.

............................................................................................................
Solution : !
Ir O
P est semblable à Jr = = Diag(λ1 , . . . , λn ) où r = rg(P ): P = QJr Q−1 . Prenons comme base
O O
de Mn [R), Fij i,j avec Fi,j = QEi,j Q−1 . On a φ(Fij ) = Q Jr Eij − Eij Jr Q−1 = (λi − λj )Fi,j . Donc φ est
 
 n P
P n n
P
diagonalisable dans la base Fij i,j et Tr(φ) = (λi − λj ) = (nλi − Tr(P )) = n Tr(P ) − n Tr(P ) = 0.
i=1 j=1 i=1
=====================================================================================
p √ p √
II) Résoudre dans R, x + 3 − 4 x − 1 + x + 8 − 6 x − 1 = 1.

............................................................................................................
Solution : √ √ √
Posons y = x − 1, on a x + 3 − 4 x − 1 = y 2 + 4 − 4y = (y − 2)2 et x + 8 − 6 x − 1 = y 2 + 9 − 6y = (y − 3)2
donc l’équation devient (E): |y − 2| + |y − 3| = 1 avec y > 0.
Si y ∈ [0, 2], (E) ⇔ 5 − 2y = 1 soit y = 2 donc x = 5.
Si y ∈ [2, 3], (E) ⇔ 1 = 1 soit y ∈ [2, 3] donc x ∈ [5, 10].
Si y ∈ [3, +∞[, (E) ⇔ 2y − 5 = 1 soit y = 3 donc x = 10.
Finalement, S = [5, 10].

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