CDHO3
CDHO3
1.5.2 L EMME
Soit ( Ei , k.k Ei ), 1 i k et ( F, k.k F ) des espaces vectoriels normés.
On munit le produit E = E1 ⇥ · · · ⇥ Ek de la norme k( x1 , . . . , xk )k = sup{k x1 k E1 , . . . , k xn k Ek }.
Soit L : E1 ⇥ · · · ⇥ Ek ! F est une application k-linéaire.
Les conditions suivantes sont équivalentes :
1. L est continue en tout point.
2. L est continue en (0E1 , . . . , 0Ek ).
3. il existe une constante C > 0 telle que pour tout ( x1 , . . . , xk ) 2 E1 ⇥ · · · ⇥ Ek ,
k L( x1 , . . . , xk )k F C k x1 k E1 . . . . k xk k Ek .
Démonstration: a) 1. ) 2. évident.
b) 2. ) 3. On sait que L(0E ) = 0F . Par la continuité en 0E , il existe d > 0 tel que
k( x1 , . . . , xk )k < d entraîne que k L( x1 , . . . , xk )k F 1.
Soit ( x1 , . . . , xk ) 2 E, tel que ses coordonnées xi 6= 0 pour tout i 2 {1, . . . , k }.
Alors L(d k xxk1 , . . . , d k xxk1 ) 1. Ainsi, en utilisant la multilinéarité, on obtient
1 E1 k Ek
1
k L( x1 , . . . , xk )k F C k xi k E1 . . . . k xi k Ek avec C = . Cette inégalité est valable
d
aussi si l’une des coordonnées est nulle, puisque dans ce cas L s’annule.
c) 3. ) 1. On va démontrer cette implication, dans le bilinéaire i.e. k = 2. Le cas
général ce démontre de la même manière.
Soit a = ( a1 , a2 ) 2 E.
Pour tout x = ( x1 , x2 ) 2 E, L( x1 , x2 ) L( a1 , a2 ) = L( x1 a1 , x2 ) + L( a1 , x2 a2 ),
par conséquent
k L( x ) L( a)k F = k L( x1 , x2 ) L( a1 , a2 )k F k L( x1 a1 , x2 )k F + k L( a1 , x2 a2 )k F
C k x1 a1 k E1 k x2 k E2 + C k a1 k E1 k x2 a2 k E2 .
D’où, lorsque x tends vers a, k x1 a1 k E1 et k x2 a2 k E2 tendent vers 0, par suite
k L( x ) L( a)k F tend vers 0, ce qui établit la continuité de L en a. ⌅
1.5.4 P ROPOSITION
Soit L : R n1 ⇥ · · · ⇥ R nk ! R m une application k-linéaire .
Alors il existe une constante C 0 telle que pour tout ( x1 , . . . , xk ) 2 R n1 ⇥ · · · ⇥ R nk
on ait k L( x1 , . . . , xk )k F C k xi k E1 . . . . k xi k Ek .
1. Applications différentiables: Exemples fondamentaux d’applications
différentiables 19
D’où
!
n1 n2 n1 n2
k L( x, y)k   | xi ||y j |k L(ei , f j )k kxk• kyk•   k L(ei , f j )k .
i =1 j =1 i =1 j =1
1.5.6 C OROLLAIRE
En dimension finie, les applications multilinéaires sont continues.
1.5.7 P ROPOSITION
1) Toute application constante est différentiable et de différentielle nulle en tout
point.
2) Soient E et F deux espaces vectoriels normés. Alors toute application linéaire
continue L : E ! F est différentiable en tout point a 2 E et sa différentielle en
chaque point est égale à l’application linéaire L.
3) Soient E et F deux espaces vectoriels normés . Alors toute application affine
continue A : E ! F définie par Ax = b + Lx où b 2 F et L 2 L( E, F ), est
différentiable en tout point a 2 E et sa différentielle en chaque point est égale
à l’application linéaire L.
4) Soient E1 , E2 et F deux espaces vectoriels normés. Alors toute application bi-
linéaire continue B : E1 ⇥ E2 ! F est différentiable en tout point ( a1 , a2 ) 2
E1 ⇥ E2 et sa différentielle est l’application linéaire E1 ⇥ E2 ! F définie par
(h, k) 7! B( a1 , k) + B(h, a2 ).
5) Plus généralement : Application multilinéaire continues.
Toute application multilinéaire continue L : E1 ⇥ · · · ⇥ Ek ! F est différen-
tiable en tout point et sa différentielle au point ( a1 , . . . , ak ) 2 E1 ⇥ · · · ⇥ Ek est
l’application linéaire de E1 ⇥ · · · ⇥ Ek dans F :
( h1 , . . . , h k ) 7 ! L ( h1 , a2 , . . . , a k ) + L ( a1 , h2 , a3 . . . , a k ) + . . . + L ( a1 , . . . , a k 1 , h k ).
Démonstration: 1) c’est clair.
2) Soit a 2 E. On écrit pour tout h 2 E
k L( a + h) L( a) L.hk 0
L( a + h) L( a) = L(h) =) = =0
khk khk
Ainsi, par unicité de la différentielle, DL( a) = L.
1. Applications différentiables: Exemples fondamentaux d’applications
différentiables 20
B( a1 + h, a2 + k) B( a1 , a2 ) = ( B( a1 , a2 ) + B( a1 , k) + B(h, a2 ) + B(h, k )) B ( a1 , a2 )
1.5.9 C OROLLAIRE
En dimension finie, les applications multilinéaires sont différentiables.
Pour une matrice A = [ hij ]1i,jn , on note Ãij = ( 1)i+ j det Aij le cofacteur
correspondant à aij . Alors en développant le déterminant selon la i eme ligne,
on a det A = Ânj=1 aij Ãij .
Alors, la (i, j) dérivée partielle est donnée par
det( A + tEij ) det( A) Ânk=1 aik Ãik + t Ãij Ânk=1 aik Ãik
D(i,j) ( A) = lim = lim = Ãij .
t !0 t t !0 t
D( g f )( a) = Dg( f ( a)) D f ( a) .
et 8k 2 F, tel que f ( a) + k 2 V,
= g( f ( a)) + Dg( f ( a)) D f ( a)h + (khk Dg( f ( a))# 1 (h) + kkk# 2 (k))
On pose 8
< kkk
Dg( f ( a))# 1 (h) + # 2 (k) si h 6= 0
#(h) = khk
:
0 si h = 0
Il nous reste à montrer que #(h) ! 0 quand h ! 0.
k = D f ( a)h + k hk# 1 (h), d’où k ! 0 quand h ! 0 et
kkk khk (k D f ( a)k + k# 1 (h)k), par suite
k#(h)k k Dg( f ( a))k.k# 1 (h)k + (k D f ( a)k + k# 1 (h)k) .k# 2 (k)k ceci prouve le théo-
rème.
∂g 1 1
( b ) = DF 1 (e
j)
g(b) = D f F(b)(F (e j )) = D f (F(b)) DF(b)(F (e j ))
∂x j
1
= f (F(b)) F(F (e j )) = D f ( a)(e j ) = De j f ( a).
Ce n’est autre que la j-ième dérivée partielle de f en a. Donc, les dérivées partielles
de f en a sont égales aux dérivées partielles de g en b, par suite J f ( a) = Jg (b). Ainsi
le calcul des matrices jacobiennes, en dimension finie, se ramène au calcul d’une
jacobienne dans R n .
∂g
∂a2 ( b ) = sin( a2 ) + 2a2 cos( a3 )|(1,0,2,1) = sin(2) + 4 cos(1) et
a22 sin( a3 )|(1,0,2,1)
∂g
∂a3 ( b )
= = 4sin(1).
Ainsi, J f ( P0 ) = Jg (1, 0, 2, 1) = e, 0, sin(2) + 4 cos(1), 4 sin(1) .
1. Applications différentiables: Opérations sur les différentielles 23
D (l f + µg)( a) = lD f ( a) + µDg( a) .
8 x 2 x0 + V, f0 (x) = f (x x0 )
Alors si f est différentiable en a, f 0 est différentiable en x0 + a et
D f 0 ( a + x0 ) = D f ( a )
f 0 ( a + x0 + h ) f 0 ( a + x0 ) = f ( a + h ) f ( a) = D f ( a)h + khk#(h)
D (u f )( a) = u D f ( a)
D( f v)(b) = D f ( a) v
1. Applications différentiables: Opérations sur les différentielles 24
Démonstration: 1) La relation
f ( a + h) f ( a) D f ( a)h = khk#(h)
1.6.10 C OROLLAIRE
Soit V un voisinage de a dans E et f : V ! F une application. Si f est différentiable
en a, alors pour toute forme linéaire continue f 2 F 0 = L( F, R ), l’application x 7!
f f ( x ) = f f ( x ) de E dans R est différentiable en a et
8h 2 E, D f f ( a)h = f D f ( a)h.
n
2. D f ( a) = Â µj D f j ( a)
j =1
0 1
D f 1 ( a)h
B . C
B C
3. Pour tout h 2 Rn , D f ( a)h = B
B . C.
C
@ . A
D f p ( a)h
1.6.14 C OROLLAIRE
1) Soient E, F, et G des espaces vectoriels normés. Soient U un ouvert de E,
f 1 : U ! F et f 2 : U ! F deux applications différentiables au point a 2 U.
Alors pour toute application bilinéaire continue f : F ⇥ F ! G, l’application
E ! G, x 7! f( f 1 ( x ), f 2 ( x )) est différentiable en a et
pour tout h 2 E
D ( f g) ( a) = g( a).D f ( a) + f ( a).Dg( a) .
x = ( x1 , . . . , x n ) 7 ! Â aa x1a1 · · · xnan
|a|k
n
où a = (a1 , . . . , an ) 2 N n est un multi-indice et |a| = Â ai est sa longueur.
i =1
On écrit aussi parfois x a pour x1a · · · xnan ce qui permet d’écrire  aa x a au lieu
|a|k
de  aa x1a1 · · · xnan .
|a|k
ii) Une application polynomiale de R n à valeurs dans R m est une application dont
les composantes sont des applications polynomiales de R n à valeurs dans R.
1.6.19 C OROLLAIRE
Tout application polynomiale de R n à valeurs dans R m est différentiable en tout
point de R n .
1.6.20 D ÉFINITION
Une application rationnelle (ou fraction rationnelle) d’un ouvert U ⇢ R n à valeurs
dans R p est une application dont toute composante est de la forme QPii , où Pi et Qi
sont des fonctions polynomiales et Qi ne s’annule pas dans U, 1 i p.
1.6.21 C OROLLAIRE
P
Tout application quotient Q de deux fonctions polynomiales de R n à valeurs dans
R est une fonction différentiable en tout point de { x 2 R n | Q( x ) 6= 0}.
1. Applications différentiables: Représentation matricielle de la différentielle :
matrice Jacobienne 27
xy
1.6.22 E XEMPLE . 1. f ( x, y) = x 2 + y2 +1
est différentiable sur R2 . En effet, les fonctions
xy et x2 + y2 + 1 sont polynomiales et le dénominateur x2 + y2 + 1 1, ne
2
s’annule donc pas sur R , ainsi, f ( x, y) est le quotient de deux applications
polynomiales dont le dénominateur ne s’annule pas, par suite, elle est diffé-
rentiable sur R2 . 8
< xy
1 si ( x, y) 6= (0, 0)
2. L’application f ( x, y) = ( x 2 + y2 ) 2 est différentiable sur
:
0 si ( x, y) = (0, 0)
R2 {(0, 0)}, car c’est le quotient de deux deux polynômes dont le numéra-
teur x2 + y2 ne s’annule qu’en {(0, 0)}.
D’autre part, on a vu que f n’était pas différentiable en {(0, 0)}, ainsi f n’est
différentiable que sur R2 {(0, 0)}.
1.6.23 Exercice On considère R n muni d’une structure euclidienne, i.e. muni d’un produit
p
scalaire < ., . > . La norme euclidienne induite est alors k x k = < x, x >. Alors,
l’application f : R n ! R, x 7! f ( x ) = k x k est différentiable sur R n {0} et pour
tout h 2 R n on a
< x, h >
D f ( x)h = ,
kxk
en d’autres termes les dérivées partielles
∂f xj
(x) = .
∂x j kxk
< x, h >
D f ( x)h = .
kxk
∂f < x,e > x
d’où, = De j f ( x ) = kxkj = kxjk .
∂x j ( x )
Plus généralement, pour tout a 2 R, l’application k.ka : R n ! R, x 7! k x ka est
différentiable sur R n {0} et pour tout h 2 R n on a
2
D k.k a ( x ) h = a k x k a < x, h > .
xn
Le théorème suivant résume les propriétés les plus importantes des représenta-
tions matricielles des applications linéaires.
1.7.1 T HÉORÈME
Soient E et F deux espaces vectoriels de dimensions respectivement n et p. et B =
{e1 , . . . , en } et B 0 = {e10 , . . . , e0p } des bases (fixées) de E et F respectivement.
L( E, F ) ! M p,n (R )
1. L’application est un isomorphisme i.e. c’est une ap-
L 7 ! [ L ] B ,B 0
plication linéaire, bijective ainsi que son application inverse.
2. Soit G est un autre espace vectoriel de dimension m et B 00 une base de G.
Alors pour L 2 L( E, F ) et H 2 L( F, G ), la matrice représentative de la com-
posée H L est le produit des matrices représentatives de H et L, on a :
[ H L]B ,B 00 = [ H ]B 0 ,B 00 . [ L]B ,B 0
1.7.2 R EMARQUE
L’espace vectoriel des matrices M p,n (R ) est de dimension finie p.n (identifé à R pn ),
donc L( E, F ) est de même dimension.
D’autre part comme la dimension est finie, toutes les normes définies sur cet
espace sont équivalentes.
On peut par exemple munir M p,n (R ) de la norme : k Ak = sup | aij |.
1 i p
1 j n
1.7.3 C OROLLAIRE
Soient E et F des espaces vectoriels normés de dimensions finie n et p respectivement
et U un ouvert de E.
f : U ! L( E, F )
Soit une application on note [ aij ( x )] 1i p la matrice repré-
x 7! f( x ) 1 j n
sentative de f( x ).
Alors, f est continue si et seulement si les fonctions aij : U ! R sont continues,
pour tout 1 i p , 1 j n.
1.7.4 D ÉFINITION
La matrice J f ( a) est appelée la matrice Jacobienne de f en a.
1.7.5 R EMARQUE
i) Si n = p Le déterminant de la matrice Jacobienne en a est appelé déterminant
D( f1 , . . . , f n )
Jacobien (ou Jacobien) de f en a sera noté | J f |( a) ou ( a ).
D ( x1 , . . . , x n )
ii) 0 1
D1 f 1 ( a) . . . Dn f 1 ( a)
B
J f ( a ) : = D f ( a ) = D j f i ( a ) 1 i p = @ .. .. .. C
. . . A.
1 j n
D1 f p ( a) . . . Dn f p ( a)
1.7.7 E XEMPLE . E = R n et F = R.
La différentielle D f ( a) est un élément de L(R n , R ) et sa matrice représentative
dans la base canonique est éléments de M0 est une matrice ligne.
1,n (R ) 1
h1
n B .. C
On sait, que pour tout h = Â j=1 h j e j = @ . A 2 R n ,
hn
0 1
n ✓ ◆ h1
∂f ∂f ∂f
( a) . @ ... A
B C
D f ( a).h = Â h j ∂x j (a) = ∂x1
( a ), . . . ,
∂xn
j =1
hn
1) Jg f ( a) = Jg ( f ( a)).J f ( a)
2) En termes de coefficients des matrices jacobiennes correspondantes :
i) on a pour 1 i m et 1 j n ( puisque ( g f )i = gi f ) :
m
D j (( g f )i ) = D j (( gi f) = Â (( Dk gi ) f ) Dj f k
k =1
m
∂ ( g f )i ∂gi ∂f
∂x j
( a) = Â ∂yk ( f (a)). ∂xkj (a) .
k =1
ou encore
0 ∂g ∂g1
1 0 ∂f ∂ f1
1
1
...
∂y1 ( f ( a )) ∂ym ( f ( a ))
1
...
∂x1 ( a ) ∂xn ( a )
B . .. .. C B . .. .. C
Jg f ( a ) = B .. . . C.B . C
@ A @ . . . A
∂g p ∂g p ∂ fm ∂ fm
∂y1 ( f ( a )) . . . ∂ym ( a ) ∂x1 ( a ) . . . ∂xn ( a )
∂f ∂f1 ∂f ∂f2
∂q (r, q ) ∂x (r cos q, r sin q ). ∂q (r, q ) + ∂y (r cos q, r sin q ). ∂q (r, q )
∂h
=
i.e.
( ∂f ∂f
∂r (r, q ) ∂x (r cos q, r sin q ). cos q + ∂y (r cos q, r sin q ). sin q
∂h
=
∂f ∂f
∂q (r, q ) ∂x (r cos q, r sin q ).r sin q + ∂y (r cos q, r sin q ).r cos q
∂h
=
ou encore
0 1
✓ ◆ ✓ ◆ cos q r sin q
∂h ∂h ∂f ∂f
, = , .@ A
∂r ∂q ∂x ∂y
sin q r cos q
2. Exercice : Déterminer les dérivées partielles dans le cas du changement de
variables en coordonnées sphériques :
x = r cos q sin y, y = r sin q sin y, z = r cos y
et h(r, q, y) = f (r cos q sin y, r sin q sin y, r cos y).
1. Applications différentiables: Représentation matricielle de la différentielle :
matrice Jacobienne 32
1.7.10 D ÉFINITION
Soit U un ouvert de R n et f : U ! R m une application. On dit que f est de classe C1
( ou continûment différentiable ) sur U si elle est différentiable en tout point de U
et si l’application :D f : U ! L(R n ; R m ), a 7! D f ( a) est continue.
Le résultat suivant donne une condition nécessaire et suffisante pour qu’une appli-
cation soit de classe C1 .
1.7.11 T HÉORÈME
Soit U un ouvert de R n et f : U ! R une application.
Alors f est de classe C1 si et seulement si ses dérivées partielles sont continues
∂f
i.e. pour tout j 2 {1, . . . , n}, ∂x j est une fonction continue.
1.7.13 R EMARQUE
On a évidemment, que f de classe C1 entraîne que f est différentiable. La réciproque
est en générale fausse voir exercice 1.4.7 ou 1.4.8.
1.7.14 R EMARQUE ( R EMARQUE SUR LES NOTATIONS )
∂f ∂f
On note souvent les dérivées partielles par ∂x j ( a) := D j f ( a) et ∂xij ( a) := D j f i ( a).
Le problème avec cette notation est qu’on doit désigner la variable dans R n ;
x dans ce cas. Ce qui parfois engendre des relations "étranges" qui requièrent une
interprétation assez délicate.
Par exemple, on considère R2 muni de la base e10 = e1 + e2 et e20 = e2 .
Alors, x1 e1 + x2 e2 = y1 e10 + y2 e20 , ceci nous donne ( x1 , x2 ) = (y1 , y1 + y2 ). Alors
∂ ∂
x1 = y1 mais, = De1 6= De10 = .
∂x1 ∂y1
∂ ∂
x2 6 = y2 mais, = De2 = De20 = .
∂x2 ∂y2
Donc ∂
∂y j dépends des autres variables yk , k 6= j.
∂y
De même, ∂y21 est égal à 0 si l’on considère y1 et y2 indépendants ou 1 si l’on
utilise (y1 , y2 ) = ( x1 , x2 x1 ).